Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]


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 Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]

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Set fire to her heart
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Ezra Castellar
Set fire to her heart
MessageSujet: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Lun 23 Avr 2012 - 22:08


Sakura & Isaya


Tic tac tic tac inlassables.
L'horloge fredonne.
Du coin de l’œil, je guette l'aiguille qui fait tranquillement son chemin, assis à mon piano.
Mes doigts titillent les touches dans une caresse, silencieusement.
Le temps s'écoule nonchalamment, comme s'il s'engageait dans une vaine tentative à me narguer.
Pas aussi vaine que je voudrais vous le faire croire, en fait.

Tic tac tic tac inépuisables.
Il est trois heures du matin. Assis en tailleur sur le tabouret de mon piano, mon regard vide voltige entre la tapisserie qui me fait face et mon billet de train qui gît sur la table basse, à côté du bocal de Nyx et d'Ether.

    « J'ai une surprise pour toi, Isa. 'fin, si on peut appeler ça une surprise... »

Je ferme mes paupières bien que le repos tarde à me trouver. La voix de Remy, à la fois malicieuse et pleine de promesses, retentit encore dans ma tête et chacun de ses mots se mélangent à une mélodie de ma composition qu'il m'arrive de jouer de temps à autres, lorsque je suis rongé par le remords et le regret. Ou par l'angoisse, selon.

Sonate pour fleurs de cerisier.

    « Tu te rappelles de... »

Ce morceau... c'est elle qui me l'a inspiré après son départ. Je sens d'ailleurs le rouge me monter aux joues rien que d'y penser. Comme à chaque fois que je pense à elle, en fait.
C'est beau, c'est enfantin, c'est plein de rose et d'allégresse.

    « Sakura. Sakura Cross. Je crois savoir que tu la connais ? »

Mes yeux, délaissés par le voile du sommeil, s'ouvrent en grand comme à chaque fois que j'entends son prénom.
J'ai des papillons dans le ventre.
J'ai le cœur qui se tord.
Mes yeux se baissent et mes mains, moites, se mettent à trembler.
Comme cette fois là où...



Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça, les bras ballants et le cœur battant à tout rompre. Elle entre dans ma chambre comme on pénètre un lieu sacré, le regard accroché au vide. Elle sait ce qu'elle doit faire. Elle sait ce qu'on attend d'elle et, habitée par la nécessité de ne pas faillir, son corps à moitié dévêtu s’habille d’un doux halo doré.

Le feu se consume en silence dans la cheminée et, dans la lueur dansante des flammes, je le vois qui joue sur sa peau translucide, transformant sa pâleur en or fondu.

Elle s’immobilise à peine passé le seuil de la porte et me sourit tendrement, tandis que je suis allongé sur le dos tel une vierge offerte en sacrifice. Bien qu'inutile mais fascinant, son index se glisse devant sa bouche entrouverte. Pas besoin de s'en faire, pourtant, puisqu'à cet instant, ma volonté et ma conscience n'existent plus.
Pas un mot ne franchira la barrière de mes lèvres.

La magie se brise pourtant lorsqu'elle fait un pas vers moi.
La réalité reprend sa place.

Obligée de faire des sacrifices que je n'ai pas le droit d'exiger d'elle.
Je ne veux pas que ça se passe comme ça.
C'est trop horrible.
C'est trop injuste pour elle.


Dans un sursaut, je me lève, me débarrasse en douceur de ma chemise et la lui glisse sur les épaules.

Pourtant, ses mains enserrent mes joues et ses lèvres se rapprochent des miennes.
On se frôle. On se touche.
La sensation est exquise et le souvenir restera intact : son visage clair encadré délicatement de ses cheveux sombres comme la nuit, avec dans les yeux tout ce que je sais déjà.

La tentation est là mais je la repousse et la force à s'asseoir : je lui dit qu'elle ne me doit rien, qu'elle peut rester autant qu'elle le souhaite dans mon appartement, qu'elle peut prendre ma chambre et dormir dans mon lit.
Je ne veux pas qu'elle me paye en nature.
Je ne veux pas qu'elle me soit redevable pour quelque chose dont elle n'est pas coupable.
Je refuse d'exiger d'elle quoi que ce soit.
Je ne suis pas comme ça.


***

Quand mes paupières daignent enfin transpercer le voile du sommeil, je m'aperçois de la position inconfortable dans laquelle je me trouve : recroquevillé sur mon tabouret, les bras croisés sur le couvercle et sur lesquels reposent ma tête, et les pieds sur les pédales. Toujours à mon piano.

L'horloge indique cinq heures dix. Heureusement que j'ai pensé à faire mon sac la veille. Surtout que la gare se trouve à côté.

Je ferme à nouveau les yeux et étire mes muscles engourdis. Après un rapide passage sous la douche, j’enfile tout ce qui me passe sous la main, c'est à dire un gros pull large et un jean délavé qui dissimule parfaitement mon corps fin et informe.

    « Tu savais qu'elle avait rejoint Mystery ? J'ai entendu dire que tu l'aimais bien.

    - C-comment tu...

    - Ta mère, pardi ! J'ai essayé de t'appeler un jour et je suis tombée sur elle. Ça m'a fait bizarre, d'ailleurs, de voir qu'elle squatte ton appart'. Je sais pas comment j'ai fait pour discuter avec elle. Tu sais comment elle est, après tout : dès qu'elle entend la voix de la ''traîtresse'', elle raccroche au nez de Remy Sullivan. N'empêche... ça te dit de venir à Little Angleton !? Je suis sûre qu'elle serait contente de te voir, Sakura : t'es tellement gentil qu'elle est forcée de t'apprécier.

    - Arrête. Tu dis n'importe...

    - Aller Isa ! Steuplé ! Ça fait longtemps qu'on s'est pas vu ! On s'poil'ra bien entre cousins ! Bon... c'est vrai qu'on s'verra pas beaucoup, vu que les mômes à Mystery me prennent pas mal de temps. Sans compter que t'as un boulot, hein ! Mais ce serait bien que tu viennes. Même si c'est pour un seul jour. 
    »

Qu'on ne soit pas vu depuis longtemps c'est un fait, mais je pouvais pas débarquer comme ça, à l'improviste, sans en toucher un mot à maman.

C'est ce que j'aurais du lui dire. C'est ce que j'aurais du lui dire. Tout de suite. Mais...

    « Sakura. Sakura Cross. Je crois savoir que tu la connais ? Tu savais qu'elle avait rejoint Mystery ? »

A l'entente de ce nom, mon cœur s'emballe rapidement et je sens le rouge me monter aux joues, tandis que des papillons arrivent par milliers dans mon ventre.

Comment as-tu pu t'éprendre d'une Cross, Isaya !? Es-tu suicidaire ? Les Cross ne sont ni adorables, ni charmants ! Ce ne sont pas des gens pour lesquels tu peux tomber sur un coup de tête ! Mets-toi ça dans le crâne, Isaya ! Mets-toi ça dans le crâne !

***

Dans un train, quelque part au beau milieu de l'Angleterre, côté fenêtre : je regarde le panorama défiler vaillamment sous mes yeux ornés de violet, accoudé à mon siège. Je suis fatigué. Si fatigué. Mais il me tarde d'arriver.

    « Monsieur, votre ticket s'il vous plaît. »

Sans un sourire, ni même un regard, je tends la main au bout de laquelle pend lamentablement un bout de papier. Quand le contrôleur disparaît de mon champ de vision, je me dis que ce n'est même pas la peine de tenter de rattraper ma nuit blanche. Ou devrais-je plutôt dire ''mes'' nuits blanches : ajoutée à celles des jours précédents, je viens de vivre ma quatrième pseudo-insomnie.

Je n'ai pas la force de traverser le train pour rejoindre le wagon restaurant : aucune envie de croiser une faune de fêtards complètement pétés dans les autres voitures. Aucune envie d'observer des jeunes se faire des parties de Strip Poker. Aucune envie de me prendre les pieds dans des cadavres de canettes de bières vides.

Quand j'ai dit à maman que j'allais rendre une petite visite à Remy, elle s'est contentée de me gifler avant de se pincer les lèvres très fort : maman la déteste parce qu'elle a rejoint Orphéo (ou tout du moins, une de ses institutions) et elle n'apprécie pas que je traîne à ses alentours.
Comme elle semblait vraiment contrariée, je lui ai dit que je partais seulement pour la journée mais que si elle insistait, j'annulerais mon voyage en Écosse.

Maman ne m'a pas accompagné à la gare : je ne l'ai même pas revue depuis qu'elle s'était enfermée dans la salle de bain.

Quand j'arrive enfin à Little Angleton, j'admire le paysage et la tranquillité un quart de seconde : un homme, la cinquantaine, m'aborde et me demande si je suis bien Isaya Humptington.

    « J'ai été commandé par une p'tite dame qui m'a d'mandé d'vous chercher à vot'arrivée et d'vous conduire direct à l'orphelinat. »

Je baisse les yeux, étire mes lèvres en un sourire désolé, ouvre la bouche pour le remercier mais décide de me taire quand je le vois m’entrebâiller la portière de sa voiture.

Le trajet n'est pas bien long mais, bien qu'il ne dure qu'une quinzaine de minutes, j'ai l'impression qu'il s'étend sur une éternité : le paysage est le même entre la verdure, le ciel azuré et le soleil éclatant, surtout si on le contemple dans un silence profondément gêné. Pour ma part du moins.

    « On est arrivé à destination. »

Dans une révérence contrite, je remercie le chauffeur qui disparaît ensuite dans un nuage de poussière. Je n'ai pas le temps d'embrasser le paysage du regard quand une petite tornade brune me saute au cou dans un cri de joie.

    « ISA ! COMMENT TU M'AS GRAVE MANQUÉ  ! T'ES TOUJOURS AUSSI FRÊLE, DIS-MOI ! J'AI L'IMPRESSION QUE TU VAS T'ENVOLER AU MOINDRE COUP DE VENT, DIS DONC !

    - Remy bonjour !

    - Ah ! Tu m'excuses ! Je t'attendais juste pour pouvoir te dire que je dois aller voir la sous-directrice dans son bureau. Il paraît qu'elle veut m'parler ! J'en ai pas pour bien longtemps ! Tu m'attends ici ! Je reviens rapido et après on ira se balader pour papoter !
     »

Et sans que j'ai le temps de rajouter quoi que ce soit, ma cousine dépose un baiser tout frais sur ma joue avant de s'éloigner à grandes enjambées, en me faisant signe de la main.
Et sans que je ne sache comment, je me sens un peu plus léger : l'esquisse d'un sourire se dessine sur mon visage rougit par le soleil.

Spoiler:
 


Dernière édition par Leca Hedge-Humptington le Lun 10 Déc 2012 - 10:50, édité 1 fois
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S. Laure Cross Al Hattal
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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Mer 25 Avr 2012 - 0:05

What is love ?

Le soleil est filtrée par les rideaux de ma chambre. Je m'éveille donc doucement, en forme, pour une fois. Je mets une robe classique, jolie. Avec un ruban à la taille. J'enfile des collants noirs et mes talons neufs. Je vais avoir du mal à marcher avec ça. Heureusement que je n'ai que des cours classique aujourd'hui. Sinon, ça ne l'aurait vraiment pas fait. Enfin, je ne me serais pas habillée comme ça, tout simplement. Bizarrement, je décide de me maquiller. Pourquoi ? Je ne sais pas. Un coup de tête. Ca m'arrive parfois. Je descends donc à la salle à manger pour le petit déjeuner. Plusieurs personnes se retournent à mon passage. Je n'aime pas ça. C'est comme si on me dévisageait, comme si je redevenais la nouvelle de Mystery. Je comprends donc pourquoi je ne m'habille jamais "bien". Pour éviter d'attirer les regards. Mais au moins, personne ne vient me parler, tant mieux, comme d'habitude.

10h. Heure de perm, voire plus si je ne veux pas retourner en cours. Je retourne dans ma chambre et regarde par la fenêtre. Un homme est devant et Mlle Sullivan lui saute au cou. Je n'entends pas se qu'ils se disent et je ne vois pas assez bien pour distinguer les traits de leurs visages. Mlle Sullivan est reconnaissable, c'est tout. Elle repart et l'homme attend là. Je décide de descendre. Je prends ma veste en passant parce ce qu'il fait encore frais dans la région.

En sortant de l'orphelinat, l'homme est toujours là. Il me rappelle quelqu'un. Il me fixe et rougit. Je me souviens.


***

    J'arpente Londres à la recherche d'argent et d'un abri pour la nuit, voire plus, en échange de compensation, comme je fais depuis que j'ai quitté Paris, ou presque. Habillée en petite tenue bien qu'il pleuve. Il pleut toujours dans cette ville de toutes façons. On aurait pas du l'appelée London mais plutôt RainCity. Voilà que je fais de l'humour moi maintenant. Enfin bon, je rentre dans une sorte de supermarché car je commence à avoir un peu froid. Heureusement que j'ai un manteau, sinon on me jetterai dehors et on risquerai d'appeler les flics. Je me balade un peu et tombe dans le rayon d'électronique où un magnifique MacBook me sourit. Je vais donc dessus. Accès à Internet. Je me connecte. Cela ne fait pas si longtemps que je suis partie du Japon. Quelques mois. Je regarde. Mes amis, vous me manquez tellement. J'observe juste en masquant ma présence. Un homme arrive derrière moi.

    "Avez-vous besoin de quelque chose ?"


    Il bégaye à moitié et sourit. Je secoue ma tête d'un air négatif et retourne dehors, à attendre des clients.

    Un peu plus tard dans la soirée, cet homme ressort, il me voit, rougit en voyant ma tenue, me prend par la main et m'entraine dans un taxi qui nous amène dans un modeste appartement. Voilà, j'ai du boulot. Et un toit pour la nuit. Oui je reste toute une nuit chez les gens. Une personne par nuit, certes ce n'est pas grand chose mais ce n'est pas comme si je demandais de la nourriture. Je veux juste de l'argent pour me payer moi même ma bouffe. Certains m'en offre, parfois. Il se déshabille et prend également mon manteau, ainsi que mon sac que j'amène partout avec moi.

    Je lui demande si je peux utiliser sa douche avant de commencer. Il répond positivement. Ouf, ça fait des jours que je rêve d'une douche chaude.

    La douche finit, je n'enfile plus que des sous-vêtements propres et sexy pour aller le rejoindre dans sa chambre. Un lit, une armoire, c'est presque tout ce qu'il y a. Je le regarde dans les yeux et m'avance vers lui. Je sais ce que j'ai à faire. En plus, il est plutôt mignon.

    Sauf qu'il fait quelque chose à laquelle je ne m'attends absolument pas. Il se lève, et mets sa chemise sur moi. Je l'embrasse mais il me repousse. Il ne veut pas de moi ? Apparemment non. Un gentil. Ca faisait longtemps. La plupart des personnes sont des gros pervers qui veulent juste du sexe. C'est rare de tomber sur des personnes qui ne veulent rien. Je m'allonge quand même dans son lit, en prenant gare à ne pas le toucher, bredouille un merci et m'assoupit.


***

Voilà, voilà qui c'est. Isaya, le gars du supermarché. Le gars tout gentil qui m'a hébergé quelques jours sans compensation. Le gentil gars. Je lui lance un petit sourire et m'avance, quelque part. Je ne sais pas trop où je vais. J'entends juste des pas derrière moi, mais je sais à qui ils appartiennent. Je sais également qu'il ne me fera aucun mal, sinon, il l'aurait déjà fait, il y a bien longtemps.

J'aimerais bien lui parler, sauf qu'avec Isaya, se sera bredouillement, bégaiement et rougissement. Et puis, le silence ne m'a jamais gêné. Chez lui aussi c'était comme ça, durant les moments où nous regardions la télé avec sa mère qui gueulait juste derrière, qui voulait me foutre dehors. Nous deux mangeant le petit déjeuner alors que j'avais toujours sa chemise trop grande pour moi. Avant qu'il n'aille bosser. Alors, pour me rendre utile, je faisais les courses, le ménage. Sa mère, en rentrant, n'avait pas grand chose à me dire après ça. Mais elle trouvait toujours une raison. Mais aucun de nous deux ne l'écoutait. Enfin si, Isaya oui. Il courbait l'échine à chaque fois, mais ne le foutait jamais dehors. C'est moi qui suis partie un jour, en laissant un mot. Je me rappelle même ce que j'avais mis dedans.

    Merci beaucoup Isaya, pour ton hospitalité et ta gentillesse. J'espère qu'on se recroisera. Bisous, Sakura ♥


J'étais même passée devant son supermarché où je l'avais entre aperçu avec un client, toujours aussi timide, et je m'en suis allée, d'un autre côté de Londres.

Et nous revoilà, tous les deux. Mon voeu s'est exaucé finalement. Même si je ne sais pas vraiment si on pouvait appeler ça un voeu. Mais a-t-il lu ce mot ? Ou sa mère l'a jeté en pièce avant qu'il ne rentre du travail ?

On arrive sur les falaises, le vent souffle, les vagues cognent contre les rochers en bas. Je n'aimerais vraiment pas tomber d'ici. Je m'arrête donc, me retourne et le regarde, à cinq mètre de moi.

_________________

Honor and blood
for Cross


Killing, everyday


Sexy as hell


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Ezra Castellar
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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Mer 25 Avr 2012 - 17:03

Je crois que je n'aurais jamais osé faire ce que j'ai fais si Remy ne m'y avait pas quelque peu contraint. Je commence même à me demander si le but de ce voyage, organisé à la va-vite pour et par elle, n'avait pas pour but ultime de me la faire rencontrer à nouveau.
Si c'est le cas, c'est tout simplement catastrophique : je crois que mon cœur ne le supportera jamais.

Je m'étais résolu, à son départ secret et précipité, à ne plus jamais la revoir.
Comment aurais-je pu deviner ne serait-ce qu'un quart de seconde qu'elle se retrouverait à nouveau devant moi, toujours aussi belle et désirable ?

Quand les lèvres se fendent en un sourire, sa mélodie raisonne dans ma tête et ma poitrine se déchire lentement. Comme une plaie qui ne se refermera jamais.
Dans toute l'étendue de ma stupidité, je n'ose même pas lui rendre sa gentillesse.

Mon amour : j'aimerais être libre de t'appeler ainsi à voix haute, mais le fait que mes sentiments pour toi ne soient pas partagés me retient dans ma fougue. Si j'écris cette lettre, ce n'est pas dans la perspective de me confesser -je suis bien trop lâche pour cela- mais dans un but purement égoïste : peut-être qu'au fil des mots, j'arriverais à me défaire peu à peu de l'emprise que tu exerces sur mon cœur et sur mon âme, qui sait ?

Que je tente de lui parler ou ne serait-ce que de la saluer ne m'enfoncerait que plus. Alors je reste planté là, les bras ballants, comme un idiot.

Car après tout, et dans ton absolu indifférence, je t'appartiens tout entier.


Quand elle me dépasse et disparaît de mon champ de vision, je sens mes mains trembler d'amertume et je sais que, comme quand elle est partie, je regretterais sincèrement de ne pas avoir profiter de ma chance pour la retenir et la remercier de tout ce qu'elle a fait pour moi.

Je m'en veux. Terriblement. Parce que je désire ce que je ne devrais pas désirer. C'est un gouffre sans fond ni fin, indifférent et glacé. C'est un cercle puéril mais vicieux. Moi, plus je te désire et plus je me sens coupable d'être celui que je suis : un homme incapable de t'atteindre et de te combler. Plus je me sens coupable et plus je m'enfonce dans cet amour passionné, à la fois sombre mais éclatant. Et plus je disparais dans cet abysse obscur et silencieux, plus je me débats contre moi-même. C'est un combat long et douloureux et il se peut qu'un jour je finisse par abandonner la bataille. Je ne sais pas de quelle manière cependant mais, vois-tu, je garde l'espoir qu'un jour, je perde cette sensation d'être constamment battu à mort de l'intérieur.

Au fond, je ne suis qu'un idiot doublé d'un imbécile.

Il était une fois un petit garçon un peu paumé, emprisonné dans les griffes de son insignifiance et de sa médiocrité, et qui vit et ne survit qu'entre les mains de sa mère qu'il suit comme un aveugle, sans l'ombre d'un doute. Ce garçon, c'est moi.


Quand je vais pour pénétrer dans l'orphelinat, j'aperçois ma cousine qui me fait signe à travers la fenêtre. Elle me montre Sakura du doigt, m'intimant silencieusement l'ordre de la suivre, avant de hocher du menton. Comme je secoue la tête négativement, je la vois froncer les sourcils avant de me menacer de mort, laissant un sillon invisible de son doigt sous sa gorge.

Suis-la ou je vais faire de ta vie un enfer.

Je déglutis et, dans un soupir d’abdication, commence à suivre le même chemin qu'elle.

Je me considère comme un homme plutôt simple. Normal. Tout à fait encré dans la banalité. Un homme comme on en voit tous les jours au coin de la rue et qui n'a aucune chance de frôler ton cœur comme tu l'as fait avec le sien. N'est-ce pas étrange qu'un homme tel que moi puisse être mué par un désir aussi fou, quand on repense au naïf petit être innocent, sage à la limite du sain, vertueux à la limite du puritain que j'étais, avant ? Avant que le cyclone de passion et d'honteuses convoitises, d'inclinaisons cachées et d'envies avortées s'abatte avec force sur la vie qu'était mon quotidien insipide, monotone et ennuyeux ?
Je ne dis pas que tout a changé du jour au lendemain puisqu'après tout, et dans une certaine mesure, je suis resté le même : laid, stupide, crédule et dévoré par la timidité.
Tout ce que j'affirme, à dire vrai, c'est que l'agneau que j'étais a perdu son pelage blanc immaculé pour se jeter à corps perdu dans cet amour à sens unique et criminel.
Au fond, tout agneau a une part de loup en lui. Un loup terrassé par la faim et la soif de ta présence et dont la tête monstrueuse abrite des illusions aussi tentatrices que dangereuses.


Je garde mes distances et je me contente de rester silencieux. Je n'aimerais pas qu'elle croit que je la harcèle. Bien que ce ne soit, dans un sens, pas tout à fait faux : je harcèle son souvenir, je m'efforce de garder en mémoire ses courbes et ses traits, et dans ma tête je retiens les traces de son passage prisonniers.

Au fond, c'est un délicieux supplice.


Au fond, je me flagelle moi-même, réduisant ainsi considérablement toutes mes chances de guérison possibles. Je m'en rends bien compte.

Toutefois rassure-toi, je sais que je n'ai pas le droit de t'aimer comme je le fais. C'est pour cela que je me tais. C'est pour cela que j'écris cette lettre. Pour que tu n'en saches jamais rien, toi qui est bien plus digne de toute l'attention, toute l'admiration, toute la tendresse que je te porte et...


Quand elle nous conduit au bord de ce qui paraît être un immense falaise et qu'elle commence à ralentir, je sens soudain le néant envahir mon esprit. Qu'est-ce que je suis censé lui dire ? Qu'est-ce que je suis censé faire ? Et ce n'est pas parce que c'est de la pure improvisation que je réagis aussi mal : quand bien même j'aurais eu le temps de me préparer mentalement, quand bien même j'aurais fait un discours de remerciements à son égard, j'aurais tout oublié et me serais contenter de balbutier des paroles stupides et incompréhensibles.

Pardonne cette interruption. Ma pause se finissait et je ne cautionne pas de t'écrire une lettre aussi sombre et sinistre. J'aimerais être plus apte à t'en soumettre une de meilleur caractère mais le puis-je seulement ? Ma vie est d'une banalité affligeante et mes sentiments me blessent. Profondément.

Je me demande s'il pourrait y avoir ne serait-ce que la promesse d'un avenir pas forcément heureux ou malheureux pour les déchus tels que moi, âmes désespérées sur la route méandrique et sinueuse des destinées sans but ?Tout ce que je sais, c'est que je m'efforce de t'aimer de la manière la plus chaste, la plus digne, la plus méritante qui me soit donné d'avoir, simplement parce que tu mériterais l'amour le plus pur qu'il soit.


Quand le vent balaye ses cheveux, j'ai comme un vieux réflexe qui me remonte à l'esprit et qui fait bouger mes membres de lui-même, comme si j'étais un automate programmé pour cela : je m'avance à pas de loup tout en retirant ma veste, que je glisse autour de ses épaules nues.

Au début, j'étais persuadé que je ne vivais que pour ma mère, que pour être à ses côtés, que pour l'accompagner tout au long de mon existence. Ma mère, c'est tout ce qu'il me reste de ma famille brisée. Et je suis bien trop faible pour m'escrimer à ramasser les pots cassés tout seul.
Je me rends bien compte que mon existence en elle-même a le don de la blesser plus qu'elle ne le devrait : mais ne suis-je pas son fils, après tout ? Oui. Et c'est parce que je le suis qu'elle n'en ressent mes échecs que plus puissamment. À un tel point que je ne suis devenu à ses yeux qu'un amas d'ordures, un assemblage charogneux de larves et de vers, un empilement d'erreurs et de maladresses.


Quand je me rends compte de mon impétuosité, je rougis violemment, recule brutalement tout en bafouillant de plates excuses. Mais je ne reprends pas ma veste pour autant.

Aussi stupide, crédule et maladroit que j'étais, la raison suprême pour laquelle je vivais m'échappait complètement. Je me voilais la face, même après vingt et quelque années sur terre auprès de ma mère. Aujourd’hui, cette raison m’apparaît comme évidente, mais non moins compatible avec la vie indolente que je mène. C’est bien connu : on ne désire que ce que l’on ne peut pas avoir.


Je n'aurais peut-être pas du venir. Je commence sérieusement à regretter mon acte.

Dans mon cas, ce désir ultime c’est la reconnaissance. Et je ne l'ai compris que parce que je t'ai rencontrée.


Pour tenter de me débarrasser de ma gène (ce qui est physiquement impossible), j'embrasse le paysage splendide du regard. Le ciel bleu et les étendues de verdure : je crois que c'est ce qui manque cruellement à Londres. Je crois que c'est ce qui nous rendrait la vie plus agréable.

Je ne suis pas devenu subitement prétentieux. En fait, je fais allusion à cette solitude qui, depuis toujours, me poursuit et m'enserre à la gorge. Moi, ce que je veux, c'est être vu, c'est être apprécié à ma juste valeur (si toutefois j'en ai) par quelqu'un qui me verrait tel que je suis réellement.


J'aspire à un peu de tranquillité.

Et ce quelqu'un, dans mes rêves les plus obstinément fous, ce serait toi.


De nous deux, aucun n'ose commencer à parler le premier. Peut-être parce qu'elle sait que je ne suis pas bavard ? Peut-être aussi parce qu'elle commence à regretter de m'avoir laissé la suivre ?

Cependant, t'aimer en sursis me suffit et (dans la perspective que ton regard parcourt un jour tout cet épanchement de sentiments répugnants et infects et que ta haine déferlant par vagues de dégoût remplace le souffle amer de ton indifférence) me blesse à la fois.


Je suis le seul responsable de sa fuite, après tout, bien que je sache pertinemment qu'elle ne serait pas restée indéfiniment dans mon appartement. À l'abri du danger.

Mais je ne te demande rien. Ou, dans la mesure du possible, la faveur de me rejeter violemment pour que je puisse espérer aimer quelqu'un à nouveau, avec autant de force que ce que j'ai pu ressentir pour toi. Avec ça, j'ai cette désagréable sensation de salir de mes gros sabots ta perfection et tes défauts, par pur égoïsme, juste parce que je voudrais tant de choses, tant de toi.

Je devrais m'excuser mais par où commencer ?

Je suis un idiot.


Je me tourne et me mets dos à elle, mains dans les poches. Je rassemble toutes mes pensées pour formuler tout ce que j'ai à dire de manière cohérente. De dos, j'ai cette impression qu'elle a moins d'emprise sur moi. Peut-être parce que je ne l'ai pas sous les yeux ? Je serre les poings et murmure d'une voix à peine audible :

    « Je... j-je suis désolé... »

Je commence à me dire que je suis pathétique à en frôler le ridicule. Je ne sais pas encore ce qu'il adviendra de cette lettre et, peut-être qu'à la fin, le bon sens reviendra à la charge et me fera, dans un sursaut de honte, froisser, déchirer et brûler ce ramassis de stupidités à la fois confus, déraisonnable et irraisonné.


    « J'aurais bien voulu... j'aurais... euh... »

J'aurais voulu que tu restes.

    « Je m'excuse... je m'excuse de t'avoir forcée à partir de mon appartement parce que... »

J'aurais voulu que tu restes.

En fait, je crois que j'ai terminé. J'en suis arrivé à un point où mon poignet a subitement cessé ses saccades. Je me sens vidé, mais pas tranquille ou satisfait pour autant.


    « Ce... ce que je veux dire c-c'est que je me rends bien compte que je ne suis pas... »

Pas facile à vivre. Pas facile à vivre. Pas facile à vivre. Dis-le.

Je suis un véritable idiot.


    « Je n'ai pas un caractère facile. Et je suis désolé d'avoir rendu ton séjour chez moi... d-difficile. Parce que j-je me rends bien compte que... au bout d'un moment c'est... c'est pénible d'avoir quelqu'un comme moi avec soi. »


Dans le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers, je pose mon sac à terre, et commence à farfouiller frénétiquement à l'intérieur. Je comptais le donner à Remy pour qu'elle le transmette à Sakura mais... autant en profiter. Pour donner plus de relief à mes misérables excuses.

Amoureux. Je suis amoureux de toi : t'en voilà au fait, désormais.


Je sors un paquet de mon sac à dos, prends une profonde inspiration et, alors que je sens le rouge me monter aux joues, me rapproche d'elle en quelques enjambées pour le lui tendre.
Quand elle le prend, je la sens qui m'interroge du regard.

Bien sûr, je n'espère aucun retour de ta part si d'aventure cette lettre tombe entre tes mains. Je me sens déjà consterné par l'opinion que tu auras de moi en conséquence, si toutefois elle n’atterrit pas dans le fond d'une poubelle (là où, j'en conviens, mes sentiments ont leur place).


Je recule de quelques pas, les yeux rivés sur mes Converses, et lui dit tout doucement :

    « Euh... et bien... le matin où tu es partie, je suis allé sur le Mac Book que tu avais utilisé lorsque tu es... enfin... quand tu a pénétré dans le magasin... la première fois où... on... on s'est rencontrés. J'ai juste regardé l'historique, en fait p-parce que j'étais intrigué et... et... »

En fait, je m'étais renseigné dès le lendemain de ''notre première nuit'' ensemble. Et j'ai vu qu'elle avait fait des recherches sur le Japon. Tout ce que j'ai fais, c'est sélectionner certaines photos qu'elle avait regardé pour les transformer en album photos.
L'album est tout simple mais soigné : il est simplement d'un cuir nervuré rouge foncé, avec quelques arabesques dorées sur la première de couverture.

    « Je voulais te le donner en rentrant mais... mais tu... enfin, je voulais te remercier pour... pour tout ce que tu avais fait. »

Ce n'était pas grand chose. Juste un souvenir. Parce que je ne voulais plus revoir sur son visage l'air triste qu'elle avait la fois où je l'ai surprise sur le Mac Book.

Prisonnier entre tes doigts, je vous appartiens, à toi et à ton indifférence, mais je dois avouer que la vue depuis ma geôle est tout bonnement splendide.

Isaya.

Spoiler:
 


Dernière édition par Leca Hedge-Humptington le Lun 10 Déc 2012 - 10:53, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Ven 27 Avr 2012 - 0:52

Les falaises sont pleines de rochers blancs avec des petits cailloux un peu partout de la même couleur. Le genre de rocher où tu t'assoie tu deviens tout blanc après. Comme de la craie. Et moi, je suis en talon et je galère un peu pour marcher dessus. Je me tiens avec mes bras, vous savez, comme lorsqu'on est petit et qu'on marche sur la bordure des trottoirs, on met les bras parallèles au sol, et bien c'est exactement la position que j'ai. Donc je passe pour une conne, c'est ça. Je m'arrête enfin pour regarder le ciel et la mer au loin, à l'horizon. Le vent s'engouffre dans mes cheveux et les fait virevolter de toutes parts. J'enlève ma veste et la mets par terre, profitant de l'air qui me rafraichit plus qu'il ne me gèle. Je ferme les yeux, relève la tête, écarte mes bras et respire l'air qui me fouette le visage avec les quelques gouttes d'eau qui arrivent jusqu'à moi.

Après plusieurs minutes j'entends des bruits se rapprocher doucement de moi, je me remets donc dans ma position initiale et sent un vêtement chaud se poser sur mes épaules. Encore des bruits de pas, qui s'éloignent, mais pas trop loin, accompagnés d'excuses. Avec sa voix. Cette veste, elle est à Isaya.

Je me retourne, pour le regarder, je n'en avais pas besoin, mais il est si gentil. Il est tout rouge. Il regarde le paysage, comme moi quelques minutes auparavant. Il reprend sa couleur normal malgré que quelques nuances de rose persistent sur ses joues. Je ne parle pas, je me contente de le regarder, tout simplement.

D'un coup, il se retourne, alors que je crois qu'il va partir, il met ses mains dans ses poches, reste planté là, comme un piquet, et commence à parler. D'abord très bas, je ne l'entends d'ailleurs presque pas, et puis son ton s'affermit.

« Je... j-je suis désolé... J'aurais bien voulu... j'aurais... euh... »


D'un coup, une pensée arrive dans ma tête, sans que je puisse contrôler quoique se soit. Alors que le mur érigé dans ma tête est encore là. J'arrive d'ailleurs de mieux en mieux à le tenir. Mais cette fois, c'est comme si mon don était allé dans sa tête, qu'il me laissait tranquille pour tout le reste et qu'il me disait "Tiens, ça tu dois absolument le savoir !"

J'aurais voulu que tu restes.

Et moi, si je n'ai pas envie de le savoir ? Il y a bien une raison pour qu'il ne le dise pas, non ? Foutu don ! Laisse moi tranquille !

... Il aurait voulu que je reste ? Comment ça ? Je n'étais uniquement qu'une pique assiette, ou presque. Je n'étais absolument pas utile et sa mère commençait sérieusement à m'agacer.

« Je m'excuse... je m'excuse de t'avoir forcée à partir de mon appartement parce que... »


J'aurais voulu que tu restes.

Encore ? Il le pense vraiment ? Non, je ne dois pas aller fouiller dans sa tête, il ne faut pas. Je dois m'en empêcher. Titi, reviens ici ! Titi... Titi ... Je suis sérieuse là ?

« Ce... ce que je veux dire c-c'est que je me rends bien compte que je ne suis pas... Je n'ai pas un caractère facile. Et je suis désolé d'avoir rendu ton séjour chez moi... d-difficile. Parce que j-je me rends bien compte que... au bout d'un moment c'est... c'est pénible d'avoir quelqu'un comme moi avec soi. »


Toujours aussi timide Isaya. Il se retourne, je m'approche de lui, tout près, trop près pour lui apparemment car il rougit, encore, mais ne s'éloigne pas. Je mets ma main sur sa tête, comme ce que les adultes font pour rassurer un plus petit. A croire ici que c'est moi l'adulte. Je le regarde en souriant.

"Ce n'est pas à cause de toi que je suis partie Isaya, rassure toi. Je n'étais pas utile, voilà tout, et c'est ici que je devais arriver, au Mystery. Et c'est en parti grâce à toi. Alors merci."


Je me mets sur la pointe des pieds et l'embrasse sur la joue avant de me reculer de quelques pas pour qu'il puisse reprendre consistance. Il est encore plus rouge que tout à l'heure et j'essaie de dissimuler mon sourire un peu moqueur.

Il va chercher un truc dans son sac, en ressort un paquet en papier avec quelques choses à l'intérieur. Il se rapproche de moi, regarde ses Converses et me le tend.

« Euh... et bien... le matin où tu es partie, je suis allé sur le Mac Book que tu avais utilisé lorsque tu es... enfin... quand tu a pénétré dans le magasin... la première fois où... on... on s'est rencontrés. J'ai juste regardé l'historique, en fait p-parce que j'étais intrigué et... et... »


Je me renfrogne tout en prenant le paquet, je n'aime pas vraiment que l'on fouille dans ma vie privée. surtout que j'avais regardé mon ancienne vie à ce moment là. Comment étaient devenus mes amis ainsi que les anciennes photos que nous avons partagés. Je l'ouvre et découvre une couverture en cuir rouge foncé orné de doré sur les coins.

« Je voulais te le donner en rentrant mais... mais tu... enfin, je voulais te remercier pour... pour tout ce que tu avais fait. »


Je le regarde et me reconcentre ensuite sur ce que j'ai entre les mains. Je l'ouvre et je suis transportée des années en arrière pendant quelques centièmes de seconde. Je m'aperçois d'un coup que non, je ne suis pas au Japon et les larmes coulent de mes yeux sur les photos imprimées et protégées par un film plastique. Je m'affale par terre, en boule et essaie d'arrêter les larmes qui arrivent. Je les essuie de mes mains, qui deviennent noires. Pourquoi a-t-il fallu que je me maquille aujourd'hui moi ? J'ai mal au cœur, affreusement mal. J'ai cru pendant un tout petit instant que j'étais encore là bas, que mes parents étaient encore vivant et que j'étais heureuse. Et je suis revenue à la réalité d'un coup, sans comprendre pourquoi je m'étais imaginée tout cela. Parce que je sais très bien que cette époque est révolue. Et pourtant je pensais que j'y étais. Et le retour en est d'autant plus douloureux.

Je me calme peu à peu, essuie les dernière larmes qui sont sur mes joues et au coin de mes yeux, me relève et serre Isaya dans mes bras.

"Merci, merci pour ce cadeau fantastique."


Je n'ai rien d'autres à lui dire, il est tout simplement fabuleux. J'espère qu'il ne sera pas trop gêné du fait que j'ai pleuré. Oh si, sûrement. Je me remets donc face à lui.

"Et ne t'inquiète pas pour moi, d'accord ?"


Je lui souris et ajoute un clin d’œil à la fin de ma phrase. Je ne veux vraiment pas qu'il s'inquiète pour moi. Il voulait juste me faire plaisir, et cela me fait énormément plaisir, c'est juste une réaction qu'aucun de nous deux n'avaient prévu et ce n'est absolument pas de sa faute.

Je prends sa main et l'attire près des falaises où je m'assois, le vent continue de souffler. Il s'assoit à son tour mais laisse une distance entre nous deux. Je me retourne vers lui.

"Tu voulais me remercier de quoi, exactement ? Je n'ai rien fait pendant que j'étais chez toi. Et arrête de penser que tu n'es pas facile à vivre. Tu ne dis rien, tu restes dans ton coin, c'est ta mère la chieuse."


Chieuse, le mot est peut être un peu trop gros. Un peu trop abusé. Mais c'en est véritablement une. J'espère qu'il ne se vexera pas pour ça au moins.

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Ezra Castellar
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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Ven 11 Mai 2012 - 16:18

Je me sens coupable. Affreusement coupable. Comme si j'avais vraiment très mal agi.

Tu es trop sentimental. Et elle, elle pleure pour rien, pour te rendre coupable d'un crime que tu n'as pas commis : celui de lui rappeler, à raison, que toutes les bonnes choses ont une fin.
Et que c'est douloureux.
Parce que nous sommes humains. Parce que nous avons des... sentiments.


Je me rends bien compte que je n'aurais pas du mais... mais c'était plus fort que moi.
C'était mal.
C'était mal et maintenant elle souffre par ma faute. Elle pleure à cause de moi.

Je m'arracherais bien les veines si ça signifiait devenir indifférent.
Je me brûlerais le cœur si ça pouvait me rendre perméable à tout sentiment.
Parce que je ne sais pas faire.
Parce que j'en suis incapable.
Parce que je suis bien trop laid, trop naïf, trop lâche, trop dévoré par la timidité pour cela.


Chaque larme qui coule sur son visage, c'est un coup de poignard dans le cœur.

Comme si chaque parcelle de mon corps était battu à mort.

Tu n'aurais pas dû. Tu n'aurais pas dû. Tu n'aurais pas dû.
Ça ne te regardait pas.
Tu n'aurais pas dû faire ça.
Et tu le savais.
Mais tu l'as fait. Tu l'as quand même fait.

Paie donc le prix de ton insolence.

Regarde. Regarde-là souffrir. Regarde-là.
En silence.
N'esquisse pas un geste.
Ne laisse pas un mot franchir la barrière de tes lèvres.
Pas de consolation.
C'est ta punition.


Je la fixe intensément pendant qu'elle tourne lentement les pages de l'album.
En silence.
Aucun de nous ne parle mais mes dents martyrisent mes lèvres. D'inquiétude. D'appréhension.
De scrupules, tout simplement.

La tristesse. La tristesse et la solitude nous enveloppe et danse dans le vent qui balaye ses cheveux sur son visage.
Elle n'a pas besoin de mot pour me faire comprendre que je n'aurais pas dû.
Ses larmes sont bien plus que suffisantes.
Et j'ai le cœur lourd. Si lourd.

Il faut que je...

    « Je suis désolé, Sakura. Pardon. Si j'avais su, j-je n'aurais pas... »

Et je la vois qui s'effondre sur le sol. De tout son long.
Et tout ce que je peux faire, c'est m'excuser. Inlassablement.

Ne gaspille pas ta salive.

Tout ce que je peux faire, c'est faire quelques pas vers elle, lentement, comme pour ne pas la brusquer, et utiliser la manche de mon pull pour essuyer autant de larmes que possible.
C'est essuyer ses pleurs qui ne semblent pas vouloir se tarir.

Mais qu'est-ce que j'ai fait ?
Qu'est-ce que j'ai fait ?


Tu es un idiot. Un gentil idiot, mais un idiot tout de même. Isaya.

    « Non. Non, ne pleure pas. Pardon. Je... je jetterais ce cadeau stupide... je le brûlerais dans ma cheminée... j'en ferais des confettis... je mangerais les pages en guise de punition... mais s'il te plaît, ne pleure plus... je suis désolé... je ne voulais pas te faire du mal... j-je ne voulais p... »

Et sans que je ne comprenne comment ni pourquoi, la voilà qui m'enserre de ses bras, la tête dans le creux de mon cou.

Tu sens la chaleur de son corps à travers les couches de vêtements.
Tu sens la douceur de sa peau, qui frôle innocemment la tienne.
Tu sens la fragrance de ses cheveux qui s'en émane doucement et qui se mélange à la chaleur des rayons du soleil, du vent et de la mer qui se fracasse contre les rochers, là, tout en bas.


Je rougis sensiblement. À la fois de gêne et d'incompréhension.

    « Merci, merci pour ce cadeau fantastique. »

Je lève un sourcil, étonné bien que toujours aussi rouge, parce que je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas où elle veut...

    « Tu as pleuré... parce que... parce que tu aimes bien mon cadeau ? Je croyais que je t'avais blessée... J'ai eu peur... Je suis rassuré... »

Et puis je commence à rire. Un peu pour rien. Avant de m'arrêter net, de peur qu'elle puisse croire que je me moque d'elle.
Ce que je ne ferais jamais.

Moi, je suis content de pouvoir lui faire plaisir.
Et qu'elle soit heureuse, c'est ma plus belle récompense.

    « Et ne t'inquiète pas pour moi, d'accord ?

    - Ma mère me dit que c'est dans ma nature que... que de m'inquiéter pour les autres. Et que c'est ce qui me rend idiot. Alors, je crois que... m-même si tu me dis de ne pas... m'inquiéter pour toi, ça ne fera que m'inquiéter davantage. Désolé, je suis vraiment... un idiot. 
    »


Et je baisse les yeux sur le sol, que je me borne à fixer sans relâche, tandis qu'elle me prend par la main pour m'emmener au bord de la falaise.
Je m'assois sur un rocher en sa compagnie, non sans avoir trébuché une bonne dizaine de fois.

    « Tu voulais me remercier de quoi, exactement ? Je n'ai rien fait pendant que j'étais chez toi. Et arrête de penser que tu n'es pas facile à vivre. Tu ne dis rien, tu restes dans ton coin, c'est ta mère la chieuse. »

Son visage se tord furtivement en une grimasse.
Mais je sais.
Je sais.
Peu de gens aiment ma mère.
Si ce n'est pour dire qu'il n'y a que moi.
Bien qu'il m'arrive de... de la haïr, moi aussi.
De la haïr. Non pas pour ce qu'elle me dit, non pas pour ce qu'elle me fait subir, mais pour ce qu'elle fait. Pour ce qu'elle fait pour Santiago.
Pour tous ces gens qu'elle a...

Elle me dégoutte. Même moi, elle me dégoutte.
Mais, la mort dans l'âme, qu'est-ce que je peux bien y faire ?


    « Ne... ne grimace pas. Je... ne suis pas vexé. Je sais... je me rends bien compte qu'elle n'est pas... enfin... mais c'est ma mère. C'est elle qui m'a élevé, tu vois ? Je lui dois... ma vie. Et tout ce qui va avec... »

Même si....

    « Même si... je... je... la déteste parfois pour... pour ce qu'elle... »

… pour ce qu'elle ose infliger aux autres.

Je ne termine pas ma phrase.
Le vent qui fouette mon visage me fait monter les larmes aux yeux.
Mes doigts se crispent dans ma paume et mes dents se serrent.
Je déglutis péniblement à cause de ce que je viens de confier à quelqu'un pour la première fois de ma vie.
Enfin... ce que j'ai confié. C'est un bien grand mot.

Je suis trop lâche pour continuer.

Est-ce que tu sais ce que ça fait que d'en arriver à un point où tu haïs ta seule famille et que, par voie de conséquence, tu en arrives à te dénigrer toi-même ?
Dis-moi, Sakura... S'il te plait, dis-moi...

Est-ce que tu saurais garder un secret ?


    « Pour en... revenir à... enfin, je voulais juste te remercier de m'avoir tenu compagnie... sans me juger... et aussi, pour le fait d'avoir entretenu la maison quand je n'étais pas là. Je veux dire... ce n'était pas à toi... de le faire. Tu étais mon invitée. »

Et je souris timidement, tout en regardant le ciel s'égrener en une multitude de nuages.


Dernière édition par Leca Hedge-Humptington le Mar 15 Jan 2013 - 13:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Jeu 5 Juil 2012 - 12:29

Je pleure inlassablement sur les photos de mes anciens amis. Que sont-ils devenus ? Comment ont-ils prit ma disparition ? J'aimerais les revoir, mais les revoir implique des mauvaises choses pour eux. Je risque déjà la vie d'amis ici, surtout Ian. En même temps j'ai l'impression que c'est le seul ami que j'ai. Mais au moins lui il est plus capable de se défendre que mes amis japonais. Ici nous avons des pouvoirs. Mes amis étaient juste des humains. Et je sais que les Cross serait presque capable d'aller au Japon pour prendre mes amis là bas. et jamais je n'abandonnerai mes amis. Je préfère mourir plutôt que de les abandonner. Surtout que les Cross, c'est moi qu'ils veulent, donc je ne veux pas qu'ils s'en prennent à mes amis. Ils ne sont pas dans cette histoire, ils n'ont strictement rien fait.

Je crois qu'Isaya me parle tandis que je pleure sur l'album. Mais je n'entends pas bien. J'ai la gorge serrée, du sang qui bat dans mes tympans et mes pleurs qui résonnent dans ma tête. Je me sens mal, les larmes ne cessent de couler, ma vue se brouille et je m'allonge un peu plus par terre. Lui se rapproche, j'entends des excuses.

« Non. Non, ne pleure pas. Pardon. Je... je jetterais ce cadeau stupide... je le brûlerais dans ma cheminée... j'en ferais des confettis... je mangerais les pages en guise de punition... mais s'il te plaît, ne pleure plus... je suis désolé... je ne voulais pas te faire du mal... j-je ne voulais p... »


Imbécile, c'est juste un coup de blues. Je t'interdis de faire du mal à mon cadeau. C'est mon album. C'est ma vie. C'est à moi. Et c'est beau. Je ne veux pas qu'il reprenne son cadeau. Il m'est très précieux. Je le garderais toujours. Parce que c'est la période heureuse de ma vie. J'ai juste eu un coup de blues, ça arrive à tout le monde et c'est parfaitement normal. Donc on me laisse mon cadeau. A moi.

Je lui saute donc dessus pour l'embrasser sur la joue et lui faire un câlin. Et lui ne comprend pas, une fois de plus. Non, je ne lui en veut pas, sa réaction est normale.

« Tu as pleuré... parce que... parce que tu aimes bien mon cadeau ? Je croyais que je t'avais blessée... J'ai eu peur... Je suis rassuré... »


Il est drôle Isaya, il s'inquiète toujours trop, un peu trop même, mais bon, c'est ce qui fait son caractère, sa personnalité. Je souris donc en le regardant.

"Oui je l'aime, gros bêta"

« Ma mère me dit que c'est dans ma nature que... que de m'inquiéter pour les autres. Et que c'est ce qui me rend idiot. Alors, je crois que... m-même si tu me dis de ne pas... m'inquiéter pour toi, ça ne fera que m'inquiéter davantage. Désolé, je suis vraiment... un idiot. »


Je ris, un peu. C'est vrai qu'il est parfois idiot. Un peu trop même des fois aussi. Mais je l'apprécie quand même. Parce que justement il est gentil. Et j'ai tendance à être trop naïve avec les personnes gentilles. Mais quelque chose me dit qu'Isaya ne me fera jamais de mal, donc que je peux lui faire confiance. Mais je n'aime pas accordé ma confiance, pas pour moi, mais pour eux, car il m'arrive souvent de les décevoir. Et j'ai peur par rapport aux Cross aussi. Maudit Cross.

On se décale, pour se rassoir près de la falaise, pleine de craie. Je lâche sa main le temps de m'assoir mais aucun de nous deux n'exprime le besoin d'avoir un contact physique avec l'autre. Je lui demande donc des explications sur sa phrase de tout à l'heure. Je sens mon don qui s'agite dans ma tête, comme si je devais savoir beaucoup de chose. Mais reste enfermé saloperie !

« Ne... ne grimace pas. Je... ne suis pas vexé. Je sais... je me rends bien compte qu'elle n'est pas... enfin... mais c'est ma mère. C'est elle qui m'a élevé, tu vois ? Je lui dois... ma vie. Et tout ce qui va avec... Même si... je... je... la déteste parfois pour... pour ce qu'elle... »

… pour ce qu'elle ose infliger aux autres.


Et un coup dans le ventre un ! Saleté de don à la con ! Tout d'un coup, je repense à toutes ses paroles qui résonnent encore dans ma tête. Que fait sa mère ? Je fronce les sourcils et je me braque. Je comprends qu'il aime sa mère même si elle est cruelle. Enfin, elle est parfois cruelle avec lui aussi. Parfois, ou tout le temps ? Je ne me souviens plus. Je sais qu'il est normal d'aimer ses parents, c'est comme ça, on y peut rien. Mais il y a parfois des personnes qui détestent leurs parents parce qu'ils leur font du mal. Enfin, la famille est assez paradoxale. On s'aime tous mais on s'entretue. Oui, c'est presque ça. Je regrette mes parents moi. Que fait sa mère ... ?

"Je déteste ma famille. Je les tuerai tous, jusqu'aux derniers."


Je me ferme complètement et lance au ciel un regard noir, qui renferme toute ma colère. Je veux tuer les Cross, je le veux. C'est mon souhait le plus cher. Oui, c'est peut être la vengeance qui parle, mais ça m'est égal. En faisant ça j'épargnerai beaucoup de victime. Mais ça va être dur de tous les tuer. Je risque de trouver la mort avant. Y arriverais-je un jour ? Peut être que se sera dans longtemps que je pourrais enfin assouvir ce rêve. Mais je l'aurais un jour. Je l'aurais. Je regarde à nouveau Isaya et ce qu'il disait sur sa mère me revient en mémoire. Peut être est-il apte à parler ?

"Pourquoi détestes-tu ta mère ? Que fait-elle pour ça ? A part critiquer en permanence, je veux dire."


N'allons pas lui avouer que je suis en partit dans sa tête. A cause d'un don que je ne peux pas contrôler. Je n'aimerais pas avoir une mauvaise relation avec lui.

« Pour en... revenir à... enfin, je voulais juste te remercier de m'avoir tenu compagnie... sans me juger... et aussi, pour le fait d'avoir entretenu la maison quand je n'étais pas là. Je veux dire... ce n'était pas à toi... de le faire. Tu étais mon invitée. »


Je souris à ces paroles, il parle parfois pour rien, remercie pour rien, s'excuse pour rien. Comme un petit Isaya.

"C'est normal. Je n'étais pas invitée, j'ai squatté durant un moment. Je ne faisais rien de mes journées, il fallait bien que je m'occupe en me rendant utile. Et puis comme ça ta mère avait moins de choses à dire en rentrant."


Sa main est toujours dans la mienne, je la serre légèrement et lui souriant. Ca change de l'ambiance noire d'il y a quelques instants. Il est assis en tailleurs, par terre, tout comme moi. Je m'allonge donc sur le dos, la tête sur ses jambes, je le vois prendre quelques couleurs. Je regarde les nuages qui se baladent dans le ciel.


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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Lun 1 Oct 2012 - 16:01

Est-ce que tu sais ce que ça fait que d'en arriver à un point où tu haïs ta seule famille et que, par voie de conséquence, tu en arrives à te dénigrer toi-même ?
Dis-moi, Sakura... S'il te plaît, dis-moi...

Est-ce que tu saurais garder un secret ?


    « Je déteste ma famille. Je les tuerai tous, jusqu'au dernier. »

Comme pris au dépourvu, je n'ai pu au ton sec et ferme de sa voix retenir un sursaut, tandis que la chair de poule se déployait sur ma peau dans une valse lente et nonchalante.

N'est-ce pas contre nature de haïr sa propre famille ?
De haïr ta chair et de rejeter ton sang ?

    « Tuer, hein... »

Fixer ses bouts de chaussures usées jusqu'à la corde au cou, n'est-ce pas ? Sans un regard pour elle. Penser à autre chose pendant qu'elle débecte son venin et martyrise sa peau. Elle doit imaginer que ce geste est soumis, honteux alors qu'il n'est fait que pour mieux s'évader loin d'elle, d'eux et de la souffrance qu'ils sèment sur leur passage.

Ma mère est avide : elle aime voir la détresse, la supplication de ceux qui plient sous son pouvoir. Jusqu'à au dernier souffle. Jusqu'à ce que la lumière s'éteigne dans leur yeux. Jusqu'à ce que le cœur devienne froid, incapable de battre à nouveau.
Jusqu'à la mort.

J'ai du assister un nombre incalculable de fois à la mise à mort d'innocents.

Tu fais partie de ses victimes, Isa : ta mère a osé tuer le petit enfant que tu étais. Moralement. Elle t'a dépouillé de ton innocence, de tes rêves, de tes projets et de tes croyances en l'avenir avec Emma. Tu as tout perdu quand tu as vu ta mère lui foutre le feu et que n'as rien pu faire à part lui hurler d'arrêter.
Putain Isa, t'avais que 10 ans. Et t'en fais encore des cauchemars.
Un môme de 10 ans n'a pas à voir ce genre de chose. Ni à les subir.


Quand elle ressent le besoin de tuer quelqu'un, elle a cette lueur funeste, diabolique et obscure dans son regard.
J'ai peur de devenir comme elle, vous savez ? J'ai peur d'avoir cette lueur à mon tour, peur d'avoir cette envie de sentir la vie quitter quelqu'un de mon propre fait. Entre mes doigts.

Sakura, tu vois, je ne suis pas un dieu et je considère que je n'ai pas à disposer de la vie ou de la mort de quelqu'un comme bon me semble. Après tout, je ne suis qu'un homme, qu'un homme parmi tant d'autres, tu comprends?

Et c'est parce que je pense comme ça que ma mère a honte.

Trop sentimental. Trop peureux. Trop faible.
Par définition : une victime. Pas un bourreau.

Alors tu subis jour après jour les humiliations et les coups. Pour tout ceux que tu devrais tuer. Pour tout ceux que tu es incapable de toucher.

Remy dit que cela fait tellement d'années que je subis les violences de ma mère que je suis presque devenu incapable de souffrir physiquement : « Tu vois Isa, tu a tellement été habitué à souffrir depuis ton plus jeune âge que tu te retrouves capable d'oublier la douleur un court instant, à l'engranger si profondément en toi qu'il en deviendrait presque impossible de t'arracher le moindre cri de souffrance. »

Je les tuerais tous, jusqu'au dernier.


Je frissonne à nouveau en entendant sa voix dans ma tête. Je n'ai pas le droit de me mêler de ça. Ça ne me regarde en rien. Je le sais... je le sais et pourtant... pourtant, je saisi parfaitement la situation. Sakura, seule contre toute sa famille. En guerre. Sans pitié, sans merci.
Ce qui commence dans le sang se terminera dans le sang.

Sakura va mourir. Sakura va mourir.
Dans un futur plus ou moins proche.

Je fronce les sourcils dans un élan de colère et lui dis d'un ton sec et assuré que je ne me reconnais pas :

    « Je ne comprends pas. Est-ce que tu te rends compte de ce que tu t'infliges ? Je veux dire : ouvre les yeux Sakura. Je ne remets pas en cause le but de ta vie mais non seulement tu souffres parce que -je le suppose tout du moins, en repensant à tes larmes vis-à-vis de l'album photos- tu as perdu quelque chose de cher, mais en plus, tu saignes doublement parce que tu sais que tu ne pourras pas mener ta vengeance à terme. Et puis, est-ce que ça t'apportera quelque chose ? Je ne pense pas. La vengeance, c'est un cycle infernal : non seulement ça ne s'arrête jamais, parce qu'il y aura toujours quelqu'un pour se venger à son tour, mais en plus ça te dépouille de ton existence, de tes buts. Après tout, admettons que tu parviennes à tuer tous les Cross, qu'est-ce que tu feras de ta vie après ? Que feras-tu quand tu te rendras compte que ça ne t'a en rien rendu ton passé et que tu as gaspillé ta vie pour quoi ? Pour du vent. »

Isaya... depuis quand tu... ?

Continuant sur ma lancée, je lui saisi la main gentiment et, la regardant droit dans les yeux -ce que je n'avais jamais vraiment osé faire avant-, je lui murmurai d'un trait :

    « Sakura, je ne suis pas devin mais je ne vois qu'une issue fatale pour toi si tu fais ça toute seule. Et je vais être clair : je sais parfaitement que je n'ai rien à te dire à ce sujet parce qu'il ne concerne que toi, mais moi, je tiens à toi, et je n'ai pas envie qu'il t'arrive quoi que ce soit. Tu peux me blâmer pour ce que je viens de te dire, mais j'aimerais que tu te rendes compte à quel point tu mérites beaucoup mieux que tout ça. Je ne dis pas que j'ai la solution à tous tes problèmes mais... »

Et dans un éclair de lucidité, je me rends compte de ce que je suis en train de faire : non seulement je me permets de lui faire la morale, mais en plus, je lui ai clairement montré une partie de mes sentiments.
Qu'est-ce que j'ai... ?

D'un coup d'un seul, je détourne le regard, rougissant comme jamais, et lui lâche la main.

    « Pardon, j-je ne sais pas... ce qui m'a pris... de me mêler de ça, je... je suis désolé, je... je ne recommencerais plus... »

Dans un silence des plus gênants qui dure, dure et dure, je déglutis tout en maudissant cette part de moi -directe, presque sauvage- qui avait osé se réveiller à son contact. Bien sûr que je ne veux pas qu'elle fasse quelque chose de si dangereux, mais ai-je seulement le droit de lui faire connaître mon opinion sur le sujet ? Qui suis-je pour faire quelque chose de si absurde ?
Personne.

    « Pourquoi détestes-tu ta mère ? Que fait-elle pour ça ? »

Sujet...

    « A part critiquer en permanence, je veux dire. »

… sensible.

Petite Cross, il y aurait des centaines de milliers de raisons à te donner, mais ça me prendrait la journée pour t'expliquer le tout dans les moindres foutus détails. Isa, lui, n'est pas du genre à se lamenter des sévices qu'elle lui fait subir sur l'épaule d'un autre.

    « Ce... ce qu'elle fait... ? Heu... et... bien... c'est-à-dire que... heu... »

Dis-moi Sakura, est-ce que... tu saurais... garder... un secret ? Même au péril de ta vie... ? Tu te rends compte d'où on va si je te dis... si je te raconte... tout ? Si je partage avec toi les souvenirs, la crainte des représailles, les morts et les monstres de mes cauchemars, les anti-dépresseurs, Santiago, le feu de la colère, le pouvoir de ma mère...

    « Je ne sais... pas si c'est une... une bonne idée, je veux dire.... j-je ne veux pas que tu aies plus de problèmes... que tu en as déjà... »

Si seulement ma vie était un long cauchemar duquel je n'aurais qu'à me réveiller pour m'en défaire. Et oublier.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Sam 17 Nov 2012 - 18:57



Isaya sursaute quand je prononce cette phrase. C'est vrai que haïr sa famille c'est bien étrange. Avant l'arrivée des Cross dans ma vie, des vrais, je n'aurais jamais imaginé détester ma famille. En même temps, je n'avais que mes parents. Mais quand je voyais mes camarades de classe qui ne supportaient pas leur famille ou leur parents, le nombre de problèmes qu'ils avaient, je me demandais comment cela était possible. Maintenant je sais. Même si c'est une situation très différente. Et puis, on les détestait déjà les vrai Cross au Japon. Mes parents en avaient parlé quelques fois, mais c'était surtout un sujet tabou à la maison. Nous préférions vivre heureux, dans l'ignorance. Je savais juste que c'était des gens mauvais. C'est pour ça que lorsqu'ils sont arrivés, qu'ils ont frappés chez nous, je me suis demandée qui c'était. Quelles étaient ses personnes qui s'invitaient chez nous ? Pourquoi ma mère et mon père avait un air grave sur leur visage ? Et puis, c'est quand ils ont parlé que j'ai compris. J'ai compris que c'était la fin de la belle vie. Voilà comment ruiné la vie d'une adolescente. Mais, ça forge le caractère au moins. On change grâce à ces étapes de la vie, on grandit. C'est mon passé qui m'a faite telle que je suis aujourd'hui. Mais je détesterais tout de même les Cross, toujours.

"Tuer, hein ..."
Oui, tuer. Je relève la tête quand il prononce ces deux mots. Même si le dernier n'en est pas vraiment un, mais n'entrons pas dans les détails. Il m'a l'air triste, et je prends la même tête que lui. Triste, grave. Cela ne devrait pas être les mots qui sortent de la bouche d'une jeune fille de dix sept ans. Pourquoi la vie est-elle parfois si cruelle ? Mais dans ce as là, je n'ai pas de quoi me plaindre. Des gosses meurent en Afrique tous les jours. Mais ça, tout le monde s'en fiche. Parce que l'être humain est égoïste. Sorcier ou pas, je parle de l'homme en général. Ses propres problèmes passeront avant ceux de tout le reste du monde. Enfin, presque, parce que ces petits bons hommes en Afrique, sont sûrement plus généreux que nous. Je suis persuadée que s'il n'y a qu'une seule gorgée d'eau à 500 km à la ronde, et que ce petit être qui a l'habitude de vivre dans des conditions horribles, ce petit être te donnera à toi l'eau. Même s'il crève de soif. Même s'il crève de soif autant que toi. Les hommes sont bizarres, la vie est étrange, mais on la prend comme elle est et on la vit, on vit comme ça vient. On ne peut rien prédire, notre futur n'est pas tracé, nous avons toujours le choix. Et j'ai le choix, mon choix est fait, je tuerais les Cross.

Du coin de l'oeil je vois Isaya frissoné, mais ce n'est pas à cause du climat, du moins je ne pense pas, car il n'y a pas eu de brise de vent. Mais ça reviendra sûrement.

"Je ne comprends pas. Est-ce que tu te rends compte de ce que tu t'infliges ? Je veux dire : ouvre les yeux Sakura. Je ne remets pas en cause le but de ta vie mais non seulement tu souffres parce que -je le suppose tout du moins, en repensant à tes larmes vis-à-vis de l'album photos- tu as perdu quelque chose de cher, mais en plus, tu saignes doublement parce que tu sais que tu ne pourras pas mener ta vengeance à terme. Et puis, est-ce que ça t'apportera quelque chose ? Je ne pense pas. La vengeance, c'est un cycle infernal : non seulement ça ne s'arrête jamais, parce qu'il y aura toujours quelqu'un pour se venger à son tour, mais en plus ça te dépouille de ton existence, de tes buts. Après tout, admettons que tu parviennes à tuer tous les Cross, qu'est-ce que tu feras de ta vie après ? Que feras-tu quand tu te rendras compte que ça ne t'a en rien rendu ton passé et que tu as gaspillé ta vie pour quoi ? Pour du vent. "
Je le regarde vraiment cette fois, impressionnée par ses paroles, et surtout par le ton qu'il prend. Pas de bégaiements, tout cela d'une traite. C'est nouveau de sa part. Isaya, tu peux être un homme parfois ? Non, cette plaisanterie reste dans ma tête et je ne la laisse pas transparaître sur mon visage. Il prend ma main, et plante ses yeux dans les miens avant de continuer.

"Sakura, je ne suis pas devin mais je ne vois qu'une issue fatale pour toi si tu fais ça toute seule. Et je vais être clair : je sais parfaitement que je n'ai rien à te dire à ce sujet parce qu'il ne concerne que toi, mais moi, je tiens à toi, et je n'ai pas envie qu'il t'arrive quoi que ce soit. Tu peux me blâmer pour ce que je viens de te dire, mais j'aimerais que tu te rendes compte à quel point tu mérites beaucoup mieux que tout ça. Je ne dis pas que j'ai la solution à tous tes problèmes mais... "
Je le regarde, je le scrute, faisant bouger mes yeux d'un oeil à l'autre. Il a l'air vraiment sérieux. Mais il se reprend, lache ma main, se détourne et rougit.

"Pardon, j-je ne sais pas... ce qui m'a pris... de me mêler de ça, je... je suis désolé, je... je ne recommencerais plus... "
Je lui laisse le temps de se contenir pour moi même réfléchir à tout ce qu'il a dit afin de ne rien oublier dans la réponse que je vais lui fournir.

"Effectivement, parfois je me rends compte que ce que je veux faire dans ma vie est complètement inutile. Mais j'en vois tout de même une utilité. Certes, la vengeance est une pensée des plus idiotes qui soient, mais idiote, je le suis, malheureusement pour nous. Mais j'avais une vie si belle, j'étais si heureuse au Japon. Et ils ont tout gâché. Et pourquoi ? Pour une raison encore plus débile : ils veulent des sorciers purs et que les humains soient réduits en esclavage. J'ai souffert par leur faute, ils en feront souffrir d'autres personnes comme ils le font actuellement si personne n'intervient. "Mais il y a Oprheo" non, Orpheo n'agit pas, ils se tourne les pouces bien au chaud dans leur bureau pendant que des humains sont torturés. Alors j'agis pour tout le monde, même si ça part d'une revanche personnelle. Ça prendra le temps que ça prendra. Je les tuerai jusqu'au dernier, même si je dois mourir pendant la bataille ça m'est égal. Car quand le carnage sera fini, je compte bien mettre fin à mes jours parce que je ne serais pas mieux qu'eux au final. "
Puis, sa deuxième tirade me revient à l'esprit. C'était une ... Déclaration, n'est-ce pas ? Il tient à moi... Comment on peut s'accrocher si vite à une personne ? C'est parfois un concept que je ne comprends pas mais que j'accepte tel qu'il est. Mais je ne sais pas du tout quoi lui répondre, je décide donc de rester silencieuse à ce sujet mais je caresse sa main du bout de mes doigts, pour lui faire comprendre que j'apprécie l'attention qu'il me donne.

"Isaya, tu as le droit de dire tout ce que tu penses. Ne t'en prive pas, jamais. Même si les gens te disent de la fermer, fous leur un poing dans leur gueule car tu as le droit de t'exprimer. Et puis, quand tu tiens à une personne, c'est normal de vouloir la convaincre de ne pas faire de bêtises. Personne ne t'en voudra, ou alors, elle te le fera clairement comprendre."
Mes doigts continuent de se promener sur sa main. La caressant du bout des ongles, faisant un petit bonhomm qui se promène... Je ne réfléchis même pas a ce que je fais, ça vient, comme ça.

Et puis, le sujet de sa mère arrive, une mère c'est sacré, je pense qu'on l'aime même si on devrait la détester, merci les films pour ces merveilleuses précisions car la non plus je ne comprends pas comment on peut aimer quelqu'un qui nous fait du mal. Contradiction bonjour.

"Ce... ce qu'elle fait... ? Heu... et... bien... c'est-à-dire que... heu..."
Je le regarde, essaie de le rassurer avec mon regard, serre un peu plus sa main pour lui dire que tout ira bien, qu'il peut me faire confiance, mais sans succès.

"Je ne sais... pas si c'est une... une bonne idée, je veux dire.... j-je ne veux pas que tu aies plus de problèmes... que tu en as déjà... "
Il s'inquiète pour moi ... Je ne sais pas vraiment si les Cross sont un réel problème ... Enfin, oui. Mais, c'est compliqué, disons. Surtout dans ma tête et là je n'ai aps envie d'expliquer alors que ... Ca reste dans ma tête. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais, à qui je parle moi ?

Je me rapproche donc d'Isaya et mets un bras sur ses épaules pour l'attirer vers moi. Dans l'autre main, je tiens toujours la sienne.

"Je n'ai pas le droit de t'ordonner ce que tu dois me dire ou non. Mais sache que parfois, ça soulage de se livrer à quelqu'un. Notre fardeau est d'un coup plus léger et il est plus facile de vivre. Donc, si tu as besoin de ça, je suis là. Et puis, ne t'inquiète pas pour mes problèmes, j'arrive très bien à les gérer."
Je dépose un léger bisous sur son front, me recule un peu pour qu'il voit mon sourire léger qui se veut rassurant. Puis, je fais tomber ma tête sur son épaule et frotte son bras, tout en continuant de m'amuser avec sa main, toujours dans la mienne.




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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Mar 15 Jan 2013 - 13:27

    « Effectivement, parfois je me rends compte que ce que je veux faire dans ma vie est complètement inutile. Mais j'en vois tout de même une utilité. Certes, la vengeance est une pensée des plus idiotes qui soient, mais idiote, je le suis, malheureusement pour nous. Mais j'avais une vie si belle, j'étais si heureuse au Japon. Et ils ont tout gâché. Et pourquoi ? Pour une raison encore plus débile : ils veulent des sorciers purs et que les humains soient réduits en esclavage. J'ai souffert par leur faute, ils en feront souffrir d'autres personnes comme ils le font actuellement si personne n'intervient. "Mais il y a Orphéo" non, Orphéo n'agit pas, ils se tourne les pouces bien au chaud dans leur bureau pendant que des humains sont torturés. Alors j'agis pour tout le monde, même si ça part d'une revanche personnelle. Ça prendra le temps que ça prendra. Je les tuerai jusqu'au dernier, même si je dois mourir pendant la bataille ça m'est égal. Car quand le carnage sera fini, je compte bien mettre fin à mes jours parce que je ne serais pas mieux qu'eux au final. »

Tu vois c’est bête parfois, on dit des trucs comme ça, dans le vent, et on ne réfléchit pas un instant sur le sens des mots, à ce qu'ils impliquent, à ceux qu'ils blessent et qu'ils déçoivent.

    « Sakura... »

Enfoncer les deux poings dans les poches, émerger les yeux des regards qui m'entourent pour les baisser, inlassablement. Hésiter toujours, du corps et de la raison, jusqu'à ne plus savoir si la lumière fait le bien ou le mal.

C'est ce que j'ai toujours fait et c'est ce que je continuerais à faire.

Oh ! Je me rends bien compte que l'on ne peut pas changer d'un claquement de doigt, du jour au lendemain, juste parce qu'on l'a décidé. Ça, je ne le sais que trop bien. Alors forcément, un mot de travers et c'est le ciel qui tombe sur la tête, sur le cœur et le corps tout entier ; c'est toute une perspective qui se tord et se rompt ; c’est tout un monde qui s'en retrouve transformé.

On mesure rarement ce que l’on s’aime, on l’apprend à la douleur récoltée. Et je sais que j'aimerais lui dire toute sorte de choses, lui ouvrir les yeux, mais ce serait me parer de prétention, ce serait faire semblant de comprendre un instant ce qu'elle vit et l'ampleur de tout ce qu'elle a perdu.

Je ne suis pas elle et je ne la connais pas suffisamment pour saisir toute la réalité de son chagrin.

Tu devrais lui dire, Isa. Lui dire : « Conneries ! Foutaises ! Façade ! Tu mens petite Cross, ce n'est qu'une façade ! Tes pseudos raisons sont superficielles, frivoles et spécieuses ! ». Tu devrais lui balancer de but en blanc que tu veux bien croire qu'elle veuille empêcher le nombre de victimes des sorciers noirs de croître, mais que le fait est qu'elle ne tue non pas pour eux mais pour tout ce qu'on lui a arraché. Elle ne veut tuer que par vengeance. Pour le passé. Pour un souvenir. Une fin. Pas pour le bien de tous. Le croire un instant, c'est de l'orgueil. De l'insolence. Du blabla. Des paroles en l'air. Parce que quand elle ose dire qu'elle mettra fin à ses jours lorsque le dernier des Cross tombera, même moi je peux clairement voir son mensonge. Après tout, si son but était aussi mu par le désir de justice, elle prendrait la peine d'étendre sa quête à tous les sorciers noirs et qu'elle ne s'arrêterait pas qu'aux Cross.

Dans ce cas précis, elle devrait tuer ta mère. Elle devrait te tuer toi.
Parce qu'un Noir reste un Noir, qu'il soit Cross ou non, que ce soit de son choix ou que ce soit contre sa propre volonté.


Sauf que je me fais l'effet d'un ostrogoth attiré par la fraîcheur de ses jeunes années, d'un mufle qui ne cherche qu'à la garder pour lui en la dissuadant de poursuivre le but qu'elle s'est fixé et en la dépossédant de ses objectifs.

Ha... C'est sûrement moi l'égoïste dans l'histoire... Oui. Probablement.

    « Isaya, tu as le droit de dire tout ce que tu penses. Ne t'en prive pas, jamais. Même si les gens te disent de la fermer, fous leur un poing dans leur gueule car tu as le droit de t'exprimer. Et puis, quand tu tiens à une personne, c'est normal de vouloir la convaincre de ne pas faire de bêtises. Personne ne t'en voudra, ou alors, elle te le fera clairement comprendre. »

Culpabilité. C'est ça, le plus gênant. Je me dis que je peux faire bien plus la garder, la maintenir en vie un peu plus, mais j'hésite, tergiverse à faire le moindre pas vers elle, de peur de perdre cette proximité factice qui nous réunit sur l'instant.
Pourquoi ?
Ah, oui. Maman.

Décidément, les femmes de ma vie sont décidément bien trop compliquées pour moi.

    « Dans ce cas là, je te demande de ne pas m'en vouloir si je continue sur ma lancée : Sakura, je t'en veux. Parce que tu mérites tellement mieux et que je trouve cela aberrant que tu ne t'en rendes même pas compte. Tu dois te demander pourquoi je me soucie de toi alors que nous n'avons passé que quelques semaines ensemble et que je ne suis qu'une... rencontre banale et quelconque dans ta vie, mais je le répète : je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose non seulement parce que je t'apprécies beaucoup, mais surtout parce que tu es la première personne qui me donne l'impression de ne pas être aussi stupide et insignifiant que ce que je crois -ce dont je te suis bien plus reconnaissant que ce que tu pourrais imaginer... »

La liberté d'être et de devenir ce que l'on aspire à être malgré le regard des autres, malgré les excentricités et les choix envisagés, malgré ce que l’on pourrait convoiter et désirer.

    « En ce sens, je te poserais une dernière question : ne crois-tu pas que tes parents rêvaient d'une autre vie pour toi ? Tu as le droit de ne pas me répondre parce que je n'ai pas le droit d'exiger de toi plus que ce que tu voudrais partager. Mais je te dirais juste que sous ses airs de grande enfant, il peut arriver à Remy de dire des choses censées. Je pense entre autre à ce qu'elle m'a dit, un jour qu'elle tentait de me convaincre de quitter ma mère : ''c'est difficile de reconstruire sa vie sur du sable, mais pas impossible''. Et c'est précisément ce que j'essayerais de faire si j'étais aussi courageux que toi. »

La liberté d’être ce que je suis dans mon ensemble, sans jugement, sans amertume, sans regrets et déception, sans comptes à rendre, sans demander autre chose que la seule réciproque à tout cela.

    « Je n'ai pas le droit de t'ordonner ce que tu dois me dire ou non. Mais sache que parfois, ça soulage de se livrer à quelqu'un. Notre fardeau est d'un coup plus léger et il est plus facile de vivre. Donc, si tu as besoin de ça, je suis là. Et puis, ne t'inquiète pas pour mes problèmes, j'arrive très bien à les gérer. »

J'aime ma mère, je l'aime vraiment en dépit de tout ce qu'elle m'a fait. Aussi, j'ai toujours cru que je devais vivre pour elle, avec elle, simplement parce que je lui dois ma vie. Après, bien sûr que j'ai souffert, le nier serait mentir : la peine et la solitude sont le prix à payer pour rester à ses côtés. C'est juste que je me sens chanceux par rapport à d'autres, parce que ma vie n'est pas aussi horrible qu'on voudrait le croire.

Je ne suis pas le plus heureux des hommes, mais je ne suis pas non plus le plus malchanceux.

    « Est-ce que... tu connais Santiago ? »

C'est juste qu'il m'arrive parfois d'aspirer à une autre vie, une vie tranquille et sereine, loin de la magie et loin de la mort.
Je rêve au bonheur naïf des ignorants.
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MessageSujet: Re: Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]   Mar 23 Avr 2013 - 19:21

Il soupire mon prénom, je décèle de la peine, et presque de la pitié. De la compassion aussi. Mais il n'a pas à s'inquiéter pour moi, il ne fait pas, surtout moi. Je ne veux pas qu'on s'inquiète pour moi, je ne veux pas qu'on s'occupe de moi. Il faudrait que je reste seule. Mais j'en suis incapable, je ne suis qu'une lâche en fait. Qui essaie de garder un masque sur elle, mais qui se brise trop facilement. Sous mes grands airs, je ne suis qu'une petite fille fragile, je me fais de la peine, beaucoup de peine, je n'aime pas ça. J'irais même jusqu'à dire que je me dégoûte presque. Faible que je suis.

"Dans ce cas là, je te demande de ne pas m'en vouloir si je continue sur ma lancée : Sakura, je t'en veux. Parce que tu mérites tellement mieux et que je trouve cela aberrant que tu ne t'en rendes même pas compte. Tu dois te demander pourquoi je me soucie de toi alors que nous n'avons passé que quelques semaines ensemble et que je ne suis qu'une... rencontre banale et quelconque dans ta vie, mais je le répète : je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose non seulement parce que je t'apprécies beaucoup, mais surtout parce que tu es la première personne qui me donne l'impression de ne pas être aussi stupide et insignifiant que ce que je crois -ce dont je te suis bien plus reconnaissant que ce que tu pourrais imaginer..."

Je l'écoute d'une oreille attentive. Entendre Isaya qui en veut à quelqu'un, c'est assez surprenant. Choquant en fait. Il le dit, avec une totale maîtrise dans la voix, il réussit. Et je souris, parce qu'il a réussit à franchir un cap chez lui. Même si ça ne durera sûrement pas longtemps. Il m'en veut. Ahah, ça me fait rire. Parce que non, je ne mérite pas mieux. Je ne vois pas en quoi. Qu'est-ce qui dit que je mérite mieux ? Il n'y a pas de loi pour ça. Juste de la chance. Je vis au jour le jour ou presque, comme je l'entends. Je ne suis pas forcément polie avec les personnes, je sèche beaucoup. Je fais ma rebelle en retard, avec des personnes qui ne le méritent pas forcément. Et j'ai un but sombre dans la vie, juste parce qu'ils m'ont volés mes parents et mon adolescence. Ils m'ont volé ma vie et mon bonheur.

Isaya se trompe, sur toute la ligne. Effectivement il se trompe sur moi. J'ai été adorable avec lui, peut être un peu trop. Je me joue d'ailleurs sûrement trop de lui, je suis sûre qu'il a des sentiments pour moi, et pourtant je continue d'être trop proche de lui, je ne devrais pas, je ne lui fais que du mal de cette manière. C'est pour cette raison qu'il reste gentil avec moi. Je devrais lui dire de dégager, que je ne suis qu'une source de douleur pour lui. Mais je n'y arrive pas, j'en suis incapable, parce qu'il est adorable et que ça fait du bien de se sentir aimé, désirée. Ça fait du bien de savoir que quelqu’un veille sur nous, ça fait chaud au coeur. Mais je n'ai pas le droit de lui infliger ça. Je suis donc face à un dilemme. Parce que je n'ai pas le droit de tomber amoureuse aussi, c'est ça le deal. Et je sais que si je continue d'être trop proche de lui, mon naturel reviendra au galop et les sentiments se développeront. Et c'est lui que je mettrais en danger dans ce cas là. Et moi aussi, encore plus. Car les Cross sont des êtres perfides, si ils apprennent que j'ai quelqu'un qui compte dans ma vie, je suis sûre qu'ils s'en serviront pour m'atteindre. C'est pour ça que je ne voulais pas d'amis, que je voulais rester seule. Mais j'ai craqué, mon cercle de relation s'est développé petit à petit. En commençant par Ian, car je ne pensais jamais revoir Isaya de toute ma vie. Mais si, il est là, devant moi, à des dizaines de kilomètres de chez lui. Et je me sens atrocement faible, quand il me parle comme ça, quand il me dit mes autres vérités en même temps de se tromper. Car il y a des deux. Et j'ai juste envie de me réfugier dans ses bras, de tout oublier, de retourner l'être innocent que j'étais. Et j'ai l'impression que c'était il y a une éternité.

Je regarde Isaya droit dans les yeux, lui aussi a besoin de connaitre des vérités. Furieusement besoin, parce qu'il faut qu'il est plus confiance en lui. Et qui sait, peut être que c'est lui qui en aura un jour marre de moi, et c'est lui qui s'en ira. J'aimerais plutôt ça d'ailleurs, ça me fera mal, certes, mais je préfère que se soit moi qui endure toute la peine plutôt que lui.

"Tu es un être unique Isaya. Personne ne te l'a jamais dit ? N'oublie jamais ça. Ne te rabaisse jamais, si les gens t'insultent, frappe les encore plus fort, là où ça fait mal. Bats toi, arrête de te faire marcher sur les pieds. Prends confiance en toi, car tu es un être exceptionnel."
Je me retiens de le prendre dans mes bras. Il ne faut pas, il ne faut pas. Mais je reste tout de même contre lui, un minimum de chaleur m'apaise un peu, mais mon coeur souffre. Mon coeur voudrait pleurer, mon coeur en a marre de la solitude. Mais il doit pourtant la supporter, sinon se sera encore plus douloureux pour lui à la fin. Même si sur le coup c'est extrêmement tentant.

"En ce sens, je te poserais une dernière question : ne crois-tu pas que tes parents rêvaient d'une autre vie pour toi ?"
Je baisse la tête, replie mes genoux et les mets sous mon menton. Je serre mes jambes dans mes bras. C'est dur que quelqu'un nous dise ça. Pourquoi faut-il que les gens aient toujours raison ? Je n'aime pas les gens qui ont raison.

"Tu as le droit de ne pas me répondre parce que je n'ai pas le droit d'exiger de toi plus que ce que tu voudrais partager. Mais je te dirais juste que sous ses airs de grande enfant, il peut arriver à Remy de dire des choses censées. Je pense entre autre à ce qu'elle m'a dit, un jour qu'elle tentait de me convaincre de quitter ma mère : ''c'est difficile de reconstruire sa vie sur du sable, mais pas impossible''. Et c'est précisément ce que j'essayerais de faire si j'étais aussi courageux que toi."
Je relève la tête et lâche un rire bref, désamusé.

"Je suis loin d'être courageuse, la vérité c'est que je ne suis qu'une lâche, et je suis faible, atrocement faible."

Sous mes grands aires de rien ne m'atteint. Les gens se donnent souvent des airs, et moi je n'arrive pas vraiment à les garder. Je fais pourtant des efforts mais chasser le naturel et il revient au galop. Et le naturel c'était la moi du Japon. J'aime me faire croire que j'ai changé. Que mon passage chez les Cross m'a rendu plus méchante dans un certain sens. Mais rien, je me suis installée ici, dans cet univers mignon, et toute la cruauté dont j'ai pu être capable disparaît peu à peu. La fille solitaire quémande des amis. Le coeur de la fille solitaire demande à aimer et à être aimer en retour. Le coeur de la fille solitaire à trouver celui qui l'aimait. Le coeur de la fille solitaire veut aimer cet être, car le coeur de la fille solitaire veut être heureux, il en a marre d'être seul. Mais j'ai déjà dit non. Non, il ne faut pas craquer, même si c'est extrêmement tentant, j'ai déjà dit non.

"Est-ce que... tu connais Santiago ?"

Je relève la tête, et la repose tout aussitôt sur son épaule. J'en ai déjà entendu parler, me semble-t-il. Peut être en cours d'histoire. Dans un des rares où j'ai été. Et dans un des encore plus rares où je n'ai pas dormi.

"C'est une ancienne organisation, non ?"
D'humains noirs je crois. Et je pense aussi qu'elle a disparu. Ou alors je confonds avec autre chose, car tout cela ne sont que des bribes de souvenirs, des souvenirs enfouis dont je me fiche éperdument. Mais, pourquoi me parle-t-il de ça ? Parce qu'à bien y réfléchir, je suis de plus en plus sûre qu'il s'agit d'une organisation. Et pas chez les gentils, ça non. Sa mère, en ferait partie ? Je déglutis non sans difficultés. Ça me fait un peu flipper d'un coup. Enfin, je n'ai pas vraiment peur de sa mère en fait, je ne l'aime pas, elle ne m'aimait pas, fin de l’histoire. Même si je m'occupais de la maison elle ne pouvait pas me blairer. Quelle chieuse celle là tout de même. Rah ! J'ai envie de la frapper, voilà. Je me souviens de son visage, ses mimiques, ses réflexions. Elle me traitait de pute devant tout le monde, chose parfaitement normale. Même s'il est vrai que je faisais les trottoirs pour avoir un peu de quoi vivre, de quoi manger, un toit pour la nuit, c'était par nécessité, non par envie. Parce que comme une imbécile, quand je me suis enfuie de chez les Cross, je ne leur ai pas volé assez d'argent. En même temps j'étais assez pressée, j'ai donc fait ce que j'ai pu. Mais ce n'est tout de même pas une raison, surtout qu'Isaya ne m'a jamais touché, il n'a pas pu. Il est gentil Isaya, mignon. Donc j'ai prolonger mon séjour chez lui, parce que ça faisait du bien. Comme ce que je suis en train de faire là, il me permet d'oublier un peu tout ce qui peut bien m'arriver de mauvais, de mal.

_________________

Honor and blood
for Cross


Killing, everyday


Sexy as hell


Lilypie Fourth Birthday tickers
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Sonate pour fleurs de cerisier [PV Sakura d'amûûûr]

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