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 « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]

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MessageSujet: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Dim 26 Fév 2012 - 20:32

Un, deux, trois.
Tu es moi.
Quatre, cinq, six.
Tu es tout cassis !

Je fredonne une comptine de mon invention, tout en faisant mon lit. J'aime bien quand mon coin du dortoir est rangé, parce que ça fait plus joli. Je suis toute seule, parce que les autres enfants sont partis joués dehors, mais ce n'est pas grave parce que j'ai avec moi mes peluches et mes poupées. Du coup, après avoir tout bien rangé tout joli, je les pose assis sur mon lit et je les regarde. J'en ai pleins à présent ! C'est grâce aux gens de l'orphelinat qui m'en ont offert pour mon anniversaire et Noël. Du coup j'ai Milou le canard rose, Plouf le chien multicolore, Saperlipopette l'autruche unijambiste, Barbie la Barbie, Pastèque l'hippopotame vert et Lilou la poupée de chiffon. Il y aussi Rose ma girafe avec qui je vis des rêves merveilleux, mais ça c'est une autre histoire.

En attendant j'invente mon monde.
Devenant maman ou maîtresse d'école.
Parlant avec mes peluches.
M'amusant.

C'est très drôle de parler à ses peluches et d'imiter la voix avec laquelle elles pourraient me répondre. Ça me fait rire toute seule ! Mais soudain je fais tomber Saperlipopette derrière mon lit et quand je me penche pour la récupérer, je vois une boîte cachée dessous ! Mais que diable peut bien faire cette boîte sous mon lit ? C'est bizarre, non ? Du coup je me glisse sous mon lit et je la sors avant de la poser sur ma couette. Est-ce que c'est une boîte magique ? Ça serait trop drôle si c'était une boîte magique ! Je rigole toute seule en imaginant que si je frotte la poussière sur le couvercle, un génie rose en surgira ! Comme dans le film Aladdin. Je l'aime bien d'ailleurs ce film et Jasmine elle est jolie. Mais j'ai beau frotter et souffler sur la poussière, ça me fait juste éternuer. Du coup je hausse les épaules et j'ouvre le couvercle.

Bâton magique.
Rouge, vert et bleu.
Toutes les couleurs du monde.
Dans la petite boîte.

C'est une boîte à maquillage ! La plus belle boîte à maquillage que j'aie jamais vu ! Il y a des machins pour mettre sur les yeux, du crayon qui pique quand on le met, du masque à rat qu'on doit mettre sur les cils et pas sur les rats et surtout surtout, du rouge à lèvre. Un beau bâton de rouge à lèvre presque pas utiliser, même s'il semble un peu vieux. Et puis dans le couvercle, il y a aussi un miroir un peu sale que je lave avec la manche de mon pull-over. Puis un grand sourire illumine mon visage alors que je commence à étaler le rouge à lèvre sur mes lèvres en me regardant dans le miroir. C'est magique, on dirait une princesse ! Il ne manque plus que des paillettes ; dommage qu'il n'y en ait pas dans la boîte... Du coup je me relève pour voir si dans la chambre il y a pas une boîte de paillette. Et en me relevant, je vois que la porte est ouverte et qu'un monsieur est en train de me regarder. Je ne sais pas depuis quand il est là, mais il a l'air gentil alors je lui fais un bonjour de la main et je vais vers lui.

- Bonjour joli Monsieur ! Tu peux te baisser s'il te plaît ?

J'ai caché mon bâton de rouge à lèvre derrière mon dos et j'attends que le Monsieur se baisse à ma hauteur avant de lui poser ma main libre sur les yeux pour pas qu'il voit ce que je suis en train de faire. Puis avec un sourire malicieux j'applique du rouge à lèvre sur le bout de son nez pour lui faire un nez rouge comme un clown ! Je m'applique bien pour faire quelque chose de bien rond et de tout joli puis j'ôte ma main de ses yeux avant de lui offrir mon plus beau sourire tartiné de rouge à lèvre.

- Tadam ! Maintenant tu n'es plus un joli Monsieur, mais un joli clown !

Je regarde le clown et je me demande s'il sait jongler. Moi je sais, mais que avec deux balles. Une fois quand j'étais petite, ma maman m'a amené au cirque et les clowns ils jonglaient avec au moins DIX balles ! C'est beaucoup et moi j'arrive pas. Mais ça c'est parce que je ne suis pas un clown. Peut-être que si je me dessinais moi aussi un point rouge sur le bout du nez, je saurais jongler ? Il faudrait que je demande au joli clown, lui il doit savoir parce que c'est un adulte et les adultes ils savent tout. Sauf Titi, mais lui c'est pas vraiment un adulte, même s'il a des bébés. Titi c'est un canari et ses bébés c'est des poussins. Parce que tout le monde sait que les poussins c'est les bébés des canaris ! Les deux sont jaunes comme... comme des bonbons jaunes !

« J'ai un gros nez rouge.
Des traits sur les yeux.
Un chapeau qui bouge.
Un air malicieux. »


- Dis le clown, est-ce que tous les clown savent jongler ? Toi tu sais jongler ? Et tu sais que les poussins c'est les bébés des canaris ? Parce qu'ils sont jaunes. Sauf des fois il y en a qui sont noirs, comme dans le vilain petit canard. Mais c'est pas la même chose parce que dans le vilain petit canard en vrai c'est un cygne. C'est joli les cygne, non ? Ça vole. Tu sais voler toi ? Moi je sais pas, mais j'aimerai bien apprendre à voler. Tu crois qu'on peut apprendre à voler ? Et tu t'appelles comment ? Si je savais voler, j'irai ramener une étoile à mon prince, je lui ai promis. Tu crois qu'on peut les manger les étoiles ? Mon prince il dit que non, mais moi je suis sûre que oui !

J'ai dis tout ça très vite, presque sans respirer, du coup je dois faire une grande pause pour pouvoir reprendre mon souffle. Puis j'attends les réponses du joli clown en essayant de garder un regard sérieux. Sauf que c'est difficile d'être sérieuse quand on a un joli Monsieur avec un point rouge sur le bout du nez. Alors je commence à pouffer et finalement je me mets même à rigoler ! J'espère que le clown m'en voudra pas de rire de lui, mais il ne devrait pas. Les clown c'est fait pour rire, n'est-ce pas ?

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« Mes rêves se sont brisés en des milliers d'éclats, chacun d'eux aussi coupant qu'une lame de rasoir. »
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MessageSujet: Re: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Dim 26 Fév 2012 - 23:49

Après sa rencontre avec la petite Naomie, Ed est revenu deux jours de suite au Mystery. Et deux jours, c'est le temps qu'il a fallu pour qu'on se décide à l'intercepter parce qu'il avait vraiment l'air trop louche.
Bon, c'est son interprétation. La jolie jeune femme qui est venue à sa rencontre a établi les faits de manière plus diplomatique. Nettement plus diplomatique, en lui demandant simplement si il cherchait quelque chose. Eddie l'a alors regardée sans rien dire pendant un instant. Puis il a fait:

- En fait oui.

Et il a tout déballé d'une traite. Maurice, sa mort prochaine, la famille Nienta, qu'il ne fallait absolument RIEN dire à Pandora Mystery car il sait que Maurice veut le faire lui même, et que pour sa part, il souhaite voir Myaw Nienta. Il souhaiterait par la même occasion laisser ses coordonnées et se faire lister comme son oncle si possible. Et puis pour faire bonne mesure, il a quand même décliné son identité, badge de police à l'appui, histoire de prouver qu'ils sont du même camp et qu'il raconte la vérité.
Sinon Ed, il a l'air un peu louche quand même.
Alors Nérys -entre temps il a appris son prénom- lui a demandé de revenir le lendemain, en lui promettant qu'elle le laisserai voir Myaw, mais que la petite n'était actuellement pas là.
Ce qui vu l'heure, était assez probable en y réfléchissant bien. Alors Eddie était reparti chercher une chambre dans le village d'à côté, au Lonely Ghost. Nom selon lui assez flippant, mais pas autant que les objets qui s'y trouvent. Il a été aussi bien accueilli par les objets qu'un mec avec un sac de croquettes dans les bras dans une animalerie à l'heure de nourir les chiots. C'est à dire bruyamment. Très bruyamment.
En fait il en a encore mal à la tête. Il a eu le malheur de corriger machinalement un objet qui parlait comme un cochon, du coup ils ont tous su qu'il pouvait les entendre et à partir de là... Bah il a pas beaucoup dormi. En plus il a appris que le lit sur lequel il avait passé la nuit, c'était le lit qui hébergeait un sorcier noir avant, et sur lequel il a attaché une fille une fois. Une gentille fille d'Orpheo.
Trop glauque.
Tout ça pour expliquer le fait qu'Eddie s'est pointé le lendemain à la première heure à l'Orphelinat. Et il était même content de ses les geler, plutôt que d'être enfermé dans cette auberge. Si jamais le guide du routard devait l'interroger sur ce qu'il en pense...

Et puis la jolie Nérys est arrivée, ils ont rapidement discuté, et Eddie a été conduit devant le dortoir des presques plus jeunes. 6-10 ans à ce qu'il a compris. Elle l'a laissé là sans un mot de plus. Et voilà où il en est. A se sentir con devant une porte qu'il a les chocottes d'ouvrir. Il a presque peur de voir le fantôme du vieux crouton derrière alors qu'il risque surtout d'y voir une petite fille. De 6 ans. Qui ne doit pas vraiment ressembler à l'autre ridé parce que justement, elle a tout sauf des rides. Mais Ed a peur quand même d'ouvrir la porte, parce que si il est là, c'est bien à cause de la mort prochaine de l'autre. Ça la rend comme plus réelle. Et chaque fait accompli à cause de cet évènement va dans ce sens. C'est comme... Signer les papiers du notaire pour un héritage. Aller récupérer les affaires laissées par un proche décédé à l'hôpital. Ou aller à son enterrement. Ed a toujours trouvé les enterrements impersonnels. Sa mère a été enterrée. Et il est allé voir quoi ? Une boîte descendre dans un trou. Une boite. Avec sa maman dedans, mais une boite. Voilà le dernier souvenir qu'il en garde.
Alors que Mike... Mike a été incinéré. Et les flammes, les flammes semblaient avoir grimpé si haut dans le four, comme si Mike lui même avait fait le geste de monter au ciel. Et puis les flammes, elles sont uniques, vivantes. Il n'y en aura pas d'autres comme ça, comme il n'y aura jamais deux Mike. Il avait trouvé cet hommage plus majestueux.
Et tellement plus classe que de finir bouffé par des vers ! Voilà, c'est James qui garde les cendres maintenant. Et les cendres, elles sont immortelles. Combien même ils les disperseraient dans la nature, elles serviraient alors de base à de nouveaux être vivants, qui mourraient à leur tour et ainsi de suite.
Alors que la terre des cimetières, elle, est terriblement infertile. Ils y sont laissés à pourrir dans des boites et c'est tout. Au fond, Ed espère quand même que dans les cimetières, y'a une porte pour rejoindre le monde de Nightmare before Christmas, parce que là bas au moins, ils s'amusent en pourrissant.

Eddie pose sa main à plat sur la porte, en soupirant. Dans quels états il se met pour un vieux croulant. Un vieux croulant qui tourne au viagra, en plus. Devrait déjà être en maison de retraite, à matter les fesses des infirmières en cachette. Quoi que le connaissant, il se ferait les infirmières en cachette tout court. Vieux vicieux. Vieille cheminée.
Qui laisse derrière lui une petite dont il ne s'est jamais occupé... Mais vu le cas, c'est peut être mieux comme ça. De toute façon, c'est fait.
La main du mêlé glisse sur le bois rugueux jusqu'à la poignée qu'il abaisse sans bruit. Il glisse alors la tête par l'encadrure, pour voir une petite fille de dos, en train de trifouiller il ne sait quoi. Alors il décide d'ouvrir la porte et d'attendre que la fillette le remarque, sans un mot. Son don est fermé parce qu'il ne veut pas risquer d'engueuler un objet à voix haute et d'effrayer l'enfant, comme il a pu le faire avec Naomie. Encore qu'elle l'avait bien pris et lui avait juste pincé la joue.
Et puis après la nuit qu'il a passé, il a tout sauf envie de les entendre. Alors oui il en entend quelques uns, mais non il ne leur fera pas savoir qu'il les entend. C'est là tout le secret. Et il a bien menacé ses possessions pour qu'elles ne le balancent pas.

- Bonjour joli Monsieur ! Tu peux te baisser s'il te plaît ?

Il sort de sa rêverie. Quelle est donc cette manie qu'ont tous les enfants de lui demander de se baisser, hein ? Enfin, il s’exécute sans rien dire. Il est toujours aussi mal à l'aise avec les enfants, et là deux en une semaine, il a explosé ses quotas.
Et puis la petite pose sa main sur ses yeux, et évidemment que oui Eddie voit tout à travers la toute petite main. Mais il sourit et ferme les yeux, pour jouer le jeu.
Il sent un truc froid à la texture inconnue sur son nez. Les enfants ici ont vraiment de drôles d'idées.

- Tu es Myaw Nienta ?

Il a demandé ça doucement alors que la petite enlève sa main. Elle a l'air contente de ce qu'elle a fait. Et Eddie peut entendre des meubles pouffer. Puis il remarque l'arme du crime: un rouge à lèvres, serré dans une des petites mains.
Ok, il a le nez rouge, c'est ça ?
Elle aussi en a la bouche toute barbouillée.

- Tadam ! Maintenant tu n'es plus un joli Monsieur, mais un joli clown !

Le mêlé sourit faute de savoir quoi dire. Elle a l'air tellement insouciante cette petite. Il ne lui parlera pas de son grand-père. Pas maintenant. C'est à Maurice de faire ce choix pendant qu'il est encore vivant. Peut être qu'elle ne comprendrait pas ?
Oh, c'est une pensée stupide. Pourquoi est-elle dans un orphelinat, hein ? Une enfant ne devrait pas savoir ce qu'est la mort. Le premier contact avec la mort aurait dû avoir lieu bien plus tard. Et encore, via le décès d'un poisson rouge ou un truc du genre. Et encore.
Eddie se demande. Comment elle fait pour avoir l'air aussi innocente, aussi joyeuse, aussi... Enfant. Lui n'a pas réussi. A 9 ans il n'a pas réussi. Peut être qu'il était trop vieux. En tout cas, il souhaite à cet instant que la petite reste comme ça pendant longtemps. A l'abri de tout.

- Dis le clown, est-ce que tous les clown savent jongler ? Toi tu sais jongler ? Et tu sais que les poussins c'est les bébés des canaris ? Parce qu'ils sont jaunes. Sauf des fois il y en a qui sont noirs, comme dans le vilain petit canard. Mais c'est pas la même chose parce que dans le vilain petit canard en vrai c'est un cygne. C'est joli les cygne, non ? Ça vole. Tu sais voler toi ? Moi je sais pas, mais j'aimerai bien apprendre à voler. Tu crois qu'on peut apprendre à voler ? Et tu t'appelles comment ? Si je savais voler, j'irai ramener une étoile à mon prince, je lui ai promis. Tu crois qu'on peut les manger les étoiles ? Mon prince il dit que non, mais moi je suis sûre que oui !

Ed hausse un sourcil en la voyant reprendre son souffle, mais elle n'ajoute rien. Eh bah, elle a de la réserve la petite. En plus, elle se met à rire en le regardant, probablement à cause du nez. Mais Eddie ne dit rien, et sourit même de bon coeur, attendant qu'elle se calme avant de répondre à ses questions une par une, patiemment pour une fois.

- Je ne sais pas très bien jongler... Mais je peux essayer, si tu veux. Je ne savais pas pour les canaris, mais comment tu appelles le bébé de la poule alors ? Je ne sais pas voler, mais on peut apprendre, on peut tout apprendre. Je m'appelle Edwin.

Il s'arrête un instant. Manger les étoiles ? Drôle d'idée. Elles sont bien trop loin, et énormes en plus de ça.

- Les étoiles sont trop loin pour les manger.

Ed aurait eu l'âme un tout petit plus enfantine, il aurait ajouté que si on mangeait les étoiles, il n'y aurait plus rien à regarder en s'allongeant dans l'herbe la nuit.
Mais Eddie a encore des progrès à faire. Ses réponses sont somme toute assez rationnelles. Il est quand même intrigué par ce prince dont le nom a été mentionné 2 fois en trois phrases.

- Comment s'appelle ton prince ? Il est gentil au moins ?

La petite est adorable. Voilà Maurice, regarde bien ce que tu laisses derrière toi, et regrette bien profond.
Au fond, la petite est tout ce que ce vieux grisonnant n'est pas.
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MessageSujet: Re: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Jeu 8 Mar 2012 - 18:48

Chaque jour.
Naît une étoile.
Au milieu du noir.
Au creux de nos coeurs.

- Tu es Myaw Nienta ?

Je ne réponds pas parce que pour moi c'est tellement une évidence que je n'ai pas besoin de répondre. Bien sûr que je suis Myaw Nienta, qui d'autre je pourrais être ? Je me souviens qu'une fois Ange m'a lu l'histoire d'Alice au pays des merveilles. Et à un moment, Alice se demande qui elle est. À un moment je crois bien me rappeler qu'elle se demande si elle n'est pas une de ses camarade de classe. Mais c'est bizarre ça, comment pourrions-nous être quelqu'un d'autre ? Ce n'est pas possible, sauf si on a des pouvoirs magiques ! Moi je suis Myaw et tout ce que je peux faire c'est aller dans les rêves des gens et même pas en le faisant exprès ! Alors non, décidément, je ne peux pas être quelqu'un d'autre. Je suis moi et juste moi, je ne suis pas Titi, Autumn ou Luka et je peux pas tout à coup me transformer en eux. Parce qu'on est pas dans un conte de fée non plus et que personne n'a de baguette magique ! Moi je suis Myaw Nienta. Moi je suis une petite fille. Moi je suis juste moi. Et puis j'aime pas beaucoup Alice non plus, elle est un peu bête. Elle boit même une bouteille juste parce qu'il y a pas écrit "poison" dessus. Mais c'est un peu stupide. Moi, si j'avais voulu que quelqu'un boive ma potion pour mourir, j'aurais pas écris "poison" dessus. Mais bon Alice est pas très maligne, hein. Tant pis pour elle. Et puis elle fait des drôles de rêves...

« Est-ce que, par hasard, on m'aurait changée au cours de la nuit ? Réfléchissons : étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien me rappeler m'être sentie un peu différente de l'Alice d'hier. Mais, si je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? Ah, c'est là le grand problème ! »

Je suis quand même contente du nez rouge de Monsieur le joli clown, parce que c'est bien réussi et tout rond. On peut pas dire que je l'ai raté, parce que même les clowns au cirque ils sont moins bien réussit que ça. Le rond est tout rond et tout rouge et c’est très joli. Bon après c’est vrai qu’au cirque ils ont des grandes pantoufles, ils ont des fleurs qui giclent, ils ont du maquillage blanc partout, du maquillage noir autour des yeux, des costumes avec des fleurs, des grandes bretelles, des sourires tout grands, des cheveux multicolores, des chapeaux marrants, une démarche rigolote et une maladresse personnelle. Mon clown à moi lui il n’est pas comme ça, mais ce n’est pas grave parce que moi je l’aime tout de même déjà. Il est beau mon clown, il est amusant. C’est le plus joli de l’Univers. Je suis Myaw Nienta et lui c’est un clown. C’est un clown et moi je suis Myaw Nienta. Mais ça j’ai pas besoin de le dire à haute voix, parce que ça se voit. Qui d’autre pourrais-je être ? Une grenouille ? Mais je n’ai pas la peau verte ! Un poney ? Je n’ai que deux jambes moi… Je suis une petite fille et je ne suis pas n’importe laquelle. Je suis Myaw Nienta. Voilà. Mais j’ai pas envie de répondre à la question du Monsieur. Parce que c’est pas une question drôle. Oui c’est ça, ce n’est pas une question rigolote. Alors que moi des questions marrantes j’en ai pleins ! Alors je les lui pose. Et j’attends la réponse, patiemment.

- Je ne sais pas très bien jongler... Mais je peux essayer, si tu veux. Je ne savais pas pour les canaris, mais comment tu appelles le bébé de la poule alors ? Je ne sais pas voler, mais on peut apprendre, on peut tout apprendre. Je m'appelle Edwin.

Les cloches sonnent.
Ring the bells.
Quelque part dans mon cœur.
Somewhere in my heart.

Edwin. Edwin ça me dit quelque chose. Mais bien sûr que ça me dit quelque chose ! C’est lui. C’est le héros de Pierre Bottero, le Monsieur dans le livre « Ewilan ». Il est parfait, il est beau, il est amoureux d’une marchombre et ils ont un enfant ensemble… J’ai lu toutes les aventures avec lui dedans alors évidemment ça fait un peu bizarre. Du coup moi je vais chercher le livre pour le monter au Monsieur clown. Je ne sais pas si il connaît ce livre, parce que c’est un très gros livre vous savez ! Alors peut-être que le clown ne sait pas lire ? Je ne sais pas moi, je ne suis pas un clown. Je lui tends le livre et en même temps je réponds à la question marrante qu’il a posée. Parce que mon clown il a posé une question drôle. Comment s’appellent les bébés de la poule. C’est une question qui fait un petit peu rire. Pas beaucoup parce que la réponse est simple et évidente. Mais un petit peu quand même alors je peux y répondre.

- Les poulets. Et les policiers aussi, je crois. Parce que Nounou quand il voit un policier il dit pas policier, mais il dit « Tiens, les poulets sont là ». Alors je pense que les policiers c’est un peu les enfants des poules…

Et les étoiles dans tout ça ?
Tu n’as pas répondu.
Les étoiles alors.
Ça brille…

- Les étoiles sont trop loin pour les manger.

Je regarde Edwin un petit peu surprise. Alors ça, c’est vraiment une excuse bête ! Il est un peu décevant ce clown et il est plus drôle du tout. Je croise les bras et je le boude. Voilà, puisque c’est comme ça. Les étoiles ce n’est pas trop loin, évidemment que non. Il suffit de voler et moi un jour j’arriverai à voler. J’ai déjà volé, une fois, dans un rêve. Fraise était avec moi et on a été manger les nuages. Alors les étoiles… Ça doit pas être beaucoup plus loin. Il suffit d’y croire. Mais comment expliquer ça à Edwin ? Peut-être avec un dessin ? Oh oui, ça doit être une bonne idée ça ! Du coup je décroise vite les bras et je retourne dans mon coin du dortoir pour prendre une feuille et des crayons de couleurs. Alors… Du jaune, du brun, du rose, du bleu, du gris, du vert, du noir et pleins d’autres ! Parce que si les étoiles c’est facile parce que c’est tout jaune, Edwin lui il est de toutes les couleurs ! Vous savez, on parle des « hommes blancs » et des « hommes noirs ». Mais c’est faux tout ça, ça existe pas ! Moi j’ai jamais vu un homme blanc ou un homme noir. Ils ont toujours des couleurs. Mais les grothi… ghotha…. ghotiques ont différentes couleurs. Pas forcément dans leurs habits, mais dans leurs yeux, leur langue ou leurs cheveux. On est tous pareils, on est tous multicolores.

Et puis c’est joli les couleurs.
Ça met de l’espoir.
De la vie.
Du rose.

- Comment s'appelle ton prince ? Il est gentil au moins ?

J’ai commencé à dessiner en même temps que le clown me pose la question. Alors je suis concentrée sur mon dessin, mais bien sûr que j’ai entendu la question. Et bien sûre que je vais y répondre. Ce n’est pas une question drôle, parce qu’elle me fait un peu pleurer le cœur. C’est une question triste. Mais c’est une question importante alors elle a besoin d’une réponse. Parce que les questions ont besoin d’une réponse pour exister. Et que moi je ne veux pas laisser mourir une question important. Alors en même temps que je dessine les doigts d’Edwin – il en a cinq à chaque main, je le sais ; je ne suis plus un bébé qui dessine pleins de doigts aux mains de son dessin -, je réponds à la question qui ne doit pas mourir. Parce que si elle ne meurt pas, mon prince non plus ne pourra pas mourir.

- Il s’appelle Ange et il est trop gentil ! Evidemment, sinon ça serait pas un prince. Mais c’est un peu triste parce qu’il est partit chercher Luka, mais que Luka elle est méchante. Enfin Luka avant elle était gentille tu vois, mais elle a vu sa maman alors elle est devenue méchante. Mais elle a promis de revenir et d’être à nouveau gentille. Et si Luka elle revient, bah Ange aussi il reviendra, tu crois pas ? Et moi, bah il me manque beaucoup ! Il te manquerait aussi à toi si tu le connaissais. Mais peut-être tu le connais ? Tu connais Ange toi ? Même si tu connais pas, c’est pas grave, je t’inviterai quand même à notre mariage. Et tu pourras faire le clown aux anniversaires de nos dix enfants. Oh tiens, c’est une bonne idée ça !

J’ai beaucoup parlé du coup j’ai presque fini mon dessin. J’ai dessiné Edwin et moi sur une étoile. Moi j’ai une plus petite étoile dans la bouche que je suis en train de manger et qui a l’air vraiment très bonne. Lui il a un nez rouge. Et on se tient par la main pour être sûr de ne pas se perdre sur l’étoile, parce que même si elle n’est pas très grande, l’Univers qui l’entoure lui est gigantesque. Et puis on pourrait tomber dans l’Univers ! Ça serait un peu bête ça. Surtout qu’il paraît qu’après on se perd dans l’Univers. Et moi j’ai pas envie de me perdre. C’est pas drôle quand on se perd. Sauf le moment où une gentille dame vous retrouve et vous donne un bonbon avant d’appeler vos parents. Mais il faut faire attention à ce que se soit une vraie gentille dame. Parce qu’il y a aussi des fausses aussi, comme dans Hansel et Gretel. C’est une sorcière déguisée en gentille ! Et après elle donne pleins de bonbons aux enfants puis elle les mange comme des petits pains rond ! C’est tout beurk comme histoire. Moi j’aime pas cette histoire. Et j’ai fini mon dessin aussi. Aors dessus j’écris « Pour Edwin le clown, de Myaw la mangeuse d’étoile », puis je le donne à Edwin. Il est gentil lui en vrai. Et je suis sûre que c’est pas un vrai méchant déguisé en faux gentil ! Les clowns ont pas le droit de tricher sur ça. Je crois. J’espère.

- Au fait, t’es Edwin, mais t’es qui en vrai ?


Dis moi.
Qui tu es.
Sous le déguisement.
Et les bonbons.

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MessageSujet: Re: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Ven 27 Avr 2012 - 1:16



Ed a une manie. C'est de prendre tout, absolument tout en photo. Il a des photos de choses qui se prennent habituellement en photo, comme des couchers de Soleil, des nuages, des fleurs, des gens bizarres dans la rue, des animaux, des insectes, des trucs colorés et d'autres moins. Mais il a aussi des photos dossier pour faire chier son entourage -oh oui, un jour il lancera une opération de grande envergure dans laquelle il incluera, de gré ou sous chantage, tout son département et même les autres, et il sera à la tête de la branche policière d'Orpheo pendant une journée MOUAAHAHAHAHAHAHA. Mais pour le moment, il a peur d'une petite fille-. Il en a de ses chaussettes. Il en a d'une plante sur son bureau à Londres, qu'il a affectueusement planté, puis vu grandir tous les jours, et qui est toujours là. Il a des photos des gens qu'il connaît et apprécie. Des photos presque toujours prises à leur insu. Des photos où ils ne prennent aucune pose, aucun artifice même inconscient. Des photos dont ils ignorent l'existance pour certains, bien que ceux qui le connaissent bien savent qu'il en a. Et il est aussi de notoriété publique qu'Edwin Axel Al Hattal peut être le plus gros stalker de l'histoire de la police magique quand il a décidé que. Dans ces moments là, il devient l'un des types les plus bizarres de la police magique aussi, mais comme ils le sont tous un peu...
De toute façon, Eddie était déjà un peu fou à la base, et parler avec les objets n'a rien fait pour arranger son cas.

Il prendrait bien en photo l'orphelinat qui est joli. Et puis Myaw. Myaw mainteant, Myaw dans plusieurs mois, Myaw dans plusieurs années, Myaw adolescente, Myaw avec son prince, Myaw adulte, Myaw avec ses enfants si jamais il vit jusque là car on ne sait jamais avec un métier pareil... Mais si il veut pas passer pour un ped-censuré- -cette idée l'obsède complètement, M.Pasdouéaveclesenfants- comme dirait son portable, il a intérêt à ne rien faire.
La petite file au fond de la chambre et en revient avec un livre plutôt épais. Elle ne répond à la question d'Eddie, ne confirme pas son identité. Elle pourrait ne pas être Myaw Nienta, il n'en a aucune idée il ne l'a jamais vue. Mais pourtant, il reste et l'écoute parler, répond à ses questions. Si il s'est trompé tant pis, il retentera sa chance ailleurs -et se fera accompagner cette fois-. Si il a eu bon, tant mieux. Il le saura bien assez tôt.

Elle lui tend son livre, et Ed le prend sans rien dire. Il en lit le titre, et puis l'auteur. Mais rien ne fait tilt dans sa tête. Il ouvre alors juste la couverture pour en consulter la date d'édition. 2007, il y a 5 ans. Quand il se trainait dans les poubelles et les rues mal famées. Et puis la couverture aux dessins colorés le laisse même à penser que c'est un livre adressé aux jeunes. Enfin, bien qu'il ne soit pas vieux ! Mais un livre adressé aux moins de 30 ans. Même si au fond il pense qu'il n'y a pas d'âge pour aucun livre.
Oui bon à part ces bouquins parfois hideux aux grosses pages cartonnées pour que bébé puisse les tourner lui même, qui coûte la peau des bras et du popotin, à une phrase par page. Et quand bébé tourne la page, dans la tête des parents ça fait "cling, 1£/$/€/pour les Yen et les roupies rajoutez des zéros".
Bref. Edwin A. Al Hattal n'a pas lu ce livre.

- Les poulets. Et les policiers aussi, je crois. Parce que Nounou quand il voit un policier il dit pas policier, mais il dit « Tiens, les poulets sont là ». Alors je pense que les policiers c’est un peu les enfants des poules…

Ed revient à la réalité. Donc les poulets et les policiers sont les enfants des poules. Comment expliquer avec diplomacie que le poulet, c'est la chose qu'on achète et qu'on mange. Et qu'un policier, c'est le mec dont la simple approche d'une voiture en stationnement irrégulier avec son pv, fait magiquement apparaitre le propriétaire de la voiture avec un "non mais attendez je m'en vais j'en avais pour deux minutes !" alors qu'il était là depuis le matin 6h à guetter avec anxiété, depuis la fenêtre où il s'est stratégiquement posté, la venue du policier.
Bordel comment Ed en rêve la nuit, de pouvoir foutre des PV à des connards dans la rue juste pour les voir le supplier. Ah, il ferait du zèle, ça oui.
Bref. ça n'avance pas Edwin A. Al Hattal dans sa recherche de comment parler avec une enfant de 6 ou 7 ans. Du coup, comme il fait toujours quand il est gêné, il se frotte le cou d'une main et dévie son regard vers le plafond avant de le ramener sur la petite fille. Solution de rabattement enclenchée.

- Qui est Nounou ?

Oh, mais il pose beaucoup de questions ce clown. Et il n'a, à contrario, pas beaucoup de réponses. Et en plus, comme la station accroupie est pénible, il se laisse tomber sur son arrière train, assis en tailleur.
Bon quand même, il peut pas laisser passer la comparaison sur les policiers alors qu'il l'est lui même.

- "Les poulets sont là", comme dit ton ami, est une expression. Il sourit gentiment à la petite et reprend: Un policier est un être humain, et policier est son métier. Comme moi, je suis policier.

Nul doute que l'enfant aura à répondre à ça, mais Eddie a usé de toute sa capacité à imaginer dans sa dernière longue tirade.
Il essaie de retrouver discrètement -faudrait pas lui faire peur, dans la tête d'Ed les enfants sont un peu des oiseaux- les traits de Maurice Nienta dans ceux de l'enfant. Mais il a du mal. La seule image qu'il ait de Maurice est celle d'un vieillard fumant comme une locomotive à vapeur, avec ses pièces d'échecs et sa cigarette dans le bec, un regard qui paraît vide sur la réalité quand en fait il se passe tellement de choses derrière ces yeux. Et toujours ce sourire étrange. Mais ce sont surtout des traits ridés, vieux, usés, qu'il ne peut pas retrouver dans une enfant qui ne possède aucun marqueur du temps qui passe. Peut être qu'en grandissant... Il ne sait même pas si elle est vraiment Myaw Nienta.
Mais il ne faut pas s'attendre à trouver une mini Maurice.
Il désigne en le levant le livre qu'il tient encore et qu'il pose à ses côtés.

- Je ne l'ai pas lu. De quoi ça parle ?

Ensuite de ça, la petite semble se renfrogner. Ed ne cille pas, mais intérieurement c'est le code écarlate comme le plan VIGIPIRATE, branle bas de combat, tous les neuronnes à leurs postes faut trouver une solution et rapidement. Il passe même en revue tout ce qu'il a dit, de la même manière qu'il analyserait une scène d'enquête. Il prend cette histoire très au sérieux. Elle repart une fois de plus au fond, toujours au même endroit, et en revient avec une feuille et des crayons. Ed n'aura jamais vu un changement d'humeur aussi rapide.

Le mêlé observe avec une curiosité mêlé d'hébétude la petite qui dessine, ne comprenant pas sa réaction. Il croit savoir qu'habituellement, les enfants offrent des dessins aux gens qu'ils aiment bien. Il croit savoir. Parce que lui, des dessins, il n'en a jamais vraiment fait. Peut être quand il était tout petit, pour sa maman bien qu'elle n'était pas très souvent présente. Et puis elle est tombée malade et il n'en faisait plus car il voyait bien que le moindre mouvement, la moindre attention, lui coûtait. Après le décès de sa mère, il se souvient encore avoir brûlé tous ses dessins, tous ses poèmes d'enfants, tous les souvenirs de lui qu'elle gardait précieusement. Après ça on lui avait trouvé une "nouvelle famille". Qui comptait déjà des enfants. Mais où il avait fini par réussir plus ou moins à s'intégrer, allant même jusqu'à aujourd'hui considérer l'un de ses frères d'adoption comme son vrai frère. Mais ses parents ne veulent plus entendre parler de lui depuis l'accident.

Ça l'avait blessé, et le blesse encore au fond, de perdre pour la deuxième fois ses parents. Même si ceux là ne le sont pas vraiment. Au fond, il est un peu orphelin lui aussi.
L'enfant face à lui semble toutefois actuellement bien le vivre. Il ne doute pas qu'elle doit faire des cauchemars la nuit, penser à sa maman et peut être à son papa qui sait, tous les jours sans exception parce qu'on oublie jamais ses parents. Néanmoins elle paraît heureuse et épanouie ici. Preuve en est sa facilité à aborder un total étranger qui pénètre comme ça dans son domaine.
Si Maurice pouvait la voir.

- Il s’appelle Ange et il est trop gentil ! Evidemment, sinon ça serait pas un prince. Mais c’est un peu triste parce qu’il est partit chercher Luka, mais que Luka elle est méchante. Enfin Luka avant elle était gentille tu vois, mais elle a vu sa maman alors elle est devenue méchante. Mais elle a promis de revenir et d’être à nouveau gentille. Et si Luka elle revient, bah Ange aussi il reviendra, tu crois pas ? Et moi, bah il me manque beaucoup ! Il te manquerait aussi à toi si tu le connaissais. Mais peut-être tu le connais ? Tu connais Ange toi ? Même si tu connais pas, c’est pas grave, je t’inviterai quand même à notre mariage. Et tu pourras faire le clown aux anniversaires de nos dix enfants. Oh tiens, c’est une bonne idée ça !

Luka. Luka Grey. Luka Cross. Ça oscille suivant les jours. Luka. Ed ne sait pas qui est Ange, ne connait pas Luka personnellement, mais la connaît sur la papier pour avoir lu lu lu et relu sans cesse son dossier. En envoyant des angents sur le terrain, il a contribué avec John et les autres à son arrestation, et a serré les dents et les poings quand elle s'est faite évader. Cette fille il lui a courru -plus ou moins- après sans la connaître vraiment, il a échangé son nom dans des conversations comme on parle d'un film, d'une chanson ou d'un objet, comme d'une chose fonctionnelle, une proie à attraper. Et ça le frappe comme une masse en voyant cette petite en parler. Luka, c'est une orpheline qui a vécu et grandi ici. Luka un jour a été comme cette gamine devant lui, à rêver de manger les étoiles et à vouloir voler. Luka c'est une ado perdue comme il a lui même été perdu il y a quelques années de cela. Luka c'est pas une proie, c'est une pauvre fille enlevée par une tornade rousse, et quel enfant ne donnerait pas tout pour ses parents ?

Quel con Eddie hein. Même si il n'y est pour rien, même si il n'a fait que suivre des directives venant de plus haut, agissant pour ce qu'il pensait être le bien, ils s'y sont pris comme des manches. Faudrait faire table rase, mais c'est trop tard le mal est fait.
Après, on a jamais rien obtenu en allant voir l'ennemi avec des fleurs, des gâteaux, du Nutella, des colliers en bonbons et des promesses de rêves et d'histoire fantastiques.
Mais c'est bien dommage.
Il a un poids dans l'estomac en l'écoutant parler. Mais il tâche, comme à l'habitude, de ne pas le montrer. De toute façon en ce moment, il a l'impression de manger des enclumes tous les jours.

- Je ne le connais pas non. Mais je viendrai faire le clown à votre mariage. Promis juré.

Et puis entre temps, l'enfant a fini son dessin et le lui offre. Alors Ed le prend en bredouillant un merci et l'observe. Il lit l'écriture encore maladroite, en déduit l'identité des deux personnages un peu disproportionnés sur le dessin. Des personnages aux formes encore assez géométriques sans pour autant être entièrement composés de ronds, de rectangles, de carrés et de polygones inconnus. Ils sont sur une grande étoile, dessinée comme on se représente couramment les étoiles. Un truc avec 5 branches en pic. Un truc jaune. Pourquoi jaune alors qu'on voit des points blancs-gris dans le ciel ? Pourquoi un truc avec des branches alors qu'on voit justement des points ? Parce que c'est ce que sont réellement les étoiles. De grosses masses rondes tellments brillantes, tellement brûlantes, qu'on les voit à des centaines de millions de milliers de kilomètres.
Mais les petits bonhommes de taille égale sur le dessin, alors que l'adulte est sensiblement plus grand que l'enfant, ont l'air heureux. Et puis, c'est vrai qu'elle a l'air bonne son étoile.

- Au fait, t’es Edwin, mais t’es qui en vrai ?

Le mêlé relève les yeux, perplexe devant la question.

- Je bosse pour Orpheo, et Edwin est mon vrai prénom.

Il n'est pas clown bien entendu. Et son prénom, bien que pas super commun -encore qu'il a déjà croisé des homonymes plusieurs fois-, n'est pas non plus unique comme celui de Fire Penguin Disco Panda. Loin de là.
Il dépose le dessin à côté de lui, à côté du livre qu'il a posé plus tôt aussi. Puis il sort son téléphone et farfouille pendant une petite dizaine de secondes dedans avant de finalement trouver ce qu'il cherche. Il tourne alors l'appareil vers l'enfant, montrant la photo d'un grand bâtiment classique de Londres.

- Je travaille ici, c'est à Londres.

Puis après avoir laissé la petite observer, il ferme tout et range son téléphone silencieux dans sa poche. En fait, les objets de la pièce, même ceux qui ne savent pas qu'Ed peut les entendre, sont relativement calme.

- Et toi, t'es qui en vrai ?

Peut être que cette fois il aura une réponse concluante.

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MessageSujet: Re: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Lun 18 Juin 2012 - 17:27

Ferme les yeux et imagine...
Que tu es un papillon !
Que ferais-tu ?
Tu t'envolerais ?

- Qui est Nounou ?

Je hausse les épaules. Comment expliquer qui est Nounou à un étranger ? Pour moi ça semble pourtant évident, Nounou est Nounou. Mais pour un clown un peu bizarre, c'est difficile de lui expliquer. Ce qui serait bien, c'est que Nounou soit là, comme ça je pourrais lui montrer, mais Nounou n'est pas là. À moins que... peut-être j'ai une photo ? Je me relève d'un bond et je vais droit vers la pile de livre à côté de mon lit. Normalement... oui voilà, c'est bien ce que je pensais ! Comme marque-page du Club des cinq, j'utilisais une photo ! Dessus il y a Ian, Ange qui me porte dans ses bras, Luka et Hayley. C'était avant que Luka parte, avant que tout soit bousculé et que tout explose. Que tout fasse aussi mal... Je dois fermer les yeux pour ne pas pleurer, mais une petite larme s'échappe quand même sur ma joue. C'est pas toujours drôle les photos, ça fait remonter de mauvais souvenirs... Tant pis ! Je retourne vers Edwin et lui montre la photo.

- Nounou c'est celui tout à gauche. À côté c'est mon prince avec moi dans ses bras. Après c'est Luka et puis l'autre fille tout à droite c'est ma fée. Sauf que maintenant ils sont trop grands pour l'orphelinat... Tu crois que quand on a 18 ans, on est trop vieux pour être orphelins ? Que notre maman cesse de nous manquer ?

Ça serait un peu horrible quand même. Que maman arrête de me manquer. Ce qui est sûr en tout cas, c'est que je ne l'oublierai jamais ! Ni elle, si ces câlins tous doux ou ses bisous papillons. Ça serait trop horrible d'oublier ma maman... un peu comme si elle mourait pour le deuxième fois. Et ça, je ne veux pas, non je ne veux pas ! C'était déjà assez dur une fois comme ça, je n'ai pas envie de revivre ça. C'est pour ça d'ailleurs que je n'ai pas non plus envie de voir mourir Luka ou Ange. Jamais, jamais ! Aucune des personnes que j'aime n'a le droit de mourir, c'est pas juste quand quelqu'un meurt. Moi je n'ai plus envie que les gens meurent. Peut-être que quand je serai grande, au lieu d'être princesse ou astronaute des étoiles, je serai chercheuse et je créerai une potion pour vivre éternellement. Et comme ça je la donnerai à tous les gens de la terre et on pourra tous vivre pour toujours ! J'hésite à parler de mon nouveau plan pour le futur avec Edwin... Je ne le connais pas encore beaucoup, mais il a l'air d'un gentil clown !

- "Les poulets sont là", comme dit ton ami, est une expression. Un policier est un être humain, et policier est son métier. Comme moi, je suis policier.

Du coup j'oublie la potion pour la vie éternelle et je me reconcentre sur la conversation. Je suis pas sûre de tout comprendre, est-ce les parents d'Edwin sont des poules ? Je trouve que ce clown n'explique pas très bien... est-ce que c'est un ami de Titi ? Ça expliquerait beaucoup de chose. Pourquoi il est là par exemple. C'est vrai ça, je ne l'avais jamais vu à l'orphelinat avant, c'est un peu bizarre. Peut-être qu'il a grandit ici il y a très longtemps. Parce que c'est une grande personne alors ça doit faire un long moment qu'il n'est plus un enfant. Moins longtemps que Pandora parce que elle elle a au moins 200 ans ! Il faudra que je lui demande une fois quel âge elle a pour de vrai. Et si elle a déjà vu un dinosaure. En tout cas Nounou m'a dit un jour que Pandora avant elle avait un mammouth comme animal de compagnie. Mais je crois que les mammouth ont vécu après les dinosaures... Ou en même temps ? Je ne sais plus très bien, il faudra que je demande à Nounou !

Les grandes personnes savent tout.
Et Nounou il est presque grand !
Il sait donc presque tout.
Il me trouvera bien une réponse...

- Je ne l'ai pas lu. De quoi ça parle ?

Edwin lève le livre d'Ewilan et moi je souris. Ça parle de la jolie histoire d'une jolie jeune fille. Elle peut voyager dans un autre monde qui s'appelle Gwendalavir avec son ami Salim. Et là-bas elle rencontre Edwin. Edwin il est trop beau, il est trop fort et il sait tout faire ! Il est presque aussi bien que mon prince. Mais quand même, mon prince est mieux parce que c'est le plus meilleur de tous ! Et je m'en fiche si Melle Artissa dit que la grammaire nous interdit de dire "le plus meilleur". Moi la grammaire je ne l'ai jamais rencontrée en vrai alors j'ai bien le droit d'utiliser mes mots comme je veux. Ils n'ont qu'à inventer des lois, je veux dire de vrais lois. Comme dans le code de l'épée nal. Ou je ne sais plus trop son nom. Mais on m'a dit que c'était un livre avec toutes les lois de l'Écosse dedans. Genre qu'on a pas le droit de tuer. Mais si on tue une mouche, c'est aussi interdit ? Quoi que je ne vois pas pourquoi je tuerai une mouche, j'aime bien les mouches moi.

- Je peux te le prêter si tu veux. Enfin si tu sais lire. Tu sais lire ? Parce que quand même, t'es un clown je veux dire...

« Funny like I'm a clown? I amuse you? »

En même temps je continue mon dessin avec toutes mes couleurs et je parle un peu d'Ange à Edwin. J'aime bien parler d'Ange, mais j'aime encore mieux parler avec Ange. Parce que ça veut dire qu'il est avec moi et qu'il peut me faire des câlins. Mais je sais qu'un jour mon prince reviendra parce que Luka me l'a promis et que Luka ne peut pas mentir. Luka est trop gentille pour mentir, sinon elle ne m'aurait jamais prise sur son dos, elle ne m'aurait pas serré dans ses bras, elle ne m'aurait pas promis...

- Je ne le connais pas non. Mais je viendrai faire le clown à votre mariage. Promis juré.

Promis pour de vrai ?
Sait-il seulement.
Qu'une vraie promesse.
Ne se rompt pas ?

À présent Edwin et moi on est lié par un contrat invisible. C'est comme un fil qui nous relie et qui s'étire jusqu'à l'infini. Même s'il va se cacher derrière les nuages, il ne pourra pas le rompre, il sera obligé de venir faire le clown. C'est drôle, il y a trente minutes lui et moi on ne se connaissait même pas et maintenant on est pour toujours attachés par la loi des promesses. C'est amusant comme les gens peuvent vite devenir importants à nos yeux. Edwin il est déjà un peu important, même si je ne comprends toujours pas pourquoi est-ce qu'il est venu ici. Et pourquoi est-ce qu'il me parle ?

- Je bosse pour Orpheo, et Edwin est mon vrai prénom.

Orpheo, c'est les gentils. Hayley elle est apprentie pour Orpheo et Nounou aussi. Mais ça, ce n'est pas une vraie réponse. Il y a beaucoup de gens qui travaillent à Orpheo, mais ils ne viennent pas tous au Mystery Orphanage. Je le regarde sortir son téléphone de sa poche et me montre un bâtiment pas vraiment très joli. Je préfère l'orphelinat quand même, il ressemble à un château. Là c'est juste un bâtiment tout gris, comme il y en a beaucoup d'autres. Est-ce que c'est la maison d'Edwin ? Parce que je trouve ça très grand !

- Je travaille ici, c'est à Londres.

Alors ce n'est pas sa maison, mais l'endroit où il travaille. Sauf qu'avant Edwin a dit qu'il était policier. Depuis quand les policiers travaillent dans des maisons ? Je croyais qu'ils avaient des pistolets et qu'ils couraient après les voleurs et les méchants ! Et puis ça ne réponds toujours pas à ma véritable question...

- Et toi, t'es qui en vrai ?

C'est un peu de la triche de retourner les questions contre moi. Mais puisque c'est un clown, je veux bien être gentille et lui apprendre comment on réponds à une vraie question. Même si, je l'avoue, ma question est un peu une question compliquée. C'est pas facile de définir qui on est pour les autres. Ça remet en jeu toute l'histoire de notre vie, heureusement moi mon histoire elle est pas trop longue alors ce n'est pas trop dur à raconter.

- Moi je m'appelle Myaw Nienta et j'ai sept ans ! J'ai jamais connu mon papa, que ma maman et ma grand-maman, sauf que ma grand-maman elle était pas très gentille. Mais maintenant elle est morte et ma maman aussi. C'est pour ça que je suis ici. Et à cause que je peux aller dans les rêves des autres gens aussi... j'aime pas beaucoup ça... Mais je me suis fais pleins d'amis alors ça va. Sauf que mes amis les plus grands ils sont en train de partir et j'ai l'impression qu'ils m'abandonnent... J'aime bien les autres enfants de mon âge, mais des fois je ne comprends pas l'intérêt de leur jeux... Ange et Luka eux ils pouvaient me lire toutes les histoires de toutes la vie, jamais je ne me lassais ! Ils me manquent...

Des gens partent.
D'autres viennent.
Comme des étoiles naissent.
Alors que d'autres meurent...

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MessageSujet: Re: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Lun 2 Juil 2012 - 17:11



En regardant l'enfant, Ed se demande si il a jamais été comme ça, lui. Pourtant il n'est pas si vieux que ça -comparé à d'autres, hein...-, et bien que son enfance soit une période sombre et brumeuse dans un coin de sa tête, tellement floue qu'il se demande si il l'a vraiment vécue -mais sa présence ici en est la preuve tangible-, il a quand même un jour pas été plus haut que trois pommes.
Métaphoriquement parlant, en fait il aime à penser qu'il est né plus haut que trois pommes empilées les unes sur les autres.
Mais même en le sachant, il ne se souvient pas d'avoir un jour autant rayonné d'innocence. Peut être n'a-t-il tout simplement pas vu la transition.
Ou alors c'était un gamin psycho mais cette idée le fait grincer des dents.

Non, il ne se souvient tout bêtement plus de rien. Les souvenirs douloureux, il tend à les enfouir si profondemment dans son cerveau qu'avec le temps, il les oublie. Ou tout du moins arrive à se convaincre qu'il les a oublié. Ce qui en soit est déjà paradoxal.
Mais comme on dit, le temps appaise les blessures.
Et en ammène de nouvelles mais ce n'est pas le sujet, Maurice peut bien attendre encore un peu avant de crever. De toute façon le présent ne devrait pas être utilisé à se morfondre sur ce qui va appartenir au passé d'ici peu de temps, mais devrait être exploité au maximum pour s'occuper de ce qui fera l'avenir.
Et l'avenir, il se trouve juste en face de sa truffe d'humain. Ou de mêlé.
Quelle importance.
L'avenir donc, est présentement en train de lui montrer une photo. Photo qu'Eddie se met à observer avec curiosité.

- Nounou c'est celui tout à gauche. À côté c'est mon prince avec moi dans ses bras. Après c'est Luka et puis l'autre fille tout à droite c'est ma fée. Sauf que maintenant ils sont trop grands pour l'orphelinat... Tu crois que quand on a 18 ans, on est trop vieux pour être orphelins ? Que notre maman cesse de nous manquer ?

Comment fait-elle ? Comment.
Qu'on lui dise comment où il va se mettre à crier à la sorcellerie.
Sérieux, ils mangent quoi au p'tit dej ici ? Ou alors ce sont les vaches d'Ecosse qui mettent un truc dans leur lait. On ne sait jamais avec des animaux à quatre estomacs qui bouffent de l'herbe et en pondent du lait et des bouses suivant la sortie, la seule différence entre les deux résultats étant probablement que la matière première prend deux bifurcations différentes à un embranchement entre deux estomacs.
C'est dégueulasse une vache.

Et pour en revenir à la petite, comment ? Comment arrive-t-elle à poser des questions pareilles, et à les penser en premier lieu ?
Ah Eddie, un stage en maternelle, voilà ce qui t'attend. Même si selon son opinion, un tel stage devrait être renommé stage de survie.
Ed sourit et frotte affectueusement sa main sur le haut de la tête de l'enfant, la décoiffant au passage.

- Ta maman ne cessera jamais de te manquer, et tu ne l'oublieras pas. Tu sais 18 ans, c'est juste l'âge légal à partir duquel tu es considéré par la société comme un adulte. Et les orphelinats sont pour les enfants. Mais ils resteront pour toujours des orphelins, même sans y vivre.

Coucou Eddie, tu parles à une petite de 6 ans. Qui ne doit même pas savoir ce que veut dire légal.
Ni même considéré parce que c'est un vilain mot, mais elle a l'air d'être une enfant très vive et intelligente.

18 ans. Un chiffre, pour un changement assez radical de statut.
Ce qui est ridicule. Comment du jour au lendemain, sous prétexte d'un chiffre qui change à ce nombre accroché au dessus de nos têtes à tous comme une épée de damoclès, comment devient-on adulte ? Juridiquement, il fallait une date butoir, une barrière à passer car on ne peut pas rester sous la tutelle des parents toute sa vie, mais mentalement ? Mentalement, c'est l'histoire de toute une existance. Une longue histoire ou bien souvent, et pour ne pas dire toujours, on ne se rend pas compte qu'on est passé de l'autre côté. Qu'on est adulte. Un jour comme ça sans prévenir ça vous arrive droit dans la face à la manière d'un pigeon dans une vitre. Et comme le pigeon, la nouvelle assomme, désoriente, et puis finalement, on peut repartir.
La métaphore du pigeon a quand même ses limites, car si l'imbécile emplumé repart d'où il vient, l'adulte lui continue tout droit.
Mais bon, c'est pas comme si l'auteur de ce post faisait une fixation sur les pigeons.

- Je peux te le prêter si tu veux. Enfin si tu sais lire. Tu sais lire ? Parce que quand même, t'es un clown je veux dire...

Comment dire...

- Je suis un clown qui a été à l'école, alors je sais lire. Et je veux bien que tu me prêtes ton livre, merci.

Et évidemment monsieur a déjà décidé que cela lui servirait de prétexte pour recontrer à nouveau la petite fille dans un futur proche, si elle est bien Myaw.
Il entend d'ici son portable ricaner un surnois petit "pedobear" venu du plus profond de sa carte sim.
Si il avait été seul, Ed l'aurait lancé à travers la pièce. Mais comme il doit continuer à faire semblant de ne pas l'entendre pour pas se faire griller par les autres objets vicieux du coin, il calme ses pulsions meurtrières.
Il prendra cher plus tard, ce n'est que partie remise.

- Moi je m'appelle Myaw Nienta et j'ai sept ans ! J'ai jamais connu mon papa, que ma maman et ma grand-maman, sauf que ma grand-maman elle était pas très gentille. Mais maintenant elle est morte et ma maman aussi. C'est pour ça que je suis ici. Et à cause que je peux aller dans les rêves des autres gens aussi... j'aime pas beaucoup ça... Mais je me suis fais pleins d'amis alors ça va. Sauf que mes amis les plus grands ils sont en train de partir et j'ai l'impression qu'ils m'abandonnent... J'aime bien les autres enfants de mon âge, mais des fois je ne comprends pas l'intérêt de leur jeux... Ange et Luka eux ils pouvaient me lire toutes les histoires de toutes la vie, jamais je ne me lassais ! Ils me manquent.

Bingo, Myaw c'est elle. Au fond Eddie en est bizarrement soulagé. Presque... Content, que ce soit cette gamine là Myaw, et pas une autre. Parce que cette gamine là arrive à le tenir attentif depuis une demi heure, et c'est en fait son record en matière de communication avec un être dont l'âge est inférieur à 14 ans.
D'habitude, soit il les fait fuir, soit il fuit. Le second cas se produisant plus souvent que le premier, bien entendu.
Il a un pincement au coeur en entendant l'enfant parler ainsi de sa mère et de sa grand-mère. Respectivement fille et femme du vieux poisson.
Et encore plus en entendant la suite. Et puis ça le frappe comme un pige... Comme la météorite au Mexique qui a contribué à l'extinction des dinosaures. Myaw, n'est plus exactement une enfant. Et à l'entendre parler des autres de son âge, elle ne s'en rend pas vraiment pas compte. Elle a grandit trop vite, même si tôt ou tard son âge la rattrapera.
Il ne sait pas comment réagir. Il ne peut pas lui expliquer pour Luka, parce qu'elle n'a pas à savoir. Parce que Luka est adulte. Ange aussi à ce qu'il a compris. Et ces deux là ont été propulsés en l'espace de quelques mois dans un monde avec lequel ils doivent se débattre.
Alors Myaw se sent laissée derrière. Parce que même si elle n'est pas tout à fait une enfant, elle n'est pas non plus tout à fait une adulte, elle est un étrange mélange des deux.
Et puis Edwin agit sur un coup de tête et fait un truc qu'il passera bien trois semaines à s'auto flageler pour l'avoir fait. Il bascule sur ses genoux, se redresse et ramène la petite fille vers lui dans un câlin maladroit et innatendu.
Tellement innatendu que son allergie aux enfants est passée hors service d'un coup, court-circuitée.

- Tu veux que... Que je te lise une histoire ?

Dieu qu'il se sent ridicule, il en sent même le bout de ses oreilles brûler, soudain très conscient de lui même. Tellement boulversé par une simple enfant.
C'est une bonne chose qu'il soit gay, oui, oui, oui.
Il relâche la petite parce que quand même, il se sent vraiment maladroit et bordel il est Edwin A. Al Hattal, chef de section de la police magique et y'a PAS moyen que cette histoire s'ébruite car il est censé être le mec le plus assuré de la Création.
Mais quoi, même le type le plus sûr de lui dans cet univers a ses moments de faiblesses. Surtout en face de son point faible.
Allons Eddie, tu t'en remettras. Du moment que Maurice ne l'apprend pas.

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MessageSujet: Re: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Ven 7 Juil 2017 - 11:52

Le virage dangereux de l’enfance.
Vers l’âge adulte.
Comme un serpent lézardant.
Auprès du précipice de la folie.

Je regarde attentivement Edwin. Même si c’est un clown, il a pas l’air si bête que ça. J’en viens donc à me dire que les clowns font semblant d’être bête pour avoir l’air drôle, mais qu’en vrai ils sont très intelligents. Comme les policiers ont l’air de faire semblant de se balader dans la rue avec des pistolets alors qu’en vrai ils sont dans des bâtiments tout gris comme les banquiers et les avocats. Ou alors peut-être qu’il y a plusieurs sorte de policier et plusieurs sorte de clown ? Il faudrait que je me renseigne et que je demande à Nérys. Normalement je pose ce genre de question à Ange, mais comme il est plus là... Alors je dois poser les questions à des adultes. Comme ma question sur les orphelins qui me fait un peu peur parce que moi j’ai pas envie d’oublier ma maman.

- Ta maman ne cessera jamais de te manquer, et tu ne l’oublieras pas. Tu sais 18 ans, c’est juste l’âge légal à partir duquel tu es considéré par la société comme un adulte. Et les orphelinats sont pour les enfants. Mais ils resteront pour toujours des orphelins, même sans y vivre.

Je réfléchis à la réponse de Edwin et je soupire un peu. C’est une réponse compliquée alors il faut la décomposée. Comme pour une recette de cuisine, une chose après une autre. Parce que si on met tous les ingrédients, ça fait une bouillie bizarre et immangeable. Un peu comme cette réponse. Mais si on réfléchit beaucoup, on peut la comprendre. D’abord que je vais pas oublier ma maman et ça c’est une bonne nouvelle parce que ma maman je l’aime et je serais triste de l’oublier. Ensuite que 18 ans c’est un âge juste légal alors que c’est un peu débile. Je sais ce que ça veut dire légal parce que je suis une petite fille très intelligente qui connaît beaucoup de mots (c’est Mlle Artissa qui le dit). Légal ça veut dire que c’est la loi qui décide et la loi c’est un truc un peu bête fait par des vieux messieurs pas très rigolo. Donc même si la loi décide qu’à 18 ans on devient adulte, il faut pas trop écouter ça je crois. Ensuite, Edwin a aussi dit que les orphelinats c’était que pour les enfants. Mais ça c’est un peu bizarre parce que Titi, Rominet, Mlle Artissa, Nérys et Mamie Pandora c’est plus des enfants. Alors pourquoi ils sont encore à l’orphelinat ? Je suis pas très convaincue par cette réponse et du coup j’imagine que si Ange et Luka sont partis c’est pour d’autres raisons. Mais Edwin ne peut pas savoir parce qu’il ne les connaît pas. Tant pis. Maintenant je prends la recette et je l’applique sur mon clown.

- Et du coup toi même si tu es un adulte, tu aimes encore ton papa et ta maman ?

Enfin.
Est-ce qu’un clown a un papa et une maman ?
Un papa clown et une maman clown ?
Est-ce que c’est une famille de clowns ?

Edwin regarde mon livre. Celui dans lequel il se trouve. Même si je sais que ce n’est pas vraiment lui mais juste un personnage avec le même prénom. Je ne suis pas bête quand même ! Ce livre-là fait parti de mes trésors. Mes trésors c’est mes objets préférés, même s’ils ne valent pas beaucoup d’argent. Ils valent la monnaie de l’amour. C’est mamie Pandora qui me l’a dit. Et elle dit aussi qu’ils sont plus important que des objets très très chers. Comme une voiture ! Alors du coup je les mets tous dans une boîte sous mon lit. Il y a mes livres de Pierre Bottero bien sûr. Il y a aussi ma robe préférée de quand j’avais 5 ans, même si maintenant elle est beaucoup trop petite pour moi, je l’aime encore parce que c’est Hayley qui l’a faite. Il y a une pierre en forme de cœur que m’a donné Ange. Il y a une photo de moi avec ma maman et ma grand-mère. Il y a un dessin que m’a fait Sakura. Il y a ma poupée avec laquelle je dors plus parce que je suis une grande maintenant, même si j’avoue que parfois je la prends quand même parce que j’ai un peu peur du noir.

C’est toute ma boîte.
La boîte de mon cœur !
Plus importante que tous les autres objets.
Même les bonbons !

- Je suis un clown qui a été à l’école, alors je sais lire. Et je veux bien que tu me prêtes ton livre, merci.

Je le regarde avec un grand sourire. Et je crois que les clowns aiment bien les sourires parce que tout d’un coup Edwin tend les bras et me serre très fort contre lui pour me faire un câlin. Je suis contente et je m’accroche aussi à lui parce que moi j’aime beaucoup les câlins. J’aime pas trop les bisous, mais j’aime bien les câlins. C’est comme, je comprends pas les adultes qui se font des bisous sur la bouche c’est juste... trop beurk ! Je me demande si Edwin il fait des bisous sur la bouche des autres gens. Mais je ne pense pas parce que c’est un clown alors il doit pas être amoureux de quelqu’un. Parce que vous savez, il faut être amoureux pour faire des bisous. Enfin c’est ce que m’a dit Nounou. Moi je trouve ça bizarre parce que je suis amoureuse de Ange mais JAMAIS je lui ferai de bisou sur la bouche.

- Tu veux que... Que je te lise une histoire ?

Oh oui ! Je hoche la tête avec beaucoup d’énergie et je viens m’asseoir en tailleur à côté d’Edwin en m’accrochant à son bras pour pouvoir poser ma tête contre. Il est confortable ce clown ! C’est un clown-canapé ! Peut-être que son papa était un clown et sa maman un canapé ? Ou son papa un canapé et sa maman un clown ? Et alors il pouvait pas se faire de bisou parce que les canapés ça a pas de bouche.

[color=violet- Tu veux pas me raconter ta vie de clown-canapé-policier plutôt ?[/color]

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MessageSujet: Re: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Jeu 19 Oct 2017 - 11:57

Oh ce pauvre Edwin avec les enfants. Il est étrangement terrorisé par l’idée qu’on puisse le prendre pour un mot-en-P et se sait maladroit au possible. Il sait qu’il ne peut s’empêcher de raisonner de manière logique et directe. Chose qui l’empêche complètement de faire preuve de l’imagination dont il aurait besoin pour répondre à une enfant. Enfant qui n’a absolument pas besoin d’entendre toutes les choses compliquées de la vie, même si elle a déjà fait face à beaucoup. Elle est très vive, mais elle continue à s’exprimer comme une enfant. C’est une enfant. Et cela devrait être préservé le plus longtemps possible, car c’est un état d’esprit qui ne sera jamais plus retrouvé par la suite. Une dizaine d’années de relative innocence que même les horreurs de la vie ne parviennent pas forcément à complètement arracher. Et le reste de la vie à être adulte, avec plus ou moins de succès.

- Et du coup toi-même si tu es un adulte, tu aimes encore ton papa et ta maman ?

La question surprend Edwin. Sa mère… Oui, il l’aime encore. Bien sûr. Et pourtant, voilà des années qu’elle est morte. Comment aurait-elle évolué si elle était encore en vie ? Est-ce qu’ils s’entendraient toujours bien ? Est-ce qu’il l’aimerait de la même manière que cela a été figé lors de sa mort ? Le revoilà à se poser trop de questions. Il aime sa mère, et il l’aimerait probablement toujours de la même façon si elle était encore en vie. Quant à son père… L’image de Maurice surgit dans son esprit et Edwin doit se faire violence pour ne rien laisser paraître. Malheureusement il aime ce vieux con. Ce n’est pas son père biologique, mais il l’aime comme un fils peut aimer son père. Son vieux père qui n’a que trop tiré sur la ficelle qui va bientôt lâcher.
Si Maurice est son père adoptif-pas-officiel, alors Myaw est un peu sa nièce. La fille d’une sœur qu’il n’a jamais connu, mais qu’il aurait bien voulu connaître.

- Oui, il n’y a pas d’âge pour aimer ses parents. Demande à Mrs Mystery, tu verras.

Le revers de la médaille de cet amour, c’est qu’il n’y a derrière pas d’âge auquel la douleur de leur disparition cesse. Elle devient juste habituelle, jusqu’à ce que le cerveau parvienne à ne plus y prêter attention la plupart du temps.

L’homme propose à celle qu’il considère déjà un peu comme sa nièce une histoire, ce à quoi elle répond avec enthousiasme en s’installant contre Edwin. Lequel sent toute la partie de son corps opposée à celle contre laquelle se trouve l’enfant se tendre comme un arc. Sensation très étrange s’il en est.

- Tu veux pas me raconter ta vie de clown-canapé-policier plutôt ?

Pardon ?

- HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !
- Putain le téléphone on avait dit silence radio… Notre couverture est grillée. Désolé Eddie !
- Mon Dieu enfin quelqu’un qui peut entendre nos réclamations ! Nous, les lits du dortoir 6-10 ans, réclamons qu’on nous change de tranche d’âge ! Nos ressorts sont trop vieux pour ces enfants qui sautent et galopent sur nous.
- T’exagère Hervé, la petite Julie qui dort sur toi est sage comme une image.


La tête d’Edwin va exploser. Voilà, ce qui devait arriver arriva. La chambre est en ébullition alors même que le silence règne, mais lui donnerait tout pour être, à cet instant, au milieu d’une prairie déserte.
Et Myaw qui attend son histoire. Alors, il tâche de se concentrer. Ce n’est après tout ni la première ni la dernière fois que des objets bruyants le dérangent.

- J’arrête des méchants et je remplis aussi beaucoup de papiers parce que je suis le chef, et que les chefs ça remplit beaucoup de papiers.

Il omet de préciser qu’il est le chef de la partie secrète des policiers seulement, même s’il pense que c’est quelque chose qui aurait pu lui gagner des points auprès de l’enfant. En tout cas, si, enfant, il avait rencontré un adulte chef d’une police secrète il aurait trouvé ça trop cool. Il continue à trouver ça trop cool.
Ce qui signifie qu’il pense être une personne très cool, oui Monsieur, oui Madame.
Il est vrai qu’il passe plus de temps en général derrière un bureau, que ce soit à faire de l’administratif ou à planifier des opérations, qu’à mener les opérations lui-même. Principalement parce qu’en tant que chef, on a besoin qu’il reste à l’arrière pour superviser et coordonner. Pour donner des ordres, aussi. Même s’il tâche de s’arranger pour sortir régulièrement, des fois il brûlerait bien tous ces papiers. Mais il ne le fera jamais. Ne serait-ce que parce qu’il serait ensuite hanté par leurs cris de désespoir. Raison pour laquelle il a toujours refusé par ailleurs de posséder une broyeuse à papier. Il milite aussi pour le tout dématérialisé. Un ordinateur c’est magique, rien de ce qui s’affiche à l’écran ne parle. Des formulaires silencieux, des rayons de courses diverses silencieux.
Le bonheur.
Ce qui est moins le bonheur en revanche, c’est que son histoire est très très nulle. Il arrête les méchants et il remplit des papiers, on est loin des histoires de princes, d’étoiles et de poussins.

- Je sais communiquer avec les objets aussi. Par exemple le livre que tu m’as prêté ne veut en fait pas venir avec moi parce qu’il veut rester avec toi pour que tu continues à le lire.

Du coup elle va reprendre son livre, bien. D’un côté vu comme il n’arrête pas de râler, ça ne serait pas plus mal. Dur de se concentrer sur une lecture avec un boucan pareil.

[HRP : Je change pas la couleur de Ed mais on voit rien avec donc pour le moment voilà. Dis moi si tu n’as pas assez de matière pour faire une réponse !]

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MessageSujet: Re: « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]   Dim 26 Nov 2017 - 23:19

La famille.
Quel mot bien compliqué que celui-là.
La famille est-elle inscrite dans les veines ?
Ou dans le coeur ?

- Oui, il n’y a pas d’âge pour aimer ses parents. Demande à Mrs Mystery, tu verras.

Je lève les yeux vers Edwin un peu surprise. Est-ce que ça veut dire que... Mrs Mystery a des parents ?! C'est très bizarre ça. Normalement les vieilles personnes n'ont pas de parents. Ils ont des petits-enfants à qui ils offrent des sucettes, des amis pour jouer aux cartes et des pigeons sur les bancs publics. Mais des parents ? C'est bizarre d'imaginer les parents de Mrs Mystery... Est-ce qu'ils sont aussi vieux qu'elle ? En fait... ils sont sans doute morts maintenant, un peu comme les miens. C'est pour ça qu'elle est dans un orphelinat, je crois. C'est bizarre d'imaginer qu'elle ait pu être une petite fille comme moi, un jour, avec un papa et une maman. C'est rigolo, mais un pue bizarre. Est-ce qu'elle avait déjà les cheveux gris à ce moment là ?

- Et si on a que une maman et une grand-maman ? Est-ce qu'on a le droit de choisir d'autre gens dans sa famille ?

Je soupire. Moi j'aimerais bien que mes amis du Mystery soient mes frères et soeurs. Sauf Ange. Parce que Ange c'est mon futur mari et qu'on ne peut pas se marier avec ses frères et soeurs alors ça serait un peu bizarre. Et puis... j'aimerais bien un papa aussi. Parce que j'ai jamais eu de papa. Ça doit être bien... je crois ? Seulement si c'est un gentil papa, j'imagine... Je me demande si, moi aussi j'ai un papa. S'il sait que j'existe et s'il pense à moi parfois.

Tous les cris, les SOS.
Partent dans les airs.
Et dans l'eau laissent une trace.
Dont les écumes font naître un père.

Peut-être que, quand je serai plus grande, je partirai chercher mon papa. Et Ange viendra avec moi, parce que c'est un prince-pégasien-chevalier et que c'est bien pour faire des quêtes. Les quêtes c'est ce que font les héros dans les livres et les films pour délivrer les gens ou sauver le monde. Moi j'irai délivrer mon papa. Je ne sais pas encore où il est enfermé, mais il doit forcément être capturé par quelqu'un, sinon il serait venu me chercher. Enfin... sauf s'il ne sait pas que j'existe. Maman ne m'a jamais dit, elle ne m'a jamais vraiment parlé de lui. Je crois qu'elle ne l'aimait pas beaucoup, mais je ne sais pas trop... j'étais petite.

Faut arrêter d'y penser.
Au risque de sentir.
Des petites gouttes.
Piquer les yeux comme des étoiles brisées.

Alors je me reconcentre sur Edwin et son histoire. L'histoire de sa vie. En tout cas, il est assez confortable comme canapé, ses parents canapés-clown doivent être fiers de lui ! Moi je veux bien l'engager pour le mettre dans la chambre. Comme ça il pourra nous raconter des histoires tous les soirs avant de dormir ! Normalement c'est Jimmy qui nous raconte des histoires, mais souvent elles font super peur alors avec Julie on se cache sous nos couvertures ! Jimmy il est un peu bête parce que c'est un garçon alors il aime bien les histoires qui font peur et tout ça. J'aime pas les garçons. Sauf Ange. Et Edwin. Mais Edwin ça compte pas vraiment parce que c'est un clown-canapé-policier. Ce n'est pas vraiment un garçon.

- J’arrête des méchants et je remplis aussi beaucoup de papiers parce que je suis le chef, et que les chefs ça remplit beaucoup de papiers.

Je le regarde en fronçant les sourcils. Lui ? Un chef ? Il n'a pas du tout l'air d'un chef. Je crois qu'en vrai il est en train de me mentir. En plus pourquoi les chefs rempliraient-ils des papiers ? S'ils sont chefs ils n'ont qu'à dire à d'autres gens de les remplir pour eux ! Ça n'a pas l'air très réaliste tout ça...

- T'as pas une tête de chef. Tu n'as même pas de cravate !

Il n'a pas de pistolet ou de menotte non plus ! Il ne doit vraiment pas être un chef. Moi je lui donnerais plutôt la tête d'un apprenti. Un apprenti poulet.

- Je sais communiquer avec les objets aussi. Par exemple le livre que tu m’as prêté ne veut en fait pas venir avec moi parce qu’il veut rester avec toi pour que tu continues à le lire.


Ah bah voilà ! Maintenant il a l'air de dire la vérité ! C'est trop bien ça comme pouvoir et mon livre est trop gentil. Je savais pas qu'il m'aimait beaucoup comme ça. C'est parce que c'est un chouette livre. Je me dépêche de le reprendre alors pour aller le ranger dans une boîte et j'en ressors ma poupée. Puis je reviens me poser sur mon nouveau canapé.

- C'est pas grave tu sais. Quand je serai une grande princesse avec de l'argent j'achèterai un livre rien que pour toi.

Ensuite je lui donne ma poupée et je le regarde très sérieusement.

- Et Nénuph' elle dit quoi ? Est-ce qu'elle a pas trop peur la nuit quand je dors sans elle ?

Son nom complet à Nénuph' c'est Nénuphar. Comme la plante. Parce que je trouve que ce mot est rigolo et que ma poupée est rigolote aussi. Elle a pas de cheveu et un corps de chiffon. Il y a juste la tête, les mains et les pieds qui sont en plastique. Avant elle pouvait fermer les yeux, mais un jour je l'ai laissé tomber dans la boue et maintenant elle ne peut plus. Mais je trouve qu'elle est toujours jolie, même bien plus jolie que la poupée de Julie qui a des longs cheveux blonds et qui peut faire un rot quand on lui donne le biberon. Nénuph' elle est jolie et rigolote. Comme Edwin.

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« Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ! » [PV Edwin]

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