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 Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]

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MessageSujet: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Dim 18 Mar 2012 - 14:16

If you ever step on my patch, I'll bring you down, I'll bring you down

Les Campbell sont vraiment des gens formidable. Non seulement ils ont la bonté d'approvisionner l'épicerie du village de leurs merveilleux produits bios et top du top ça gère de la fougère tout ça, mais en plus, avec leur autorisation on peut aller récolter divers trucs chez eux, ce qui fait qu'on paie moins cher. Alors, après être allé cherché des oeufs pour le petit déjeuner d'Hayley (parce que je l'aime et qu'il est 5 heures du matin), je vais dans le champ de laitues afin d'en trouver 2/3 pas mal pour nos prochain repas en colocation magique qui déchire tout. Je suis particulièrement bien réveillé pour une heure si avancée. Et j'ai le générique de Code Lyoko dans la tête parce que j'ai regardé ça alors que je me brossais les dents. Parce qu'il arrive que je me brosse les dents dans mon salon. Je ne sais pas si je suis le seul a avoir remarqué que se brosser les dents en tête à tête avec son miroir était mirifiquement ennuyeux.

C'est donc parce que je suis amoureux-niais de la nature et d'Hayley que je suis ici à l'aube. En arrivant, j'ai discuté un peu avec Mr. Campbell qui m'a promis de m'apprendre à atteller des cheveux et à les monter. Faudrait vraiment que j'invite ma famille ici avant que ce soit pour leur annoncer mon mariage avec Hayley. Oui, je pense trop loin mais pfff...N'avez vous jamais eu faim ? Euh, non c'est pas ça : n'avez vous jamais été amoureux-niais ? Si c'est réciproque, je vous le souhaite. Si ça ne l'est pas, je vous conseille la pendaison ou bien une hibernation jusqu'à ce que vos sentiments disparaissent totalement et que vous soyiez prêts à trouver la bonne personne.

Courbé en deux dans les salades, je chante "Taking the hobbits to Isengards" comme un glandu que je suis, parce qu'Hayley l'écoute souvent rien que pour nous faire chier Josh et moi, et que ce truc perfore votre ceveau et s'y infiltre pour y pondre des oeufs et ne plus jamais en sortir. IGNOBLE. Je pense à des trucs gore. Je suis sur que je suis choquant.
Toujours est-il que courbé dans les salades, je chante et que j'ai l'air d'un con. Je me fiche un peu de ce qu'on peut penser de moi, voire beaucoup, c'est pourquoi, lorsque je vois approcher une silhouette, plutôt grande, je mets les bras en l'air et hurle :


-COUCOUUUUU ! LES LAITUES SONT GENTILLES CE MATIN VENEZ VOIR !

Il s'approche et je remarque que jc'est un jeune homme brun, à peine plus âgé que moi. Je me mets à rire de façon compulsive, j'arrache une salade et je m'excuse :

-Pardon, il est cinq heures du matin, et je suis un guignol professionnel.

Ce qui n'est pas vrai puisque mon métier est officiellement guitariste-assistant de luthier-rénovateur de librairie. Je n'ai jamais vu ce type à Little Angleton, il a l'air sympa, plutôt beau-gosse-qui-ne se prend-pas-la-tête-et-aime-aguicher-les-nenettes. Alors, si je m'en faisais un ami ? Si j'arrêtais d'être un bisounours neuneu ? Zacharia, tu as dépassé les bornes des limites. Ah tiens, je m'apelle Zacharia. Je vais lui dire.

-Je m'apelle Zacharia, et toi ?

Kihihi. J'espère qu'il ne va pas s'enfuir en courant, c'est cool de ramasser des salades à deux. J'ai jamais essayé en fait, mais je suppose. J'ai ramasssé des carottes, des courgettes et des fraises avec Josh, mais jamais des laitues. Pourquoi d'ailleurs ? J'hausse les épaules pour moi même. Je sais pas.


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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Lun 19 Mar 2012 - 21:50

I got a hangover, wo-oh!
I've been drinking too much for sure...

    Je tends un bras. J’effleure quelque chose. C’est mou. C’est mou et mouillé. Mou, mouillé et.. crac… Pas très solide. Je pousse un grognement sourd qui ressemble vaguement à un bâillement.
    Puis je tente une nouvelle approche de la chose, un peu méfiant. Mais mes muscles refusent de m’obéir. En fait, ils ne demandent qu’une chose : lâcher prise et se rendormir. Dormir… j’aimerais bien dormir… J’aimerais bien…
    Non, attendez ! Il y a un truc pas net. Parce que si j’en crois mon dos tout endolori, le truc sur lequel je suis allongé n’est en revanche pas mou du tout, et… aïe, pas très confortable. Et, à moins qu’on ait mis un sac de pierre sous mon matelas, je pense pouvoir dire sans me tromper, que je ne me trouve pas dans mon lit. Enfin, il me semble, mais je n’en suis pas bien sûr, je n’ai pas les idées très claires. De toute façon, qu’est-ce ça peut faire ?
    Moi j’ai envie de dormir.

    Je laisse échapper un petit soupir de contentement, me tourne sur le côté et… aïe ! Ça fait mal bordel !
    Je décide d’ouvrir les yeux avec la ferme conviction que si quelqu’un a eu l’idée de me faire une mauvaise blague pendant que je dormais tranquillement heu.. je ne sais pas où, et bien, il va passer un sale quart d’heure ! Juré craché.
    Donc, quand j’ouvre enfin les yeux, je suis un peu furax.
    Je vois un peu flou, alors il me faut quinze bonne secondes pour comprendre que je ne suis effectivement pas dans mon lit, trente pour m’apercevoir que je ne suis vêtu que d’un jean crasseux, quarante pour réaliser que je suis étendu au milieu de trucs non identifiés qui ressemblent fortement à des salades et environ une minute pour pousser un cri franchement étrange.

    Récapitulatif de la situation : je suis dans les choux (dans les laitues plus précisément). Reste à savoir comment j’ai atterri là…
    C’est alors que la soirée de la veille me revient lentement et douloureusement en mémoire. Je fais une grimace fort éloquente et manque même d’éclater de rire devant certaines images particulièrement singulières. Le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai passé une nuit sacrément arrosée !
    Il y avait du monde, beaucoup de monde. Des filles, beaucoup de filles. Et surtout de l’alcool. Vraiment beaucoup d’alcool…
    J’étais avec quelqu’un, mais je ne me souviens plus de son nom, c’est à peine si son visage me dit quelque chose. Tant pis. De toute façon, à en croire le bazar que j’ai foutu, quelque chose me dit que je ne vais pas le revoir de si tôt.
    Enfin, tout ça est bien joli, mais ça ne m’éclaire pas beaucoup. Si je suis dans un champs, il doit bien y avoir une raison non ? Je veux dire, on ne va pas dire coucou aux salades juste pour le plaisir !
    Je passe une main dans mes cheveux. Je crois que je devrais postuler pour une pub de gel, vous savez le genre « effet naturellement décoiffé »…

    Et comme si j’avais pas déjà assez l’impression de devenir fou, il faut qu’un imbécile se mette à chanter une chanson stupide. Talking to the hobbits truc machin. Mais si, je suis sûr que ça vous dit quelque chose. On a tous déjà entendu c’te truc.
    J’ai bien envie de me boucher les oreilles mais d’un autre côté, j’ai le haut du dos qui me démange affreusement et mes cheveux qui n’ont rient trouvé de mieux à faire que de retomber histoire de bien me cacher la vue, donc comme je n’ai pas trois mille mains à disposition bah… je me lève. Avec difficulté, d’accord, mais je me lève. Il paraît qu’on réfléchit mieux debout. Maintenant que j’y suis, je peux vous assurer que c’est pas vrai du tout. D’ailleurs, j’étais mieux allongé dans mes laitues. Mais bon, se lever a déjà été assez compliqué pour que j’aie envie de retenter l’expérience dans l’autre sens…
    Je tangue d’abord un peu, puis je fais quelque pas incertains, dans le but d’attraper le malheureux qui chante aussi bien que ma grand-mère quand elle est sous la douche.
    Ah, ça y est, je le vois. Je m’approche donc en tentant de conserver un minimum de ma classe naturel, malgré les circonstances peu propices quand il se met à faire un truc vraiment bizarre. Il lève les bras façon Jack-je-vole dans Titanic et crie si fort que tout le sol vibre (à moins que ce soit ma tête…) :

    -COUCOUUUUU ! LES LAITUES SONT GENTILLES CE MATIN VENEZ VOIR !

    J’aime pas les gens qui crient plus fort que moi. Et j’aime encore moins les gens qui crient pus fort que moi, le matin. C’est pourquoi, dans ma grande bonté je suis sensé lui donner deux paires de claques histoire de le refroidir un peu. Croyez-moi, je suis donc tout aussi étonné lorsque je sors quelque chose dans le genre :

    - Ah bon ?

    Gueule de bois, quand tu nous tiens.
    Et plus il s’approche, plus je me dis qu’il va falloir que je trouve rapidement quelque chose à me mettre avant que notre ami n’aille s’imaginer des choses bizarres…

    - Pardon, il est cinq heures du matin, et je suis un guignol professionnel.

    Ah tiens, il est cinq heures du mat’. C’est bon à savoir. Surtout qu’à cinq heure du mat, on évite de faire la chasse au carotte avec un guignol professionnel.
    D’ailleurs, vous pensez que ce type est vraiment un guignol ?
    Moi je pense.

    -Je m'apelle Zacharia, et toi ?

    Je ris. D’un rire énorme et irrépressible. Perdant par la même occasion le peu de crédibilité qu’il me restait. Est-ce que vous riez quand on vous demande votre prénom vous ? Je ne pense pas… Et bien moi, je suis bourré, alors je sais pas ce que je raconte. Je sais vraiment pas ce que je raconte. Mais ça a l’air marrant.

    Va te faire voir. Ouais, c’est bien ça, voilà ce que je devrais lui dire. Enfin, peut-être que j’ai plutôt intérêt à lui demander mon chemin, avant. Avant qu’il ne parte en courant dans l’autre sens.

    - Salut, j’mappelle Evan et j’suis paumé. Enchanté.


    C’est pas mon genre d’être enchanté. Vraiment pas mon genre. Quelque chose me souffle que je ne suis pas dans mon état normal.

    - J'suis un psychopathe pyromane, tu veux être mon ami ? Ah au fait, tu trouves vraiment que les laitues sont gentilles ? Parce que moi j’trouve pas. J’aime pas ça, les salades.


    J’ai la tête en vrac, il est cinq heure du matin, je suis dans un champs de laitues alors, hein, soyez indulgents.
    Et là, aussi incroyable que cela paraisse, je lui fais un sourire. Oh et puis zut. Allez vous faire pendre.


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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Sam 21 Avr 2012 - 15:41

Salade de fruits, jolie, jolie...

Le type s'approche de moi. Il a un air...D'autoroute sur la figure. On dirait qu'il...Oui, c'est ça, on dirait qu'il a une bonne vieille gueule de bois. C'est assez drôle d'ailleurs. Mais ça m'arrange, parce que dans ce cas, il sera peut-être coopératif à ma folie chronique. La preuve, il se plante devant moi et demande "ah bon ?". D'un air vide et cucul papan, comme dirait...Je ne sais plus. Cf les méandres de mon esprit. Donc je crois que je vais me faire un copain. Un coupain pour faire des calins ? On verra.

-Oui, dis-je d'un air très convaincu, elles m'ont toujours pas mangé !

J'arrive pas à croire que j'aie l'air vraiment étonné en disant ça. Si j'étais pas moi, j'me tapperai sur la tête. Mais comme je suis moi et que j'ai quand même des nerfs sensibles dans la peau du crâne, je ne le ferai pas. Na, pouet, pouic. Rholalala, on reparlera de mon immaturité plus tard. Où est Nicolas ? Ah oui, Nicolas est ma seconde personnalité. Ou plutôt le type qui m'écoute parler dans ma tête quand je me sens trop seul. Enfin je me sens pas seul là, mais je susi sur que Nicolas apprécierai Evan. Ouais, car Evan c'est le nom de mon nouveau copain. Il est enchanté et il est paumé. Je le regarde d'un air tristounet et compatissant, puis lui dit :

-Tu es perdu ? Tu veux un calin ?

Je ne pense pas sérieusement à prendre ce type musclé et dix centimètres plus grand que mois dans mes bras, hein. C'est juste que c'est drôle, et qu'avec un peu de chance ça le fera rire.
Comme je suis enchanté moi aussi, je lui serre la main comme un taré, et il me demande si je veux être son ami, parce qu'il est un psychopathe pyromane. Trop drôle ! Trop mignon ! J'ai envie de lui pincer les joues. Par contre il n'a pas l'air convaincu de la gentillesse des salades. J'hoche la tête, en arrache une et la lui met dans les bras tel un chaton. Puis je prends sa main droite et lui fait caresser les feuilles. Comme si c'était un chat. Non je ne suis pas fou.


-Je veux bien être ton ami. Tu me montreras comment tu crames des trucs ?

Pas des trop gros trucs quand même. J'ai pas envie de tuer des gens ni de mourir. Ni de finir en prison. Parce que je suis un gentil. Et là mon nouveau coupain me fait un sourire. Que je lui rend. Au centuple. J'adore ce sourire. On dirait que je suis moi aussi un psychopathe.

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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Sam 5 Mai 2012 - 0:24

je ne sais pas, et je m’en fous,
on ferait mieux d’aller tous boire un coup!

    L’inconvénient avec l’alcool, c’est que cela fait incontestablement parler. Et souvent, ce n’est pas bien brillant. Alors, évidemment, moi, je n’échappe pas à la règle. Je parle, je parle, je parle beaucoup, même. Et souvent, très souvent, je dis n’importe quoi.
    Je me mordille la lèvre, l’air pensif. Il n’y a rien de mal à raconter n’importe quoi, cela m’arrive tout le temps et si je n’en suis pas encore mort, c’est bien la preuve que les gens en ont survécu ! Hm. Je crois que je viens de faire une étincelante démonstration des bêtises que je peux proférer lorsqu’un boxeur à décidé de me marteler le crâne histoire de me rappeler ce que signifie un début de gueule de bois.

    Mais trêve de plaisanteries super drôles. Le problème n’est pas là. Les canulars, les rumeurs qui ne tiennent pas debout, les histoires de grand-mère, les plans foireux, bref, le n’importe quoi ça me connaît. Cela ne me dérange pas plus d’aller en raconter aux salades qu’à cet énergumène qui se prétend et que je crois volontiers guignol professionnel.
    Non, l’ennui, là où ça coince, et où ça risque de chauffer, c’est si je me mets à raconter ma vie. À confier mes problèmes et tout ce tralala de sentiments encombrants. L’ennui, c’est si je me mets à parler de moi. Enfin, j’adore parler de moi. Mais seulement pour rappeler à quel point je suis beau, drôle, intelligent, et pas du tout narcissique !

    Et puis il y a l’autre qui n’arrange rien. Le bouffeur de salades. Parce qu’il est bien mignon avec son sourire jusqu’aux oreilles et ses cheveux en batailles, mais moi, ça ne me dit rien de bon. Il a tout l’air de quelqu’un qui vient de trouver un terrain de jeu et qui en a pour un bout de temps. En bref, il s’installe. Le truc c’est que moi, à cinq heures du mat’, il ne faut pas trop m’en demander, sinon ça tourne au vinaigre (vinaigre, salade… vous faites le rapport ?). Je devrais peut-être essayer de savoir combien de temps dure sa chasse aux laitues. Ou lui proposer gentiment de dégager. Au choix.

    -Oui, elles m'ont toujours pas mangé !


    J’hausse un sourcil, et je dévisage avec méfiance mon camarade de salade de fruits. Il est tout ce qu’il y a de plus sérieux. En fait, il a l’air si convaincu que je me prends à croire qu’il n’a peut-être pas tort. Peut-être bien que les laitues sont gentilles aujourd’hui. À méditer.
    Mais tout de même, il n’a pas l’air tout à fait saint d’esprit. Peut-être même qu’il est aussi dérangé que moi ! Enfin je dis, je ne dis rien hein.

    Oh non, c’est pas vrai… Voilà que mon nouvel ami/admirateur/amant (rayez les mentions inutiles) me jette un regard de chien battu, plein de tristesse et de compassion. J’ai dit que j’étais perdu, pas désespéré ! Je ne sais pas comment on peut être niais à ce point et rester crédible. Soit, ma vision des choses est sûrement quelques peu délirante, mais quand même, je n’ai pas imaginé ce qu’il est en train de me dire :

    - Tu es perdu ? Tu veux un calin ?

    Je fronce les sourcils, j’esquisse une moue pas franchement sympathique du genre « je vais te manger tout cru » et… j’éclate littéralement de rire. Parce que c’est drôle. Sacrément drôle. Fichtrement drôle. Carrément hilarant.

    - C’est la première fois qu’on me propose un truc pareil !

    Et je recommence à rire. Tout seul, mais tant pis. Je ris, comme s’il s’agissait d’une excellente plaisanterie, ou d’une monstrueuse bêtise.
    Un sourire un peu naïf flotte sur mes lèvres, tandis qu’il me serre la main comme s’il voulait me l’arracher. Il n’est pas bien grand, mais c’est qu’il a de la force, le petit !
    Puis je lui rends sa poignée de main, parce que sinon ce n’est pas poli. On reste là à se contempler pendant un certain temps, comme deux amoureux. C’est trop mignon. C’est écoeurant. Trop mignon. Écoeurant. Trop mignon.
    Ce qu’il reste d’Evan le psychopathe lutte désespérément contre son guignol de double qui a décidé de faire la fête à cinq heures du matin.

    Ah, ça y est, je me souviens ! L’autre s’appelle Zacharia. Même que ça m’avait fait rire. Je ne sais plus pourquoi. Je ne sais plus du tout pourquoi. Mais vous ne devinez pas quoi ? Je m’en fous !
    Parce que là, il se passe un truc vraiment bizarre. Il me met une de ces fichues salades dans les bras, et puis, tout doucement, comme s’il avait peur de réveiller on ne sait pas qui (la seule personne à réveiller ici, c’est moi, et malheureusement c’est déjà fait), il me fait caresser les feuilles rugueuses et humides de la laitues. Beurk.
    J’ouvre des yeux ronds et je fais rouler la salade par terre. Loin, loin de moi, la salade.
    La terre choisit ce moment pour se mettre à tanguer, à osciller dangereusement autour de moi. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je suis assis par terre, sans pouvoir dire avec certitude si c’était volontaire ou si je suis tout simplement tombé.

    - Je veux bien être ton ami. Tu me montreras comment tu crames des trucs ?


    Je continue de penser que ce type n’est pas net. Qu’il veuille brûler quelques petits trucs, je conçois, en plus c’est joli. Mais lui ça ne lui suffit pas, il faut aussi qu’il accepte d’être mon ami. Mon ami à moi, le psychopathe pyromane. Ce n’est pas logique, moi je vous le dis.

    - En échange, tu m’apprends à être un guignol ?

    Et à ne pas me faire manger par les salades, aussi. Au point où j’en suis de toute façon.
    Mon visage se fige dans un étrange rictus. Un peu effrayant, je vous l’accorde. Mais je ne suis pas Evan Adams pour des broutilles !

    - Dis moi, Zach –ça te dérange pas si je t’appelle Zach, hein ?!- qu’est-ce que tu veux brûler ?


    Mon deuxième moi a repri le dessus et je reste un instant à dodeliner de la tête, perdu dans les méandres de mes pensées. C’est complètement flou dans mon esprit, et plus je réfléchis, plus le chemin s’obscurcit. En plus, le boxeur martèle toujours mes tympans et ça fait un mal de chien.
    Il faut que j’arrête de réfléchir. Il faut que j’arrête de penser. Mais c’est maladif, je suis obligé de penser ou de parler de moi. Parler c’est pire. Quand on parle, on se souvient et souvent ça fait mal.
    Je lève les yeux vers mon étrange camarade. Puisque visiblement l'alcool n'a pas fonctionné, fais-moi un peu oublier qui est Evan Adams. Juste pour quelques heures. S’il te plait.
    C’est quand même de ta faute si je suis réveillé !

    Et comme pour me convaincre que ça a une chance de marcher, j’attrape une salade et je lui lance à la figure, à la manière d’un ballon de basket. Et je me force à sourire.
    Tenez, maintenant, j’ai envie de danser !


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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Dim 1 Juil 2012 - 14:08

Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait


Récapitulons la situation. Je suis débile. Evan aussi. Donc nous sommes débiles à deux. C'est génial. Mon sourire con ne quitte pas mon visage, ça doit être beau à voir. Ou pas puisque ma nouvelle connaissance semble soudain pensif, vaguement effrayé voir carrément suspicieux. Si c'est le cas de toute façon je ne peux absolument pas lui en tenir rigueur ! C'est vrai quoi un abruti vous agresse dans un champ de salades avec des laitues c'est...Passablement irritant, effrayant ou un tas d'autres adjectifs plutôt pas trop positifs. Je ne lui en voudrai pas à Evanou, déjà qu'il a l'air d'un chaton apeuré, le pauvre. Oui, Evanou, parfaitement. Nouveau surnom que je viens de lui trouver, et de toute façon il n'est pas au courant puisque c'est dans ma tête. Et puis d'ailleurs si vous n'êtes pas contents, si ma tête ne vous semble pas un endroit convenable où poser vos petites fesses allez voir dans celle de Dorian Cross, je suis sur que c'est dix fois plus intéressant. Voila. Holy Fuck. Je sais pas pourquoi j'ai pensé ça. Lalalalala.

Lorsque je lui propose un calin, Evan semble sortir de son brouillard pour éclater de rire, si bien qu'il me fait presque reculer, de peur. Presque. Il en faut plus que ça pour démonter le grand Zacharia Creed. Surtout un rire. Moi, le guignol de Little Angleton (avec Mr Khayman quand même il ne faudrait pas le priver de sa merveilleuse excentricité rendons à Lestat ce qui est à Lestat). Je finis par rire de bon coeur (comme un glandu, s'entend) avec lui.
C'est la première fois qu'on lui propose un truc pareil ? Bon sang, comment peut-il ne serais-ce qu'espérer survivre sans câlin ? Quelque chose me dit tout de même qu'il doit en recevoir, de temps en temps, mais pas du genre innocent, hein ? Bah ouais, moi j'ai une bonne bouille mais en toute objectivité, Evan est carrément canon ! Non il ne m'attire pas retirez toutes ces images yaoi de vos esprits pervers, cimer Albert. Trop classe ma rime.
Bref comme il a l'air en manque de câlin (ou pas, c'est juste que moi, j'ai décidé que) je m'avance vers lui pour lui donner une accolade amicale dans le dos. En me cassant légèrement la figure parce que j'ai buté sur une salade. Mais NON je ne suis pas si prévisible que ça, je ne l'embrasse pas malencontreusement sur la bouche, je m'écroule juste un peu sur son épaule avant de me relever comme si de rien n'était.

Puis il me demande de lui enseigner l'art subtil d'être un guignol. MOUAHAHA. Parfait. Je trouve d'ailleurs qu'il a d'excellentes dispositions ce garçon. Je serais un bon maîîître nyahahark. Mon sourire s'étend sur mon visage et je serre le plus vigoureusement possible la main d'Evan en disant :


-Marché conclu, Colonel !

Pourquoi Colonel, je ne sais pas. Veuillez arrêter de chercher un sens logique à tout ce que je dis sinon on a pas fini. Et puis puisque maintenant il me demande s'il peut m'appeler Zach et ce que je voudrais cramer.

-Hihi.

Mon rire était conceptuel. On aurait du l'enregistrer. Le plus effémine qui soit, avec une dose de niaiserie éléphantesque.
Non je ne suis pas bizarre.


-Je t'ai appelé Evanou dans ma tête alors tu peux m'appeler Zach. (Agni) Et sinon...J'aimerai bien cramer...(Réflexion intense)...Des radis ! C'est bien ça des radis hein ?

Tout heureux de ma trouvaille, je regarde partout autour de moi afin de repérer le champ de radis. Là bas ! Il est tout petit, tout mignon. Enfin, ce n'est pas vraiment un champ de radis, c'est plutôt un lopin de radis. Je cours vers la parcelle de terre et m'écrase dans la terre, tâtonnant, jusqu'à arracher d'un air victorieux un très gros radis, comme si c'était un dangereux ennemi.
Toujours à quatre pattes, je me retourne vers Evan avec un sourire de psychopathe et brandit devant lui ma trouvaille :


-Qu'est-ce que tu penses de celui-ci ?

Je suis à quatre pattes dans de la terre fraiche, crade, le visage déformé par ma débilité ambulante, montrant à bout de bras un gros radis à un type soit aussi fou que moi, soit en train de décuver. J'aime cette situation. Elle aide à s'exercer au ridicule. Qui ne tue pas je tiens à le rappeler. Je me demande à quoi ça ressemble un radis cramé. Et surtout, quel goût ça a.

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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Mar 3 Juil 2012 - 23:57

on est de vraies canailles,
des maudits pirates.

    On est stupides, quand même, non ? Moi, parce que je suis bourré comme une rame de métro aux heures de pointes, et lui parce que… Pourquoi d’ailleurs ? Il n’a pas l’air saoul le moins du monde. Une idée totalement insolite s’insinue jusqu’à mon cerveau embrumé. Vous pensez qu’il est tout le temps comme ça ? J’hoquette de surprise, un air naïvement ahuri étalé sur mon visage bien trop pâle. Finalement, c’est peut-être lui le plus à plaindre de nous deux…
    Toujours est-il que nous sommes stupides. Pitoyablement stupides. Je dirais même… cons. Diablement cons.

    Mais est-ce que c’est de ma faute ? Est-ce que c’est vraiment de ma faute si en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me suis retrouvé au beau milieu d’un chant de maïs à faire le guignol avec pas plus d’un petit pois dans la cervelle ? Je n’avais rien demandé, moi. Si cet énergumène m’avait laissé roupiller tranquillement, nous n’en serions sans doute pas là !
    En voilà un qui peut d’ailleurs remercier mon incapacité à coordonner plus d’un mouvement en même temps, sinon il ne serait plus de ce monde depuis longtemps. Si le ridicule ne l’avait pas déjà tué. Enfin, on sait tous que le ridicule ne tue pas, sinon, nous serions tous deux étendus raides morts…

    Parce que Evan Adams qui a bu, trop bu, beaucoup trop bu, cela ne donne rien de bon. La preuve ? Une fois je me suis retrouvé en train de danser autour d’un feu de camp sur une plage nudiste avec pour tout accoutrement un chapeau claque et une cravate à pois. Si, je vous jure !

    Mais trêve de plaisanteries. Comme je n’ai pas bougé depuis et que personne n’a eu pitié de moi, je suis toujours en train de patauger par terre, les fesses dans les choux, et la tête dans la boue… à moins que ce ne soit le contraire. Quoi qu’il en soit, cela n’a rien, absolument rien de glamour. Par chance, Zach machin chose a l’air de s’en préoccuper comme du premier slip du tonton de mon arrière grand père. J’aime autant ça parce que, de toute façon, que cela vous plaise ou non, je suis trop fatigué pour réfléchir plus de deux secondes d’affilée et je n’ai pas l’intention de bouger.
    Vraiment pas l’intention de bouger.
    D’ailleurs, c’est tout à fait légitime, j’étais là le premier, non ?
    Satisfait, je m’allonge –me laisse tomber serait plus exact- à même le sol (comme si j’étais pas suffisamment dans les choux, t’sais), bras écartés et yeux fermés. On dirait presque que je souris. Mais pas parce que je suis content, non, simplement parce que je me dis que si je fais comme s’il n’était pas là, peut-être que mon nouvel… ami –je ne sais pas pourquoi, mais ça ne passe toujours pas- me fichera la paix.
    Je compte jusqu’à dix, et puis, tout doucement j’ouvre les yeux. Les referme immédiatement. Bon sang ! Il n’a pas bougé. Il est planté là, avec son sourire charismatique jusqu’aux oreilles et ses yeux de cocker nain. Tu ne comptes pas renoncer n’est-ce pas Zachy ? Je secoue la tête, exaspéré, et je me redresse.

    - Pourquoi t’es encore là ? Tu m’as acheté un poney ?

    Piètre tentative, car, s’il est encore là, c’est justement parce que j’ai eu l’excellente idée de lui proposer de devenir mon ami. Je ne pouvais tout de même pas savoir qu’il me prendrait au sérieux ! Pourquoi n’a-t-il pas fait comme tout le monde ? Pourquoi n’a-t-il pas décampé ? Pourquoi n’a-t-il… Qu’est-ce qu’il fait bordel ?
    Et ni une ni deux, voilà mon camarade qui me claque une énorme accolade dans le dos, avec l’air le plus sérieux du monde. Non mais pour qui il m’a pris celui-là ? Pour le père Noël ?
    Je ne suis pas au bout de mes surprises. Tandis qu’il me regarde avec des yeux où l’émerveillement le dispute à l’émotion, je me demande ce que j’ai encore bien pu dire… Ça me revient au moment même où il se met à me serrer la main avec énergie.

    -Marché conclu, Colonel !

    Je le regarde avec étonnement, hésitant à lui remettre les idées en place à ma façon, lorsque je me mets à faire un truc totalement insensé. Je lève la main et je mime le salut militaire. Rien que ça. Voilà. Je viens de perdre le peu de crédibilité qu’il me restait. Evan Adams, par la barbe de merlin, tu es un crétin.

    -Hihi.

    Difficile de faire plus ridicule en moins de trois syllabes. Chapeau bas l’artiste. J’ai bien envie de rire, mais ce n’est vraiment pas le moment ! La situation est déjà suffisamment dramatique pour que j’en rajoute une couche !

    -Je t'ai appelé Evanou dans ma tête alors tu peux m'appeler Zach. Et sinon...J'aimerai bien cramer...Des radis ! C'est bien ça des radis hein ?


    Trop génial. Merci Zach.
    J’hoche la tête en grinçant des dents, pour ne pas le vexer. Mais personnellement, cramer des radis alors qu’on a un champ entier à notre disposition, je trouve ça très mesquin.
    Très fier de sa trouvaille, Zach cueille non loin de là un énorme radis et me le tend, l’air triomphant :

    -Qu'est-ce que tu penses de celui-ci ?


    Je lui souris brièvement puis je regarde le radis droit dans les yeux. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi ? L’évidence s’impose alors à moi et j’incline la tête sur le côté.
    Au bout de dix secondes qui me paraissent durer une éternité, mon mal de tête a été multiplié par dix mais au moins, mon radis s’enflamme joyeusement.
    J’attends qu’il se consume presque entièrement, ravivant de temps en temps ma modeste flamme puis je souffle dessus et contemple, satisfait, mon radis cramé.
    Puis je le tend à son propriétaire.

    - Voilà. Joyeux anniversaire. Et bon appétit.

    Même si ce n’est pas son anniversaire. Et même si ce n’est sûrement pas bon.
    Je décide alors de me relever et sans prévenir, je m’accroche de toutes mes forces au bras de Zach, pousse un grognement de douleur en faisait jouer mes muscles et… je lâche prise.
    Sous l’effet de la surprise, nous nous retrouvons tous deux étendus au sol, les bras et les jambes écartés dans la position de l’ange, et l’air passablement cons.
    Je demeure ainsi sans bouger pendant quelques secondes puis j’éclate de rire. Encore une fois. Comme si c’était la seule et unique chose à faire. Parce que c’est sûrement la seule et unique chose à faire.
    Puis je tourne la tête vers mon camarade, l’air soudain soucieux. Je sens que je vais dire une bêtise. Je sens que je vais dire une bêtise. Je sens que…

    - Dis moi Zachy, à ton avis, pourquoi les gens boivent ?

    J’ai dit une bêtise…
    Ça, c’est fait.


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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Lun 9 Juil 2012 - 11:41

On my tender grass, down on my knees I like it so hard !

Ce qui est impressionnant chez Evan, en dehors du fait qu'il est à moitié bourré, c'est son caractère lunatique. Son visage passe d'enjoué à agacé, et je viens juste d'en faire les frais. Je suis devant lui, à moitié courbe en deux, les mains sur les genoux, et je l'observe comme une rare espèce de pouic en voie de disparition. Les pouic existent. J'en suis absolument convaincu. Et pouic.
Il me regarde comme si j'étais effectivement un scientifique ennuyeux qui le dérange en pleine période de régénération et me demande si la raison pour laquelle je suis encore là est le fait que je lui aie acheté un poney. Je fais mine de réfléchir. J'arrive même presque à me persuader que j'ai pu réellement lui acheter un poney. Ca lui irait bien d'avoir un poney. Malheureusement je n'en ai pas encore trouvé. Je finis pas froncer les sourcils et par dire d'un ton de papa-pas-content :


-Evanou ! Ce n'est pas bien de faire des caprices !

Non, je ne suis pas un Papa content. On ne réclame pas des cadeaux. Et même que. Na.
Comme c'est un bon garçon, au fond, il finit tout de même par se relever afin de me voir artistiquement choisir un beau gros radis parmi les radis. Ce sera le radis suprême. Le radis unique. Un radis pour les gouverner tous. Un radis pour les emmener, et dans les ténèbres les lier. RA-DIS. A-GA.
Bref.
Toujours est-il que mon...Ami...Fait un truc assez inattendu : il prend le radis de mes mains, jusque là, tout vas bien, c'est ce que j'attendais de lui. Mais simplement, il le regarde une bonne dizaine de minutes, et le radis s'enflamme. Mon cerveau met deux petites secondes à réaliser. Et un mot s'impose à mon esprit : CO-PAIN. Bah oui. Ce type fait de la magie, ça se vois. Donc c'est mon copain. Je le regarde dans les yeux avec un air attendri tandis qu'il me tend mon radis tout cramé en me souhaitant joyeux anniversaire et bon appétit. C'est bientôt mon anniversaire. Comment il a su ? Enfin c'est dans deux mois et deux jours mais bon. Vous faites chier. C'est quand même bientôt mon anniversaire. En attendant, aujourd'hui, c'est mon non-anniversaire. Merci Lewis Caroll. Et puis Walt Dinsey aussi. Je mets mon radis dans ma bouche avant de me jeter dans les bras d'Evan, nous faisant tout deux tomber à terre en gueulant :


-COUPAIIIIN ! Toi aussi t'es un magicien !


Maintenant que je suis à plat ventre sur ce bel inconnu (ou presque), il me parait indispensable de lui prouver la véracité de mes dires : je fixe la salade qu'il a jeté comme un malpropre un peu plus loin et l'envoie dans sa figure.



-AHA !
crié-je d'un air victorieux.

Je me relève. Le problème, c'est qu'Evan décide de faire de même et nous fais retomber du même coup tout deux à terre. Nous sommes allongés l'un à coté de l'autre. Je pose mes deux mains sur ma poitrine et essaie de diviser les nuages rien que par la pensée. Je suis comme Ewan McGregor dans les Chèvres du Pentagone. Oui. Je l'affirme, et je le pense très fort.
Evan finit par casser ma concentration -mais je ne lui en veux pas- en me demandant pourquoi les gens boivent.
Bonne question. Je crois que j'ai la réponse. Je tourne mon visage vers le sien et dit avec un grand sourire :


-Parce qu'ils n'arrivent pas à s'amuser sans ! Ils échouent à être aussi fous et drôles que moi sobres.

Pas que moi d'ailleurs. Il y a des tas de gens qui arrivent à être débile comme ça sans boire. Mais ils se cachent. Ils ont peur que ceux qui boivent les retrouvent et les fassent boire jusqu'au coma éthylique et à la mort. Ou alors, pour ceux qui ont l'alcool triste, les faire boire jusqu'à les pousser au suicide. C'est bien ça. Enfin c'est une bonne technique pour tuer quelqu'un je trouve.
Originale.
Peut-être qu'Evan va se sentir visé et mal le prendre. J'espère que oui comme ça il arrêtera de boire. Bien Zacharia. Content. Couché. Je luis souris toujours autant comme un débile

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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Lun 16 Juil 2012 - 20:22

I like you but I like me more.

    Plus le temps passe, plus je regarde le drôle de type à côté de moi, plus je me dis que je ne vais pas bien. Pas bien du tout. Ça dépasse largement les conséquences habituelles d’une bonne gueule de bois. Je deviens gentil ! Non… Ne me dites pas que je deviens gentil. Ne me dites pas que je deviens comme lui. Ne me dites pas que je suis en train de devenir un cas irrécupérable. C’est cette histoire de radis… Ça m’est un peu monté à la tête. Je ne sais plus très bien ce que je fais. Je regarde le légume que je viens de brûler jusqu’à la racine des tiges qui lui servent de cheveux et j’ai envie de pleurer. De désespoir. Je viens de brûler un radis. Un RADIS. Pitié, enterrez-moi vivant. Mettez fin à cette humiliation.
    L’autre me regarde comme si j’étais un spécimen unique en voie de disparition. Puis il réfléchit. Puis il me regarde à nouveau. Comme s’il réfléchissait à ce qu’il allait bien pouvoir faire de mon cas désespéré. Peut-être qu’il veut me mettre en cage. Ou m’encadrer au mur de sa chambre. Cela me perturbe au plus au point. Je recule imperceptiblement. Je sais que je suis beau mais tout de même il y a des limites ! Là ça devient du harcèlement. Presque de la pédophilie !

    -Evanou ! Ce n'est pas bien de faire des caprices !

    J’ouvre de grands yeux ou la colère le dispute à l’étonnement. Ce dernier finit néanmoins par l’emporter. Le dieu qui veille sur ce petit rigolo est bien aimable. Sinon il aurait fini roussit comme un radis cramé. Jolie comparaison vous ne trouvez pas ? Je sais. Je suis génial.
    Mais tout de même, il pousse un peu. Je lui en mettrais des caprices, moi ! Tu es trop gentil, Evan. Vraiment trop. Et cela n’annonce rien de bon.
    D’autant plus qu’habituellement, j’ai plutôt l’alcool méchant. Je deviens ce type insupportable, orgueilleux et sanguinaire que je suis à peu près tous les jours. En dix fois pire. Zachy et le radis ne connaissent pas leur chance.
    Zachy et le radis… Ça ferait un joli nom de livre. Si seulement j’en avais quelque chose à faire.
    De toute façon, avant que je n’aie le temps de tergiverser d’avantage, mon nouvel ami recommence à faire des siennes.

    -COUPAIIIIN ! Toi aussi t'es un magicien !

    J’arque un sourcil. Voilà qui est susceptible de devenir passablement intéressant. Je dis bien passablement car malheureusement pour lui rien ne m’intéresse d’avantage que ma petite personne. Mais voyons ce qu’il a à offrir. Il a parlé de magie. Sûrement encore un petit malin qui a appris deux, trois tours de passe-passe dans le métro. Sûrement.
    Mais peut-être pas, tout compte fait. Car je suis prêt à parier que c’est effectivement une salade qui m’arrive en plein visage comme par… magie. J’ai tout juste le temps de la rattraper au vol avant qu’elle ne s’écrase magistralement sur ma figure. Preuve indéniable que même dans un piteux état, il me reste quelques réflexes. C’est bon à savoir. C’est aussi la preuve indéniable que Zacharia, fils de je ne sais qui, brûleur de radis, est un magicien. Je souris, plein de sarcasme. Il ne manquait plus que ça !
    Très fier de lui, le jeune homme se sent obligé de laisser s’échapper un pseudo rire à l’utilité fort douteuse que je passerai sous silence.
    Un air malicieux s’étale néanmoins sur mon visage. La tentation est bien trop forte pour que j’y résiste. Et puis, s’il veut jouer à ça… !
    Quelques secondes de réflexion à peine et mon don revient au galop. Je me téléporte. Alors qu’une seconde auparavant, j’étais royalement affalé au sol, je me tiens maintenant tranquillement derrière lui, les mains sur les hanches. Je paierais cher pour voir la tête qu’il fait à ce moment même. Je me penche juste derrière sa nuque et lui susurre à l’oreille.

    - Bouh !

    Et sans plus de cérémonies, j’éclate de rire. Je suis diabolique.
    Alors que j’allais, pour la énième fois, vanter intérieurement mes mérites, ma maudite question me revient douloureusement en mémoire. Et Zach ne se fait pas prier pour y répondre.

    -Parce qu'ils n'arrivent pas à s'amuser sans ! Ils échouent à être aussi fous et drôles que moi sobres.

    Je fais la moue.

    - Hein ?


    Je n’ai rien saisi de ce qu’il raconte. Les mots s’emmêlent dans ma tête avant que je ne puisse les saisir. Mais cela n’avait pas l’air très gentil.
    Je lui jette un regard chargé de mépris. Il ne sait décidément pas à qui il s’adresse. Nous ne sommes pas copains à ce point !
    De toute façon, quoi qu’il ait voulu dire, je lui rétorque avec un air on ne peut plus sûr de moi :

    - Non, c’est pas vrai. Moi je suis toujours drôle. Toujours. Même quand je le suis pas.

    J’hoche la tête, totalement convaincu par ce que j’affirme. Puis je lui offre un sourire charmeur. Adorable.
    Parce que lui aussi, il est marrant. Mais pas autant que moi.

    Si j’ai bu, ce n’était sûrement pas pour être plus fou, ou plus drôle. Au fond, je sais pourquoi j’ai bu. Je sais toujours pourquoi je bois. Mais cette fois, je préfère faire comme si je ne m’en souvenais pas. Je préfère l’oublier, juste un peu. Juste pour quelques heures, quelques heures hors du temps pendant lesquelles je ne pense à rien d’autre que moi –pour changer-, Zachy et nos amis les radis.
    Lorsque je serai redevenu sobre, cynique et cruel, on en reparlera.


HRP: Désolée, c'est un peu court!


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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Dim 16 Sep 2012 - 19:26

Hey, I juste met you, and this is crazy...

Oh merde. Un téléporteur. Enfin, c'est pas comme si j'étais choqué non plus, hein. Non, je ne dis pas ça. Le fait qu'Evan soit doué de magie comme moi ne me fait pas paniquer plus que ça. C'est simplement que...Les téléporteurs...Bah ils sont flippants ! Ils peuvent se retrouver n'importe où, n'importe quand, où ils veulent...Oh putain quelle psychose. Ils sont flippants. Je le dis, et je l'affirme haut et fort. C'est super badant. Pourquoi j'utilise ce mot ? Ça fait peur. Surtout appliqué à un type comme Evan. Pas que j'aime pas Evan, hein, j'adore mon nouveau copain, mais c'est quand même déjà un type qui a la capacité de jouer avec le feu. Alors moi...Voila. Moi je sais juste faire léviter des objets. Bon, je peux toujours lui en balancer à la figure, mais pour jouer à chat et à faire "bouh" dans le dos des gens, c'est pas très utile. Je ne peux que le ralentir mais pas le tuer. Comme si j'étais Daniel et qu'il était un Grunt dans Amnesia The Dark Descent. Si vous n'avez jamais joué à ce jeu...Faites-le. Et venez ensuite faire vos réclamations. Poil au bidon.

Héhé.

Bon, évidemment, en tant que bon abruti, je me retourne, une expression horrifiée collée sur le visage et hurle :


-AAAAAAAAAAAH.

Je tombe par terre. Je l'ai fait exprès. Ou pas. Je sais plus. Enfin c'est sans importance parce que dans tous les cas j'ai l'air d'un con. Et c'est le but, donc tant mieux.
Parce que si je n'ai pas l'air con, je ne suis pas moi. Zacharia Creed intelligent, personne n'a jamais vu ça nulle part. Ok, mes profs l'ont peut-être cru il y a des années quand j'étais encore assez mignon pour faire rentrer ma connerie dans le cadre de l'enfance, ou simplement parce que j'avais des bonnes notes. Mais là, c'est presque devenu mon but dans la vie. Non je plaisante. J'ai très envie de faire le bien. Et de m'amuser. Et de rendre Hayley heureuse. Bref, je parlerai des enfants qui courent dans le jardin et des parties de jambes en l'air plus tard. Je ne vais pas autoriser l'accès de mes projets secrets à n'importe qui, n'est-il pas ? Bref.

Maintenant que je suis allongé aux cotés d'Evan comme deux gamins qui viennent de faire des bêtises jusqu'à plus soif et que je souris comme un niais au nuage et au ciel gris, il se décide à dire "Hein". C'est pas mal. Il avance dans sa réflexion. Je le soupçonne d'être pas totalement sobre ce jeune homme, mais bon. On a bien le droit de s'amuser non ? Sauf que moi j'en ai pas besoin. Je m'amuse de tout. Sauf ce de quoi on ne peut pas s'amuser, question d'éthique. Sauf si vous avez un putain d'humour noir mais je ne m'y risquerai pas. Oh quoi que en fait. Sponsorisé par Evan, peut-être ?
Bref. Lui, il n'est pas d'accord avec ma super philosophie du dimanche. Et pourquoi il râle d'abord ? Parce qu'il est toujours drôle ? Ok, je lui accorde. Jusqu'ici, je l'ai trouvé drôle. Même lorsqu'il ne l'était pas. Ouep.

Et puis en plus, il me sourit, il est trop mignon. Il veut jouer à l'enfant ? Très bien. Je prend une moue boudeuse hyperadorablequetupeuxmêmepastesttellementjesuisgénialbonbref. Je ne sais pas si j'ai encore la même capacité à être mignon qu'un enfant de deux ans avec des grosses joues et des yeux tout brillants, mais bon. Evan n'est pas très clair comme garçon, alors, on a qu'à essayer.


-Ah ouais ? Alors vas-y, fais une blague !

Et j'attends. Les bras croisés. Tout ceci décrit parfaitement mon objective immaturité ainsi que celle de mon nouvel ami Evan. D'ailleurs, si c'est mon ami, il faudra qu'on se revoie. Que je l'invite dans ma maison, que je lui présente ma copine et que je lui fasse gouter mes céréales de toutes les couleurs. Même les vertes pomme. Oh, ça oui.
Sérieusement, j'ai vraiment envie d'être l'ami d'Evan, de se rapprocher de lui, de se marrer comme des cons devant un mégot, de dormir au bord d'une autoroute et de lui présenter Josh. Je suis sur qu'il l'aimerait bien. Je devrais peut-être arrêter de voir le bien partout moi, et de vouloir être ami avec tout le monde. Bon allez tant pis, je lui demande :


-Au fait, t’habite où ?

Bah ouais. Moi j'irai bien manger une laitue au Lonely Ghost avec lui. BWAHAHAHA. Mon cerveau a des réactions compulsives parfois. J'aime être là dans un champ comme un con. J'aime dormir dans un hamac à la belle étoile. Allez vous faire foutre, je suis bizarre. Et si vous aimez ça, cliquez sur le pouce qui va vers le haut et faites moi un bisou. Poutou.
On se calme, Zacharia Creed. Je me demande quelle heure il est.

Je regarde Evan un moment, puis plante mon doigt dans ses cotes en faisant :


-Guili-guili !

Il va rire. J'en suis sur.

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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Dim 23 Sep 2012 - 16:55

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    Mettons les choses au clair. Je sais qu’il m’arrive d’être assez flippant. Je peux même être carrément effrayant, dans mes mauvais jours. Bon, peut-être pas uniquement dans mes mauvais jours. Certes.
    Mais là, le résultat que j’ai en face de moi dépasse largement mes attentes les plus folles !
    Zach prend l’adorable tête du petit chaperon rouge lorsqu’il découvre que sa chère mère-grand a drôlement pris du poil ces derniers temps… Si vous n’avez jamais lu ce conte, courrez vous le procurez immédiatement. C’est très instructif.
    Ni une ni deux, mon nouveau copain se met à hurler.

    -AAAAAAAAAAAH.

    Et sans plus de cérémonies, il s’écrase dans l’herbe. J’ai tout de même une drôle d’impression de déjà-vu. C’est environ la trois cent quarante deuxième fois qu’il se retrouve les quatre pattes dans la boue, celui-là. Ça devient une manie de se rouler par terre ! Je sais que je suis drôle mais tout de même !
    Mais c’est vrai qu’il est mignon quand il a peur.
    Encore plus quand il a peur… de moi. Hihihi. Ceci était un rire machiavélique.

    N’empêche, je trouve qu’on forme une bien belle équipe, lui et moi. Entre mes « hein », mes « bouh » et ses « ah », notre réflexion est comme qui dirait poussée à l’extrême.
    … Ou à l’extrême opposé de ma question initiale dont l’intitulé me paraît soudain très flou, question qui était soit dit en passant ne possédait pas le moindre caractère de gravité si l’on prend en compte le fait que… Si vous aussi vous avez perdu le fil, tapez un. Sinon, prenez une corde, vous êtes irrécupérable.

    -Ah ouais ? Alors vas-y, fais une blague !

    Juste à temps. Zachy m’interrompt juste à temps. Juste avant que je perde totalement la tête et me mette à tirer sur tout ce qui bouge (et même ce qui ne bouge pas d’ailleurs, je ne fais pas dans les détails).
    Il me provoque, n’est-ce pas ? Non parce que, demander à Evan Adams de faire une blague, c’est comme demander à un Japonais de faire un sushi en fermant les yeux et en chantant l’hymne national. Trop easy, quoi.
    Ou alors, il essaye d’être mignon. Ça doit être ça ! Il essaye d’être mignon. Les bras croisé, avec la tête de celui qui vient d’écraser un panda en peluche. C’est tordant.
    J’ai presque envie de le laisser croire que le résultat est concluant.

    Il ne me faut pas plus de deux secondes trente-sept à mon esprit surdéveloppé pour mettre la main sur la blague pourrie de mes rêves.

    - C’est l’histoire d’un têtard, il pensait qu’il était tôt mais en fait il était tard.

    Je ris.
    Je ris toujours à mes blagues. Parce qu’elle sont drôles, bien sûr, mais aussi pour éviter un bid total. Je ne sais pas pourquoi, mais les gens ont parfois du mal à comprendre mon humour…

    -Au fait, t’habite où ?

    Je marque une brève pause au délire fantasmagorique de mes pensées décousues le temps d’observer mon camarade de plus près. Je m’approche de lui à quatre pattes (peut-être ai-je omis de préciser que nous étions de retour à notre position préférée, les quatre fer en l’air et le menton dans les choux ?) et le reluque attentivement. Avec son menton volontaire, et ses yeux pétillants, il me donne bien envie de rire. Sauf qu’il est très sérieux. Enfin… Le minimum vital de sérieux qu’on peut obtenir avec un type de son espèce.
    Je lui rétorquerais volontiers que j’habite actuellement là où vous savez (et si vous ne savez pas, demandez à son postérieur, je suis sûr qu’il a une petite idée.
    Mais Zach, lui, aimerait savoir où je vis. Où je vis vraiment. Peut-être même qu’il a envie de savoir d’autres choses. Des choses plus intimes… Comme le nom de mon hamster nain, ce que je prends le matin au petit-déjeuner, ou la couleur de mon caleçon. Les choses qu’on dit (ou pas) à un ami, en somme. Parce qu’en fait, je crois bien que Zacharia a vraiment envie d’être mon ami.
    Ça me fait tellement drôle, que je me retrouve pathétiquement incapable de l’envoyer bouler.
    À part sur facebook, personne ne me demande jamais d’être mon ami. À juste titre.

    - Little Angleton. J’crois bien.

    L’alcool n’aide pas.

    - Et toi ?

    Qu’est-ce que ça peut bien me faire d’abord ? S’il compte m’inviter à sa soirée pyjama, autant dire que c’est mort.

    -Guili-guili !

    Ah. Oui. D’accord. Bieeeen, Zachy, bien. Quel âge a-t-on déjà ? 10 ans ?
    L’un de nous en tous cas.
    Ou peut-être les deux, finalement…
    Ma bouche ouverte en forme de point d’interrogation en dit long sur le fond de ma pensée. Je le regarde à la façon d’un poisson en manque d’oxygène pendant dix bonnes secondes, mais je dois bien me rendre à l’évidence : lorsque quelqu’un enfonce sournoisement son doigt entre vos côtes, ça chatouille.
    Et quand ça chatouille, on rigole et on se tortille.
    Alors moi je ris et je me tortille. Content ?

    Il arrête heureusement avant que je lui enseigne la définition de « se prendre un coup de pied au fesses ».

    Nous demeurons ainsi, étendu dans un environnement poisseux et verdâtre devenu pourtant familier, sans rien dire, éreinté par cette partie de rigolade gratuite.

    - Tu penses que je suis méchant ?

    Ne me demandez pas ce qui m’est passé par la tête,je n’en ai aucune idée. D’autant plus que le mot « méchant » est ici un magnifique euphémisme de mon sale caractère.
    Enfin, cette question a beau être aussi inutile et déplacée qu’un radis au beau milieu d’un champs de carottes, je me retrouve plus intéressé par la réponse que je ne l’aurais estimé. C’est vrai que j’aimerais bien savoir. Savoir s’il me trouve méchant-méchant ou juste… méchant. Enfin, vous me comprenez, n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]   Mer 26 Déc 2012 - 22:47

Plains-toi, plains-toi, plains-toi, plains-toi pas, y en a, y en a de plus idiots que toi...

Blague nulle. Obligé de rire je me sens. En plus le rire qui sort de ma gorge est naturel. Je dois être une personne anormale. Une sorte d'anomalie de la nature qui devrait n'exister que dans un zoo. Ou un truc comme ça. Peut-être qu'en fait mes parents ne pouvaient pas avoir d'enfant et qu'ils ont récupéré le premier bébé babouin qu'ils ont trouvé lors d'une expédition dans la jungle non ? Ça expliquerait aussi l'état de mes petites sœurs. Neuoooon j'déconne, je les aime, bien entendu. J'aime bien les chiens allongés sur les lits aussi. Surtout quand ils ressemblent à des chinois. Mais à quoi je pense moi ? En tout cas je suis toujours en train de rire. Je regarde Evan les larmes aux yeux tellement j'me marre...Alors que c'est tellement pas drôle. Hum. Je lui tapote la tête avec bienveillance et dit :

-C'est pas grave petit poussin. Ça se soigne. Enfin je sais pas en fait.

Et tout à coup j'ai envie d'être plus drôle que lui. Et d'avoir l'air con aussi. Alors je lève et me met à courir et hurlant et en enlevant mon t-shirt :

-JE SUIS TOUT NU JE SUIS TOUT NU !

Alors que je suis pas tout nu. Mais c'est drôle. Je fais l'avion en plus. Miam. Pourquoi Miam ? Ta gueule Zacharia. Je suis con. Ca doit faire au moins cent fois que je me le répète depuis que je suis arrivé ici. I am a gogol. Dire ceci est stupide étant donné que Gogol était un poète russe. Ils s'éclatent en Russie ? Je me rapproche de nouveau plus ou moins normalement de mon zami Evan et lui dit :

-C'est cool MOI AUSSIIIII on pourra s'inviter et faire des party alors !

Sincèrement je doute qu'il veuille revoir un attardé comme moi. Mais j'aimerais bien. Parce qu'il est drôle. Et cynique. Il a un air de beau gosse un peu méchant-rigolo. Et moi j'aime bien. Je le veux comme ami. Ouais, et puis je le présenterai à Josh et on serait cons à trois. Et à Hayley peut-être. Il a une copine lui ? Je lui demande tiens :

-T'as une copine Evanou ? Parce que moi oui. Et c'est la plus belle du monde.

Oui, je suis retombé en mode niais. Et je vous encule. Oui, je suis pas poli mais Hayley is Hayley. Genre vous pouvez pas test quoi. Je ne suis pas un kikoo non plus hein. Mais Evan, si, surement. D'ailleurs Evan me demande si je pense que je suis méchant. Il est toujours allongé par terre à alors je m'accroupis à ses cotés et dit :

-Môô non, tu es un gentil petit chaton, hein ? Moi en tout cas j'en suis persuadé.

De nouveau un sourire niais s'étale sur mon visage. Je l'aime vraiment bien ce type. Pas sur que ce soit réciproque, mais bon, ça me fait rire, ce moment de folie est unique. J'aime la folie. C'est cool la folie. Faudrait que j'arrête de dire connerie sur connerie hein. Joyeux Nawel. Je suis de nouveau pris d'une soudaine inspiration divine pour faire quelque chose d'absolument et mirifiquement débile. Je me met à tourner autour d'Evan, toujours accroupi, un peu comme un canard, en marmonnant d'une voix nasillarde :

-Chichi mon zami t'as un p'tit zizi, chichi mon zami t'as un p'tit zizi...

Je crois que si quelqu'un arrive maintenant il appelle le samu. N'empêche, ce serait drôle. Une aventure quoi. Nan mais franchement Zacharia OHOHO MONSIEUR LE HIPPIE, ça ne va plus du tout côa. Vous êtres un idiot fini et on ne peut plus rien faire pour vous. Faut quand même admettre que je suis presque en train de souhaiter que le samu se ramène ici afin qu'Evan et moi on vive une aventure. Je devrais me faire soigner. Ou alors on devrait m'abattre. J'hésite.

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Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]

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