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 La chanson des pirates [PV Cute Myaw]

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The Little Mermaid
The Little Mermaid ♥
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LOCALISATION : Chez ta tante, à me gratter l'oreille gauche avec mon orteil droit.
CITATION DU PERSONNAGE : I'm one of these bad things that happen to good people...

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MessageSujet: La chanson des pirates [PV Cute Myaw]   Ven 5 Oct 2012 - 10:58



Bebe & Mymy ♥

Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs
Hissez ho l'âmes de pirates
Jamais ne mourra...

« T'en a pas encore assez de chercher un fantôme !? » ; « Jamais tu le retrouveras, tu m'entends !? J'le permettrait pas, Behati ! Jamais ! Pas temps que je serais de ce monde ! » ;« Tu te rends compte du mal que tu fais à Freja, Betty ? » ; « Et s'il n'était pas tel que tu l'imaginais ? Et s'il n'était pas gentil, Betty, si c'était... un méchant ? Tu continuerais quand même de le poursuivre ? » « Il faut savoir arrêter Betty. Avant que tout cela prenne des proportions démesurées. »

C'est toujours la même rengaine, toujours le même refrain de la même chanson.
Chaque jour que dieu fait, c'est pareil. Ça ne change pas. C'est statique, immobile. Monotone. De façon presque morbide.

Ça me tue.

Pourquoi est-ce que les adultes croient toujours tout savoir sur tout, comme s'ils étaient des créatures mystiques omniscientes et capables de voir l'avenir ? Pourquoi j'ai pas le droit de savoir ? Pourquoi je devrais m'arrêter de chercher Edwin pour la simple et bonne raison que je ne suis qu'une gamine ? Et pourquoi pense-t-on que, parce que je suis encore une petite fille, il y a des choses que je ne suis pas en mesure de comprendre ? Pourquoi est-ce qu'on me refuse le droit de voir la seule famille qu'il me reste ? Pourquoi, bon sang ? Qu'est-ce que j'ai bien pu faire de si terrible, de si affreux dans ma vie pour qu'on me refuse ça ?

Je vous jure que ça me tue.

Chercher un fantôme ? Pas comme je l'imaginais ? Mais à part ça, à part chercher et imaginer, qu'est-ce qu'il me reste à moi ? Je ne sais rien de lui parce qu'on ne veut pas que je sache. Ceux qui ne savent rien ne peuvent rien comprendre, or moi, j'ai besoin de savoir. Un besoin impétueux, presque vital. J'en ai désespérément besoin, vous comprenez ? Que je sois un garçon ou une fille, que j'ai 10, 20 ou 50 piges, que je sois étrange ou pas, entourée ou orpheline : après tout, il n'y a pas besoin de critères pour connaître la vérité.
Et en cet instant, ma vérité se résume à une photo. Une simple et banale photo.

Je suis tellement en colère.

    « Behati, va te coucher ! Tout de suite ! T'es privée de repas ce soir ! J'veux plus t'voir ! Oust ! »

Confortablement installée dans le canapé en cuir du salon, un livre Conan Doyle sur les genoux que je feuillette sans vraiment voir, je lève la tête et pose mon regard sur l'horloge murale qui me fait face : 18h45. Seulement.

Freja est en colère parce que « Behati Sonah a profité de la récréation pour s'enfuir de l'école aujourd'hui ! Vous devriez avoir honte et revoir l'éducation de votre enfant à la hausse, madame ! Ce n'est pas la première fois ! ». Et ce ne sera certainement pas la dernière. Pas que je sois une mauvaise élève, mais disons juste que mes camarades de classe n'ont définitivement rien pour me plaire : ils sont tous aussi futés qu'un escargot sous la semelle de ma chaussure. Même les professeurs sont très bas dans mon estime.
Dommage que Vinesh soit en déplacement, lui m'aurait sans nul doute défendue. Bien défendue.
Tant pis.

Je m'entends soupirer avant de me lever difficilement. Je m'étire quelques instants pour détendre mes muscles et faire disparaître les fourmillements dans mes jambes, puis me dirige nonchalamment vers ma chambre dans un silence religieux, mon livre toujours sous le bras.

Je jette ensuite mon ouvrage sur mon bureau en désordre, ferme mes volets d'un coup sec puis m'étale lourdement sur mon matelas. Mes yeux se perdent sur le plafond constellé d'étoiles fluorescentes bon marché pendant quelques minutes.

Et je m'ennuie. Si vous saviez à quel point je m'ennuie ! Je m'ennuie tellement que le peu de fatigue que je ressens s'efface comme une gomme sur un trait de crayon. Suuuper.

Oh ! Et pour venir saupoudrer le tout voilà que même de là, j'entends les sanglots de Freja qui s'élèvent de la cuisine.
Chouette. Je sens que la nuit va être joyeuse (c'est ironique).
Si nuit il y a, bien sûr.

Alors, comme un signe d'absolution au sommeil, j’enfouis ma tête dans mes oreillers le plus profondément possible. Pfff... comme si j'étais capable de dormir à une heure pareille.


***

Et je sortis brutalement de mon sommeil (intérieurement tout du moins), ne voulant rien laisser paraître : car si j'étais de nouveau parfaitement consciente, mes sens étant à nouveau pleinement fonctionnels, je n'avais cependant pas osé ouvrir mes yeux.
Parce qu'il était clair que j'avais changé d'endroit dans la nuit, comme par enchantement.
Pas besoin de regarder aux alentours pour m'en rendre compte, mon lit étant bien moins confortable (pour ne pas dire pas du tout) et la luminosité ayant vraiment changée. Qui plus est, je me sentais tanguer, quand les odeurs de fonds marins me remontaient aux narines.

    « La mer, la mer est ma fidèle maîtresse
    Mon amour jusqu'à la mort ;
    Car la femme que j'aimais, traîtresse,
    Au port est rentrée au bras d'un autre. 
    »

Je levai un sourcil, perplexe. Est-ce que j'avais bien entendu ?

    « La mer, la mer reste ma plus belle déesse
    Ma divinité jusqu'au tombeau
    Car la femme que j'aimais, vilaine
    M'a, sans vergogne, poignardé dans le dos. 
    »

Je crois que j'ai un peu trop regardé Pirates des Caraïbes, ces derniers temps. Ça va plus très bien dans ma tête.

J'ouvrais donc en grand mes mirettes, histoire de me rendre compte de l'endroit où je me trouvais. Et je ne fus pas déçue : allongée sur le garde-corps d'un navire, cheveux au vent, mon visage tourné vers le ciel.
Et pas n'importe quel ciel : un ciel... tout vert. Mais pas d'un vert anis ou d'un vert-d'eau. Pas non plus semblable à du jade ou à de la menthe à l'eau. Non, un vert qui tient plutôt du vert forêt. Ou du vert bouteille, comme vous préférez.

Je me relève donc d'un coup, surprise comme jamais vous vous en doutez bien, pour poser mon regard sur... une mer... toute... rose ? Une mer, c'est pas censée être... je sais pas moi... bleue par exemple ? Mais pourquoi rose alors ? Surtout que je déteste le rose...

    « Mais qu'est-ce que c'est que ce cirque ? »

Je suis en train de rêver, pas vrai ? Oui... ça doit être ça. Je veux dire... je dois être en train de rêver.
C'est obligé. C'est pas possible autrement.

J'étais tellement choquée que je n'osais même pas jeter un coup d’œil aux proprios du bateau. Et si c'étaient des monstres à trois têtes ? Ou des animaux à moitié humains ?
Je me laissais encore divaguer quelques instants en regardant les poissons oranges fluo à corne qui entouraient la coque, imaginant toutes sortes de choses qui n'étaient pas faites pour me rassurer, bien que je restais persuadée que cela ne pouvait être qu'un rêve. Et quel drôle de rêve ! D'habitude, mes nuits étaient totalement dénuées de rêveries alors, pourquoi ce soir ? Et pourquoi ici ? Dans cet... endroit.

    « Où allons-nous cap'taine !? »

De quoi ? Pensant que l'on s'adressait à moi, je me tournai vers la voix, à la fois douce mais suraiguë. Sauf que personne n'avait conscience de ma présence. Pour dire, personne ne me regardait. Mais moi... moi, je les regardais, pis ! Je les fixais tous sans aucune gène, découvrant avec une... stupéfaction sans bornes que tous les membres d'équipages étaient... pareils ? Genre carrément identiques. Tous. À cent pour cent. Portrait craché. Juste... semblables. Comme s'ils avaient été photocopiés par centaines sur le même modèle.
Des clowns. Ces mecs étaient des clowns. Moitié Auguste, moitié clown blanc. Je veux dire... des clowns quoi.

Je baissai la tête et fixai mes mains : quelque chose s'affaissa sur le dessus de mon crâne. J'y portai précautionneusement mes doigts, figée, pour me rendre compte que c'était un chapeau. Un tricorne plus précisément. Un peu à la Napoléon.

    « Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ? »

Quand je relevai les yeux, je voyais un des ''matelots'' faire un numéro de jonglage à une petite fille aux cheveux longs. Je parvenais pas à saisir les traits de son visage et, prise d'une curiosité soudaine, m'avançai à pas lents vers elle.


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MessageSujet: Re: La chanson des pirates [PV Cute Myaw]   Sam 7 Juin 2014 - 13:19

Je regarde la licorne qui a pris forme sous mon crayon rose. Je fronce le nez, ça ne va pas du tout ! Ses pattes sont trop longues, son museau pas assez allongé, son corps difforme et ses yeux pas du tout symétriques ! À côté de moi un beau loup s'étale sur la feuille de Sakura. Au début, je trouvais le thème que Mlle Artissa nous avait donné plutôt cool. Dessiner son animal préféré. Puis Yan s'était moqué de moi quand j'avais dis que je voulais dessiner une licorne en disant que ce n'était pas un animal. Surtout une licorne rose. Et voilà maintenant que j'arrivais même pas à dessiner cette fameuse licorne. J'en avais trop marre des cours de dessin. C'est trop nul. Alors j'attrape mon dessin et je le déchire en deux. Voilà, bien fait !

Je me sens trop nulle.
Je suis pas capable de dessiner une licorne.
Je suis pas capable de rêver une licorne.
Suis-je même capable d'imaginer une licorne ?

En me voyant ainsi en colère, Sakura a reposé ses pinceaux et m'a pris dans mes bras pour me demander ce qui n'allait pas. Quand je lui ai expliqué que je n'arrivais pas à faire de joli dessin comme elle et que ma licorne était toute moche alors qu'en plus c'est même pas un animal, elle a rit et m'a promis de m'aider à dessiner le lendemain. Elle a même dit qu'une licorne c'est un animal mytholique (ou un mot compliqué comme ça) et que donc oui, c'était un animal. Je l'aime bien Sakura moi, même si au début elle ne parlait pas beaucoup. Mais maintenant elle est très gentille avec moi et moi j'aime bien les gens gentils.

- Merci Sakoukou ! Je vais dormir tout de suite comme ça demain viendra plus tôt !

Je lui fais vite un bisou sur la joue avant de m'enfuir pour pas qu'elle puisse me réprimander de lui avoir donner un surnom pareil (je crois qu'elle aime pas trop ce surnom, mais moi je le trouve joli et comme Sakura aussi elle est jolie, ça lui va bien). Je file donc dans mes draps (roses bien sûr !) et ferme les yeux. Je n'aime pas vraiment ce moment là de ma journée, mais aujourd'hui j'ai comme un drôle de pressentiment. Comme si je savais que j'allais tomber sur un joli rêve d'une jolie personne.

Et sous mes paupières se déchaînent.
Et les rêves et la mer.
Qui vient m'engloutir.
Me déglutir.

Quand je rouvre les yeux dans un rêve qui ne m'appartient pas, je trouve que le monde autour de moi tangue un peu. Et quel monde d'ailleurs ! Un ciel vert foncé, des poissons oranges fluos et une mer rouge... Je remarque vite que je suis sur un bateau, mais je n'arrive pas à détacher mes yeux de cette mer rouge. On dirait du sang, beaucoup trop de sang... Je n'ai pas envie de voir ça. Et si... ? Non, je n'ai pas le droit, Pandora a dit qu'il ne fallait pas interférer dans le rêve des autres, que c'était à eux de le construire. Mais si j'essayais ça une fois, rien qu'une fois.

Mes doigts se tendent vers les vagues sanguine.
S'agitant comme pour lancer un mauvais sort.
S'agitant jusqu'à ce que le rouge se teinte de rose.
Jusqu'à ce que la mer entière soit rose.

Toute heureuse de ce changement, je regarde les autres gens autour de moi. Ce sont tous des sortes de clowns. Tous avaient l'air occupés à faire quelque chose pour faire avancer le bateau, tous sauf un. Il regardait l'horizon sans rien dire, trois balles multicolores dans la main. Je décide de m'approcher de lui et n'ai qu'à tirer sur son costume de clown pour qu'il comprenne et envoie les balles jongler dans les airs. Je le regarde en riant, fascinée par le chemin des petites boules colorées. Jaune, rouge et bleues. Les couleurs primaires, je l'ai appris avec Mlle Artissa. Absorbée par ce tour de cirque, je n'entends les pas dans mon dos que quand ils sont très proches de moi. Je me retourne pour découvrir une fille à peine plus grande que moi avec un chapeau de capitaine sur la tête. Elle ne ressemble en rien aux clowns autour de nous et je me dis que ce rêve doit être le sien.

- Salut, je m'appelle Myaw ! Et toi ?

Une vague plus grande que les autres bouscules le bateau et quelques gouttes roses viennent m'asperger les cheveux. Je me rappelle de la couleur de base de la mer et décide de m'excuser envers la propriétaire du rêve.

- Je suis désolée pour la couleur de la mer. Je sais bien que ton esprit la voulait rouge au début, mais moi je préfère le rose... Je peux la rechanger si tu veux ?

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« Mes rêves se sont brisés en des milliers d'éclats, chacun d'eux aussi coupant qu'une lame de rasoir. »
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