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 Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.

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MessageSujet: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Ven 23 Déc 2011 - 19:19

Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.

Ian & Autumn

&

" Tu veux me voir sourire, je sais sourire. Tu veux me voir pleurer, je pleurs. Tu veux que je danse, regarde moi danser. Tu penses que je suis nu, je n’ai jamais été aussi habillé. Personne n’entre dans mon esprit il n’y a pas d’invitation. "

Quatre jours après l'appel. Six après la lettre.
Et la douleur est toujours là. Elle refuse de s'en aller, je crois que j'y pense trop. Bien trop même, c'est sûr. Du coup, j'ai redoublé d'effort avec Bastet. Bouger, ça empêche de penser. Galérer, c'est empêcher laisser la haine nous emporter. C'est encore et toujours les même images qui reviennent. Encore. Toujours. Sans arrêt. J'ai trois ans. Et puis le couteau fuse. Le sang coule. Maman s'effondre. Et l'autre, l'autre qui se permet de m'envoyer une lettre ?! Il aurait mieux fait d'aller se jeter. Je relis encore une fois la lettre.

" Ian.
Je sais que tu as des pouvoirs. J'ai appris pas mal de trucs en quatre ans. Depuis que je te cherche. J'ai mis un bout de temps à te trouver, mais maintenant que c'est fait, j'aurai bien voulut qu'on se rencontre Ian.
Je sais que tu ne voudras pas.
Alors téléphone-moi s'il te plaît. Je sais que tu dois te poser beaucoup de questions, et je pourrai te répondre. Je ne suis pas un ennemi Ian. Je ne te veux aucun mal. J'habite en France. Pas à Paris Ian, tu te doute bien que c'est dangereux. Je me déplace souvent. J'apprend l'exorcisme. Je n'ai pas d'apprenti .. pour le moment. Bref. Je ne m'éterniserai pas. Appelle à ce numéro. 04 33 34 91 21. Si tu n'appelles pas dans les 3 semaines, tu ne pourras plus. Je change souvent de numéro aussi.
Je m'appelle Maxime Coley. Ah ! Et puis détruit cette lettre. S'il te plaît...
Je t'aime Ian. Je t'aime de tout mon coeur. "


Autant au début je n'avais pas tout compris parce que c'est écrit en Français. Autant là, j'ai bien tout saisi. Je pourrai presque la réciter par coeur. Je l'ai trop lue. Et pas détruite, bien sûr. J'aurai pu la brûler, mais je voulais la lire encore. Puis la brûler pour quoi ? Pour qu'on m'empêche de partir ? Ils peuvent pas. Personne ne le peu. Comme personne n'a pu empêche Luka de partir.
Personne. Alors j'ai quand même appelé. Je voulais savoir si la voix correspondait à celle de mon enfance. J'ai pas su dire si oui ou non c'était ça. Notre conversation ? C'était ça.

" -" Bonjour. Qui êtes-vous ?"
-" Je viendrai. "
-" Ian ?! Oh ! Je suis vraiment heureux de t'entendre ! Tu as appelé ! Oh ! Je te jure, je ne veux pas te faire du mal. "
-" Tu m'en fais déjà en ce moment. "
-" Je .. je.. je suis désolé. "
-" Moi aussi. Je viendrai. La deuxième semaine de Mars. A Paris. Pas ailleurs. Je m'en fou que tu trouves ça dangereux. "
-" Non . .je ne peux pas.. aller là-bas. "
-" Ah ouai ? Bah alors tu me verras pas. "
"

J'étais dans une stupide grotte et y'a même une larme qui avait coulé ! Pathétique. Le pire dans tout ça, c'est que j'ai rien dit à personne. J'en étais incapable. C'était comme dévoiler mes faiblesses. Alors j'ai aussi.. J'ai aussi un peu éviter Autumn. Je sais bien que j'aurai pas du. Mais j'y arrivais pas à lui parler. J'avais pas envie qu'elle sache ça. Je l'ai jamais dis à personne. C'est comme ça. Oh oui, bien sûr, Pandora le sait. Mais c'est tout.
A personne.
Mais bon. Aujourd'hui, pas d'entraînement. Ni demain à vrai dire. On reprend le 26 décembre. Je ne sais pas si Bastet fête vraiment Noël. Mais elle m'a laissé ce congé là. J'ai apprécié.
Et puis comme Noël approche, fallait bien que j'offre des cadeaux. J'en ai pris quelques uns, plutôt traditionnels pour les amis. Mais pour Auty, je voulais pas me rater. Et franchement, c'était du genre super dur. Je suis allé à Londres. Y'avait des tas de choses complètement débiles. Du genre.. j'ai vu des shortys avec marqué le nom de votre 'bien-aimé'. Ou des peignoirs du même genre. Ou aussi des coffrets chocolats, des coeurs gravés, y'en a même un qui proposait de nous vendre des photos du village de notre bien-aimé en 19oo. Je me suis rendu compte que je ne savais pas où elle habitait. La Californie, certes, mais où ? Il y avait aussi des chocolats ou caramels. D'autres bijoux. Des robes et autres habits. Mais .. mais non. Rien ne me convenait. C'était trop banal. Alors j'ai décidé d'aller voir ailleurs. A New-York. Au New Found Magical Weapons. J'ai acheté un sabre. Il est franchement léger, et moi ça me dérangerait d'avoir une arme comme ça. Mais elle ne l'est pas tant que ça. J'espère qu'il va lui plaire. La lame est gris clair, très clair. Elle est parfaitement aiguisée. Le manche est noir mat. Dessus en gris argenté y'a gravé ' Autumn ' avec un coeur à côté. Et sur la lame, y'a un loup gravé d'un côté, et un écureuil de l'autre.
Pitié que sa lui plaise.
J'ai presque dû leur faire crédit. C'est trop cher. Vraiment trop cher. Je suis ruiné ! Bref, je cesse.
Ensuite, allez emballer un sabré. Je vous souhaite bon courage. Ce foutu cadeau à déchiré trois fois son paquet. J'ai dû l'entourer de coton et de papier journal. Si jamais en voyant le cadeau elle devine ce que c'est, je la vénère jusqu'à la fin de mes jours.
Bref et rebref. J'ai posé le cadeau sous mon lit, pitié qu'elle ne fouille pas. Je sais pas pourquoi elle irait là dessous, mais on sait jamais. Ace peut toujours y aller. Je m'entend toujours pas avec Ace. J'ai du mal. C'est chiant. J'ai laissé la lettre sur mon lit, et j'ai disparu sous la douche. L'eau chaude ? Non. L'eau glaciale. Sans y rester longtemps, elle me fait du bien. Mais les pensées restent toujours les même. Je vous ais bien eu avec mon histoire de cadeau hein ! Vous avez cru que mon esprit était occupé par ça. Raté.
Foutue lettre !
Foutu appel !
Foutu père.
Foutu passé.
Foutu meurtre.
Foutue vie.
Je m'habille vite fait. Mes pas me guident jusqu'à ma chambre. Jean noir et T-shirt violet avec une photo dans les verts. Je dirai pas ce qu'il y a sur la photo.
Je marche un peu vite. Tiens ? J'ai laissé ma porte ouverte ? Ca me ressemble pas, pas du tout. Bon. J'ai été distrait c'est tout. Je repense à se voix. C'est injuste. J'aurai pas dû faire ça. Mais je sais bien que j'irai. Je le sais. Et le pire, c'est que je peux rien y faire. Rien du tout. Je passer ma porte.
Drame intersidéral.
Autumn.
Jusque là tout va bien. Tout irait bien si elle n'avait pas entre ses mains la lettre. Ma lettre. Lettre .. j'ai omis de lui en parler ? Alors bien sûr, je pourrai lui mentir, lui dire que je l'avais reçu aujourd'hui. Lui dire que j'allais justement lui en parler. Lui demander si j'appellerai ou pas. Mais je ne suis pas du genre à faire ça. J'ai pas envie de lui mentir. Je ne le ferai pas.
Non Autumn, je t'ai pas évité, je t'ai rien caché.
C'est dans ces moments là que je me sens vraiment trop débile.

-"Oups.. "

Vous feriez quoi, vous, à ma place ?

_________________



h       o       m      e


Dernière édition par Ian Coley le Lun 26 Déc 2011 - 11:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Ven 23 Déc 2011 - 22:15

Et c'est à nouveau Noël. Je dis à nouveau, parce que j'ai l'impression que l'année est passée en un éclair, tellement le nombre d'évènement qui l'ont ponctuée est grand. D'abord et avant tout Ian. Je ne m'en suis rendue compte que tard, mais tous les matins je me lève en premier pour lui, ensuite pour voir la journée se dérouler. Et puis il y a eu la guerre, le retour du maître, la Californie, je suis bientôt majeure, et j'en passe. C'est bientôt Noël, mais depuis une petite semaine j'ai l'estomac dans les talons, je ne me sens pas très à l'aise bien que je le cache. Parce qu'après tout, je me répète depuis une semaine, ce n'est que passager. Je l'espère.
Le problème ? Ian m'évite. Et moi je sens très fort que ce n'est pas bon signe, même si je ne sais pas pourquoi. A force de rester avec lui, son empathie a déteint sur moi, mais ça ne marche qu'avec lui bizarrement.
Il est distant, et ne veut pas me dire pourquoi. Forcément, sinon le problème ne serait pas. Je suis occupée avec tous les entrainements, parce que j'ai mis les bouchées double depuis peu, la promesse d'indépendance de la majorité me donne un coup de fouet. J'oublie tout en combat, et ça ne me revient que plus méchamment à la figure ensuite, comme si ça avait attendu dans un coin tout ce temps où toute mon attention était concentrée sur éviter les coups. C'est peut être bel et bien le cas.
Mais aujourd'hui je n'ai aucun entrainement en vue, et je n'ai pas envie de sortir. Alors j'ai pris un livre à la bibliothèque, mais voilà: ça fait 20 minutes que je relis la même phrase en boucle, et ça fait aussi 20 minutes que mes pensées tournent en boucle.
Il faut que je trouve Ian. Je dois bien être capable de le coincer, non ?

Je me hâte de fermer le livre dans un pof sonore, et le repose sans en avoir jamais lu ne serait-ce que le titre. Mes pas se pressent dans les couloirs, vite pendant que j'ai encore la détermination d'agir. Et peut être l'effet de surprise aussi, en fait. Je compte d'abord me diriger dans l dortoir pour récupérer Ace qui doit être en train de ronfler sur un oreiller, même si il ronfle en silence puisque les écureuils ne ronflent pas, il ronfle quand même comme un bienheureux sur un coussin, au chaud.
D'un autre côté, je suis bien content qu'Ace passe ses journée sur mon oreiller. Personne n'ose le retourner du coup et c'est tant mieux ! J'ai caché un cadeau pour Ian dessous. Je sais, pas très original, mais c'est quand même gardé par un écureuil. On franchit là un cap dans l'échelle de l'originalité. Le cadeau en revenche... Je ne savais pas. Ou plutôt, je savais trop. J'avais trop d'idées, mais à chaque fois aucune ne me semblait convenir. Quand on aime, on veut le meilleur. Et il se trouve que le meilleur, c'est très compliqué à atteindre !
Et puis il y a peu, dans une boutique paumée, vraiment paumée, d'Edimbourg, j'ai trouvé un grand cahier avec un loup magnifique devant. C'est un dessin, mais il reste sublime. Sauf que... Sauf qu'un grand cahier vide, aussi belle soit sa couverture, c'est quand même pas terrible comme cadeau. Alors j'ai commencé à le remplir. Il y a des dessins, des poèmes -ou plutôt devrais-je dire des tentatives-, des extraits de livre recopiées, des citations à la pelle, beaucoup de dessins en fait. Quelques paroles de chanson, des photos prises en cachette, un peu de moi, beaucoup de lui. J'ai tenté... De lui montrer la façon dont je le vois, dont je nous vois, dans ce cahier. Je ne sais pas encore si c'est réussi. Je verrai bien.
Si il revient vers moi un jour...

J'ouvre la porte du dortoir tranquillement, et oh surprise, Ace n'a pas bougé. La petite boule de poil grise fait quand même naître un sourire sur mes lèvres. J'avance vers mon lit, et passe doucement ma main sous l'oreiller pour vérifier si tout est toujours là, et pousse un soupir de soulagement en sentant la couverture familière sous mes doigts. Bien, maintenant ma mission si je l'accepte va être de trouver M.Coley. Et... Qu'est-ce dont sur son lit là ?
Une lettre. Je devrais m'en détourner immédiatement. Tout de suite, sur le champ, Autumn ! Ce n'est pas bien de fouiller dans les affaires des autres, encore plus celles de Ian.
Mais et si cette lettre m'aidait à y voir plus clair ? Peut être que ce n'est rien. Si ce n'est rien, y jeter un oeil ne peut pas faire de mal, non?
Non ? Trop tard de toute façon, mes mains ont bougé d'elles même. Je veux juste la parcourir des yeux. Rapidement. Mais je suis vite absorbée dedans, lisant consciencieusement chaque mot.

" Ian.
Je sais que tu as des pouvoirs. J'ai appris pas mal de trucs en quatre ans. Depuis que je te cherche. J'ai mis un bout de temps à te trouver, mais maintenant que c'est fait, j'aurai bien voulut qu'on se rencontre Ian.
Je sais que tu ne voudras pas.
Alors téléphone-moi s'il te plaît. Je sais que tu dois te poser beaucoup de questions, et je pourrai te répondre. Je ne suis pas un ennemi Ian. Je ne te veux aucun mal. J'habite en France. Pas à Paris Ian, tu te doute bien que c'est dangereux. Je me déplace souvent. J'apprend l'exorcisme. Je n'ai pas d'apprenti .. pour le moment. Bref. Je ne m'éterniserai pas. Appelle à ce numéro. 04 33 34 91 21. Si tu n'appelles pas dans les 3 semaines, tu ne pourras plus. Je change souvent de numéro aussi.
Je m'appelle Maxime Coley. Ah ! Et puis détruit cette lettre. S'il te plaît...
Je t'aime Ian. Je t'aime de tout mon coeur. "


Oh mon dieu... Oh mon Dieu, c'est son père ! Et pourquoi il ne m'en a pas parlé... Non. C'est mal de réagir comme ça, il a le droit de ne pas vouloir en parler de suite, d'avoir une vie privée, d'autant plus quand ça ne me concerne pas directement.
Mais je croyais qu'on pouvait tout se dire... Dans quel état il doit être. Seul en plus. Est-ce qu'il lui a téléphoné ?
Je vais le coincer, et on verra. Il me doit quand même des explications sur son comportement de la semaine passée !

J'entends des pas dans mon dos, et je sursaute. Mince mince mince mince mince! Je remets la lettre en vitesse dans son enveloppe, mais le oups à peine audible me confirme mes doutes. C'est bien Ian derrière moi. Et il m'a vue, pas la peine de faire semblant. Du coup je pose l'enveloppe sur son lit, puis me tourne vers lui.

- Oups pour la lettre ou parce que je suis là ?

Pitié le premier, pitié le premier... J'essaie de paraitre neutre mais c'est dur. J'ai envie d'exploser d'un côté. Et d'un autre de me faire toute petite, parce que je viens de prendre conscience de ses problèmes.
Même si évidemment, je n'aurais pas pu le faire avant puisqu'il n'avait pas jugé bon de m'en informer. Je marche sur des oeufs, avec aucune idée de comment réagir.

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Lun 26 Déc 2011 - 12:10

" - Dites moi, vous avez pas envie de prendre le large ?
- Vous voulez vous barrez c’est Ça ? Et on va où ?
- Respirer un peu. "

Mon cerveau tourne à deux milles à l'heure. Elle m'a entendu. A tout fait pour cacher la lettre, mais je sais très bien qu'elle l'a lue. C'est bizarre qu'elle soit là. Je l'aurai jamais pensée fouillant dans mes affaires. Oh, je sais bien que ce n'est pas fouiller vraiment. La lettre était sur le lit. Mais l'écriture était contre la couette. La curiosité l'a emporté. J'en doute pas. La curiosité est un vilain défaut. Que tout le monde possède. Ou au moins moi et elle.
Elle a peut être juste voulut comprendre ! J'avoue que je l'évitais, j'avoue. Elle doit m'en vouloir. J'aurai peut être du lui en parler mais mes pas allaient ailleurs quand je voulais le faire. Les mots s'évanouissaient dans ma bouche avant d'avoir put être prononcé. J'aurai voulus. Mais voilà, je l'ai pas fait. Elle a le droit de m'en vouloir.
Mais je crois que moi aussi. C'est quand même personnel. Bien sûr que je l'aime Autumn ! Je lui dis peut être pas assez. Mais le pense trop souvent. J'aurai finit par lui en parler.
Ou peut être que non. J'ai déjà téléphoné. Et sans rien lui dire. Seul. La solitude est bonne des fois. Mais je crois pas que cela puisse être la solution.
Mon coeur balance. Et toujours aucune idée de comment réagir. M'énerver ? Après tout elle fouille dans mes affaires. M'excuser ? Après tout je lui ai cacher des choses. Et pas que j'avais mangé un pain au chocolat. Nan. Que mon père qui avait assassiné ma mère avait mystérieusement refait surface. Comme ça. Avec une lettre. Puis un coup de fil. J'aurai aimé ne rien recevoir de la poste ce jour là avec Nephilim. Elle, sa lettre était un vrai cadeau. Pas moi. J'ai espéré des milliers de fois des réponses à ces questions que je me posais. Et maintenant que je pourrai les avoir je recule.

- Oups pour la lettre ou parce que je suis là ?

J'avale ma salive. Yeux bleus fixant les siens, chocolatés. Je sais pas quoi te répondre Autumn. Tu vois, je sais pas. Et pourtant, j'aime bien tout te dire te raconter, mais là. J'en étais incapable. Totalement impuissant face à ta présence ici. C'est trop tard. T'a tout lu tout compris. Tout s'explique n'est pas ? Ouai. Oups pour tout Autumn. Je dirai bien que si c'était à refaire je changerai, je le referai pas. Mais j'aime pas beaucoup parler de moi. Et encore moins de mon passé. J'ai décidé de les enterrer ces foutus souvenirs. Ces peines & douleurs. Et voilà qu'elles reviennent. Comme ça. J'ai pas envie de te perdre. Pas avant Noël. Noël ou je t'ai embrassé. Je veux que cette période reste un souvenir magique. S'il te plaît. M'en veux pas trop.

-" Un peu les deux. "

Je m'avance un peu plus. L'enveloppe est toujours posée sous le lit. Je vois tout près d'Autumn le papier cadeau de son sabre qui dépasse. J'espère qu'elle ne le verra pas. Et qu'il lui plaira. Bref. La question n'est pas là. La franchement, je sais vraiment pas. C'est le black out total. J'ai pris l'habitude de ne jamais me servir de mon don d'empathe avec Autumn. A force je me suis habitué au vide qui prenait la place aux émotions des autres. Aujourd'hui ne fait pas exception. Et pourtant j'aimerai vraiment savoir a quel point elle m'en veut. Beaucoup ? Ou pas. J'en sais rien..
Et entre la désolation, la tristesse et la colère, c'est qui qui reste ? Un mélange des trois. Ça fait pas bon ménage..

-" Je savais pas que tu fouillais dans mes affaires maintenant... "

C'est une légère déception qui pointe dans ma voix. Oh je sais très bien qu'elle peux m'envoyer balader comme le veux ! Avec un 'Je savais pas que tu me cachais des choses maintenant !'. Je le sais. Mais j'avais besoin que ça sorte. Juste besoin qu'elle l'entende. J'ose rien rajouter ? M'excuser ? Encore une fois, y'a rien qui passe mes lèvres. Rien du tout. Je pousse du bout du pied le sabre. Le papier se déchire dans un petit bruit. Je le pousse plus fort. Heureusement, pas de bruit métallique.
Je sais bien que je change de sujet parce que je ne suis pas à l'aise sur celui ci. Vous voyez, les gens sont prévoyants et aiment anticiper. C'est comme ça. On aime bien le changement et la galère seulement quand on est plusieurs et quand c'est une galère de bonne augure. Mais la, dans la galère je suis tout seul. Vraiment tout seul. C'est un peu elle contre moi alors qu'on a toujours était du monde côté. Et là.. Je passais une main dans mes cheveux. Si on avait un mode d'emploi de la vie, tout serait rudement plus simple tout de même. Mais c'est pas le cas. Et je rame. Toujours la même question. Et après il se passe quoi ? Tu répond quoi ? Tu régis comment ?
Et le même problème. Je n'ai aucune réponse à ses questions. Aucune. J'ai envie de m'approcher plus. Bien plus près encore. La prendre dans mes bras. Lui dire que je l'aime. Mais j'ai comme l'impression que ça serait terriblement mal venue. On est.. comme un peu en froid. Et le pire, c'est que c'est de faute. J'ai l'impression d'être en train de pourrir notre relation. Lentement mais sûrement. Tu ferais mieux de t'excuser. T'excuser de quoi ? D'avoir un passé aussi minable ? D'avoir reçu cette lettre ? Ou de lui avoir caché ?
Finir de mentir Ian. Faudrait que je m'excuse. Mais s'excuser ça veut dire regretter. Ça veut dire vouloir changer les choses. Agir autrement si on pouvait. Mais voilà. Je ne changerai rien de tout ça. Alors voilà Autumn.
J'espère que tu me pardonneras.
On reste là. Le silence s'insatlle. Il est un peu pesant, mais je ne sais pas ce qu'il va venir après. Une tempête ? Un ouragan ? Une larme ? J'aimerai que ça ne sois rien de tout ça. J'aimerai. Mais je sais que ce n'est pas possible.
C'est ta faute Ian.
Assume.
Vous en avez besoin.
Tous les deux.

" Le plus important c'est la confiance ! Si y'a plus ça y'a plus rien.. "

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Lun 26 Déc 2011 - 21:55

Je regrette d'avoir pris cette lettre par curiosité. "Cachée" à la vue de tous, je n'ai pas pensé qu'elle était aussi importante. Mais ce n'est nullement une excuse recevable, je n'avais pas à y toucher en premier lieu. Et Ian n'avait pas à m'éviter sans explications. Est-ce qu'il sait combien ça m'inquiète ? Probablement pas, et le connaissant, je pense qu'il ne veut pas faire de mal non plus. Ce n'est pas volontaire, mais cela ne veut pas dire qu'il est pardonné.

- Un peu les deux.

Si seulement ... Je baisse les yeux un instant, le remord encore plus présent. Pauvre Ian. Pauvre Ian, mais pour autant, je ne sais pas comment réagir. Je veux dire, je comprends sa situation, mais je n'excuse pas son comportement. J'ai envie de m'emporter contre lui pour ne me faire visiblement pas confiance, mais d'un autre côté, je n'ai pas envie de rajouter à la charge sur ses épaules. Seulement, si il ne se secoue pas tout seul, il faudra bien que quelqu'un le fasse. Je compte sur son affection pour moi pour limiter les dégâts.
Est-ce qu'il m'aime ?
Je veux dire, oui, normalement... Puisqu'on est ensemble. Même si il ne le dit pas très souvent, je ne peux pas le lui reprocher alors que je ne le dis moi même pas très régulièrement non plus. Parce que... Je trouve que trop le dire lui fait perdre un peu de valeur. Paradoxalement, quand je vois mon tuteur et Shybaï se le murmurer à l'oreille dès qu'ils le peuvent, sans que cela ne semble jamais les lasser, je me demande si j'ai raison d'agir comme ça. Peut être que j'ai juste encore un peu peur. Bon sang, que je suis peu sûre de moi dernièrement. Ou peut être que je l'ai toujours été.

- Tu... Veux en parler ?

Je désigne la lettre du menton, sans lui reprocher de ne pas en avoir parlé de lui même. Parce que le sujet est délicat, et que j'espère très sincèrement qu'il me dise qu'il avait l'intention d'en parler prochainement. D'au moins... Je ne sais pas, dire que ça n'allait pas du tout avec son père. Dire qu'il a des problèmes ! C'est le minimum.
Qu'est-ce qu'il se serait passé, si je n'avais pas trouvé la lettre ? Est-ce qu'il aurait disparu à la recherche de son père du jour au lendemain ? Je n'ai pas compris toute la lette, parce qu'elle est rédigée en français, et que j'apprends cette langue depuis quelques mois. Je n'en ai saisi que le sens général, et principalement que c'était de son père. J'y ai lu Paris, France, un numéro qui ne peut être autre chose qu'un numéro de téléphone, en résumé il n'est pas dur de penser qu'il s'agit de quitter l'Ecosse, d'une manière ou d'une autre. Parce que tout se passe en France. Il serait parti sans rien dire ? Ian, tu aurais fait ça ?

- Je savais pas que tu fouillais dans mes affaires maintenant...

Techniquement, je n'ai rien fouillé du tout. Il ne fallait pas en premier lieu la laisser exposée à la vue de tous, dans un dortoir commun.

- Et moi je ne savais pas qu'il était possible de cacher des documents importants en les exposants à la vue de tout le monde.

Je note la déception dans sa voix. Mais Ian, la lettre était posée sur ton lit ! Même si... Je n'aurais pas dû y toucher.
Mais assez, je ne suis pas la seule en faute. Lui aussi doit s'expliquer maintenant, et ne pas tourner toute la conversation autour de cette lettre et le fait que je l'ai lue, sans même la comprendre entièrement.
Cependant, je n'arrive pas à rouvrir la bouche pour lui dire ce que je pense. J'ai trop peur de sa réaction. Peut être qu'il est vraiment très très déçu actuellement. Peut être qu'il m'en veut ? Sûrement. Du coup, est-ce que j'ai le droit de lui en vouloir moi aussi ? Je ne sais pas.
Si seulement tout était aussi simple que pour Ace, en train de roupiller joyeusement sur un oreiller douillet. Et d'un autre côté, si c'était aussi simple, c'en serait bien moins intéressant. C'est pour ça que nous n'avons pas du tout les même préoccupations que les écureuils, et les animaux en général.
Allez, il faut dire quelque chose. Depuis quand est-on incapables de se parler avec Ian ? Depuis quand les silences entre nous sont autre chose qu'adorablement gênés et maladroits, confortables ou même agréables ? Je pousse un léger soupir. Depuis maintenant, et depuis qu'il a réussi à m'éviter pendant plus d'une semaine.
Je finis par réunir assez de courage pour ouvrir à nouveau la bouche:

- Tu comptais te cacher encore longtemps sans rien dire ?

Avais-tu seulement prévu de revenir ?

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Mar 27 Déc 2011 - 23:40

" Quand on a pas d’amour dans le cœur, on a rien du tout. Pas de rêve, pas d’histoire à raconter. Rien du tout... "

Autumn. Je sais pas si tu sais à quel point t'es importante pour moi, et pourtant, je n'arrive pas à te dire ce qui se passe dans ma tête. Dans mon coeur. Dans ma vie. Y'a trop de choses. C'est comme un grand chamboulement. Non. Pire que ça. Un chamboulement, c'est rien à côté. Là, c'est une tempête. Un ouragan. Un ouragan qui dévaste tout. Casse tout. Même nous ? Franchement j'espère pas. Sinon ça voudrait dire que c'est beaucoup de ma faute. Et un peu de la tienne. Parce que tu n'auras pas sur me parler. Et moi, parce que je n'aurai pas su te parler. C'est désolant. Je suis désolé. Mais j'arrive pas à changer ça. J'y arrive pas. Avouer qu'on n'est incapable de faire une chose, c'est dur. Mais pour une fois je l'avoue. Je suis incapable de dire ce qui se passe à cet instant. Te dire ce qui se passe. Fallait que je t'en parle mais j'en suis incapable. Faudrait que je le fasse, maintenant ? Tu penses que je le peux plus qu'avant ?

- Tu... Veux en parler ?

Je me pince les lèvres. Oh je déteste ça, être coincé, comme ça, entre toi et ma lettre. Toi et la vérité. J'aimerai vraiment, vraiment beaucoup partir vite, très vite, ailleurs. Loin, le plus loin possible. Le temps de trouver une réponse à ta question. Celle que t'a envie d'entendre et que j'ai envie de dire. Mais là y'a rien qui vient. Rien du tout. Je reste silencieux. J'ai envie de le briser, mais j'ai pas les armes. J'ai pas les mots. Et pourtant quand ça sort, je sais que ça va pas te plaire. Je sais que tu risque de t'énerver, mais j'ai quand même envie d'être sincère. Et j'ai pas envie de broder autre chose. Je sais que je devrai pas te répondre ça. Mais pourtant je le fais.

-" Non.. "

Si tu étais empathe tu saurai à quel point je suis désolé. Tu m'as demandé si je voulais en parler. Pas d'en parler. J'ai pas envie. Pas envie du tout. Tu me plonges dans un chaos total Autumn. Mais c'est moi qui est commencé. Mais je me voyais mal arriver et faire 'Hey, tu sais pas quoi ? Lettre de mon père. " Non. Voilà, je savais pas comment le faire. Mais bon. Je trouve quand même que non, c'est un peu dur. Alors j'ajoute.

-" J'ai pas vraiment envie d'en parler non.. "

Même si tu insistes, je crois que ça aura du mal à sortir. J'ai envie de changer de sujet, mais je crois que t'es pas aussi naïve. Tu y reviendras. Je crois que t'a envie de savoir. Comme moi j'ai pas envie de te dire. Non, c'est pas ça. Pas que j'ai pas envie de te le dire à toi. Pas envie de ces mots sortent de ma bouche. Pas envie de moi même les entendre. C'est comme si il avait gagné. Comme si si j'admettais que ça m'avait touché, que ça m'avait fais mal. Comme si j'avais baissé les bras. Ouai c'est ça, exactement. Comme si j'avais baissé les bras.

- Et moi je ne savais pas qu'il était possible de cacher des documents importants en les exposants à la vue de tout le monde.

En même temps ma phrase était plutôt.. plutôt débile. Sa réponse beaucoup moins. Elle a raison. Mais j'essaie quand même de me justifier. Je ne sais pas pourquoi.
Ou plutôt si.
Par fierté sans doute. " La fierté ne mènera à rien. "

-" Je ne suis pas partis longtemps. Je ne pensais pas que tu rentrerai entre-temps. "

C'est la vraie vérité. Je veux dire celle que je pense trop pour la taire. D'ailleurs.. Je relève un peu la tête. Et toi tu faisais quoi au juste ici ? Pourquoi t'es venue dans ma chambre ? Je m'apprête à lui poser cette question. Mais la réponse est claire. Evidente. T'es venue parce que je t'évitais. Comme si ça allait passer inaperçu ! Ian... Je serai seul que je lèverai les yeux au ciel. Alors du coup je ne dis rien.
Une fois de plus.
Je recule un peu. M'appuie contre le mur. Me laisse doucement glisser vers le bas, jusqu'à ce que je sois assis. Parce que debout ainsi, on ressemble un peu à deux étrangers qui se regardent en chiens de faïence. Mais maintenant, moi assis et elle debout, je ressemble à un gamin pris sur le fait. Un gamin sermonné pour avoir fait je ne sais quoi. J'aimerai qu'elle s'asseye elle aussi. Histoire qu'on soit côté à côté ou face à face. D'ailleurs ça veut tout dire. Face à Face c'est comme si on était ennemis. Côte à côté c'est juste comme si on s'expliquait. Comme si on s'en voulait pas mais qu'on voulait juste une réponse. Alors. Tu fais quoi ?

- Tu comptais te cacher encore longtemps sans rien dire ?

Ah.
C'est tout ce que ça m'inspire tu sais. Ah. Juste ah. Parce que tu me poses une colle cette fois ci encore. J'ai pas envie d'y répondre. Oh je sais, je sais ce que je devrai répondre. Je sais ce que tu as envie d'entendre. Mais je ne crois pas que tu sois le genre de personne qui ne croit que ce qu'elle a envie d'entendre. Je crois pas non plus que tu sois la personne à qui on peut mentir sans que tu t'en aperçoive. Et encore moins moi. Tu me connais trop maintenant. Trop bien. Je me mord la lèvre inférieure.

-" Sérieusement ? J'en ai aucune idée Autumn. Je crois que je te l'aurai dit quand j'aurai eu les mots pour t'en parler. Quand j'aurai eu le courage de le faire. "

J'ai un léger sourire. Qui cache bien tout le reste. Qui cache le fait que ça me blesse. Quoi ? Au fond qu'elle pense que je lui aurais caché jusqu'au bout. Que je ne lui aurai jamais rien dit. Qu'elle pense que j'aurai continué à l'éviter. Mais franchement, ce manège, j'aurai pas pu le tenir longtemps. Ne lui dire que quelques mots, ne pas l'enlacer autant de fois que je voudrai, et toutes ses choses. J'aurai pas pu le faire encore plus de quoi..4 .. 5 jours ? C'est beaucoup trop, je sais. Mais néanmoins je l'aurai fait. Si elle m'avait laissé le temps. Mais si elle était là, comme je le crois, pour avoir des explications, j'aurai pas eu le choix. J'étais au pied du mur. J'ai peur qu'elle pense que je sois toujours comme ça. Peur qu'elle pense que je ne lui fasse pas confiance. J'ai peur de beaucoup de choses. Mais comment pourrais-je lui dire ?
Je peux pas.
Un jour je pourrai. C'est pas aujourd'hui.
Je fais jouer mécaniquement mon bracelet entre mes doigts. Cela fait un an. Dites moi, dites moi que j'ai pas perdu sa confiance.
S'il vous plaît.

-" Je suis désolé Autumn .."

Et voilà. C'est sorti. Fallait bien que ça le fasse un jour où l'autre. Je suis vraiment désolé de ce qui arrive finalement. Mais tout de même. Je ne pense pas que j'aurai pu faire autrement. Incapable de dire quoi que se soit. Incapable d'affronter ses faiblesses, et encore moins de les raconter.
Désolant.

" Elle regardait mais elle ne voyait pas. "

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Sam 7 Jan 2012 - 22:43

Ian ne me jette pas ces regards, s'il te plait. Je sens mon coeur qui se tord presque, et qui le ferait si c'était possible, qui se contente à la place de peser plus lourd sans ma poitrine. Je ne sais pas si il pèse vraiment plus lourd en réalité, mais ma respiration se fait plus petite et plus difficile comme si il était vraiment en train de réagir. Etrange n'est-ce pas ?
Et d'un autre côté, je suis en colère contre Ian. Bien que je n'aime pas ça, je suis en colère contre lui et ses agissements. On est ensemble depuis bientôt un an. Cela représente si peu pour lui qu'il est capable de se comporter ainsi ? Peut être que non, peut être qu'il s'en veut qui sait. Mais moi je ne sais pas, parce qu'il ne le dit pas. Alors moi, j'ai mal. J'ai mal mais je ne veux pas qu'il le sache, parce qu'il se sentirai coupable, qu'il a autre chose à penser. Je me sens mal de rapporter à mes sentiments cette histoire quand il y a tellement plus à endurer de son côté.
Mais voilà, je ne peux pas parler pour lui parce que je ne sais pas ce qu'il ressent. Et quelque part, savoir qu'il a mal sans que je ne puisse rien y faire, sans que je n'en sache la cause profonde, me blesse à mon tour. Est-ce que c'est ça qu'on appelle avoir un lien ?

- Non..

Je baisse la tête pour regarder les lattes du plancher qui ne m'apportent absolument aucun réconfort. C'est uniquement dans le but que Ian ne voit pas la blessure dans mes yeux. Je comprends qu'il ne veuille pas en parler, qu'il ne puisse pas en parler non plus.
Mais ça fait mal ça aussi. Des remises en question en tout genre commencent à venir me titiller l'esprit mais je les repousse du mieux que je peux. Là n'est ni le lieu ni le moment pour penser à cela. Penser à des choses douloureuses est plus facile sous forme de loup lancé à pleine vitesse sur les chemins de terre. C'est plus contrôlable.

- J'ai pas vraiment envie d'en parler non..

Je hoche faiblement la tête et la relève sans insister. Très bien, passons là dessus. J'y reviendrai en privé avec moi-même, plus tard.
Je me mords l'intérieur de la joue parce que des larmes me piquent le bout des yeux. C'est faible, très faible, je suis faible, je déteste ça. Le genre faiblesse qui a amené au meurtre de mes parents et frère et soeur. A cette époque, je n'ai fait que pleurer. J'étais plus jeune, j'en conviens. Mais j n'ai fait que pleurer quand même. Leurs fantômes ont dû s'en arracher les cheveux, que leur fille, leur soeur, ne fasse que se lamenter au lieu de tenter de continuer en portant leur souvenir comme un trésor.
J'inspire profondemment pour me calmer mais ne dis rien, patientant pour voir si Ian va s'expliquer sur son comportement de lui même et reprendre la parole.

- Je ne suis pas partis longtemps. Je ne pensais pas que tu rentrerai entre-temps.

Excuse rejetée. Un papier qui ne doit pas être vu ne doit pas être vu. N'importe qui aurait pu rentrer et pas seulement moi, le dortoir est commun.
Même si c'est vrai que je suis venue ici à sa recherche.
Je croise les bras.

- Ce n'est pas une raison pour laisser les documents à cacher justement non cachés.

Je suis peut être en train d'être puérile...

- En plus, je suis venue dans le dortoir parce que je te cherchais. Tu ne pensais pas que je n'avais pas remarqué ton changement d'attitude non ?

Ian recule vers le mur, je retiens un mouvement pour l'empêcher de s'éloigner et le regarde glisser au sol.
J'ai tellement envie de me blottir contre lui. Juste de lui dire que tout ira bien quand c'est évident que tout n'ira pas parce que ce n'est pas ainsi que la vie est faite. Toutefois, mes jambes se plient pour me laisser m'assoir au sol, de sorte que je ne sois plus debout devant lui comme si l'un n'était pas l'égal de l'autre, pour réduire la distance qui semble nous séparer.
Les larmes piquent toujours mes yeux.

- Sérieusement ? J'en ai aucune idée Autumn. Je crois que je te l'aurai dit quand j'aurai eu les mots pour t'en parler. Quand j'aurai eu le courage de le faire.

Il... Il ne doit pas me faire assez confiance... Et je ne dois pas lui apporter assez de courage. Quelle nulle. Est-il possible de l'aider maintenant qu'il semble si éloigné ? Et qu'adviendra t-il si il disparait du jour au lendemain ? Est-ce qu'il ira bien ? Et quand est-ce que je saurai si il a besoin d'aide ? Tellement de questions et aucune réponse.
Si il lui arrivait quelque chose...

- Je suis désolé Autumn ..

Je porte une main à ma bouche et mord ma lèvre inférieure en baissant la tête.
Ne pleure pas, c'est faible. Ne pleure pas, c'est faible. Ne pleure pas ...
Et trop tard.
Je secoue la tête autant pour me cacher derrière mes cheveux qui me tombent devant, que pour faire signe à Ian qu'il n'a pas à être désolé de ne pas pouvoir en parler. Juste de s'être éloigné sans rien dire, mais pas de ne pas être capable d'en parler.
Je tente de maîtriser ma voix en lui répondant:

- Ne sois pas désolé Ian...

Et c'est malin, il va tout voir parce que comment s'essuyer le visage sans paraitre suspecte dans l'instant ? J'ai très envie de me transformer en chien et de me faufiller sous le lit. Dans le noir, et là où il ne me verra pas.
Vraiment nulle.

- Tu vas partir ?

Je n'arrive pas à retenir un reniflement bien trop audible à mon goût. J'ai l'impression qu'il a raisonné. Du coup, j'essuie mes yeux des deux manches et relève la tête sans toutefois oser rencontrer le regard de Ian.
Complètement nulle.

- Je ne pleure pas.

...

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Mer 11 Jan 2012 - 21:03

" Tu sais, la peur, la terreur, c’est dans la tête que ça se passe. C’est l’imagination qui fait tout, alors vide ta tête, essaye de ne pas imaginer, tu serais étonné à quel point tu peux être courageux. "

J'aimerai lui dire exactement ce que je ressens. Avec des mots simples et efficaces. Des mots qui feront en sortes qu'elle ne m'en veuille pas autant. Qu'elle ne pense pas que je suis l'abruti qui lui cache des tonnes de choses. Je voudrais dire ça rapidement. Mais je n'ai aucune explication. C'est comme essayer de résumer la guerre froide en trois mots. C'est juste impossible ! Au fur et à mesure que j'essaie de me décider à dire quelque chose, des tonnes d'autres mots se bousculent. Se pressent pour sortir de ma bouche. Mais j'ai l'impression d'être aphone. Comme un mauvais rêve ou on crie mais personne ne nous entend. Sauf qu'après, on ouvre les yeux. On se lève et on oublie tout. Je ne vois pas comment ouvrir les yeux sur une autre vision là. Cette vision ?
La souffrance d'Autumn.
A cause de moi. Comment réconforter la personne à qui l'on fait du mal ? Je ne sais pas quoi lui dire, pas quoi faire. C'est douloureux. Encore plus pour elle que pour moi je crois.
A l'aide.

- Ce n'est pas une raison pour laisser les documents à cacher justement non cachés.

On avance pas, on tourne en rond. J'ai laissé des documents sur mon lit, elle les as vu. Je suis en tord et elle aussi. Je pense un instant ne rien répondre. Puis finalement, je me résigne. Je ne dis pas qu'elle a raison. Je suis peut être pas assez mature pour avouer qu'elle a raison.. je ne le pense pas assez surtout. Je soupire doucement.

-" Je sais. "

Oui, je le sais, je sais que j'te fais mal à cet instant là. Je sais aussi que c'est ma faute si je laisse cette lettre sur mon lit.
Mon lit.
C'est principalement ce que je te reproche. Ma chambre, mon lit, ma lettre. Ma décision de ne pas en parler, la tienne de parcourir les lignes écrites rapidement. Ouai, j'ai appelé. Je suis sûr que tu te le demandes. Que ça te taraude l'esprit. Mais j'ai pas non plus envie de répondre à cette question. Je sais que si tu me le demandes, je le ferais. Parce que je te dois bien ça.
Je te dois beaucoup de choses...

- En plus, je suis venue dans le dortoir parce que je te cherchais. Tu ne pensais pas que je n'avais pas remarqué ton changement d'attitude non ?

Je me mord la lèvre inférieure. Oh .. Autumn. Je sais bien que j'ai été distant je ...
S'expliquer par pensée n'a jamais été très utile. A moins d'avoir une petite amie télépathe, je ne vois pas où ça peu nous mener. C'est comme se parler tout seul. Et bien là c'est pareil. J'essaie d'expliquer des choses à quelqu'un qui ne m'entend pas. " Dans l’eau un grain de sable et un rocher coulent de la même façon. ". A cet instant là, je coule totalement.

- Ne sois pas désolé Ian...

Je le suis. Je le suis tellement ... Je la vois baisser la tête. Mon don d'empathe implose subitement. J'ai le coeur qui va éclater. Je suis soudainement submergé par un flot d'émotion qui ne sont pas miennes. Si tout à l'heure je disais couler, là je me noie. Je pose la main sur le sol froid. Qu'il me ramène à terre. Quelques secondes s'écoulent. Avant que j'arrive à refouler tout ça. Je lutte, galère. Je serrai seul que je râlerai. Là, ça ne m'embrouille que plus.
Je serre les dents.

- Tu vas partir ?

Je soupire plus franchement. Je suis déchiré par mes propres actes. Si je disais il y a un instant que je ne changerai pas ce que j'ai fais, je dis le contraire. J'aurai tout du lui dire. Tout faire pour ne pas en arriver là. C'est trop dur. Trop douloureux. Ça fait trop mal.

-" Oui."

Je n'ai jamais mentis, sauf en disant que j'allais bien.. alors que non, pas du tout. ... ça compte un peu ? Cette fois-ci, je le vois pleurer. Je la sens pleurer. C'est horrible. Affreux. J'aimerai être n'importe où sauf, sauf là. Même face à Natasha Cross. Même.. face à n'importe qui ! jaguar face à un braconnier, poney face à un cow-boy ou chat devant un chien. Ce que vous voulez.
Mais pas ça...

- Je ne pleure pas.

Je traverse jusqu'à elle. Je prend entre mes mains sont visage. Je veux qu'elle me regarde. Que je vois que je n'ai pas tout perdu. J'essuie du bout de doigts une larme qui roule sur sa joue. Qui glisse. Je la regarde. Même quand elle pleure elle reste belle. Je reste un instant sans savoir quoi lui dire. Quoi lui raconter. Quoi faire pour la rassurer. Lui dire que..

-" Bien sûr je reviendrai... "

Et enfin, le gros doute s'impose. Trop de peut être, trop de si, trop de doute. On m'a dis que le doute était une vraie belle force. Mais qu'il fallait que l'on veille à ce qu'elle nous pousse toujours en avant. Toujours. Et dans ce cas-là, il me traînait vers l'arrière. Une force vicieuse qui me tire et m'empêche d'avancer. Mais cette fois-ci, je suis obligé de l'exprimer. Il faut que ça sorte. Il faut absolument que ça sorte.

-" Je comprendrai si... "

J'hésite un peu. Forcément, c'est tellement dur d'annoncer ça. Avec l'alcool, même, j'aurai eu du mal à le dire. Courage. Il me manque un brin de courage pour me lancer. Alors si ce n'est pas le courage, c'est le grain de folie qui me lance.

-" Je comprendrai si tu ne veux pas rester avec celui qui te fais mal. Si tu ne veux pas rester avec celui qui te cache des choses. Celui qui te fais pleurer. "

Une mèche tombe devant son regard. Son magnifique regard. J'attrape la mèche et la mets derrière son oreille. Je déteste tellement la voir triste. J'enlève enfin ma main de son visage. Me prend la tête dans les mains, coudes sur les genoux. Si tu savais. Doigts dans les cheveux. Je soupire.

-" Je t'aime Autumn. "

Mais, comme y'a toujours un mais...

-" Mais je n'ai vraiment pas envie de te voir souffrir comme ça. En sachant que c'est ma faute. La mienne à moi seul. Je sais vraiment pas ce que tu fais avec moi ... "

Si quelqu'un invente une machine à remonter le temps, je suis preneur !

" Peut-être que je suis une bête, mais moi aussi j’ai le droit de vivre. "

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Dim 5 Fév 2012 - 0:48

Ian, ne pars pas. Ian, s'il te plait, reste. Ian, ne t'éloigne pas ainsi. Ian, je préfèrerais mille fois qu'on soit en train de se battre pour une histoire de qui pique la couverture la nuit...
Ian, Ian, Ian, Ian... Je ne pense qu'à lui depuis qu'il a commencé à s'éloigner, et je pense encore plus à lui alors qu'il est en face de moi. J'ai mal. Une boule dans le ventre, la gorge nouée, tellement nouée que ce ne peut être qu'une impression. J'ai mal de notre situation, autant que de le savoir en difficulté. Se savoir impuissante, c'est le coup de trop.

- Je sais.

On tourne en rond. On tourne en rond, on ne sait pas quoi dire, pas quoi faire, est-ce que c'est le début de la fin ?
Pitié, faites que non.
Je joue nerveusement avec la manche de mon jean. Il faut que j'occupe mes doigts, que je trouve un moyen pour détourner mon esprit de tout ça, ne serait-ce que cinq secondes. Reculer, pour mieux sauter. Pourquoi la vie n'est-elle pas simple ? Pourquoi est-ce que nous tendons tous à l'auto destruction, et à la destruction des autres, souvent bien malgré nous ? Je ne sais pas, je ne saurai jamais, je ne veux pas savoir. L'amour ça fait tellement de bien. Et tellement de mal...

- Oui.

Je me mords la lèvre inférieure très très très fort. Au fond, me coeur se scinde en deux tandis que j'ai l'impression d'avoir avalé une tonne de pierres. Il part. Il s'éloigne. C'est la matérialisation de ce qu'il se passe mentalement depuis quelques temps.
Ian... Ian... Je... Je ne veux pas lui demander si je peux venir. Je ne veux pas entraver sa route, et surtout, je ne veux pas me trouver sur une route qu'il veut et doit parcourir seul.
Mais ça fait tellement mal.

- Je t'interdis de ne pas revenir.

Comme ça c'est dit. Mais je n'ose toujours pas le regarder, alors ma phrase a plus que probablement eu moins d'effet que ce que je voulais.

- Bien sûr je reviendrai...

Mon coeur se serre.
Je sens ses mains chaudes sur mon visage, et comment il essuie doucement mes larmes. Et voilà. Autumn le boulet qui pleure, pendant qu'en réalité, Ian souffre beaucoup plus que moi.

- Je comprendrai si...

Si quoi Ian ?

- Je comprendrai si tu ne veux pas rester avec celui qui te fais mal. Si tu ne veux pas rester avec celui qui te cache des choses. Celui qui te fais pleurer.

J'écarquille grand les yeux, sans autre réaction l'espace d'un instant. Et, la seconde d'après, je secoue vigoureusement la tête de gauche à droite.

- Non Ian, non. Si je pleure, c'est parce que je ne veux pas te quitter, parce que je refuse qu'on soit séparés.

Je bascule en avant sur mes genoux, puis pose mes mains sur le visage de Ian pour le lui relever. Il n'a pas à baisser la tête devant moi. J'aimerais qu'il soit capable de toujours s'exprimer sans se retenir quand je suis là.
Au moins sur ce qu'il peut dire.

- Je t'aime Autumn.

Mes yeux s'humidifient à nouveau.

- Mais je n'ai vraiment pas envie de te voir souffrir comme ça. En sachant que c'est ma faute. La mienne à moi seul. Je sais vraiment pas ce que tu fais avec moi ...

Et voilà je pleure à nouveau. Mais en même temps, je me penche en avant et joins nos lèvres. J'ai l'impression que ça fait une éternité que nous ne nous sommes pas embrassés. Je l'aime, je l'aime, je l'aime. Je l'aime, et je m'avance à moitié sur ses genous. J'aimerais l'étreindre pour toujours. Si seulement c'était possible...
Et puis, au bout d'un temps qui semble trop court, je nous sépare. A peine, si peu, mais tellement en même temps.

- Je suis avec toi parce que je t'aime Ian. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.

Je pleure toujours, mais je ne suis pas sûre du pourquoi. Au fond, je n'arrive pas à me résoudre à son départ. Mais ai-je le choix ? L'a t-il ? La réponse aux deux questions est non.
J'essuie mes yeux et tente d'arrêter de pleurer, parce que je ne veux plus qu'il me voit comme ça.

- Je suis désolée... De pleurer, et pour la lettre.

Et comme je n'y arrive pas, je finis par me cacher dans son haut. On dirait une gamine, c'est affligeant.

- Je t'aime.

Mes mains serrent son haut plus fort. Comme si la manoeuvre suffirait à le laisser auprès de moi. Dans ma tête, il est déjà parti.
Alors Ian, reviens vite, et en vie.
Parce moi, je t'aime.

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Jeu 9 Fév 2012 - 21:03

" - Vous croyez aux miracles mademoiselle ?
- Pas aujourd’hui, non. "

Je suis là, t'es là.
Et on est mal. C'est affreux que me dire que je te rend comme ça. C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma faute. C'est ma faute, toujours ma faute. Et pourquoi je reste là sans bouger, pourquoi je suis incapable de lui dire quoi que se soit, de la rassurer ? Explique moi, parce que je suis perdu. Et je déteste ça. J'adore les imprévus, bons ou mauvais, parce que quand on est à plusieurs on finit toujours par en sourire. Mais là je suis seul fasse à toi, comme cahcun de notre côté, opposé par notre point de vu. C'est tellement douloureux.. là, je ne souris pas du tout. C'est pas drôle. C'est un sale imprévu.

- Je t'interdis de ne pas revenir.

Oh, Autumn ! Comme si j'avais le droit de ne pas revenir, comme si je pouvais ne pas revenir, comme si je pouvais te laisser là toi. Comme si je pouvais tout simplement ne pas revenir. Je n'en suis pas capable. Je tuerai tout le monde pour te revoir. Pour revenir. Je veux revenir, je dois revenir..
J'te jure, j'reviendrais.
Je l'exprime donc.
Autumn pleure.
Craaaaaac.
Mon coeur qui se sépare en deux. C'est moi qui fait ça, moi qui fait couler ses larmes. Je déteste les larmes. Je déteste mon don d'empathe, je déteste ce que je suis en train de faire. J'abuse, je le sais, faut que j'arrête, que je la prenne dans mes bras, que je lui dise que je l'aime, que je ne partirai pas. Mais je partirai. Alors je ne lui dirai pas. Mais pour le reste, il faut que je le fasse, je le sais. Mais je reste là sans rien faire.

- Non Ian, non. Si je pleure, c'est parce que je ne veux pas te quitter, parce que je refuse qu'on soit séparés.
-" On le sera pas longtemps. J'te le promet. "

Mais ça reste de ma faute. Parce que tu pleures parce que tu ne veux pas me quitter, mais moi je pars. Je pars pas, tu pleures pas. Je fais quoi moi ? Parce que là que je suis coupé en deux. Non, pas coupé. Déchiré. Je suis déchiré et ça fait mal, trop mal, très mal. Affreusement mal.
Elle se remet à parler après mes paroles.
Mais putain mais merde Ian, bouge toi bordel !
Je reste là. Mon corps ne bouge pas. J'en suis comme incapable. Et j'ai mal d'en être pas capable. Terriblement mal. Mal. Mal. Mal.
Douleur.
Elle se penche alors en avant. C'est moi qui devrait bouger, mais c'est elle qui le fait.
Si tu savais à quel point je t'aime et à quel point j'ai besoin de toi...

- Je suis avec toi parce que je t'aime Ian. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.

Elle pleure, et moi, un sourire s'étale lentement sur mon visage. Oui, j'a besoin de toi plus que quiconque. Je t'aime. Je souris donc en essuyant à nouveau ses larmes. Je n'aime pas voir ses perles salées sortir de ses yeux. Yeux si magnifiques.

-" Moi aussi je t'aime.. "

Mes les perles roulent encore. Elle les essuie elle cette fois.

- Je suis désolée... De pleurer, et pour la lettre.
-" Sois pas désolée... "

Elle se réfugie contre moi. Mes bras viennent l'enserrer tandis que je pose ma tête sur la sienne. Je la serre fort. Inspire doucement. Son parfum monte dans mes narines.

- Je t'aime.

Juste trois mots. C'est les droits les plus beaux qui sois.
Merde.
...
...
...
...
Une larme vient de rouler. Lentement, elle a fait son chemin sur ma joue. Super lentement. J'aimerai l'essuyer. J'ai juste pas le droit de pleurer. Non, j'ai pas le droit parce que je suis celui qui la prend des les bras, celui qui doit la rassurer, et moi, je fais quoi ?
La larme tombe de ma joue. Je ne sais pas où elle tombe. Je n'ai pas envie de baisser les yeux. Je les fermes d'ailleurs. Parce que c'est tellement agréable. Tellement.. Parfait.
J'aimerai être là, ne plus bouger jusqu'à la fin de mes jours. Ne pas bouger. Pas d'un brin. Mais je vais devoir partir.
Partir.
Partir.
Partir.
Ce mot résonne.
Douloureusement.
Je me pince les lèvres. J'ai besoin de toi.
J'ai envie de toi.
Je me décolle un peu d'elle pour venir chercher ses lèvres. Sa peau contre la mienne. J'ai besoin d'Autumn plus que jamais je crois.
Pourquoi je lui ai rien dis déjà ?
Ah oui.
Parce que je suis con.

-" J'ai besoin de toi Auty .. "

Parce que je t'aime.

" Il n’y a rien de plus trompeur qu’un sourire... "

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Jeu 9 Fév 2012 - 22:25

Je n'arrive pas à arrêter de pleurer. Ça suffit maintenant Autumn, grandis donc un peu ! J'ai bientôt 18 ans, et je... Je continue à agir comme une enfant, à pleurer pour rien quand Ian a besoin de soutient, à ne servir à rien. A rien, à rien, à rien, à rien. C'est à se demander ce qu'il fait encore avec moi.

- On le sera pas longtemps. J'te le promet.

Sauf si... Sauf si tu es blessé. Sauf si tu restes là bas. Sauf si... Sauf si tu meurs. Ian, je m'accorde beaucoup trop de droits depuis que j'ai passé la porte tout à l'heure, alors tant qu'à faire, je vais m'en accorder un de plus: je t'interdis de mourir. T'as promis, tu dois tenir tes promesses. Ne mens pas, parce qu'un mensonge ce n'est pas beau, et toi Ian, tu es beau. Alors tu ne dois pas mentir.
Je sais que c'est puéril, mais je lève une main poing serré où seul mon petit doigt dépasse, et je la présente à Ian:

- Promis promis ?

J'attends qu'il scèle sa promesse comme peut faire quand on est enfant, avec le petit doigt. J'en avais faite une il y a longtemps, avec ma soeur et mon frère. C'est la Mort qui l'a rompue. Elle ne s'attaquera pas à celle-ci, n'est-ce pas ? Promets le moi aussi Ian... Je crains d'exprimer cette peur à voix haute, comme si le fait de l'entendre pourrait la rendre plus réelle. Alors, je la garde pour moi pour le moment.
Je renifle doucement, parce qu'un énorme reniflement serait tout sauf féminin. Parce que le silence qui nous entoure me fait peur, et que je n'ai pas envie de l'attirer plus sur nous. La pièce est vide, sauf ici, dans les bras de Ian.

- Moi aussi je t'aime..

Je souris dans son t-shirt, le serrant un peu plus contre lui bien que je sois déjà au maximum. Son torse est chaud, très chaud, et me rappelle inlassablement le loup qu'il cache, que ces muscles qui se soulèvent avec chaque respiration sont aussi ceux d'un puissant animal. Une pulsion me presse de devenir louve à cet instant, pulsion que je combats. Ce n'est pas à la louve d'affronter cela, ni à aucune autre forme que l'humaine. J'irai courir plus tard.

- Sois pas désolée...

Je ne réponds rien, me contentant de rester contre lui, sans bruit. Son haut va être trempé. En fait, c'est déjà le cas. Tant pis, maintenant que j'ai conscience que chaque seconde est comptée, je cours après elles. Leur décompte est innateignable, et ne fluctue jamais depuis qu'il a commencé. En revenche, mes pleurs se calment lentement, jusqu'à se tarir complètement.
Et puis je sens quelque chose glisser le long de ma tempe, continuer sa course le long de ma joue, sauter, et mourir sur mon coude.
Ian... Ian... Je le serre un peu plus fort mais ne dis rien. Quel tableau on doit faire.
Un instant de silence. Et je murmure contre lui:

- Tu n'as pas le droit de mourir là bas.

L'idée même m'horrifie. Je vais dire quelque chose d'horrible, mais il y a plein de gens sur cette Terre qui méritent de mourir pour leurs actes. Alors Ian n'a pas à partir à leur place.
Cependant, le juge à la fin, ce n'est pas moi.
Toute pensée s'arrête quand Ian m'embrasse. Je sens les papillons au fond de mon ventre, mais aussi d'autres choses, que j'ai encore peur de m'avouer à moi même parce qu'au fond, je suis une petite fille.

- J'ai besoin de toi Auty ..

Une autre pensée me traverse, provoquant immanquablement un rougissement la seconde d'après, que je m'empresse de cacher en mettant ma tête dans son cou.

- Moi aussi... Tellement besoin de toi.

Mes joues chauffent, mais je les ignore. Ou plutôt, prétends les ignorer, et si je prétends assez fort, peut être que je finirai par y croire.
Peine perdue. Alors je me dégage doucement de son cou, mais évite son regard.

- Ian... Tu sais, on a jamais... Jamais...

Ma voix s'étrangle. Zut et flûte !

- ... Je... Je ne me suis jamais donnée entièrement à toi.

Je deviens rouge tomate, je le sens à mes joues dont la température a probablement doublé. Non pas à cause de ce que veut dire ma phrase, bien que ça en fait partie, mais à cause de la manière dont je l'ai dite. Incapable d'aligner "faire l'amour avec toi". Grandir, il faut grandir, mais pas tout de suite parce que je n'arriverai pas à le dire deux fois.

- Et... Et j'aimerais le faire avant que tu ne partes. Si... Si tu en as envie bien sûr.

J'ose enfin relever un regard timide vers lui. De toutes les choses que je pensais dire à Ian en entrant ici, celle-ci est bien la dernière.
Combien même elle me trotte dans la tête depuis un moment maintenant.


[Hrp= Pardon pardon pardon pardon ! Mes idées se sont carrément transformées en post tout entier avant que je m'en rende compte ._. J'espère que ça fait pas baclé du coup. =/]

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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Sam 11 Fév 2012 - 21:31

"Tu es mon souffle de vie."

Je déglutis. Coupable. Je vais partir. C'est comme ça. J'aimerai penser à autre chose mais j'en suis incapable. Et je sais que pendant une courte semaine on ne va plus trop y songer, avant que la réalité nous rattrape. Et quand elle nous rattrape, ça fait mal en général. Mais si on y pense tout le temps, ça nous torture, on arrive plus à passer à autre chose. Alors j'ai le choix.
Entre la torture ou la douleur.
Vous choisiriez quoi vous ?
Moi la douleur. Parce que j'ai envie d'avoir des pensées libres encore un moment. Pour pouvoir dormir encore avant de partir. Et arriver là-bas le sourire aux lèvres, les souvenirs pleins la tête.
J'ai l'impression de parler comme quelqu'un qui va mourir.
Je vais pas mourir n'est-ce pas ?
Elle me présente son petit doigt et je scelle ma promesse en souriant. Là je retrouve Auty, plus loin des larmes plus près du coeur.

- Promis promis ?
-" Promis promis ! "

J'ai l'impression d'avoir cinq ans, et en même temps cinquante. L'impression de sceller une promesse la promesse d'un adulte comme un enfant.
Mais je te promet quoi là au juste ? De revenir ? De pas mourir là-bas ? Qu'on ne sera pas longtemps séparés ?
J'ai l'impression de promettre quelque chose qui ne dépend pas de moi. De promettre quelque chose que je veux le plus au monde. Je veux ça plus que tout, mais si ils sont plus forts que moi, si ils me tuent, si ils me kidnappent, si j'en sais trop d'un coup, je suis blessé et que je peux pas rentré, si .. trop de si .. Je sais qu'on peut refaire le monde avec des si. Mais là c'est pas le monde qui est en jeu, c'est moi, c'est elle, c'est nous, c'est mon avenir... Je respire lentement. J'aimerai être sûr de ce que je promets, mais je devine que si elle m'a demandé ça, c'est juste parce qu'elle a besoin de l'entendre. Et moi, j'ai besoin de le dire. Je lui ai jamais menti, ça va pas commencer n'est-ce-pas ?
Je sens mon T-Shirt mouillé. A vrai dire je m'en fou. J'ai pas envie de bouger parce que chaque seconde me rapproche de là où je dois aller. J'ai tellement envie.. et pas du tout à la fois. Pas du tout du tout même.

- Tu n'as pas le droit de mourir là bas.
-" Et toi, tu n'as pas le droit d'imaginer que cela puisse être possible. "

Non, t'a pas le droit, j'ai pas envie que t'es peur pour moi, et tout ça.. Moi, je sais que je vais penser à toi pendant chaque seconde que je vais passer là-bas, en France. Loin du Mystery, loin de toi, loin de tout. Tout. Loin de la sécurité aussi, et moi j'ai peur. Mais j'ai pas envie de l'exprimer, comme si ça pouvait jouer sur ce qui allait se passer.
Mais si je le dis pas, j'en pense pas moins.
Je crève de trouille.
Elle se mets à rougir. Subitement, comme ça.
Ba .. j'ai dis quoi ?

- Moi aussi... Tellement besoin de toi.

Auty, elle est trop mignonne quand elle rougit, mais quand je sais pourquoi c'est aussi bien. Et elle ne m'a pas tout dit, je le sais.
Elle se dégage un peu de moi. Les joues toujours rougies. Non, effectivement, elle ne m'a pas tout dit.

- Ian... Tu sais, on a jamais... Jamais...

On a jamais regardé des papillons vert à poids roses voler au dessus d'un lac jaune, on a jamais été sous forme lupine en ville, on a jamais cueillit des cerises si c'était pas pour les manger après, on a jamais croisé ensemble Framboise, on a jamais été allé skier ensemble, on a jamais réussis à grimper sur une branche au sommet d'un arbre sous forme lupine, on a jamais joué à chat perché, on a jamais bu un café ailleurs qu'au Lonely Ghost ou en Californie, on a jamais parlé des poussins teints en vert jaune et rouge en jouant du reggae...
On a jamais fait/mangé/regardé/.. Bref, y'a des tas de choses qu'on a jamais fait. Mais quand elle dit ça, j'ai l'impression.. non, je suis persuadé que ce n'est pas de ça qu'elle parle.
Et je sais très bien de quoi elle parle.

- ... Je... Je ne me suis jamais donnée entièrement à toi.

Gagné ! Je la connais bien, très bien, quasi parfaitement bien. J'ai presque envie de dire Eeeeeeeeet ? Mais je préfère tout autant garder le silence en laissant le sourire s'étaler sur mes lèvres.
Je l'aime, c'est fou.
Mon coeur s'emballe un peu plus. Un peu trop. C'est bizarre mais c'est génial à la fois. Une petite montée d'adrénaline suit le coeur. J'me sens bien mal, et tout à la fois..
Bien surtout.

- Et... Et j'aimerais le faire avant que tu ne partes. Si... Si tu en as envie bien sûr.

Enfin elle relève son regard. Je dis enfin parce qu'elle n'osait pas trop me regarder. Y'a une absurdité dans sa phrase .. non, un euphémisme je crois. Bref, on s'en fou du nom. C'est le ' Si tu as envie. '
Comme si il était probable que je n'ai pas envie.

-" Si j'ai envie ? "

Je colle mes lèvres contre les siennes. C'est une réponse suffisante ou il vous faut encore des preuves ?
J'en donnerais pas d'autres, c'est super secret. Nah.
Je passe un bras sous ses genoux et l'autre sous ses bras avant de la soulever. Elle est du genre pas lourde du tout.
Je continue à l'embrasser, parce qu'après tout, j'ai envie d'elle.

-" La question se pose pas .. "

Je la pose sur le lit en souriant. Un grand sourire. C'est pas comme si les larmes avaient été balayés d'un coup mais presque. Parce qu'après tout en arrive pas à se crier dessus, et c'est aussi bien comme ça. J'aime pas du tout qu'on s'engueule, encore moins quand c'est de faute, et encore moins de moins quand Autumn pleure.
Parce que moi j'ai pas versé de larme.
Faux !
Ca fait un an qu'on est ensemble avec Auty. Une année de pur bonheur.
Faites que ça dure.
Faites que je revienne en vie.

" - You want to kiss me, don’t you?
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MessageSujet: Re: Les mots sont comme des pierres dans mon cœur.   Dim 25 Mar 2012 - 21:03

On cèle notre promesse. Je sais que les promesses peuvent être rompues, mais je veux faire confiance à Ian. Si il ne revient pas, j'irais le chercher moi même. Peu importe si je dois y passer des semaines, des mois, des années, je lui poserais la main dessus, et lui ferais regretter de ne pas avoir tenu sa promesse.
Moi, tout ce que je veux, c'est qu'il revienne en vie et ne meure pas là bas.

- Et toi, tu n'as pas le droit d'imaginer que cela puisse être possible.

J'hoche doucement la tête, consciente que ce que je fais est mal, mais que je ne peux m'empêcher de craindre. Et si et si et si et si ? C'est un risque à prendre que je ne veux pas prendre, mais raisonner comme cela ne finira que par m'ammener à passer ma vie dans une armure.
Ian, je t'aime. C'est la première fois, et j'ai peur que ce soit trop, alors que ce n'est peut être pas assez ? On m'a déjà dit que la beauté d'une première histoire d'amour réside dans le fait qu'on la pense éternelle. Après on vit une première rupture, et on tombe de notre nuage rose. Mais ça, je suis incapable de l'imaginer, j'ai peur de faire trop, comme de faire pas assez. J'ai peur de la fin, de la lassitude, du rejet, du dégoût, des autres filles.
J'ai peur de beaucoup de choses, mais pas quand il est là. Quand il est là, je pense que c'est pour toujours. Je pense que le futur peut bien attendre et que je n'en ai de toute façon pas besoin, puisque le présent est si bien. Et puis quand on se sépare, je change d'avis et attend ce futur où on sera à nouveau tous les deux avec impatience, et puis rebelotte. C'est illogique, fluctuant et parfois drainant mais j'en redemande.
Juste parce que c'est Lui. Si Lui disparait, c'est la fin. Un Monde si remplit qui d'un coup se vide et me parraitrait si terne, si désemplit, que je ne sais même pas comment je pourrais en sortir. Enrichir son Monde, c'est devenir exigeant et prendre le risque de le voir se désemplir.
Mais vivre, c'est un peu ça.
Il m'arrive de parler avec Ace, et de l'écouter raconter ses journées. On dirait qu'il ne fait rien, alors qu'il fait tout ! A chaque instant, il a à raconter comment il a perdu des poils, glissé sur le bois, trouvé une noisette ou récolté de la poussière en passant sous un meuble. Il écoute tout, voit tout, sent tout, et si son monde mental est peut être plus vide dû au fait qu'il ne réfléchisse pas comme nous, son Monde sensitif est plein. Si on le rendait sourd, ou aveugle, il dépérirait.
Mais actuellement, Ace dort sur un oreiller non loin, et j'espère de toutes mes forces qu'il ne se réveillera pas de sitôt. Parce que...

- Si j'ai envie ?

Puisqu'il part, je veux garder avec moi un souvenir suffisamment fort pour qu'à son retour, ce soit presque comme si il n'était jamais parti.
D'où ma demande, qui, même si on ne dirait pas, m'a fait rassembler tout mon courage. Je ne suis qu'une petite fille, et j'ai peur de l'inconnu, en témoigne mon coeur qui bat aussi bien de notre récent accrochage, que de la présence de Ian, et de l'apréhension qui me gagne.
Je ne sais toutefois pas si j'ai plus peur de ce qu'il va se passer, ou de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Après tout, il l'a plus que sûrement déjà fait avec des filles... Meilleures que moi.
Penser comme ça, c'est très mal. Je refuse de penser à toutes ces... Filles, passées avant moi. Qui qu'elles soient.
Et j'oublie tout quand Ian m'embrasse, comme ça c'est fait !
Je laisse échapper un petit cri de surprise quand le sol se dérobe sous moi, et m'accroche à Ian par réflexe. Il me soulève comme si je ne pèsais rien, et je ne sais pas si je dois vraiment prendre ça comme un compliment. Je ne suis même pas un tout petit peu lourde car musclée ?
J'y remédierai plus tard, pendant son absence, et je pourrai même le battre au bras de fer !

- La question se pose pas ..

Vraiment ?

- Montre moi alors...

Je l'attire à moi quand il me dépose, mettant de côté pour un instant cette histoire. Tout ce que je veux avoir en tête, c'est Ian. Ian Ian Ian Ian Ian Ian Ian Ian Ian Ian. Lui Lui Lui Lui et seulement Lui.
Je suis heureuse. Et la suite n'appartient qu'à nous.

[Terminé]

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