Les magiciens de Masonwood


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 Les magiciens de Masonwood

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CITATION DU PERSONNAGE : GREYJOY ✟ « Notre vengeance sera le pardon.... »

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R. Leesian Vasilis
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MessageSujet: Les magiciens de Masonwood   Ven 19 Oct 2012 - 19:44





Dernière édition par Sadima Layton le Ven 19 Oct 2012 - 22:57, édité 2 fois
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R. Leesian Vasilis
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MessageSujet: Re: Les magiciens de Masonwood   Ven 19 Oct 2012 - 20:13



    Le paysage noirs que représente les reliefs des buildings, les forêts urbaines et crasseuses de New-York défilent à la hâte devant mes petits yeux ronds. C'est bien la première fois que je voyais New-York, que j'étais à New-York, que je prenais un taxi, d'habitude j'avais toujours le droit aux transports en commun qui débordaient de monde lors des heures de pointe. Mon père n'a jamais voulu acheter une voiture, il pensait que cela ne servait rien et que nous n'avions pas de temps à perdre à dépenser leurs économies pour un véhicule. Pourtant, avoir une voiture aurait pu soulager les pieds de ma mère qui dans n'importe lesquelles des situations, affichait un sourire en ma direction, sûrement pour que je ne m'inquiète pas. Ma mère est enceinte depuis huit mois et elle a déjà eu trois fausses couches ce mois-ci, mais cela ne semble pas vraiment infecter mon père.
    Dans ce taxi qui roule à vif allure, je peux apercevoir le visage dur et impassible de mon père à ma droite. Il a toujours eu un visage aussi froid, un visage qu'il adresse à toutes les personnes, même à ma mère et à moi, je le hais pour ça. Sans compter, qu'il ne s'est jamais gêné pour lever la main sur ma mère affaiblie par la grossesse, même avant la grossesse, même devant mes yeux innocents. Malgré tout, ma mère continue à défendre mon père et garder le sourire, elle dit toujours que ce n'est pas de sa faute, qu'avant, il n'était pas comme ça. Pour ma part, j'ai toujours connu mon père ainsi, triste, froid et brutal avec tout le monde, je le hais pour cela, tout comme je le hais de ne pas avoir acheté une voiture pour maman comme l'aurait fait les voisins et les voisins de leurs voisins.
    Mon père n'était pas le seul à ramener de l'argent à la maison, maman aussi travaillait durement pour une misérable paye, mais assez pour pouvoir me nourrir et nourrir mon père. Jusqu'à aujourd'hui, je mettais toujours demander, ce que faisait mon père de l'argent qu'il gagnait. Je voyais maman faire des courses avec l'argent qu'elle ramenait et parfois, je la surprenais à m'expliquer l'utilité de l'argent et ce pourquoi nous devions tous travailler durement. J'étais plus intéressée par son ventre que par ses histoires d'argent, maman me disait qu'il y avait un bébé à l'intérieur et qu'il attendait son heure pour sortir, tout comme moi auparavant. Je me suis toujours demandée comment le bébé avait procédé, pour être dans maman, ou comment maman avait fait pour que le bébé soit dans son ventre.
    Quand j'abordais le sujet avec elle, elle hésitait longuement avant de bifurquer sur un autre sujet. Avec mon père, je n'ai jamais eu de conversation de ce genre, voire aucune conversation quelconque. Je n'ai jamais fait les courses avec lui et je ne l'ai jamais vu apporter des courses à la maison, comme si l'argent qu'il gagnait entant qu'ouvrier, n'avait jamais eu d'existence. Les Laytons sont une pauvre famille du Maine qui s'est installée en Louisiane, pour de raison de Job. J'ai toujours aimé que maman me raconte des histoires sur les Laytons, même si elles sont pour un regard extérieur, très futiles. Il est important de connaître sa famille, maman me le disait tout le temps et continue encore à me le dire aujourd'hui.
    Ecouter ses histoires, me permet de passer beaucoup de temps avec ma mère, parfois elle essayait de m'apprendre à lire et s'était amusant. Quand mon père revenait du travail, la maison redevenait toujours silencieuse, comme si le silence était le seul langage possible. Les autres enfants fêtaient leurs anniversaires et avaient le droit à toute sorte de cadeau tandis que moi, j'avais le droit seulement à un baiser de ma mère et le silence de mon père. Aujourd'hui, je me pose souvent la question, si mon père est heureux de m'avoir eu. Souvent.



    - Nous arriverons très bientôt au port de Manhattan, chantonna le chauffeur d'une voix lente. Vous pouvez déjà voir d'ici la statue de la liberté, c'est la première fois que vous venez ici ?
    Mon père ne donna aucune réponse au chauffeur, comme si celui-ci n'avait jamais ouvert la bouche. Pendant un moment, j'ai cru voir le visage de ma mère, se déformer par la tristesse, avant que mon père lui lance un regard noir. Moi, j'adresse, un sourire au chauffeur qui semblait être une personne vraiment gentille et puis voilà que ma mère me sourie difficilement à l'approche du port, quelque chose semble étrange dans ses yeux. Des larmes ? Ou, est-ce seulement mon esprit qui imagine cela ? Mon père regarda toujours ma mère avec des yeux noirs, comme quand il me regarde parfois avec ses yeux-là pour que je me taise à table. Maman semble de plus en plus triste à l'approche du port et mon enthousiaste, peu à peu disparaît.
    Nous ne tardâmes pas à arriver, il était déjà midi et la circulation était plutôt fluide. Je descendis du véhicule du côté portière où ma mère était descendue, une fois debout, je sautillais légèrement sur place, j'étais heureuse de pouvoir de nouveau dégourdir mes pauvres petites jambes. On ne s'était pas arrêté, depuis la Louisiane. Ma mère m'attrapa la main et me tira délicatement pour me conduire vers l'embarcation, je remarque alors que mon père était déjà à une bonne cinquantaine de mettre devant nous. Il semblait presser, ce qui n'était pas le cas de maman qui essayait de suivre son mari sans pour autant le suivre. Je sentais ma mère hésitante et sur une bonne partie du chemin, parfois j'avais l'impression que c'est moi qui la... soutenais.
    Mon père prend de plus en plus de distance entre, moi et maman, l'endroit où papa voulait nous emmener semblait être un endroit vraiment isolé du port. Plus qu'on le suivait, plus qu'on s'aventurait hors du port, mais toujours sur la côte. Le brouillard sortie alors de nulle part, caressant au début nos pieds, puis à la suite nous entièrement. Maman due me porter pour rattraper mon père, ainsi éviter de le perdre de vue sous cette nappe blanche. J'entendis maman chuchoter toute seule, mais je n'ai pas vraiment compris ses chuchotis, tandis que je la regarde pendant qu'elle me porte, son visage paraît toujours aussi triste. Est-ce en raison de ce que papa avait dit ce matin, hier et avant-hier ?
    Papa avait dit que j'irai dans une excellente école privée et que je devrais être fière que mon nom apparaisse parmi la liste des élèves. Je ne savais pas vraiment comment me sentir fière, je ne savais pas et je ne sais toujours pas ce que cela signifiait aux yeux de mon père. Cependant, j'avais de quoi montrer mon enthousiaste, je voulais absolument apprendre à lire et à écrire comme les maîtres et les maîtresses de maternelle. Ma maman était restée silencieuse durant tout le trajet... c'est quoi une école privée ? C'est la question que je me suis posée, depuis que papa m'avait annoncé la nouvelle. Aujourd'hui, est-ce une sorte de rentrée des classes ? Bien sûr, si par école privée mon père parlait bien d'une institution académique. Maman me reposa au sol une fois arrivé, seulement à quelques mètres de papa, il ne s'était même pas retourner une seule fois vers moi et maman.

    - Il n'y aura pas tes amies de la maternelle, chuchota maman vers moi, accompagné d'un sourire qui se voulait tendre, mais qui en fut autrement. Mais, je suis sûre que tu te feras plein d'amies...
    - Celia ! Cria mon père, ce qui me fit sursauter.
    Ma mère se contente d'avance en silence et mon père toujours les yeux rivés devant lui, continue sa démarche rapide dans cet épais brouillard. Nous marchâmes quelques minutes encore en ligne droite puis tournâmes soudainement à gauche, avec ce brouillard il était désormais difficile à voir si nous étions encore à Manhattan. Pourtant, nous étions toujours à Manhattan et les klaxons des voitures et des bus, les piétons parlant haute voix au téléphone, les bruits que font les patins des skateboards, nous le prouvaient. Après quelques minutes de plus, je remarque que le sol avait changé, il raisonnait maintenant par rapport au sol en béton. Nous sommes désormais sur du bois et je sens l'eau juste, en dessous de nous, l'odeur de l'océan était vraiment, forte et salée.



    Un bruit de fond parmi les bruits urbains et les bruits de vague, se fit entendre. Tandis que nous marchâmes à vive allure, mon père ralentit soudainement. Je pensais qu'il avait fait cela pour nous permettre de le rattraper, maman et surtout moi qui étions presque à bout de souffle. C'est alors qu'après avoir emboîté de nouveau le pas de mon père, que moi et maman avons aperçu ce qui pourrait être le voilier d'un navire d'une couleur plus noire que la nuit sans lune. Plus en se rapproche du vaisseau plus il faisait froid et plus navire paraissait immense. Pourtant, il n'était pas si immense que cela... une fois assez proche du bateau, je pouvais enfin admirer son design. Le bateau ressemble beaucoup à un de ces bateaux qu'on voit dans les films de pirate, il ne ressemble en rien à un bateau de notre époque. Maman sert ma main comme si sa vie en dépendait, dès qu'on vit un homme balafré avec ce qui pourrait être une liste des équipages à bord entre ses mains.
    Mon père s'arrête devant lui et se retourne vers moi peu après avoir discuté avec l'homme balafré, son regarde était froid et mon corps se rédie.

    - Sadima ! Dit-il d'une voix à faire frissonner les tympans. Dépêche-toi de monter, avec ta mère.
    J'acquisse d'un geste de la tête, maman me sourie difficilement et m'emmène à la suite à bord du bateau derrière mon père qui était monté en premier. C'est alors, que j'aperçois le bon nombre de personne qui était déjà à bord du navire. Mes yeux s'écarquille en voyant l'allure des personnes et les bijoux qu'ils portent sur eux et les bijoux brodés sur leurs vêtements. Ce sont des nobles d'après maman, qui se baissa pour me le dire. Tout le monde discutait, se montrait leurs bijoux et parlait bizarrement. Les nobles sont étranges, voilà la pensée qui me traversa sur le coup. Le bruit se stoppe soudainement, faisant place au silence dès que le son d'une cloche retentit. Puis une voix se manifesta, mais je ne voyais absolument pas d'où elle venait. Elle était tout proche de moi, m'effleurait la peau et c'est alors que je l'aperçue... Une ombre se dessinait, se modelait, se matérialisait sous le brouillard hors du bateau, au-dessus de nos têtes et elle se rapprochait de nous.
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