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 Préambule [PV Jonathan]

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MessageSujet: Préambule [PV Jonathan]   Sam 25 Fév 2012 - 4:12

23h49. J-2 avant la rentrée.

Mal de crâne insupportable. Insupportable ça, c'est peu d'le dire. Mais les mauvaises habitudes ne s'effacent pas facilement. Pour moi, boire, c'est un peu comme respirer. C'est naturel. Naturel, vous dis-je ! Le problème, c'est que j'ai jamais supporté de me bourrer la gueule toute seule. Là, c'est spécial, je suis ailleurs. Oui, allongée sur le parquet de ce bar miteux, j'vous l'accorde. Mais le plus important : dans un pays que je ne connais pas, dans une ville que je connais pas, dans le bar sus-cité que je connais pas et entourée de gars que je connais pas. La solitude, je la fuis. Je l'ai toujours fui de toutes mes forces. Et comme je le peux. Le problème, c'est que ça te rattrape un jour où l'autre et ça, moi, j'y croyais pas. Maupassant disait qu'on était toujours seuls, quoi qu'on fasse. Et je commence à le croire, ce con là. C'est vrai. Moi ? Pas concernée : j'avais Viola, j'avais Billy, j'avais des potes, j'avais des points de repères, des points de lumière et de raison. Mais là... piouf ! Plus rien. Une touriste. Une putain de touriste dans un monde inconnu. Dans un monde magique de surcroît. Et il n'y a aucune subtilité là d'dans. Ni aucun sous-entendu.

C'est là que tu comprends que les seules choses qui ne pourront jamais changer quoi que tu fasses, ce sont tes souvenirs. Le deal, c'est que les souvenirs, chez moi, sont assez douloureux. Une sorte de farandole indésirable de coups de poignard dans le cœur à chaque fois qu'ils se répandent dans ma tête, comme un poison dans l'corps. C'est drôle comme les seules choses dont je me souvienne ont cet aspect négatif qui me laboure les entrailles. Infiniment. Inlassablement. J'm'arracherais bien les veines rien que pour me rendre insensible, vous savez ? Mais chui humaine. Enfin sorcière. Ou un truc dans l'genre... Oooh ! J'me rends bien compte que ma vie est un conte de fées par rapport à d'autres, hein. J'ai juste tellement l'habitude de me plaindre de ce que j'ai que je passe ma vie à me lamenter. Alors, tu m'prends avec c'que j'ai et pis c'est tout.

Moi, l'inconnu, ça me fait peur. Ça me prend aux tripes. C'est très désagréable. Je le montre pas. Je n'en n'ai ni l'envie, ni la force. C'est vrai : c'est plus facile de se glisser sous les traits immobiles d'un masque d'argile et de faire comme si tout allait bien alors que les larmes débordent de tes mirettes. Mais on s'en fout, non ? Personne ne le voit, tu t'escrimes à le cacher. Je suis une pro dans ce domaine. Moi, j'ai toujours tout contrôlé : de mes sourires jusqu'à la moindre de mes mimiques. Le faux, ça m'connait. Plutôt bien, d'ailleurs.

Quoi ? J'ai pas le droit d'ruminer c'qu'a été ma vie ? Bande d'insensibles ! Bah ouais ! Bourrée jusqu'aux os. Laissez-moi dégueuler en paix. C'est la dernière cuite, aujourd'hui. Enfin, ce soir. Après, j'essaye de devenir quelqu'un de bien, quelqu'un qui a un but louable dans la vie. Ouais. J'me suis jurée de rester clean dès que je rentre à Mystery. Plus de boisson, plus de mauvaises influences. Rien. Alors je profite de ma dernière soirée en temps que femme liiiiiibre !

Ouais bon... pour le moment, j'me contente de rester là, allongée sur le sol de ce bar miteux, ma Tequila à la main. Je détache pas mon regard du plafond : s'il pouvait juste s’abattre sur moi, j’en serais heureuse. Bah ouais ! Peut-être qu’à force de le fixer intensément, il finira par céder à ma demande et m’écrasera aimablement, ce plafond. Gentiment.

C’est peine perdue, je sais, merci : pas besoin d'me le signifier en levant les yeux au ciel. Bourrée, mais pas folle, hein...

Vous savez c'est quoi, mon problème ? C'est que j'ai l'stress facile, moi. Je flippe grave. C'est pour ça en fait, que je suis venue ici. Pas pour ruminer sur des détails de ma vie ou me raconter dans ma tête des trucs qui n'ont ni queue ni tête. Non. C'est parce que je suis bientôt prof. À nouveau. Encore une fois. Et je l'aurais dans l'nez si c'est encore un échec. C'est ma vocation, vous saisissez ? Voilà 7 mois que j'ai plus d'boulot. 7 mois et 12 jours, exactement et encore, j'vous passe les heures et les secondes. En plus, y'a plus d'Viola. Piouf ! Plus là. Je suis toute seule et je m'monte le bourrichon pour rien. Je sais que je suis pas un mauvais prof sinon, on m'aurait pas engagée. Mais je sais pas... c'est une étape importante et je tremble rien qu'à l'idée de me louper. Pire ! Je me dégrise toute seule rien qu'd'y penser ! Alors que j'en suis à mon troisième verre, pour vous dire !

Je me relève d'un bond, tangue un peu sur mes pieds, secoue la tête pour reprendre mes esprits, regarde le serveur qui semble exaspéré de mon comportement et éloigne ma Tequila le plus loin possible. Remy Sullivan doit montrer l'exemple. Ou un truc dans l'genre.

    « Une verveine, siouplait !
    - Z'êtes sérieuse, mam'selle ?
    - Regarde ma tronche, fais abstraction des cernes, des cheveux en bataille, de la mauvaise haleine et de la bave au coin de ma bouche : d'après toi, j'ai l'air de plaisanter ? Franchement, j'ai l'air de plaisanter !?
    - Euh... non ?
    - Et bah alors ! D'où tu poses la question !? Une verveine, et qu'ça saute !
     »

Remy Sullivan doit reprendre le contrôle de sa vie. Au diable Viola, la famille, les erreurs, la boisson ! Tout recommencer. L’Écosse est un nouveau départ. Oui ! Remy Sullivan doit regarder toujours tout droit ! Vers l'horizon ! Vers son futur ! Son avenir !
Et elle doit enfin cesser de s'prendre pour Alain Delon.

***

7h14. Jour-J.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je déteste les gens en retard. Ça me ramène à certaines choses du passé (rattachées à une certaine personne que je ne citerais pas) que je préfère oublier. Et puis, ça fait aussi partie des choses qui m'énervent, mais qui m'énervent ! Vous pouvez pas imaginer : non mais regardez-moi, j'ai l'air d'une véritable gourde qui attend cette putain de voiture censée l'emmener à Mystery avec un grand sourire de niaise sur le visage ! J'ai la moitié d'une fesse qui repose à peine sur un des bancs crasseux de la place de Little Angleton et j'ai pour charmante compagne une vieille folle de Foufnie-les-Berdouilles, dents jaunes et haleine létale, qui prend toute la place et qui m'entretient des prévisions météo à 5 jours et de ce qu'on a plus de saisons. Mais ma pauvre dame, si tu savais comme je m'en tamponne la demie-lune de ton babillage !

Tient ! Un texto ! Oh ! C'est le mec qui était à côté de moi dans l'avion qui m'envoie un mail fripon à en faire rougir Brigitte Lahaie. J'lui ai donné mon numéro sans arrière idée, hein, enfin... pour les jours de disette. Pas trop mal, physiquement, mais disons qu'avec ses abdominus, c'est plutôt la famine. C'est dommage, une si bonne viande...

Enfin bref, j'allais lui répondre avec des « hin hin hin » intérieurs quand une voiture fait une manœuvre merdique et me balance (enfin nous, la vieille et moi) un gros nuage de poussière dans la gueule. J'me retiens de l'énucléer (si je l'avais fait, il aurait sans doute eu envie de se reconvertir à la vente de chouchous sur la plage de Goa) tandis qu'il me demande si je suis bien Remy Sullivan, la nouvelle prof à Mystery. Je lui réponds que oui, tandis que la vieille rombière se sauve en trottinant à l'entente de ce nom. Je lève un sourcil, intriguée, avant de me diriger vers mes deux grosses valises bien lourdes avec l'entrain de Marguerite qu'on mène à l'abattoir. Je me débats pendant bien 5 minutes, sous le regard de l'autre abruti de chauffeur qui ne daigne pas lever le petit doigt, histoire de... je sais pas moi... de m'aider, par exemple !! Une espèce de semi-débile sort ensuite de ce qui lui sert de commerce et me demande, l'air condescendant, si je vais m'en sortir. Je lui demande s'il aurait osé une pareille question face à un gros moustachu. En réponse, il ricane une blague éculée sur les femmes avant de se racler la gorge façon Vespa tuberculeuse et de cracher un glaviot de la taille d'un placenta. Peut-être pour me souhaiter la bienvenue, qui sait ?

Mes valises enfin dans le coffre, je monte à l'arrière de la voiture et claque la porte d'exaspération. La suite du voyage se passe dans le silence bien que le chauffeur semble trouver un intérêt certain à mon décolleté. J'y fais abstraction et regarde mon agenda qui me rappelle qu'une personne du nom de Jonathan Taylor, prof de... de Magie Générale, de Vovinam Viêt Võ Dao et de Runes Anciennes (rien que ça ? Et bah dis donc ! C'est pas des rigolos à Mystery !) doit m'accueillir et me faire visiter l'orphelinat.
Ah... J'espère que je serais à la hauteur...

Enfin, tout ça pour dire qu'après une quinzaine de minutes, le chauffeur me lance enfin ce que je rêvais d'entendre :

    « Nous y sommes ma p'tite dame.
    - Vous pouvez m'aider à sortir mes valises du coffre ? Nan parce que j'aurais du mal toute seule, hein, et comme vous avez pas bougé votre cul du siège tout à l'heure, je me permets de demander.
     »


Il baisse les yeux, gêné, avant d'ouvrir sa portière sans un mot et de sortir mes bagages du coffre en deux temps trois mouvements. Parfois, c'est utile d'avoir un homme sous la main. Mais je ne m'attardais pas sur des détails, mon regard étant monopolisé par cette immense bâtisse qui sera désormais ma maison : c'était un très beau et très grand château d'un blanc presqu'immaculé, dont la superbe se détachait inexorablement du ciel bleu. Il surplombait ce que je savais être le domaine de Lancastle et un grand jardin.

Je glisse ma main vers la mèche brune qui me coupe dans ma contemplation et la remets brusquement derrière mon oreille en poussant un soupir. J'ai bien récupéré depuis ma cuite d'il y a deux jours, je suis en pleine forme mais bon sang... j'aurais dû penser à attacher mes cheveux ce matin, histoire de pas les avoir dans la tronche toutes les trente secondes.

Postée à côté de mes valises, j'entends la voiture qui démarre en trombes et qui disparaît à nouveau dans un nuage de poussière. Mais je n'y prête bientôt plus attention.
Mes yeux se perdent dans le paysage et un sourire étire mes lèvres : je comprends d'instinct que c'est une des rares décisions que je n'arriverais pas à regretter, même dans un futur plus ou moins proche.
L'avenir nous tourmente, le passé nous retient et c'est pour ça que le présent nous échappe.

[HRP : Mon p'tit Jon, désolée pour l'attente ! J'espère que ça ne te gène pas le fait que j'ai posté ici ? Je me suis dit que c'était plus logique =D]

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Dernière édition par Remy Sullivan le Jeu 1 Mar 2012 - 11:46, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Préambule [PV Jonathan]   Mer 29 Fév 2012 - 14:58

On rencontre souvent sa destinée par
les chemins qu'on a pris pour l'éviter.


Je fixe le plafond d'un air béat. Nérys vient juste de partir de ma chambre, il est six heures du matin, et elle a dormis dans mes bras. Je suis torse nu et la fenêtre est ouverte. Le vent froid me fait frissonner. Et je repense à notre nuit. Comme bien souvent, Nérys vient me voir. Nos chambres ne sont qu'à quelques mètres l'une de l'autre. Parfois c'est moi qui fait le chemin. Et au petit matin, hop, chacun chez soit, comme deux petits adolescents qui ont peur d'être pris. C'est marrant mais je n'aurais jamais cru que j'aurais à me cacher comme ça. Surtout pas de Pandora. Mais Nérys n'est pas prête à révéler notre histoire à sa mère. Surtout que celle-ci l'oriente vers Erwan... Du coup j'aime pas Erwan. Lui il aime bien Nérys, un peu trop à mon goût. Mais je ferme ma bouche, j'dis rien, j'encaisse, de toutes façons j'ai déjà gagné la bataille. Nérys m'aime... Et ce depuis qu'on est adolescent. Il pourra pas lutter contre ça. Na ! Non ce n'est pas du tout une attitude de gosse. Moi ? 32 ans pourquoi ? Je m'habille rapidement d'un jean et d'un t-shirt blanc sur lequel je met un veston noir.

Je me lève même si il est tôt, je vais aller déjeuné. Non ce n'est pas pour éviter la cohue du petit déjeuné du matin non pas du tout. Je veux juste avoir ce que j'ai envie e manger c'est tout. Ce qui est bien ici au Mystery Orphanage, c'est qu'étant très largement financé par Orpheo qu'on a même pas besoin de pioché dans nos réserves. Du coup, le petit déjeuné, c'est Poudlard si vous voyez ce que je veux dire. On trouve vingt-milles jus différents, des petits déjeunés de tous les pays... Ou presque. Non mais il faut savoir quand même que notre cuisinière Judith est un vrai cordon bleu. Et son assistant l'aide de son mieux. Bon quand j'ai dis Poudlard j'exagère peut être un peu, mais il faut avouer qu'on a vraiment pas de quoi se lasser. Je descend aux cuisines et passe saluer Judith. Je fais toujours ça avant d'aller dans la salle à manger, question de respect pour ce qu'elle fait et ce qu'elle est. Judith est une femme merveilleuse. Elle me regarde avec un sourire en coin. Je ne sais pas pourquoi mais je suis sûr qu'elle sait pour Nérys et moi.

Je me dirige vers la salle. Il y a deux adolescents, un petit garçon de quatre ans et quelques professeurs. Je salut tout le monde d'un air un peu endormis encore. Je vais vers la table où sont étalés les merveilles du petits déjeunés. Dans des grandes carafes se trouvent jus de fruits divers (pomme, orange, fruit rouges, grenade, cramberries, papaye, mangue, multi fruit, tropical, banane, litchi, pamplemousse, agrumes, poire...) laits (vache, chèvre, soja) eau chaude, café, chocolat chaud (avec plusieurs type de chocolat). On trouve également beaucoup, mais vraiment beaucoup de sorte de thé. Pandora adore le thé. On retrouve aussi quelques plats avec dedans du bacon, des oeufs durs (si on les veut au plat il faut aller demander qu'elle les fasse directement) des saucisses, des beans... On a aussi de la brioches, des toasts, du pains suédois, différents types de pains. Céréales aussi, dans de grands bols car les enfants adorent. Et il en faut pour nourrir tous ceux qu'abritent le Mystery. Fruits et yaourt à volonté. Confitures de toutes sortes, beurres salé, demi sel, doux, nutella non par contre. Mais on a de la pâte à tartiner au chocolat fait maison, on a aussi chocolat noisette, chocolat blanc, chocolat caramel, caramel... Bref Judith est un amour de cuisinière.

Je regarde avec envie au moins la moitié de la table. J'ai toujours aimé bien manger et pourtant je n'ai jamais pris un kilo. Vous êtes jaloux hein ? Bref. J'attrape au moins trois pains suédois (c'est rond épais de 7mm à peu prêt, et ça a un diamètre de 10 cm pour les petits, 17 pour les grands. J'ai pris les grands évidement). Si vous n'avez jamais goûté ça au petit déjeuné avec de la confiture de framboise, vous raté quelque chose. C'est vraiment super bon. Je les pose dans une assiette et me sers un peu de confiture de framboise parce que je trouve que y'a rien de mieux avec. Bon le chocolat c'est cool aussi. Et tout est sympas avec. BREF JE PRÉFÈRE LA FRAMBOISE. Je prend un vers de jus de grenade et un de fruit rouge. Oui vous l'aurez compris, les fruits rouges en général, c'est mon dada. Pas envie de bacon ou autre aujourd'hui, par contre je vais prendre un peu de lait de soja parce que j'aime bien. Et pis vala. OH ! On a des croissants et des pains au chocolat ! Ca n'arrive pas toujours parce qu'on a quand même plein de chose a manger, mais de temps en temps il a des petites surprises comme celle là. Je prend deux croissants et je cherche une place, les bras chargés de nourriture. En me retournant je m'aperçois je Nérys est arrivé.

C'est avec un immense sourire que je la rejoins. J'aimerais l'embrasser mais... Mais non, impossible. D'abord parce que Pandora risque d'arriver d'un moment à l'autre, elle prend ses petits déjeunés tôt aussi. Et aussi parce que il ne faudrait pas mettre tous le monde au courant sinon il y aura des fuites, et s'il y a des fuites, elles parviendront aux oreilles de Pandora. Je me met en face d'elle. Pourquoi ce n'est pas encore cramé qu'on s'aime ? Parce qu'on a toujours été très très proche, très amis. Si nous n'étions pas amoureux, nous serions comme le sont Ange et Luka, un peu jumeaux. Moins qu'eux peut être, mais quand même. Je m'assois et la regarde sans rien dire. Elle fait de même. Nous n'avons pas toujours besoin de parler. Je mange tout ce que j'ai pris. Ca vous étonne que je puisse engouffrer autant ? Attendez là c'est petit déjeuné léger. Surtout parce que ce matin, je suis libéré de cours et que cet après midi, c'est magie générale, donc pas viêt, donc pas de sport. Je prend congé de Nérys et me lève. Nous avons passé beaucoup de temps à papoter un peu, à se regarder beaucoup. J'entend d'ailleurs une voiture qui repars sur le gravier de la cours du Mystery. Oui j'ai un peu des sens félins. Cause à la métamorphose... Je me précipite donc dehors et tombe comme attendu sur Remy Sullivan. Je lui tend la main pour la saluer.

-" Bienvenue au Mystery Orphanage Remy. Je m'appelle Jonathan, et je suis professeur aussi. Je peux prendre vos valises ? Vous avez décider de loger ici ou au village ?"

C'est pour savoir ou les mettre, si c'est au village, je m'en occuperais après. Oui c'est assez cool d'être téléporteur, ça permet de faire n'importe quoi ou presque. Si elle a décidé de loger ici il va juste falloir que j'aille voir Nérys vite fait, histoire de lui demander quelle chambre. Les chambres des professeurs sont assez grandes. En même temps le Mystery est énorme ! On a en tout deux à trois pièces ça dépend. J'en ai demandé deux, pas besoin de plus : une chambre à proprement dit, et un petit bureau. La troisième c'est souvent un petit salon ou je ne sais quoi. Pas besoin de douche ou toilette, parce qu'il y en a bien assez pour tous, et les salles de bains sont assez grandes. Il y a même quelques salles de bains normales, comme on trouverait dans une maison, pour ceux qui ont envie d'une douche ou d'un bain plus long. Je souris non pas pour paraître amical mais parce que je le suis. Elle a l'air jeune, sans doute dans les âges de Takeji et Shybaï.

-" Vous voulez commencer par manger quelque chose ? Le petit déjeuné est encore en place et croyez moi, ça vaut le détour ! Sinon nous pourrons commencer tout de suite par la visite."

Je prend ses valises. Je vais les poser dans le hall dans un coin pour l'instant, histoire de ne pas gêner, et de ne pas nous les trimbaler pendant la visite.

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Nérys & Salim & Lilly


Si un jour tu me quitte,
dit le moi sous la pluie,
pour ne pas voir couler mes larmes.
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MessageSujet: Re: Préambule [PV Jonathan]   Jeu 1 Mar 2012 - 18:11

J'étais plongée dans mes pensées les plus réjouissantes de ces derniers jours lorsque des pas crissant sur le gravier me sortirent brusquement de ma rêverie.

Si je me montre le plus logique possible, je peux dire, sans même me retourner, que la personne qui se dirige vers moi est le prof qui est censé m'accueillir. Jonathan Taylor, si je me souviens bien. Du coup, je tourne les talons tandis que mon regard se pose sur ce grand costaud que je n'ai jamais vu. Un prof, cela va sans dire. Je ne dis rien, me contentant de le regarder de haut en bas, un sourire sur les lèvres : plutôt bien foutu, faut dire ce qui est, hein. Pas spécialement mon style, mais pas désagréable à regarder non plus : c'est un brun relativement... athlétique, avec des yeux gris perçants, et bien bronzé contrairement à moi qui suis aussi blanche que la robe que je porte en ce moment même. Viola me disait souvent que j'étais aussi translucide qu'un mort ce que, je l'avoue, je prenais plutôt très mal (nan, je prenais mal la comparaison hein, pas le fait d'être pâle). Mais bon, je supporte pas tout ce qui touche à l'été, à la chaleur et à la mer alors je n'ai aucune raison de me plaindre.

Bref, pour en revenir au grand brun que je soupçonnais d'être le fameux Monsieur Taylor, j'ai deux hypothèse à son sujet : soit il est pris et il est fidèle, soit il est gay. Quoi ? Je fais mes pronostiques, et alors ? Comment j'le sais ? Et ben... c'est pas compliqué : les mecs en général ne peuvent s'empêcher de reluquer tout ce qui bouge. Surtout les meufs qui roulent du cul ou qui mettent en avant leurs atouts physiques. Attention, je dis pas que j'en fait partie, hein, je souligne simplement que s'il était... disons ''normal'', il aurait déjà louché dans mon décolleté comme ce malpropre de chauffeur un peu plus tôt. Ce n'est absolument pas un regret, rassurez-vous, mais simplement une note à moi-même : ça fait un de ces biens de voir qu'il existe en ce bas monde des mecs responsables. Et pis, il a l'air relativement sympa si j'en juge par le sourire éclatant qu'il me donne.

Quand il se trouve à même pas un mètre de moi, il me tend la main en regardant mes valises et me dit :

    « Bienvenue au Mystery Orphanage Remy. Je m'appelle Jonathan, et je suis professeur aussi. Je peux prendre vos valises ? Vous avez décider de loger ici ou au village ? »

Et poli avec ça ! J'aurais peut-être du me décoller la pulpe du fond de la culotte un peu plus tôt et rejoindre Mystery, parce que... wouah ! Qu'est-ce que ça a l'air différent d'avec le monde des humains ! Une véritable expérience ethnologique, hein !

Je serre sa main, étonnée, me sentant vraiment riquiqui à côté de lui. Même ma menotte disparaît d'entre ses doigts à un point où je me demande si je vais pas avoir un moignon à la place. Non pas que sa poigne soit dure, mais juste parce que, par rapport à moi, il est super grand.

    « Heu... je vous remercie. Pour les valises, ce ne sera pas la peine, je loge ici bien que j'ai un port d'attache à Little Angleton. Et si je me souviens bien... vous êtes le prof de Magie générale, de Runes Anciennes et d'art martial vietnamien, je me trompe ? »

Impossible de me rappeler du nom dans sa totalité. Hey ! Me faites pas les gros yeux ! J'parle par vietnamien d'abord ! Alors j'vous tire la langue !

J'ai quand même hâte de voir à quoi ressemble ma chambre. Mystery est immense, mais je me demande si avec tous les petits orphelins qu'il accueille, y'a encore de la place pour les nouveaux venus. Et pis, ça me gêne pas de libérer la place et de vivre à Little Angleton si ça les arrange. Moi, chui pas difficile, hein : un bon lit bien chaud et une baignoire, et je suis la plus heureuse de tous les barjots-hystériques du monde.

    « Vous voulez commencer par manger quelque chose ? Le petit déjeuné est encore en place et croyez moi, ça vaut le détour ! Sinon nous pourrons commencer tout de suite par la visite. »

Heu... je crois pas que ce soit une très bonne idée. Dans le genre morfale, j'arrive en tête. C'est drôle, je suis capable de m'enfiler des kilos de nourriture sans prendre un gramme ce qui, d'un point de vue extérieur, peut sembler être une bonne chose. Le souci, c'est que je me rends pas compte de la conduite à tenir (je vous rassure, je mange pas avec les doigts et je sais me tenir à table) et que j'engouffre beaucoup comme une sorte de trou noir intergalactique. Ça peut en devenir flippant, parfois.

Enfin bref, c'était une idée vraiment tentante, surtout que j'étais tellement stressée ce matin que j'ai rien pu avaler, mais ça ne m'a pas empêchée de répondre par la négative :

    « Je sais pas trop... je n'ai pas très faim. »

Et évidemment, juste par esprit de contrariété, mon ventre gargouille à ce moment là. Comme par hasard. Bon... pas de quoi avoir honte, mais bon... un peu quand même. À peine arrivée qu'il va me prendre pour une tarée, surtout que ça m'a donné une envie folle de me poignarder le gosier rien que pour le faire taire. Folle, mais pas suicidaire tout de même. Et puis j'ai rien sous la main qui me permettrait d'attenter à mes jours alors...

    « Bon... peut-être un peu. J'accepte, si vous me tutoyez. J'aime pas trop qu'on me vouvoie, j'ai l'impression d'être vraiment vieille, pour ne pas dire à un stade de décomposition avancé. »

Je rigole, comme d'habitude, surtout qu'il se pourrait que la conversation en vienne à un stade où j'aurais cette désagréable sensation de tourner en rond comme une mouche bleue autour d'une bouse. Il m'arrive de mettre les gens dans l'embarras sans le vouloir et qu'ils m'évitent et ne veulent plus me parler.

Bref, sur ces paroles, je me tourne vers mes valises que je vois se volatiliser devant moi. Je regarde mon accompagnateur, puis mes bagages qu'il tient dans ses mains, puis à nouveau mon accompagnateur. Un mec poli qui se montre galant sans qu'on ait besoin de lui souffler quoi faire ! Je suis soufflée.

    « Ne vous embêtez pas, je vais m'en occuper. Vous... »

Toujours le sourire aux lèvres, je le vois prendre la direction de Mystery, valises en main. Il se mouve avec tellement de facilité que j'en deviendrais presque jalouse. C'est limite si je ressemble pas à un manchot quand je me les trimbale alors que lui, il a la démarche d'un mannequin pour Calvin Klein. C'est dégueulasse.

Je le suis donc tranquillement et, lorsqu'on pénètre dans le bâtiment, le vois déposer mes bagages dans un coin du hall d'entrée. C'est ensuite que je prends mon air d'ahurie et que je regarde, ébahie, tout ce qui m'entoure : faut savoir qu'il en faut beaucoup pour impressionner Remy Sullivan et là, j'avoue que là, je suis... franchement éblouie. J'aime pas les lieux richement décorés qui montrent à quel point le proprio est pété de tunes mais là... je me roulerais bien sur le sol de jubilation. C'est la première fois que j'ai hâte de bosser dans ma vie.

Je souffle un « Whoah » à demi-mot, et j'entends, au loin, des rires d'enfants. Je suis plus que surprise, parce que l'image que je me faisais d'un orphelinat vient de s'écrouler devant mes mirettes : un lieu sombre, obscur, où les mômes hantent les couloirs comme des fantômes en baissant la tête et en ne souhaitant qu'une chose, se tire vite fait bien fait de là, et où les profs sont aussi sinistres que les lieux qui les abritent. Même moi, je n'ai pas souvenir d'avoir eu des rires aussi joyeux quand j'étais petite. Et pourtant, je ne pense pas avoir été une gamine malheureuse.

Quand on rentre vers la salle à manger, je me retiens de siffler. Surtout quand je vois le choix qu'ils ont, ces petits veinards. Et bon dieu que ça sent bon : mon ventre n'en demande pas plus pour crier famine. On croise des petits et des moins jeunes, mais étrangement, je trouve que le lieu a tellement de charme que, moi Remy Sullivan, en ai perdu la voix. Ouais, vous avez bien lu. Drôle, vous trouvez pas ?

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MessageSujet: Re: Préambule [PV Jonathan]   Dim 8 Avr 2012 - 22:12

J'ai cueuilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en...

-" Heu... je vous remercie. Pour les valises, ce ne sera pas la peine, je loge ici bien que j'ai un port d'attache à Little Angleton. Et si je me souviens bien... vous êtes le prof de Magie générale, de Runes Anciennes et d'art martial vietnamien, je me trompe ?"

Je souris et hoche la tête. C'est exactement ça. En parlant d'appartement, peut être que bientôt j'en aurais un avec Nérys qui sait ? Ou pas. Peut être que quand nous l'aurons enfin dis à Pandora, elle préfèrera quand même rester au Mystery. Ce serait bien son genre, être proche des enfants ! En même temps elle n'a pas tord, ce serait plus pratique. Et peut être alors nous emménagerons dans un appartement du Mystery. Je veux dire qu'au delà des petites chambres des professeurs et autre personnel du Mystery, il existe quelques plus grandes chambres, pour deux personne. Avec souvent deux petite chambre (au cas où pour les enfants), et un salon. Enfin bon, je verrais ça avec Nérys alors pas de quoi s'affoler tout de suite. Je ne l'ai même pas encore demander en mariage. Oui je traîne. Mais j'ose pas. Et j'aimerais d'abord le dire à Pandora.

Ah Pandora... Tout une histoire. Ceux qui ne la connaissent pas jugeraient qu'à son allure, on ne doit pas rigoler tous les jours avec elle. Et dieu sait qu'ils ont parfois raison. Pandora est sérieuse, toujours, quand il s'agit de la bonne marche de son orphelinat. Mais c'est parce qu'elle a un grand coeur et qu'elle souhaite que tout se passe pour le mieux pour chacun de ses petits protégés. Elle porte en elle la souffrance de chacun et sa force morale est tellement grande qu'elle prend le temps de s'intéresser à tout le monde. J'ai toujours pensé que Dumbledore faisait pâle figure par rapport à elle. En effet, il a toujours protégé ses élèves, même ceux qui avaient tout contre lui, mais il n'accordait pas toujours l'attention à tous. Je sais qu'il a l'excuse que ses élèves étaient nombreux. Les orphelins le sont aussi. Pandora arrive à accorder à chacun ce qu'il a besoin. C'est la plus grande sorcière que je connaisse.

Je regarde Rémy en souriant alors qu'elle affirme haut et fort qu'elle n'a pas très faim. Tant pis Jon, tu passeras le reste de ta matinée avec le ventre que tu as déjà bien remplis, ça ne te pourrira pas ta journée ! ... Et j'éclate d'un rire joyeux alors que le ventre apparemment affamé de la jeune femme réplique bruyamment qu'il aimerait plutôt deux fois qu'une faire un tour dans la salle à manger. Je parle le ventre parfaitement ! C'est ça, je suis un mêlé surpuissant qui parle le ventre. Bon, sans déconner plus longtemps parce que là ma santé mentale m'évoque quelques doutes je commence à me diriger tranquillement vers la douce et chaleureuse salle bénite dans laquelle je prend mes trois repas par jour. Rémy avoue :

-" Bon... peut-être un peu. J'accepte, si vous me tutoyez. J'aime pas trop qu'on me vouvoie, j'ai l'impression d'être vraiment vieille, pour ne pas dire à un stade de décomposition avancé.
- Parfait !"

Un boulet me rentre dans les pattes et j'attrape avec un faux semblant de brutalité le fautif que je fais voler en le tenant et le plaque gentiment contre le mur. Réflexe du viêt, faut pas m'en vouloir. Il m'a littéralement foncé dessus. En même temps, ce boulet, c'est Louis... Et il savait parfaitement à quoi s'attendre. Louis est un ancien pensionnaire. Ancien depuis pas longtemps d'ailleurs. Il a récemment fêté ses dix-sept ans et décidé de louer un studio à Little Angleton avec l'argent hérité de sa famille. Nous éclatons de rire tous les deux.

-" Comment ça va Jon ? Qui est ta charmante amie ? ... Enfin si tu vois Carla lui dis pas que j'ai osé prononcer ces mots, elle m'arracherais la tête sur place !
- Nouvelle prof ! Elle s'appelle Rémy ! Alors, Sylvester t'en fais baver ?"

Je vis le visage de Louis se décomposer sur place. Sylvester, c'est son maître. Et je sais parfaitement que c'est un très bon exorciste, ce qui signifie que c'est également un très bon maître. Donc un maître particulièrement exigeant. Enfin bref... En tout cas rien qu'en voyant Louis je connaissais la réponse, il avait forcit !

-" Tu n'imagines pas à quel point ! Bon j'ai rendez-vous avec Pandora, j'repasse peut être plus tard pour un combat ça te dit ?
- Ca marche !"

Je souris et Louis s'en va en courant. Ce gosse est plein de vitalité. N'empêche que quoique Sylvester lui ai montré, je me dois d'être encore le plus fort, question de fierté vous comprenez ? Je suis son ancien professeur quand même ! Je souris à Rémy. Cette entrevue que je viens d'avoir avec Louis montre un peu ce qu'est le Mystery Orphanage. Un lieu de bonheur. Je l'invite à se servir et après avoir attrapé un chocolat chaud et encore du pain suédois avec de la confiture de framboise je la rejoins à une table.

-" Tu as des questions ? Sur n'importe quoi ! Prof, élève, règles, sorties... autre ?"

Autant en parler autour d'un bon petit déjeuner !

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MessageSujet: Re: Préambule [PV Jonathan]   Lun 8 Oct 2012 - 16:57

    « Nouvelle prof, elle s'appelle Remy !
    - Yo euh...
     »

Ouais je sais, pas très causante, la meuf. En même temps, j'ai limite l'impression d'être de trop : vous savez, c'est un peu comme quand vous arrivez la bouche en cœur au milieu d'une conversation qui ne vous concerne pas et qui se concentre sur des sujets dont, jusqu'à ladite conversation, vous ignoriez l'existence. Ou comme quand vous débarquer dans un pays dont vous ne parlez pas la langue et que vous avez l'impression qu'on en profite pour se moquer de la petite chose inculte que vous êtes : autant en profiter, vous comprenez rien.
Et ben là, c'est la même chose : Carla ? Sylvester ? Who the hell are they ? Et puis, qui c'est, ce gars ? Pas qu'il soit désagréable à regarder, mais il a l'air d'être super jeune et d'être maqué au carré.

Bref, http://www.maviepassionnantevouspassionne.com

Est-ce qu'un jour, il vous est venu comme l'envie de pisser d'essayer de mettre un poulpe dans un pyjama taille naissance ? C'est très exactement l'impression que j'ai ce matin, tant mon esprit refuse de se laisser emprisonner dans ma boite crânienne à la vue de ce magnifique buffet qui se dresse royalement devant moi. Et tout, ça la faute à Jonathan qui a ramené mes miches devant ce merveilleux croissant aux noix de pécan et au sirop d'érable. Si c'est pas du sadisme, ça ? Me faire ça à moi, qui :

    a) ai du mal à gérer mes variations de poids.
    b) ai du mal à gérer mes variations d'humeur.
    c) au du mal à gérer mon envie sauvage de me jeter sur la pâtisserie en général, moi qui veux pas me retrouver avec Dyson comme sobriquet ridicule.

Ce mec, je vous jure, il file d'un mauvais caleçon. Heu... coton. Désolée, la douce odeur des viennoiseries me fait perdre la boule.
Je sors donc et je me claque la porte sur les jointures.

    « Tu as des questions ? Sur n'importe quoi ! Prof, élève, règles, sorties... autre ? »

Des questions ? Moi ? Heu... Ben disons que, pour le moment, j'aurais du mal à réfléchir, tant il y a de bonnes choses à manger. Les mecs pensent avec ce qu'ils ont en dessous de la ceinture, moi, je réfléchis avec ce qui se cache sous mon t-shirt. Nan, pas mes seins, je parlais de mon ventre, bande de petits lapins fornicateurs...

    « Des questions, dis-tu ? Huuuum... Qui sont les professeurs et combien y'en a ? Et qui enseignait mes matières avant moi ? Heu... est-ce que le personnel a le droit de suivre des cours ? C'est-à-dire que le maniement du sabre m'intéresserait, tout comme le cours sur les runes anciennes. Et puis, concernant les missions : comment ça marche et est-ce que j'en aurais bientôt ? Et comment ça se fait que ce soit toi qui m'accueille ? J'veux dire, pas que je regrette, hein, mais disons plutôt que je croyais que ce serait Nérys qui le ferait, vu que c'est elle qui m'a engagée... Oh ! Et d'ailleurs, elle m'a demandé de passer la voir, concernant ma... situation familiale. Tu sais où je pourrais la trouver ? »

On me dit souvent que lorsque je parle, on lâche généralement l'affaire au bout de deux secondes. Et ben je vous dirais : crotte. Je parle et j'aime ça. Et j'vous tire la langue si ça vous fait chier (plus besoin de laxatif comme ça).

    « Oh ! Et j'allais oublier ! Nérys m'a dit qu'il y avait des charges à payer concernant ma chambre au Mystery, mais que je pouvais les régler un peu plus tard... »

Et heureusement, d'ailleurs ! Oui parce que cette fois-ci, les gars, chui pas loin de la banqueroute, de la dèche, de la ruine, de la cata : y'a trois jours (ou presque), ma carte bleue s'est fait gobée par un crache-thune glouton devant une douzaine de témoins oculaires moqueurs (heureusement que j'avais du liquide pour mes frais d'hôtel, j'vous dit qu'ça). Plus de sous du tout et un découvert plus ou moins conséquent ! Vous comprenez bien que dès lors, je m'imaginais faire la manche à genoux sur la place de Little Angleton (nooooooooooooooooooooooooooooooooo !!!!), abandonner mon poste à Mystery pour squatter chez des potes si je devais payer les charges tout de suite, ou bien jeter ma fierté dans la cuvette des toilettes d'une station service et appeler mon Best au secours.

Ben ouais. Mon petit Alec n'est pas du genre à se faire prier bien longtemps quand j'me retrouve dans le crottin de cheval, outre le fait qu'il me kiffe « comme on kiffe des gaufres » (il paraît que les gourmets comprendrons) : il a le syndrome Cyrano. Il aime voler au secours de la veuve et de l'orphelin, plume au vent (celle de son chapeau, bande de débauchés) sur son fidèle destrier (sa Prius bleue). À dire vrai, le Best de Remy Sullivan n'est jamais aussi vivant que quand il peut vous tirer du tas de bouses de vaches dans lequel vous vous êtes enfoncé : ce qui le fait vibrer, le Best, c'est l'acte noble et romanesque. Le Best, étudiant en médecine de son état, part un mois par an dans tout un tas de pays pas franchement gâtés par la nature pour des missions humanitaires de sauvetage de bébés tout maigres et de mamans mourantes. Le Best a aussi plongé depuis le Pont du Diable pour sauver la peau d'une schizophrène et les 15 kilos de caillasses qu'elle avait largué dans les poches de sa veste.
Le Best de Remy est un héros, un vrai, à un point tel qu'elle se demande ce qui cloche assez chez lui pour qu'il traîne avec un boulet comme elle...

Et pour rien gâcher, il est beau. Et il fait les virements bancaires comme personne.

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MessageSujet: Re: Préambule [PV Jonathan]   Sam 4 Mai 2013 - 23:34

Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère

Mon ventre ne grondait pas pourtant, mais il réclamait à manger. Je devais manger de toutes façons, vu mes activités sportives quotidienne. J'avais demandé à Josh de calculer mon besoin énergétique en kilocalorie par jour et il se trouve qu'était un grand sportif en grande forme pratiquant du sport tous les jours le bilan s'élevait à 5632 kilocalories par jour. Énorme n'était-ce pas ? Manger tout cela ne relevait pas du miracle car je le démontrais chaque jour. Je pouvais avaler des quantités industrielles de nourriture et toujours sentir comme un creux dans mon ventre. Alors qu'elle venait de me rejoindre j'avalai doucement mon chocolat chaud. Cela me fit remonter des souvenirs, une sorte de madeleine de Proust. Je me revis enfant, à peine plus grand que la table, escaladant le banc pour m'asseoir et bouder. Ils étaient tous dehors à rire. Une sale écorchure me barrait le bras et du sang poissait sur mes coudes et mes genoux. Ils avaient triché. On avait dit pas de pouvoir. Ils avaient triché et je m'étais retrouvé en l'air. Sauf que Yähn, si je me souvenais bien, n'avait pas pu me tenir en l'air longtemps, et j'étais tombé.

Voilà, je boudais, assis exactement à la même table quand la porte s'était ouverte. Judith avait passé la tête et souris puis était repartie aussi vite qu'elle était venue. Je n'avais pas bougé. Elle était revenue avec un chocolat chaud surmonté d'une montagne de chantilly gentiment saupoudrée de chocolat et l'avait posé devant moi. Elle était partie, me laissant seul avec cette merveille. Voilà, c'est ça aussi le Mystery Orphanage. C'est des moments de tristesse, des moments où l'on boude, où l'on crie, des moments de détresse et d'horreur, de peur, bien vite consolés. Ici les professeurs et les membres du personnels n'étaient pas toujours sur notre dos et pour autant ils ne nous oubliaient jamais. Il y en avait même qui savaient toujours où nous étions et ce que nous faisions. Comment sinon aurions nous pu réconforter nos larmes secrètes ? On pouvait tranquillement se laisser aller aux pleurs et être sûr que quelqu'un y serait sensible.

- Des questions, dis-tu ? Huuuum... Qui sont les professeurs et combien y'en a ? Et qui enseignait mes matières avant moi ? Heu... est-ce que le personnel a le droit de suivre des cours ? C'est-à-dire que le maniement du sabre m'intéresserait, tout comme le cours sur les runes anciennes. Et puis, concernant les missions : comment ça marche et est-ce que j'en aurais bientôt ? Et comment ça se fait que ce soit toi qui m'accueille ? J'veux dire, pas que je regrette, hein, mais disons plutôt que je croyais que ce serait Nérys qui le ferait, vu que c'est elle qui m'a engagée... Oh ! Et d'ailleurs, elle m'a demandé de passer la voir, concernant ma... situation familiale. Tu sais où je pourrais la trouver ?

Je souris et dévorai quelques pains suédois. Le goût de la framboise se répandit dans ma bouche. Je pris le temps de mâcher et d'avaler avant de répondre à sa question. C'est plutôt malpoli de parler la bouche pleine vous en pensez quoi ? Personnellement je ne trouve pas ça réjouissant de voir l'intérieur de la bouche de quelqu'un alors qu'il est en train de réduire en purée des aliments qui finiront par sortir sous une forme encore plus dégueulasse. Bref. Je respirai un coup.

- Ce serait un peu long de te parler de tous les professeurs, nous sommes actuellement une quarantaine sachant que ce nombre est en constant mouvement puisque nous partons en missions et certains pour des années, que parfois certains ne reviennent pas. Non pas qu'ils meurent, mais ils arrêtent. Celle qui enseignait les illusions est partie à la retraite dés qu'on a su que tu pouvais venir, elle avait 174 ans et s'appelait Hannah Rosenberg. Elle habite maintenant en Allemagne mais nous avons de quoi la contacter. Par contre Gareth Cooper est mort en mission, c'était lui qui s'occupait des armes à feu.

Cela ne m'était arrivé qu'une fois, de partir très longtemps et ça n'avait duré que sept mois ce qui est négligeable comparé à certains professeurs que je ne devais pas avoir vu depuis au moins deux ou trois ans. Les missions qu'Orpheo nous donnaient, on pouvait toutes les refuser si l'envie nous prenait mais c'était rarement le cas. Quand Gareth est mort, nous avons fait une veillée au Mystery Orphanage. Les humains noirs qui l'ont choppé ne nous ont pas rendu son corps. Sûrement qu'ils l'avaient tellement souillé que ça n'aurait servi à rien. Il n'a pas de tombe. Seulement une plaque commémorative. Comme beaucoup trop d'entre nous.

- Bien sûr que tu pourras suivre des cours. Il suffit de demander au professeur concerner. Pour ce qui est du sabre c'est Takeji Kido, et les runes anciennes, c'est moi. Je serais ravis de t'en parler.

Je donnais parfois quelques cours aux professeurs qui le souhaitaient. Nous suivions tous les cours des autres, surtout ceux de sports. Mais par pur intérêt il arrivait que nous souhaitions d'autre cours. Je parlais déjà beaucoup de langue grâce à ma formation au Mystery et actuellement je me mettais au Coréen. Pas facile. Mais quand on a compris le système des langues, c'est plus facile d'apprendre après. Je participais également à quelques cours de sabre ou d'art martiaux et de sport en général pour toujours être au point physiquement.

- Il y a un tableau des missions dans la salle des professeurs, tu pourras savoir qui est en mission et quelles sont les missions qui ont besoin de membres. Pour les missions importantes, ce sera Pandora qui t'en donnera. Evidemment tu peux refuser. Nérys a un rendez vous ce matin je crois, et puis elle a également des cours, c'est pour ça qu'elle m'a demandé de te présenter le Mystery. Tu pourras la trouver dans son bureau ou dans la salle des professeurs. Ne t'inquiètes pas, on la croise facilement.

Le Mystery Orphanage avait beau être vaste, ce n'était pas Versailles tout de même. Et puis malgré tout il était rare de ne pas croiser tout le monde au moins une fois dans la journée. Et puis Nérys étant la sous-directrice, elle s'assurait du bien être de tous et passait toujours au moins dire bonjour à chacun. Parfois le soir nous nous occupions tous les deux des enfants de la pouponnières. Ils avaient besoin de chaleur humaine. Prendre un bébé dans ses bras une fois par jour semble être un geste anodin et futile mais ces enfants ont besoin de contact.

- Oh ! Et j'allais oublier ! Nérys m'a dit qu'il y avait des charges à payer concernant ma chambre au Mystery, mais que je pouvais les régler un peu plus tard...
- Ah ça... Tu sais les charges sont assez minimes et automatiquement prélevée sur ton salaire tu n'as pas à t'en occuper. En fait c'est histoire de dire qu'on paye quelque chose mais Pandora s'assure que nous ne manquions de rien. Nous sommes une famille. Tous.

Je souris. C'était bien vrai. Nous finîmes notre petit déjeuné.

- Prête pour la visite ? Tu pourras me poser d'autres questions en chemin.

Je me levai parce que nous avions du pain sur la planche. Surtout que je devrais sans doute la présenter à Josh ce qui est à la fois une épreuve et un bon moment. Josh peut faire peur. Il est à fond sur la santé et ne rigole pas avec ça. Il a parfois même un côté sadique. Mais sinon c'est quelqu'un de très gentil.

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