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 Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]

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MessageSujet: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Jeu 17 Jan 2013 - 16:05

Que peut-on dire sur l’esprit de l’être humain ? Pas grand-chose de propre à l’humanité entière, tout le monde à une façon de penser différente, il en va de même pour les points de vue, sentiments… Alors qu’est-ce que les humains ont en commun ? Et bien il y a l’instinct par exemple, qui est une chose universelle. En effet, instinctivement, nous réagissons à la douleur, nous sommes méfiants, et une multitude d’autres exemples que je pourrais citer sans m’arrêter. Mais un seul de ces reflexes instinctifs attire mon attention aujourd’hui, celui de la peur du changement… En effet, nous autres humains aimons bien stagner dans notre situation actuelle, pourvue qu’elle soit stable et confortable. L’inconnu nous effraie, on ne veut pas savoir ce qu’il y a derrière une porte quand on ne sait pas où elle va nous mener, et qu’il nous sera difficile voire impossible de faire machine arrière. Voilà d’où nous vient la peur de la mort par exemple, on ne sait pas ce qui se passe quand nous cessons de vivre, où va notre esprit, on ne peut pas accepter la notion de « ne plus exister », alors on se tourment avec des questions, craignant le futur… Mais qu’importe, je ne vais pas mourir tout de suite, alors je ne vais pas m’embrumer l’esprit de penser mortuaire durant toute la durée du vol… Oui le vol, je suis actuellement à bord d’un Boeing 747, un imposant avion utilisé pour les longs vols. Celui-ci est affrété par la compagnie « Japan Airlines », car c’est là-bas que nous nous rendons mon mentor et moi, plus précisément à Kyoto, et c’est pour cela que je pensais à la peur du changement chez l’être humain, car je suis en plein dans cette situation, le changement… Ren a été rappelé dans son pays d’origine par son père à propos de son entreprise, il ne m’a pas vraiment dit pourquoi, mais m’a clairement fait comprendre qu’il n’avait pas le choix… Moi en revanche, j’ai eus le choix, mais quel choix, rester et ne plus avoir d’apprentissage, ou le suivre, et improviser sur place pour que je puisse continuer à apprendre l’art de la métamorphose et de la télépathie, mais d’un autre côté, quitter les quelques attaches qui me maintenaient à l’Ecosse pour un pays inconnu où je ne connaissais personne. Il y avait deux liens que j’ai dû briser pour partir, celui avec ma tante, qui a accepté ma décision sans trop de problème, me disant que je devais d’abord penser à moi et non pas à elle, et, plus dur, récent, celui avec Ellie, une jeune fille que j’ai rencontré en forêt lors d’une de mes virés nocturne. Nous avons parlé, et ce fût le coup de foudre pour moi… La quitter me brise le cœur, mais mes sentiments resteront tel qu’ils le sont, peu importe la distance, peu importe le temps pendant lequel je ne la reverrais pas, je continuerai de l’aimer, même si elle ne m’aime pas, ou plus, cela importe peu, je sais me transformer en loup et faire voler un lion, mais je ne suis pas capable de briser aussi facilement ce lien immatériel qu’est l’amour, une des seule choses qui puisse faire accéder quelqu’un au bonheur, les souvenirs qu’il garde de ses moments partagés avec son aimée, ce sont des choses fortes, synonyme de bonheur, bien qu’ils puissent parfois êtres empreints de nostalgie, et nous faire regretter le passé… Mais la vie ne se construit pas sur ce qui a été, mais sur ce qui sera, alors Japon ou non, je me suis fermement mis dans le crâne que je reverrai Ellie, et j’ai choisis la deuxième option, je pars.

Nous ne sommes plus très loin de notre destination. Déjà, l’avion commençait à descendre doucement, et le pilote nous annonçait que la phase d’approche à l’atterrissage allait débuter. Je contemplais le paysage par le hublot, et pu constater qu’au milieu de l’immense étendue d’eau que nous survolions depuis plusieurs heures, il y avait des îles, celles du Japon, oui, le voyage s’achèverait bientôt. Ren m’avait dit de me mettre au côté de la fenêtre, surement parce que ce serait la première fois que je verrais ce pays, et que… Je ne sais pas, peut-être est-ce simplement par rapport à lui, voulait-il voir l’endroit dans lequel on le forçait à revenir le plus tard possible, ou une autre raison que sais-je ? Je le regardai, ses traits étaient, à son habitude impassibles, mais qu’en était-il de son esprit ? Je décidai de le savoir.

-Sensei, comment vous sentez-vous ?

Oui, je parle toujours avec ma politesse surdéveloppée, cela dit il paraît qu’au Japon c’est plutôt courant, alors autant m’habituer… En réalité, je ne connais pas grand-chose au Japon, enfin je m’y intéresse surtout au niveau des arts martiaux, quel qu’ils soient, et le Japon est clairement le pays de référence en la matière. La philosophie qui y règne m’y plaît, et même une école très peu connue aura ses particularités. Tenez par exemple, récemment, je me renseignais sur le rapport entre les arts martiaux et la vacuité, l’art de faire le vide en soi, et bien je suis tombé sur un art qui y était consacré, le Shinkû Gei, littéralement, « Art de la Vacuité ». Un club très peu connue, mais qui pourtant propose un enseignement très riche et varié sur une multitude de techniques, pieds, poings, clés sabre, nunchaku, tessen, bô… Il n’y avait malheureusement pas de club en Ecosse, je n’ai entendu parler que d’un club en France, peut-être qu’il y en a au Japon… Quoi qu’il en soit, dans ces sports, la politesse et la courtoisie sont de mise, salut, entraide… Même par rapport à ce qui n’est pas humain, le salut du dojo, au sabre, au tessen… Enfin une fois arrivé là-bas, j’imagine qu’il y aura d’autres priorités que les arts martiaux… Rien que pour apprendre à être correct, tellement de coutume, de geste de politesse et de mentalité change, et j’ai beau m’être documenté là-dessus, je sais très bien que j’apprendrai tout ça surtout dans la vie de tous les jours, en faisant des faux pas… Heureusement que Ren ne sera jamais loin de moi, enfin ce sera plutôt l’inverse, lui fera ce qu’il a à faire, et moi je suivrais au possible. D’ailleurs je me demande ce que les gens penseront de lui, je sais que les Japonais sont très… patriotique, et que même si les apparences peuvent faire croire le contraire, les étrangers ne sont pas spécialement très bien vu au Japon. Pourtant, jamais cela ne se verra, ils seront toujours très polis très courtois. Je sais que Ren n’est pas un étranger, il est Japonais, mais il a vécu longtemps à l’étranger, et peut être cela suffit-il à ce qu’il se fasse considérer comme une personne de l’extérieur, ce qui voudrait dire qu’il aurait perdu son « statu » de Japonais… Quoi qu’il en soit, il est sûr que moi j’en serai un, un gaijin, quelqu’un venant d’un pays extérieur. Bon, il est vrai que je n’ai pas une goutte de sang japonaise dans mes veines, mais cela m’embête un peu, dans le sens où ce mot peut être dit péjorativement… Certains Japonais sont assez racistes, certains considèreront même toujours une personne comme « étrangère », même si elle vit au Japon depuis trente ans, qu’elle parle la langue et qu’elle connait toute les coutumes, formules de politesses, géographie histoire et j’en passe… Mais d’un autre côté, c’est un très beau pays, je peux comprendre que ses habitants en soient fier et veulent le garder « traditionnel »… Il y a partout des endroits semblables dans le monde, j’ai entendu parler de la Bretagne par exemple il n’y a pas longtemps, une magnifique région de France. Ses habitants luttent pour conserver le patrimoine qui s’y trouve, et ils ont bien raison. Certains font même sauter des bombes pour revendiquer son indépendance, mais là je trouve que cela va clairement trop loin… La différence est que là, ce n’est pas dans une région que nous nous rendons, mais un pays, à l’image de la Bretagne, en beaucoup plus grand, et comme l’appellation « Grande Bretagne » était déjà prise, ils l’ont appelé « Japon »…


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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Dim 20 Jan 2013 - 19:27

Le temps file,
les secondes défilent.


Tout s'est précipité. Trop vite. Les minutes se sont écoulées, les heures sont passées comme un songe. Et moi, j'ai suivi mon destin en tâchant de satisfaire les paroles de mon père. J'aurais préféré rester ici. Poser pied sur l'herbe fraîche de l’Écosse, encore une fois. Non sur le béton gris de Kyoto. Pourtant, c'est au profit d'une nouvelle vie qu'il me faut quitter Little Angleton. Voyager à plusieurs centaines de kilomètres de là. En avertissant le moins de personnes possibles.

Je tourne la tête vers ma femme, qui s'active une dernière fois à vérifier mes bagages. Oui, elle part un peu plus tard que moi. J'ai préféré lui laisser le loisir de prendre son temps, de faire ses adieux à tous ceux qu'elle voulait. Pas moi. Je pose ma paume ouverte sur la porte vitrée et soupire d'un air mélancolique. On me croirait têtu. Pourtant, face à mon père, c'est totalement l'inverse. On peut dire qu'il détient véritablement tout pouvoir sur moi. Heureusement, il n'est pas trop méchant envers moi. Il me fait simplement prendre conscience de l'ordre de mes priorités. Après tout, il a raison. Je ne peux pas faire machine arrière. C'est moi l'héritier, et personne d'autre. Et refuser mes droits serait plus que mal perçu. L'entreprise familiale à déjà quelques nombreuses années. Si je me déshérite, je n'aurai plus non plus accès aux fonds de l'entreprise. Mais ça risque aussi d'avoir des retombées sur Miyaki. Et ça, c'est tout à fait hors de question. Alors, en attendant, je me plie aux décisions de mon père. Maintenant, il n'y a plus rien qui me rattache à l’Écosse. C'est ce que j'aimerai me dire en tout cas. Je me dirige vers Ayumi qui est déjà chaudement habillée et la prend dans mes bras. Puis, j'ouvre la porte fenêtre avant de la refermer derrière moi. Tenant ma fille d'un bras, j'en profite pour couvrir un peu plus son cou. De la fumée s'échappe de sa bouche lorsqu'elle babille. Elle est très bavarde. Je souris avant de toucher son petit bout du nez de l'index et d'observer l'état du jardin. Il est tout blanc. Plusieurs centimètres couvrent sa surface. Sans doute se compte-t-il en mètre à quelques endroits. J'ai jugé préférable de vendre la maison, même si j'ai peu d'espoir qu'il soit un jour habité. J'ai fait de nombreux travaux, et le grand manoir doit avoir son prix, non négligeable. D'autant plus qu'il se trouve un peu en retrait, ce qui n'est pas très avantageux. Mais qui sait, sans doute trouvera-t-il preneur à un riche propriétaire.

Mon sourire se teinte d'une tristesse non dissimulée. Ayumi pose aussitôt sa main sur ma joue. C'est à ce moment que je me rends compte qu'elle a froid. Alors, pour éviter d'alerter sa mère, je rentre dans la maison familiale. Ma fille, elle aussi me rejoindra quelques jours plus tard. Reposant la petite, mon regard se porte à ma montre. Il sera bientôt l'heure. J'inspire profondément. Mieux vaut être un peu en avance pour ne pas faire attendre Yoren. Même s'il risque lui aussi d'arriver plus tôt que prévu. Oui, Yoren. À vrai dire, avant de recevoir sa réponse, j'étais partagé. Ce n'est pas un manque de confiance, mais j'étais loin d'imaginer mon apprenti m'accompagner. Vraiment loin.
Après un profond baiser échangé avec Miyu, je me saisis de mes valises et passe par l'intérieur de la maison pour atteindre le garage. Je dépose sans plus de cérémonie mes valises dans le coffre, au nombre de 3. Oui, bon, d'accord, vous vous attendiez à quoi ? Il me faudrait un camion de déménagement en vérité, trois est bien peu à mon goût. Et puis, vous savez, si Miyaki et Ayumi prenne un autre avion, c'est aussi parce qu'elles embarquent dans un jet privé. À vrai dire, j'aurais pu faire la même chose. Mais je serai avec Yoren, alors je préférerai pour l'instant le laisser dans un semblant de normalité. Bon, ça ne veut pas non plus dire que nous allons en classe économique bien sûr. Le voyage jusqu'au Japon est très long. Et il n'y a pas assez de place dans ces avions en seconde classe.

Après un dernier bisou à Ayumi, je fais un signe de la main et appuie sur un bouton pour ouvrir la porte du garage, avant de prendre place du côté conducteur. En voyant l'épaisse couche de neige devant moi, je ne peux m'empêcher de soupirer. La meilleure chose est de foncer jusqu'à la porte d'entrée. Et c'est ce que je fais.

Finalement, quelques heures plus tard, je parviens à Édimbourg, et emprunte les voies à grande vitesse pour rejoindre la grande ville de Londres. C'est d'ici que nous partirons pour Kyoto. Effectivement, Yoren ne tarde pas à me rejoindre. J'ignore s'il était déjà là ou non avant mon arrivée, mais il arrive clairement après moi au point de rendez-vous. Je lui souris affectueusement tandis que nous nous dirigeons vers l'embarquement. Juste à temps. Je suis fatigué. Terriblement fatigué. J'ai conduit toute la journée pratiquement. Et nous voyageons de nuit. Ce qui signifie que nous arriverons certainement en matinée. La nécessité pour moi de dormir dans l'avion est donc véritablement indispensable. Surtout si mon père m'a déjà préparé quelques trucs à faire. Bref.

Je laisse à Yoren le soin de se mettre du côté de la fenêtre, histoire qu'elle serve à quelque chose. Ce n'est pas moi qui regarderai au travers. Moi, je vais dormir. Rapidement. Et en effet, ça ne tarde guère. Pour moi, le voyage est un peu comme une ellipse de quelques minutes. On ne me dérange pas, sauf lorsque le repas arrive. Ah oui, c'est de la première classe. Pas de sandwichs. C'est une table personnelle qui est dressée, avec des couverts et tout ça. Ça peut surprendre, mais on s'y habitue très vite, je vous l'assure. Finalement, après un sommeil on ne peut plus mérité, nous abordons bientôt les côtés japonaises. Le passage de l'eau à la terre provoque quelques perturbations, ce qui a le don de me réveiller.

-Sensei, comment vous sentez-vous ? 

Je tourne mon regard à moitié réveillé vers celui du plus jeune. J'ai déjà les sourcils froncés. Comment ? Fatigué. Même si je viens de dormir. Je pense que c'est de la fatigue psychologique aussi. J'inspire et m'étire. En souriant très légèrement, je pose ma main dans les cheveux de Yoren et les trifouille gentiment. Mais je ne réponds pas. Souvent, ça veut tout dire. Mon épuisement doit se lire, malgré moi, sur mes traits.

Nous finissons par atterrir à Kyoto. Je bâille une nouvelle fois et attend que nous nous soyons totalement arrêtés pour détacher ma ceinture. D'un geste, je fais signe à mon apprenti de me suivre. La suite promet. C'est pour Yoren que ça risque d'être le plus dur. Je saisis mon bagage à main et suit les autres voyageurs pour descendre de l'avion. Je garde une attention constante sur l'européen et nous dirige vers le retour des bagages. Je soupire en voyant deux bonshommes en noir se diriger vers moi. Ça y est, la mascarade est de retour. Techniquement, personne n'est autorisé à se retrouver du côté du terminal. Mais bon, parce que mon père l'a décrété, ça change la donne. Mine de rien, s'il n'est pas empereur ou quoique ce soit, mon père a une sacré influence sur la ville. Et quelle ville. Bon, après, je suis certain que d'autres pourraient faire la même chose. Mes bagages sont dans les premières, et je ne tarde pas à voir Yoren attraper les siennes. On me prend tranquillement les valises qui attendent là, si bien que, rapidement, je me retrouve les mains vides, sac à main compris.

-C'est bon, il est avec moi.

Commençais-je à râler lorsque Yoren se fit presque brusquement éloigner de moi. Sans parler, mes deux gardes du corps acquiescèrent et se mirent en retrait. Un sourire désolé en direction de Yoren suffit à me déculpabiliser. Quelques têtes se tournent vers moi. Forcément. On doit penser que je suis une célébrité, avec mes lunettes de soleil qui protègent mes yeux trop clairs de la réverbération du soleil sur la neige, et mon costard. J'ai aussi jugé bon de me refaire une couleur afin de réintégrer ma couleur de cheveux naturelle, à savoir le brun, comme la plupart des japonais. L'exotisme dans le milieu des affaires, c'est quelque chose de plutôt mal apprécié. Enfin je dis ça... Mais bon Miyaki... et son père... Bref.

Malgré ma volonté de trouver les yeux de mon père, je me rends rapidement compte qu'il n'est pas là. C'était à prévoir. Ma mère non plus n'est pas présente. Alors, je me dirige vers l'extérieur. Là, comme si la place avait été judicieusement et méticuleusement choisie m'attend une magnifique bmw blanche. Tout à fait. J'ignorais même que ça existait. Les valises sont mises dans le coffre. Et puis, j'invite Yoren à rentrer dans la voiture avant moi. Les gardes du corps, quand à eux, prennent place dans une seconde voiture, derrière la nôtre. Et puis, enfin, conducteur à bord, la voiture démarre. Heureusement qu'il est là, je ne me serais pas senti de conduire jusqu'à la demeure principale. Conscient que de mauvaises oreilles n'étaient plus là pour nous entendre parler, je relevais la vitre séparant le conducteur des places arrières. Et là, je repousse ma tête en arrière avant de me mettre à rire. Simplement. Je mets ma main sur mon front et passe cette dernière dans mes cheveux.

-Désolé, je crois que c'est les nerfs.

Après m'être calmé, je retire mes lunettes puisque les vitres sont teintées et ne m'agressent pas les yeux. Puis dirige ces derniers vers mon jeune apprenti.

-Il va falloir t'habituer à cette vie. C'est souvent beaucoup de cérémonie pour pas grand chose.

Et pourtant, je suis dans mon élément. Je l'ai toujours été. Cette vie de star est loin de me déplaire. Après tout, j'aime bien qu'on m'admire. Qu'on parle de moi, parce que je suis passé dans tel ou tel émission. Simplement. Et puis, j'y suis plongé depuis ma plus tendre enfance. Il est tout à fait normal que j'apprécie.

-J'espère que tu ne regrettes pas.

Oui, parce qu'il est un peu trop tard. Quoique. Mon père n'est pas au courant. Il va falloir le persuader de garder Yoren dans la maison. Mais je suis bien résolu à obtenir ce que je souhaite. Après tout, c'est moi le chef maintenant.


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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Dim 27 Jan 2013 - 15:20

L’avion était sur le point de se poser. Les volets étaient sortis, ainsi que le train d’atterrissage, et le changement de pression se faisait sentir au niveau des oreilles. Nous devions être à peine à trois cents mètres du sol. Quelques secondes plus tard, une secousse nous indique que les roues touchèrent le sol du tarmac, nous étions arrivés à Kyoto… Une voix féminine nous demande par les hauts parleurs d’attendre l’arrêt complet de l’avion avant de se lever, chose que je ne fis pas, car si mon mentor, lui, ne touchait pas sa ceinture, moi je n’en pouvais plus, cela faisait douze heures que nous étions dans cet avion, première classe ou pas, douze heures sans pouvoir bouger, douze heures sans courir, non non non, cela devait faire des années que je ne suis pas rester autant de temps sans me retrouver à quatre pattes en train de foncer au travers la forêt en hurlant… Ah elle va me manquer cette forêt, et ma forme de loup aussi… Oh bien sûr, je continuerai à me transformer, mais comment dire… La densité de population est quelque peu plus élevée au Japon qu’en Ecosse, juste quelque peu, alors réussir à se transformer et se défouler en toute discrétion ici sera compliqué… Quoi qu’il en soit, j’enlevai ma ceinture à peu près au moment où les paroles de l’hôtesse cessèrent, et me levai, sous les yeux d’autres passagers, bien que cela était inutile, je ne pouvais pas bouger, mais c’était toujours ça de prit, ça m’a fait du bien de me lever. Ren restait assis, mais il était bien plus fatigué que moi, il me la confirmé par son absence de réponse quand je lui ai demandé si tout allait bien, il s’était contenté de me passer une main dans les cheveux en souriant. En même temps cela ne m’étonne pas, il est venu à l’aéroport en voiture, et avec l’épaisse couche de neige qu’il y avait à notre départ, ça a dû être du sport… Surtout que nous ne sommes pas parti de l’aéroport le plus proche, nous sommes partis de Londres, ce qui représente un bon trajet malgré tout depuis l’Ecosse. Moi je ne me voyais pas passer je ne sais combien d’heures dans une caisse en métal à roues avant d’entrer dans une nouvelle à ailes, alors j’avais décidé de profiter de la nature encore un peu temps que je le pouvais, parce qu’à Kyoto, c’était différent, la nature était morte là-bas, et je ne reverrai peut être pas de vrai paysage naturel avant longtemps… Alors oui, j’ai bien finis par y entrer dans cette caisse de métal nommée voiture, mais autant profiter une dernière fois de ce pays, MON pays, car c’est comme ça que je le considère. Pourtant, je n’y suis pas resté très longtemps, mais au moins j’y vivais heureux. J’ai donc confié mes bagages à un ami, ami qui sait que je suis métamorphe, je tiens à le préciser, et lui ai donné rendez-vous à Jedburgh, une jolie ville près de la frontière, puis je suis parti à mon tour, mais non par la route, mais par le ciel. Oui, je me suis transformé en aigle, et je suis parti pour Jedburgh par le ciel. En chemin, j’ai pu admirer une dernière fois les magnifiques paysages d’Ecosse. Le ciel était bleu, un bleu pur, et le soleil faisait briller la neige en dessous de moi tel des milliers de diamants, c’était magnifique… A ce moment, je me suis sentis tellement nostalgique qu’une part de moi désirait que je me pose ici et maintenant, pour continuer à vivre dans les bras de ce pays. Mais il n’en était pas question, je ne quitterai pas Ren ! Le vol dura deux jours. Bien sûr, je me reposais de temps et je dormais aussi, je n’ai pas encore le niveau pour faire le trajet d’une traite. Au terme du vol, j’ai retrouvé mon ami à l’endroit prévu, et j’ai finis le chemin dans sa voiture, en dormant. Sauf que la neige nous a retardés, et que je suis arrivé après l’heure prévue, pour une fois, c’était mon mentor qui était à un point de rendez-vous avant moi. La suite, vous la connaissez, passez juste douze heures où nous n’avons rien fait.

L’avion était maintenant arrêté. Sans trainer, Ren me fit signe de le suivre, ce qui en soit n’était pas utile, je ne m’amuserai pas à partir de mon côté dans une ville que je ne connais pas et où je ne parle absolument pas la langue, ce serait une idée stupide. En plus, il y avait un monde de folie, je ne lâchai pas mon mentor d’une semelle, c’est limite si je ne me tenais pas à sa manche… Nous nous dirigeons vers les tapis roulants afin de récupérer nos bagages, quand je vis deux hommes qui marchaient visiblement vers mon maître. Mon premier réflexe fut de penser que ces individus étaient hostiles, mais devant l’air exaspéré de mon Sensei, je compris qu’il n’y avait aucun danger, juste de quoi s’énerver, il m’expliquera surement après je pense. Entre temps, je récupère mes bagages aussi. Ren se fit prendre les siennes par un des hommes, l’autre marchait vers moi, puis sans un mot, me repoussa de Ren. Par pur reflexe, je saisis son poignet, le plaqua contre mon torse et fera mon autre poing, en le menaçant. J’allais surement m’en prendre une, mais ce fut une voix familière qui mit fin à cette situation délicate, surtout pour le gars en face, je ne crois pas qu’il puisse se transformer en lion lui…

-C'est bon, il est avec moi.

L’homme acquiesça et cessa de me pousser, moi je le lâchai en gardant un regard énervé, je déteste que l’on me touche. Ren me souriait, surement pour s’excuser à la place du garde en noir, moi je lui lançai un regard interrogatif, toujours teinté d’énervement, mais pas envers lui bien sûr. Je lui dit quelques mots à voix basse ensuite.

-Sensei, sans vouloir manquer de respect à votre famille, si ces deux armoires à glace sont représentative du caractère de votre père, vous devriez le prévenir que je ne supporte pas que l’on me touche, je réagis par reflexe…

Je sais, je commence très mal, mais autant prévenir. J’avais compris que ces hommes travaillaient pour son père, c’était évident finalement. Nous marchons maintenant vers l’extérieur, absolument pas discrètement, un homme habillé étrangement, quoique cette notion devient vraiment abstraite et relative au Japon, entouré par deux gardes du corps avec un garçon typé occidental émo qui le suit, cela forme un cortège assez atypique… Nous finissons par monter dans une voiture qui nous attendait devant l’aéroport. Cet encadrement ultra carré me rendait déjà malade, je n’aime pas du tout l’idée que l’on anticipe mes déplacements, et qu’on me supprime ma liberté de prendre un taxi ou de marcher si je le désire… En même temps, j’ai accepté ce voyage en connaissance de cause, je suis prêt à endurer un tas de choses qui ne me plairont pas, mais tant pis… Dans la voiture, nous n’étions plus qu’entre nous, théoriquement, personne ne nous écoutaient. C’est alors que mon mentor, d’habitude si réservé, se mit à rire sans raison. Je le regardais, interrogatif. Je sais bien que cela fait plaisir de rentrer chez soi, mais bon, il avait laissé beaucoup derrière lui, au fond de lui il ne devait pas encore être heureux. Il passa une main dans ses cheveux, puis m’expliqua que c’était purement nerveux. J’acquiesçai, sans être vraiment satisfait de l’était de Ren. Il n’était pas du genre à céder à ses nerfs, cela m’inquiéta un peu.

-Vous avez dû être éprouvé par le voyage, je ne vous avais jamais vu comme cela. Vous allez tenir le coup ?

Bien sûr qu’il tiendra le coup, on parle de Ren quand même, mon mentor, le plus fort, et oui je fais encore des rimes sans m’en apercevoir… Puis j’ajoutai une phrase inutile.

-Je vous aiderai dans la mesure du possible dans votre travail.

Oui oui, je l’aiderai, moi qui n’ai aucune expérience dans son domaine, mais je suis sérieux, et pour moi, qui veut peut, alors je le ferai.
Ensuite, Ren m’expliqua qu’ici, la mentalité tourne autour de l’art du remplissage, l’art d’en faire des tonnes pour pas grand-chose, mais cela ne me dérangera pas, bien au contraires vu que je compte bien faire un tour du côté des arts martiaux, où la politesse est de mise.

-Cela ne me dérangera pas, cela pourrait même être enrichissant d’assister à des cérémonies ultra polies, je le serais également, je ne vous ferais pas honte Sensei.

Enfin, j’essayerai, son père n’a pas intérêt à me considérer comme un moins que rien, ou sinon je ferais tout pour lui prouver l’inverse. Et à ce moment, Ren dit une phrase. Une seule phrase.

-J'espère que tu ne regrettes pas.

Là c’est moi qui ris. En fait, je ne savais vraiment pas quoi répondre, alors je me contentai de fixer mn maître, en souriant, qu’il comprenne que non, je n’avais plus aucun regret. Bon par contre, je ne me souviens pas qu’il y avait d’aussi grand immeubles sur le site qui me parlait de la Bretagne, peut être ces deux endroits sont-ils un peu différents au final…
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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Lun 25 Fév 2013 - 23:48

Un jour viendra,
et je partirais.


Non sans aucun regret... L'Ecosse est tellement lointaine à présent. Quelques milliers de kilomètres me séparent de cette terre beaucoup plus verte et fertile que Kyoto. J'aimerai soupirer et hurler mon chagrin mais je m'en retiens. Non, je ne suis vraiment pas heureux de retourner ici. Ce n'est plus le même contexte. Et puis, il est fort probable que l'on me voit comme un étranger venu de nulle part se faisant appeler fils de. Après tout, j'ai quitté le Japon voilà bientôt huit ans. C'est suffisant. C'est amplement suffisant. J'ai beaucoup changé depuis mes dix huit ans. Et puis, les seuls contacts que j'ai eu jusqu'à présents n'étaient que fictifs, à travers un combiné à quelques milliers de kilomètres.

Malgré tout, j'ose assumer mon travail. Ce n'est pas par choix, mais être dirigeant d'entreprise est un peu un bien familial. Si je ne le fais pas pour moi, je n'ai qu'à me dire que je le fais pour ma fille. Pour qu'elle puisse vivre dans toute la luxure qui m'a été accordée, plus jeune. Voilà ce qu'elle mérite. Avec deux parents pareils, Ayumi n'a vraiment rien à craindre. En revanche je lui souhaite de grandir le plus lentement possible, car le jour de ses prises de responsabilités, elle n'aura pas une mais deux entreprises à gérer. En y pensant, il faudrait songer à fusionner nos deux familles, à présent que nous voilà mariés. Un petit sourire naît sur mes lèvres, tandis que je triture machinalement l'anneau à mon annulaire gauche. Ma fille comme ma femme me manquent déjà. Pourtant, même lorsqu'elles seront arrivées, je n'aurai pas le temps d'aller les voir. Au final, mon père m'a annoncé il y a peu que mes responsabilités primaient sur la famille. Et une discussion houleuse s'en est suivie. Qu'importe, je suis là aujourd'hui, et c'est tout ce qu'il souhaitait.

Je tourne la tête, remarque Yoren en train de se faire bousculer par mes gardes du corps. Intervenant rapidement, je calme les choses. Ça aussi il va falloir s'y habituer. C'est dingue. D'un côté, c'est plaisant d'être protégé. D'un autre, c'est terriblement oppressant. Mon apprenti lance un regard noir au garde, et malgré mon sourire gêné, je comprends que cette attitude le dépasse. Le voilà d'ailleurs qui s'approche de moi pour me murmurer quelques mots.

-Sensei, sans vouloir manquer de respect à votre famille, si ces deux armoires à glace sont représentative du caractère de votre père, vous devriez le prévenir que je ne supporte pas que l’on me touche, je réagis par reflexe…

Oh non, ils ne sont absolument pas représentatifs de ma famille. Un garde du corps fait simplement son boulot, il garde un corps. Par définition il empêche quiconque de s'en approcher. C'est juste une question de métier. Et puis, mon père n'est pas du tout ce genre d'homme. Il peut paraître froid aux yeux du monde mais en ma seule présence il se trouve quelqu'un de gentil et d'attentionné. Il faut simplement savoir percer sa carapace d'homme d'affaires, même si ça n'a pas toujours été son cas. Pour toute réponse, je me contente de lui sourire avec une pointe de malice et farfouille une main dans ses cheveux avant de m'adresser à lui à voix haute.

-Ne t'en fais pas pour ça.

Passé ce léger contretemps, on nous amena à une voiture dans laquelle je laissais passer Yoren avant moi. Pour ses débuts dans ce monde, mieux fallait-il assurer ses arrières. Sans vouloir être pessimiste, je ne me fais déjà pas d'illusion sur mon propre cas alors dans celui de mon apprenti... Bref, toujours est-il que la voiture démarra bientôt en direction de la demeure familiale. C'st à ce moment-là qu'un moment de faiblesse me fit perdre une case et rire. Ne prenant compte qu'après coup de la présence du jeune occidental, je lui annonce que c'est simplement nerveux. Oh oui, c'est sans doute la première fois qu'il me voit rire ainsi. Qu'il me voit aussi fatigué peut-être aussi. Mais je ne peux pas me retenir. Pire, si jamais je me retiens maintenant, ça pourrait avoir des répercussions sur la rencontre avec mon père. Alors mieux vaut vivre en fonction de son temps.

-Vous avez dû être éprouvé par le voyage, je ne vous avais jamais vu comme cela. Vous allez tenir le coup ?

Tenir le coup ? Oh, je n'en sais rien. Certainement oui, il le faut en tout cas. J'ai vécu pire, ou tout du moins le crois. Mais à la vérité, c'est sans doute la pire chose qui me soit arrivé depuis que ma mère est devenue handicapée. Devoir quitter d'un seul coup toute sa vie pour une autre qu'on a toujours essayé de fuir. Quel est le mérite là-dedans ? Et la finalité ? Gagner un peu plus d'argent. Remplir toujours plus les caisses de la famille. En ai-je réellement besoin ? En vérité non. L'entreprise de Miyaki suffit amplement à nous faire vivre, moi et ma petite famille. Pourtant... pourtant, il y a toujours ce désir, et l'envie de se dire que ce métier n'est fait que pour soi, qu'il n'attend que nous et rien que nous. Qu'il nous est destiné. C'est tout à fait égoïste, mais le lavage de cerveau étant petit s'avère le coupable de toute cette mascarade. Bref, je m'apprête à lui répondre, mais il m'interrompt juste avant.

-Je vous aiderai dans la mesure du possible dans votre travail.

Ah... Ce brave Yoren. Il est toujours comme ça, à s'en faire pour les autres, alors que lui-même vient de débarquer dans un monde tout à fait étranger au sien. Cet homme n'a décidément peur de rien et est capable de tout pour ceux qu'il apprécie. Il ira loin. Vraiment, il ira loin. Tant qu'il aura ces amis sur qui compter et qu'il ne se laissera pas marcher sur les pieds sans s'en rendre compte, il sera vraiment quelqu'un de bien. Mais ce n'est pas une nouveauté pour moi. Je hausse néanmoins un sourcil interrogateur et me décale un peu pour mieux le regarder, avant de lui dire, amusé et pourtant sérieux :

-Je dois tenir, là n'est pas la question. Et non, jeune garçon, toi tu ne pourras strictement rien faire pour m'aider malheureusement. Et même si c'était le cas, je ne t’incomberait jamais au grand jamais ce genre de boulot.

Après ces propos un peu durs, je me détends un peu et regarde par la fenêtre, ma paume soutenant mon menton. Je ferme les yeux par la suite et prononce faiblement ces quelques paroles, à peine audibles.

-Tu es vraiment trop gentil.

C'est tellement facile de profiter de ce genre de personnes. Sérieusement. Une fois la confiance acquise, il suffirait d'un manipulateur et le tour serait joué. C'était probablement l'un des points les plus faibles de Yoren. Mais je ne perdais absolument pas confiance. Il n'était pas niais. Loin de là. Il savait faire la part du bon et du mauvais et faisait attention à son environnement. Non, mais voilà, il était décidément trop gentil. Et ça me fait sourire, parce qu'il n'existe guère plus qu'une poignée de personnes comme ça au monde.

-Cela ne me dérangera pas, cela pourrait même être enrichissant d’assister à des cérémonies ultra polies, je le serais également, je ne vous ferais pas honte Sensei.

J'acquiesce. Tant mieux. La langue ne sera absolument pas un handicap, puisque, à la majorité des réunions, la langue parlée sera l'anglais. En revanche, il devra rapidement se faire au japonais, car aussi bien chez soi qu'en extérieur, il ne sera face qu'à des japonais qui ne parlent pas ou peu anglais. Quoique, Kyoto est une ville assez commerciale et il devrait s'y faire sans trop de problèmes.

Par la suite, le jeune homme se mit à rire. Oui, à rire. Pour ma dernière phrase. Ce qui veut dire que quelque part, il ne regrette rien. Cependant, je garde mon sérieux et regarde une nouvelle fois à la fenêtre. Puis fronce les sourcils. Un curieux pressentiment s'empare de moi, et à moins que je ne connaisse plus le chemin menant jusqu'à la demeure principale, ce chemin n'est pas le bon. Nous ne cessons de nous enfoncer dans la capitale, alors que la maison se trouve plutôt en banlieue, par soucis de place. Alors, je réouvre la vitre séparant le conducteur des passagers et lance en me penchant un peu :

-Où allons-nous ?

Le conducteur ne tourne pas un seul regard vers moi et reste concentré sur la route. Moi ça m'énerve rapidement, mais je constate qu'il n'a pas été interdit de parole lorsqu'il se décide enfin à me répondre.

-Au Kamigyō-ku.

Je remontais la vitre et me laissait tomber sur mon siège. Pourquoi ? Pourquoi mon père s'acharnait-il à me faire connaître tout le beau monde maintenant ? Il était tard, ou plutôt tôt. Mon père n'a pas l'air de comprendre que je viens de dormir dans un avion. Bref. Le Kamigyō-ku est l'un des arrondissements de Kyoto. Il est situé en plein centre de la ville et... bien que petit, il abrite le palais impérial, de grands temples mais aussi un sacré nombre d'entreprises ô combien importantes. Et c'est là que mon gentil chauffeur nous emmène. Principalement à l'endroit même où je craignais d'aller, à savoir au centre même de l'entreprise. Je me tourne vers mon apprenti, à moitié surpris, à moitié fatigué. Lui, il a dû croire qu'on parlait japonais. Alors qu'il s'est exprimé en anglais... pour le début de phrase tout du moins.

-C'est le quartier des affaires de Kyoto. Tu vas non seulement avoir le privilège de voir mon père en train de travailler de si bon matin, mais aussi celui de rentrer dans l'immense centre interdit au public.

Ma phrase est purement ironique, et pourtant je n'ai pas tort. Mon père a toujours refusé de faire visiter les locaux de l'entreprise à toute personne étrangère au service. Le centre est totalement hermétique aux journalistes en tout genre. Et c'est assez effrayant en vérité. Mais je laisserai le soin au jeune homme de se faire sa propre idée de l'endroit où il s'apprête à rentrer.
Une bonne heure plus tard, nous arrivons dans le quartier des affaires, à l'est du Kamigyō-ku. Ici se dressent de nombreux immeubles. Il y a quelques marques européennes, mais la majorité sont japonaises. Et devant l'une d'entre elles, la voiture s'arrête. Je soupire, inspire puis sort. Mes deux armoires à glace se placent alors aussitôt à mes côtés et je garde toujours l’œil sur Yoren. Le bâtiment est vraiment impressionnant et la devanture est bien significative de l'endroit où nous nous trouvons. En effet, un serpent d'eau encadre deux symboles :うみ voulant dire umi, la mer donc*. C'est la marque de l'entreprise. Je fais quelques pas et pénètre alors à l'intérieur de l'immeuble. Je prends mon apprenti par le bras et le ramène instinctivement à moi. Depuis que je suis père, j'ai développé des drôles d'habitudes de protection. Je lui dis alors :

-Bienvenue chez moi, Yoren.

Le hall est tout simplement splendide. Haut, large, bien décoré, aux couleurs dorées et argentées majoritairement mais gardant un aspect très moderne, avec un accueil ma fois fort charmant.

*On ne fait AUCUNE remarque sur le nom, je viens d'inventer à l'instant en faisant o mon dieu de sacrées recherches alors VOILA. Et c'est LONG.

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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Mar 5 Mar 2013 - 14:19

A quoi ressemblait l’Ecosse déjà ? Des arbres, des plaines, des vieux châteaux, une nature assez conservée… C’est fou à quel point on peut rapidement oublier le paysages dans lequel on a vécu plusieurs années quand on est entouré par son strict opposé… Ici, pas de forêt, de nature sauvage et préservée, non, juste de la pierre, même pas naturelle, de la pierre grise, uniforme et créée par l’Homme, sans aucune beauté, sans aucune vie… Je n’ai pas vu beaucoup de grandes villes dans ma vie, j’ignore alors si Kyoto est plutôt dénuée de nature ou non comparé aux autres amas d’immeubles du monde, mais quoi qu’il en soit, comparé à ce que j’ai connus jusqu’à maintenant, c’était l’enfer. Je déployai légèrement mon don, cherchant à palper l’esprit d’un éventuel animal, mais en vain, la nature avait belle et bien été assassinée en ce lieu… C’est maintenant que je prenais réellement conscience de ce fait, et une soudaine terreur envahit soudain mon être, un effroi dû au fait que j’avais toujours vécus entouré par la nature et la présence des animaux, moi-même je vivais en symbiose avec eux, étant souvent en loup, j’étais comme eux… Sentant un vent de panique monter en moi, je commençai à respirer fort, tournant le regard nerveusement dans toutes les directions, en proie à une soudaine crise de claustrophobie. J’étouffai, il me fallait de l’air, du véritable air, pas ce gaz plein de pollution. Puis je repris mes esprits, je suis venu de mon plein gré, en toute connaissance de cause, un tel signe de faiblesse venant de moi est inadmissible ! De plus, Ren va avoir assez de soucis, pas la peine de le faire culpabiliser plus, abruti que je suis, il est temps de se reprendre, je dois être fort, ne pas céder aux pensés parasites qui cherchent à corrompre ma volonté par de beaux souvenirs, tout ça, je le reverrai un jour, alors à partir de maintenant, je dois faire honneur à mon maître, ne pas lui compliquer la tâche, je dois être un apprenti digne de lui !
Sur ces mots, je lançai violement mon poing dans la vitre, tête baissée, mâchoires contractées. Le verre émit un son mate, sans montrer un seul signe de faiblesse, et moi, malgré la douleur qui engourdissait tout mon avant-bras, je souris nerveusement, du verre blindé, comme je l’avais deviné, je commençais à cerner quel homme était le père de Ren. Lui devait d’ailleurs se demander ce qui me prenais, et je ne devais pas l’inquiéter en retour. Une respiration et me voilà de nouveau détendu, je relevai la tête, et le regardais, arborant un grand sourire.

-Désolé, je viens de me rendre compte que j’ai oublié ma brosse à dents…

Oui j’aurais pu faire mieux, en même temps il n’y a pas pire que ça comme excuse finalement, c’était pitoyable à vrai dire, mais peu importe, j’aurais pu sortir n’importe quel mensonge, mon mentor se douterait bien que je ne dirais pas la vérité, et ce même si je lui faisais mon plus beau sourire, c’est un homme intelligent, pas aussi naïf que moi, bien au contraire. Mais dans tous les cas, il était toujours aussi protecteur à mon égard, ne voulant pas que je l’aide en prétextant que je ne pourrais rien faire pour, et que si c’était le cas il ne me mettrait jamais cette charge sur les épaules… Qu’il est mignon ! Parce qu’il pense vraiment que le fait de me dire non va vraiment me faire abandonner cette idée ? Et bien il se trompe si c’est le cas, inlassablement, je ferais tout pour lui venir en aide, même si il s’agit de le faire trébucher quand il porte quelque chose de lourd afin de le porter à sa place, enfin, peut-être pas tout compte fait…

-Tu es vraiment trop gentil.

Merci, on me le dit souvent, et je ne vois pas vraiment en quoi je le suis, c’est vrai quoi, je ne me force en rien, je reste naturel, et vraiment, juger son comportement « de base » n’est vraiment pas une chose simple… Sauf que mon mentor m’a déjà fait part de ses pensées à propos de ce sujet, le fait que ma gentillesse puisse me rendre manipulable… Ce à quoi j’ai répondu le plus naturellement du monde, que je ne suis pas que « gentil », mes qualités sont toutes sur de larges spectres, ce qui fait que j’ai en moi toutes les extrémités, y compris la méchanceté, et même si je n’ai pas encore dû l’être dans ma vie, j’appréhende totalement cette chose, car cela signifierait une libération de mon être… En effet, je ne suis pas calme intérieurement, sans pour autant être hyperactif, mais je suis constamment en ébullition, et je me prends la tête sur beaucoup de choses, et certaines alimentent un énervement permanent, mais maitrisé en moi. Si un jour je dois protéger une vie, celle d’un être aimé ou juste la mienne, je ferai le choix de libérer cette rage, qui mêlée à ma méchanceté pourrait faire de moi quelqu’un de dangereux, agissant sans états d’âme, peut-être même tuant impitoyablement… Mais encore une fois, c’est bien quelque chose que j’aimerais éviter… Bon, gentiment faire comprendre à Ren que je ne renoncerai pas aussi facilement à lui apporter ma modeste aide.

- « Et même si c'était le cas, je ne t’incomberais jamais au grand jamais ce genre de boulot. » En disant cela, vous dites juste que vous cherchez à me ménager c’est bien ça ? Mais à votre avis, dans quel cas je me sentirai le mieux, à voir mon maître travailler d’arrache-pied contre son grès, en me disant que je suis totalement impuissant ? Ou alors de lui apporter mon aide, aussi dérisoire soit-elle, en me disant que ce sera toujours ça en moins à faire pour lui ? Et n’allez pas me répondre la première option !

L’apprenti qui donne un ordre à son maître, quelle belle ironie… Enfin belle ou pas, j’avais, sans m’en rendre compte, monté le ton, et je repensai également à la résolution que j’vais pris il y a moins de cinq minutes, de faire tout pour ne pas causer d’avantage de soucis à mon maître, et c’est ce que je risquais de faire si je ne calmais le jeu maintenant, l’aider commençai déjà par ne pas lui créer de sources de problèmes supplémentaires… Je murmurai donc juste une phrase.

-Veuillez m’excuser, vous n’êtes pas invulnérable, le fait que vous venez de rire nerveusement le prouve bien. Je ne supporterai pas de vous voir vous surmenez plus que maintenant... Déja que vous êtes au bout du rouleau…

Au fond de moi, prendre la pose de l’apprenti soumis au maître à ce moment m’exaspérait, car quand on y pense, je ne suis son apprenti que lorsqu’il m’apprend l’art du combat et de la magie, et ce n’est pas vraiment ce que nous faisons dans cette voiture…

Au bout de quelques instant de trajet, Ren parut perplexe, sans que je ne puisse deviner pourquoi. Il baissa ensuite la vitre qui nous séparait du conducteur, et lui demanda en anglais le lieu où nous allions. Je fis une grimace, j’avais très bien compris que s’il avait posé sa question en anglais, c’est bien parce que j’étais parmi eux… Il va vraiment falloir que j’apprenne cette langue, ou alors je deviendrais une charge supplémentaire pour mon maître, en effet, si je ne suis pas indépendant linguistiquement, je ne pourrais pas avoir d’autonomie, et je serais donc contraints à rester attaché à sa jambe si je puis dire… L’homme lui répondit un truc qui ressemblait vaguement à « T’as mis du Yoko », oui, il va VRAIMENT falloir que je me bouge, je ne veux vraiment pas passer pour un abruti en plus d’être un étranger… Bon, quoi qu’il en soit, après nous avoir de nouveau isolés du chauffeur, le Japonais se laissa mollement tomber dans le fond de son siège, moi également. Il faut croire que la réponse ne l’a pas satisfaite du tout… Puis il se tourna vers moi et répondit à ma question avant même que je ne la pose.

-C’est le quartier des affaires de Kyoto. Tu vas non seulement avoir le privilège de voir mon père en train de travailler de si bon matin, mais aussi celui de rentrer dans l’immense centre interdit au publique.

Ben voyons, quel privilège, moi le garçon Européen entouré par un bon nombre d’hommes d’affaires japonais, je vais avoir l’air fin… La seul chose chez moi qui puisse se rapprocher d’un Japonais, c’est mes cheveux, et encore… Me voilà parti pour être l’attraction du jour chez ces messieurs… Puis tout compte fait, cela me fit sourire, au moins ça me mettra directement dans le bain, et puis j’imagine que ces hommes-là doivent parler l’anglais au vu de leurs statuts, et ça tombe bien, moi aussi, si l’un d’eux me pose une question pour je ne sais qu’elle raison, je pourrais lui montrer à quel point j’ai une jolie voix en lui répondant. Je plaisante, mais cela ne me plaît guerre finalement de passer de rien à… une bonne partie des hommes les plus influents du pays… Un petit intermédiaire n’aurait pas été refusé. Bon, alors, au Japon on salue je crois… Oh et puis je ferais comme Ren, je suis fatigué, je n’ai vraiment pas envie de me prendre la tête… Sauf que si je suis ridicule, c’est lui qui en pâtira… je fis une grimace, vraiment, je ne pensais pas avoir autant de responsabilités à tenir en venant ici. Bon, je salut pour dire bonjour, bien comme il faut, et après je ne fais rien sans que je sois invité à le faire. Mon, sinon mon maître avait réussi à placer de l’ironie dans sa phrase, alors on va éviter de plomber l’atmosphère.

-Super, j’ai hâte de voir la tête de ces messieurs votre père et ses collègues quand ils verront que la personne publique ayant ce privilège est typée européenne, je pense que cela leur fera drôle.
Tient au fait, votre père connait-il mon existence ou bien ce sera la surprise ?


Je plaisante bien évidemment, même s’il ne le montre pas, je sais bien que Ren n’est pas à l’aise, alors autant faire un maximum pour le détendre un peu…

Au moins une heure s’écoula quand le paysage autour de nous changea. Nous passons des immeubles au grands immeubles, et l’adjectif n’est vraiment pas en trop au vu des monstrueuses tours nous entourant, je me sens réellement insignifiant comparer à elles… Puis nous nous arrêtâmes enfin devant l’un deux. J’imagine que ce devait être le bâtiment de l’entreprise du père de Ren… ce derniers étaient descendu, et de nouveaux encadrés par les deux mastodontes faisant office de gardes du corps, ce qui me fit lever les yeux vers le ciel en soupirant. Au-dessus de la porte d’entrée, il y avait deux symboles japonais, auxquels je ne cherchais même pas une signification, j’aurais probablement pleins d’autres occasion d’attraper une migraine aujourd’hui… Nous rentrâmes dans le hall, juste avant que mon maître me prenne par le bras et me ramène près lui. Il me dit alors quelques mots.

-Bienvenue chez moi Yoren.

Chez lui… Je préférais le chez lui se trouvant à douze milles kilomètres d’ici, plus petit, plus sobre… Bon, faut admettre que j’ai déjà vu pire comme décoration, mais qu’importe, j’ai aussi vu mieux, et il ne suffit pas d’aller chercher bien loin, une forêt lambda est plus belle que ça… En parlant de forêt, je pense que je vais très rapidement m’intéresser à la partie « traditionnelle » du Japon, y compris ses forêts, temple et autres endroits où je serais plus en phase que cet amas de béton avec deux trois décorations pour faire avaler le tout… Bien sûr, tout cela constitue mes pensées, il est temps de garder le ton de légèreté que j’avais dans la voiture tout à l’heure.

-Chez vous ? Ça doit faire long d’aller de la chambre à la salle à manger dites-moi, cela m’a l’air plutôt grand…

Oui je sais, cette blague est vraiment nulle, mais je suis fatigué mine de rien, et pas dans mon élément, mes capacités humoristiques en sont donc diminuées, mais je fais au mieux et j’assume.
En promenant mes yeux autour de moi, je vis une plante verte dans un pot. Oh misère, forêts d’Ecosse, vous me manquez… Je sentis une larme de nostalgie prête à couler de mon œil droit. Faisant comme si je me frottai les yeux de fatigue, je l’essuyai, pas question d’avoir le moindre signe de faiblesse, c’est ce que j’ai dit, c’est ce que je ferais…

-Je suis prêt, et vous ?




bla bla supplémentaire:
 




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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Ven 5 Avr 2013 - 23:32

La vie est un parcours où les chutes ralentissent,
mais font aussi avancer.


Observer l'extérieur. Que puis-je faire d'autre, de toute manière ? La voiture roule en silence et l'éclairage naturel semble bien plus puissant que celui du cylindré. Regarder dehors. Il faut dire que Kyoto n'a vraiment aucun rapport avec Little Angleton. Sans même se fier à son nombre d'habitants, ses mœurs et sa culture, visuellement, c'est autre chose. Un autre pays, à quelques milliers de kilomètre de là. L'ancienne capitale est une grande ville. Mais comparé à Tokyo, c'est encore autre chose. Le Japon est vraiment un tout petit pays. Et sur ce tout petit pays, il y a peu de place à fournir à l'industrialisation, au développement des habitations. Sans cesse, on essaye de grappiller, sans grand succès néanmoins.

Mon regard se tourne sur le côté, avec trois secondes de retard. Je fixe d'un air interloqué mon jeune apprenti. Visiblement, il n'a pas l'air bien. Est-ce qu'il a le mal des transports ? Ça m'étonnerai, je m'en serai rendu compte dans l'avion. Alors non, ce n'est pas ça... peut-être... peut-être qu'il vient de se rendre compte de quelque chose ? La vitre est en quelque sorte blindée oui. C'est une voiture améliorée, en quelque sorte. Mais bon, il s'y habituera vite, et moi-même, avant d'entendre le bruit sourd émit par la main de Yoren sur la vitre, je ne m'en souvenais même plus. Qu'importe, il semble alors décidé à m'expliquer son geste et son attitude en se tournant alors vers moi et souriant.

-Désolé, je viens de me rendre compte que j’ai oublié ma brosse à dents…

Je hausse un sourcil interrogateur. Sa brosse à dent ? Est-ce que c'est une blague, j'ai vraiment le droit de rire ? Je veux bien penser que Yoren est assez réactif dans ses émotions, mais à ce point-là ça devient grave. Et puis, de toute façon, tout cela n'a l'air d'être qu'une mise en scène comme une autre. Mais bon, je ne vais pas lui en tenir rigueur. Il débarque dans un pays et un monde qu'il ne connaît pas, c'est tout à fait normal d'être réticent sur plusieurs choses. On les considère d'abord comme des prisons, et puis après, ça devient un train de vie comme un autre, on ne s'en soucie même plus. En tout cas puisqu'il veut jouer à l'idiot alors qu'il doute très certainement que ses justifications passeront à mon oreille tut naturellement, je n'ai pas de raison de répondre de la même façon.

-Si ce n'est que ça, tu pourras en racheter une.

Il n'y a pas de ton particulier dans ma voix. Tout reste neutre. À vrai dire, je suis un peu plongé dans mes pensées. Je pense à ce qu'il va se passer après. Dans l'instant, il me faut simplement rentrer chez moi. Il me manque une bonne nuit de sommeil. Une journée de congé, ce n'est quand même pas demander la lune. Je suis venu ici pour être un peu plus tranquille au final, non ? En tout cas, la discussion se poursuit doucement. Ou presque tranquillement. Yoren ajoute qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir pour m'aider. Il est vraiment sympathique comme garçon. Je suis assez fier d'avoir un élève pareil. Sans mentir, même sans s'en douter, il m'est d'une aide précieuse. Mon apprenti me change les idées, et est loin d'être idiot ou bloqué sur ses idées. Je suis heureux de l'avoir pris en charge. Néanmoins, il faut qu'il apprenne à vouloir un peu moins aider. Je suis adulte, j'ai mes responsabilités, et les miennes ne sont pas les siennes. Qu'il profite de l'enseignement que je peux lui fournir sur l'exorcisme et la métamorphose et de tout ce que peux apporter le Japon. Il ne me doit rien, absolument rien. Qu'il profite de sa jeunesse en fait.

- « Et même si c'était le cas, je ne t’incomberais jamais au grand jamais ce genre de boulot. » En disant cela, vous dites juste que vous cherchez à me ménager c’est bien ça ? Mais à votre avis, dans quel cas je me sentirai le mieux, à voir mon maître travailler d’arrache-pied contre son grès, en me disant que je suis totalement impuissant ? Ou alors de lui apporter mon aide, aussi dérisoire soit-elle, en me disant que ce sera toujours ça en moins à faire pour lui ? Et n’allez pas me répondre la première option !

Je soupire. Il me donne des ordres maintenant ? Ça me fait un peu rire. Est-ce que c'est une crise d'adolescente tardive ou bien quelque chose du même genre ? Le ménager ? Si c'était vraiment ma volonté, je ne lui aurais même pas demandé de m'accompagner au Japon. Après tout, où est-il le mieux ? Probablement en Ecosse, ou dans ces pays où la langue officielle est l'anglais. Quoique dans mon domaine, il risque d'entendre plus d'anglais que de japonais. Dans tout ce qui officiel en tout cas. Qu'importe. Cependant, il n'a pas tort pour la suite. Le connaissant il risque de vouloir m'aider du mieux qu'il peut afin de ne pas se sentir « inutile ». Et je tiens à préciser que notre degré d'inutilité n'est pas le même. Mais bon, je ne peux pas rester sans rien dire alors qu'il me parle ainsi. Je comprends que dans l'ensemble ce n'est pas méchant et que le but n'est rien d'autre que de me faire comprendre son état d'esprit ou... une chose du même genre. Pourtant, même avec la plus grande volonté du monde, je ne parviens pas à lui trouver un « job » lui faisant se sentir utile par rapport à moi. Il pourrait faire n'importe quoi d'autre. D'ailleurs, s'il ne sait pas quoi faire, je devrais dans un premier temps l'envoyer chez le directeur Orphéo du Japon. Je suis certain qu'il pourrait lui être d'une grande aide. Il n'y a pas beaucoup de problèmes ici, mais ce sera toujours un moyen pour lui de faire des cours par correspondance par exemple. Ou bien, il pourrait intégrer une école internationale. C'est vrai, ça, comment il va se débrouiller pour ses études ? Il est temps de le rabattre sur autre chose.

-Il y aura dans la vie beaucoup de situation où tu seras impuissant. Je t'assure que je risque d'être suffisamment entouré pour ne pas nécessiter ton aide. Tu ne me dois absolument rien, et je préfère que tu te concentres sur tes études. À ce propos, est-ce que tu souhaites intégrer une école internationale ? Ça te permettra de suivre des cours normaux la journée et d'apprendre le japonais. Le soir quand tu rentreras, je m'occuperai de toi.

Voilà, il n'y avait rien de plus à dire. Au plus pourrait-il m'apporter un café, mais même cela, mon assistante pourra s'en charger. J'ai beau être directeur, je possède un certain nombre de personnes à mes ordres. C'est juste moi qui doit juger chaque dossier méticuleusement. Et c'est ça le plus dur et le plus long. Yoren ne peut vraiment rien. Pas même ranger la documentation. Tout ça, quelqu'un s'en charge déjà. De toute façon, il s'en rendra bien vite compte le jour où il visitera l'entreprise. S'il la visite un jour, bien entendu.

-Veuillez m’excuser, vous n’êtes pas invulnérable, le fait que vous venez de rire nerveusement le prouve bien. Je ne supporterai pas de vous voir vous surmenez plus que maintenant... Déja que vous êtes au bout du rouleau…

Il dit la vérité, pourtant moi je joue la sourde oreille. J'en ai marre qu'on me répète sans cesse ces mots. Tout mon entourage n'a que ceux-là en tête. Surmenage, surmenage. Oui, sans doute, c'est potentiellement le cas. Mais qu'est-ce que j'y peux ? Je suis venu ici dans le but d'être plus tranquille, d'alléger mon emploi du temps. Je ne peux pas redevenir calme alors que je viens de passer je ne sais combien d'heures d'avion, ajoutées à quelques nombreuses heures de conduite en voiture. Oui, je suis au bout du rouleau, mais ça ne changera pas du jour au lendemain. J'attends désespérément le calme. Ce calme-là, qu'on ressent juste avant de se coucher. La période juste avant de dormir. Cette tranquillité, je la veux plus souvent. Non, je ne suis pas invulnérable. J'ai besoin de sommeil, de temps de latence. Mais une personne n'y changera rien. Absolument rien. C'est comme ajouter une goutte à un puits sans fond. J'apprécie son franc parler, mais la redondance finit par m'agacer. Sans rien répliquer, je serre pourtant les dents et fait mine de m'intéresser à l'extérieur.

Et c'est là que je découvre un nouveau paysage. Tout du moins, pas celui auquel je m'étais attendu. Alors, assez paniqué sur le coup, je questionne le conducteur. Comme quoi, avoir un chauffeur n'est pas forcément la meilleure chose. Nous ne sommes plus maître du véhicule. Or, ce chauffeur-là est celui de mon père. Et connaissant mon père, il choisit méticuleusement tout ceux qui doivent le suivre. À y penser, je me demande, de ma mère ou de mon père, qui est le plus sympathique. Disons que ma mère cachait moins son jeu que mon père. Il est un peu plus vicieux, disons.

-Super, j’ai hâte de voir la tête de ces messieurs votre père et ses collègues quand ils verront que la personne publique ayant ce privilège est typée européenne, je pense que cela leur fera drôle.
Tient au fait, votre père connait-il mon existence ou bien ce sera la surprise ?


Je ne peux m'empêcher de sourire d'un air amusé face à cette réponse. Il n'y a pas de mal à être typé occidental. Le plus souvent, les gens arrivant ici sont d'autres hommes d'affaires et puisque la boite s'étend à l'international, il arrive souvent d'avoir affaire à des américains, anglais ou même indiens. Yoren ne risque donc pas d'être trop dépaysé. Il va juste falloir se faire à tout nos visages d'asiatiques, en fait. Je cligne alors des yeux lorsque Yoren me demande alors si mon père est déjà au courant pour lui. Ah, ça. Je pensais le voir seul à seul, sans mon apprenti ou même les autres chefs, mais la confrontation semble là inévitable. Connaissant mon père, je doute qu'il s'énerve pour si peu. Il poussera sa gueulante après. Une bombe à retardement vous dis-je.

-Ils ont l'habitude de voir des occidentaux tu sais. Et il falloir expliquer ta situation à mon père. Mais ne t'inquiète pas, si mon père est parfois assez déstabilisant, il ne prendra jamais le risque de perdre son sang-froid en public. Bref, tu n'auras qu'à te contenter de répondre à ses questions, ça suffira bien.

Passé ça, le voyage se poursuivit dans le plus grand silence. Une petite heure plus tard, nous arrivons enfin au siège de l'entreprise. Nous ne faisons pas vraiment de sous-traitance, d'où l'important bâtiment. Je fourre quelques petits détails dans un petit sac tout en remettant les lunettes noires sur mon nez. Les deux gardes du corps m'encadrent alors aussitôt. Je garde un œil sur Yoren. On ne sait jamais ce qu'il peut se passer. Mon imagination a tendance à faire des siennes quand je suis fatigué. Suite à ma phrase, Yoren ne peut apparemment s'empêcher de faire une pointe d'humour. Je secoue la tête avec un léger sourire sur les lèvres tout en nous dirigeant vers le hall. Ah, tout d'un coup il fait vraiment plus chaud. La neige dehors est vraiment bien présente. Alors, comme si j'avais fait ça tous les jours, je nous dirige alors automatiquement vers l’ascenseur. Et là, là enfin, je peux savourer un moment de tranquillité bien mérité. Les portes s'ouvrent et les deux armoires à glace se postent de chaque côté, sans pour autant entrer dans la cabine. Je me contente simplement de rentrer, après m'être assuré que Yoren me suit. Tout en fermant les portes, je ne donne pourtant pas d'étage. Et je râle. Je râle comme pas possible, avant de m'accroupir, ouvrir mon sac et sortir les quelques « détails » en question.

-Je déteste quand mon père me fait des coups pareils.

Rapidement, je me place devant le miroir de l'ascenseur et ouvre une petite boîte. Des lentilles de couleur. De couleur marron. J'ai déjà dit que dans le milieu des affaires, l'exotisme n'est pas trop apprécié. Ça s'adresse aussi à ma couleur d'yeux. Même si, pour le coup, je n'y suis vraiment pour rien. Je prends mon gel hydroalcoolique et commence à me nettoyer les mains du mieux que je peux. J'aurais préféré être dans une salle d'eau pour faire ça, mais visiblement je n'ai pas trop le temps. Moralité, il va falloir faire avec. Tout en m'occupant de mes affaires, je m'adresse à Yoren.

-Compose le 28, ce devrait être le bon étage.

Faire vite. Comme si j'avais fait ça toute ma vie, je pose les deux lentilles sur mes yeux, vérifie rapidement que l'on ne remarque pas ma vraie couleur et range mes affaires en vrac. Il n'y a plus qu'à attendre que les portes ne s'ouvrent.

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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Dim 28 Avr 2013 - 0:49

Plus le temps passait et plus je sentais la tension monter chez mon maître, qui visiblement avait de plus en plus de mal à garder son sang-froid au fur et à mesure que nous approchions de son père. Il y avait plusieurs raisons j’imagine, tout d’abord, la rencontre, enfin les retrouvailles, mais je vois plus ça comme une rencontre, car père et fils ne donnent pas l’impression de passer les années main dans la main cela devait mettre on mentor mal à l’aise, je le comprenais d’avantage dans la mesure où je comprenais également de mieux en mieux la responsabilité qui pesait sur les épaules de Ren. Rien que de repenser à ce fait, je m’en mordais l’intérieur de la joue jusqu’au sang, je n’aimais pas savoir cet homme qui s’occupe de moi exploité, car cela revient à ça pour moi, étant donné que son retour au Japon fut plus imposé qu’autre chose, alors qu’il aimait tellement la vie qu’il avait en Ecosse, le Mystery, la nature, un cadre paisible, si l’on puis dire, pour vivre avec sa famille en toute tranquillité. Bien évidemment que je voulais l’aider, mais il m’a fait comprendre que c’était en vain quand nous étions dans la voiture, en prononçant ces paroles-ci.

-Il y aura dans la vie beaucoup de situation où tu seras impuissant. Je t'assure que je risque d'être suffisamment entouré pour ne pas nécessiter ton aide. Tu ne me dois absolument rien, et je préfère que tu te concentres sur tes études. À ce propos, est-ce que tu souhaites intégrer une école internationale ? Ça te permettra de suivre des cours normaux la journée et d'apprendre le japonais. Le soir quand tu rentreras, je m'occuperai de toi.

N’y ayant pas vraiment réfléchit, je lui avais dit je répondrais à ça plus tard, mais j’avais buté sur quelques mots, « tu ne le dois absolument rien »… Dans un sens, ces mots m’énervaient, parce qu’au contraire, si on suivait la logique, je lui devais tout, il m’a pris sous son aile, m’enseigne la magie, me consacre du temps alors qu’il en manque cruellement, et il ose me dire que je ne lui dois rien… Je ne suis pas quelqu’un dénué de reconnaissance, et lorsque l’on me donne quelque chose, je me sens redevable, et je suis du genre à ne pas laisser une dette impayée, même si le mot est relativement fort. Enfin bon, s’il la refuse, je ne lui imposerais pas, et quand je disais que j’irais jusqu’à le faire tomber pour porter quelque chose à sa place, je plaisantais, mais au moins, je pense que maintenant il avait compris que j’étais à sa disposition en cas de besoin, je m’en contenterai…
Pour ce qui est de mes études, il est vrai que je ne pouvais pas passer mes journées à ne rien faire, je devais progresser de mon côté, indépendamment de mon maître, et sa proposition me tentait bien, et il restera toujours du temps pour vaquer à d’autres occupations je pense.

-Sensei, à propos de ce que vous m’avez dit tout à l’heure, en ce qui concerne mes études, eh bien je pense que vous avez raison, je vais reprendre mes études, et apprendre aussi le japonais, j’espère juste que je trouverais un peu de temps pour m’entraîner, au même titre que vous trouverez un peu de temps pour vous reposer.

Eh oui, je ne voulais pas négliger mon entraînement, même s’il ne s’agit que de théorie et non de pratique, et c’est aussi pour cela que je m’intéresserais de plus près aux écoles d’arts martiaux et aussi aux temples, notamment ceux qui concerne le Shintoiste, cette religion qui n’en n’est pas vraiment une, mais plus un lien entre l’Homme et la Nature, ce qui est une chose primordiale pour moi, ainsi, je voulais absolument en apprendre plus sur ce culte, mais chaque choses en son temps.

La seconde raison pour laquelle je sentais mon mentor se tendre de plus en plus était son absence de contrôle de la situation, il avait l’air exaspéré par le fait qu’il soit prévu qu’il aille à tel endroit sans même qu’il le sache, en suivant un parcours fait de gardes du corps, comme par exemple les deux qui l’attendait dans l’ascenseur dans lequel nous sommes actuellement, ce qui avait visiblement achevé sa patience, ce qui est normal, personne n’aime suivre un chemin qu’un autre à tracer pour vous sans même vous en rendre compte…

Nous étions donc actuellement dans cet ascenseur, immobile, Ren n’avait indiqué aucun étage parmi les… nombreux boutons, et je n’allais surement pas appuyer sur l’un d’eux au hasard en priant pour que ce soit le bon, de toutes façons, s’il ne lance pas l’ascenseur, c’est qu’il doit avoir une bonne raison.

-Je déteste quand mon père me fait des coups pareils.

Ce que je pensais j’imagine, il devait être pas loin de la crise de nerfs. Tout en parlant, je le voyais fouiller dans son sac avant d’en sortir une petite boîte, surement les lentilles dont il m’avait parlé dans l’avion, en m’expliquant qu’au Japon, l’anticonformisme n’est pas spécialement apprécié de tous, alors autant se fondre dans la masse, ça évite bien des ennuis. Pendant ce temps, je cherchais en vain une phrase efficace qui lui remonterait le moral, tout en appuyant sur la touche correspondant à l’étage 28 de l’imposant immeuble. Ne trouvant rien, je décidai d’improviser…

-Courage Sensei, j’imagine bien que votre situation doit être pénible, mais voyez en cet acharnement de protections une preuve d’affection venant de votre père, il ne doit pas faire ça simplement pour la sécurité de son entreprise, il vous aime, et il ne vous laissera pas mourir à la tâche, alors courage, je suis avec vous !

Oh mais c’est limite si je ne deviens pas éloquent à certains moments moi, ce serait bien nouveau, et amusant, étant donné que je ne suis pas censé parler beaucoup par nature, j’ai changé… En réalité, je ne savais rien de son père et de dont il serait capable de faire pour son entreprise, mais je ne veux pas croire qu’il sacrifierait son fils pour son domaine, je ne VEUX PAS le croire !
Les portes allaient bientôt s’ouvrir, Ren m’a dit que le fait que je sois un occidental ne dépaysera pas son père, et que je n’aurais pas grand-chose à dire, mais le peu que j’aurais à faire, je me prépare à le faire correctement !
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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Dim 21 Juil 2013 - 19:36

Je veux que le temps s'arrête,
juste maintenant.


Râler, râler, toujours râler. En fait je ne suis bon qu'à râler. En même temps que puis-je honnêtement faire d'autre ? Mon père m'embarque dans ses affaires alors que mes bagages trainent encore dans le coffre de la voiture. Non mais, est-ce que c'est un test pour vérifier mes capacités à ne pas péter de câble en public malgré ma fatigue, ou bien est-ce vraiment juste parce qu'il en a envie ? J'avoue que parfois, je n'arrive pas trop à le comprendre. Surtout en ce moment. J'essaye sans trop y arriver de penser à autre chose, et me concentre alors sur Yoren. S'il doit vivre aussi, autant qu'il possède une éducation digne de ce nom. Étant en périphérie de Kyoto, le garçon ne devrait pas avoir trop de mal pour rentrer dans une école internationale. J'aurais tout aussi bien pu lui proposer des précepteurs, mais je ne suis pas vraiment certain qu'il aurait accepté. Et puis, après tout, rencontrer d'autres personnes était une bonne chose. De plus, les asiatiques avaient tendance à aimer les gens aux allures occidentales, alors je n'ai pas trop à m'en faire de ce côté-là. Enfin, tout dépendait. Le Japon restait tout de même un pays très conservateur dans l'âme. Qu'importe. En lui posant cette question, je voulais surtout savoir s'il avait pensé à son devenir ici.

Et visiblement, ça n'a l'air d'avoir été le cas. Le voilà qui m'observe longuement. Eh bien, on dirait que j'ai bien fait de lui poser la question. En tout cas, pour ce qui est de la fin de mes phrases, disons que je l'entrainerai si le temps ne file pas trop vite, ce dont je me permets de douter. En tout cas, je ferais tut pour ne pas négliger son entraînement. Après tout, s'il a fait ce chemin c'est un peu pour moi, alors si je faillis même dans cette mission, ça n'a pas grand intérêt.

-Sensei, à propos de ce que vous m’avez dit tout à l’heure, en ce qui concerne mes études, eh bien je pense que vous avez raison, je vais reprendre mes études, et apprendre aussi le japonais, j’espère juste que je trouverais un peu de temps pour m’entraîner, au même titre que vous trouverez un peu de temps pour vous reposer.

J'acquiesce silencieusement. Ah ça oui, il aura du temps. Ça risque d'être difficile de suivre dans un premier temps, mais il devrait rapidement se faire à son rythme de travail. Après tout, il sort de l'orphelinat, et cette école n'était vraiment pas de tout repos. Moralité, il devrait pouvoir faire ce qui lui chante bien rapidement. Je pose ma main sur sa tête et la farfouille gentiment sans emmêler ses cheveux. Yoren est vraiment un gentil bonhomme. Il cherche toujours à vouloir aider, et ça me permet de me reposer un peu mine de rien. Il est débrouillard, et c'est tant mieux. Je ne me serai pas senti à l'idée de devoir m'occuper de quelqu'un en plus de ma fille. En voilà d'ailleurs une qui verra moins souvent son papa. Quand je pense à ma jeunesse, je me dis que je ferai tout pour pouvoir voir grandir ma jeune enfant et ne pas voir passer ses anniversaires à quelques kilomètres d'écart. Tous les jouets du monde ne remplaceront pas une maman et un papa, et je l'ai bien compris pour en avoir moi-même bénéficié durant mes jeunes années.

Bref, toujours est-il que ce n'est pas le moment de déprimer. Au contraire. Nous nous dirigeons vers l'ascenseur et il se ferme enfin. Moi, je retire mes lunettes de soleil et c'est parti pour l'opération changement de couleur d'yeux. Non mais vraiment, si mon père avait eu l'infime gentillesse de me prévenir à la sortie de l'aéroport, ça m'aurait permis de me changer. Parce qu'il faut avouer que je ne suis pas super bien présentable. Enfin, débrouillons-nous avec ce que l'on a. Je réajuste mes cheveux de manière à ce qu'il n'y ait aucune mèche rebelle et tend ma veste afin qu'il n'y ait aucun faux pli.

-Courage Sensei, j’imagine bien que votre situation doit être pénible, mais voyez en cet acharnement de protections une preuve d’affection venant de votre père, il ne doit pas faire ça simplement pour la sécurité de son entreprise, il vous aime, et il ne vous laissera pas mourir à la tâche, alors courage, je suis avec vous !

Je me retourne alors vers mon apprenti, surpris. Oh, c'est gentil ça. Ça fait plaisir de se sentir soutenu, mine de rien. Même si ce ne sont que de maigres paroles, ça suffit à me redonner un peu de peps. Mon père qui m'aime. Tiens donc. Depuis quand ne me l'a-t-il pas dit, ce mot ? Je n'ai même pas le souvenir de l'avoir entendu une seule fois. Et parfois, ses actions laissent à désirer. J'aimerai bien qu'il me le dise lui aussi de temps en temps, qu'il m'aime. Mais bon, je n'attends pas trop là-dessus pour ma part.

-Merci.

Et j'ajoute un petit sourire avant de me retourner vers la porte qui s'ouvre au même moment. Un long couloir blanc devant nous. Quelques pots de fleurs sur les bords. Du linoleum bleu par terre. Ah, on se croirait dans un hôpital. Ça me déprime un peu. Mais j'avance. Là, ce n'est plus le moment de vérifier si Yoren me suit. Il a juste intérêt à ne pas se perdre afin de ne pas se faire virer, mais je ne peux plus me permettre de l'observer constamment. J'espère qu'il comprendra.

Quoiqu'il en soit, je continue d'avancer et me retrouve rapidement face à une porte. Il y a l'air d'y avoir un monde fou à l'intérieur. C'est vraiment ma veine. Il a invité tous les dirigeants des sous-traitements de la compagnie ou quoi ? Je soupire. J'espère juste ne pas m'être trompé d'étage. Je lève la tête. Salle de réunion. Oui, ça ne peut-être qu'ici. J'annonce ma présence, je toque à la porte et j'entre.

Tout comme je le pensais, il y a vraiment un bon nombre de personnes. Peut-être une vingtaine. Ça fait beaucoup lorsqu'on s'aperçoit qu'on reconnait déjà une dizaine de visages et que leurs noms s'affichent par leur simple célébrité. Il n'y a pas que des gens de la boîte. Je reconnais quelques mannequins. Non mais pourquoi diable y'a-t-il fallu que mon père invite toute la clique aujourd'hui ? Je ne peux plus soupirer ni partir, alors j'avance et m'incline devant ces personnes.

-Ren Takahata, mon fils et l'héritier de l'entreprise.

Je relève la tête. Ah, je reconnaîtrais cette voix parmi mille. Mon père et sa voix de basse. Il s'exprime en anglais. Tant mieux pour Yoren. Je pose mon regard sur l'homme face à moi, quelques dizaines de sièges plus loin. Il me regarde de cet air tout aussi sérieux. Allons bon, pourquoi suis-je venu ? Visiblement, la réponse n'a pas besoin d'avoir lieu. Les femmes et hommes d'affaires se lèvent bien vite et me saluent un à un avant de quitter la pièce. Alors finalement... alors finalement il n'y aura pas de super banquet ? Tant mieux. Une fois la dernière personne disparut au détour de la porte, le silence s'installe bien vite. Mon père se lève alors calmement et vient jusqu'à moi. Et c'est alors qu'il esquisse un sourire soulagé et me prend dans ses bras.

-Ah, je suis rassuré de te voir ici. Ma journée d'aujourd'hui est tellement chargée que j'avais peur de ne pas pouvoir te voir ce soir en rentrant. Je suis heureux de te savoir en bonne santé.

Je cligne des yeux et lui sourit faiblement. Est-ce parce que je ne l'ai pas vu depuis longtemps, ou bien mon père a-t-il considérablement changé ? Me relâchant, il tourne alors la tête vers Yoren et me lance alors :

-Qui est-ce ?

[HRP=Je t'invite à lui répondre directement, sinon c'pas marrant]

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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Lun 23 Sep 2013 - 6:13

L’ascenseur continuait de parcourir les étages, se rapprochant de plus en plus du ciel, même si on s’arrêtera avant de l’atteindre, dommage… Pendant ce temps, mon mentor s’acharnait à se… se japoniser, en mettant des lentilles marrons et en arrangeant sa coiffure histoire qu’elle soit moins voyante… Cela me faisait un léger pincement au cœur, je n’avais jamais vu mon Sensei avec des yeux d’une autre couleur que bleus, et maintenant qu’ils étaient marrons, ils me semblaient ne plus être les siens, ils étaient moins beaux, moins froid tout en étant encourageants… Mois Ren en quelques sortes. Mais je sais qu’il n’avait pas le choix, dans un endroit aussi haut placé qu’était cette entreprise, qui plus est au Japon, où si on pouvait voir de tout et n’importe quoi au niveau vestimentaire dans la rue, la tenue au travail était archi stricte, il ne pouvait se permettre le moindre écart, surtout pour un retour au pays. Je suis sûr que parmi toutes les personnes que nous verrons autour de son père, plus d’une n’approuveraient pas le retour de Ren, et certains le voient surement comme un traitre…
Pour ma part, je sentais mes efforts pour l’encourager totalement vains, c’est à peine s’il faisait attention à ce que je disais, enfin c’est ce que je crus comprendre, et tout ce qu’il me répondit, ce fut un « merci » laconique suivit d’un court sourire, qui devait un peu faire office d’excuse, mais en même temps, je peux comprendre qu’il avait vraiment autre chose à faire que de s’occuper de moi, surtout que la porte venait de s’ouvrir.

Mon Maître marchait dans le grand corridor qui s’offrait à nous, et je le suivais, un peu en retrait. J’aperçus quelques personnes bien habillées avec costume, avant de me rendre compte de quelque chose qui me fit sourire : Je n’étais absolument pas présentable à un PDG d’une multinationale. Cela m’inquiéta cinq secondes avant de me faire sourire, au pire c’était tellement secondaire, je ne comptais pas postuler au sein de la futur boîte de Ren…

Après avoir marché, tourné, retourné dans un nombre de direction tel que je ne m’en souviens déjà plus, nous arrivâmes devant une porte fermée, avec visiblement du monde à l’intérieur à en juger par le bruit qui provenait de derrière cette dernière. Il faut croire que nous y sommes, nous le but de notre voyage, maintenant.

-Nous y voilà alors ? Bon courage à vous !

A peine j’avais finis ma phrase que mon Mentor s’annonçait et entrait dans la pièce. Je ne savais même pas s’il m’avait entendu, mais en même temps j’ai surtout dis ça sans réellement chercher à mes faire entendre, juste peut être pour me donner du courage à moi.
Étant derrière Ren, je ne voyais pas les gens à l’intérieur de la salle, mais j’entendis juste une voix grave parler alors que le silence s’était fait instantanément à l’entrée de mon Maître.

-Ren Takahata, mon fils et l'héritier de l'entreprise.

La phrase avait été dite d’une voix grave, et en anglais, au moins il ne parle pas que japonais. Son père, c’était bien là, plus de doutes possibles, et accessoirement plus moyen de faire marche arrière, enfin concrètement, je ne peux plus revenir en arrière depuis que j’ai quitté l’Écosse, mais je pouvais physiquement attendre mon Ren dehors, enfin je crois, finalement ça n’aurait pas été une bonne idée, je ne parle pas la langue et je ne connais rien, et il m’aurait été impossible de rentrer et de m’orienter sans Ren, tout est écris en Kanjis ici… Non, j’ai fait le bon choix.

Une à une, les personnes autres que le père de Ren quittaient la pièce, en me regardant à chaque fois. Gêné et ne sachant où regarder, je me contentais de les regarder sans les voir, les yeux dans le flou. Heureusement, aucune d’elles ne m’adressa la parole. Une fois que tous furent sortis, je rentrai à mon tour et resta légèrement en retrait, me préparant à ne rien dire pendant je ne sais combien de temps. Le père s’avança alors et prit son fils dans ses bras.

-Ah, je suis rassuré de te voir ici. Ma journée d'aujourd'hui est tellement chargée que j'avais peur de ne pas pouvoir te voir ce soir en rentrant. Je suis heureux de te savoir en bonne santé.

Tient donc, il parle aussi à son fils en anglais ? Moi qui pensais que j’allai assister à un échange en japonais incompréhensible pour moi, je suis surpris, mais au moins je pourrais comprendre ce qu’ils se disent, même si mon anglais est loin d’être parfait… Au moins il avait l’air heureux de voir son fils, même s’il en vient directement à son emploi du temps… Mais je ne peux pas juger cela, il est chef d’entreprise et a des responsabilités.
Puis il prit enfin conscience de ma présence, son regard se posa sur moi, neutre, avant de revenir sur Ren.

-Qui est-ce ?

Alors d’une, je déteste qu’on demande qui je suis à quelqu’un qui se situe à deux mètres de moi, mais soit, je peux le comprendre dans la situation présente, mais j’aimerai quand même me présenter moi-même, déjà parce qu’il s’agit de moi, et ensuite parce que, mais c’est qu’une illusion, si quelque chose ne lui plaît pas avec moi, c’est moi qui aurais parlé, c’est alors moi qui prendrais et non Ren, si je peux lui épargner ça… Bien-sûr, je ne lui dirais pas ou il serait énervé…
Avant de parler, je plaçai mes pieds à quarante-cinq degrés l’un par rapport à l’autre, et m’inclinai légèrement.

-Je m’appelle Yoren Azena, je suis l’apprenti de Ren. Très honoré de vous rencontrer Takahata Sama.

Oui j’ai essayé de me rappeler au mieux des formules de politesses que j’ai appris, Sama équivaut à une forme plus respectueuse de San qui veut dire « monsieur », après je joue quitte ou double, je ne sais absolument pas comment le père de Ren réagira…

C’est donc pour lui que l’on a tout quitté, et qu’on est venu jusqu’ici… Je ne regrette toujours pas en tout cas…
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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Sam 2 Nov 2013 - 19:10

Y'a le mal, l'animal qui veut dominer,
déloyal, il s'étale pour tout régenter.


Toute cette mascarade, mais à quoi bon ? Après tout, mon père vient de congédier tous les hommes d'affaires au tour de sa table pour me parler - presque - en seul à seul. Alors quoi ? Il n'a pas prévu de me surcharger de boulot non plus, à voir son air plutôt inquiet. Alors bon, pourquoi ne me laisse-t-il pas un instant de calme à Kyoto dans une ancienne demeure que je ne connais que trop bien pour y avoir passé toute mon enfance. J'inspire profondément. Quelque part, mon père m'impressionne. Lorsque j'étais petit, c'était un peu mon super-héros, jusqu'à ce qu'il disparaisse. Puis, ce fut au tour de ma mère de devenir la femme à tout faire. S'occuper de moi lorsqu'elle en avait le temps, et suivre ses occupations au travail. C'était une super maman. Maintenant qu'elle est en chaise roulante, ça peut paraître cruel, mais j'ai l'impression de la retrouver comme elle était. Simple, directive et maternelle. Une vraie mère. Mais mon père, au final je ne connais rien de mon père. Un mystère plane autour de lui, et je ne sais pas comment faire face à plusieurs années d'absentéisme. Je devrais peut-être le détester, mais son visage m'apparaît trop sincère pour qu'il me soit possible d'éprouver pareil sentiment.

Finalement seuls, mon père, Yoren et moi, la discussion commence alors aussitôt. Une embrassade et puis des plaintes. Puis, il en arrive à moi. Je lui souris faiblement. Ça oui, même à moi, il m'impressionne encore. Cela passera avec le temps, jusqu'à ce qu'il se retire entièrement de l'entreprise pour vaquer à d'autres occupations. Chez nous, la passation de main se fait plutôt rapidement. Nous vieillissons trop lentement, en tant que sorciers, si bien que la presse ferait de véritables scoops sur la famille. Cela peut-être une bonne image de marque puisque nous vendons des cosmétiques et notamment des produits rajeunissants, mais aussi une sacré publicité mensongère pour de simples humains. Bref, mieux fallait-il aller au plus simple et au plus sage.

Mon père daigna enfin remarquer la présence de Yoren. Pourtant, même s'il était en retrait, il n'en était pas pour autant effacé. Et puis, son visage d'européen lui rajoutait une touche exotique très remarquable. L'observant de bas en haut d'une manière pourtant respectueuse, il se tourna finalement vers moi pour me demander son identité. Alors que je m'apprêtais finalement à lui répondre, la voix de mon apprenti résonna alors subitement :

-Je m’appelle Yoren Azena, je suis l’apprenti de Ren. Très honoré de vous rencontrer Takahata Sama.

Je me tourne légèrement vers lui, suffisamment pour l'apercevoir s'incliner respectueusement. Yoren en fait beaucoup trop, mais après tout, j'ai toujours été bercé dans un monde assez rupin alors je n'ai plus vraiment conscience du respect que l'on doit adresser à un supérieur. En réponse, l'homme d'affaires s'inclina à son tour et prononça alors en japonais :

-Le plaisir est pour moi.

Et ceci fait, avant même de pouvoir dire ouf, mon père se tourne vers moi, l'air un peu plus grave qu'avant. Il s'exprime toujours en japonais, mais son ton se veut un peu plus mécontente. Et moi, je n'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche pour dire que Yoren ne sait pas parler japonais, ni même potentiellement le comprendre.

-Ren. Je t'avais pourtant dit que ton travail allait considérablement t'occuper. Tu n'as pas besoin d'un apprenti pour te tuer à la tâche !
-Yoren me permet de garder la forme en tant que métamorphe. Je refuse de concéder tout mon temps à travailler pour l'entreprise. répliquai-je sur le même ton et en japonais.

Les sourcils du présent chef se froncent encore un peu plus, et le ton monte de nouveau.

-Tu ne dois pas prendre tes responsabilités à la légère !
-Je ne les prends pas à la légère ! Mais je refuse de perdre mon aptitude de métamorphe. Et puis, j'ai encore des devoirs à accomplir auprès de mon apprenti.
-Tu ne fais plus parti d'Orphéo. Ton travail s'arrête là.

Je claque la langue, signe que cette histoire commence à sérieusement m'énerver. Un peu emporté par le fil de la discussion, j'en oublie quelques délicatesses de ma langue ainsi que le respect dû aux autres et pointe presque violemment Yoren du doigt, avant de lancer, furieux contre mon père :

-Il reste ou c'est moi qui part ! Et je ne reviendrais pas sur ma décision !!

Mon père soupire, vaincu. C'est la première fois qu'il me concède quelque chose aussi facilement. Ce travail doit vraiment lui tenir à coeur pour qu'il accepte pareille chose. Mais moi, je suis content. C'est une bonne chose. Alors, mon bras se baisse et je croise les bras, quelque peu pourtant vexé.Mon père, quand à lui, réfléchit avant de s'adresser alors directement à Yoren, dans un premier temps un peu dans les vappes, en japonais.

-Il va falloir que tu sois digne d'être hébergé par nos soins. - il repasse en anglais - Vous ne savez pas parler japonais, n'est-ce pas ? Si vous le souhaitez, je pourrais m'arranger pour vous offrir un précepteur qui permettra de rapidement gagner de l'assurance avec notre langue.

Ah, évidemment, le vouvoiement. Ça, il va falloir qu'il s'y habitue. Quand à son esprit d'analyse, j'en reste sur les fesses. Il me reste beaucoup de choses à apprendre. J'ai comme l'impression que dès l'apparition de Yoren, mon père savait d'ors et déjà qu'il ne parlait pas japonais. C'est très impressionnant. J'inspire. Quand à sa précédente phrase en japonais, je préfère la passer en sourdine. Curieusement, ça ne m'étonne pas de mon père. Quand à ce qu'il propose, j'aurai préféré qu'il se fasse directement la main dans des écoles internationales, où il pourrait rencontrer d'autres personnes et lier des amitiés. Après, il est certain qu'il risque de porter la nom de la famille sur le dos puisque nous serons probablement à même de payer ses études. Mais bon, je ne doute pas de ses capacités d'adaptations.

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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Dim 24 Nov 2013 - 14:56

Depuis le début de ce voyage potentiellement sans retour, toute l’attention était fixée sur moi, c’est à dire celle de mon maître Ren, jusqu’à là rien de nouveau, en tant que mentor, il se devait d’être plus ou moins concentré sur moi, bien que dernièrement il ait bien autres choses à faire de plus importants, ce que je comprenais évidemment très bien, mais il y avait aussi celle de son père, lourde et intimidante. Pourtant j’avais été prévenu, et j’ai suffisamment entendu Ren en parler pour que je ne sois pas surpris le jour où je le rencontrerai, et c’est d’ailleurs ce que je pensais, mais je me trompais… Sous le regard de cet homme puissant, je me sentais faible et démuni de tous mes moyens, je me sentais à sa merci. C’est alors qu’il me répondit.

Il m’avait répondu de manière laconique et protocolaire, mais surtout, en japonais, alors je n’avais absolument pas compris sa réponse, mais au moins il n’avait pas l’air de m’incendier. Si ça se trouve, Ren avait un peu dramatisé la chose, peut-être qu’il m’acceptera comme je suis finalement et même qu’il me laissera aux soins de mon maître sans que ça ne pose problème… Sauf que connaissant mentor, il n’exagérait rarement les choses au point de les modifier, s’il m’a dit tout cela sur son géniteur, c’est qu’il devait avoir une bonne raison. En attendant, ne sachant quoi répondre à mon interlocuteur, je me contentais d’un léger signe de tête, sans aucune parole.

Bon, bien évidemment et comme de nombreuses fois, tout mon raisonnement précédent était faux, ça m’apprendra de minimiser les affirmations de mon maître à propos de son père, à propos de tout en fait, car ce n’est vraiment pas la première fois que ça m’arrive, loin de là, je suis vraiment têtu, en faire qu’à me tête me perdra un jour…
Pourquoi est-ce que je pense cela ? Tout simplement parce qu’après mon hochement de tête, le riche PDG se tourna vers son fils, et lui dit quelque chose de tout à fait incompréhensible. Du japonais bien sûr, de nouveau… Merde, j’aurais au moins dû essayer d’apprendre cette langue dans l’avion… Mon Sensei lui répondit ensuite, et visiblement, vu le ton qu’employaient le père et le fils, ce n’était pas pour se dire à quel point ils étaient heureux de se revoir… Au début, je pensais qu’ils se disputaient à propos du fait que le père de Ren l’ait obligé à tout quitter pour revenir ici, sans même lui demander son avis, mais ce ne pouvait pas être ça, car ce n’est pas mon mentor qui a parlé en premier, mais bien son géniteur, donc c’est lui qui avait un problème. Voyons, procédons par élimination, il voulait que son fils revienne de l’Écosse pour se réinvestir dans l’entreprise familiale, voilà qui est fait. Il voulait qu’il abandonne son ancienne vie afin de pouvoir se consacrer pleinement à son travail, alors il a quitté Orpheo, démissionné de son poste de professeur à l’Orphelinat, laissé ses élèves aux soins d’un nouvel enseignant si il y en a un… Pas tous ses élèves, il m’a gardé moi, alors le problème venait logiquement de moi. Bon, là-dessus Ren m’avait prévenu que ma présence ne serait pas si facilement acceptée par cet homme vouant sa vie à son entreprise, mais je ne pouvais m’empêcher de culpabiliser, je n’aimais vraiment pas que Ren, déjà si préoccupé, ait des problèmes supplémentaires à cause de moi. J’avais envie de réagir, je devais réagir ! Mais que puis-je faire, moi, simple jeune d’une vingtaine d’années à peine face à cet homme aguerri qui avait dû en mater plus d’un ? Je ne sais pas, mais je devais dire quelque chose pour défendre mon maître, expliquer que je ne serais pas un fardeau, que je pourrais surement aider, que j’ai des capacités, enfin je crois, que je… je…
Mes pensées défiaient à toute vitesse dans ma tête et je commençai à m’embrouiller, même si je faisais tout pour ne pas le laisser paraître. A un moment, mon mentor me désigna un geste en criant quelque chose en langue nippone, probablement très loin du « je t’aime mon papa chéri ». Ma décision fut prise, j’improvise. Je préparai des phrases ma tête aussi vite que possible, ça y est, je suis prêt !
Je pris une grande inspiration, afin de couvrir leurs voix respective avec la mienne tout en gardant le maximum de sang-froid et de crédibilité possible. Mais au moment où j’allai parler, l’homme se tourna vers moi et me parla… toujours en japonais, mais cela s’adressait bien à moi. Alors, de toutes mes forces, je bloquais les mots que je m’apprêtai à prononcer, perdant alors toute crédibilité je suis sûr… Le businessman continua alors en anglais.

-Vous ne savez pas parler japonais, n'est-ce pas ? Si vous le souhaitez, je pourrais m'arranger pour vous offrir un précepteur qui permettra de rapidement gagner de l'assurance avec notre langue.

Je restai alors sans voix, il venait bien de dire qu’il ferait en sorte que je puisse apprendre le japonais ! Cela veut dire… qu’il accepte ma présence ! Est-ce que son fils, avec seulement deux phrases, aurait réussi à le faire changer d’avis ? Je croyais que cet homme était presque sans cœur et que le faire revenir sur une de ses décisions était perdu d’avance.

-Je…

Je… ne sais pas quoi dire, oui c’est clairement ça. Je jetai un rapide coup d’œil vers Ren toujours à côté de son père, qui me regardait également. Il avait l’air lui aussi légèrement surpris, et il faut comprendre que de voir Ren légèrement surpris équivaut à voir quelqu’un bouche bée et complètement hébété, toujours relativiser avec les Japonais. Bon en attendant je devais quand même répondre quelque chose. Je me raclai la gorge et répondis à l’homme tout en essayant de ne pas perdre le peu de crédibilité qu’il me reste.

-J’apprendrais vite le japonais, ne vous en faites pas, rapidement je pourrais être suffisamment autonome pour ne pas vous déranger dans votre travail respectif…

Je me mordais la lèvre inférieure, si fort que je sentais le goût du sang dans ma bouche. Mon cœur battait à toute vitesse, et avec tout ça, je ne l’avais même pas remercié pour son geste, je suis vraiment irrécupérable…

-… Dōmo arigatō gozaimasu.

Pathétique ! Je viens de balancer la phrase du salut de fin d’un art martial dont personne ne connait l’existence et où j’ai fait une unique séance d’essai, et pourquoi ? Juste pour prouver à cet homme intimidant que je connais une phrase en japonais soutenu, et que donc j’apprendrai la langue assurément ? Je l’ignore moi-même, et devant le silence qui commençait à régner, je baissais légèrement la tête, tout en lançant un léger regard apitoyant à Ren, pour m’excuser, j’espère que je ne venais pas de tout gâcher… Bon, à rajouter sur ma liste de trucs à faire, gagner l’estime du chef d’entreprise expérimenté. Vraiment, je ne sais pas ce que j’ai à toujours m’imposer des défis impossibles…
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MessageSujet: Re: Le monde change... [PV Sensei ,allias Renou]   Lun 1 Mai 2017 - 18:20

L’heure pour être un homme,
Quelqu’un capable de voguer sur cette immense Mer.


J’ai tout quitté. Tout quitté pour venir m’enfermer dans cette prison à ciel ouvert. J’ai obéi à mon père comme n’importe quel fils de bonne famille et au summum de mon inconscience et de ma fierté mal placée, je n’ai prévenu personne de mon départ. J’ai fait beaucoup de bêtises dans ma jeune vie, mais celle-ci, je la considère comme la plus idiote de toutes. Je regrette déjà la chaleur de l’orphelinat et ses professeurs attentionnés. J’ai littéralement arraché Yoren à ses amis, même s’il s’en est allé de sa volonté propre.
Aussi, je ne peux décemment pas m’empêcher de serrer les dents à l’écoute de mon père s’exprimant volontairement en japonais pour marquer son désaccord vis-à-vis de mon apprenti. C’est injuste. Mon père ne connaît rien des sacrifices entrepris par nos deux personnes, alors de quel droit se permet-il de juger de la place que doit occuper mon apprenti ? Je ne peux m’empêcher de me rebuter face à ces reproches pourtant réalistes. A travers mes lentilles brunes, mes iris blancs comme neige scintillent de mille feux. Je me sens l’âme de m’opposer face au monde pour défendre le jeune homme derrière moi. Sans doute mon léopard menace-t-il de se montrer en réponse à ma fatigue et ma frustration accumulées. Je claque la langue et menace mon père de tout quitter s’il marque encore son désaccord. Mon discours n’a alors plus rien d’amical ni même de respectueux. Je fulmine intérieurement en limitant au maximum les échappées sur l’extérieur, cette technique étant si chère aux japonais.

Puis, mon père soupire et daigne enfin se tourner vers Yoren. Dans un discours soutenu, il laisse planer un commun accord. A mon tour, je me tourne simultanément vers mon apprenti puis vers mon père, surpris. Ce changement d’opinion me semble tout à coup trop facile. Je m’attends à l’entendre me demander une contrepartie. Mais son regard n’oscille pas et se concentre sur celui de l’occidental, dans l’attente d’une réponse rapidement formulée.

-Je…

Silence. Le pauvre a l’air complètement tétanisé, à bout de mots. Malheureusement, c’est à lui de s’exprimer et je ne saurais en aucun cas le faire à sa place. S’il veut gagner un minimum de respect auprès de mon père, il va lui falloir acquérir une assurance et une répartie bien plus importante. Cependant, pour une première rencontre, je me dois d’être plutôt satisfait de ses précédentes prises de parole. Beaucoup avant lui n’ont pas su prononcer un seul mot cohérent. Sans doute devait-il remercier son ignorance du fonctionnement du monde du business et la véritable importance du personnage face à lui. Néanmoins, le temps commence à se faire long pour une réponse. Finalement, Yoren s’éclaircit la voix. Je ne peux m’empêcher de sourire en coin et de l’encourager mentalement.

-J’apprendrais vite le japonais, ne vous en faites pas, rapidement je pourrais être suffisamment autonome pour ne pas vous déranger dans votre travail respectif…

C’était un réponse convenable et concise. En somme, tout ce que l’on attendait de lui. J’acquiesce à ses paroles. Mon père, toujours imperturbable, n’émet pas le moindre signe de (mé-)contentement et se contente de garder son regard figé sur le jeune nouveau. Qu’attends-t-il de lui, au juste ? Sans doute ne fait-il que réfléchir, pesant le pour et le contre d’une nouvelle inconnue à l’équation de la vie de son fils. Finalement, à en juger par le début de ride se formant entre ses deux sourcils, sans doute regrette-t-il déjà d’avoir donné son accord. S’apprêtant à se rediriger sur son fils, il entend alors prononcé quelques mots de japonais.

-… Dōmo arigatō gozaimasu.

Dans un hochement de tête, le chef d’entreprise offre une dernière fois son attention puis se recentre finalement sur son garçon. Son regard est toujours aussi profond et je ne peux m’empêcher de le soutenir en me sentant menacé. Je m’apprête d’ailleurs à le remercier à mon tour mais il me tait d’un geste de la main. Passant une main dans ses cheveux courts, il s’oriente finalement de telle manière à nous avoir tous les deux dans son champ de vision. En anglais, il présente la suite des opérations :

-Je n’avais pas prévu cette présence inopinée, mais puisqu’il doit en être ainsi, il va falloir également le présenter et le prévenir des pièges dans lesquels il ne doit pas tomber. M. Azena, j’ignore ce qui vous a poussé à suivre mon fils, mais sachez que ce ne sera certainement pas une partie de plaisir de porter le nom des Takahata derrière le vôtre.

Jetant un coup d’œil à sa montre, le chef d’entreprise s’anime brutalement et pose sa main sur mon épaule.

-Je te laisse retrouver nos partenaires dans la grande salle du 30. J’ai quelques soucis à régler, je te rejoins dès que possible.

Sur ces mots, mon père quitte la pièce et nous laisse en plan. Bon Dieu, pas même arrivé que déjà reparti. Je ne m’attends certes pas à davantage malheureusement mais… Qu’importe. Soupirant, je me tourne vers Yoren et l’observe un instant, une attitude indéchiffrable sur mon visage. Passant devant lui, je passe la porte d’entrée et l’invite de même à quitter la pièce. Là, je commence à écumer les couloirs et monter les deux étages nous rapprochant de la fameuse grande salle. Tout au long de ce court périple, d’abord silencieux, je ne tarde pas à finalement accéder à la requête de mon père et m’exprime.

-Je vais éviter de multiplier les mensonges alors tenons-nous en aux faits. Tu seras aux yeux du monde un jeune homme que j’ai décidé de prendre sous mon aile. Appelle-moi Ren et élimine de ton vocabulaire le mot professeur. –je lui souris légèrement– Je ne suis de toute façon plus ton professeur alors autant changer les choses dès maintenant. Je préfère éviter le terme apprenti compte tenu du peu de point commun que nous avons et pour t’éviter des questions embarrassantes du type « mais que vous apprends-t-on ? » Non. C’est vraiment la dernière chose à faire.

Je me poste devant la porte derrière laquelle semble-t-il se produire une fête des plus formelles. Un bourdonnement d’échanges en tout genre, à la fois en japonais et en anglais, quelques tintements de verres. Je me retourne brusquement vers Yoren et affiche une mine sévère. Reste à aborder les choses les plus importantes.

-Bien. Ne réponds pas aux questions que tu jugeras trop personnelles, qu’elles te concernent directement ou qu’elles me concernent moi ou ma famille. N’accepte de cadeaux que s’ils te sont offerts directement et spontanément et accorde-toi l’audace de les refuser si tu les juge trop coûteux. Refuse systématiquement d’être payé d’une quelconque manière que ce soit, y compris si cela concerne un service où l’on te promet que « ce n’est pas grand-chose ». Aussi monstrueux que cela puisse te paraître, ces hommes et ces femmes chercheront à connaître toutes tes passions pour te combler et me faire payer cela par la suite en accords commerciaux ou autre. A chaque fois que l’on te fait une remarque ici, dis-toi que ce n’est pas pour tes beaux yeux mais parce qu’il y a plus cher à gagner. Reste aimable même si tu brûles d’envie de les mettre à terre et ne te laisse absolument pas influencer. En fait, à bien y réfléchir, moins tu passeras de temps dans cette entreprise, mieux tu t’en porteras crois-moi.

Un léger rire termine ma phrase. D’un côté, je dois avouer être bienheureux de rentrer à la maison, dans cette maison qui m’a toujours poursuivi et que je me décide enfin à accepter telle qu’elle est. C’est un monde à elle toute seule et aussi une nouveauté de chaque seconde. Il faut savoir dire oui et dire non, juger les personnalités, savoir faire du charme ou sévir. C’est un métier tout à fait passionnant, à vrai dire. M’approchant du jeune homme, je passe une main dans son dos et le pousse devant moi tout en ouvrant la grande porte. Je lui glisse rapidement deux paroles puis l’amène à faire son premier pas dans le beau monde du business japonais.

-Je n’ai aucun doute sur tes capacités cela dit, aussi rien de mieux que de te former directement sur le terrain.

[HRP= Je vais m’arrêter là parce que sinon je suis partie xD]
[HRP2= Je te laisse le soin de continuer à ta manière si tu veux, fais-toi plaisir ! Sinon j'enchaîne avec la suite]
[PPS= Putain, Ren m'avait grave manqué en fait xD]

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