(NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]


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 (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]

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Humaine Innocente
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Carla A. S. Lowett
Humaine Innocente
MessageSujet: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Lun 20 Fév 2012 - 16:31

- Si c'est comme ça, je me casse !
- ALORS CASSE TOI, SALE PUTE !

Carla regarda un instant son père dans les yeux, le coeur au bord des lèvres, écoeurée par les mots si durs qu'il venait de lui jeter à la figure. Certaines personne, sous le coup de la colère, peuvent balancer des phrases qu'elles regretteront après coup. Mais la jeune fille blonde savait que ce n'était pas le cas de son géniteur ; il pensait réellement tout ce qu'il disait.
Dégoûtée, l'adolescente rebelle jeta un dernier regard plein de rage, de haine et de tristesse à celui qui était responsable de sa naissance, puis claqua la porte derrière elle, emportant ses chaussures au vol, mais oubliant pratiquement tout le reste. Elle n'avait qu'une idée en tête, se casser, fuir le plus loin possible, ne plus entendre les paroles meurtrière de son père.
La journée avait pourtant bien commencé... jusqu'à ce qu'il rentre du travail.

« On fait tous au moins un vœu par an, en soufflant les bougies de notre gâteau d’anniversaire. Certains d’entre nous en font plus : pour un cil sur une joue, devant une fontaine, en voyant une étoile filante... et de temps en temps, un de ces vœux se réalise. Et après ? Est ce que c’est aussi bien qu’on l’espérait ? Est ce qu’on se laisse aller dans le rayonnement de notre bonheur ? Est-ce qu’on se rend compte qu’on a une longue liste de vœux qui attendent d’être exaucés ? »


Pour une fois, ce n'était pas les cris de ses parents qui avaient réveillé Carla, mais la chaleur de quelques rayons de soleils se glissant à travers les stores de sa fenêtre. L'adolescente s'était levée, constatant l'heure déjà avancée de la matinée, puis elle avait sourit en se rappelant qu'elle n'avait aucune raison de paniquer vu qu'elle n'avait nul part où aller. Pas de rendez-vous, pas de cours, pas de boulot. Au final louper ses examens avait peut-être bien un avantage ; maintenant la demoiselle avait tout le loisir d'éterniser ses grasses matinées.
L'appartement était silencieux et c'est dans ce silence réconfortant que la jeune femme s'était glissée à la cuisine pour se préparer un petit déjeuner qui lui servirait sans doute aussi de déjeuner vu qu'il était déjà onze heures et des poussières. Sa mère avait laissé un petit mot sur le bar pour la prévenir qu'il n'y aurait personne avant le soir même et Carla avait soupiré d'aise en imaginant la journée calme qu'elle pourrait vivre.
L'après-midi, elle était sortie se balader. Il ne faisait pas très beau, mais la jeune femme aimait bien se balader sous ses lourds nuages noirs. C'était un joli tableau si on y réfléchissait mieux. Pas beaucoup de couleur, mais joli tout de même. Puis elle était rentrée se couler un bain dans lequel elle n'avait pas pu s'empêcher de fumer un cigarette. Il n'y avait rien de mieux au monde ; un bain et une cigarette.
Faux. Louis était mieux que tous les bains et toutes les cigarettes du monde réunit ensemble. Mais Louis était une exception. Louis était Louis.
Mademoiselle Lowett s'était ensuite posée devant Fight Club et avait fini sa journée en somnolant ainsi devant la télévision. Vers 17h00 sa mère et son frère étaient rentrés et tous les trois avaient commencé à parler de leur journée. Ça rappelait un peu à Carla une enfance lointaine, mais heureuse, où elle et Jeremy racontait ce qu'ils avaient fait à l'école devant une grosse tartine de Nutella. Carla avait alors ris. La vie était simple ; la vie était belle.
Puis à 22h00 son père était rentré, les yeux pleins de rage et de colère. Une mauvaise journée, comme il en passait si souvent... Les cris avaient recommencé et son petit frère avait couru se cacher loin de cette folie en se réfugiant dans sa chambre. Mais pas son aînée. Carla elle était restée, observant son père insulter sa mère, la gorge serrée et les yeux brouillés pas l'effroi. Puis la rage avait pris son envol et sans même comprendre ce qu'il se passait, Carla s'était retrouvée jetée dans la scène.

- Mais tu vas la lâcher, oui ? Ce n'est pas de sa faute si tu as un travail de merde !

Lily s'était tournée vers sa fille, un air d'effroi sur le visage. C'était courageux de la part de son enfant, mais tellement idiot et inutile... Ça n'allait faire qu'envenimer la situation... Et en effet le père de famille s'était tournée vers sa descendance, un regard hautain et sans la moindre trace d'amour.

- De quoi tu te mêles toi ? La fille prodigue qui foire ses études ! Tu n'es bonne à rien ; exactement comme ta pauvre mère ! Tu va foirer ta vie, c'est tout ce que tu vas réussir. Alors maintenant ta gueule !

La gorge de Carla s'était serrée à mesure que les paroles de son père la frappaient de plein fouet. Il avait raison. Le pire c'est qu'il avait raison. Sa vie partait en couille. Pas d'étude, pas de boulot, pas d'argent, presque plus de famille... La jeune femme avait pensé de toutes ses forces à Louis pour éviter de fondre en larme. Louis c'était tout ce qui lui restait. Louis s'était la seule chose qui ne lui faisait pas péter un plombs. Le seul truc qui marchait. Sans lui ; elle était foutue.
La jeune femme avait alors serré les points, relevé le menton, et crié :

- Si c'est comme ça, je me casse !
- ALORS CASSE TOI, SALE PUTE !

« Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. »


Carla déboucha sur le seuil de son immeuble, aspirant une grande goulée de liberté. La première chose qu'elle remarqua, ce fut la pluie. La seconde, qu'elle se retrouvait en jeans, Tshirt et converse dehors, sans le moindre pull et encore moins une veste. La troisième, qu'il faisait froid et qu'elle n'avait pas un centime en poche. La dernière, à son grand soulagement, que son briquet et son paquet de cigarette se trouvait dans la poche de son jeans. Au moins une bonne nouvelle. Au milieu de centaine d'autres bien moins bonnes.
La jeune femme hésita un instant à faire demi tour pour prendre sa veste. Mais ça aurait été tout bonnement ridicule. Complètement. Au comble de l'agacement, elle coinça une cigarette entre ses lèvres et amena son briquet près de la partie incandescente de sa clope. Puis elle se força à se calmer pour réfléchir. Une chose était certaine : elle ne pouvait pas passer la nuit dehors. En outre, la hauteur de ses finances ne lui permettrait pas d'aller bien loin. La jeune femme ne pouvait pas non plus retourner chez ses parents, pas après ce qu'il venait de se passer.
Ne restait plus qu'une solution. Et c'est avec un soupir de résignation que Carla commença à marcher sous la pluie.
La jeune femme détestait demander de l'aide aux autres. C'était avouer une faiblesse qu'elle aurait voulu cacher. C'était s'imposer et reconnaître qu'elle avait échouer. Sauf que cette fois-ci, la jeune femme avait échouer. Elle devait le reconnaître. Et c'est avec cette pensée la en tête, qu'une demoiselle aux cheveux mouillés et totalement frigorifiée, toqua à la porte de Louis Jørgensen. Et lorsque la porte s'ouvrit, un air à la fois désolé et perdu se peignit sur son visage.

- Louis je... est-ce que je... est-ce que je peux dormir ici pour cette nuit ?

L'image de son père s'imposa l'espace d'un instant dans l'esprit de la jeune fille. Une image qu'elle s'obligea à repousser de toutes ses forces. Si elle y pensait trop, elle risquait de commencer à pleurer. Et ça, c'était une chose que Carla détestait. Qu'elle refusait.
Bien trop fière pour s'abaisser à pleurer. Pas à cause d'un imbécile comme son père.


Dernière édition par Carla A. S. Lowett le Mer 10 Oct 2012 - 20:47, édité 1 fois
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Louis M. Jørgensen
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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Mer 22 Fév 2012 - 23:23

A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Regarder la vie tant qu'y'en a...


Sylvester m'a tué. Non je ne suis pas un fantôme, mais quand même ! Il a bien failli me tuer. Nous sommes aller prêt des vielles ruines pour une petite leçon d'exorciste. J'en avais déjà eu, c'est vrai, mais pas contre un vilain vrai méchant poltergeist, et il m'a laissé complètement tout seul devant. C'était un vieillard grincheux qui ne voulait pas accepter sa mort. C'est triste de ne pas accepter qu'on est mort je trouve. Ce n'était pas un sorcier ni un humain doué, du coup, ses pouvoirs il ne les contrôlait pas du tout il ne savait pas trop ce que c'était et ça explosait sous ses sentiments violents. Ca m'a d'ailleurs laissé une très belle entaille sur la joue, encore à vif. Je l'ai nettoyé mais j'ai pas osé faire un tour au Mystery voir Josh Stewart ou encore aller voir le docteur Who. Du coup ça barre pas très joliment ma joue d'un trait rouge foncé. Bah... En tout cas le papi faisait voler des pierres, et si jamais un innocent se baladait dans le coin, ça devenait dangereux pour lui. Et non seulement c'était dangereux, mais ça compromettais le monde de la magie si il s'en sortait vivant !

Donc Sylvester m'y a amener et je n'avais pour seule arme que ma parole. Il était hors de question pour Sylvester de le butter. Il a dit qu'il n'était pas irrécupérable. Il a dit que quand ils sont irrécupérable, en général ils ne parlent pas ils essayent directement de te tuer. Donc du coup j'ai du essayer de lui parler, sans me faire tuer au passage et de le convaincre de se calmer d'accepter sa mort et d'aller voir la lumière. Du coup j'ai couru en parlant sans arrêt. Le vieux il voulait rien entendre (là je parle de Sylvester). Il voulait pas m'aider. Je devais me débrouiller absolument tout seul. Je n'avais aucune envie de tuer le fantôme et donc je n'avais qu'à le raisonner. Ca m'a pris quatre heure au moins. J'en pouvais plus vers la fin. Le pépé a commencer à s'accepter et quand il a dit : il y a une drôle de lueur, je crois que j'ai failli lui sauter dans les bras. Au moins j'avais réussi, j'avais fait un heureux, et j'ai même cru discerner ne serais-ce que l'ombre d'un sourire sur les lèvres de mon maître, que demander de mieux ?

Bref je suis rentré à mon appart complètement lessivé. Il est plus de 21h30. Oui Sylvester ne m'a pas du tout laisser partir juste après il a fallu qu'il m'assomme avec des runes et un petit combats. Ce qui fait que je suis courbaturé et que ce c** m'a également ouvert. Donc en plus d'une belle balafre sur la joue, j'en ai une sur l'épaule. Super... Heureusement que je suis un sorcier et que donc je guéris plutôt vite. Enfin bref, là je viens de rentrer et donc la première chose que j'ai envie de faire, c'est une grande bonne douche ! Je balance mes fringues sales et plein de sang et de transpiration dans la corbeille à linge et je file sous la douche. Je mets l'eau super chaude parce et dés que les gouttes commencent à couler sur ma peau je me détend. Un shampoing à la grenade (oui j'adore la grenade) et un gel douche au melon (quoi ?) plus tard et je me rince. J'ai pris mon temps parce que ça fait bien quinze minutes que je suis sous la douche. Je sèche mes cheveux au sèche-cheveux et les laissent retomber encore légèrement humide. Je passe négligemment une serviette autour de ma taille et je commence à me faire à manger. Menu ? Une super salade composée parce que j'adore les légumes ! Et puis je me ferais bien des œufs au plat. Oui je sais cuisiner et alors ?

Je commence à couper les légumes. C'est assez hard parce que j'ai des courbatures de partout. Si vous saviez ce que j'ai mal ! Ce ne sont pas celles d'aujourd'hui oh ça non. Ce sont celles cumulées de la semaines. Mais la douche m'a fait sacrément du bien parce qu'elle a détendu mes muscles. On toque à la porte. Je fronce les sourcils et regarde l'horloge. 22h17. Qui peux venir me voir à cette heure là ? Je me demande si ce ne serait pas Hayley. Mais elle est avec son mentor à Londres non ? Enfin ce serait bien son genre de débarquer comme ça à l'improviste. Peut être un professeur du Mystery qui a besoin de mon aide mais c'est assez improbable. J'espère en tout cas que ce n'est pas Sylvester. Mais je ne crois pas. A moins qu'il me demande de lui faire à manger parce qu'il a la flemme de cuisiner. Ne rigolez pas c'est déjà arrivé. Je m'essuie rapidement les mains pleine de pelures de carottes et je vais à la porte. De toutes façons qui que ce soit, c'est forcément quelqu'un que je connais non ? Si c'est Hay, elle m'a déjà vu à poils vu qu'on était dans le même dortoir donc une serviette sur les hanches lui fera ni chaud ni froid, si c'est Sylvester, il en a vu d'autre, et si c'est quelqu'un d'autres ? Bah trop tard...

-" Louis je... est-ce que je... est-ce que je peux dormir ici pour cette nuit ?"

Ah raté c'est Carla. J'ouvre grand la porte et la laisse entrer. Avant qu'elle ait pu faire quoi que ce soit j'ai refermé la porte et je l'ai embrassé fougueusement. Elle est belle ma Carla, même les cheveux trempés par la pluie et l'air hagard. Je me demande ce qu'il se passe. Sans doute sa famille. Je sais que ses parents n'arrêtent pas de s'engueuler. Je prend sa veste et la fous sur le meuble séparant la partie chambre de la partie salon. Je l'assois sur le canapé et reviens avec un verre de jus d'orange.

-" Tu peux venir ici autant que tu veux, tu peux rester tant que tu le souhaites. Quesqu'il se passe ?"

Je m'assois à côté d'elle, toujours vêtu d'une simple serviette et l'embrasse encore. Ces derniers jours que nous avons vécu ensemble étaient magnifique. On a pas arrêté de se balader partout en se tenant la main quand Sylvester me donnait du temps libre. On s'est embrassé et on a rigolé. On a vécu comme des adolescents, et le monde nous appartenait pendant ces quelques instants de vie voler à la réalité.

-" J'étais en train de faire à manger tu veux quelque chose ?"

Elle pourrait me dire qu'elle n'a pas faim qu'elle a déjà manger que j'oublierais que j'ai faim. je suis avec elle et ça me suffit pour le moment. Je suis heureux qu'elle soit là, bien que je me doute que ce ne soit pas pour de très joyeuses raison. Je regarde derrière le canapé, par dessus le meuble qui sépare le salon de la chambre. Heureusement que mon lit est très grand. C'est même plus qu'un deux places, c'est un deux places et demi. Je souris à Carla et je l'embrasse encore. Quand elle est là, tout est plus beau.
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Humaine Innocente
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Carla A. S. Lowett
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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Jeu 23 Fév 2012 - 23:20

Si Carla fut surprise de voir Louis avec une simple serviette autour des hanches, elle ne s'en plaignit pas pour autant. La jeune femme dû alors se mordre la lèvre pour ne pas sauter sur lui et le violer là, tout de suite, dans le couloir. Même si la demoiselle blonde avait passé une très mauvaise soirée, elle restait une jeune femme de dix-huit ans avec des hormones et une envie assez fort qui lui tordait l'estomac.
Cependant l'adolescente réussie à retenir son désir le temps d'entrer et que Louis referme la porte. Puis avant qu'elle ait eu le temps de faire ou de dire quoi que ce soit, elle sentit les lèvres du jeune homme embrasser les siennes. Dans un sourire, elle répondit à son baiser, puis se laissa entraîner jusqu'au canapé. Ce qu'elle aimait chez Louis, c'était son énergie et la facilité déconcertante avec laquelle il arrivait à entraîner les gens dans la danse de sa vie. Et avant d'avoir pu aligné deux mots, elle se retrouva assise sur le canapé, un verre de jus d'orange dans la main et Louis à côté d'elle.
Ohlalalala, il était vraiment trop sexy habillé comme ça. Ou justement, non habillé. Ce n'était pas la première fois que Carla voyait le jeune homme à torse nu, mais la dernière fois ils devait avoir dix-sept ans, il était avec Katia et loin d'avoir autant de muscle. Mais où diable avait-il décoté ces tablette de chocolat ?

-" Tu peux venir ici autant que tu veux, tu peux rester tant que tu le souhaites. Quesqu'il se passe ?"

La jolie blonde rejeta la question d'un haussement d'épaule, mais accepta le baiser qui l'accompagnait. Elle passa une de ses mains autour de la nuque du jeune homme pendant que son autre main allait effleurer son torse nu. Puis elle recula la tête de quelques centimètres, le regard baissé et un peu perdu. Elle savait qu'elle allait bien devoir répondre un jour ou l'autre à la question qu'il lui avait posé. Mais ça, ça lui demandait déjà plus de courage ; la jeune femme n'était pas du genre à étaler sa vie devant les gens, même devant ses amis. Si elle faisait le compte, elle pouvait sûrement compter sur les doigts d'une main les gens à qui elle avait parler de l'écroulement du mariage de ses parents.
Louis en faisait partit. Evidemment.

« - J’ai pas envie de faire d’erreurs.
- Faut pas appartenir à l’espèce humaine alors, deviens canard. »

Elle avait 17 ans et sa vie partait dans tous les sens. Katia lui avait volé Louis, sa mère ne faisait plus que pleurer quand à son père... C'était son père le problème. C'était toujours son père le problème.
Mais elle, elle l'aimait. C'était un temps où l'adolescente offrait encore à son géniteur un amour inconditionnel. Un temps où elle avait beau voir le gros salaud qu'il était, il restait tout de même son héros à elle. Jusqu'à ce jour de printemps où il avait été trop loin. Beaucoup trop loin.
Une engueulade, comme toujours. Carla était bien trop insolente pour ne pas provoquer son père quand il lui en offrait l'occasion. Peut-être que c'était elle qui avait un peu abusé. Elle n'avait pas mâché ses mots, elle n'avait pas retenu sa colère, balançant tout ce qu'elle avait dans son coeur. Et soudain, la main de son père était partie, la gifle sans être abusivement forte rougissait déjà la joue de la jeune fille qui regardait son père, choquée.
Mr et Mrs Lowett n'avaient jamais frappé leurs enfants. Jamais. Ils étaient contre la violence des gestes. Pas une seule fessée ou une seule gifle n'avait traversé l'éducation qu'ils avaient offert à leurs enfants. La violence verbal, oui. L'indifférence, certes. Mais pas de coups, pas de baffes. Le père de Carla avait beaucoup de défaut, mais pas celui de taper ses enfants.
Sauf cette fois...
L'homme avait alors compris qu'il était allé trop loin et il avait détourné le regard, bien trop fier pour s'excuser. Sa fille, lui jetant un dernier regard avait tourné les talons et commencé à courir, le plus loin, le plus vite possible. Ne pas penser, ne pas réfléchir. Ni à ce qui s'était passé, ni où elle allait, ni pourquoi. C'était le foutoir dans la vie de l'adolescente et elle ne se sentait pas prête à l'assumer. Elle avait juste envie de se vider la tête. Entièrement.
Au bout de sa course, elle avait débouché sur la plage. Elle s'était alors assise dans le sable, face à la mer, regardant les vagues ronfler paresseusement sur l'horizon azure. L'immense masse d'eau contrastait bien avec le regard sec de la jeune femme. Elle ne pleurait pas. Jamais. Bien trop fière pour ça. Un peu comme son père. Un peu trop d'ailleurs...
Carla était restée là toute l'après-midi. Et alors que le soleil piquait du nez et que les nuages se teintaient de rose et d'orange, une silhouette bien connu vint s'asseoir à côté d'elle, la prenant dans ses bras, sans jugement, sans question. Louis... Qui d'autre ? Comment il avait su qu'elle avait besoin de lui, comment il l'avait trouvée... Ça l'adolescente ne l'avait jamais su. Mais il était présent et ça, c'était une véritable preuve d'amitié.
Puis alors que la Lune avait remplacé le soleil dans le ciel, la jeune fille s'était mise à raconter. Son père, sa mère, leur bagarre quasiment quotidienne. La baffe aussi, sa peur, sa tristesse. Absolument toute sa vie. Puis Louis l'avait raccompagné jusqu'à chez elle, présent jusqu'au bout.

« - Voudrais-tu rester à dîner ?
- Voudrais-tu rester pour toujours ? »


Carla releva les yeux, croisant le regard de Louis. Elle tenta de sourire, presque timidement, sachant bien que le jeune homme n'y croirait pas une seule seconde. Mais la demoiselle n'était pas sûre d'avoir envie de parler. Pas maintenant, pas tout de suite, pas encore. Peut-être plus tard.

- J'ai pas vraiment envie d'en parler...

Ce n'était pas qu'elle ne faisait pas confiance à Louis, mais c'était plutôt à elle-même qu'elle ne se faisait pas confiance. La jeune femme avait peur de craquer d'un coup et ça, elle ne pouvait pas l'accepter. Toujours ce même problème de fierté. Et cette incapacité à se laisser aller devant les gens.

-" J'étais en train de faire à manger tu veux quelque chose ?"

Un sourire gourmand décora les lèvres de la jeune femme. Là, tout de suite, elle avait bien une idée de ce à quoi elle avait envie de goûter, même si elle se doutait bien que quand Louis lui avait demandé si elle voulait "quelque chose", il ne parlait pas de l'idée qu'elle avait en tête. L'espace d'un instant elle eu envie de répondre "Toi", mais les lèvres du jeune homme sur les siennes l'en empêchèrent. Elle répondit à son baiser avant de saisir le bras de Louis et de l'attirer vers la cuisine. Elle remarqua les légumes sur le plan se travail et sourit ; le jeune homme se débrouillait plutôt bien en cuisine et Carla avait toujours bien aimé manger ce qu'il préparait.

- Tu veux que j'épluche les légumes ?

La jeune femme quant à elle n'était pas particulièrement douée pour la cuisine, mais éplucher les légumes devait faire partir de ses capacités. Et puis au moins si elle s'occupait, elle penserait peut-être un peu moins au fait qu'elle se trouvait actuellement dans un studio avec un jeune homme à moitié nu et un lit à quelques pas.
Ou pas en fait. Louis était vraiment trop beau.
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Louis M. Jørgensen
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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Ven 29 Juin 2012 - 22:39

Tomber est permis, se relever ordonné.


Je haussais les épaules avec un sourire. Si elle ne voulait pas en parler, je n'allais pas la forcer. Elle sait pertinemment que si elle a besoin de se confier à quelqu'un je suis là, pour elle, tout le temps. Qu'il pleuve, qu'il gèle, que Sylvester m'entraîne ou non, que je sois au bord de la mort, à l'agonie, peu importe. Je serais là pour l'écouter. J'acquiesçai silencieusement à sa question. Ce n'est qu'une petite salade mais c'est frais et agréable de manger ce genre de choses. En général c'est en été et c'est plutôt apprécié par les femmes. Il faut croire alors que je suis un garçon étrange. Mais rassurez-vous je ne dis certainement pas non à un bon steak bien saignant. Par contre autre bizarrerie chez moi, si l'on veut, n'aime pas trop les patates. Disons que je suis plus pâtes ou riz. Surtout riz ! c'est la base de mon alimentation. Non non, je ne suis pas en train de parler de ce que j'aime manger.E t au pire vous plaignez pas vous trouvez ça intéressant j'en suis absolument certain.

-" Tu veux des œufs au plat avec ? Moi j'en prend deux !"

Je commence à faire cuire le tout. Les légumes s'épluchent rapidement et je fait une petite sauce vinaigrette avec. J'apporte le tout sur la table, sors deux assiettes et met le couvert. Je pose les œufs dans chaque assiettes et la laisse se servir de salade. Du coup y'a plein de truc dedans ! Vive les légumes. Je mange comme si j'avais faim dis donc ! Bon c'est quand même pas un grand repas, mais les choses simples sont parfois très très bonnes. Je souris à Carla entre deux bouchées. Oui je suis affamé. J'engloutis tout et je me resserre de salade. Je commence même à me demander si je ne devrais pas me faire cuire un troisième œuf. Mais ce ne serait peut être pas très raisonnable. Et puis, plus vite je finis de manger, plus vite je pourrais embrasser Carla. Je vole au frigo (figure de style, je vole pas vraiment, quoique je pourrais...). J'attrape un yaourt et l'engloutis à la suite. Le diner terminé j'attrape la belle et l'envoie sur le canapé. Je l'embrasse fougueusement.

-" Tu veux faire quoi ? Tu veux qu'on regarde un film ?"

Je lui souris et l'embrasse à nouveau. Elle est belle ma Carla. Je décale doucement ses cheveux de sa joue et je l'embrasse à nouveau. Ais-je oublié de préciser que je suis toujours à moitié à poil ? Oui ? Maintenant, c'est fait ! Et puis sachez également que je n'ai pas l'intention de changer. Je me sens très bien comme ça. Je la prend tout contre moi et caresse doucement son bras. Je suis content qu'elle soit là, même si c'est pas pour une bonne raison vu qu'elle a dû partir de chez elle. M'en fou, je suis égoïste, je préfère qu'elle soit là. Et puis je suis pas contre qu'elle reste ! Non, plus sérieusement je préfèrerais qu'il n'y ait pas d'embrouilles chez elle. Mais avouez que ce serait classe quand même, qu'elle habite à la maison. Quoiqu'elle ne comprendrait pas trop pourquoi Sylvester m'accapare tant. Je lui ai dit que c'était mon mentor mais en restant vague sur ce qu'il m'apprend. Je lui ais dit qu'il avait été acteur et surtout cascadeur, le métier que j'aimerais faire en dehors d'exorciste. Et puis si elle tombe sur un truc qui vole dans la pièce, ce serait pas cool. On devra lui effacer la mémoire et ça je veux pas.

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Carla A. S. Lowett
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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Dim 15 Juil 2012 - 14:37

Tout en épluchant carottes, concombres et autres légumes, Carla ne pouvait s'empêcher de jeter des regards à Louis. Il y a quelques années encore, lorsqu'elle pouvait encore se targuer d'être un tout petit peu innocente, elle évitait ce genre de regard. À présent, ça lui était impossible. Elle avait 18 ans ! Elle était majeure, vaccinée et plus vierge depuis longtemps, certaines idées avaient bien le droit de lui venir en tête... non ?
Bien sûr, durant son exploration oculaire, Carla aperçu aussi les blessures sur l'épaule et la joue du jeune homme. Cela n'avait pas échappé à son regard lorsqu'elle était arrivée, mais maintenant qu'elle les avait bien regardés, elle se demandait comment c'était arrivé là et si Louis n'aurait pas mieux fait d'aller voir le Dr. Who. Mais comme elle avait très égoïstement envie qu'ils restent juste tout les deux dans l'instant présent, elle tut cette idée et continua à éplucher.
Ils mangèrent rapidement, Carla mangeant tout de même moins que Louis. Elle failli s'étouffer de rire en le regardant la manière dont il gobait son yahourt ; on aurait dit qu'il n'avait plus manger depuis des mois ! C'était bien son Louis ça. Le Louis qu'elle aimait. Une fois qu'ils eurent fini de manger, il l'attrapa et l'amena au canapé tout en l'embrassant. Carla pouvait sentir l'odeur de son gel douche, effleurer la douceur de sa peau et sentir tous les muscles du jeune homme au moindre de ses mouvements. Il était toujours aussi peu habillé et la demoiselle prenait de plus en plus conscience à quel point ils jouaient à un jeu dangereux. Combien de temps résisterait-elle ? Sans doute pas longtemps...

-" Tu veux faire quoi ? Tu veux qu'on regarde un film ?"

Elle lui sourit gentiment. Non, elle n'avait pas envie de ça, elle avait envie de tout autre chose. En même temps, comment ne pas en avoir envie alors que seul une serviette la séparait de cela ? Il ne fallait pas prendre Carla pour une nonne, car c'était l'opposé total de ce qu'elle était véritablement. Alors oui elle avait envie de Louis. Encore plus que toutes les autres fois où elle avait eu envie de quelqu'un. Parce que cette fois, il y avait quelque chose de plus. Cette fois, elle était amoureuse.
Doucement elle l'embrassa, puis sa main alla caresser sa joue, suivant avec délicatesse la blessure écarlate. Elle alla poser un baiser sur cette blessure avant d'aller faire pareil avec celle sur son épaule, puis elle lui demanda :

- Qu'est-ce que tu as fait ?

C'était une manière comme une autre d'essayer de ne plus penser à Louis, tout nu, tout contre elle. Sauf que ça ne marchait pas du tout en fait. Ça ne faisait que repousser le moment où, ne pouvant plus se retenir, elle sauterait sur lui, lui arracherait sa serviette et mettrait en action les nombreuses idées qui lui traversaient l'esprit. Bon, d'un autre côté c'était aussi sa faute. Il n'avait qu'à pas être aussi beau. Aussi bien foutu. Et aussi peu habillé.

- Tu sais ce que j'ai vraiment envie de faire ?

Le sourire qui décorait ses lèvres avait changé jusqu'à devenir une petite moue coquine qui voulait tout dire. Louis ne pouvait pas ne pas comprendre... Mais peut-être allait-elle trop vite. Il était vrai qu'au fond elle n'était pas vraiment habitué à ça, à une relation stable. Mais d'un autre côté, ça faisait presque deux mois qu'ils étaient ensemble. Et des années qu'elle l'aimait. Ils étaient grand à présent, ils pouvaient bien faire ce genre de chose... Et combien de fois avait-elle rêvé du corps de Louis contre le sien... ?

« Le seul moment où je n'ai pas froid c'est quand je pense à toi... »

C'était souvent le même rêve qui revenait. Louis était là, beau comme un Dieu avec un costume noir et une chemise blanche. Alors Carla s'approchait, vêtue de la robe la plus somptueuse au monde, ce genre de robe qui serait capable de rendre belle n'importe qui tant sa coupe était parfaite. L'étoffe mettait parfaitement en valeur les courbes de la jeune femme sur lesquels coulait le regard du beau blond. Il lui tendait une coupe de champagne, puis les deux amoureux se tournaient vers la mer, là où le soleil apparaissait. Et dans la lumière orange de l'aube, il se penchait vers elle pour lui murmurer...

- Je t'aime.

La scène changeait alors du tout au tout. Tout tournoyait, bondissait, rougissait. Tout changeait avec une vitesse frôlant celle de la lumière. Puis le blanc semblait naître de nul part, comme s’il était à la base de tout. Le noir est l’absence de couleur et le blanc est l’ensemble des couleurs. Et le blanc dominait, surgissait, foudroyait l’obscurité. Il enveloppait de sa douceur brutale la nuit comme un oxymore qui voulaitt tout dévorer, tout dérober. Il vivait, palpitait, passant de mort à vivant et de vivant à immortel. Il était plus que vivant puisqu’il était la vie dans son ensemble. La vie et la mort. Le blanc aveuglait tout.
Puis, au milieu du blanc comme une évidence en couleur naissait l’homme. Naissait Louis. Il avançait, entièrement nu, sans le moindre tissu pour cacher son corps. Sa silhouette volait au blanc toute sa beauté comme si tout le bonheur du monde était concentré en un seul point. Il était là, brillant de sa perfection comme elle en avait toujours rêvé.
Alors Carla avançait, nue elle aussi. Ses cheveux à peine tressés tel une couronne, une auréole autour de son visage. Ils éblouissaient le monde de leur passion, ils éclaboussaient la Terre entière de leur amour. Il était l’homme, elle était la femme, comme Adam et Eve régnant sur le Paradis avant même qu’une pomme ne détruise tout. Ils étaient opposés et pourtant se complétaient parfaitement, comme si chaques parties de leur corps, chaques détails de leur peau étaient faits pour s’emboîter avec l’autre. Leurs mains se liaient, leurs bouches se cherchaient et leurs corps se serraient pour ne devenir plus qu’un seul chaos fracassant qui faisait tout éclater. Le blanc, le noir, le reste, plus rien n’avait de couleur, tout ne devenait plus que mélange explosif, cherchant à imiter la perfection créée par les deux jeunes gens sans jamais parvenir à l’effleurer. Il était le roi, elle était la reine. Et là, ils faisaient l’amour.

[i]
« It is not because you a-are, I love you, because I do… »


Quelque part, elle avait un peu peur que Louis la rejette. Ça briserait sans doute quelque chose en elle s’il ne la désirait pas. Elle pouvait comprendre les gens qui voulaient prendre leur temps pour être sûrs de leurs sentiments, mais la jeune femme était tellement certaine des siens qu’elle se sentait prête à tout. Et si le beau blond refusait, ne serait-ce pas un peu une preuve qu’il ne l’aimait pas autant qu’elle elle l’aimait ? Et ça, ça ferait mal. Elle était prête à se donner entièrement à lui, mais s’il ne l’acceptait pas, ça la blesserait… C’était là tout le problème avec Carla. Son père l’avait tant traînée dans la boue, elle avait tellement massacré sa vie qu’à présent la demoiselle avait de la peine à offrir sa confiance à quiconque. Et lorsqu’elle le faisait, elle attendait quelque chose en retour. Sinon tout risquait de s’écrouler…
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Louis M. Jørgensen
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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Mer 5 Sep 2012 - 15:17

On n'avait pas idée de quel pays elle venait,
La reine...


Carla observe gentiment mes blessures. J'ai envie de gonfler les muscles comme un guerrier, lui dire que j'ai lutter sans répit contre des centaines et des centaines de monstres nous séparant, que j'ai parcouru des milliers de monde... J'ai envie de lui dire que je suis un héros, que je suis son héros. J'ai envie de me vanter, non pas pour paraître plus que je ne suis, mais comme ça elle se sentira protégée des malheurs du monde. Je suis capable de tout, et je veux juste qu'elle le sâche. Mais je peux pas lui dire comme ça. On ne dit pas ça comme ça. Il faudra que je trouve une façon de faire, que ça passe bien. Je la regarde dans les yeux, ses jolis yeux. Je ne sais pas quoi lui dire mais je n'ai pas besoin d'ouvrir la bouche pour le faire. Le silence n'a pas de gêne parmis les amoureux. Il existe, intemporelle, furtif et éphémère. Un silence de plus. Brisé par de doux mots.

-" Qu'est-ce que tu as fait ?"

Je souris et je m'imagine lui dire que je suis un sorcier c'est à dire un être magique et que contrairement à elle je peux faire un tas de truc pas du tout commun. Je m'imagine lui décrire la scène du combat, les cris de Sylvester et comment au final tout cela n'a été qu'un entraînement. Je n'ai pas le droit de raconter cela. Alors je me tais. Dommage. Je l'aurais raconté à Luka, ou à Hayley. Je leur aurait tout dit, les moindres détails, leur aurait fait comprendre à quel point j'ai été brave. Je suis peut être un fanfaron, mais mon boulot je le fait bien alors chut !

-" Pas glorieux, je m'entraînais avec Sylvester aux chutes. J'ai mal chuté, voilà tout. Demain j'aurais peut être des gros bleus avec, là ils n'ont pas eu le temps de se dévoiler."

Je souris. J'ai l'impression d'être un agent secret. J'aime bien ça. Mais je ne suis pas James Bond 007. Je l'aime bien, mais il a trop de coeur pour les femmes et il se fait avoir à chaque fois. Alors il est obligé de les laisser derrière lui. Je veux pas laisser Carla. Je l'aime trop pour ça. Mais justement, dans les histoires comme ça, c'est parce que les héros aiment trop qu'ils abandonnent leurs aimées. Les pauvres, elles trouvent cela injuste et je les comprend bien, mais je crois que ce n'est rien à côté du héros, trop tragique. Les hommes choisissent rarement l'amour contre l'honneur. Mon histoire l'a prouvé. Une tragédie, une de plus. Un être obligé de tuer celle qu'il aime pour faire sonner la justice des siens, qui n'est pas celle de son coeur. Je plains Björn d'avoir dû tuer ma mère et d'avoir vécu longtemps après. Elle avait le beau rôle finalement. Celle qui s'en va. Mais elle ne l'aimait même pas. Alors il a vraiment tout perdu.

-" Tu sais ce que j'ai vraiment envie de faire ?"

La moue de Carla est sans appel. Même une personne chaste aurait compris. Je sentis une révolution naître en moi. Je n'avais jamais eu l'idée de la brusquer. Je savais qu'elle n'était pas vierge mais je m'étais dis que c'était à elle de décider. Alors moi je me suis tu, j'ai préféré ne rien dire et voilà le moment venu. Elle n'a fait qu'une petite allusion mais ça fait combien de temps...? Combien de temps s'est-on cherché ? Avec mon imagination folâtre je n'ai pas toujours rêvé de la belle avec des vêtements. Je la saisis et la porte dans mes bras jusqu'au lit. Ici je la jette en rigolant. Et allant pour lui faire un baiser je lui chuchote dans l'oreille doucement :

-" Je crois oui..."

J'attrape ses lèvres et l'embrasse furieusement. C'est l'accomplissement de notre amour. Mes mains s'aventurent doucement sur ses courbes et j'enlève son haut. OUF ! J'ai l'impression de m'être pris un coup dans les yeux, un coup magnifique. J'ai une déesse devant moi. Il ne peut en être autrement. J'enlève une couche de vêtement superflue et ma blonde se retrouve en sous-vêtements.

-" Nous sommes à égalité maintenant !"

Et ouais ! Moi toujours à moitié à poils, je suis plus le seul maintenant. Je l'embrasse doucement. Les braises de mes yeux brûlent les siens. Son regard tout à l'heure promettait une folle nuit. Une nuit magique. Notre nuit.

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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Mer 10 Oct 2012 - 20:46

-" Pas glorieux, je m'entraînais avec Sylvester aux chutes. J'ai mal chuté, voilà tout. Demain j'aurais peut être des gros bleus avec, là ils n'ont pas eu le temps de se dévoiler."

Carla trouvait que le futur métier de Louis était dangereux. Elle n'aimait pas voir ces blessures là étalée sur le corps de celui qu'elle aimait. Elle avait peur pour lui, peur qu'il tombe, qu'il brise ses ailes d'oiseau, que ses plumes volent en éclat. Elle avait peur qu'un jour la perfection de ce corps gonflé par les muscles et la force ne soit rien d'autre que de la chair éclatée maculée de sang. Peur qu'il disparaisse, avalé par les abîmes inconnu de cette mort si sauvage qui nous arrache ceux qu'on aime sans rien nous donner en échange.
Pourtant elle ne lui disait rien et ne lui avait jamais rien dit. Ce métier était un rêve pour lui depuis tant d'années... Et elle, ça l'impressionnait. Parce qu'elle n'avait jamais eu de rêve comme ça, jamais eu la motivation nécessaire pour affronter la vie de cette façon, de lancer ses espoirs en espérant s'envoler avec eux. Son père l'avait toujours traitée comme une déjections et les déjections ça ne vole pas. Ça reste cloué au sol. Ça ne rêve pas non plus.
Alors oui, elle était admirative devant son ambition, devant ce sourire prêt à affronter toutes les épreuves. Il était fort son Louis, il était beau son Louis. Mais quelques fois elle avait juste envie de le serrer contre elle, vraiment très fort et de lui murmurer à l'oreille toutes ses angoisses. "Ne tombe pas Louis, ne meurs pas. J'ai encore besoin de toi parce que tu es mon rêve à moi". Mais elle n'osait pas la Carla. Parce que ce n'était pas son style de dire aux gens ce qu'elle ressentait. À la place elle préférait enfouir ses peurs et ses doutes tout au fond de son coeur et tenter d'oublier.
Mais on oublie jamais un coeur qui bat trop fort quand on flippe de voir les gens qu'on aime tomber. Comme cette fois aux ruines avec Louis où elle l'avait regarder escalader une ruine. Elle avait eu peur, vraiment peur ce jour là. Elle ne voulait pas d'un cadavre, elle voulait Louis.

« Savez-vous ce que ressent un oiseau lorsqu'un chasseur lui tire dessus, lorsque son corps percé de mille blessures ne lui répond plus, lorsque ses plumes arrachées par les plombs tournoient dans le ciel autour de lui, lorsque ses ailes pendent, inutiles ?
Il souffre.
Il souffre et il tombe. »

C'était l'été de ses 16 ans et, accompagnée de Louis et de lui seul, ils couraient jusqu'à ce fameux endroit abandonné par le temps. Quand elle était enfant, l'adolescente y allait souvent pour jouer à cache-cache, mais à présent elle était bien trop grande pour ce genre de jeu. Ils vont aux ruines pour traîner, comme traînent les adolescents de leur âge.
Une cigarette entre les lèvres, Carla alla se percher sur un petit muret. Un peu plus loin, Louis essayait de faire le malin en escaladant la plus haute ruine du site. Un sourire un peu inquiet échancrait les lèvres de la demoiselle ; elle avait une peur bleue qu'il tombe.

- Redescends Louis, tu n'es pas un oiseau !

Le jeune homme carra les épaules, faisant semblant de maîtriser la situation. Mais en se retournant, il remarqua l'air étrange que lui lançait son amie et décida de revenir sur la terre ferme, là où elle ne risquait plus de s'inquiéter pour lui.

- J'allais pas tomber Carla, je suis bien trop fort pour cela !

L'adolescente le regarda droit dans les yeux, se demandant si c'était le moment de tout lui déballer. Ses sentiments, ce qu'elle voulait, combien elle l'aimait. Et de lui faire promettre aussi de ne pas tomber. Car elle ne voulait pas qu'il tombe. La seule chute à laquelle il avait le droit, c'était de tomber amoureux de Carla.
Mais la jeune fille ne trouva pas le courage et se contenta de quelques mots dans un haussement d'épaule.

- Je m'en fiche que tu tombes, c'est ta vie.

Menteuse.

« - Qu’est-ce que tu fais ?
- Je filme cet oiseau mort.
- Pourquoi ?
- Parce que c’est beau. »


Mais cette fois c'était différent. Certes, elle n'avait pas envie de briser ce moment, pas envie qu'il pense qu'elle ne croyait pas en ses rêves. Ce qui était faux, vraiment faux. Elle donnerait tout pour qu'il réussisse, mais elle donnerait encore plus pour qu'il reste en vie. Et ça, elle devait le lui dire. Parce qu'elle l'aimait depuis trop longtemps pour ne pas lui demander ça.

- Fais attention Louis, j'ai envie de te garder en un seul morceau moi...

Te garder. Pour toujours, vraiment toujours. Dans sa tête, c'était comme une évidence, Louis était le bon. En fait, il l'avait toujours été. Celui qu'elle aimait, qu'elle vénérait presque depuis longtemps. L'homme de sa vie. Oui, c'était un peu niais dit comme ça, mais il lui était difficile de mettre des mots sur ses sentiments. La vérité c'était que c'était inexplicable. Louis était une évidence, son évidence. Et elle voulait la garder.

Puis le jeune homme la saisit dans ses bras et la porta jusqu'au lit. Dans ses bras, Carla avait l'impression d'être une princesse. En fait, depuis qu'ils étaient réellement ensemble, elle avait tout le temps d'être une princesse. Elle se sentait aimée, en parfaite harmonie avec lui. Et ça faisait tellement du bien de se sentir aimé à sa juste valeur, de voir des gens vous considérer comme autre chose qu'une simple merde sur un trottoir. Ça la rendait vivant, ça la rendait heureuse, ça la faisait sourire. Arrivés au lit, Louis jeta la jolie blonde sur le matelas elle se surpris à éclater d'un rire léger et gamin, comme s'ils étaient encore des enfants. Mais que ferait-elle sans lui ?

-" Je crois oui..."

Le coeur de Carla se mis à trembler d'excitation. Ça y était, c'était le grand moment, leur grand moment. Ça faisait longtemps qu'elle en rêvait, leur deux corps enlacés dans un parfait mouvement. Bien sûr, elle appréhendait un peu ce moment tant elle l'avait rêvé, mais quelque part elle savait que ça ne pouvait que bien se passer. C'était écrit. Que ce moment où ils allaient se découvrir intimement l'un l'autre, que ses caresses si précieuses et délicates, que tout ça allait leur ouvrir un monde de bonheur et de possibilités. Louis savait des millions de choses sur elle et elle savait des millions de choses sur Louis. Leurs histoires, leurs amis, leurs adolescences... Mais bientôt ils allaient connaître quelque chose d'autre, ils allaient passer à une autre étape de leur relation. C'était l'occasion de se montrer entièrement à l'autre, de ne plus se cacher, de s'aimer.
Et c'est avec ce sentiment d'excitation que Carla répondit au beau blond. Puis elle laissa Louis la déshabiller, ne laissant que ses sous-vêtement. Elle le laissa découvrir son corps et ses formes sans la moindre gêne. Ce n'était pas le premier homme qui la voyait toute nue, certes, mais avec lui c'était tellement différent. Avec les autres, avec tous les autres, c'était presque du masochisme. Elle leur donnait son corps à défaut de leur donner ses sentiments. Elle baisait pour se sentir vivre, pour s'éloigner de ses parents, pour se sentir grande. Mais pas cette fois.
Non cette fois, c'était par amour. Alors forcément, c'était différent, ce n'était pas comme toutes ces autres fois. C'était la première fois. La première fois qu'il y avait des sentiments derrière.

-" Nous sommes à égalité maintenant !"

Elle lui sourit, caressa sa joue du dos de sa main, puis ils s'embrassèrent à nouveau. Un baiser doux, mais impatient. Un baiser qui en voulait plus et qui allait en avoir plus. Qui allumait un véritable brasier dans son ventre. C'était tellement puissant comme sentiment, tellement grisant. Mieux que la cigarette, mieux que la drogue, que ses parents ne se battant pas, que le Nutella sur les brioches, que le saut depuis la falaise, que de réussir ses examens, que de prendre un bain en fumant, que le parfum de la vanille, que le jus d'orange frais pressé, que l'alcool, que de courir dans les champs pied nu, que de danser jusqu'au bout de la nuit. C'était une boule de neige en pleine canicule, une oasis dans le désert, un feu d'artifice dans un ciel noir, un café dans le matin, un souffle chez un mort... C'était ce dont elle avait besoin, ce vers quoi elle tendait définitivement. C'était la vie. C'était l'amour. C'était...

- Je t'aime.

Sa main se glissa vers les hanches du jeune homme, décrochant enfin cette serviette qui lui criait de l'arracher depuis qu'elle était arrivée. Et ce qu'elle vit fit monter son envie encore plus que possible. Fit exploser son cerveau. Il fallait s'y attendre après tout, Louis avait toujours été bien foutu, alors forcément que ce n'allait pas être son entre-jambe qui contredirait son physique de beau gosse. De sex appeal. Oh putain, elle avait tellement envie de...
Elle releva les yeux pour fixer Louis alors qu'elle sentait ses joues chauffer légèrement. Puis, gentiment, mais fermement, elle poussa le jeune homme afin qu'il se retrouve en dessous d'elle et qu'elle puisse dominer la situation. Elle aimait bien ça Carla ; dominer. Sa vie, ses décisions, son futur, ses sentiments...
C'était foutu pour ses sentiments. Elle ne dominait plus du tout cet espèce de tourbillon qui était en train de l'emporter. Mais ça, la belle et rebelle s'en fichait totalement. Elle avait l'impression de découvrir le bonheur.
Sa bouche se posa dans le cou de Louis et y resta un instant le temps d'y laisser un suçon. Le temps d'y laisser sa marque. Voilà, il était à lui à présent. Personne ne pourrait le lui voler, personne n'en avait le droit. Puis sa bouche alla doucement mordiller le lobe de l'oreille du jeune homme alors que sa main descendait vers sa virilité, caressant le sexe du jeune homme qu'elle sentait durcir sous elle...

Oh quelle nuit, mais quelle nuit !
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Louis M. Jørgensen
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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Dim 14 Oct 2018 - 21:52

Et toi et moi, on danse, on danse, on danse...



C'est une étrange fébrilité qui prend le corps avant l'acte. J'ai l'impression que mes mouvements sont tremblants d'un désir infini. Et la femme qui est devant moi semble répondre à toutes les sollicitations. Ce n'est plus vraiment la petite fille que j'ai connu. C'est la petite fille que j'ai connue, que j'ai aimé, la femme qui éclot sous mes doigts. Je voudrai lui dire à quel point cette naissance me touche et fait vibrer chaque fibre de mon corps. Je vois qu'elle se donne, s'abandonne. Elle me donne. Et sa voix qui forment ces quelques mots que nous nous sommes déjà dit. Je me stoppe un moment, mon regard veut tout dire. Il n'y a pas vraiment de larmes , mais ils sont humides de joie. Je ne réponds pas, je sais qu'elle sait. Ou ma réponse est un baiser plus fougueux, plus aventureux. Ses mains sur mes hanches font naître un capharnaüm d'émotions dans mon bas ventre. Ma serviette tombe et je me retrouve nu devant elle, ma virilité exposée par son désir.

Elle me pousse gentiment, basculant les codes. Je sentis en moi comme une appréhension quelconque qui n'avait pas vraiment lieu d'être. Je suis d'une fierté sans bornes, sans peurs, habituellement. Mais il est des choses que les hommes craignent et moi peut être plus encore. Je refuse de perdre et de perdre quiconque que j'aime, de perdre Carla. Je veux que ce moment intime que nous allons vivre, cette osmose que nous créons, cette découverte après laquelle nous courrons soit un souvenir qui n'aura nul pareil, des couleurs nouvelles que ne pourra ternir l'histoire. Je veux être à sa hauteur et ne pas faire mal, comme si je pouvais briser cette femme forte par une maladresse. Je sais que ce n'est pas sa première fois pourtant. Mais... Mais c'est la mienne en fait. On pourrait croire le contraire. J'ai souvent fanfaronné. J'ai souvent affirmé le contraire. Mais si je sais parfaitement ce qu'il faut faire, comment le faire et l'instinct qui me porte actuellement est plus fort que n'importe quoi. Il dévasterait des montagnes. J'ai peur de faire les choses de travers. Enfin ce n'est pas totalement vrai. J'ai déjà eu un rapport avec une fille, ça ne s'est pas bien terminé, ça n'avait pas bien commencé. Disons que Carla est la première fille avec qui j'ai réellement envie de coucher, grimper au rideau et pour qui j'ai peur. Le reste n'avait pas de réalité. Et avec d'autres filles, bien que l'on puisse parler d'expériences sexuelles, jamais de sexe de long en large et en travers. Disons que les préliminaires s'arrêtaient. Je ne voulais pas aller plus loin. Et puis avec cette fille avec qui je suis sortis, Katia, avec qui ça avait mal commencé et ça ne s'est pas terminé... J'ai eu envie de vomir en plein milieu.

Vous trouvez ça ridicule ? Je ne sais pas. Je ne suis pas de ces hommes qui peuvent prendre le corps d'une femme pour un terrain de jeu, faire une partie de plaisir. J'ai besoin d'un feu qui m'anime, d'une passion qui me donne des ailes. J'ai été physiquement malade en couchant avec une fille, on n'a pas pu finir, on s'est quitté un mois plus tard. Elle essayait toujours. Mais la nausée revenait dés qu'elle me touchait. Mais quand Carla me touche, c'est une légèreté qui me prend. Je lui souri quand elle se positionne sur moi et je sais que je suis prêt. Je sais aussi que je peux la laisser me guider. Et je l'encourage en me frottant à elle, lascivement. Plus rien d'autre n'a d'existence, plus rien d'autre n'a d'importance. Je sens une chaleur en moi qui n'a jamais été aussi intense. Je sens que j'atteints un seuil quant à la frustration. Le sexe, s'il y a une chose que je sais, c'est que c'est la frustration. Avant, c'était celle de ne pas avoir la bonne femme dans les bras, au bord des lèvres. Maintenant, c'est celle de l'attente. Mais nous jouons encore un peu et...

- Carla...

C'est un soupir qui m'a échappé à moitié, une supplication discrète. Et si elle reste sur moi, je décide de prendre les devant. J'agrippe ses hanches. Et BAM ma BITE est dans son VAGIN. Hum, Louis, un peu de politesse. Mais le sexe c'est une vulgarité acceptée. Aucun malaise ne vient m'effleurer. Je n'ai qu'un émerveillement sans bornes, une félicité qui m'était encore inconnue. Et nous commençons à danser une danse d'un autre genre. Je nous sens sauvage. Elle, la guerrière qui me chevauche. J'ai envie de rire, mais je suis trop concentrer à la regarder, à onduler en elle. Ma main droite remonte doucement son dos, revient sur son sein et je me redresse jusqu'à m'asseoir. J'attrape sa nuque, l'embrasse. Je la soulève doucement. La plaque brutalement contre le mur en face. Je suis debout et je la tiens. Avec une brutalité langoureuse, je continue l'acte avec passion, en jouant avec le rythme, sans descendre en puissance...

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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Lun 15 Oct 2018 - 13:19

Avec ses doigts, Carla effleura les lèvres, le torse, le sexe. La bite, le gland, les couilles ; n’ayons pas peur des mots. Les mots importaient peu de toute façon, tout se passait dans les sensations, les frissons qui parcouraient l’échines, qui tremblaient dans ses entrailles. Tout se jouait dans l’impatience, le parfait timing. Carla jouait, pour ne pas se précipiter, alors que tout son corps tendait à la pénétration, que ce soit son cœur, sa tête ou la cyprine qu’elle sentait glisser entre ses cuisses ; n’ayons pas peur des mots.
C’était magique. C’était magique de se retrouver là au-dessus de l’être aimé et de voir que les sentiments qui bouillonnaient entre eux s’illustraient également sur le corps. Peau contre peau, âme contre âme, le reste du monde n’avait plus aucune importance à présent. Seul comptait les mains un peu calleuses de Louis, le sourire qui dansait sur ses lèvres, son sexe dressé contre lequel elle venait frotter son propre sexe, pour provoquer, désirer...

- Carla...

Un soupir qui déchira la nuit avant que les mains de Louis attrapent les hanches de Carla pour la pousser, enfin, sur son sexe, la pénétrant de toute sa longueur, la perçant de tout son désir. Incapable de résister, la jeune femme ferma les yeux pour ressentir pleinement le sexe de Louis qui entrait en elle, délicatement mais fermement.

Elle se rappelait de ses autres coucheries ; la pénétration équivalait toujours pour sa perception à une déchirure. Déchirure du vagin, de l’âme, du cœur. Avec la pénétration, venait souvent une douleur sourde qui déchirait les tripes et qui lui faisait serrer les dents. Elle restait forte face à cet homme, cet autre, qu’elle ne désirait pas vraiment et qui ne servait à rien d’autre qu’à combler un vide, un vide qu’elle avait toujours ressenti et que le sexe, au lieu d’aider, semblait encore plus agrandir. Mais Carla s’accrochait, aux cous de ces hommes, de ces femmes aussi parfois. Elle s’accrochait, parce qu’elle espérait enfin pouvoir trouver celui qui lui ferait tout oublier ; sa famille, les bleus sur son corps, son amour inavoué.
Elle n’avait pas trouvé jusqu’à aujourd’hui. Comment aurait-elle pu ? Louis était le seul et l’unique, il l’avait toujours été. Depuis ce premier jour dans la cours de récréation où leur regard s’étaient croisés, jusqu’à aujourd’hui encore. Une jeunesse passée à l’attendre.
La pénétration avec Louis n’était pas la déchirure ; c’était la plénitude. Et lui seul était capable de lui faire ressentir un tel sentiment.

« De temps en temps, il faut savoir se montrer courageux et sauter du haut de la falaise. »

La jeune femme tremblait au bord de la falaise. Les autres avaient déjà sauté depuis longtemps, ils le faisaient depuis toujours, mais les vagues qui défiguraient la mer plusieurs mètres en aval la retenait. Elle regardait l’eau frapper violemment les rochers, et s’y accrocher un instant avant de couler contre eux, comme un sang monstrueusement puissant. De là-haut, elle voyait les têtes de Luka, Ange et Hayley, qui s’amusaient à s’éclabousser, sans sembler se rendre compte de la violence de la mer.
Était-elle la seule à la voir ?
Elle ne pouvait pas ne pas sauter. Elle ne pouvait pas rester là-haut seule comme une conne alors que tous ses amis s’amusaient en contre-bas et n’attendaient plus qu’elle. Déjà que, souvent, elle ressentait la distance entre eux. Elle était la seule qui avaient encore ses parents, les autres, tous les autres vivaient et grandissaient à l’orphelinat, ensemble. Et l’adolescente avaient l’impression que cet différence créait entre eux une frontière invisible, comme un secret, une balafre au milieu de leur amitié. Alors elle ne pouvait pas rester encore une fois derrière, seule.

Soudain, alors que ses pieds nus s’accrochaient encore à la roche, elle sentit une main saisir la sienne. Surprise, elle se retourna pour rencontrer le grand sourire de Louis. C’était ses doigts chaud qui avaient saisis les siens, comme si le jeune l’observait depuis un moment et avait compris sa peur, son hésitation. Comme un ange gardien qui arrive pile au bon moment.

- Tu n’es pas chez Katia ?

Elle fronça les sourcils. Elle se rappelait les conversations à voix basse entre Ange et Louis, excluant étrangement les filles de leurs messes basses, très nombreuses ces dernières semaines. Elle revoyait encore Luka qui proposait de monter à la falaise, Louis qui déclinait sans raison apparente, le sourire complice d’Ange puis son ami - son amoureux secret - s’éclipser main dans la main avec sa copine. Le calcul n’était pas très compliqué à faire et une déception mêlée de rage avait teinté les yeux de la jeune innocente.
Mais voilà qu’à présent il était là. Sa main chaude accroché à la sienne, son sourire planté dans ses yeux. Il était avec elle et sans Katia, sans ce poison qui ruinait un peu l’amitié de leur petit groupe. Sans cette fille, un peu trop jolie, un peu trop gentille, un peu trop bête dont Carla était éperdument jalouse.

La main de Louis serra celle de Carla un peu plus fort et, dans un même mouvement, les deux adolescents se précipitèrent dans le vide, deux anges aux ailes blessées qui tombaient inévitablement vers la chute. Deux être accrochés l’un à l’autre pour se sentir un peu plus forts, un peu plus vivants, un peu plus pleins.
Elle ne sut jamais ce qui s’était exactement passé entre Louis et Katia.

« Quand on apprend à nager dans le petit bain, on a beaucoup de mal à sauter dans le grand. »


Les ondulations des hanches du jeune homme contre celles de Carla réchauffaient les corps. Elle rejeta sa tête en arrière, ses cheveux ruisselants le long de son dos, alors que Louis se redressait puis attrapait sa nuque, l’attirant vers lui et leurs lèvres qui s’embrassèrent, qui s’embrasèrent.
Puis, doucement, il la souleva, fit quelques pas maladroits pour appréhender cette nouvelle pesanteur sur son corps et plaqua le dos de la jeune femme contre un mur, avec une violence maîtrisée, une brutalité feinte. Les jambes de Carla entourèrent la taille de son amant pour retrouver la stabilité et ses pieds se tendirent pour s’accrocher l’un à l’autre alors que leur corps continuaient à se mouvoir en parfaite harmonie.
La main de l’humaine monta contre la joue du jeune homme, caressant, s’accrochant à l’épiderme alors que le reste de son corps hurlait au supplice, le supplice de ne pas se laisser aller trop vite, de contenir le plaisir encore un peu, pour le laisser monter jusqu’à l’explosion. Et puis, malgré tout, restait la gêne. La gêne de tout lâcher, de se dévoiler à Louis dans la faiblesse énorme qu’était le moment de l’orgasme, le lâcher prise de son corps, de ses muscles.
Mais c’était Louis, c’était l’amour de sa vie, celui qui l’avait déjà vue le corps martelé des coups de son père, la cuite bien dure dans le cerveau et du vomi dans les cheveux. Louis pouvait en voir plus et puis, putain, qu’est-ce que c’était un bon coup !
Alors, laissant le contrôle aux oubliettes, Carla se laissa aller, le dos de son crâne allant heurter le mur contre elle alors qu’un gémissement parcourait sa gorge et qu’elle sentait les parois de son vagin se contracter autour du pénis de Louis. Une étincelle parcourut son échine alors que ses muscles oubliaient de la porter et qu’elle ne tenait, désormais, plus que grâce à la force de Louis qui la maintenait contre la paroi. Transcendée, sombrant dans son plaisir, elle ne sentit même pas la cyprine couler le long de ses cuisses, preuve du puissant organe qui venait de défier ses entrailles.

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Dernière édition par Carla A. S. Lowett le Jeu 18 Oct 2018 - 2:09, édité 1 fois
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Louis M. Jørgensen
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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Mar 16 Oct 2018 - 14:25

La chaleur de l'étreinte, d'une volupté infinie, se perd dans l'explosion qui touche le paroxysme et précipite la fin.


Je n'ai plus conscience du temps qui passe, seulement de cette union profonde que je suis en train d'opérer avec Carla, de ce frottement jouissif (mais pas encore) et de l'acharnement que nous y mettons. Il n'y a pas de mots qui sortent. Peut être parce que c'est la première fois et que nous nous découvrons. Ou peut être pas. Mais il n'y a pas de besoin auxquels ils répondraient. Ils peuvent être ou ne pas être car telle est la question, sans que cela soulève justement des questions. Je n'ai pas besoin de mots. Quand je regarde Carla, droit dans les yeux, je comprends. Quand je l'embrasse, que nos lèvres se cherchent, nos dents s'entrechoquent, nos langues se titillent, je comprends. Quand je laisse échapper un cris rauque et qu'elle gémis légèrement, je comprends. La communication est toute entière à nos corps et non pas à l'intellect. Et quand sa main touche ma joue, c'est comme un courant électrique qui traverse l'air. Je me perds avec encore plus de fougue et de passion dans un mouvement plus sec et plus loin, complètement plaqué contre ma belle humaine.

Il se passe alors quelque chose que je n'aurai pu imaginer. Carla explose, jouit avant moi. Je la regarde une demi-seconde, comme étonné et la trouve belle, magnifique dans cet instant. Et ce regard, la contraction de son sexe sur le mien, me provoque la délivrance. Dans un dernier assaut contre le mur, je reste un instant, la tenant, ahanant. Le plaisir est sans bornes et loin de ce que je pouvais avoir seul. Je n'ai jamais eu plus, je ne pensais jamais avoir plus. Je croyais avec cette croyance d'ignorance qu'on ne peut pas, que c'est franchement déjà pas mal, comme une bonne partie de rigolade. Mais cela n'a rien à voir. Et je l'attrape dans mes bras, nous décolle du mur et nous effondre sur le lit, en la gardant prêt de moi, elle dans le creux de mon corps, ma tête sur son épaules, mes bras entourant les siens et mes mains sur sa poitrine. Je respire ses cheveux et une douce odeur m'envahit. Ils sont encore légèrement humide de la pluie qui tombait et sûrement tombe encore. Je rigole légèrement et la serre un peu plus contre moi. Dans un baiser prêt de l'oreille, je chuchote :

- Tu es une déesse Carla. Pas une femme.

Et le mot femme me laisse comme un malaise en un dixième de seconde. Je cherche et cherche et cherche à savoir ce qui provoque tout cela et le sentiment grandit, grandit, grandit. Je me redresse brutalement, comme horrifié de quelque chose que je pressens. Je sais qu'il n'y a que quelques secondes qui me séparent de la réalité. Je me mords la lèvre et je regarde mon sexe. D'une voix blanche, je murmure, étranglé :

- On n'a pas mis de capote.


Je connais la théorie, les bébés et tout, mais dans la pratique, le feu de l'action, on oublie. Et je ne parle pas des maladies sexuellement transmissibles. Je sais que je suis clean moi et je fais confiance à Carla, mais... Et je veux pas qu'elle tombe enceinte. Pas pour moi, car si elle décide de le garder, je serai là, mais pour elle. On n'en n'a pas parlé, nous sommes jeunes, très jeunes, trop jeunes... Luka, pendant sa période 'je veux être une sage-femme magique' m'a bassiné avec un nombre d'informations incroyable. Mais je ne peux appliquer le peu que j'en ai retenu, car il s'agit de runes par exemple, et ça, je ne peut l'expliquer à Carla. Je sais que j'ai brisé le moment, mais je suis entier, je ne pourrai, même juste pour en profiter, me taire...

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Carla A. S. Lowett
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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Jeu 18 Oct 2018 - 3:36

Poupée de chiffon, le corps de Carla se laissa aller contre celui de son amant qui, à son tour, explosa également dans l’orgasme, vibrant contre sa peau, sexe contre sexe. Vivre ensemble, mourir ensemble - l’orgasme les vida de leurs forces. Les deux jeunes gens, sonnés dans leur fougue, presque étonné de ce plaisir qui a déferlé, surpris de pouvoir ressentir quelque chose d’aussi vivifiant, d’aussi puissant, restaient accrochés l’un à l’autre, encore hébétés par cet ébat et par le feu dans leurs entrailles. La chaleur dévora le bas ventre de la jeune femme alors qu’elle reprenait lentement ses esprits, relevant la tête pour rencontrer le regard de Louis, sa main caressant la joue du jeune homme avec une fatigue qu’elle se surprenait à avoir.
Puis il les décolla du mur pour s’effondrer sur le lit, blottis l’un contre l’autre et elle se laissa bercer contre sa peau nue, sentant le souffle de Louis lui caresser la nuque et la puissance de ses bras autour de ses bras, ne formant plus qu’un être, exalté, fatigué, fasciné.

- Tu es une déesse Carla. Pas une femme.

Sa voix lécha son oreille alors que la jeune femme souriait au compliment qui lui était offert. Elle avait envie de se laisser aller contre le corps nu de son amoureux et de fermer les yeux pour s’endormir contre le seul aspect de sa vie qui semblait encore fonctionner. Mais, soudainement, la chaleur de Louis recula alors que le jeune homme se redressait et qu’elle se retournait, fronçant les sourcils devant la surprise. Et la tête - qui restait malgré tout bien trop sexy pour être humaine - du blond tourna au blanc alors qu’il lâchait :

- On n’a pas mis de capote.

Carla bascula sur le dos dans un soupir. Effectivement, c’était irraisonnable et plutôt idiot. Elle avait pourtant bien suivi les cours d’éducation sexuelle dispensés à l’école et savait l’importance de se protéger à l’aide d’un préservatif - masculin ou féminin - que ce soit pour se préserver d’une éventuelle grossesse, mais également des infections sexuellement transmissibles.
Le comportement des deux jeunes gens n’étais donc pas forcément des plus responsables, mais Carla relativisa immédiatement les choses ; elle avait de toute manière un autre moyen de contraception.

- Je suis une déesse, je ne peux pas tomber enceinte. Et puis, surtout, j’ai un stérilet...

Il restait cependant encore les IST. La jeune femme savait, pour avoir dû faire un test récemment pour sa gynécologue lors du changement dudit stérilet, qu’elle était saine de ce côté-là. Mais qu’en était-il du côté de son amant ? Louis et elle n’avait jamais discuté de leurs précédentes relations. Ce n’était sans doute pas Katia, du haut de sa très probable virginité qui aurait risqué d’infecté le jeune, mais qu’en était-il de toutes les autres ? Ces femmes, sans doute bien plus que Carla, qui avaient glissés dans les draps de l’apollon, tombant sous le charme de sa beauté, de son sourire, de son naturel. Au fond, elle ne savait rien de ce passé là ; combien de femmes - et peut-être même d’hommes - avait-il fréquenté ? Avec qui avait-il fait l’amour, qui d’autre qu’elle avait-il porté contre un mur avant de mourir dans un orgasme commun ? Combien d’autres, combien d’autres...

« Tous les jours on couche avec des femmes qu’on aime pas, et l’on ne couche pas avec des femmes qu’on aime. »

C’était une soirée dans les runes comme beaucoup d’autres. Une bande d’adolescents avec une bouteille de téquila voler à la Khayman’s Lullaby - ils n’avaient pas le choix, jamais Lestat n’aurait accepté de vendre de l’alcool à des adolescents, mais en échange Carla laissait toujours un généreux pourboire quand elle allait y faire les courses - et quelques cigarettes qui brillaient dans la nuit.
Le liquide brûlant avait coulé fort dans les gorges et la bouteille désormais vide reposait sur un muret à côté de Hayley, Luka et Carla, pendant que les garçons faisait les andouilles à tenter de grimper n’importe où.

- C’était bien ? demanda Hayley en coulant un regard vers son amie.

Carla aspira sur sa cigarette avant de laisser la fumée monter dans la nuit. Puis elle haussa les épaules, peu convaincue par la bombe qu’elle venait elle-même de lâcher à ses deux meilleures amies, quelques minutes auparavant.

- Ça va, répondit-elle alors. Pas ouf. Il avait une petite bite, j’ai pas senti grand-chose. À vrai dire, c’était assez décevant... On en fait tout un film, mais... c’est un peu naze.

Saoulée par la relation de Louis avec Katia - apparemment il ne s’intéresserait jamais à elle et Carla avait considéré qu’elle était définitivement friendzonée -, l’adolescente s’était rabattue sur un élève de leur lycée, de deux ans plus âgé. Il se vantait devant ses copains d’avoir « un max d’expérience » et la jeune femme avait voulu s’en rendre compte par elle-même et se débarrasser de cette virginité qu’elle considérait comme un fardeau. Elle avait donc commencé à traîner avec eux et avait fini par atteindre - relativement facilement, il fallait bien le lui accorder - le graal.
Graal qui s’était révélé bien plus que décevant.

- Tu vas le dire aux garçons ?

Cette fois, la question venait de Luka. Le regard de Carla glissa sur les trois benêts qui tentait de monter sur un mur qui ne semblait pas posséder de prise et s’attarda un instant sur Louis qui avait retiré son t-shirt - l’idiot ! en plein mois d’octobre ! - et faisait jouer sa musculature. Est-ce qu’elle allait le leur dire ? Se vanter que, lui pouvait bien avoir Katia, elle s’en fichait et parvenait à se débrouiller seule. Qu’il pouvait coucher avec qui il voulait, mais que, désormais, elle aussi était sexuellement active.
Est-ce que ça le blesserait ?
Est-ce que ça le blesserait assez ? Autant que elle quand elle le voyait se balader main dans la main avec l’autre pouf ?

- Non. Ça doit rester entre nous.

« Le sexe a besoin de mensonges et de secrets pour survivre au reste. »


Repoussant la question obsédante du nombre d’amantes de Louis, qu’elle estimait de toute façon trop intrusive - et puis de quoi se mêlait-elle, elle était bien loin d’être blanche - la jeune femme tira sur ses abdominaux pour se mettre en position assise et se reconcentrer sur la question des maladies :

- J’ai fait un test récemment et je n’ai rien... et toi ?

Carla n’attendait aucune justification et lui ferait entièrement confiance, quoi qu’il répondre. Elle avait juste besoin de savoir si lui aussi avait fait un test récemment et qu’ils ne découvriraient pas une saloperie au fond de leur culotte.

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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Jeu 18 Oct 2018 - 9:22

Aller viens, je t'emmène au vent...


Je suis perdu dans un océan de doutes. Je voudrais être certain que tout ira bien. La raison en est simple, lumineuse, je voudrais pouvoir le promettre à Carla, en la regardant dans les yeux, ces beaux yeux qui me perdent plus encore que l'océan. Et la goutte de sa voix me rassure tout de suite. J'entends à peine les mots qu'elle prononce, c'est le ton de ses paroles qui agit sur moi comme un baume léger et chaud. Je la regarde sérieusement. Oh belle Carla, pourquoi me fais-tu perdre la tête ? J'ai comme une impression de fièvre, une chaleur trop douce et propice aux hallucinations. Je pourrais laisser le monde tel qu'il est, même avec tous ses malheurs, par pur égoïsme, pour qu'elle soit toujours là, à mes côtés. Et toujours dans son plus bel apparat, sa nudité blanche et sensuelle, c'est un délice autant qu'une torture. Elle me rappelle combien de temps j'ai pu rêver d'elle sans penser un instant réaliser ce rêve. J'aurai pu mourir vingt fois entre temps et ne jamais connaître cette volupté. Pourquoi a-t-on attendu ? Je maudirais aisément ce qui nous a tant retenu l'un et l'autre, et avec un plaisir féroce. On ne peut nous retenir éternellement.

Sa deuxième réponse relance d'un coup le frétillement de contentement dans mes entrailles. Non pas que j'ai réellement douté d'elle, mais quand je lui dirai, jamais elle ne pourra douter de moi. Je prends sa tête entre mes mains et l'embrasse langoureusement. Je ne sais même pas réellement pourquoi j'avais fait ces tests. Je me doutais que j'étais clean, même après notre essai raté avec Katia. Mais quand je suis parti en Norvège, pour voir Allen, mais surtout pour rencontrer Björn Kristiansen, l'homme qui a tué ma mère, il y avait comme un désir en moi de venir aussi neutre et blanc qu'un nouveau né, et il fallait m'en assurer. Et depuis ? Rien. Non pas un néant froid et vide. Mais des femmes que je n'ai pas réussi à toucher. Des belles qui me tournaient autour sans que j'accède à leur intimité, ou du moins pas plus loin qu'un simple baiser. Rare étaient les vêtements qui tombaient et jamais cela n'allait réellement au delà. Je voudrai dire que c'était par respect pour un amour sans bornes. Cela pourrait, mais cela se jouait à un niveau inconscient. C'était avant tout cette nausée puissante qui revenait. A croire que mon corps refusait de 'juste baiser'.

- Non !

Je rigole doucement et ce son sonne comme des milliers de clochettes qui explosent. Je voudrais lui dire à quel point cela a été, mais la peur me prend. J'ai l'impression d'être ridicule. Et pourtant, un jour, je me souviens, de Luka qui a explosé en me foutant une baffe monumentale. " Tu ne te rends compte de rien mon pauvre, tu ne vois pas que ça la blesse ? Et puis Katia, tu l'aimes pas, je le sais, je le sens, tu peux pas me mentir, moi je sais qui tu aimes." Le fait que Luka soit empathe n'avait pas tant que cela à voir là-dedans, c'était d'abord et avant tout une amie qui le voyait dans mes yeux, dans mes gestes. Mais c'était vrai, je ne peux rien cacher à Luka. Jamais. Alors je me dis, que le ridicule, face à la réalité, n'a pas de poids.

- Tu sais Carla, de toutes façons, j'ai jamais pu conclure avec quelqu'un d'autre.

Je détourne un peu gêné, la tête, histoire de me réfugier une dernière fois derrière un rempart que je brise consciencieusement entre elle et moi. Il n'a pas de sens, ce mur, qui me cache.

- J'ai essayé. J'ai cru que j'allais vomir.

C'est un peu dégueu non ? Alors pour compenser, je lui sors tout de suite ces mots :

- C'est parce que y'a toujours eu que toi.

Je ne sais pas si c'est une caractéristique des êtres magiques, car je connais beaucoup de mes amis danss ce cas là. Non pas de l'envie de vomir, mais de cet espèce de lien que l'on créé avec une unique personne et qui va jusqu'à la mort. Le fait est que c'est peut être plus une question d'éducation je pense. Une question d'une vieille dame qui nous a parlé de l'amour, et que nous sommes des chevaliers, et elles des princesses, mais que souvent le chevalier, c'est lui qui perd quoiqu'il arrive, même si la belle se fait emporter.

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MessageSujet: Re: (NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]   Dim 25 Nov 2018 - 23:12

Le baiser de Louis sur ses lèvres aurait pu lui suffire comme réponse. Les langues se rencontrèrent avec force, s’entrechoquèrent férocement dans leur bouche mêlée. Le délice de l’amour fondit sur les lèvres de la blonde alors qu’elle fermait les yeux pour mieux aspirer le moment. Les papillons se froissaient les ailes dans les entrailles de Carla alors qu’elle aurait aimé vivre ce moment pour toujours. Mais le baiser, inévitablement, prit fin pour que son amant puisse lui réponde avec des mots :

- Non !

Carla sourit sur le rire de Louis, sa main fine allant parcourir la joue de celui qu’elle aimait, caressant la balafre qui déjà se changeait en cicatrice.

- Tu sais Carla, de toutes façons, j’ai jamais pu conclure avec quelqu’un d’autre.

La main retomba sur le matelas alors que lui détournait la tête. La jeune humaine, surprise, fronça les sourcils ; elle ne comprenait pas. Que voulait-il dire par là ? Il n’avait jamais...

- J’ai essayé. J’ai cru que j’allais vomir.

Mais alors, est-ce que ça voulait dire que Katia et lui... Un espoir fou naquît dans le ventre de Carla, aussitôt bouffé par une boule de regret. S’il n’avait jamais rien fait, ça voulait dire quoi d’elle ? Pourquoi avait-elle connu tous ces corps d’hommes - et même de femmes parfois -, pourquoi se laisser couler dans la luxure dans le seul but de faire du mal à Louis alors que lui n’avait jamais rien fait. La culpabilité tomba sur ses épaules comme un poids douloureux.

- C’est parce que y’a toujours eu que toi.

Les mots se plantèrent loin dans le cœur de Carla.

« L'une des plus grandes douleurs est d'aimer une personne que tu ne peux pas avoir. »

Cigarette au bord des lèvres, Carla était allongée dans les draps d’un lit qui ne lui appartenait pas. Elle tira sur sa clope alors que les doigts d’un homme sillonnait sur les courbes de son corps, remontant le long de sa hanche, de son ventre, de ses seins.

- T’avais l’air ailleurs pendant l’amour, remarqua-t-il.

« Pas l’amour, corrigea Carla dans sa tête, la baise ». Elle fixa son regard sur le plafond au-dessus d’eux, suivant des yeux les rides de la peinture à travers le temps. Recrachant la fumée de ses poumons, elle prit tout son temps pour répondre, afin de ne pas froisser sans non plus donner de faux espoirs.

- Je pensais à quelqu’un d’autre.
- Ah.

Le jeune ébène à ses côtés se tut, jaloux d’une relation qu’il ne pouvait pas comprendre, qu’il ne pouvait même pas imaginer. Une relation qui n’existait que dans les rêves les plus fous de cette jolie blonde croisée sur les bancs de la fac et dont il était irrémédiablement entre train de tomber amoureux. Il avait cru, lorsqu’elle l’avait embrassé à une soirée, qu’elle avait chut dans ses filets, mais il avait rapidement déchanté. Si Carla lui offrait son corps, son cœur lui restait enfermée au fond de sa poitrine. Il n’ignorait pas qu’elle couchait avec d’autres - elle avait toujours été honnête à ce sujet - mais l’idée d’une relation libre ne lui posait pas de problème. Si seulement il y avait eu une relation tout court. Mais non, Carla était seule et ne donnait à voir son cœur à personne.
Et ça le rendait fou.

- Je le connais ? demanda-t-il.

Il s’en voulut immédiatement pour ses propos qui sonnait comme les mots d’un homme jaloux, ce qu’il était, mais ne voulait pas reconnaître devant la belle. Si elle se rendait compte de ses sentiments, il prenait le risque de perdre la maigre attention qu’elle lui portait de temps en temps dans sa chambre d’étudiant.

- Moi-même je ne suis pas sûre de le connaître.

Il fronça les sourcils ; il ne comprenait pas.

« Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons. »


Déstabilisée, Carla se releva, vacilla un instant et se précipita sur les toilettes pour fuir toute réponse ou toute réaction.

- Faut que j’aille faire pipi.

Les mots, maladroits se bousculaient dans sa bouche alors que courrait presque à la salle de bain dans une démarche de canard sentant déjà un liquide lourd couler entre ses cuisses. Enfin cachée par l’intimité d’une porte, elle s’avachit sur les toilettes, scotchée par la révélation de son amant. Quelques instants plus tard, elle se releva et fit face à son reflet dans le miroir qu’il lui criait la honte et les regrets.
Lui n’avait eu qu’elle alors que de son côté... Et tout ça parce qu’elle avait cru que lui, de son côté...
Elle le connaissait si mal.
La jeune humaine passa un peu d’eau sur son visage, jeta un œil au reflet blafard, haussa les épaules puis s’enroula dans une serviette avant de ressortir. Là, l’air alourdit par les regrets et la culpabilité, elle s’approcha du lit, sans réellement oser s’asseoir et murmura pour s’en assurer :

- Alors toi et Katia n’avez jamais rien fait ?

Elle se mordit l’intérieur de la joue jusqu’à ce qu’un goût métallique remonte sur sa langue.

- Putain je suis trop conne.

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(NC -16 !) Life is just a joke. A fucking joke. [Pv Louis]

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