Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.


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MessageSujet: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyMar 23 Oct 2012 - 20:57

" On a besoin d'exorcistes "

Qu'ils disent. Ben voyons. Comme si je peux faire venir des exorcistes de mon chapeau comme le ferait un magicien. Et le pire du pire, c'est qu'en plus ça me retombe dessus si ce n'est pas fait assez rapidement. Vous vous demandez peut-être qui est en mesure de pouvoir me rabaisser, alors qu'ici c'est un peu moi le directeur ? Eh bien, figurez-vous que ce sont mes employés, ces mêmes exorcistes, qui se mettent en groupe et viennent me rapporter ce que je n'ai pas fait. Ce que j'aurai dû faire. Ce que je ne ferais certainement jamais. Ce que j'oublie. Ce qui, dans leur tête de simple employé, ne résonne pas suffisamment, c'est probablement le fait que je n'ai pas qu'une seule mission à charge. Je délègue parfois des grades à certains exorcistes de confiance pour mener des interventions, mais il n'y a vraiment que dans ce cas de figure-là que je ne m'occupe plus de la mission effectuée. Qu'importe, aujourd'hui comme hier, on m'agresse au téléphone pour me demander d'envoyer d'urgence – et on précise ce mot – une dizaine d'exorcistes à Toronto. Il paraît qu'une bonne vingtaine de sorciers noirs se sont réunis, et nous craignons qu'un nouveau clan ne se forme. C'est pourquoi la dissolution pure et simple doit se faire. Par la force s'il le faut.

-M. le directeur, si vous tardez trop, nous finirons par manquer de personnel, et des vies vont être inutilement perdues.

Je grince des dents à travers le combiné. Le jeune à l'autre bout du téléphone a rapidement appris à trouver mes points sensibles. Il sait que je ne me permettrais jamais d'organiser une mission suicidaire. Au début, tout avait été bien planifié, il n'y avait eu aucun problème. Mais les sorciers noirs s'étaient subitement attaqués à nos recrues et l'effectif sur place avait diminué de moitié en l'espace d'une soirée. À présent, c'est nous qui sommes poussés dans nos retranchements. Je passe mon index sur ma lèvre inférieure, soucieux. La majorité des exorcistes sont en mission. C'est la période en ce moment on dirait. La fin des Jeux Olympiques semble avoir égayé sorciers comme humains. Et maintenant c'est la fête. Quelle idée d'organiser ce genre de jeux aussi... Orphéo me sidère parfois. Mon silence tarde et finalement je craque.

-J'envoie un groupe de 7 exorcistes. Pas plus. Vous n'en aurez pas le commandement, j'en donne la charge à quelqu'un d'autre.

La jeune homme semble se soumettre rapidement. Il doit déjà être trop content d'avoir du renfort. Qu'il ne me demande pas la Lune. Je ne peux me permettre de trop diminuer l'effectif au sein d'un QG aussi important. Le Canada est un grand État, et je dois souvent m'entretenir avec le directeur d'Orphéo des États-Unis. Autant dire que ce n'est pas le travail qui manque. Alors qu'on ne m'en demande pas trop. Je raccroche. Repousse ma tête en arrière sur la chaise. Maintenant il va falloir déléguer le commandement de 6 exorcistes à une personne. Ça ne demande pas trop de devoirs, mais tout de même un sacré sens de l'organisation. De nombreuses personnes ne seraient probablement pas intéressées, sauf si bien sûr "prime" rime juste à coté. Et encore, je demande à voir.

Je tourne la tête vers mon apprenti. Il est silencieux, et range quelques livres. Ce jeune adulte aime beaucoup lire et apprendre, et ce n'est vraiment pas ce qui manque ici. Surtout dans cette pièce. Depuis deux ans que je suis ici. Pourtant, je n'ai pas lu le quart de tout ça. Je soupire, signe profond que je réfléchis ou que je m'ennuie. Pour le coup, je réfléchis. Mon apprenti se tourne vers moi, et ses yeux bleus fixent mes prunelles, l'air désolé. Il croit qu'il fait trop de bruit ? Je ne l'entends même pas. Il est si discret. Je lui souris tranquillement puis me lève avant de lui dire :

-Va chercher Edonia, dis-lui que c'est urgent.

Urgent. Voilà, j'utilise les mêmes mots. Je la connais depuis mon arrivée ici. Un sacré caractère, mais quelqu'un digne de confiance. J'ignore si elle acceptera ce que je lui propose, mais j'espère de tout cœur ne pas devoir demander à quelqu'un d'autre...

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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyJeu 25 Oct 2012 - 17:14

Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. 384

Canada. De retour sur les terres natales.

On croit toujours qu'on est plus fort que ce que l'on veut bien penser. On montre un visage bien plus agressif parfois que ce que l'on est vraiment. On est hautain, parfois méchant, d'autre fois cruel. On s'imagine que l'on peut tout remporter sans l'aide de personne, que l'on peut gagner avec notre simple idée. La vie est une chose simple que l'on peut contrôler sans soucis, il suffit d'avoir les outils en mains pour tout contrôler et tout fonctionne comme on l'entend.
Non. Rien ne va jamais comme on l'imagine. La vie a son lot de surprise quotidienne qui heureusement ou malheureusement contrecarre nos plans. On peut se faire une certaine idée de la vie mais on est toujours surpris par les choses qui nous arrivent parce que tout est écrit quelque part dans un livre qu'on ne peut voir. Le destin, une chose bien complexe à laquelle certains croit et d'autre ne croit pas. On peut dire ce que l'on veut, quand on traverse une mauvaise passe on se dit toujours que "quelque chose" est contre nous. Quand on traverse une bonne passe, on ne se pose pas trop de question. La nature de l'être humain à se lamenter sur les choses dès qu'il le peut.

Enfin, elle venait simplement faire une visite de courtoisie. C'est ce qu'on pouvait se dire, puisqu'en apparence tout allait bien. Sa main semblait un peu plus rougeoyante que d'habitude, c'était tout. Cela signifiait simplement qu'elle ne s'était pas servie de sa magie depuis longtemps. Cela en devenait d'ailleurs légèrement dangereux. Parce que lorsqu'elle se servira de sa magie, elle aura tellement un sentiment de puissance qu'elle aura du mal à se contrôler. C'est quelque chose qu'elle a appris à apprivoiser au fil du temps. Même si elle avait parfois des pulsions sanguinaires, elle savait à quel camp elle appartenait.

Edonia n'avait sûrement pas envie de faire grand chose, c'était juste pour ne pas oublier les doux effluves du Canada. C'est un pays vraiment magnifique et avec une très bonne culture. Les gens y sont vraiment accueillants, bien plus que dans d'autre pays. Ils utilisent parfois de mots très marrant mais la plupart sont des gens vraiment gentil et qui ont le sens de l'hospitalité. Contrairement aux pays d'Europe que l'exorciste avait pu voir.

Elle se trouvait au QG d'Orphéo du Canada. Dirigé par Allen Kristiansen. Ils se connaissaient depuis un certain temps et leur relation était plutôt courtoise. Ce n'était pas non plus l'amour fou mais il fallait dire qu'il se respectait l'un l'autre sans arrière-pensée. C'était son chef mais elle ne le voyait plus très souvent maintenant qu'elle habitait loin.

Elle était vêtu de manière très classe pour sa venue à Orphéo. Bien entendu. Elle discutait calmement avec un de ses amis travaillant là bas lorsqu'un jeune homme vint le voir et interrompt la conversation avec un air gêné.

- Excusez moi madame, M. Kristiansen vous demande. C'est urgent.

Edonia leva un sourcil puis s'excusa auprès de son amie puis fit un signe au jeune homme pour lui signifier qu'elle le suivait. Elle était plutôt surprise. Elle était simplement de passage ici et Allen la faisait demander ? Etait-il tant en sous effectif comme tout le monde le racontait ? Edonia pensait que c'était simplement une rumeur. Apparemment non. Elle arriva enfin à son bureau. Elle le connaissait bien. Combien de fois était-elle passé là ? Une bonne centaine de fois. Du jour de son admission dans Orphéo jusqu'à sa dernière mission c'est à dire il y a maintenant... Pff très longtemps. Tout ça manquait d'action.

- Salut Allen, alors il paraît que t'as besoin de moi ? Heureusement que je suis là, t'es au courant que maintenant j'habite en Europe ? Enfin, si c'est urgent.

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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyVen 2 Nov 2012 - 16:48

" Un jour, tu seras à la tête de nombreuses personnes. "

Contrairement à ce qu'on pense, on ne m'a jamais dit cette phrase. Pourtant, j'aurai préféré, voir prié pour qu'on la prononce dès mon plus jeune âge. Afin qu'on me prépare déjà mentalement aux multiples journées de travail. On se dit aisément que d'être assis à un bureau à recevoir des appels tout en étant grassement payé est un bon boulot. FAUX. Je suis déjà loin de rester cloîtré dans mon bureau. On me sollicite souvent aux divers étages du QG, pour tel ou tel ordre à donner. Faire un choix. Voilà ce qu'on me demande la plupart du temps. Faire des choix dont l'importance dépend parfois de vies humaines. Et je déteste faire ce genre de choix. Je préfère le déléguer à quelqu'un. Malheureusement, il n'y a qu'à moi qu'incombe cette charge. Des fois, mon co-directeur sort quelques mots pour m'aider dans mes choix, mais rare restent ses recommandations. Pourtant, j'avoue que ça m'aiderait. Au moins à me dire que je ne suis pas seul fautif si la mission se passe mal et qu'aucune personne n'en revient. Ça s'est déjà passé. Et le pire est d'envoyer cette lettre de mauvaise augure aux familles. De le recevoir en pleurs. D'être forcé d'utiliser son don pour résoudre le mal à la racine, même si la culpabilité nous ronge les os. Non, rien n'est facile dans ce métier.

Levé, je passe mes mains dans mon dos et réfléchit profondément. Je me décale de mon bureau et commence à choisir mentalement les exorcistes que j'enverrai. Si Edonia accepte la mission que je lui propose, ce sera à elle de choisir son équipe. Mais je préfère me résoudre à faire face à toutes les éventualités. Et principalement à ce qu'elle refuse. Parce que mes chances sont bien maigres de la persuader. Elle peut tout aussi bien accepter de bout en blanc, mais j'ai déjà jeté cette possibilité au loin. Elle sait très bien que je lis dans les pensées. Elle sait aussi que j'aime lire dans les pensées. C'est tellement une habitude pour moi que mon attitude ne change même plus lorsque cela se produit. Mauvaise habitude. Je soupire, en fixant un livre posé sur le bureau. Il n'y a que la quatrième de couverture de visible, à l'envers donc. Je passe ma main dessus, m’interromps dans mon geste, tourne la tête en direction de la porte. On toque. On entre. La belle dame en premier, suivit de mon apprenti.

Edonia. Ça fait un certain temps qu'on ne se sont pas vus. J'aurais préféré la convoquer pour autre chose. Juste pour parler du passé, ou pour se marrer. Mais il faut croire que le destin est contre cette pause pourtant grassement méritée. Gracieuse, Edonia s'assoit sur la chaise face au bureau et je prend place juste à côté, peu amène à laisser le large bureau nous séparer. Je l'aime beaucoup, elle me motivait beaucoup par le passé. Mine de rien, elle me manque, maintenant qu'elle est partie.

- Salut Allen, alors il paraît que t'as besoin de moi ? Heureusement que je suis là, t'es au courant que maintenant j'habite en Europe ? Enfin, si c'est urgent.

Mes lèvres se fendent d'un sourire amusé. Elle a volontairement appuyé sur le « urgent ». En même temps, c'est moi la source de tout ça. Malgré moi, je ne me sens pas très bien de lui demander pareil service. Comme elle le dit si bien, elle ne fait plus officiellement parti de ce QG-là. Je ne suis, par définition, plus son supérieur, ou seulement par hiérarchie. Elle est donc en droit de refuser. Et ça, ça risque de me frustrer si ça arrive. Je me prépare au pire. Elle s'est bien habillée pour sa venue, même si ça reste très masculin. Tout ça est bien en contraste par rapport à moi. Non, pas du fait que je suis habillé comme une fille, parce que ce n'est pas le cas. Mais plutôt parce que de mon côté, je suis plutôt décontracté. Jean noir, écharpe beige avec une chemise de la même couleur, et un blouson en cuir noir. Et puis, traditionnellement, aussi naturellement que je m'appelle Allen, des bottes bien molletonnées parce que c'est les doigts de pieds qu'on perd les premiers quand il fait trop froid. Bref. Reprenons la discussion. Après une serrage de main habituel, je me décide à lui répondre, comme si j'étais forcé.

-Je suis au courant oui. Mais notre sous-effectif a dû effleurer tes oreilles, d'aussi loin que tu sois. Je marque une pause, presque dépité, puis reprend, cynique. On doit en parler dans tous les QG d'Orphéo, non ?

C'est un peu vexant d'être à ce point fliqué. On devrait m'envoyer des exorcistes des autres QG. Ce serait vraiment sympa. Au lieu de se foutre de moi dans mon dos. Je déteste ça, et je suis sûr que ça se fait. Je sais pas, Orphéo c'est un peu une grande organisation, alors ils pourraient donner quelques billets d'avions pour un certain nombre d'exorcistes avec une prime et une mutation à la clé. Ça devrait pas être trop difficile si ? Il faut croire. Je me demande ce qu'Edonia est venue faire ici ? Juste passer un petit bonjour ? C'est gentil de sa part. Qu'importe. Je sens que les directeurs des autres QG pensent que je suis encore trop inexpérimenté pour tenir un siège. Ils n'ont pas tort. Mais si l'autre est mort sans être autant en sous-effectif, c'est parce qu'il était trop pacifique. Et qu'il y avait moins de sorciers noirs. Il n'y a qu'à voir le pourcentage de sauvetage d'humain depuis que je suis là. Ce n'est vraiment pas négligeable. Au moins, je fais honneur à ma famille de cette manière. Il va falloir que je lui demande de m'aider un jour ou l'autre. Et mieux vaut tard que jamais. Je rive mon regard sur celui de mon amie et lui annonce d'un seul coup.

-J'aurais préféré ne pas te le demander alors que tu es en transit, mais est-ce que tu pourrais prendre la charge de six exorcistes pour mener une offensive contre un groupe de sorciers noirs à Toronto ? Avec toi, je suis persuadé que la mission sera terminée rapidement.

Bon, j'avoue qu'intérieurement, ça me permettra aussi de me pencher sur autre chose. Déléguer cette mission à Edonia est la meilleure chose qui puisse m'arriver. Je me lève l'instant d'après. Le dossier est prêt parmi les multiples autres en cours. Combien y'en a-t-il ? Peut-être une vingtaine. Une trentaine même. Du simple exorcisme à deux à l'expédition de plusieurs mois en groupe de vingt. C'est ça qui me bouffe la majorité de mon effectif total. Je dois en avoir peut-être un quart. Je ressors le dossier du placard roulant et le pose sur le bureau, face à Edonia. La fixant de mon regard si sérieux, qui étonnamment en fait craquer plus d'une même s'il est naturel, j'ajoute :

-Comme c'est une mission hors de ton territoire de mission, c'est considéré comme outremer. Ça veut dire bonne prime. Et il se trouve que tu es au Canada, donc sous ma responsabilité. C'est moi qui fixe cet argent que tu toucheras. Et tant que tu ne me demandes pas la fortune du patron d'Ikea, je suis prêt à y mettre le prix.

Ok, ça, ça porte un nom. Et c'est de la corruption. Je n'ai pas vraiment des moyens très saints pour arriver à mes fins. Mais bon ça, elle doit y être habituée depuis le temps. On ne résiste à rien quand l'argent nous tombe dans les mains. À moins qu'elle ne soit la fille du patron d'Ikea et qu'elle n'ait pas besoin de cet argent. Or, si elle ne touche que l'argent des exorcistes, je sais qu'elle ne refusera pas.

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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyLun 12 Nov 2012 - 21:22

Il était malicieux Allen. Edonia savait qu’on pouvait compter sur lui mais en même temps il était en quelque sorte imprévisible. Beaucoup le sous-estimait et pensait qu’il ne fera pas long feu à la tête du siège mais ça commençait à durer. Elle devait avouer qu’elle n’aimait pas trop juger les gens comme ça. C’était bien trop facile de juger sur ce que tout le monde dit plutôt que sur sa propre opinion. Prenez par exemple les personnes puissante dans les différents pays. Pensez-vous qu’ils sont là pour leur capacités ou grâce à l’exposition médiatique dont ils ont pu bénéficier ? Ca laisse à réfléchir quand on voit parfois comment les pays sont gérés.

Pour l’instant il s’en sortait plutôt bien il fallait dire. Même si Edonia n’était pas forcément la meilleure personne pour en juger. Elle souriait. Chaque parcours est unique et on ne peut pas comprendre les gens. La mentalité de chacun, le parcours avant les événements fait que chacun à sa manière de ressentir les choses. Comment deviner ce qu’il se trame dans la tête d’Allen ? A quoi pense-t-il quand il se lève le matin ? Impossible de le savoir.

-Je suis au courant oui. Mais notre sous-effectif a dû effleurer tes oreilles, d'aussi loin que tu sois.

Il marqua une pause avec un air étrange sur le visage. Comme s’il estimait que c’était une honte et que ce n’était pas commun à un certain nombre de QG d’Orphéo. Parfois les gens devraient savoir ouvrir leur oreilles. La situation est souvent la même dans beaucoup de cas.

- On doit en parler dans tous les QG d'Orphéo, non ?

Et oui, c’est bien ce qu’Edonia pensait, il avait juste honte. C’est débile hein ? Les gens se soucient plus de leur image que des résultats. C’est désolant non ? Elle aurait mieux fait d’être solitaire. Non c’est idiot, sa famille était Orphéo, elle restera Orphéo. Difficile à imaginer de rester dans le camp de gens qui ne l’aide pas dans la recherche des ses parents. D’accord, c’était un cas isolé mais tout de même. Enfin bref, elle avait appris à vivre avec ça maintenant.

- On ne parle pas que du Canada tu sais. C’est beaucoup de QG qui sont touchés. Ce n’est pas une honte mais une généralité.

Une phrase qui laisse à réfléchir. La honte qui nous touche n’est pas forcément quelque chose d’isolé mais plutôt quelque chose de commun qui touche beaucoup de monde. Il suffirait de changer la vision que l’on a des choses pour s'apercevoir que l’on est tous pareil. Hum, trop de pensées se bousculant.

- J'aurais préféré ne pas te le demander alors que tu es en transit, mais est-ce que tu pourrais prendre la charge de six exorcistes pour mener une offensive contre un groupe de sorciers noirs à Toronto ? Avec toi, je suis persuadé que la mission sera terminée rapidement.

Nous y voila donc. Ce n’était donc pas par pure courtoisie, il était étonnant que la courtoisie soit urgente. Une nouvelle mission, il était tout de même un peu gonflé le jeune homme pour lui demander ça là maintenant. Bah oui après tout il n’y avait plus qu’un lien d’amitié entre Edonia et Allen maintenant, rien d’autre. Ce n’était sûrement pas son supérieur. Enfin si mais son ANCIEN supérieur. Edonia resta songeuse un instant.

Allen tenta de lui faire le coup du regard bizarre. Son regard auquel on est censé pas résister mais ce genre de sottises ça marche pas sur Edonia. S’il savait le nombre d’homme qui ont essayé de charmer la femme avec un regard charmeur, il ne tenterait même pas. Ca ne marchait pas parce qu’elle y était insensible. Elle lui rendit par un regard insondable.

Ne pas deviner ce que l’autre pense, c’est horrible parce qu’on ne sait absolument pas comment réagir. On se demande simplement si notre prochaine parole sera l’explosion ou une simple brindille sur une mare. Edonia s’énervait plutôt rarement mais quand elle s’énervait, c’était d’une colère glaciale. Elle savait avoir de la mémoire et être très rancunière quand il le fallait.

- Comme c'est une mission hors de ton territoire de mission, c'est considéré comme outremer. Ça veut dire bonne prime. Et il se trouve que tu es au Canada, donc sous ma responsabilité. C'est moi qui fixe cet argent que tu toucheras. Et tant que tu ne me demandes pas la fortune du patron d'Ikea, je suis prêt à y mettre le prix.

Depuis le début, elle le laissait parler, présenter son projet et défendre ses idées. Chacun son tour, comme un combat où on se rendrait coup pour coup. Elle trouvait très intéressant la manière dont il essayait de la convaincre. Drôle.

- J’aimerais savoir plusieurs choses Allen.

Elle marqua une pause et un petit sourire se dessina sur ses lèvres. On connaît tous cet instant où on marque une pause laissant le suspens monter et le doute s’installe lentement dans l’esprit de l’autre. C’est une bonne technique pour déstabiliser quelqu’un. C’est comme le «J’ai quelque chose à te dire».

- Ne me montre pas le dossier comme réponse, je veux savoir si l’équipe que je vais avoir avec moi est une bande de bras cassé et si je devrais me débrouiller toute seule ou si je pourrais compter sur des gens qui savent se débrouiller. Et écouter des ordres par la même occasion parce que les effrontés ça m’agace.

Elle eût un petit rire. Il devait savoir de quoi elle parlait. Une mission il y a bien longtemps dans le nord de Vancouver. Un exorciste d’Orphéo tué parce qu’il n’a pas voulu écouter les instructions. On lui avait bien dit de passer par un chemin et pas l’autre. Il n’a pas voulu écouter. Ecoute-t-il maintenant là haut ? On ne le saura que dans quelques années.

- Et pour le prix.. Tu sais je ne suis pas débile en affaire et je suis plutôt en position de force j’imagine. Alors dis moi combien tu me proposes et on réajustera l’affaire.

Edonia ne courait pas non plus après l’argent mais elle aimait bien manipuler les gens pour arriver à ses fins. Drôle de destin pour quelqu’un d’Orphéo n’est-ce pas ? Mais elle s’en servait à bon escient. Bon sauf pour les quelques lourdauds qui osait l’approcher. Elle fit un sourire de crocodile à Allen.
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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyMar 13 Nov 2012 - 23:06

" C'est pathétique "

Ouais, c'est même pire que pathétique. Le Canada est difficile à gérer, et en plus il fait froid. Oui, je sais, ça n'a – presque – rien à voir, mais ce n'est pas non plus négligeable. La prochaine fois, je demande à me faire muter en Afrique. Quoique, j'ai toujours été habitué aux climats froids, je me demande si j'arriverai à m'habituer aux climats trop chauds. Et très peu pour moi me balader en short. C'est mort. J'inspire profondément, tout en sentant malgré moi que la discussion n'est pas prête de se terminer. Je sais à qui j'ai affaire. Et c'est justement parce que j'en suis conscient que je m'adresse à elle en particulier. Je sais que l'équipe que je lui donnerai exécutera ses ordres, tout du moins je l'espère. Elle a suffisamment de charisme pour mater une équipe, ça j'en suis certain. Après, avec plus ou moins de violence, mais pour le coup, ce n'est plus mon affaire.

- On ne parle pas que du Canada tu sais. C’est beaucoup de QG qui sont touchés. Ce n’est pas une honte mais une généralité.

Je hausse un sourcil interrogateur. Non, ce n'est pas vraiment une honte. Enfin, je ne crois pas. Tout ce que je ressens, c'est de la colère. Je n'aime pas perdre des hommes, encore moins être en manque de personnel. Je ne veux pas que le QG tombe sous les mains de sorciers noirs. C'est bien pour ça que je l'ai convoqué. J'ai juste fait le point, cherché à savoir ce que les autres pensaient de moi. Oh, à vrai dire, je le sais déjà ils me croient trop jeune. Trop immature. Pourtant, je trouve que je suis rapidement rentré dans le moule. Un peu brusquement certes, mais je m'y suis fait. Je me repousse sur mon siège, un air presque grognon sur le visage – de toute façon, en compagnie de gens que je connais, je garde rarement un sourire longtemps – et réplique presque du tac au tac.

-J'ai jamais dit que c'était une honte, je pense simplement que c'est désolant d'être en tel manque. Et ça m'énerve plus qu'autre chose. Crois bien que si je l'avais pu, je t'aurai évité ça. T'es en vacances au fait ?

Oui, je préfère poser la question, parce que dans ma tête, dans le cas d'une affirmation, ça veut aussi dire haussement du salaire avec une prime à la clé. Ce n'est pas de la stratégie, c'est plutôt de l'habitude. Une mauvaise habitude. En parlant de ça, j'ai bien envie de lire dans ses pensées. Mais j'ai peur d'y trouver des choses que je ne suis pas censé savoir. Je crois que plus je connais les gens, moins j'ai envie de lire leurs pensées. C'est comme ça.
Bref, viens alors le moment d'exposer mes arguments, qui sont, pour la plupart, davantage basé sur la corruption qu'autre chose. Pendant cet instant, mon interlocutrice ne prononce mot. À vrai dire, j'aime pas trop ça. Je suis moi-même uniquement bavard que sur un sujet que je maîtrise. Pas que je ne le maîtrise pas, loin de là. Mais c'est juste que... j'aime pas ne pas lire ce que pensent les gens sur leurs visages, ce qui m'amène bien souvent à forcer la barrière externe pour pénétrer la partie interne, à savoir le cerveau. Et je le fis plus rapidement que ma raison. Un seul mot sortit de son esprit, un mot bien distinct des autres qui ne laissait pourtant rien transparaître sur son visage de marbre face au mien. Et je fus forcé de marquer ce mot d'un brusque changement d'expression.

-C'est pas "drôle".

Mon ton était à moitié vexé, moitié amusé, et certainement un peu énervé, même si je ne laissais rien paraître. Soupirant peu après, j'attendis qu'enfin elle se décide à sortir de son mutisme presque frustrant. Croisant les bras, la réponse ne tarda pas.

- J’aimerais savoir plusieurs choses Allen.

Je hausse un sourcil, elle se tait de nouveau. Allons bon, quoi encore ? Je sais bien de quoi elle va causer, ce que j'ignore, c'est comment elle va s'y prendre. Elle est plutôt du genre à foncer dans le tas. Enfin, à parler directement, surtout avec moi. Mais elle a sûrement aussi besoin de ces moments où elle me fait mariner, ça doit l'amuser quelque part.
Qu'est-ce que je disais. La voilà qui se met à sourire maintenant. Ça ne m'amuse pas, moi, voir même pas du tout. J'ai pas toute mon après-midi, encore moins ma journée. Mon ordi me le signifie aisément en voyant les nombreuses fenêtres ouvertes, les onglets sur l'Internet et les dossiers posés en vrac sur le clavier et l'ensemble de mon bureau. C'est pas trop le bordel non plus, mais ça mériterait pas mal un petit coup de nettoyage. Bref, avec tout ça, elle a toujours pas émis un nouveau son.

- Ne me montre pas le dossier comme réponse, je veux savoir si l’équipe que je vais avoir avec moi est une bande de bras cassé et si je devrais me débrouiller toute seule ou si je pourrais compter sur des gens qui savent se débrouiller. Et écouter des ordres par la même occasion parce que les effrontés ça m’agace.

Bon, voilà, on y arrive. Au cœur du sujet. Je sais qu'elle peut faire mine d'accepter et refuser parce qu'un dernier point la gêne, mais c'est un risque à prendre pour s'attirer sa confiance. Tout du moins, je l'espère. Je reprends le dossier que je m'apprêtais à lui tendre et le repose sur le bureau. Bon, d'accord, pas de dossier. Je sors ma tablette d'un tiroir du bureau et le déverrouille. Sans ajouter mot à mon tour, je pose une main sous mon menton et commence à éplucher machinalement et rapidement les noms avec les photos des exorcistes encore présents. Mouais, mouais, nan lui c'est hors de question. Ouais. Bon. En fait, je prévoyais d'avoir d'abord le chef et ensuite l'équipe. Disons que je viens de me mettre sur le dossier il y a dix minutes maximum parce que c’était urgent, alors qui j'allais envoyer, c'était secondaire. Avant, j'étais sur un sujet véritablement passionnant sur les découvertes récentes de nos chercheurs. Mais maintenant qu'elle me le demande, je vais devoir lui répondre le plus honnêtement possible. Et vu la grimace que je vais pas tarder à tirer, je préférerai lui épargner les noms des heureux élus. Trois minutes suffisent. Trois minutes pendant lesquelles je n'ai pas le temps de répondre à sa première question qu'elle m'en pose déjà une nouvelle.

- Et pour le prix.. Tu sais je ne suis pas débile en affaire et je suis plutôt en position de force j’imagine. Alors dis moi combien tu me proposes et on réajustera l’affaire.

Je m'oblige à ne pas rouler des yeux. Pourtant c'est dur. Je sais qu'elle est pas débile, et même si ça tue de le dire, je sais aussi que c'est un peu elle qui est en position de force. Nous n'avons pas le même grade, certes, mais elle n'est pas sous ma responsabilité, autrement dit elle ne me doit rien et est tout à fait libre de refuser pareille demande. Oh, je pourrais bien entendu parler au nom d'Orphéo, et là, la miss n'aurait pas vraiment le choix, mais déjà ce serait vraiment cruel de ma part. Et puis, rien qu'à voir les démarches pour le faire, la demoiselle sera déjà rentrée chez elle, bien au chaud dans son Londres préférée.

-Tu auras 3 exorcistes qui ont l'habitude du métier. Ils sont discrets et savent se rendre utile. Ensuite, 2 apprentis exorcistes. Ce n'est pas leur première mission, mais ils te paraîtrons certainement un peu plus novices. En revanche, ils sont à la charge de deux des exorcistes présents, alors je ne pense pas qu'ils te poseront problème. Et le sixième... tu te souviens de Sabry ?

De préférence, quitte à faire passer une mauvaise information, autant en parler pour tenter de tranquilliser la chose. Sabry. Même si Edonia a quitté ce QG, elle a forcément dû voir de loin ou fréquenté Sabry. Ce bonhomme est tout simplement... une atrocité. Parce qu'il a un caractère de leader. Un bon caractère bien trempé. Le problème, c'est qu'il n'a pas du tout les tripes pour en être un. Il ne sait pas mener une équipe, et si tous les essais ont menés à la mort "fictive" de tous les autres exorcistes, démontrant par-là même qu'il était incompétent, il s'est toujours obstiné à prouver le contraire. Je n'ai jamais compris pourquoi il ne remettait toujours en cause. Sur mon grade, par exemple. Non, souvent, à lui, je lui donne des missions assez dures, mais en solo. Parce que, contrairement aux missions groupées, lui est beaucoup plus efficace seul. Bref, si Edonia se souvient de lui, alors le marchandage sera certainement plus compliqué, sauf si dans son immense gratitude elle ne se souvienne pas du garçon et décide de faire comme si de rien n'était.
… plus j'y pense, plus je me dis que c'est impossible.

Passons à cette histoire de sous. Non, elle n'est pas idiote, mais contrairement à moi, elle n'a pas les prix sous les yeux, ou tout du moins dans la tête. Et je réfléchis à toute allure. Saisissant le stylo qui s'est retrouvé dans ma main par un quelconque hasard, je le mis dans ma bouche et pris la tablette que j'avais posé sur le bureau pour calculer instantanément ce que débourserait ce QG pour une mission de deux semaines environ. Et force est de reconnaître qu'un râle sort plus ou moins rapidement de ma bouche. 9300$ et quelques. Bordel, c'est abusé. Et dire qu'il faudra débourser ça pour chaque exorciste. Et on se demande pourquoi certains dirigeants envoient leurs exorcistes dans des missions suicidaires... Bon. Étant donné qu'elle risque de diriger un groupe, je suis prêt à augmenter un peu. Disons...

-9500$. Pour deux semaines.

C'est déjà beaucoup, et j'augmenterai pas.

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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptySam 15 Déc 2012 - 12:36

All the things she said,
Running through my head.


La loyauté est une notion bien abstraite. Certains diront qu'elle n'est que la soumission bête et muette à l'autorité. Certain parleront d'honneur, quelque chose qui n'existe plus. La loyauté pour Edonia c'est savoir défier l'autorité quand elle est en face de nous mais ne jamais la remettre en question en dehors de ce cadre. C'est à dire la défendre, quoi qu'il arrive.

-J'ai jamais dit que c'était une honte, je pense simplement que c'est désolant d'être en tel manque. Et ça m'énerve plus qu'autre chose. Crois bien que si je l'avais pu, je t'aurai évité ça. T'es en vacances au fait ?

- Oui.

Les formules de politesses ne l'intéressait pas venant d'Allen. Elle savait très bien au fond d'elle-même que tout ça n'était que pour enrober la chose. Comme on mettrait du citron sur du poisson pour faire croire que c'est bon. En peinture, on appelle ça un trompe l'oeil.

-C'est pas "drôle".

Allen, arrête de lire dans les pensées d'Edonia ! C'est pas bien, tu sais qu'elle aime pas ça du tout. Elle est même plutôt du genre susceptible sur ce point bien que vous ayez vécu beaucoup de choses ensemble. Même si c'est du passé, rien ne s'efface jamais vraiment. Ca reste dans un coin et ça ressurgit, à n'importe quel moment, comme une bombe à retardement toujours prête à exploser.
Il avait l'air vexé. C'était mignon. Allez Edonia, fait des efforts. Tu sais bien que c'est sérieux. Edonia avait toujours eu du mal à garder son sérieux avec lui en particulier depuis qu'ils avaient une aventure ensemble. C'est toujours étrange de parler à son ancien supérieur qui est aussi son ancien copain. C'est pourquoi il ne faut jamais mélanger boulot et vie personnelle !

A la question d'Edonia, il sortit sa tablette et commença a farfouiller dedans. Elle eût un nouveau sourire. C'est vrai qu'il conservait un certain charme tout de même. Bien que le temps ait passé, elle devait avoué qu'il avait toujours ce petit air charmant. Elle le regardait, agir et se démener pour satisfaire la jeune femme. Bien que la jeune femme ait aussi un "devoir" envers lui.
Elle patienta un peu. Elle regarda le bureau du chef d'Orphéo pendant cet instant. Tant de souvenirs ici mais si peu en même temps. La période où elle dépendait d'Orphéo Canada lui semblait si loin maintenant. Même à des centaines de milliers d'années. Elle avait changé de vie en traversant l'atlantique. Et pourtant, elle se sentait comme un poisson dans l'eau ici. Elle avait l'impression que sa vie était ici. Seule la voix d'Allen l'arracha brusquement à sa douce mélancolie.

-Tu auras 3 exorcistes qui ont l'habitude du métier. Ils sont discrets et savent se rendre utile. Ensuite, 2 apprentis exorcistes. Ce n'est pas leur première mission, mais ils te paraîtrons certainement un peu plus novices. En revanche, ils sont à la charge de deux des exorcistes présents, alors je ne pense pas qu'ils te poseront problème. Et le sixième... tu te souviens de Sabry ?

Edonia ouvrit les yeux un peu plus grand quand elle entendit ce dernier nom. Elle eût une envie de rire soudainement en se disant qu'Allen lui faisait une bonne blague, puisque elle n'accepterait jamais de travailler avec cet.. homme. Puis elle se rendit compte qu'il n'était pas vraiment d'humeur à plaisante et elle passa la main sur son visage. Ce mec était une atrocité humaine.
Elle l'avait eût le plaisir de faire une intervention d'urgence avec lui, un soir alors que les sorciers noirs s'amusait encore avec des pauvres humains innocents et elle s'était bien rendu compte que ce mec était une quiche internationale. Hum. Bon. Ok. Le reste de l'équipe lui convenait. Elle arrivait bien à le mater ce mec.

- Oui, légèrement, dit-elle en serrant les dents.

Revenait sur le tapis la question de l'argent. Et oui, rien n'est gratuit dans le monde, tout finit par être payé à la sortie. Elle regarda le jeune homme calculer sur sa tablette. Il y avait probablement des barèmes très compliqués pour déterminer combien il allait la payer. Mais Edonia s'en fichait bien de ces barèmes, elle voulait savoir.

-9500$. Pour deux semaines.

9500$ pour deux semaines. Edonia eût un sourire. Elle était satisfaite mais elle se souvient de toute les contraintes qu'impliquait un commandement d'exorciste et 2 semaines c'est long. Elle n'aimait pas non plus voyager trop et là c'était encore une contrainte.

- 10 000$ Allen. Ecoute. Je dois diriger ce monstre de Sabry et c'est vraiment pénible, en plus deux semaines c'est long, très loin de chez moi. Par surcroît, tu sais à quel point les missions sont fatigantes lorsque l'on est chef d'équipe. En plus j'aime pas les comptes pas ronds. Et puis, ce n'est que 500$ c'est pas grand chose pour une vieille amie.

Elle eût un nouveau sourire. Elle était dur en négociations et elle ne laisserait pas passer s'il refusait de lui donner 10 000$. Les femmes étaient têtues mais en plus d'être têtue, Edonia n'était absolument pas bête. S'il acceptait de lui donner la somme qu'elle voulait, elle accepterait la mission. Les efforts se font toujours dans les deux sens.
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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptySam 29 Déc 2012 - 21:03

" On finira par me tuer. "

Il faut dire que c'est facile de m'agacer, surtout dans ce genre de discussion. Je connais suffisamment Edonia pour savoir qu'elle n'est pas du genre à abandonner facilement. Qu'elle n'est pas non plus du genre à accepter une mission suicidaire. C'est une bonne chose en soi, puisqu'elle n'a pas l'air trop réticente à cette mission-ci. Et elle n'est pas tort. Avec elle en cheffe d'équipe, je n'ai plus rien à craindre. Mais souvent, qui dit bons collègues, dit denrée rare et surtout bon salaire. Et ça, je dois avouer que c'est franchement pas vraiment en adéquation avec mes idéaux. Dans le genre pas du tout en fait.

Quoiqu'il en soit, plus la mission doit s'effectuer rapidement, plus moi, je stresse. En même temps, je suis un peu responsable des gens que j'envoie là-bas. Faire des choix, savoir prendre des décisions en période de crise. C'est la chose primordiale à savoir faire lorsqu'on dirige un gros bâtiment. On a le poids des vies des personnes qu'on envoie en mission. On possède toujours ces lettres pré-faites qui n'attendent qu'un nom et un prénom pour être expédié aux familles avec une note en bas indiquant les sincères condoléances. C'est vraiment trop stricte. C'est aussi très triste. Je ne peux pas supporter d'envoyer ces lettres aux familles concernées. Alors j'évite un maximum de morts inutiles. Voilà pourquoi je souhaite envoyer Edonia. Elle n'est plus sous mon commandement. Et ça, j'avoue que ça m'énerve un peu. Oui, elle est en position de force. Oui, elle risque d'avoir ce qu'elle veut. Je peux bien sûr me dire que ce n'est qu'un peu d'argent à débourser pour une personne. Et puis les apprentis exorcistes ne coûtent pas beaucoup, surtout quand ils sont présents avec leurs maîtres. C'est vrai qu'au final, le prix qu'exigera Edonia ne changera rien à la donne. Mais voilà, diriger un QG c'est aussi gérer la trésorerie. Et ça fait toujours du bien de voir un peu d'argent rentrer. On le voit bien partir. Financement de tel ou tel projet, avancée dans tels objets, salaires et tout ça. Tout ce qu'on gagne, c'est par les missions. Quand on gagne quelque chose. Je conduis un QG en faillite moi, je vous dis. Avec le précédent croûton de dirigeant, c'est vraiment difficile de faire remonter les affaires. BREF.

- Oui.

Je lève la tête. On parlait de quoi ? Ah oui, les vacances. Et voilà, encore une raison de la payer plus chères. Quoique, je pourrais bien sûr me calquer sur les vacances au Canada. Qui ne sont évidemment pas les mêmes qu'à Londres. Et nous ne sommes actuellement pas en période de vacances. Mais ça ferait considérablement baisser son salaire. Et ça je pense qu'elle n'aimera pas. Bon, il faut que j'arrête de penser argent et plutôt me concentrer sur la tâche à accomplir. Envoyer des exorcistes pour assister ceux déjà présent. Un petit clan de sorciers noirs qui essaye de se créer. Ça c'est une mauvaise chose. On doit à tout prix arrêter ça avant que cela ne dégénère. Je trouve que trois clans de sorciers noirs, c'est déjà suffisant. Inutile d'agrandir leurs rangs sans rien faire.

Ce que je trouve encore plus humiliant, c'est qu'Edonia me voit me démener comme un petit fou en trouvant ça drôle. Elle aurait pu trouver un autre mot pour me décrire. N'importe quoi d'autre. Quelque chose de plus gratifiant. Je veux bien croire que je suis son ancien petit-ami, mais je suis aussi son ancien supérieur. J'aimerai qu'un jour au moins elle me témoigne autre chose qu'un profond amusement. Du respect par exemple. Mais essayer de la raisonner, c'est comme se heurter à un mur avant même d'avoir parlé. Ça ne sert décidément à rien. Pour toute tentative, je soupire profondément. La voilà qui s'anime d'un nouveau sourire. Elle est vraiment très belle quand elle sourit, mais j'avoue que je préfère éviter de connaître la raison de cette bonne humeur.

- Oui, légèrement.

Voilà quelque chose qu'elle n'a pas l'air d'apprécier. Moi-même, je ne me risquerai pas à l'envoyer s'il n'était pas le seul disponible. Il va falloir lui envoyer une missive. Et ce sera le premier à venir me voir dans mon bureau pour se plaindre. Et le dernier, il faut bien l'avouer. Ça, Edonia ne le voit pas. Et en fait, je pense même qu'elle s'en fiche. Au pire, elle aurait pitié. Et j'aime vraiment pas qu'on ai pitié de moi.
On en vient enfin au problème de l'argent. Certainement le sujet le plus à débat avec moi. Commencer sur ce sujet-là n'est vraiment pas la meilleure des solutions pour rapidement en terminer. Pourtant, je suis persuadé qu'elle ne va pas en rester là. Ah, les femmes. Et puis, les exorcistes sont déjà excessivement bien payés.

- 10 000$ Allen. Ecoute. Je dois diriger ce monstre de Sabry et c'est vraiment pénible, en plus deux semaines c'est long, très loin de chez moi. Par surcroît, tu sais à quel point les missions sont fatigantes lorsque l'on est chef d'équipe. En plus j'aime pas les comptes pas ronds. Et puis, ce n'est que 500$ c'est pas grand chose pour une vieille amie.

Je fronce les sourcils et pose la tablette sur le bureau. Je le savais. Je l'ai vu arriver. Mais 10 000$ c'est décidément trop. C'est l'ajout du chiffre qui fait tout déborder. Dix mille... c'est vraiment trop. J'ai fait une augmentation sur les 9300$ que je lui devait. 9500$... c'est plus que suffisant. C'est le prix. D'accord, le QG Orphéo Canada n'est pas le plus démuni de tous, mais c'est justement parce que je fais attention aux dépenses qu'il en est là. Je ferme les yeux et passe mes mains croisés sous mon menton. Elle, elle sourit. Je sais qu'elle acceptera si je lui accorde cette grosse prime. Mais je ne peux pas. C'est beaucoup trop conséquent comme somme.

-Je n'ai pas que ton salaire à satisfaire. Si je dois marchander avec tout le monde, je suis encore là demain. Je ne peux pas augmenter. Et puis 9500$ c'est un chiffre rond. En plus, j'ai déjà augmenté ton salaire. Psychologiquement, je peux pas passer ton salaire à une telle somme.

Et je soupire une nouvelle fois. La tâche est plus dure qu'elle n'y paraît.

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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyLun 21 Jan 2013 - 21:27

Allen fronça les sourcils suite à sa requête et posa sa tablette sur son bureau. Il prenait son petit air de chef et Edonia trouvait ça infiniment craquant ! Ca lui arracha un nouveau sourire. Il n’avait pas l’air de s’amuser beaucoup mais Edonia adorait le taquiner même si au fond son opinion était tout autre. Elle ne SAVAIT pas ce que représentait un poste de chef d’Orphéo Canada. Elle pouvait simplement imaginer, les problèmes d’effectifs à gérer, les problèmes de salaires à payer, la paperasse et toutes ces bêtises mais aussi et surtout la connaissance de son effectif.
C’est important pour un leader de connaître chacun de ses hommes parce que sinon on va droit dans le mur. On ne peut pas assigner des tâches à des gens qui ne sont pas fait pour ça. On ne va pas donner un boulot monstre à une personne qui a de l’éloquence et a contrario essayer de faire souder une équipe à une personne réservée mais très douée. Edonia imaginait que ce n’était pas facile tous les jours et ne pourrait jamais faire un travail comme ça. Tout simplement parce qu’elle ne tiendrait pas ses nerfs et que des personnes comme Sabry serait renvoyée d’Orphéo en moins de deux. Mais ces personnes là, même si Edonia refusait de l’admettre, sont utiles.

Dix milles dollars. C’est énorme c’est certain mais Edonia avait entamé un bras de fer, une partie de poker ou encore même un jeu d’échec. Il fallait mettre le jeu en place pour gagner. Si on ne demande rien, on n’a jamais rien. Dans la vie, il faut oser. Au pire quoi ? Il ne peut pas la renvoyer parce qu’elle est indispensable pour lui. Il a besoin de quelqu’un et elle est là. Bien sûr qu’elle est remplaçable, mais c’est bête de mettre quelqu’un d’autre alors que pour cinq cents dollars de plus, on peut aisément s’attacher les services de quelqu’un de compétent.
Enfin. Edonia plongea ses yeux dans ceux du jeune homme plus si jeune que ça en apparence. Elle aimerait parfois posséder un don de manipulation mentale pour obtenir tout ce qu’elle veut même si ça serait un peu trop facile. Lui, il ferme les yeux et passe ses mains croisées sous son menton.

-Je n'ai pas que ton salaire à satisfaire. Si je dois marchander avec tout le monde, je suis encore là demain. Je ne peux pas augmenter. Et puis 9500$ c'est un chiffre rond. En plus, j'ai déjà augmenté ton salaire. Psychologiquement, je peux pas passer ton salaire à une telle somme.

Ah… La psychologie. Edonia sourit à nouveau. Elle avait la gâchette facile aujourd’hui et lui il soupire encore une fois. Il avait aussi la gâchette des soupirs facile. Si c’était psychologique, Edonia jouera sa carte à fond. Elle ne se privera pas d’exploiter la faille. Elle savait comment fonctionnait Allen. Elle le connaissait autrement que comme un chef ou comme un collègue. Elle le connaissait bien plus profondément que ça. Elle connaissait son cœur et son être. Elle en avait fait partit.
C’était il y a longtemps et même si c’était une période heureuse qui ne s’était pas très bien terminé, la jeune femme se souvenait de comment ça marchait. Ce n’était pas bien compliqué. Allen n’était pas le compliqué des hommes. Tout comme Edonia n’était pas la plus compliquée des femmes. En même temps, toutes les femmes sont compliquées donc…

- Si tu n’es pas prêt psychologiquement à mettre cinq cents dollars de plus, je ne suis pas sûre d’être prête psychologiquement à être diriger un idiot comme Sabry.

Touché, coulé ? C’n’était pas sûr, fallait en remettre une couche. Mais comment ? Elle n’avait pas non plus masse d’argument à faire valoir. Elle réfléchit un court instant.

- Ce n’est qu’une exception, pour moi. (Elle le regarda droit dans les yeux avec un regard intense)S’il te plaît, Allen..

Peut-être ça marcherait. Mais peut-être simplement. Ce n’était pas non plus sûr mais il fallait y croire. Sourire de crocodile. Allez Allen. Comme ça on ne se fâche pas et toi tu peux avoir un leader pour ta mission, ce n’est pas plus compliqué que ça.

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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyMar 29 Jan 2013 - 20:04

" Râler, c'est bon pour la santé ! "

Râler, râler. À croire que je n'étais bon qu'à ça au final. Non, pourtant ce n'est pas le cas. On parle bien d'un sujet fâcheux pour nombre de nos compatriotes. L'argent. De tout temps, il a fait remuer l'économie et les relations entre humains. Et ce n'est visiblement pas aujourd'hui que ça changera. Bordel, quand je pense qu'on est en train de se prendre la tête pour ce même argent. J'ai donné un prix, c'est celui-là et il ne changera pas. Après tout, je suis dirigeant d'Orphéo et ça m'énerve carrément qu'on me tienne tête comme ça. Okey, je suis encore inexpérimenté. J'ai beaucoup de choses à apprendre. Mais bon, je m'en prends déjà beaucoup entre collègues de QG, si en plus Edo s'y met, là, ça va aller mal.

En train de mariner diverses idées dans mon petit cerveau, mes sourcils se froncèrent un peu plus, en écho directe à mes pensées. Ah oui, je râle, mais les finances du QG c'est aussi moi qui les gère. J'ai certes un co-directeur, mais avouons qu'il ne me sert pas à grand chose quand il a décidé de rester métamorphe et d'agir comme un simple animal. Quand je pense qu'il peut me sortir des solutions des malades à certains moments et qu'il béguait quelques maigres paroles le reste du temps, ça m'effraie. Serait-il schizophrène ? Bref. Je disais que je gère les finances. Oui, chaque mission rapporte de l'argent. Et heureusement d'ailleurs. Que ce soit de l'argent venant de privés ou bien même, à l'inverse un État des Amérique, ça revient au même. Sauf si on parle du montant, bien évidemment. Et pour le coup, cette mission risque bien de rapporter un certain paquet. Heureusement, Orphéo n'est pas vraiment dans la manque, mais c'est toujours ça de gagné. Je soupire tout en tapant le bout de la tablette avec mon index, signe d'une intense réflexion. Mais qu'ai-je fait pour tomber sur Edonia ? En même temps, c'est une aide tombée du ciel. Paradoxalement, elle mérite bien sa place. Têtue. Totalement têtue.

- Si tu n’es pas prêt psychologiquement à mettre cinq cents dollars de plus, je ne suis pas sûre d’être prête psychologiquement à être diriger un idiot comme Sabry.

Je hausse mon regard à hauteur du sien, un sourcil légèrement plus haut que l'autre. Pour ces paroles là, je n'ai qu'un mot : C-H-A-N-T-A-G-E. Ah, et après c'est à moi qu'on s'en prend ? Je crois que Edonia est plutôt mal placée pour parler. C'est du chantage pur et dur qu'elle me fait là. Chantage ignoble qui plus est. Oui, et j'ai peu de chance de refuser. Mais moi, je me bloque dans mes idées. Je n'ai tout simplement pas envie de laisser tomber l'affaire. Elle parle de 500$ comme si c'était le genre de billet qu'on trouvait par terre tous les jours. C'est beaucoup, mince. Sur 10 000$, ça représente tout de même 1/20eme de la somme totale ! C'est énorme. Ça fait beaucoup. Non non non, je ne suis pas prêt d'accepter ça. Et qu'elle ne chipote pas pour 500$. Mince alors. Légèrement frustré de la tournure des événements, je me permets un petit sourire tout en repoussant ma tête dans le siège.

-Raison de plus pour t'y préparer au plus tôt. Tu veux que je l'appelle ? Ce sera l'occasion de voir si tu es prête psychologiquement.

C'est un dialogue de sourd comme il m'a rarement été possible d'assister. Des piques, des railleries, mais au final, personne ne descend de son piédestal. Et amener Sabry comme je l'ai proposé risque davantage d’envenimer les choses que de les améliorer. Et je ne prendrais pas ce risque. Certainement pas. Second soupir. Allons que va-t-elle imaginer maintenant ? Je suis sûr qu'elle n'en a pas terminé. Ce serait mal la connaître. Elle a certain sens de la répartie, et lorsqu'elle est persuadée de gagner -même quand ce n'est pas le cas- elle met le paquet. Reste à savoir ce qu'elle va me mettre comme paquet maintenant. D'un côté ça me fait sourire de la retrouver. C'était sympathique la période passée ensemble. Et puis, c'est parti en cacahuète trop vite, à cause de nos humeurs respectives.

- Ce n’est qu’une exception, pour moi. S’il te plaît, Allen..

Oh. OH. Mot de politesse. C'est rare. C'est vraiment rare. Sur le coup, j'en tomberai sur les fesses si je n'étais pas déjà assis. Elle a fait fort. Quoi je me moque ? Mais non, c'est vrai. En fait, je ne m'y attends tellement pas que ma première réaction est le rire. Un rire simple et révélateur. C'est certainement un peu de moquerie, mais juste dû à son caractère. Je m'étais attendu à tout. Sauf à ça. Toujours rieur, je parvins à prononcer quelques mots :

-Attends, tu peux répéter ? Genre ta dernière phrase.

Mais il faut savoir s'arrêter, et bien rapidement, je reprends mon sérieux. Passant rapidement une main sous mes yeux pour avertir les éventuelles larmes de disparaître, je poursuivis.

-Bon, j'arrête. 9700$.

Un nouveau sourire s'afficha sur mon visage. J'ai dit que j'allais battre en retraite ? Vous m'avez entendu dire ça, blanc sur noir ? Alors ne vous attendez pas à des miracles, voilà tout.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyDim 19 Mai 2013 - 17:22

Allen la regardait d’un air étonné. Edonia tentait de le convaincre par tous les moyens mais ce n’était pas aisé. Pourtant elle le connaissait bien mais c’était difficile de le convaincre. Il avait gagné en caractère depuis leur dernière rencontre. Peut-être qu’il lui plairait bien encore finalement. Elle se jugea alors très sévèrement, se promettant de ne pas ressortir avec ses ex : ressortir avec un ex, c’est comme avaler son propre vomi. Allen avait un air choqué mais en même temps amusé sur le visage. Ils s’envoyaient des petites piques comme au bon vieux temps. Cela revigorait la jeune femme. Elle sourit en réponse au sourire que le chef d’Orphéo fit lorsqu’il reposa sa tête dans le fond de son siège. Elle avait quelque part de l’embarras car parler argent avec un ami n’était pas aisé mais d’autres parts elle s’en fichait. C’était Allen. Elle avait déjà connu le goût de son corps et elle avait passé la frontière de la relation dirigeant à employé.

-Raison de plus pour t'y préparer au plus tôt. Tu veux que je l'appelle ? Ce sera l'occasion de voir si tu es prête psychologiquement.

Edonia garda le silence face à cette réplique. Il savait qu’ils n’avaient pas intérêt ni l’un ni l’autre à ce que Sabry arrive dans le bureau parce que ça allait empirer les choses salement. Edonia ne pouvait pas voir cette tête de con et elle probablement lui coller dans le mur. Elle soupira en même temps que Allen. Cette bataille était vaine pour les deux parts. Cependant, elle ne comptait pas abandonner comme ça. Ce n’était plus une question d’argent mais une question d’honneur. De plus, elle était curieuse de savoir si Allen pouvait craquer encore, face à sa séduction. Elle fit jouer la carte de l’affection en le regardant avec ce regard qu’il aimait tant. Lui, se mit à rire. Il se moquait d’elle. Elle se mit à rigoler avec lui parce qu’elle avait peut-être était un peu loin pour le coup et c’était un peu risible.

-Attends, tu peux répéter ? Genre ta dernière phrase.

Edonia sourit et fit un non d’un mouvement de tête. Certes, elle avait baissé pavillon une fois mais pas deux fois. En plus, il aurait été probablement trop content si elle avait réutilisé un mot de politesse. Ils reprirent leur sérieux tout les deux. Elle avait marqué un point en le faisant rire et en le mettant de meilleure humeur.

-Bon, j'arrête. 9700$.

Edonia sourit : et voilà comment on gagne une bataille. Certes, la guerre n’était pas gagnée car il restait encore 300$ à gagné mais elle avait déjà gagné un peu d’argent. Peut-être elle pourrait s’arrêter maintenant mais elle était une imperturbable joueuse et elle ne supportait pas l’idée qu’il ait le dernier mot.

- Merci.

Et voilà, encore un mot de politesse qui allait peut-être arracher un nouveau sourire au chef, ne sait-on jamais. Elle réfléchissait pendant ce temps-là à une nouvelle stratégie d’assaut, bien qu’elle commençait à être à court mentalement. Cela l’amusait d’une part mais l’épuisait mentalement de l’autre part.

- Il n’y a plus que 300$ à rajouter et je serais heureuse ! Ne veux-tu pas me voir heureuse ?

Maintenant, elle jouait une nouvelle fois sur la carte de l’affection. Ce n’était plus le même type d’affection aussi. Elle jouait dangereusement, elle le savait car elle jouait sur les points faibles d’Allen et un homme n’aimait pas que l’on touche à ses cordes sensibles. C’était un risque qu’elle était prête à prendre. Au pire, il serait vexé un moment et puis voilà.

- Tu sais la vie est chère, là bas.

Et par là bas, elle entendait en Europe, au Royaume-Uni, là où elle résidait maintenant. La vie n’était pas si chère que ça mais elle jouait au bluff, comme elle aimait bien le faire. Allait-il craquer ? Peut-être ou peut-être pas. Dans tout les cas, la joute verbale était toujours aussi amusante.
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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyDim 21 Juil 2013 - 19:39

" C'est pas comme si l'argent tombait des toits. "


Et à l'évidence, non, il ne tombe pas des toits. Sinon, je ne serais pas en train de me chamailler avec une ancienne collègue allumeuse pour trois sous. Franchement, ça commence à me déprimer tout ça. Pour l'argent, on est vraiment prêt à faire n'importe quoi. Et moi, l'argent, j'en manque cruellement. Le Canada a beau être un grand pays géographiquement parlant, le QG d'Orphéo n'en est pas pour autant plein à craquer d'or. Et j'ai justement réussi à rehausser les caisses grâce à cette technique tout à fait conventionnelle, autrement appelée marchandage. J'ai fait une grosse bêtise en croyant que Edonia rentrerai en plein dedans sans s'en rendre compte, et à présent je dois avouer que je m'en mords un peu les doigts. Mais ce qui est fait est fait. Je n'y peux strictement plus rien. J'ai commencé, je dois terminer c'est ainsi.

Elle me fait rire. Et moi, je plonge comme un débutant dans sa machination. J'augmente son salaire à 9700$. Ça fait beaucoup. À mes oreilles ça sonne déjà comme la fin du monde. Pas tant parce que c'est à peine 200$ de plus que précédemment, mais plus par rapport au fait que si j'accorde ça aussi facilement, il y a de grandes chances pour que demain les exorcistes viennent frapper à ma porte. Vous savez, le bouche à oreille est plutôt rapide par ici. Et les augmentations, ça ne court déjà pas les rues. J'aimerai éviter que cette affaire ne s'ébruite, de préférence.

- Merci.

Une nouvelle fois, elle me fait vraiment bien remarquer le chemin qu'elle vient de passer avec ces 200$ de supplément. Je grince des dents. Je suis si influençable que ça ? Non, ce n'est pas vraiment ça. Disons que c'est parce que c'est elle que je me ramollis. Mais diable, la hiérarchie voudrait le contraire. Depuis quand discute-t-on les ordres ? Bon, il est vrai que sa présence ici n'est pas tout à fait obligatoire et qu'à l'évidence elle pourrait partir d'ici à l'instant même mais... les missions avec un jackpot pareil, c'est aussi difficile de le refuser. Et c'est bien parce que j'en conscience que je me permets de marchander moi aussi. De plus, cela montre son intérêt sur l'affaire.

Je soupire, parce que je n'ai pas grand chose d'autre à faire. Lui répondre "de rien" l'air d'un imbécile ? Très peu pour moi. Je sais qu'elle ne va pas s'avouer vaincue de suite, et c'est bien ce qui m'effraie. Mais aussi ce qui me conforte dans mes objectifs. Elle y va par petites doses, et à ce rythme, ça pourrait bien chauffer pour moi. Je ne vais pas me laisser faire, et tant pis si ça ne l'arrange pas. Je vais y aller franco.

- Il n’y a plus que 300$ à rajouter et je serais heureuse ! Ne veux-tu pas me voir heureuse ?

Je grogne dans le fond de mon siège. Bien sûr que si. Voir quelqu'un heureux, c'est toujours mieux que de le voir tirer la tronche toute la journée. Mais à vrai dire, c'est moi que ça va rendre malheureux. Dans ces cas-là, il n'y a qu'un seul moyen : retourner l'ascenseur.

-J'en serai profondément attristé au contraire. Mais l'augmentation me rendrait terriblement triste en retour.

Si elle veut jouer l'affection et le bluff avec moi, elle est mal tombée. Certes, j'ai déjà fait quelques concessions sur ce qu'il s'est passé, mais bon, je ne vais jouer le niais ni l'imbécile bien longtemps. Ce n'est que 300$ certes, mais le temps qu'il m'a fallu pour accorder 200$ laisse présager sur le chemin qu'il reste à parcourir. Et j'avoue n'être franchement pas d'humeur à le faire. Alors je râle, tiens, pour changer. À cela s'accorde bientôt une nouvelle phrase de la dame. Elle me parle de la vie chère. Allons bon, voilà qu'elle souhaite que je la plaigne à présent. Non mais franchement.

-T'avais qu'à pas bouger de ton poste. Ici, les prix sont raisonnables.

Et paf, un truc de plus. Mais j'ai pas fini.

-Et j'augmenterai pas. Si t'en veux pas tant pis, j’appellerai quelqu'un d'autre. J'étais juste certain qu'avec toi à leur tête, je n'aurai plus à songer à cette histoire. Mais si ça ne t'intéresse pas, soit.

Bon, je suis en sous-effectif, c'est carrément clair. Mais je suis certain de trouver un autre chef pour cette mission. et il me coûterai aussi moins cher, soi dit en passant. Non mais vraiment, je vous assure que cette femme finirait par me ruiner. Quelque part, heureusement qu'elle a quitté mes rangs. Je ne compte plus les discussions du même genre. En même temps, avant elle ne pouvait pas s'exprimer aussi librement qu'aujourd'hui. Après tout, rien ne la retenait ici.

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MessageSujet: Re: Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau.   Un jour, je deviendrais un mouton. Et je suivrais le troupeau. EmptyMer 10 Mai 2017 - 18:10

- J'en serai profondément attristé au contraire. Mais l'augmentation me rendrait terriblement triste en retour.

Edonia regarda Allen d'un sourire presque triste. Quel dommage, se dit-elle. D'un côté, elle avait envie de se faire plaisir mais de l'autre côté elle n'avait pas envie de céder si finalement. En même temps, se disait-elle, elle avait déjà gratté pas mal.
L'exorciste continuait à jouer la carte du bonheur. Si elle arrivait à mettre de bonne humeur ce cher Allen peut-être qu'il serait bien plus enjoué à l'idée de lui donner un petit quelque chose. Au final, l'humeur et la position de quelqu'un dépend beaucoup sur l'influence qu'il a autour de lui. On ne peut pas dire qu'Edonia essayait tout depuis qu'elle était arrivée mais il semblait qu'elle arrivait au bout de ses machinations. Allen le confirma d'un ton ferme :

-T'avais qu'à pas bouger de ton poste. Ici, les prix sont raisonnables.

C'est vraiment un vieux grognon. Edonia ne pouvait le nier. C'était peut-être une personne charmante mais on pourrait facilement croire que c'était son propre argent qu'il devait sortir. Alors que c'est juste l'argent d'une organisation. C'était une "association" importante pour sur mais elle ne doutait pas un seul instant qu'il pouvait. En vrai qu'est ce que la capacité de faire quelque chose ? C'est juste obtenir l'accord de quelqu'un d'autre.
S'il le voulait vraiment, il pouvait se lever de cette chaise, sortir de ce bureau et faire en sorte qu'il y ait plus d'argent alloué à Orphéo Canada. C'était idiot. Idiot. Idiot. Juste pour rigoler, Edonia aimerait bien voir Allen complètement ivre. Ou drogué. Comme ça peut être qu'il râlerait moins. Il poursuivit sur sa litanie économique :

-Et j'augmenterai pas. Si t'en veux pas tant pis, j’appellerai quelqu'un d'autre. J'étais juste certain qu'avec toi à leur tête, je n'aurai plus à songer à cette histoire. Mais si ça ne t'intéresse pas, soit.

La damoiselle perdit son sourire et lui jeta un regard presque ennuyé. Qu'est ce qu'il pouvait ne pas être capable de mener des négociations de manière marrante. Elle soupira et explora les derniéres pistes dans sa tête pour lui soutirer de l'argent. Elle pourrait bien tenter de lui sauter dessus et l'étrangler. Ou lui faire l'amour sauvagement. C'était sans doute bien trop fantaisiste. Elle n'avait qu'à regarder le jeune homme qui avait une mentalité de vieux crouton pour savoir qu'il n'appréciait sûrement pas se faire sauter dessus. Elle se demanda un instant s'il avait autre chose que le travail. Voyant l'air impatient de son "chef", elle reprit ses esprits :

- Ok. Je le ferais. Pour 9700$.

Elle lui jeta un dernier regard et attrapa le contrat. Sans sentir de résistance, elle le mit dans son sac puis tourna les talons. Avant de passer la porte du bureau, Edonia s'imprégna de l'atmosphère qui régnait ici. Une chanson lui passa en tête.

L'univers a ses mystères
Les mots sont nos vies
Si nos vies sont si fragiles
Words are mysteries


- T'es un bon chef Allen. A la revoyure.

Puis elle sortit de la salle. Encore une mission à faire. Travailler pour Orphéo ce n'est pas tout simple vous savez ?

[FIN]
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