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 I use to think that I was better alone [E.A ♥]

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Humain Noir
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EMPLOIS/LOISIRS : Tuer ?
CITATION DU PERSONNAGE : Vous croyez que je suis calme. Mais dans ma tête, je vous ais déjà tué trois fois.

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MessageSujet: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Dim 11 Nov 2012 - 21:30



&




« I use to think that I was better alone. »



Le soleil venait de disparaître derrière les grattes-ciels. Elle était assise sur un muret sombre, et froid, et elle laisser flotter près d'elle une sphère grise près d'elle, qui lui permettait de ne pas être dans le noir complet. C'est fou ce qu'elle aimait la solitude. Sa solitude.
Elle n'avait rien fait depuis trois bons jour. Elle aimerait toujours autant buller, chez elle, en sweet trop grand pour elle, devant la télé. Comme la jeune femme normale qu'au fond, elle était. Après n'avoir pas tué Evan, elle s'était faite virée. Il paraît que l'amour est la plus belle chose qui existe. Ce n'était donc pas vrai pour tout le monde. Elle avait largement de quoi vivre pour les dix prochaines année; il en restait cent cinquante à assumer. A peu près deux cent milles pounds sur un compte en Suisse, c'était tout ce qu'il lui restait. Et aucune envie, de retrouver un job. Elle avait bien autre chose en tête, et cette chose commençait par E et finissait par Van.

-Je t’ai manqué, Joli Coeur ?

Elle ferma les yeux au souvenir de cette phrase, anodine. C'était il y a un bout de temps, maintenant. Quand elle était morte. Car oui, elle avait finalement laissé une partie de sa partie, là-bas. Son job, pour commencer, et Evan. Enfin, elle pensé l'avoir lâché pour toujours. Après tout, il l'avait poignardée, puis sauvée. C'était totalement aberrant, n'est-ce pas ?
Evan ne savait décidément pas ce qu'il voulait, et après tout, Lola non plus.

Je tourne subitement, et fais disparaître d'un geste de main la sphère. Je ne veux pas être magique. Je ne veux plus être magique. J'en es assez, ça n'entraîne rien de bon. Vraiment rien de bon, je crois. Peut être que si je m'étais engagée du bon côté ? Non.
Je préfère encore surprendre les gens plutôt que de les décevoir. Parce que c'est la seule chose que je sache faire, je crois, les décevoir.

- Je ne vais pas m’en aller Lola.

Mais t'es où alors ? Hein, t'es où, là, maintenant ? Nulle part. T'es pas à côté de moi, t'es juste dans mes pensées. Ne crois pas que tu monopolises tout, non, loin de là. Il y a un garçon, qui est rentré asse efficacement dans ma tête, il y a peu. Un magnifique, sublime sorcier. Un certain.. Green. Mais on ne s'est pas revus, et il faut croire que j'étais plus forte que son souvenir. Plus forte que lui.
Boum, boum, boum.

La jeune femme tourne la tête. Ses tympans martyrisés protestent contre la musique trop forte diffusée non loin d'elle. Elle s'approche un peu, la curiosité et l'ennui la poussant comme toujours, hors de ses limites. Elle voit tous ses gens, qui semblent heureux. Les vigiles devant la boîte lui barrent la route : il lui faut un pass privé, cette boîte n'est pas fait pour n'importe qui. Et puis elle est qui, cette jeune anglaise ?
Mais avec un sourire craquant, un regard gentil mais un peu apeuré à l'idée de se faire refouler, et une certaine aide un peu magique, et la jeune femme se glisse dans la caisse de résonance. C'est dingue, ça la rend déjà folle; elle se rend immédiatement au bar.

- Mojito red.

Elle se penche légèrement vers le barman qui entre dans son champs d'action. Son don s'enroule autour de lui, et même si elle sent la fatigue pomper dans sa joie toute nouvelle, elle ne lui laisse aucune chance. Il lui fait un clin d'oeil et reviens quelques secondes seulement avec la cocktail, sans lui demander de payer. Peut être que pour lui, elle l'a déjà fait. Qu'importe ce qu'il se dira quand il y repensera; elle s'en fou.

Elle trempe ses lèvres dans le liquide excellent. C'est drôle, ça passe tout seul; et elle pense ça comme si elle n'était pas habituée. Rapidement, elle est abordée mais ça ne l'intéresse pas, pas encore. C'est facile de se faire payer deux trois verres par ces bandes de lourds sans cervelle.

Je traverse finalement la boîte, agacée par ces gens là. Ils ne sont décidément bon à rien, à part dépenser des sous pour moi. Je sens l'alcool courir dans mes veines, et je sais bien que suis saoûle; ce n'est pourtant pas un problème. C'est même carrément agréable d'être dans cet état.
Après deux trois sourires je rentre enfin dans la salle que je cherchais. Celle un peu moins éclairée avec des gens nettement plus sûrs de ce qu'ils veulent. Je s'assoit un instant un peu plus à l'écart, le temps qu'un magnifique jeune homme m'aborde.

Il l'invite à danser. Elle n'est pas télépathe est pourtant, elle sait très bien ce qu'il veut. Ce n'est pas très difficile à deviner et elle ne cherche pas à l'en dissuader. Elle danse, donc, complètement collée à lui. Il lui vole ses lèvres mais elle se sent mal, sans savoir pourquoi. Elle pose ses mains clairs sur le t-shirt noir de l'homme qui lui, les as posées sur ses fesses.
Et puis elle tourne la tête.
Un éclat bleu.
Et elle sait que c'est lui. Elle se sent mal, alors. Vraiment trop mal, terriblement mal, et c'est d'une main incertaine qu'elle passe une main sur sa cicatrice, à son ventre. Elle n'est jamais passée voir un guérisseur, elle voulait garder la marque, pour se rappeler à quel point elle avait eut mal.
A quel point elle à toujours mal.


_________________


Spoiler:
 

Monter c'est prendre le risque.
De tomber tout en bas.
Sauf que si on chute de très haut.
L'espace d'un instant on vole.
Myaw Nienta ~
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MessageSujet: Re: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Sam 24 Nov 2012 - 0:06

we'll dance on our graves with our bodies below.

    La musique est enivrante, insupportable. Elle est bien trop forte. Ils le savent bien, je le sais bien, tout le monde s’en fout. Parce qu’ils sont là pour ça, pour danser sur des chansons pourries dont les basses assourdissantes à broyer des tympans résonnent à l’intérieur de leurs crânes vides. Vidés. Vidés de tout. Vidés de sens, vidés de pensées parasites. Surtout vides de pensées. Ils sont tous là pour ça, pour ne rien faire d’autre que danser stupidement, collés les uns aux autres, trop prêts, bien trop prêts les uns des autres.
    Jusqu’à ce qu’une sueur commune infiltre leurs vêtements.
    Jusqu’à ce que la musique ne soit plus qu’un immense courant électrique les reliant tous ensemble.
    Jusqu’à ce que la seule chose qu’ils discernent encore soit les volutes de lumières colorées et le décolleté plongeant de leur voisine.
    Jusqu’à devenir sourds et saouls. Complètement saouls. Mais pas seuls. Plus jamais seuls.
    Ils sont là pour ça.
    Je suis là pour ça.

    Certaines sont vulgaires, tous son pitoyables. Je suis au milieu. Au milieu de la foule, au milieu de ces têtes que je ne connais pas, que je ne veux pas connaître et que je ne connaîtrai pour la plupart jamais plus d’une soirée, d’une nuit au maximum.
    Il y a deux filles à côté de moi. Autour de moi. Une blonde, une brune. La brune a l’air mignonne. Et pas uniquement parce que la jupe que je discerne entre deux flash de lumière a l’air beaucoup trop courte…
    La blonde, je ne sais pas. Elle danse comme un pied mais ça ne fait rien. Je n’arrive pas à détacher mon regard de ses cheveux blonds et de ses yeux que je devine très clairs. Mais heureusement, ou malheureusement, il ne s’agit pas de la blonde à laquelle vous pensez tous, à laquelle je pense aussi, et cela malgré la musique, malgré la brune, et l’autre blonde, malgré la confusion générale des corps et de mes pensées mêlées aux paroles confuses qu’elle me glisse de temps à autre à l’oreille.
    Malgré moi.

    Je n’ai pas la moindre idée de l’heure qu’il est, du temps qu’il passe, et de la vie qui continue au-dehors. Je ne sais plus depuis combien de temps je danse, je bois, je danse, encore et encore. Inlassablement.
    Éternellement ?
    Peut-être.
    Peut-être que ma vie se résigne à ça. Danser, boire, draguer, dormir. Recommencer.

    « Amuse toi tant que tu veux Evan, mais n’oublies pas de vivre ».

    Ma tête se remet à tourner. Ou peut-être est-ce le monde qui tourne. Qui tourne, tourne, tourne, comme un manège, autour de ce petit souvenir que le temps aurait dû rendre insignifiant.
    Mais rien, ni personne ne rend Allie insignifiante. Évidemment…

    Je suis venu pour m’amuser. Et ça fonctionnait, ça fonctionnait bien même. Les mains qui m’attrapaient, m’écorchaient, m’enlaçaient. Tout cela m’amusait.
    Tout cela m’amusait encore deux secondes auparavant.
    La petite blonde a finalement décollé son corps du mien pour enlacer celui d’un autre. La brune est plus persévérante. Elle s’accroche si fort à ma nuque que je pense stupidement qu’on n’arrivera peut-être jamais à l’en détacher.
    Jusque-là tout allait bien.
    Puis, à travers le délire fantasmagorique de la fête, j’ai aperçu ce type.
    Grand, bien bâti, charmeur, il enchaînait les conquêtes depuis plus d’une heure. Je l’avais déjà remarqué, parce qu’il s’intéressait ostensiblement à la jolie brune qui me pend au cou. Elle était venue vers moi sans même le regarder. Il avait secoué la tête, une fois, deux fois, puis j’avais souri ironiquement et le sujet avait été clos.
    Je l’avais aussitôt oublié.
    Mais voilà que cet abruti attire une fois de trop de mon attention. Visiblement la brunette ne lui manque pas vraiment, il a trouvé de quoi se réchauffer, à en juger par la femme blonde dont il vient de voler les lèvres le temps d’un baiser maladroit.
    Et ses mains sont baladeuses.

    Tout à coup je me sens mal. Une appréhension sourde et irraisonnée me mord les entrailles, tandis qu’un désagréable sentiment de déjà-vu me fait redouter le moment où la fille tournera la tête, dégageant ses cheveux et laissant au reste du monde le temps d’apercevoir son visage que je devine parfait.
    Seulement, c’est insensé.
    Je ne les connais pas…

    Pourtant c’est bien là. C’est comme un malaise incontrôlable, un irrésistible étau qui se resserre dangereusement autour de ma poitrine, chaque fois que je tente de respirer. Chaque fois que mes lèvres se posent sur celles entrouvertes de la brune que je tiens entre mes bras.
    Chaque fois que je regarde la type là-bas, passer ses mains sous le t-shirt de la fille.

    Mes mouvements semblent être paralysés dans un univers parallèle où le monde fonctionne au ralenti. Je continue de danser, je continue de l’embrasser.
    Le cœur au bord des lèvres.

    Puis l’inévitable se produit.
    Dans un battement de cil, elle fait pivoter son cou gracile.
    Ses cheveux blonds forment un halo autour de son visage pâle mangé par deux yeux immenses, aussi bleus qu’un ciel sans nuages.
    Le tout n’a duré qu’une poignée de secondes.

    J’oublie de respirer.

    J’ai cessé de me demander quel désastreux sens de l’humour avait pu nous conduire à nous rencontrer ici même, alors que je l’avais abandonnée pour la dernière fois sur le seuil d’une porte.
    J’ai cessé d’essayer de comprendre pourquoi et comment, d’autant plus que la réponse est sans aucun doute encore une fois celle d’un (mal)heureux hasard.
    J’ai cessé de réfléchir à des choses que le désordre de mes pensées et l’alcool rendent trop compliquées.
    J’ai juste envie de partir en courant.

    J’ai juste envie de fuir lâchement, comme un enfant qui a peur des monstres imaginaires cachés sous son lit.

    Malheureusement j’ai bu. Trop bu.

    J’arrête de danser. Ma partenaire me jette un regard incompris. Je l’ignore magistralement et la repousse, doucement mais fermement, sans lui laisser le temps d’exprimer son mécontentement, et je la plante au milieu de la piste de danse.
    Sans le moindre état d’âme.
    Il me faut moins de quinze secondes pour la rayer définitivement de ma mémoire.

    Je fonce sans réfléchir à travers la foule. La sortie à ma droite me tend les bras, m’invite désespérément à la rejoindre, à quitter ce monde transpirant.
    Je la caresse du regard, attendri, et continue mon chemin en jouant des coudes.

    J’arrive à leur niveau. Je peux sentir le poids de leurs regards sur ma nuque.
    Le type me jauge de toute sa hauteur.
    Mes derniers doutes s’évaporent tandis qu’une décharge d’adrénaline parcourt mon corps. J’apprécie un instant cet étrange sentiment et compte jusqu’à trois.

    Puis j’écrase mon poing sur son adorable figure.

    Celle de l’homme qui tient la fille dans ses bras.
    L’homme qui tient Lola dans ses bras.
    Du moins qui tenait.
    Il vient de la lâcher et de rouler au sol, un mélange d’incompréhension et de colère animant son visage.

    Enfin, je la regarde. Elle n’a pas l’air bien différente pourtant je sais qu’elle a changé.
    Depuis ce jour où je l’ai tuée.
    Puis sauvée.
    Avant de me sauver comme un voleur, sur ces quelques mots laconiques.
    « Au revoir Lola ».

    Je souris faiblement, sans accorder la moindre attention à l’homme qui se relève péniblement. Que suis-je sensé dire ?
    Bonjour ? Bonjour Lola, désolé de t’avoir tuée, j’espère que je t’ai manqué.
    De toute façon, je devrais crier pour qu’elle m’entende car la musique, elle, a continué de s’ébranler, lorsque mon propre monde était sur le point de vaciller.

    Alors je me tais, avec cet incorrigible sourire ironique qui me colle à la peau, songeant que je danserais bien à nouveau.

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MessageSujet: Re: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Dim 2 Déc 2012 - 21:15




In my memory
All the small thing
like daggers in my mind...

C'est simplement anormal. Simplement pas normal. Mon cerveau embrumé ne réagit pas assez vite quand mon partenaire de soirée s'effondre et dans mon cerveau une totale incompréhension se construit assez rapidement. Et puis je me retourne.
Comme si c'était une évidence.


Elle aimerait simplement lui en faire baver. L'ignorer, danser de plus belle avec le châtain jonchant sur le sol, boire un autre verre en restant dans son champs de vision, embrasser d'autres gars, plus .. gentils ? Plus.. ? Mais la jeune femme sait bien qu'Evan n'est pas comme ça. Seuls les prince charmants courent après les Princesses et les sauvent, à la fin. Et le brun n'a définitivement rien d'un Prince. Fait toi une raison Lola, ta vie est ratée, et quoi que tu fasses, personne ne te sauvera. Personne. Tu n'es pas une princesse et personne ne te courras jamais après; tout ce que tu peux espérer viens de se dérouler sous tes yeux. Tu n'auras jamais plus que ce brin d'attention et de jalousie. Juste un éclat, un éclair pour tes beaux yeux, sans doute.
Rien qu'une fatalité un peu trop poussée le long de ta vie; c'est tout ce que tu auras. Qui voudrait te courir après, au juste ? Tu ne reste qu'une soirée, et quand tu laisses lentement ton coeur devenir accros à une paire d'yeux, tu meurs. C'est bien ça, le problème, n'est-ce pas ? Ta vie est pourrie, minable, et qui voudrait bien pouvoir la partager ?
Sûrement pas l'homme en face de toi. Vraiment, sûrement pas. Tu tues des gens parce que t'es payée. Enfin non, plus maintenant. Tu n'es plus que la blonde inutile qui ne sait pas quoi faire de ces journées.
Qui a-t-il d'attirant là dedans ?
Pas toi.



Paupières closes, je sens le monde déraper sous mes pieds et je souris à cette sensation tellement de fois côtoyée. Comme une amie, elle me guide un instant vers l'euphorie avec de me laisser tomber dans la migraine. Mais avant, y'a la liberté, quelques instant, juste un moment de répit. C'est exactement ça, du répit. Juste le temps d'oublier que je suis orpheline, abandonnée, morte aussi, un peu.
Et puis seule.
Surtout seule, et inutile.
Tellement seule et inutile ..


Il ne parle pas. Elle ne comprend pas. Elle a envie de le toucher, pour être sûre qu'il est là, réel. C'est sans doute un rêve, après tout. Ses doigts fins viennent d'eux même le long de la cicatrice tandis qu'elle le fixe.
Rouge.
Vert.
Bleu.
Elle lève les yeux vers les lumière, qui colorent la peau d'habitude claire d'Evan. Régulières.
Rouge.
Vert.
Bleu.
Tellement rassurant.
Elle se mord la joue pour ne pas s'enfuir en courant. Il lui fait peur, maintenant. Vraiment peur. Pourrait ne recommencerait-il pas une autre fois, à la moindre contrariété ? C'est trop facile. Son coeur s'emballe alors qu'elle pense être simplement son jouet. Un jouet aux yeux bleus qu'on clos dès qu'il ouvre un peu trop la bouche.
L'alcool amplifiant ses émotions, elle inspire un grand coup, serre les dents.. Un dernier coup d'oeil vers l'homme qui a finit par se relever. Elle tourne les talons dans un excès de terreur. Qu'es-tu devenue, Lola ? La fière, l'impétueuse tueuse à gage qui plissait le nez quand elle voyait le brun que, malgré elle, elle aimait ?
Elle n'est plus.
Elle est tombée bien trop bas.
Pour une seule chose.
Jamais révélée.
Car c'est irréel, n'est-ce pas ?


J'esquive un peu comme je peux la masse mouvante devant moi. Ils trépignent tous, excités. Fronçant les sourcils, je traverse les vagues de désir, d'hypocrisie, de dégoût; bien que je ne sois pas empathe. Je tourne les yeux le temps de voir mon partenaire de danse faire face à Evan. Devrais-je le prévenir qu'il pourrait le tuer ?
Il devrait se taire. Paraît que tuer c'est mortel. Je fuis et m'approche des toilettes. Y'a toujours des gens, dans les toilettes, qui pour quelques billets pour font oublier, jusqu'à votre prénom.
J'aimerai juste oublier le sien, à vrai dire.
Les gens se frottent à moi, et je sens cette envie masculine dans mon dos. Je frissonne; me retourne. Il n'est plus là.
Soupir.


Elle tourne un instant, un court instant. Elle n'est jamais venue ici et pourtant, ceux qu'elle côtoie sont toujours les même. Elle ouvre la porte des toilettes : sales, mal éclairées, et pas si vides que ça. Face aux portes qui lui demandent de choisir si elle est un homme ou une femme, un immense homme, bien fin lui sourit. Un bâtonner incandescent dans la main, il semble la narguer dans l'épaisseur de sa fumer. Comme pour l'inviter, comme pour lui lancer un défi : celui de recommencer.
Ce qu'elle fait sans un brin d'hésitation. Juste en se jetant encore corps et âme dans la seule chose qui la fait vivre.
Puisque plus personne ne veut l'aider. Puisque personne ne l'a jamais fait.



Sauf toi, Mathias. Mais toi non plus, tu n'es plus là. J'espère que tu es mort, enterré, dix pieds sous terre, les yeux crevés, les jambes brisées par le froid, la peau rongée par des milliards de verre. Si tu m'avais pas fait croire au bonheur, je ne l'aurai jamais poursuivit.
Mais maintenant, j'ai compris. Le bonheur à la forme de pastilles. Je sais bien ce que tu dirais. Ou ce qu'Evan dira. "Tu es tombée bien pas Lola."
Ouai. Et bien je creuse encore, vous savez. Peut être que je trouverai de l'or, non ?



Dans un soupire, après avoir laissé quelques billets, elle se retrouve au bar. Il est plutôt bondé et un groupe de filles ricane près d'elle. Pour le coup, elle les étranglerait volontiers. Avec le sourire, avec joie, avec humeur. Fronçant les sourcils, elle sort le pauchon de son soutien gorge. C'est en sécurité, ici. Les pillules sont rouges. Vertes. Bleues.
Tellement rassurantes.
Elle sourit, un instant, puis tourne la tête.
Ses lèvres lui forment une expression parfaitement sereine : elle sait ce qui l'attend; elle ne peut plus attendre. Et puis ses yeux se posent, un instant. Sur un visage, familier.
Et le sien prend un air de défi.



Sauve moi si tu peux.
Aime moi, si tu peux.

Mais surtout.

Achève moi, si tu veux.

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MessageSujet: Re: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Sam 12 Jan 2013 - 0:17

take a bite of my heart tonight.
    C’était tellement comique, finalement. Tellement bourré de clichés, comme dans un mauvais film français. C’était tellement évident.
    Il était écrit que Lola et Evan devaient rencontrer ce soir, entre les corps transpirants et les décibels, entre les lumières vacillantes et les verres de trop, dans les cris, l’adrénaline et le mouvement synchronisé de la foule qui danse comme un seul homme.
    Il était écrit que Lola et Evan devaient se rencontrer à cet endroit précis, et le destin, ambitieux, avait même été jusqu’à écrire qu’Evan Adams allait proprement balancer, sans plus de cérémonie et avec formidable et soudaine énergie, le poing de ses larges mains dans la figure du vilain type qui retenait sa princesse prisonnière.
    Seulement, comme bien souvent, le destin s’était montré fainéant, et il n’avait pas jugé nécessaire d’aller au bout de l’histoire. Les histoires se finissent toujours bien.
    Il n’avait donc pas besoin d’écrire que Lola Hellin allait se jeter dans les bras de son sauveur.
    Il pensait ne pas en avoir besoin.
    Il pensait mal.

    Ostensiblement, le destin ne connaissait rien à la vie, et encore moins à Lola Hellin.


    Lola s’est barrée.
    Comme ça.
    Comme une évidence.
    Comme un coup du destin.
    Elle m’a planté là, avec pour toute compagnie l’homme se relevant dont le visage avait littéralement changé de couleur. Il n’a pas bonne mine, celui-là. J’ai failli le lui faire remarquer, ai contemplé son adorable frimousse que j’avais sans remord largement esquintée, et me suis ravisé, à présent persuadé que les mots n’étaient pas à gaspiller et que s’il avait été judicieux d’user de ma précieuse salive ce soir, cela aurait été pour retenir une Lola que j’ai à peine eu le temps de reconnaître. J’essaye de sourire. Je dis j’essaye, parce que ça me semble plus difficile tout à coup.
    Lola a beau m’avoir filé entre les doigts, il m’aurait fallu moins de ça pour affirmer, avant même que l’idée de me tromper n’effleure mon esprit tordu, qu’il s’agissait bien d’elle. Je n’avais pas besoin de temps supplémentaire pour en être sûr.
    J’ai seulement besoin de quelques secondes, quelques secondes hors du temps, hors de la piste de danse, loin de cet affreux bonhomme qui se relève avec l’énergie du désespoir, rien que quelques secondes pour oublier que les histoires ne finissent jamais bien.
    Ces quelques secondes, elle ne me les a pas laissées.

    Il est énervant lui. Je comprends pourquoi je l’ai tapé. Cela me démangeait les doigts depuis un moment déjà, et toutes ces petites lumières qui dansaient sur son visage, comme des milliers de lucioles multicolores, n’ont rien arrangé à son cas.
    Je passe une main sur ma nuque. Elle est humide. Et un peu tendue.

    Je me rends compte que j’ai chaud.

    Le type a l’air énervé. Moi, j’ai chaud. J’ai besoin d’air. Je ressens soudain ce besoin oppressant et malheureusement très humain de sentir le vent frais fouetter mon visage, courir dans mes cheveux, glisser dans mes poumons, et faire la course avec le sang bouillonnant de mon corps en ébullition.
    J’ai terriblement envie de sortir d’ici.
    J’ai terriblement envie d’être lâche.
    De fuir comme elle, mais dans la direction opposée, pour que le destin pervers qui semble me poursuivre mieux que mon ombre me laisse en paix.

    Au lieu de ça, je m’enfonce dans la foule.
    À sa suite.
    À sa poursuite.

    Je laisse l’homme en colère derrière moi. Je l’oublie bien vite. Je passe devant les toilettes ; elles ne sont pas vides, mais je pourrais la voir si elle était là. Et elle n’est pas là. Elle est ailleurs, pas très loin, pas partie. Elle n’a pas le droit de partir. Une sourde angoisse me picote la poitrine. Ça ne fait pas vraiment mal. C’est juste là, mystérieux et dérangeant.

    Perdu dans mes pensées, je bouscule sans vergogne le tas de filles qui roule à mes pieds. Je les distingue à peine, je les aperçois parfois entre deux flash de lumières, et je me remémore vaguement ce à quoi ressemblait ma soirée avant qu’une fille un peu spéciale, un peu plus brillante que les autres, vienne perturber le parfait équilibre de méprise dans lequel je baignais confortablement, barbotant entre les lumières blanches qui ressemblaient étrangement à des étoiles filantes.

    Je ne vois plus qu’une fille, maintenant, et elle est là, assise seule au comptoir. Mes pas m’ont conduit jusqu’au bar. Je m’approche, en tentant stupidement de ne pas faire trop de bruit, parce qu’elle a l’air fragile tout à coup, très droite face à la table, comme sur le point de se casser en mille morceaux. Cette idée insolite fronce mes sourcils. On a presque envie de se précipiter pour la retenir, l’empêcher de tomber, l’inviter à danser, la faire tournoyer et ne plus jamais la lâcher.

    Puis je pense à autre chose. Une idée un peu stupide. Et si elle avait peur de moi ? Peur de ce que je serais capable de lui faire. Peur que je la blesse, encore. Mentalement et physiquement.
    C’est une drôle d’idée, c’est vrai.
    Il n’empêche qu’elle sonne étonnamment juste, dans le fond du verre qu’elle vient de vider d’un trait, suivi de très jolies pilules multicolores.

    Je suis juste derrière elle. Elle ne peut pas me voir sans se retourner, sans planter ses yeux dans les miens. Elle ne peut pas fuir.

    - Les retrouvailles ça n’a jamais été mon truc non plus…

    Ce n’était sans doute pas la meilleure chose à dire, mais c’est celle qui a franchi mes lèvres, venant s’échouer sur trois petits points de suspension qui laissent flotter dans l’air un arrière-goût de non-dits, de promesses non tenues, et de regrets inavoués.
    Trois petits points de suspension qui ne disent pas grand-chose, mais signifient déjà tellement.

    - Tu viens, on retourne danser.


    Mi ordre, mi supplique, mi question. Trois mi pour une seule crainte, un seul désir.

    Est-ce à cause de l’alcool, d’un surplus d’adrénaline, ou l’effet de Lola tout simplement ? Je glisse ma main sur son épaule, descends le long de son bras, fais jouer mes doigts, tel des notes de musique, sur sa peau glacée et l’attrape par la main. L’arrache à son siège. Je lui fais peut-être mal, et quelque part j’ai envie de lui montrer que je le pourrais, j’ai envie qu’elle me craigne, autant qu’elle me dise « je t’aime ».


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MessageSujet: Re: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Jeu 28 Mar 2013 - 21:20

« Tu sais, il m’arrive parfois de rêver que je vole. Je commence par courir très très très vite, comme si j’étais surhumaine. Et le terrain devient de plus en plus rocailleux et pentu. A la fin je cours si vite que mes pieds touchent même plus le sol. Et je flotte. C’est fantastique comme sensation. Fantastique. J’suis libre, en sécurité. Et puis je me rends compte que je suis complètement seule. »



Lola souffle. La jeune blonde a un problème évident de confiance en elle depuis qu'on l'a tuée. Un problème également pour la confiance envers les autres. Bien sûr, tout le monde s'en prend un jour ou l'autre des coups dans le dos. Mais des coups de poignard en plein dans le bas-ventre, déjà, il y a un peu moins de personnes. Elle se demande si seulement c'est de la lassitude qu'elle ressent ou juste.. une peur irrépressible qui lui tord les entrailles. Elle opte pour la deuxième option en balayant la salle d'un regard distrait. A chaque fois qu'elle attrapait plus ou moins le bonheur, ce dernier se démerdait pour la laisser seule. Toujours et uniquement seule. Elle se mord la lèvre en se disant que si elle pouvait, elle mettrait au placard tout ses sentiments de pauvre humaine misérable parce que c'est tout ce qu'elle était à présent. Une fille forte apeurée cachée sous son lit. En espérant que le monstre de son placard de la trouve jamais.


Je le vois s'approcher. Il me terrifie maintenant et je me sens comme ces femmes battues, accrochées à leur mari qui leur fait vivre la misère. Mais je ne m'accroche pas, si ? J'aimerai vous répondre que non mais la réponse est toute autre. Je m'accroche avec frénésie. Tout en le repoussant. J'agis de manière toujours plus incohérente. Mais de toute façon rien n'a plus d'importance, parce que j'ai sentis les pilules glisser dans ma gorge.
Et je crois que ça ira mieux.


- Les retrouvailles ça n’a jamais été mon truc non plus…


Elle le fixe un instant. Ces prunelles sont tellement claires. Elle aimerait y lire dedans mais elle n'ose plus. Ne le fera pas. Elle a envie qu'il soit cet étranger qui lui plaît uniquement. Dans un monde où elle n'aurait pas d'attaches avec ce gars là aux cheveux brun et à ce sourire ravageur. Ouais, un autre monde où il lui arriverait des trucs cools. C'est à dire pas vraiment sur cette planète.


Je m'humecte les lèvres pour tenter de chasser le brouillard de mon esprit mais ça ne marche plus. Il n'y a que cinq lettres, des yeux clairs, lui tout en entier. Rien d'autre. Sa phrase encore dans l'air et je souris, en me rappelant à quel point la fierté est une sacrée garce. Une putain de garce égoïste qui nous empêche de vraiment parler. Si j'écrasais mon égo et qu'Evan faisait de même, je lui dirai maintenant que je dors recroquevillée dans un coin de la pièce le plus souvent, terrifiée, et que je suis morte de trouille à l'idée de le voir. Ouais, que j'ai peur de lui.
J'pensais être ces filles battues mais c'est faux. Je suis ces filles bien trop fières pour avouer, et battre en retraite. Alors quand je vois Evan je fais comme si tout allait bien. " Tout le monde te décevra un jour " m'avait-on dit. Et je ne savais plus penser de lui.


- Tu viens, on retourne danser.


Elle hésite entre répondre ou pas mais il ne lui laisse pas le choix. et enfonce ses doigts dans la peau du bras de la pauvre Lola qui titube deux ou trois pas avant de redresser la tête. Je suis forte ! s'hurle-t-elle à tue-tête. Forte et déchirée surtout. Tout lui semble amplifié alors que le DJ met en route le trombinoscope. Trop de lumière, et trop de gens, qui dansent, qui ne savent pas. La terre tourne et elle rejette la tête en arrière en riant. Ses cheveux blonds bouclés tressautent alors qu'elle regarde la peau pâle d'Evan devant lui. Elle n'est plus sûre de vouloir encore de lui.
Lies.
Elle est sûre d'être plus attachée à ce type qu'à n'importe qui. Les moeurs changent. Mais les mémoires jamais.


Et si tout ce qu'il nous reste est quelques minutes sur une place combinée à l'horreur auburn d'un champs matinal, alors je n'en veux plus. Si c'est tout ce qu'il nous reste alors je crois que ça ne vaut plus le coup, parce que je suis Lola et que t'es Evan. On n'a rien à faire ensemble parce que le bonheur n'est pas ce qu'on convoite. Non. On veut la gloire et la mort.
Vraiment ?

Elle se colle à lui. Son coeur s'emballe parce qu'elle est proche, bien trop proche, mais plus qu la peur la haine. Et si elle le tuait pour mieux le sauver ?
Parce qu'Evan saurait enfin ce que c'est que d'attendre couchée sur un lit avec pour seule compagnie .. ses souvenirs ? Et une cicatrice qui zèbre le ventre pâle d'une fille qui n'a jamais eut ni enfance, ni adolescence. Qui n'a jamais su vivre comme si ce n'était pas fait pour elle.


Mais j'imagine que c'était déjà beaucoup de me sauver, n'est-ce pas ? Enfoiré. Putain d'enfoiré.

Et puis ça lui explose à la gueule, ça l'entraîne. Elle réduit la distance qui la sépare des lèvres du brun. Elle fixe ses lippes rosées avec un sourire mi-distant mi-envieux et reste là. Peut être deux centimètres séparent leurs visages. Elle laisse sa bouche effleurer celle d'Evan sans rien faire d'autre que constater ce qu'elle est.
Et ce n'est vraiment pas grand chose. Ca la fait rire et si elle avait pu se voir, elle n'aurait pas compris sa réaction mais .. ça ne compte plus. La drogue dans ses veines lui hurlent qu'elle se fiche d'absolument tout. Sauf d'un truc.


- Suis-moi.


Qu'elle se trouve stupide de l'emmener à l'écart. Mais qu'elle trouve encore plus fous ces gens là pour des raisons pas plus obscures que se trémousser pour se retrouver à coucher avec un gars sans intérêt, sans charme, sans rien, qui ne plaît pas plus que le balais du placard. Mais ça la fait bien de baiser une pauvre fille et se plaindre aux gars du quartier qu'elle s'accroche.

Je lui attrape la main. J'aimerai bien lui faire mal mais c'est tellement impossible que je glisse simplement mes doigts entre les siens. Je n'ai pas le pouvo.. Oh.
Il a le pouvoir de me blesser, de me faire mal, de me faire peur. Mais je peux en faire ma marionnette. Quitte à vivre dans un monde de pantins, parfait. Pourquoi ne pourrait-il pas en faire partie ? Je souris franchement alors que je laisse mon don sortir totalement de mon corps, mon coeur. Ca puise dans mes peurs autant que dans ma haine et je me sens bien plus entière maintenant. Je ferme mes yeux clairs pour me concentrer. Peut être qu'une lumière court le long de mes doigts mais les gens doivent de toute façon être trop bourrés pour comprendre. Je laisse donc le tout exploser vers Evan. Soit à moi, Evan. J'veux pas avoir peur de toi. J'veux plus avoir peur de rien maintenant.


" Don't need to be save. "

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MessageSujet: Re: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Jeu 4 Avr 2013 - 22:00

we are infinite.

    J’enserre toujours son petit bras fin et impuissant face à au mien. D’ailleurs elle ne tente pas de se débattre. Elle trouve peut-être cela plus intelligent de demeurer immobile au milieu d’une salle comble où personne ne nous regarde, où personne ne nous prête la moindre attention, où tout ce qui compte pour tout le monde, pour n’importe qui, c’est sa propre petite personne et la personne en face de nous qui, si tout se passe comme prévu, finira hypothétiquement dans notre lit. Il n’y a que ça qui compte.
    Et l’instant. L’instant présent.

    L’instant présent c’est la peau glacée de Lola contre la mienne, l’instant présent c’est ce moment figé dans l’éternité où elle fait un petit pas vers moi d’abord. C’est le premier pas. Il est maladroit, il est hésitant. C’est normal, c’est le premier. Le premier qui la rapproche de son but. Je souris, songeant qu’avec un minimum de chance l’éclairage médiocre suffira à masquer cette suffisance à peine voilée. Son but n’est plus qu’à quelques pas, et son but c’est moi. Ça l’a toujours été. L’alcool et l’adrénaline aidant, je ne doute plus de rien. Surtout pas de moi !

    Après un premier pas suit généralement un deuxième, puis un troisième. Lola n’échappe pas à la règle.

    Elle se rapproche de moi. Doucement mais sûrement, comme on dit. Surtout sûrement. Parce qu’elle est tout proche maintenant.
    Trop proche ? Je ne pense pas.

    I feel so close to you right now, It's a force feel
    I wear my heart upon my sleeve, like a big deal

    Ses lèvres ne sont vraiment plus très loin maintenant. Mais tout de même un peu trop éloignées des miennes visiblement : elle s’approche à nouveau, jusqu’à ce que nos corps ne soient en symbiose, jusqu’à ce qu’ils ne forment plus qu’une masse complexe et unique au milieu de la foule en sueur. Je m’humecte lentement les lèvres, geste familier qui ailleurs, en d’autres circonstances, aurait paru anodin. Dans ce genre d’instant, dans cet instant présent figé dans l’éternité, rien n’est laissé au hasard. Ni ses lèvres, ni les miennes, ni mon sourire qui en dit bien long, ni mes doigts qui courent le long de sa nuque, derrière ses cheveux. Encore moins les mots qu’elle prononce à bout de souffle.

    - Suis-moi.

    Elle a dit ça comme si c’était la seule et unique chose qui avait encore un tant soit peu d’importance, rien qu’une once de vérité à son égard. Comme si c’était les seuls mots qu’elle était capable de prononcer sans s’effondrer. Ou tourner les talons. Et me planter là, comme je l’ai plantée au pied d’un arbre, avant de la tuer, et de la sauver.

    Suis-moi. La seule chose qui compte. Que je la suive. À l’écart. Plus loin. Ailleurs. Au bout du monde.

    Your love bows down, I mean surround me like a waterfall
    And there's no stopping us right now
    I feel so close to you right now

    Avec une brusquerie enfantine, elle attrape ma main. Comme ça, sans prévenir. Parce que c’est Lola et que je suis Evan. Parce qu’on ne se prévient pas pour se faire du mal.
    Toujours est-il que Lola a glissé sa main dans la mienne, et cela sans aucune violence dans ce geste. Elle a simplement passé ses doigts entre les miens, de sorte à ce qu’ils se complètent parfaitement, qu’ils ne soient plus qu’une continuité fluide et indissociable.

    Puis il se passe quelque chose d’étrange. Un flot d’émotions contradictoires défile dans ma tête. Je fronce les sourcils, prenant douloureusement conscience que je perds le contrôle… C’est alors que je remarque son regard, le regard de Lola, si étroitement figé dans mes prunelles. Je ne parviens plus à m’en détacher. Il est là, beau, puissant, incontournable. Inévitable. Comme une vérité trop longtemps ignorée.
    Je comprends au moment même où je m’abandonne. Je comprends que même avec la meilleure volonté du monde et ce qu’il faut de magie, je suis incapable de résister. Elle a mis trop de haine, trop de volonté, et d’un alliage inespéré de bien d’autres sentiments dans son pouvoir pour que je puisse raisonnablement avoir mes chances.

    Ce qu’il me reste de libre arbitre tente de serrer sa main dans la mienne, quitte à lui faire mal, pour lui faire mal, mais mes muscles refusent d’obéir, refusent de casser la chose que je désir le plus au monde.
    J’ai envie de la propulser contre le mur, d’ailleurs je la propulse contre le mur, avec force, et dans un bruit sourd qui pourtant résonne avec si peu d’importance. Sauf qu’il se passe quelque chose que je n’avais pas prévu : au lieu de lui faire mal, au lieu de lui faire lâcher prise et de me débarrasser de son pouvoir, j’éclate de rire. D’un rire léger, irrépressible et irrésistiblement contagieux.

    Alors qu’il n’y a rien, mais absolument rien de drôle, si ce n’est l’ironie fort agaçante de la situation.

    Répondant à un instinct qui n’est plus tout à fait le mien, je passe une main douce et légère sous son menton, le relève pour qu’elle me regarde dans le blanc des yeux.
    Puis, doucement, très, très, très doucement, pour faire durer la chose, pour la faire languir un peu plus, pour nous torturer tous les deux davantage, je l’embrasse. Longtemps. Très longtemps. Pas assez longtemps…
    Parce que c’est la seule chose que je puisse consciemment faire. C’est la seule chose que j’ai envie de faire.

    Je ne contrôle plus rien. Du tout.

    Je passe mes mains derrière sa nuque, dans ses cheveux, sur ses hanches, plus bas encore.
    J’ai l’impression que le mur dans son dos grésille d’impatience. Qu’il en demande davantage.
    Puis en martelant chacun de mes mots, d’une voix chaude et glacée en même temps, en prenant mon temps, je chuchote, tout près de son oreille :

    - Où est-ce que tu veux aller, Lola ?


    And there's no stopping us right now
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MessageSujet: Re: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Lun 29 Avr 2013 - 19:48

" Quelle garce, quelle magnifique garce ! Dans le genre copine on n’a pas fait mieux. Avouez elle est pas superbe comme ça ? Toujours prête à crever, écrabouillée sous un train. "

Et je regarde le train qui s'en va. Ils est chargé de tous ces gens auxquels je pourrai m'attacher. Mais je reste là, sur le bord, à marcher les mains dans les poches, regardant la locomotive rouler sur les rails de mes souvenirs. Je marche lentement, en me disant que j'aurai bien le temps de le rattraper plus tard. Bien plus tard. En attendant, je marche en regardant ce qu'il me reste, ce que j'ai déjà construit. Et puis je me mets à courir. Je sais que le train s'éloigne, et que je vais dans le mauvais sens, mais j'accélère en regardant ma mémoire me jeter tous ces sons, ces visages, ces mots. Ils me portent un instant. Plus haut, plus haut, plus haut. Avant de me lâcher. Pendant un instant, je vole.
Puis je retombe. Il n'y a personne autour de moi. Complètement seule.
Et le train est déjà parti.

Il laisse leurs doigts se sceller et elle sourit. Son esprit est vaporeux, brumeux et elle à l'impression que tout tourne, que ses repères s'effondrent, et que la seul tour qui reste droite à les yeux glacés. Elle se pince les lèvres en le regardant. Est-ce que c'est réel ? Est-ce que c'est réel Evan ?
Elle sent alors une conscience s'écraser contre son don et elle a envie de laisser tomber, et sans la fierté qu'elle possédait elle aurait tout laisser tomber. C'était Lola qui forçait cette tour à tenir droit pour ne pas lui tomber dessus, pour ne pas la briser à nouveau comme une poupée de chiffon.
Le brun passe une main lente sur le visage de la jeune blonde. Un frisson part en courant sur sa peau, laisser une sensation aussi agréable que dérangeante. Puis les doigts glissent sur son corps, heurtent sa hanche sans jamais s'arrêter. Toujours plus loin. Et la jeune femme reste là, à mi-chemin entre le sourire et l'horreur de provoquer ça.


Je ne suis plus sûre de rien. M'aimes-tu ? Me veux-tu ? Tout ça n'est que mensonge et je le sais parce que c'est moi qui l'est construit. Tu es mon patin, ma marionnette, et tu crois m'aimer. Et j'aimerai y croire aussi, mais j'ai les ficelles en main et ça n'aurait plus aucun intérêt de te contraindre en essayant d'y croire. Si je tire plus fort, plus fort encore, tu vas jusqu'ou ? T'es capable de faire quoi pour moi ? Le problème c'est que je n'ai plus confiance. Parce que je ne sais plus ce qu'il est capable de faire, et que j'ai peur de lui. Comme d'un prédateur. Qui m'en veut. Qui me veut.

- Où est-ce que tu veux aller, Lola ?

Elle laisse un sourire glisser sur ses lèvres avant de planer, alors que les mots sont tout juste susurrer à son oreille. Ses yeux se ferment quelques secondes mais viennent s'ancrer dans les prunelles d'Evan, pour laisser entrer un peu plus de puissance. Tout ce qu'il reste.
Elle passe ses mains sur les joues d'Evan, glisse sur la mâchoire et sautent sur ses lèvres. S'accrochant aux lippes du brun la jeune femme souffle.


- A la mer. Au bord de l'eau. Je sais que tu peux le faire.

Elle insiste sur cette certitude en plaquant ses lèvres chaudes contre celles de son ami.. Amour ? Peut être pas. Peut être bien.
Qui sait ? Qui a envie de savoir après tout ?
La mer se trouve à moins d'un heure en voiture, et à pied, entre quatre et huit heures, selon jusqu'où les jeunes gens veulent aller.

Je serre les dents parce que j'arriverai pas à maintenir ça. Et qu'une fois qu'on sera seul, il est évident qu'il comprendra que je le manipule. Sait-il qu'il me fait autant peur que je le veux ? Et si j'ai peur, je veux que tu me prennes dans tes bras pour me dire que ça ira, parce que ça doit aller.
Même si ce n'est pas possible. Pourquoi est-ce que tu m'as aimé, un jour, Evan ? Qu'ais-je ? Je croyais que les humains noirs étaient méprisés des Sorciers Noirs. Mais qu'avez-vous de plus, vraiment ? Peut être le cran de tuer l'autre.
La prochaine fois c'est moi.
J'ai envie de me venger parce que c'est comme ça que ça doit marcher, c'est ce que je devrais faire. Mais face à ses immenses prunelles océannes je fronce les sourcils. Emmène moi. Emmène moi qu'on règle nos comptes une dernière fois.

Ses pouces continuent de tracer des lignes invisibles sur le visage d'albâtre d'Evan. Elle aimerait se noyer dans ses yeux et reste là à contempler le visage si expressif. Mais cette fois-ci elle voudrait gagner parce que c'est un con, parce que sa modestie est morte quand il avait six ans. Puis parce qu'Evan est Evan, pourquoi lui, pourquoi pas un gars un peu plus normal, un peu plus banal, un peu moins torturé ? Un peu plus lisse, plat, doux. Quelqu'un qui, quand tu creuses un peu dessous la surface, n'as pas des cadavres enterrés dans sa mémoire.

Elle souffle.
C'est lui. C'est là, sous sa peau. Rien n'est sûr, sûrement pas qu'ils finissent ensemble, ça serait trop simple n'est-ce pas ? Mais ça pulse, douloureusement. C'est toi, c'est lui, et c'est comme ça. Pas le choix.
Et même si tu pouvais, Lola, ne choisirais-tu pas quand même ce gars-là ?


" I wanna fly,
Can you take me far away ?
I bought these dreams that all, fall, down. "

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MessageSujet: Re: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Lun 6 Mai 2013 - 1:44

Don’t get too close, it’s dark inside..
    Je plaque mes mains contre le mur, ce même mur qui tremble toujours, le dos de Lola se trémoussant sur sa peinture écorchée vive. Écorchée vive. Comme nous.
    Cela me permet de prendre un peu de distance. Je suis toujours indéniablement et irrésistiblement proche d’elle ; mes lèvres chatouillent les siennes tandis que mon corps la frôle, et s’en va, pour mieux se faire désirer. Je mets seulement davantage de distance, entre son pouvoir et moi, entre ses beaux yeux et moi. Et puis de cette façon elle est un peu prisonnière. Prisonnière de mon étreinte sans que j’exerce une véritable pression physique. Cela n’est jamais qu’une histoire de physique d’ailleurs. C’est moral avant tout. Le premier qui craque. Le premier qui se laisse aller. À l’autre. Complètement.
    Le premier qui tombe.
    Entraînant le second dans sa chute libre.

    Je sens son pouvoir affluer dans mes veines comme autant de poisons délicieux.
    D’un regard je relève le sien, les lèvres déjà étirées à l’aube d’une certitude en forme de victoire : « Ça sera pas moi le premier, Lola ». Je ne l’ai pas dit à haute et intelligible voix, je l’ai simplement pensé, suffisamment fort pour que mon rictus parle de lui-même.
    Au fond il y a toujours ce vieux doute un peu vicieux, ce vieil ami, cette ancienne rangaine qui tourne autour de nous sans cesser, qui après tout ce temps ne nous lâche toujours pas, comme pour nous rappeler « Sur un champs de mine y’a que le premier pas qui compte. Le deuxième tu claques ». Comme pour nous rappeler qu’on n’est jamais sûrs de rien, surtout pas de survivre à ça.

    Ça. Ce petit truc, ce jeu sadique, ce clown pervers qui existe entre Lola et moi. Ces quelques petits centimètres de rien du tout qui nous séparent l’un de l’autre, et nous rapprochent en même temps. C’est comme le vers à moitié vide, ou à moitié plein. C’est ces quelques battements d’air qui nous rendent si proches, ou nous éloignent davantage.
    Je n’ai pas encore décidé de l’état de mon verre. Je ne sais pas encore s’il sera à moitié plein, ou à moitié vide. Je ne sais pas encore si on est encore trop prêts, ou trop éloignés.

    Je suis un petit peu saoul, aussi.

    J’avoue. Je confesse. Pour une fois ; j’aimerais que ce soit un peu plus simple. Qu’on puisse balancer des « je t’aime » sans vraiment y croire, sans être sûr de rien, qu’on puisse jeter des « je t’aime » à la mer, même si ça ne sert à rien, juste pour voir. J’aimerais que ce soit aussi lisse, aussi parfaitement niais que dans les mauvais films français. Qu’on puisse avoir un peu d’espoir, tu sais. Oublier que ça ne sert à rien, que ça fait mal pour rien.
    J’avoue. J’aimerais bien.
    J’aimerais bien dire « Je t’aime » à Lola, juste comme ça.

    Je dis n’importe quoi.

    - C’est toi qui me fait penser n’importe quoi ! C’est à cause de toi !

    Tout est à cause de toi.

    Ça sonne violemment entre mes lèvres qui regrettent aussitôt de s’être ouvertes. Ça sonne comme un reproche. Comme un enfant très énervé qu’on lui dise ce qu’il doit faire. Ma langue a rattrapé mon esprit, a laissé place à la colère qui me monte à la tête.
    Je l’ai poussée sans m’en rendre compte. Le mur gémit silencieusement derrière elle. Elle va finir par y entrer d’ailleurs, si je ne cesse pas immédiatement de l’y enfoncer.
    J’inspire. Une fois. J’expire. Encore.
    Et je me concentre sur son sourire. Rassurant. Prometteur. Prometteur d’un nouveau baiser.
    Elle va m’embrasser. Je crois qu’elle adore ça. Sans prétention !
    J’attends patiemment que ses lèvres viennent à moi ; il ne s’agirait tout de même pas de lui montrer que j’en ai quelque chose à faire, il ne faudrait tout de même pas qu’elle se doute du plaisir sucré et enfantin que me procure sa bouche humide sur la mienne. Non, non. Surtout pas. Ça serait trop facile…

    - A la mer. Au bord de l'eau. Je sais que tu peux le faire.

    Je souris non sans prétention.

    - Y a-t-il quoi que ce soit que je sois incapable de faire ?

    Et aimer alors ?

    Cette petite voix dans ma tête ressemble fort à celle d’un Evan qui a trop bu, et qui se pose par conséquent bien trop de questions.

    Et l’aimer, Evan ? Hein ? T’en es capable, de ça ?

    Non, je ne suis pas schizophrène. Je la connais bien cette voix. Elle n’est pas bien méchante, juste difficile à faire taire. Et elle touche toujours étonnamment juste…

    - Ok. La mer.

    Murmure laconique à peine audible. Lola l’a très bien saisi et lorsque je la prends par la taille, elle ne bronche pas. Je passe ma main juste au-dessus de ses fesses. Certes une téléportation ne nécessite pas une telle proximité, mais Lola n’a pas besoin de le savoir.
    Je ferme les yeux et visualise la mer. Ce n’est pas très loin d’ici. Ce sera d’autant plus facile. Je vois déjà les vagues venant s’échouer sur le sable qui a déjà vu passé toutes leurs jumelles avant elles. Toutes sont venues s’abandonner ici, ou un peu plus haut dans les rochers.
    Il fait nuit. Il n’y aura personne.

    J’ignore pourquoi elle l’a choisi, mais c’est un joli endroit. Pas étonnant que les vagues elles-mêmes l’aient choisi pour mourir.


« - I don’t know what I want.
- That’s not true. You want what everybody wants. You want a love that consumes you. You want passion, and adventure, and even a little danger. »

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MessageSujet: Re: I use to think that I was better alone [E.A ♥]   Mar 7 Mai 2013 - 18:59

« Quelqu’un a dit un jour que la mort n’es pas la pire chose dans la vie : le pire, c’est ce qui meure en nous quand on vit. »

Je ne sais pas. Je n'arrive pas à me décider. Evan est-il cette bouée au milieu de cet océan glacial dans lequel je suis plongée depuis des années ? Parce que si c'est le cas, dites le moi. Dites le moi que je puisse m'y accrocher et me jeter corps et âme dans la bataille, que j'apprenne les règles pour pouvoir gagner. Je ne sais pas qu'on gagne, mais s'il faut battre un gars comme lui, c'est sans doute que a en vaut la chandelle.
Et tout va bien.
Mais s'il est la vague qui me coule, hurlez le moi, arrachez moi de ces yeux là, de ce sourire là. Oh, ce sourire là surtout. Criez, ou murmurez, je l'entendrai. Je veux le savoir pour nager loin, pour aller chercher une autre bulle d'oxygène pour exister dans ce monde. J'irai prendre l'air. Aller le chercher, ailleurs. Peut être qu'il sera plus vrai, moins chimique, moins toxique.
Mais vous, vous qui êtes dans ma tête, vous devez savoir. Vous devez savoir que je préfère être noyée plutôt que de lâcher ce que j'aie.

- C’est toi qui me fait penser n’importe quoi ! C’est à cause de toi !

Je souris parce que.. j'raconte n'importe quoi aussi. Sauf que moi.. j'suis sous l'emprise de rien, vous voyez ? L'emprise de rien du tout. Juste lui. Peut être qu'il a un don, aussi. Un don sacrément cool d'ailleurs. Puissant, indétectable.
Peut être qu'il m'attire juste.
Une histoire de fierté et de physique.
Une histoire de cul et pas de coeur. Mais si c'était le cas il serait dans mon lit. Pas dans ma tête, à tourner, retourner, pour me labourer le coeur. Et si j'ai du mal à respirer c'est juste parce que je ne veux pas respirer de cet air. Pas de ton air Evan. Pas de ton air.
Et tout va bien.

- Y a-t-il quoi que ce soit que je sois incapable de faire ?

Pas capable d'être gentil, pas capable d'être vraiment moche, pas capable d'être vraiment modeste, pas capable d'épargner une vie, pas capable de désobéïr à Anja, pas capable de boire cinquante shutter de rhum cul sec, pas capable de me laisser croire que je t'aime, pas capable de te transformer en hibou, pas capable de tuer ta cheffe, pas capable de me tuer non plus, pas capable de m'aimer vraiment, pas capable de courir trois marathons sans t'arrêter, pas capable de ne pas boire pendant deux cents jours, pas capable de créer ta ligne de fringue en moins d'un jour, pas capable de te présenter devant tes supérieur complètement saoul, pas capable de te téléporter en Antartique à partir d'ici, pas capable d'être sincère tout le temps, pas capable d'avoir de vrais amis, pas capable de..
J'ai envie de répondre oui mais je me tais. Il n'a pas besoin de savoir que je sais qu'il ne peut pas tout faire.
Qu'il ne peut pas m'aimer.
Mais.. tout va bien.

- Ok. La mer.

Il passe une main sur le corps de la jeune femme. Elle se sent subitement rapprochée d'Evan et un frisson part en hurlant le long de sa colonne et elle se sent sourire malgré elle. C'est stupide que ça soit aussi faux, aussi faux, aussi faux.
Tellement faux.
Elle ferme les yeux. Simplement. Plus de monde autour d'elle, peut être même plus de terre sous ses pieds. Plus de gens en sueur se collant les uns aux autres, plus de musique assourdissante. Juste un calme, un coeur ou deux qui battent. Elle ne sait pas vraiment qui en a un, et qui a perdu le sien. Quelques roulements lui parviennent. Ils y sont. Elle aimerait laisser glisser un bravo, ou un truc gentil. Mais elle n'est pas gentille et lui non plus, et à part provoquer .. provoquer quoi d'ailleurs ? Un haussement d'épaules ou de sourcils. Rien d'important. Rien qui ne compte.
Elle a laissé son pouvoir, meurtri, se rétracter. Fatiguée, elle ouvre malgré tout avec douceur les yeux. Rien à dire, le ciel n'a jamais été aussi beau. Les étoiles semblent plonger dans la mer sombre.

L'air est un peu frais mais rien ne compte. Elle ne sait pas si tout ça est réel. Il faudrait que ça le soit, pour une fois, qu'elle ait quelque chose à quoi se raccrocher. Cette putain de bouée.
Qu'elle s'empresserait sûrement de crever, parce que Lola est un paradoxe aux cheveux blonds qui ne sait que tuer ce qu'elle a. Pour qu'il reste sienne, qu'elle sache exactement à quel moment ça a foiré, quand est-ce que précisément ça a cessé d'aller bien.
Elle se retourne. Etre dos à Evan n'est peut être pas l'idée du siècle, surtout maintenant qu'elle n'a plus d'emprise sur rien. C'est peut être ça qui terrorise la jeune femme. Elle ne le contrôle pas. Elle ne contrôle rien. Ni le mouvement des vagues qui agonisent à ses pieds avant de mourir dans le sable. Une lente agonie qui fascine la blonde qui se retrouve comme une enfant. Parce que personne ne va montrer la mer à une orpheline qui ne sera plus là le lendemain. Personne ne fait rien parce que demain, elle sera déjà loin.
Tellement loin.
Et tout va bien.


- Evan ? Est-ce que tout ça est réel ?


Ne me demande pas de m'expliquer s'il te plaît. Est-ce que je veux savoir ce que tu pensais moi, tout à l'heure ? Non. S'il te plaît, répond moi. Parce que si ce n'est qu'une illusion, si tu n'es que le vent d'été que je n'arrive pas à attraper, alors dis le moi. Dis le moi que je te laisse t'en aller. Que j'arrête de t'avoir sous la peau.
Tout va bien.
J'aimerai faire taire cette litanie à la con qui ne veut rien dire. Tout va bien ? Qu'est-ce qui va bien au juste ? Toi ? Moi ? Nous ? Je meurs et tu me tues, ça va, ça ? Non. Rien ne va parce qu'on est ces gens là qui cherchent cette chose sans jamais le trouver. Trouves moi Evan, trouves moi.

Les traits de la blonde se durcissent. Depuis quand est-ce qu'elle est aussi pathétique ? Un rapide regard sur le brun pour se rappeler à quel point il est beau, tout simplement. Un regard clair tellement insolent, un sourire qui crée un léger pli dans le coin de la bouche.
Ouais.
Elle détourne le regard, pas vraiment sûr de pouvoir soutenir ça. Regarder l'eau bouffer les étoiles est clairement plus facile.

J'aimerai que ça ne soit qu'un jeu. Un jeu, avec des règles. J'ai peur et je suis acculée sur une plage que j'ai choisie. N'est-elle pas magnifique ? Elle relate l'histoire d'étoiles se noyant dans une étendue noire. L'histoire de gouttes d'eau crevant à nos pieds. Et d'un gars, d'une fille.
C'est l'histoire d'une histoire à vrai dire.
Peut être que c'est la notre, mais peut être que je ne suis que de passage dans sa vie. La vie d'Evan. Je ne sais pas ce qu'il y avait, avant. Je ne sais rien et je m'accroche comme s'il était ma dernière chance. Mais c'est un homme, pas une métaphore, c'est Evan et pas le prince charmant ni le héro des bandes dessinées. C'est à nous de tenir la plume ce soir.
Mais je tremble tellement.


« I need to tell you something and i need you to not panic. I need you to keep breathing. I need you to stay alive because... I swear to God, I need you to stay alive, alright ? »

_________________


Spoiler:
 

Monter c'est prendre le risque.
De tomber tout en bas.
Sauf que si on chute de très haut.
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Myaw Nienta ~
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