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 If we don't end war, war will end us | Declan {Ok}

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Admin | Chef d'Orpheo Ecosse, Irlande et Pays de Galles
Admin | Chef d'Orpheo Ecosse, Irlande et Pays de Galles
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LOCALISATION : Edimburg
CITATION DU PERSONNAGE : If we don't end war, war will end us.

MESSAGES : 69
DATE D'INSCRIPTION : 30/10/2012

Niveau du personnage
Point RP:
23/100  (23/100)
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28/100  (28/100)
Niveau: Novice

MessageSujet: If we don't end war, war will end us | Declan {Ok}   Mer 31 Oct 2012 - 20:35

Welcome to Mystery...

Declan Arthus Øyvind
Mystery
If we don't end war, war will end us




      feat Hugh Dancy
        Âge : 36 ans
        Date & Lieu de naissance : 17 septembre 1976, un des Manoirs Mystery, île Shetland
        Race : Sorcier
        Statut : Célibataire
        Groupe : Orpheo
        Don premier : Détecteur (repère les personnes magiques et connait immédiatement leur pouvoirs et dons, nom et prénoms + quelques infos complémentaire de temps en temps > marche moins bien sur les innocents)
        Pouvoir premier : Métamorphe humain Forme Fusionnelle : Cillian Øyvind Mystery (feat Cillian Murphy) (autres formes : Dylane Grey feat Anna Lutoskin et Dastan Stark feat Dakota Goyo)
        métier : Chef de Orpheo Ecosse/Irlande/Pays de Galle dont le grand siège est à Edimbourg, siège au conseil.





« RACONTE-MOI-UNE-HISTOIRE... »


    Il fait sombre. Je me crispe. Ils arrivent. Ce n'est jamais bon signe quand ils arrivent. Cillian et Clyde sont derrière moi, je crois. Une main agrippe nerveusement mon pantalon déchiré et tire dessus. Un tremblement irrépressible me prend. Ce sera qui cette fois ? Je regroupe les deux petits dans un coin, me poste devant eux, bras écartés comme pour faire rempart de mon corps. Je suis le plus grand. C'est à moi de les protéger.C'est ce que maman disait tout le temps. Clyde se met à pleurer quand il entend les pas. Je me retourne pour le rassurer et m'aperçoit que Cillian est blanc comme un linge, ferme les yeux et psalmodie quelques prières. "Ca va aller, Papa et Maman vont nous sortir de là." Pas un sourire pour accueillir ma promesse probablement intenable. Les larmes menacent de prendre mes yeux et je bataille férocement tandis qu'une peur sans nom s'insinue en moi. Je ne dois pas pleurer, sinon Cillian et Clyde n'auront plus aucun soutien. Je ne dois pas pleurer. Mais j'ai tellement peur. Trop peur. J'entend des rires. Des paroles. Impossible de me souvenir. Ils ont l'air de démons quand ils entrent. Moi je sais ce qu'ils vont faire. Il fait trop sombre. Dans un élan de courage je prend une posture agressive. Je me retrouve par terre. Le sang gicle.

    Serrer les dents, attendre que le cauchemar passe, attendre de voir le jour se lever. C'est tout. Il n'y a pas d'autre solution qu'attendre. J'agrippe la couverture, je la froisse, l'enroule, la repousse. Mon t-shirt me colle à la peau, une sueur malsaine imbibe les draps humide. Je me tourne, me retourne, encore. Mes yeux sont fermés, crispés, douloureux, mais refusent de s'ouvrir tandis que les images repassent en boucle. Mes traits sont raides d'une peur accablante. Les larmes perlent, coulent le long de ma joue, s'écrase contre le matelas, y disparaissent impitoyablement. Un cris est réprimé et mon corps entier tremble, obéit à des mouvements convulsifs. Le hurlement sort, d'abord douloureux gémissement, puis déchirement terrifié qui finit en un murmure plaintif. Avec violence je me recroqueville, tend un bras, je m'étend, je me rétracte. C'est une gestuelle perpétuelle, dure et crispée, une danse fracturée et loin de la grâce, une danse brisée et pleine de souffrance. Une main saisi la poitrine où le coeur se débat et s'affole. La respiration terrorisée qui l'accompagne avec les quelques glapissements apeurés forme une mélodie déstructurée au charme douloureux. C'est un ballet bien triste joué contre mon gré, une pièce de théâtre interminable dont la fin pourtant connue est redoutée, un film d'horreur qui me poursuit après sa vision. Une main s'envole et se pose sur mes lèvres. La panique est telle que mes dents s'en saisissent. Parfois il faut traiter le mal par le mal. La douleur irradie mes nerfs mais je suis encore trop profondément ancré dans la nuit. Le final ne veut pas me lâcher avant de s'être totalement représenté. Ma peau rougit sous l'affront. Les dents resserrent encore leur étau. Une déchirure. Le cauchemar explose. Le sang gicle.

    -" T'as pas le droit de me laisser ! TU M'ENTENDS ? T'as pas le droit ! T'as pas le droit. Réveilles toi s'il te plait... Tu peux pas... Non... Je te déteste. Papa et maman vont te détester aussi. Tu peux pas ! PARS PAS ! T'AS PAS LE DROIT !!!"

    Encore une fois je me réveille après ce cauchemar. Ma main est en sang. Mon corps tremble et mon coeur bat trop vite. J'ai 36 ans, et j'ai encore envie de me réfugier dans le lit de ma mère. Rien qu'un instant, sentir sa chaleur réparatrice, sentir sa protection. Il ne peut rien m'arriver entre ses bras. Rien. Je souris, las, en pensant à elle. Je me lève, un fantôme de cauchemar flottant encore sur ma peau humide. J'enlève le t-shirt et le caleçon me servant de pyjama et rentre dans la douche que je règle à température brûlante d'abord. Mes muscles se délassent, se décontractent, se détendent. Je soupire en pensant à ce qu'il vient de se passer. Je n'y échappe pas. Si au fil des années la bride s'est un peu lâchée, elle ne disparaît pas pour autant. C'est là, tout autour de moi et si je peux passer des semaines sans avoir à le subir, toujours il se rappelle à mon souvenir. Toujours. Je descend tranquillement la température jusqu'à ce qu'une chair de poule couvre ma peau et que le tremblement devient trop fort. J'aime cette sensation de froid, elle me permet de remettre les pieds sur terre. Je sors de la douche, attrape un peignoir gris tout doux et retourne dans la chambre. Comme chaque matin ou presque, je décide de m'habiller après le petit déjeuné. J'ai le ventre noué, mais je me force à manger le matin. Je passe dans le salon-cuisine, séparé par un bar. J'ouvre le frigo, sors un jus de litchi et m'en verse un verre, pendant que la bouilloire que j'ai mis en route chauffe l'eau pour le thé. Mon préféré J'attrape deux croissants achetés hier, je met trois toasts au grille pain et chauffe du bacon. J'aime manger comme à la maison, petit déjeuner à l’Écossaise. Et comme c'est relativement copieux je ne mange que peu le midi. Une fois ce repas finit, je m'habille avec un costume bleu marine, une chemise blanche et une cravate assortie à l'ensemble. J'attrape mon ultrabook que je glisse dans sa protection. Je met tout ceci dans mon sac, avec mes dossiers, mon emploi du temps, et, après un manteau noir et une écharpe, je sors braver le froid.

    Le sac sur l'épaule, je fend la foule, perdu dans mes souvenirs. Se rappeler qui ont est, faire la liste des choses, je le fais souvent, pour ne pas me perdre. Je m'appelle Declan Arthus Øyvind Mystery. Declan parce que ça veut dire le Juste, Arthus parce que ma mère était folle des légendes arthuriennes, de la table ronde, et du conte du Graal, Øyvind parce que... C'est une autre histoire. En fait je m’appelle seulement Declan Arthus Mystery. Mais comme je l'ai dit, c'est une autre histoire. Je suis né le 17 septembre 1976 à 10h07 si je me souviens bien. Mes parents, Ewan Mystery et Aileen Mystery née Law, sont deux exorcistes d'Orpheo connus, reconnus. Mon père siège encore au conseil à mes côtés, Maman, elle, est écrivaine et est sans cesse en train de chercher son dernier coup de coeur autour du monde. Il n'y a pas une semaine elle revenait de deux mois passé au Vietnam, dans un tout petit village, à vivre parmi les habitants, comme les habitants, pour aider les habitants dans les rizières. C'est une sorte de voyage spirituel. Je crois que Clyde avait voulu l'accompagner. Il est revenu deux jours après le début du voyage. Comme d'habitude. Heureusement qu'on peut se le permettre niveau argent. Je ne sais pas si mes parents étaient fait pour se rencontrer. Leur seul point commun : être des sorciers d'Orpheo. Ah si ! Habiter les îles Shetland. Mais comme on dit, les opposés s'attirent. Papa est calme, réfléchis, responsable, sérieux, travailleur, réaliste, maman est folle, rêveuse, toujours en mouvement, altruiste, pleine de bonnes intentions, maladroite. Ils se sont rencontré au manoir Mystery de l'île Mystery, une des îles sensées être inhabitées des Shetland. Au manoir vivent les Mystery des Shetland, qui descendent du deuxième fils de l'arrière grand-père de Pandora Mystery. Il y a quelques petites maisons non loin, perdues dans la campagne, comme le manoir, où habitent des domestiques du manoir, des amis de la famille... Elle était la cousine d'une cuisinière. Elle voulait venir voir les Mystery, connu pour leur immense bibliothèque, leur savoir, et surtout pour avoir co-fondé Orpheo. Elle est entré dans le manoir, a entendu mon père jouer du piano. Elle n'est jamais vraiment sortie du manoir. Ils se sont mariés peu après, même si mes grands parents auraient préférés qu'ils attendent. Par contre pour avoir des enfants, ils ont attendus presque 20 ans. Même si pour des sorciers, ça ne veut rien dire...

    J'arrive au siège d'Orpheo, tout le monde me salut le sourire aux lèvres. Encore un peu fébrile, je reste tout de même poli, et amicale, mais la joie me reste en travers de la gorge aujourd'hui. J'adresse un sourire à chaque personne que je croise, rentre dans mon bureau, ferme la porte doucement et m'assied avec satisfaction sur ce fauteuil en cuir hyper confortable de patron. Ça a des avantages d'être directeur des sièges d'Orpheo Ecosse-Irlande-Pays de Galle. Mis à part le salaire, et les réceptions, au moins je peux arriver en retard, engueuler gentiment des employés, et me mêler d'un peu tout. Je soupire doucement et contemple la pièce. Plutôt grande, avec une immense baie vitrée à droite, le sol en parquet magnifique, et sur la gauche, une immense bibliothèque privée. La bibliothèque de dossier est derrière mon dos. Elle est pleine à craquer. Mon assistant arrive avec un café. Je souris. Il est vraiment attentionné. Dire que je l'ai rencontré dans la rue, SDF, ignorant de son état de mêlé. Dés que je l'ai vu je l'ai salué : "Bonjour Tom Hensworth, ça vous dirait de boire un café avec moi ?" A part Tom Hensworth, je savais qu'il était Lecteur de rêve et Guérisseur, qu'il était mêlé et qu'il n'avait pas mangé depuis un moment. C'est mon don : détecteur. Je peux vous connaître un peu alors que vous ne connaissez rien de moi. Et je sens les personnes magiques, je sens leur puissance. C'est de ce don que les êtres magiques arrivent à se sentir un peu : il le maîtrise à moindre niveau. Tom a été tellement surpris qu'il n'a pas pu dire non. Ça fait deux ans qu'il est mon assistant, avant, il avait pendant trois ans suivi un apprentissage financé par Orpheo. Il a maintenant un métier et une situation. Et prendre soin de moi je crois que c'est sa façon de me dire merci. Je prend le café en souriant, pendant qu'il m'explique en détail le programme de la journée, mes rendez vous, mes temps libres, les décisions que je dois prendre, les missions à donner. Et alors qu'il sort, mes pensées voguent ailleurs...

    -" Dis maman, pourquoi les nuages ils sont blancs ?
    - Tu sais mon chaton, il y a deux réponses à cette questions..."


    Je me vois courir sur mes toutes petites jambes. Le souvenir est flou, pourtant, il est bien là. Maman et papa sont dans la bibliothèque dans la section livre de plantes médicinales, je dois avoir 3 ans. Papa pleure un peu. Un tout petit peu. Les larmes brillent comme des étoiles dans ses yeux. Il est tellement ému. Il est ému, il m'a dit, parce que maman va devenir grosse. C'est ce qu'il m'a dit, moi je n'ai pas compris. Après il m'a dit que y'avait un petit frère dans le ventre de maman. J'ai pas compris pourquoi le petit frère il voulait faire grossir maman mais elle m'a dit que c'est juste parce qu'il prend de la place. Ils ont rigolé à mes remarques enfantines. Voilà, six mois plus tard est né Cillian. Mon petit frère. Il était tout petit et tout rouge. Maman a dit qu'il était un peu fragile parce que prématuré. Après, il s'est avéré qu'il était asmatique et fragile du coeur. Mais c'était pas grave. Et puis moi je l'aimait bien, seulement quand il ne pleurait pas. Vers quatre ans, j'ai commencé à essayer de déchiffrer les livres ça faisait rire maman. Mais elle m'a aidé. Et papa était content, parce qu'il trouvait qu'être curieux et intéressé, c'était bien. On a grandit puis maman elle a grossit encore. C'est Clyde qui est né. J'avais presque sept ans. Lui il était en pleine forme, un magnifique bébé. Cillian aimait passer des heures à le regarder par dessus le berceau. Il posait ses grands yeux ronds et bleus sur ceux du petit bébé, et rigolait quand il rigolait. Clyde s'est tout de suite montré curieux et ouvert, un peu bruyant parfois, un peu trop. Cillian, calme, comme mon père, adorait le regarder, comme perdu dans sa contemplation. Je crois pouvoir dire que j'étais totalement heureux. Élevé au mieux, comme un enfant noble. N'oublions pas, nous descendons des Lords. Nous en avons encore le titre. Je suis Lord Declan Mystery. Intéressant non ? Nous avons une grande influence dans le monde magique ou non. Nous avions une gouvernante, Sarah, qui s'occupait de nous quand Papa et Maman était tous les deux en voyage. Quand ils rentraient, ils ne manquaient jamais une occasion de nous faire un petit cadeau. Nous vivions très aisément, dans le luxe. Enfants de bonnes familles, bien élevés, courant dans le domaine comme courent des enfants heureux. Pas de tâche d'ombre à l'horizon. Et puis tout a basculé. Je ferme les yeux à l'évocation de ce souvenir.La porte s'ouvre à la volée sur mon assistant effaré. Mon coeur est serré et froid, dur de ressentiments, de peur, de colère et d'une tristesse encore absolue. L'empathie de Tom lui indique mon état. Je lui réplique, crispé que tout va bien, il repart en fermant les yeux, sachant pertinemment que je mens, mais je sais très bien qu'il reviendra s'assurer que je ne perds pas pied, bientôt. Je serre les poings, mes jointures blanchissent. Il faut que je respire un peu, que je revive ce cauchemar, cette fois éveillé. D'abord parlons de la raison. Yann Cross, le père de Gaël Cross, frère du chef de la famille, le père de Natasha Cross, a été capturé par Orpheo. Papa et maman était tenu d'assister au conseil à Londres réunit pour le juger. Ils ont voulu nous emmener, nous montrer la capitale de la magie, là où leurs ancêtres, nos ancêtres, ont fondé Orpheo. Nous sommes donc tous aller à Londres. Dans un hôtel, mes parents nous ont laissé avec Sarah, notre gouvernante. Cillian qui commençait à vraiment lire dévorait un roman pour enfant. Je lisais quant à moi un manuel d'exorcisme et Clyde marchait après un ballon en riant. Ils sont entrés. Ils ont défoncés la porte. Tout est allé beaucoup trop vite pour que je puisse vraiment comprendre ce qu'il se passait. Dorian Cross a tué Sarah, devant nos yeux. J'ai voulu hurler, j'ai saisi le poignard que papa m'avait offert pour mes neuf ans, je me suis jeté sur eux. Ils nous ont enlevés. Je regarde par la baie vitrée en contrebas les passants qui font ce qu'ils ont de mieux à faire : passer. Je me crispe encore.

    La cellule était sombre et froide, humide et effrayante. Clyde n'arrêtait pas de me demander pourquoi papa et maman ne venait pas. Il voulait son doudou. Il était fatigué, et il ne pouvait pas dormir sans. Cillian toussait et grelottait dans un coin, essayant de comprendre ce qui venait de se produire quelques heures auparavant. Mais comprendre était impossible. C'était beaucoup trop flou. J'expliquais maladroitement que les gens qui nous avait emmené ici n'étaient pas des gentils, qu'ils étaient ennemis avec papa et maman, et qu'il ne fallait pas avoir peur, j'étais là, j'allais les protéger, comme maman me le demandait. Veiller sur eux. Voilà tout ce que je pouvais faire. C'était mon devoir, en tant qu'aîné, en tant que grand. Je n'avais pas le droit de les laisser tomber. Alors je me suis mis à leur raconter toutes les histoires fantastiques que je connaissais, à en inventer, dans l'espoir insensé de les faire rire, de leur faire un peu oublier. Je me prenais pour un conteur et je mettais en scène mes histoires, modulant ma voix pour les faire paraître plus vrai. Oublier. Comment oublier ? Au début, il ne se passait pas grand chose, nous étions effrayés mais on nous laissait relativement tranquille. Ils ne nous nourrissaient pas très et bien vite la faim tordit nos ventre, creusa nos joue. La saleté n'arrangeant rien, nous devenions de plus en plus misérables. Il m'arrivait souvent de donner ma part à mes deux frères, plus jeunes, plus fragiles, car ils me semblaient de jour en jour plus maigre. Cillian et moi avons dû parler devant une caméra parce que nous étions les seuls à pouvoir dire ce qu'ils voulaient qu'on disent. Ils faisaient peur à Clyde, alors il n'arrêtait pas de pleurer et cela devenait impossible de lui tirer le moindre mot. Moi aussi je pleurais un peu, mais pas devant mes frères. Parce que sinon, je n'étais plus le grand. Sinon je devenais aussi petit qu'eux. Et ça, j'avais pas le droit. Je me l'étais promis. Je devais les protéger. Envers et contre tous. Et puis j'ai dû dire le message suivant : "Libérez Yann Cross, ou sinon... Sinon maman, ils nous... ils nous feront du mal et tu nous reverras plus. Papa non plus." Je savais ce que ça voulais dire. Ma gorge était sèche et mes mains moites. Je ne l'ai pas expliqué à Clyde et Cillian. Je n'avais pas le courage. Et puis je n'avais que neuf ans. Ils faisaient du chantage à Orpheo. Maigre et affolé, je ne pouvais rien faire. Et je n'avais qu'une peur : que quelque chose les décident à nous éliminer. Il pouvait pas tuer mes frères. Ils étaient trop petits. On peut pas tuer les enfants hein ? Les négociations n'ont pas dû aboutir à un accord puisque Natasha est arrivé avec son père. Elle a dit : "Le plus vieux d'abord. Puis s'il ne cède pas..." Son père a approuvé. C'était une bonne tactique. Plus l'enfant est jeune, plus l'horreur est grande. Le coeur des adultes n'est pas assez solide... Commencer par la moindre ampleur pour toujours avoir un argument de poids. Gaël Cross est venu. Il souriait à pleine dent. Je ne saurais dire quel âge il avait mais il me semblait immense et plein de mauvaises intentions. Bourreau. Ce mot résonna dans ma tête. C'était sont don et je le savais. Ils ont installé une caméra. dans une autre salle et m'y ont fait venir. J'ai dû dire à la caméra : "Vous n'avez pas été très gentil. Tant pis pour vous." Le pouvoir de Gaël s'est déchaîné sur moi. Je hurlais, jusqu'à n'en plus pouvoir. Je n'ai jamais eu autant mal. Mon corps était devenu un champ de bataille contre lequel il était impossible de lutter. J'avais l'impression d'être piétiné et brûlé à la fois, électrifié et dévoré. Tout ça a faillit me rendre fou. La raison semblait s'éloigner, déserter, n'étant plus un brave soldat mais seulement une pauvre victime. Mais comme si la douleur ne suffisait pas... Il fallait des marques. Marquer c'est s'assurer qu'on oublie pas. Jamais. Le père de Natasha m'a hurlé de me taire, m'a fait voler contre un mur. Les parois de mon crâne se sont mises à trembler. A moitié assommé, on m'a réveillé à coup de pieds. Des bleus ont couverts mon corps. Ils ont sortis un couteau, on taillé dans le vif, une croix sur mon épaule, dont j'ai toujours la cicatrice. Un croix, le symbole des Cross, et à raison ! Le sang gicla. Et je le voyais s'écouler avec horreur. Sonné, terrifié, encore en proie à la douleur, ils m'ont rejetés dans la cellule avec mes deux frères. Cillian s'est précipité vers moi avec toute la gentillesse qu'il avait, m'a caressé la joue. J'ai souris, je lui ais dis que je n'avais rien. Il a rigolé. J'ai fait de même. Notre premier rire depuis des semaines. Je ne sais pas trop si Clyde comprenait. Mais le pire, c'est la suite. Quelqu'un frappe à la porte de mon bureau, je ne répond pas. Tom s'en chargera.

    -" Dis leur Pandora, je t'en prie, dis leur qu'ils se trompent !
    - Ewan...
    - Je n'accepterais pas. Ils n'ont pas le droit de condamner mes enfants ! Qu'il le libère ! Pandora...
    - Yann Cross pourrait tuer bien plus de personne que tes trois enfants. Ils ne sont pas prêt à prendre le risque. Je ne dis pas que je suis d'accord Ewan. Je suis sincèrement désolée."


    Ils n'ont pas voulu céder. Gaël, pour s'amuser, venait me voir. Dorian aussi. Ils me traumatisaient. La haine est tenace et quand on a un défouloir, on en profite. Je vivais un enfer terrestre. Et un moment, je les entendis hurler. Ils n'avaient pas l'air contents. Ce n'était vraiment pas bon signe. Ils étaient beaucoup. Clyde s'est mis à pleurer. Je les ais rassemblé dans le coin, les ais mis derrière moi, essayant de les protéger de mon maigre corps tremblant. Je me forçais à me calmer, à ne pas pleurer. Je remarquais que Cillian était blanc comme un linge et psalmodiait des prières incompréhensibles. Je ne sais pas qui il priait mais il y mettait énormément de conviction. Et dans la demi obscurité je scrutais la porte, redoutant le moment où elle allait s'ouvrir. Ils sont entrés, projetant violemment la porte en fer contre le mur, provoquant un bruit assourdissant. J'ai essayé d'avoir l'air agressif, de montrer qu'ils n'auraient pas mes frères. Dorian m'a envoyé violemment contre le mur, Natasha filmait. Le sang a giclé. Ils ont frappé Cillian. Devant Clyde. Je me suis précipité sur lui, pour le prendre dans mes bras, mettre mes mains sur ses yeux. Il ne devait pas voir ça. La violence se déchaînait et je ne pouvais défaire mes yeux. Je voyais avec horreur mon frère hurler, se débattre, s'arc-bouter, commencer à avoir des spasmes. Ses longs hurlements se gravèrent en moi aussi certainement qu'un esclave l'était au fer rouge. J'avais réussi à soustraire ceux de Clyde. Mais trop tard, le sang avait giclé. Ils sont partis, laissant mon pauvre frère sur le sol, inconscient, gémissant. J'ai lâché Clyde pour me jeter sur Cillian. Il respirait à peine, couvert de sang, encore tremblant. Je lui ai serré la main, fait les gestes de premiers secours comme papa me l'avait montré. Il n'a pas bougé. Je paniquais. Clyde ne disait rien, recroquevillé contre le mur, derrière moi. Je me suis mis à hurler, à pleurer. "Cillian ! Cillian !" Un sourire bref à tordu ses lèvres, vite étiré en grimace souffreteuse. Il est resté allongé quelques heures, tantôt dormant, tantôt me parlant de tout et de rien, comme un enfant de six ans, ne cessant de demande : "Dis je vais pas mourir hein ?" Et je ne savais quoi lui répondre. Je savais qu'il s'affaiblissait. Il s'est évanoui à nouveau pendant un moment. Il a ouvert les yeux une heure plus tard, alors que je lui tenais toujours la main, fatigué, les yeux vides de larmes. Il m'a dit qu'il voyait la lumière. Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas, il était pas mort. Je lui ai dit qu'il n'avait pas le droit, que c'était méchant, parce que maman et papa serait trop triste. Il a sourit, son regard est devenu vitreux. Sa main s'est relâchée. Il était mort. J'ai senti un souffle de magie prendre mon corps. Clyde m'a regardé sans vraiment comprendre et a tendu le doigt vers moi. "Cillian." Il a fait de même pour le corps de mon frère mort. "Cillian." Sous le choc, je venais de découvrir mon pouvoir : métamorphe humain. Ma forme fusionnelle : Cillian. Ensuite Orpheo a cédé, ils ne pouvaient pas les laisser nous tuer, mais Cillian était mort. C'était trop tard. L'échange a été fait deux jours plus tard. Je ne m'en souviens pas très bien. On se souvient plus de l'horreur que de la délivrance. Je me souviens de maman serrant Clyde en pleurant à chaude larmes, une main dans ses cheveux, de papa hurlant mon prénom. Pleurant. "Ils ont tué Declan..." Je voulais lui dire qu'il avait tort, aucun son ne pouvait sortir de ma bouche, mais les sorciers noirs ont amené le corps de Cillian. Ils n'ont rien compris. Je n'ai repris ma vraie forme que trois semaines plus tard mais parler m'était encore impossible.

    -" Il faudra bien te décider à dire quelque chose mon enfant.
    - ...
    -Tu sais que tes parents s'inquiètent beaucoup ? Ils voudraient que tu puisses avancer. Ils voudraient que tu puisses oublier un peu.
    - ...
    - Je ne te demanderais pas d'oublier. Je te le promet. Je voudrais que tu manges un peu plus, et que tu dormes plus tranquillement. Je continuerais à être là quand tu te réveilleras en sursaut, en pleurs, parce que tu as revécu, encore et encore ce qu'il s'est passé là-bas. Je continuerais à te protéger de tes cauchemars toute ma vie s'il le faut. Parce que tu le sais aussi bien que moi, tu n'oublieras jamais. Mais maintenant il faut apprendre à vivre avec. Tu dois accepter la mort de ton petit frère.
    - ...
    - Bon, Declan, vient prendre un thé avec moi dans mon bureau.
    - ...
    - Je comprend parfaitement ce que tu ressens. Je n'ai jamais perdu de frère et je n'ai jamais vu mourir quelqu'un comme tu as vu Cillian mourir alors je ne pourrais pas te dire que je sais ce que tu as vécu. Mais moi aussi j'ai perdu quelqu'un de cher. J'ai perdu mon enfant. Mon petit bébé. Et j'ai perdu Alfred, mon mari. Alors je comprend.
    (...) Ne pleurs pas Declan, pas pour moi, j'ai accepté.
    - ... Pandora..."


    Elle a eu un sourire. Cela faisait quatre mois que c'était fini. Quatre mois. Et aucun mots n'étaient sortis de ma bouche. Quatre mois et j'avais perdu prêt de quinze kilos. Squelettique, hagard, et dévoré par la rage et la tristesse, je ne savais plus si je pouvais encore avancé devant moi. Je m'étais laisser tomber. Marcher ressemblait plus à un défis qu'à une chose naturelle, respirer devenait même insupportable, manger me révulsait, vivre me contraignait. Quand je fermais les yeux, je revoyais Cillian, battu à mort. Avais-je le droit de vivre alors que lui était mort ? Je n'avais pas de réponse. Pandora m'en avait donné une. Mes parents m'avaient mis au Mystery, le temps que je me remette parce qu'ils n'y arrivait pas. Au bout d'un mois ils ont baissé les bras. Je refusais de m'alimenter correctement, je refusais de bouger de mon lit, je refusais de parler et de rire. Je n'étais alors qu'une coquille vide qui, alors qu'elle dormait, revivait inlassablement la même horreur. Peu de souvenirs me restent de cette période. C'est un peu flou, un peu vague. J'ai commencé à revivre au Mystery Orphanage, entouré des autres enfants, mais surtout de Pandora. Je ne la quittais pas. Je n'ai pas parlé avant ce fameux jour où nous avons pris un thé ensemble, où elle m'a parlé de sa vie. Ce fut mon premier mot. Pandora. Un mot qui appelle à l'aide. Elle n'est pas ma grand mère, pas directement, mais impossible de la considérer autrement. Elle savait elle aussi ce que veut dire ne plus vouloir vivre au point de ne même plus avoir la force de se tuer. On a beau vouloir essayer, ce ne sont que de pâles tentatives. Et il y a toujours quelqu'un pour vous empêcher. Je me souviens de ce jour où ma vie a failli se terminer. Il faisait un peu froid mais je n'en avais pas réellement conscience. Je m'étais levé, en pyjama, j'étais monté sur le toi du Mystery. Mon regard a parcouru le paysage. Il y a eu un coup de vent. Je suis tombé. Je ne suis pas mort. Pandora m'a soigné. Pandora m'a hurlé dessus. Pandora m'a consolé. J'ai décidé de m'appeler Øyvind, le deuxième prénom de Cillian. Je n'étais pas vraiment Cillian, alors je ne pouvais pas être Declan Arthus Cillian Mystery. J'ai trouvé juste de pouvoir me nommer Declan Arthus Øyvind Mystery. Sept mois après la mort de Cillian, je riais à nouveau, je suis rentré au manoir. Mes parents étaient heureux de me revoir avec des yeux qui brillent et qui ne pleurent pas. Et puis Clyde avait grandi, un peu. Quand je suis rentré il a rigolé, m'a sauté dans les bras et m'a supplié de l'emmener faire un tour à cheval. Enfin il a précisément dit : "J'veu monté sur l'sval avec toa." Alors on est monté à cheval tous les deux. Et on a grandit. Quand j'ai eu douze ans, maman m'a emmené avec elle au Cambodge et on y a vécu deux mois avec un exorciste moine. Il a commencé m'a appris plein de chose et notamment la plus importante : rester humble. Il aimait surtout les vieux langages alors il m'en a fait apprendre quelques uns. Oh bien sûr je ne connaissais que les bases, mais vous savez, les sorciers apprennent rapidement. Et puis on est rentré, et papa s'est dit qu'il serait bien que j'aille au Mystery, pour étudier. Maman aurait préféré que j'aille comme elle à Sainte Burstry en France, mais sachant qu'il y avait Pandora, cela aurait été stupide. Mon père voulait absolument que ce soit elle qui m'éduque. Alors de nouveau je suis partis. Mais je rentrais une semaine tous les mois, et puis de toutes façons papa passait souvent. Maman un peu moins, elle voyageait toujours autant. Clyde m'a rejoint trois ans plus tard et puis quand j'ai eu 17 ans, Pandora m'a pris pour apprenti exorciste. Pendant six mois seulement. Pourquoi ? Parce qu'elle ne m'a appris qu'une partie. Elle m'a apprit la diplomatie et la prudence, elle m'a appris la patience et la concentration. Il fallait que je vois l'autre partie : celle qui ne cesse de bouger. J'en avait tellement envie, de partir à l'aventure. J'aimais sincèrement le Mystery Orphanage, mais il m'était impossible de ne pas rêver d'en sortir, de parcourir le monde, de tuer des méchants et d'aider des gentils. Quelle vision manichéenne ! N'importe quoi, mais fallait bien que je me prenne une gifle dans la figure pour m'en rendre compte non ?

    -" Pandora je pars !
    - Declan, combien de fois t'ais-je répété que ce n'était pas le moment ?
    - Je m'en fiche, j'ai fait mon sac, je m'en vais."


    Je suis parti un an autour du monde, aussi instable et ivre d'aventure que l'aurait-été ma mère, ou même que l'est encore ma mère. J'ai marché, vécu avec quasiment rien, été en contact avec le monde. J'avais quelques talents avec la guérison, rien d'exceptionnel comme Pandora, mais elle m'avait appris à développer ce don. C'était assez pratique et les gens que je rencontrais aimaient en profiter. Bien sûr je faisais passez cela par quelque médicaments pour qu'ils n'y voient que du feu. Toujours est-il que j'ai rencontré Dylane Grey. Elle était coincée dans un village du Tchad à cause d'une blessure à la jambe et d'une forte fièvre. J'avais tout juste dix-huit ans. Elle en avait vingt huit. Elle a été mon premier amour, et mon deuxième maître. Quand je l'ai soignée, nous sommes rentrés ensemble demander au siège de Londres dont elle dépendait que je devienne son élève. Aussitôt dit, aussitôt fait. Dylane n'a jamais tenu en place. Elle m'a emmené partout où je n'étais pas encore allé. Fougueuse, indomptable, guerrière, incroyablement énergique et toujours souriante, elle contrastait beaucoup avec le calme et la tempérance de Pandora. Elle s'énervait souvent, pour rien, mais ce n'était jamais grave. Dylane a rapidement été mon amante. Je me souviens de cette première fois, alors que le soleil se couchait dans le désert, que nous nous apprêtions à nous faufiler dans nos duvets sous la tente avant que la température ne chute, elle m'a regardé droit dans les yeux, a enlevé son haut, puis son soutien-gorge, puis son pantalon, puis sa culotte, puis ses chaussette, puis l'élastique qu'elle avait dans les cheveux. Je l'ai regardé, je n'ai rien dit. Elle m'a ensuite déshabillé. C'était tout Dylane ça, imprévisible et libre comme l'air. Nous avons fait l'amour alors qu'une tempête de sable se préparait et que le soleil disparaissait tranquillement. Nous avons fait l'amour avec passion, dans un désert de sable, lové l'un contre l'autre. Il ne faut pas croire qu'après cela notre relation ait réellement changé. Elle était comme ça dés le début. "Tu m'aimes ?" Elle m'a regardé en rigolant. " Tu es stupide Declan Mystery." Je me suis renfrogné. "Ça veut dire que tu ne m'aimes pas alors ?". Elle m'a embrassé. "Non, ça veut juste dire que tu es stupide." Elle est morte deux ans après, en accompagnant son cousin Nathaniel, et j'ai commencé à me transformer.

    -" Tu sais Declan, je crois que tu n'es plus obligé de me suivre, je ne suis plus ton maître.
    - Je t'aime Dylane. Est-ce que...
    - Oui je t'épouserais un jour mon amour. Je t'épouserais et nous seront un couple heureux. Je t'épouserais, et nous aurons des enfants.
    - Oh Dylane !"


    Je suis rentré au Mystery Orphanage. Une nouvelle fois Pandora m'a consolé. J'étais jeune, j'étais con, j'étais amoureux, et elle n'était plus là. Je suis devenu exorciste, j'ai voyagé de ci de là sans grande conviction et puis je me suis intéressé à la police magique. Je suis resté dans les archives quelques temps, j'en suis vite sortis. J'ai arrêté un moment l'exorcisme pour faire des études de médecines. J'ai eu mon diplôme en même temps qu'un nouveau job : conseillé d'Orpheo, comme mes parents. J'avais 28 ans seulement, mais j'étais sage si on veut. Après mes années fougueuses, je m'étais calmé, et je ressemblais plus à Pandora, qui siégeait également de temps en temps. Ce qui n'étais pas du tout le cas de Clyde. Lui, pour me consoler, il n'a pas arrêté d'essayer de me refiler des plans cul, de me sortir dans des boites, de me faire faire mille et une conneries, de me bourrer la gueule, de me faire fumer ce que vous voulez... Bref, mon petit frère adoré. Je dois avouer que j'ai un peu céder. De temps en temps. Et puis j'ai rencontré Dastan Stark, dans la rue, un soir que j'étais limite au bord du comas éthylique. Je venais de quitter Clyde qui m'avait fait faire une tournée de bar gay en se disant que peut être ça il aurait pu me trouver un copain qui sait ? Je traînais nonchalement dans les quartiers plutôt pourri de je ne sais même plus quelle ville. Dastan m'a volé mon portable. Je me souviens ne pas du tout avoir aimé cela. Je l'ai poursuivi. J'ai récupéré mon portable. Dastan était un innocent, mais apparemment il menait une vie horrible. Je l'ai pris sous mon aile pendant quelques temps. Trois mois tout au plus. Il n'a jamais réussi à s'adapter. Il m'a laisser un mot en partant : "Désolé je ne le mérite pas." Je ne l'ai revu que beaucoup plus tard, alors que je participais à un une descente d'un trafic d'humain par des sorciers. Un trafic du sexe. Il avait seulement 13 ans. Il est mort pendant l'attaque, dans mes bras. J'ai pris sa forme. Je me suis mis à haïr mon pouvoir : je ne prenais la forme que de ceux qui étaient morts. Je suis entré dans une phase de déni. Je n'allais plus bosser, je ne sortais plus avec Clyde, je restais cloîtré au manoir dans les îles Shetland. Papa ne cessait de me dire que ce n'était pas de ma faute, maman m'envoyait des cartes postales du bout du monde me demandant si je voulais la rejoindre... Clyde ne m'adressait plus la parole parce qu'il croyait que ça allait me faire réagir. Et puis il est venu, m'a foutu un poing. "Y'en a marre de tes caprices. C'est quoi ce grand frère à la con qui se croire sage et qui ne cesse de pleurnicher ? Remet toi bordel crétin ! C'ETAIT PAS TA FAUTE !" Il m'a cassé le nez. Mais il m'a réparé. Et puis les années ont continuées de filer. J'ai eu 32 ans, j'ai succéder au chef de Orpheo Ecosse, Irlande et Pays de Galles. J'ai appris à vivre. Ça a été dur. Ca m'a pris plus de 30 ans à comprendre. Maintenant je vis...

    -" L'hiver vient..."



    Je m'appelle Declan Arthus Øyvind Mystery, j'ai 36 ans, je suis chef d'un grand siège d'Orpheo et j'ai enfin appris à vivre.





« QUI-ES-TU ...? »


    On me dit souvent que je suis quelqu'un de gentil, proche de n'importe qui et que ne n'hésiterais pas à me sacrifier pour n'importe quoi. Les gens admirent cela. Ils me savent généreux et impliqué dans l'humanitaire, pour aider les mêlés, contre la peine de mort et la torture. Mais je n'hésiterais pas à les appliquer si je pense que besoin est. On me trouve adorable et drôle. Un peu con parfois, mais souvent (un peu trop) sérieux. Je peux être un peu dandy sur les bords aussi. Je peux vouloir faire attention à ma tenue, à mon physique, mais je fais aussi attention à qui je suis et ce que je dois être, à mes connaissances que je dois toujours agrandir. Je suis appliqué et plutôt intelligent
    mais complètement têtu. Ce que les gens ne savent pas, c'est à quel point je peux me sentir faible et que je peux manquer de confiance en moi. Ca va mieux, mais c'est encore dur. Je refuse souvent l'aide dont je pourrais avoir besoin. Je suis un peu psychorigide parfois. Je suis également rancunier. Je hais les Cross. Et je ne parviens pas à l'oublier. Je sais que la vengeance ne m'apportera rien, mais je ne peux m'empêcher de la désirer. Mais j'essaye de faire au mieux. J'essaye de ressembler à Pandora, d'être quelqu'un sur qui on peu compter...


    peux être un bel homme de 36 ans au sourire charmeur et aux yeux un peu triste, brun, grand, mince et finement musclé. Je peux être un autre jeune homme brun, vraiment très maigre, avec un air légèrement maladif et un sourire mélancolique. Je peux être une femme aux cheveux de feu, au sourire ravageurs, au physique détonnant, comme son caractère, brûlante et ardent. Je peux être un petit garçon aux cheveux blond, malin et mesquin, voleur et manipulateur, agile. Je peux être toi, je peux être lui. Juste un cours instant. C'est tout, c'est moi.


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    Âge : 18 les cocos, eh ouais déjà
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Dernière édition par Declan A. Ø. Mystery le Sam 24 Nov 2012 - 0:10, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: If we don't end war, war will end us | Declan {Ok}   Sam 24 Nov 2012 - 0:28

CLYDE TE VALIDE FRANGIN. YEAH ! Couleur et rang et tout l'bordel tu sais comment ça marche c'est toi qui l'a inventé - en partie du moins xD -
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If we don't end war, war will end us | Declan {Ok}

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