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 Qui a dit que c'était facile d'être un connard ? {OK}

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Capitaine Pirate ~ président d'Orphéo Australie ~ Nettoyeuse ~ membre de Rosenrot ~ Terroriste
Capitaine Pirate ~ président d'Orphéo Australie ~ Nettoyeuse ~ membre de Rosenrot ~ Terroriste
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EMPLOIS/LOISIRS : Piller et faire chier le monde
LOCALISATION : Derrière toi
CITATION DU PERSONNAGE : Contrôler le monde pour mieux le défier.

MESSAGES : 63
DATE D'INSCRIPTION : 07/02/2013

Niveau du personnage
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MessageSujet: Qui a dit que c'était facile d'être un connard ? {OK}   Ven 8 Fév 2013 - 14:41

Welcome to Mystery...

Joaquín
Rejés
Je suis partout, je suis nulle part. Qui suis-je ? Ton pire cauchemar.




      feat Orlando Bloom
        Âge : 61 ans
        Date & Lieu de naissance : 18 mars 1951, Huelva, España
        Race : Mêlé
        Statut : Ça dépend des soirs...
        Groupe : Mêlé noir indépendant. Membre du Conseil d'Orphéo. Sorcier noir à Rosenrot, Solitaire, etc ? Capitaine de la Arpia Roja
        Don premier : Ubiquité : Joaquín possède un corps primaire, qu'il occupe en permanence, et plusieurs corps secondaires qu'il peut contrôler, grâce à une partie de son esprit séparée du reste, et entre lesquels il son esprit voyage. Il peut se fabriquer des corps, mais cela lui prend beaucoup de temps et d'énergie, et augmente la difficulté de tous les contrôler à la fois...
        Pouvoir premier : Intuition : il peut apprendre des choses rien qu'en orientant sa pensées vers un sujet ou une personne en particulier. Cependant, il s'agit d'un don assez aléatoire, car il ne contrôle pas toujours très bien ses pensées. Il peut soudain être saisi d'une certitude absolue concernant un sujet, mais ce sujet est parfois d'un intérêt... très limité.





« RACONTE-MOI-UNE-HISTOIRE... »


    Je m'appelle Joaquín Rejés. Oui, avec un accent sur le dernier e. Du coup vous vous demandez si je suis bien de la famille du célèbre Ange Hannelore Rejes. Eh bien oui, mais ce crétin n'a jamais été fichu de mettre cet accent. A vrai dire, personne n'avait jamais écrit Rejés de cette façon avant moi. C'est comme ça. Je suis né avec la certitude absolue que mon nom devait prendre un accent.

    Comme vous l'avez remarqué, mon don s'est déclaré très tôt. Très très tôt. Un jour que j'étais tranquillement en train de prendre un bain dans le placenta de ce truc qui devait bientôt me servir de mère, je fus tout à coup intimement convaincu que les hirondelles migraient vers le Nord au printemps. Comme je ne savais pas ce qu'étaient les hirondelles, ni le Nord ni même le printemps, je ne pus évidemment en tirer aucune conclusion.
    Mais cela na pas tardé à arriver. Car mes premiers mots furent bien évidemment : "Papa, c'est quoi une hirondelle-qui-migre-vers-le-Nord-au-printemps ?"
    Il ne s'en est jamais remis. La preuve, il est mort un mois plus tard. Faut dire qu'il était pas tout jeune non plus. Faut dire aussi que ma mère l'a un peu aidé. Mais bon, moi je m'en foutais parce qu'entre temps j'avais eu la certitude absolue qu'une hirondelle était un oiseau, que le Nord était une direction et que le printemps était une saison. Du coup, plutôt que de demander à ma mère pourquoi elle avait fait ça, j'ai préféré lui demander ce qu'étaient un oiseau, le Nord et une saison.
    Elle non plus ne s'en est jamais remise.

    J'ai donc été recueilli par la famille de mon père. Et j'ai arrêté de formuler des phrases aussi complexes, après avoir eu la soudaine certitude que si tous les gens qui me donnaient à manger mourraient, j'étais bien dans la merde.

    Du coup, de certitude et certitude, j'ai quand même fini par apprendre à parler. Pratique, me direz vous ? Pas tant que ça. J'aurais mieux fait de me la fermer. Parce que qui dit capable de parler dit capable de comprendre, et de recevoir des ordres. Et j'en recevais, des ordres. J'étais soit-disant inférieur aux autres parce que mon père avait "déshonoré Santiago en couchant avec une putain d'exorciste." Heureusement il y avait mon grand frère pour prendre ma défense. Même si son avis ne comptait pas beaucoup non plus...
    Mon frère avait vingt ans de plus que moi. Je sais ça fait beaucoup. Mais laissez-moi vous expliquer.
    Mon père était un membre de l'organisation Santiago, et ma mère une exorciste d'Orphéo. Lui était un gros pervers, et elle n'avait pas beaucoup de considération pour son propre corps. A vrai dire, elle n'avait aucune considération pour quoi que ce soit. Elle n'a donc pas eu trop de mal à charmer mon père pour pouvoir espionner Santiago en cachète, et tant pis si elle le payait sur son temps de sommeil. Elle est restée vingt-cinq ans ainsi, à envoyer ses informations à Orphéo. Vingt-cinq ans à se faire sauter toutes les nuits... je vous laisse calculer. Mais comme je l'ai dit, elle s'en foutait. La fin justifie les moyens. Sauf qu'en vingt-cinq ans... il y a eu des accidents.
    Le premier a été mon frère, Antonio. Un gros accident, si je puis me permettre. Ma mère a sûrement vu ça de la même manière, au début. Un gros accident qui l'empêcherait de faire son travail correctement. Mais petit-à-petit, elle a changé d'avis. Car, si elle-même n'avait pas été autorisée à intégrer Santiago, elle s'en est nettement approchée lorsque mon frère est entré dans l'organisation. Elle a donc continué sa vie d'agent double pendant une vingtaine d'années... jusqu'à ce que survienne un deuxième accident. Un accident qui allait causer leur perte à tous... moi.
    Car, avant l'accouchement, mon paternel a soudain décidé de prendre sa retraite et d'aller s'installer avec sa femme à Huelva, dans le sud de l'Espagne. Ainsi ma mère accoucherait vite fait bien fait, et il pourrait élever son fils dans un cadre paisible, tout en continuant de se la taper tous les soirs. Sauf que ça n'arrangeait pas du tout ma mère, car ça l'éloignait de Santiago. Elle a tenu un an. Puis Orphéo lui a donné l'ordre de le tuer et de rentrer, alors elle l'a flingué. Sans aucun regret, et sans lui laisser le temps de répondre à ma question, évidemment. Puis elle est partie en m'emmenant avec elle. Mais Santiago l'a retrouvée bien vite.

    Voyez comme mon entrée dans le monde fut fracassante ! Je ne vous cache pas que j'en suis assez fier... Le problème, c'est la suite. Je me suis retrouvé aux mains de Santiago, fils indigne d'un père qui avait laissé entrer cette "putain d'Orphéo". Du coup, il ont pas réfléchi, dès que j'ai eu l'âge de me rendre utile, ils m'ont foutu aux cuisines avec les autres esclaves. C'est ainsi que j'ai passé la plus grande partie de mon enfance à éplucher des patates.
    Antonio, quant-à lui, est soudain passé du statut de membre respecté de l'organisation à celui de... pourriture. C'est le mot. Heureusement pour lui, la pourriture qu'il était avait quand même quelques compétences qui pouvaient être utiles à Santiago, c'est pourquoi il ne s'est pas retrouvé avec moi au cuisines. Il est resté deux ans, en profitant pour plaider ma cause entre deux assassinats. Puis il a fini par quitter l'organisation, se disant sans doute que finalement je n'étais pas si malheureux avec mes patates. Il s'est fait mercenaire, proposant ses services au plus offrant. Mais il revenait de temps en temps à Santiago pour une mission bien payée, et en profitait toujours pour offrir à son petit frère bien aimé un nouvel épluche-légume.

    C'était la merde. Ouais, carrément. Heureusement pour moi, ça n'a pas duré très longtemps. Parce que j'ai fini par découvrir mon pouvoir. Et ça... c'est carrément cool !
    Alors que j'étais en train de me battre à grands coups d'économe contre un individu particulièrement coriace de l'espèce Solanum tuberosum, j'ai soudain eu l'impression qu'il était temps pour moi d'utiliser mon pouvoir. J'ai donc abandonné le combat et fait taire les cris de victoire de mon adversaire en le jetant sans ménagement dans la poubelle, et me suis concentré comme jamais, sans vraiment savoir quel résultat attendre. J'avais fermé les yeux en crispant tout mon visage comme quelqu'un qui aurait mangé du riz toute la semaine, et au moment même où je me figurais un homme assis sur une cuvette de toilettes hurlant comme un forcené, la peau de mon torse s'est soudainement étirée.
    La sensation est assez désagréable, je dois dire. Une grosse boule s'est formée sous ma peau, qui s'est modelée, agrandie... Jusqu'à ce qu'un homme entier se détache de mon corps.
    J'ai pas mis trop de temps à comprendre que ce n'était qu'une coquille vide. Cet espèce de bouffon restait là, debout, dans dire un mot, le regard fixe. Je me suis dit qu'il fallait le remplir. Comme une bouteille. Parce qu'une bouteille vide c'est toujours moins cool qu'une bouteille pleine. Alors sans trop savoir comment, je me suis transformé en robinet. J'ai projeté mes pensées vers lui... et il s'est rempli. J'ai compris que j'avais donné une partie de ma conscience à cet homme, et que je pouvais le contrôler comme je voulais. J'avoue que j'ai mis un peu de temps à me rendre compte ce que m'apportait ce pouvoir...
    La liberté !



    Yann Denkle feat Ralph Fiennes
      Je me suis débrouillé pour faire sortir Yann Denkle ( ouais, c'est comme ça que je l'ai appelé ) de la maison. Dès lors, je pouvais mener une double vie ! Je n'eus aucun mal à contrôler deux corps en même temps. C'est par la suite, avec l'arrivée de mes autres Moi, que ça va se compliquer. Mais pour l'instant, j'étais très bien avec mon Yann. Il m'a fallu un peu de temps pour l'intégrer à la société, mais j'y suis finalement parvenu, non sans user des précieuses informations que j'obtenais grâce à mon don... Il a commencé par faire plein de petits boulots en Espagne, jusqu'à ce que j'aie récolté assez d'argent pour l'envoyer en Australie. Bah ouais, c'était plus pratique ! Comme ça je pouvais m'occuper de mes patates le jour, et devenir Yann la nuit.
    Je vous avoue que j'ai vécu mes premières expériences "d'adulte" très très tôt. Il était jeune, charmant... et aussi naïf qu'un enfant de onze ans peut l'être. Et puis les australiennes sont... eh bien disons qu'elles savent ce qu'elles veulent ! Mais j'ai fini par grandir un peu, et devenir moins... innocent. J'ai pu trouver du travail à Yann, ce genre de travail dont tout le monde rêve - serveur dans un restaurant le long de la côte australienne, avec une graaaande pause dans l'après midi pour pouvoir profiter des cocotiers - et des filles qui sont dessous. Il faut dire que j'avais menacé le patron de révéler tous ses petits - enfin petites - secrets à son épouse qui, soit dit en passant, était resplendissante du haut de ses 1m97...

    En tous cas, c'est grâce à ça que j'ai pu tenir pendant encore quatre ans. Le poids de la servitude m'accablait moins. Mais bon ça m'a pas empêché de péter un câble à quinze ans hein, rassurez-vous ! Parce que vers cet âge là, j'ai commencé à sentir une nette évolution de mon don. De moi-même en général, à vrai dire. L'adolescence et tout ça...
    Toujours est-il que je me suis rendu compte non seulement que je pouvais orienter mon don vers des sujets ou des personnes en particulier, mais surtout que ce que j'apprenais grâce à lui me donnait un grand pouvoir sur les gens ! C'est ainsi que grâce à une série de chantages, rumeurs et autres manœuvres plus ou moins compliquées, j'ai pu préparer mon évasion. Tout a été méticuleusement élaboré. J'ai commencé par rallier à ma cause 5 amis de confiance - esclaves eux aussi - en leur proposant de partir avec moi. J'ai fait revenir Yann d'Australie et me suis occupé à travers lui d'organiser notre disparition dans la nature. Et pendant tout ce temps j'ai soigneusement semé la pagaille dans toute la maisonnée, de telle manière qu'à la fin le chef de Santiago fut littéralement scalpé par un groupe de sorciers persuadés qu'il avait ordonné d'assassiner la sœur de l'un d'entre eux pour s'approprier sa fortune.
    Et nous au milieu de tout ça, nous avons profité de l'agitation générale pour sortir de là sans nous presser. J'ai toujours soigné mes entrées et sorties, je trouve que c'est très important. Une question de style vous comprenez...
    On s'est réfugiés dans l'ancienne maison de mes parents, inoccupée depuis quatorze ans, dans la ville portuaire de Huelva. Vous saviez que c'est l'endroit d'où Christophe Colomb est parti avec ses trois navires ? C'est très important pour la suite. Car c'est sûrement lorsqu'on a appris ça que tout a commencé...
    Christophe Colomb. Le Navigateur, l'Explorateur ! Le Conquérant ! Le Découvreur du plus grand trésor du monde : un continent entier ! Notre imagination d'adolescents en fut stimulée. Et si nous faisions comme lui ? Fini l'esclavage, fini les chaînes, qu'elles soient physiques, sociales ou mentales ! Nous voulions être libres, aller où nous voulions ! Quoi de mieux que l'Océan pour réaliser ce rêve ? Alors nous nous sommes mis en chasse... d'un bateau !
    Il a fallu presque six mois pour que mon don me donne les informations que je cherchais. Mais j'ai fini par la trouver. L'épave. Un ancien galion espagnol, échoué au large des côtes portugaises... un trésor inestimable ! Et le premier d'une longue série...
    Je dois dire que je n'aurais rien pu faire sans l'aide de mes amis. En unissant nos pouvoirs et nos dons, nous avons réussi à faire sortir l'épave du fond de l'océan, et à lui redonner toute sa beauté. C'est ainsi que, le 27 avril 1967, six espagnols et un australien prirent la mer, sur le Harpia Roja, le plus magnifique bateau des océans.

    Les premiers mois furent difficiles, je dois dire. Car nous n'avions aucune expérience de la voile. Mais c'est en naviguant que l'on devient marin, et nous nous sommes peu à peu habitués à notre nouvelle vie.
    Et à présent, que faire ?
    Mes amis voulaient se faire commerçants, pêcheurs, mais moi j'avais des projets bien plus grands. Pourquoi, alors que nous venions de gagner notre liberté, nous serions-nous faits esclaves de la société ? Le monde regorgeait de richesses, qui n'attendaient qu'à être trouvées, récoltées, arrachées à leurs propriétaires ! Si on nous avait donné des dons, ce n'était certainement pas pour qu'ils servent les autres ! Nous pouvions devenir plus puissants que n'importe quel humain, n'importe quel sorcier ! Il suffisait pour ça de vivre sur leur dos, comme un parasite invisible pompant non pas le sang, mais les richesses des hommes.
    Nous pourrions alors manipuler le monde à notre guise !
    Je ne me rappelle plus des mots exacts que je leur ai dits, mais mon discours éveilla la flamme de mes amis. Vive la liberté ! Disaient-ils. Plus jamais esclaves ! Allons conquérir le monde ! Le commerce c'est bon pour les innocents, faisons-nous pirates !

    Sans surprise, ils ont fait de moi leur capitaine. Il faut dire que un peu ce que j'attendais en leur disant tout ça... Mais c'est comme ça, j'ai une âme de chef. Un chef doit être capable d'inspirer la plus grande crainte et le plus grand amour à ses hommes. Il doit les faire rire et rêver, les faire souffrir. Il doit comprendre leurs forces et leurs faiblesse, connaître leurs secrets les plus intimes, les connaître mieux qu'eux-mêmes... Qui d'autre pouvait tenir ce rôle mieux que moi ?

    Et c'est ainsi que ma nouvelle vie a vraiment commencé. Comme une seconde naissance. J'avais enfin pris le contrôle de mon existence...
    J'ai vite compris que la véritable richesse ne se trouvait pas dans l'argent, cette abstraction, série de chiffres sans importance. Ni dans les joyaux, tout juste utiles à faire rêver les imbéciles et à orner les parures des rois. Non, elle se trouvait... dans la magie ! Tout l'or du monde ne vaut pas les secrets et les merveilles qu'elle recèle ! Je me suis mis en quête des plus incroyables formes de magies. J'ai cherché à recruter dans mon équipage les personnes aux dons et pouvoirs les plus puissants, à récolter les objets les plus mystérieux.
    La cale de mon navire est rempli de ces objets, comme une grande caverne d'Ali Baba flottante. Armes magiques en tous genres, talismans protecteurs, parchemins ancestraux regorgeant de runes, cartes, potions. Plantes étrangleuses, tueuses, soigneuses... Créatures magiques dans leurs cages. Poltergeist enfermés dans des vases, prêts à être libérés à tout instant. Aiguilles d'acupuncture magiques capables du plus grand bien comme de la plus grande souffrance. Bouteilles d'alcool dont une seul gorgée vous fait frôler le nirvana, épluches-légumes capables de vous faire mettre leur misère aux patates ! C'est sûrement ce dernier objet que je préfère. D'ailleurs j'en ai toujours un sur moi. Vous avez peut-être jamais remarqué, mais c'est une arme redoutable, et surtout un formidable instrument de torture ! Essayez donc, la prochaine fois que votre petite sœur met des conneries sur votre compte facebook...
    Mais... ressortons sur le pont du navire, si vous le voulez bien. Un véritable camp d'entraînement pour les trente-deux marins qui vivent à bord. Chacun a une tâche spécifique en fonction de ses pouvoirs, qui lui permet de les développer. Des entraînements a combat et à la magie sont ajoutés à leur temps de travail. Tout cela leur permet d'atteindre la perfection ! En plus de ça, ils m'obéissent tous au doigt et à l’œil, et me remercient encore pour la vie que je leur offre ! Décidément je suis vraiment le plus fort et le plus intelligent. Mais ce n'est pas fini !
    Maintenant, regardons navire en lui-même. Voyez les runes gravées sur chaque planche pour les empêcher de pourrir, de se briser, voyez le signe immense qui orne la voile pour qu'elle ne se déchire jamais ! Chaque marin est chargé de veiller à ce qu'aucune ne s'efface jamais. Le bateau tout entier est couvert de runes, que j'ai découvert au fil des ans. Grâce à elles il est protégé de toutes les attaques, naturelles, humaines ou magiques. Grâce à elles, je peux animer la grande Harpie qui sert de figure de proue quand je le veux, et alors elle est capable de broyer dans ses bras le plus solide des bateaux. Grâce à elles, je suis averti à l'approche d'un récif, ou encore d'un banc de poissons savoureux. Alors mes hommes jettent le grand filet à la mer avec enthousiasme, songeant déjà à la fête qui s'annonce le soir même, à la musique, aux tonneaux de vin sortis pour l'occasion...

    Au fil de toutes ces aventures, j'ai fini par comprendre une chose essentielle : que le chaos est la meilleure source de richesse. Imaginez que le monde est un homme dans un escalier. Il avance à pas sûrs. Il a une main sur la rampe, et l'autre dans la poche de son pantalon, trifouillant les pièces de monnaie qu'elle contient. Ce sont ces pièces que vous convoitez. Comment faire ? Pas de problème ! Lancez une grosse boule de bowling du haut de l'escalier et regardez-le se casser lamentablement la gueule. Puis descendez tranquillement les marches et récupérer les pièces dans sa poche pendant qu'il essaie tant bien que mal de se relever, chose absolument impossible quand trois de nos vertèbres sont tranquillement en train de jouer aux osselets sur le sol.
    C'est après avoir réalisé cette petite expérience que j'ai vraiment saisi les opportunités que m'offrait mon pouvoir. Grâce à mes corps secondaires, je pourrais m'infiltrer dans la société... pour la faire tomber de l'intérieur ! Engendrer le conflit, le chaos ! Secouer l'arbre et en récupérer les fruits ! J'ai donc entrepris de me créer de nouveaux corps et de les placer là où ils auront le plus d'influence sur le monde...
    Faisons un peu le tour de tout ça, voulez vous...

    J'ai commencé par renvoyer Yann en Australie, où je lui ai fait intégrer l'Ordre d'Orphéo. Il me semblait normal que l'homme que je contrôlais le mieux infiltre l'organisation la plus puissante du monde. J'ai donc suivi des cours d'exorcisme pendant une dizaine d'années dans le centre de formation d'Orphéo Australie, avant de pouvoir véritablement entrer dans l'Ordre.
    Inutile de vous dire que Yann a gravi très vite les échelons ! Les petites missions d'exorcisme ne furent bientôt plus pour moi. Je dois dire que mon don m'a à chaque fois beaucoup aidé dans ma montée au pouvoir. Là par exemple, il a suffi que je découvre que le président d'Orphéo Australie avait couché avec la femme de celui d'Orphéo Nouvelle Zélande, morte d'une fausse couche six mois plus tard, pour arriver en moins de dix ans à prendre sa place, après l'avoir forcé à démissionner.

    C'est à ce moment là que je me suis empressé de créer mon deuxième corps secondaire... une fille. Bon ok, j'avoue, au début c'était par simple désir sexuel, parce qu'on n'avait pas vu la terre ni de filles depuis très longtemps et que bons sang, ça me démangeait sacrément. Et puis j'avais envie de vivre une nouvelle expérience ! J'ai pas été déçu. Imaginez... le plaisir multiplié par deux.
    Mais bon, après cette première nuit je me suis dit que j'allais pas la garder là. Je ne pouvais pas la cacher de mes hommes éternellement, et si je la laissais sortir ils n'en feraient qu'une bouchée. Je voyais bien que ça leur manquait eux aussi... Je me suis donc promis de recruter des femmes au prochain accostage. Inutile de dire que ça a nettement amélioré les conditions de vie des marins! Et l'hygiène à bord.


    Loreleï feat Teresa Palmer
      Pour en revenir à Loreleï ( ouais, c'est comme ça que je l'ai appelée. Joli, non ? ), je me suis dit que finalement elle serait plus utile sur terre. Car après avoir viré le président d'Orphéo Australie, je me doutais bien qu'il était dangereux de le laisser en liberté. Je savais que d'autres département d'Orphéo, comme la Grande Bretagne qui comptait parmi les plus puissants, s'intéresseraient à cette soudaine démission. Et je ne pouvais pas permettre qu'il aille tout leur raconter. Je ne pouvais pas non plus le faire assassiner par Yann, car la piste serait trop facile à remonter. Il me fallait quelqu'un d'extérieur, d'inconnu, pour brouiller les pistes. J'ai fait de Loreleï ma Nettoyeuse. Une solitaire, inconnue de tous, qui s'occupe d'effacer toute trace pouvant conduire quelqu'un jusqu'à moi. J'ai fait d'elle une spécialiste des explosifs. J'aime bien les explosions, c'est simple, ça fait du bruit, et ça a toujours de la gueule. Et puis on peut faire la scène du warrior comme sur la photo, et ça c'est vraiment classe ! BOUM.

    Bon donc voilà, Loreleï a liquidé le vieil australien et les quelques exorcistes dont Yann s'était servi pour accéder au poste de président. Après ça, je me suis dit que je devais continuer à établir mon contrôle sur le monde magique en priorité, car c'était bien plus important que de contrôler les innocents... Et après m'être occupé des "gentils", il était temps de passer aux méchants. J'ai donc créé un troisième corps secondaire pour infiltrer l'une des plus grandes organisations de sorciers noirs : Rosenrot. Ça n'a pas été facile, car ils sont très sélectifs et très scrupuleux dans leurs recherches sur ceux qui veulent entrer dans leurs rangs. Il a fallu me forger une véritable réputation de sorcier noir indépendant. faire des démarches pour me créer un véritable arbre généalogique prouvant la pureté de mon sang, etc. Il faut dire qu'ils n'aiment pas les mêlés. Pas du tout même. Mais bon ça m'a jamais dérangé de tuer les gens, qu'ils soient mêlés, humains ou sorciers. Au contraire ! Je trouve ça très distrayant. Ça stimule l'imagination, et les possibilités de mise en œuvre sont... presque infinies !



    Hans Schützer feat Ioan Gruffudd
      Mais bon, au final j'y suis parvenu. Je n'ai pas caché mon véritable don à Rosenrot, comme je l'avais fait pour Yann en faisant croire qu'il était simplement capable de localiser des Poltergeist. Car j'ai pu gagner la confiance des sorciers noirs les plus importants en leur montrant que j'étais capable de détecter toute forme de trahison, et de savoir si la lignée de telle ou telle personne était aussi pure qu'elle le présentait. Ils ont donc laissé un mêlé se charger d'étudier l'arbre généalogique de leurs membres ! Quels bouffons vraiment ! Ça me fait toujours marrer quand j'y pense...
      Et petit à petit, par des actes et un chantage toujours bien placé, Hans Schützer a pu monter assez haut dans la hiérarchie de l'organisation. Pas assez pour se placer devant les projecteurs, comme je l'avais fait avec Yann, mais suffisamment pour avoir l'influence qu'il faut.

    La machine commençait à se mettre en place ! Cependant, j'avais remarqué que plus le nombre de corps secondaires augmentait, plus il était dur de les diriger tous à la fois. Vu tous ceux que j'ai aujourd'hui, je suis obligé d'alterner entre chaque... ce qui représente une difficulté non négligeable. Mais bon, c'est une contrainte que j'ai appris à gérer, et qui disparaîtra sûrement avec le temps et l'entraînement !
    Mais laissez-moi vous parler du corps secondaire suivant, que j'ai malheureusement du sacrifier à une noble cause. Ouvrez bien vos oreilles, car nous approchons à grands pas des événements présents..
    Alors que nous naviguions en pleine tempête sur l'océan Pacifique, j'ai soudain eu la certitude que le président du Guatemala était en train de manger une pizza quatre fromages. Ne sachant pas trop ou caser cet élément, je me suis mis à la recherche d'une information plus intéressante. Et c'est là que j'ai appris qu'un petit groupe de sorciers Nazca conservait des secrets magiques d'une grande puissance au sein de la Cordillère des Andes. N'ayant aucun objectif précis à ce moment-là, j'ai ordonné à mes hommes de faire demi tour. J'ai bien vu qu'ils étaient pas contents, ils galéraient déjà à cause de la tempête, mais MERDE, JE SUIS LE CAPITAINE BANDE DE PHACOCHÈRES DIAPHORÉTIQUES, ALORS AU TRAVAIL ET PLUS VITE QUE ÇA, SI VOUS VOULEZ PAS FINIR PAR DESSUS BORD ! Quand je vous disais qu'il fallait être capable d'inspirer la crainte à son équipage... Ça a tellement bien marché qu'on s'est fait toute la traversée en cinq jours, du jamais vu ! Pendant que mes hommes - et les femmes - partaient se distraire dans la ville la plus proche, je me suis mis en quête des Nazca. Grâce à mon don, je n'ai pas eu trop de mal à les trouver. Rien que le fait qu'ils parviennent à se soustraire totalement à la vue de tous - grâce aux runes tracées sur la plaine de Nazca, comme je l'ai appris par la suite - révélait une magie très puissante. Enthousiasmé par ce que j'avais vu, j'ai décidé d'entrer en contact avec eux pour apprendre leurs secrets, et ce par l'intermédiaire d'un nouveau corps. C'est pour ça que j'ai créé Hullen.
    Et il s'est pointé chez les Nazca comme une fleur, prétendant qu'il avait eu un rêve prémonitoire où il se voyait venir jusque chez eux. Il se fit accueillir au-delà de mes espérances les plus folles, et gagna peu à peu la confiance de tous. C'était un peuple étrange, qui vivait en communauté avec les Poltergeist, grâce à une Rune secrète qui les attirait jusqu'à chez eux. Les anciens m'ont raconté qu'il y a longtemps, un homme nommé Maysar était venu chez eux au cours d'un long voyage en quête des secrets de la magie. Les trouvant là, il avait tout de suite apprécié leur peuple, et avait décidé de leur transmettre les secrets des Winitran - une société secrète qui aidait Poltergeist, détruite par l'Ordre d'Orphéo il y a longtemps - pour que leur savoir ne soit pas perdu. J'avoue avoir été immédiatement charmé. Une Rune capable d'attirer les fantômes ! Une autre capable de rendre invisible une vallée entière ! Les savoirs de deux peuples très anciens réunis !
    J'ai donc entrepris d'intégrer Hullen dans ce peuple, et d'en apprendre toute la magie, tout le savoir. Cela m'a pris dix bonnes année pour tout connaître. Dès lors, je n'avais plus besoin d'eux. J'avais même besoin qu'ils disparaissent. Un secret non partagé est un secret puissant. En plus de ça il fallait qu'ils payent pour m'avoir fait bouffer de la quinoa deux fois par jour pendant dix ans ! Vous rendez-vous compte des souffrances que j'ai enduré ? Bref, Cela n'a pas été très difficile de mettre tout ça en œuvre. J'ai contacté un ordre de sorciers noirs péruviens, les Thumglün, en leur communiquant l'emplacement exact de la vallée des Nazca. Ils avaient beaucoup de raisons de vouloir leur mort, et ils n'ont pas tardé. Le Feu Vengeur s'est abattu sur le village, brûlant tout, réduisant les corps en cendres. Quel spectacle merveilleux ! On aurait dit une sorte d'immense spectacle pyrotechnique à ciel ouvert, avec des jet de feux dans tous les sens, agrémentés par une musique de hurlement atrocement satisfaisants.
    Mais il y avait encore un trésor qui m'intéressait dans le village. Un petit garçon qui possédait un don incroyable. Il me le fallait dans mon équipage, et pourtant je ne pouvais pas demander aux Thumglün de l'épargner : il était humain. Je me suis donc mis en quête du jeune homme, au milieu de toute cette démonstration de cruauté, légèrement inquiet à l'idée qu'il puisse se faire cramer les miches avant que je le retrouve. Mon don m'a un peu aidé, mais... je suis arrivé trop tard. Un sorcier noir était penché sur lui, les mains lui enserrant la tête dans un étau mortel. Il le torturait mentalement ! Un esprit aussi puissant ! Quel gâchis ! J'ai immédiatement planté mon épluche-légumes dans la gorge de ce crétin, mais le petit s'était évanoui, et vu la complexité de son esprit, je me doutais bien que les dégâts seraient d'autant plus graves. Mais je n'ai pas perdu espoir. Je suis parti sur le champ en portant le garçon dans mes bras et j'ai laissé ces brutes épaisses finir le boulot. Je me suis réfugié dans une vallée voisine, dans une petite grotte où j'ai allongé l'enfant, cherchant un moyen de le soigner... en vain. Il fallait que je l'emmène sur mon bateau. Nous avions un effaceur dans l'équipage, et je pensais qu'il serait capable de faire disparaître le traumatisme de l'enfant. Mais j'avais peur de le perdre à jamais en brusquant les choses. Il respirait très faiblement. Si je le transportait dans cet état, il ne survivrait pas. Je suis resté une semaine dans la grotte à passer toutes les heures une éponge d'eau froide sur son front, pendant que j'arrivais en bateau avec mon corps primaire.
    Mais il est arrivé avant moi. Maysar Fjerda, accompagné de son disciple, Björn Kristiansen. Un imbécile leur avait envoyé un appel au secours ! Un des Anciens, j'en étais sûr ! Deux vieillards, et pourtant je sentais que je n'avais pas intérêt à les contrarier. Je leur ai donc raconté la vérité... presque toute la vérité. Il y avait un traître parmi nous, qui a amené les Thumglün ici. Nous avons tous été décimés, mais grâce à mon don du bouclier et mon pouvoir de téléportation, j'ai pu me sauver avec le petit. Il avait été torturé mentalement et je ne savais pas quoi faire. Il avait le pouvoir de contrôler son propre esprit, mais il ne le maîtrisait pas encore bien, et les dégâts sur son mental devaient être considérables.
    Je l'ai vu ouvrir de grands yeux en apprenant quel était le pouvoir de l'enfant. Et voilà qu'il me demandait si le Guntray pouvait le sauver ! Le Guntray ! Un être de légende, un monstre de l'ancien temps, utilisé par les Nazca lors de la guerre contre les Incas ! Et le vieux m'affirmait qu'il connaissait le rituel, que la transformation effacerait les souvenirs du petit et qu'avec son don, celui-ci pourrait sûrement contrôler la bête ! J'ai tout de suite adhéré à cette idée, et ai contribué à leur plan. Mais voilà, Maysar me piquait le gamin, quand même ! Et moi je le voulais sur mon navire ! Un Guntray sous mes ordres, vous imaginez ? Plus rien ne pourrait me résister ! Mais bon, j'ai joué le jeu, et je suis resté deux ans avec le petit, avant de l'amener en Ukraine, comme me l'avait demandé Maysar. Je ne pouvais pas l'enlever à ce moment-là. Il fallait que je disparaisse, pour que le vieux ne puisse jamais retrouver ma trace. Et je lui prendrais le gosse plus tard, avec un autre corps. J'ai donc sacrifié Hullen. J'ai baratiné un truc comme quoi je ne pourrais pas supporter de vivre sans mon peuple, et j'ai demandé à Maysar d'aller enterrer mon corps dans la vallée Nazca.

    Maintenant il me croit mort. Et pourtant c'est moi qui vais le tuer. Il est le dernier gardien encore en vie de secret des Winitran et des Nazca, et le seul qui m'empêche de recruter Karhel. Il est son professeur au Mystery Orphanage. Cet orphelinat... une épine dans mon pied ! Je vais le faire tomber. Cela a déjà commencé...


    Ali Mahrad feat Riz Ahmed
      J'ai créé un dernier corps pour accomplir mes desseins. Ali Mahrad est mon Ange de la mort. Il sème la peur partout où il va, le chaos nécessaire à ma victoire. Il s'est allié aux terroristes d'Al Qaïda, à la Mafia, aux Yakuza... Toutes les organisations criminelles connaissent son nom et pourtant il n'est qu'un fantôme. Ses attentats ont semé la peur parmi les innocents, ses rumeurs, ses menaces on semé le doute dans l'esprit des puissants. Se rendront-ils compte un jour qu'ils sont tous tombés sous mon pouvoir ? Pourront-ils un jour saisir le complot immense que j'ai tissé tout autour d'eux, alors qu'aucun indice ne permettrait d'en rapprocher les différents éléments ? Ali a tracé la Rune en Russie, pour attirer tous les Poltergeist. Les exorcistes tomberont dans le piège. Alors, l'équilibre des forces rétabli, les sorciers noirs se remettront en chasse, et une nouvelle guerre éclatera. Le chaos règnera encore une fois sur le monde.
    Pendant ce temps, Hans s'occupe d'exciter la violence des sorciers noirs. Il a suggéré à ses supérieurs à Rosenrot d'infiltrer le Mystery Orphanage. Ils ont envoyé Mikeal O'Callaghan, qui a été accepté comme professeur à l'orphelinat. Quand l'heure sera venue, il frappera de l'intérieur. Et je le connais... il frappera fort.
    Grâce à moi, le Mystery Orphanage est pris dans un étau mortel. Car en parallèle, Yann use de son pouvoir au Conseil d'Orphéo pour faire tomber Pandora Mystery et son orphelinat. Il a rallié à sa cause un groupe de conservateurs qu'il manipule à loisir grâce à des mensonges et du chantage. Mais malheureusement tout ne se passe pas si bien que je le voudrais. Il s'est opposé à ce que Maysar prenne la tête des opérations en Russie, sachant qu'il empêchant les exorcistes de foncer tête baissée. Mais en vain : la directrice d'Orphéo France-Grande-Bretagne est encore un obstacle sur sa route. Tant pis pour elle. Elle tombera aussi.
    Alors j'ai utilisé mon don pour connaître le village de Suisse où se rendait Maysar, dans le but d'aller en esprit jusqu'à la Russie. J'ai communiqué cette information à Rosenrot par l'intermédiaire de Hans. Comme ils n'avaient personne à ce moment pour s'en charger, ils ont demandé à Croix, qui a envoyé un esclave, Elio Fine, pour tuer Maysar Fjerda. Le jeune homme a de la force, mais je doute qu'il parvienne à faire du mal au vieux. Mais il sera suffisamment inquiété pour avoir peur. Et commettre une erreur. Alors Yann le fera expulser d'Orphéo. Les exorcistes se jetteront en courant dans le piège. Mystery s'écroulera. Selena Deslilas, la directrice d'Orphéo France et Angleterre, sera assassinée. Les sorciers noirs déclencheront la guerre, et Orphéo tombera. Alors je pourrai atteindre le trésor que je convoite, qui me donnera accès à un pouvoir immense.
    La Salle des Archives du siège de Londres, et le savoir immense qu'elle contient : le savoir des exorcistes.







« QUI-ES-TU ...? »

    ● ● 10 lignes minimum de votre psyche sont demandées.

    Je suis un taré. Ca vous étonne ? Ou peut-être que ça vous fait peur ? Tant mieux. La peur est ma meilleure arme. Bon taré ça passe encore mais par contre je déteste qu'on me traite de psychopathe. Ces gens-là je les tue. En prenant mon temps.
    Bien sûr que non, je ne suis pas un psychopathe ! Je sers juste mes intérêts avec assez peu de scrupules et beaucoup d'amour propre. J'apporte beaucoup d'attention à la manière dont je fais les choses. Pour moi c'est un art ! Quoi de plus beau qu'un plan machiavélique qui fonctionne ? Manipuler la peur des gens est quelque chose d'extrêmement difficile ! Il faut cultiver leur superstition, la douleur, les rumeurs. Je veux que mes victimes fassent des cauchemars, sentent que je suis là, à côté d'eux dans le noir, sans voir mon, non, MES visages.
    Attention, ça veut pas dire que je n'ai pas d'humanité ! Je déteste juste que les gens ou la société me dicte ce que je dois faire. Alors je m'appuie dessus, comme un parasite. Mais ça ne m'empêche pas d'avoir des amis ! Sachez que j'ai un grand sens de l'honneur, que je ne qualifierai pas de remarquable car justement il ne se remarque pas... du moins au premier abord. Mais même s'ils ne s'en rendent pas compte tout de suite, mais amis peuvent compter sur moi.
    Tant qu'ils n'entravent pas ma liberté. J'aime la liberté. Et les trésors. J'ai dédié ma vie à rechercher des trésors. Pour la richesse, le pouvoir, et l'autosatisfaction.
    J'aime les plaisirs de la chair aussi. Mais surtout ceux situés entre mon nombril et mes genoux. J'aime les filles quoi. J'en invite de temps en temps dans la cabine du capitaine. Puis si elles m'ont plu et si leur pouvoir est utile je leur propose de rejoindre mon équipage. Beaucoup refusent. C'est normal. Alors je les laisse partir. Je ne veux pas que les gens se sentent esclaves ou prisonniers de mon navire. Ayant été esclave moi-même, j'ai cette pratique en horreur. D'ailleurs un jour je le ferai payer à tous les sorciers noirs. Mais pas maintenant. J'ai encore besoin d'eux pour accéder à Orphéo. Du coup je laisse mes matelots aller et venir comme ils l'entendent. Comme mon équipage est mixte, il arrive que certains se mettent en couple et décident de revenir à terre pour fonder une famille. D'autres décident juste de passer à autre chose, ou bien se blessent trop gravement pour rester. Je leur donne toujours un peu d'or de mes coffres pour leur permettre de se façonner une nouvelle vie. J'ai beaucoup de respect pour mon équipage. Si, si ! Simplement, je les avertis que s'ils parlent de quoi que ce soit, ils mourront et tous ceux à qui ils ont parlé avec. Quand ça arrive, j'envoie Loreleï faire le boulot.
    Bon, il faut quand même que je vous avoue un truc. Je suis en train de devenir schizo. Si ce n'est pas déjà fait. Enfin c'est pas si simple. Disons, que chacun de mes corps doit avoir une personnalité un peu différente des autres. Alors évidemment... ça fait schizo. Mais personne s'en rend compte parce que chaque personnalité correspond à un corps différent. C'est pas comme ce timbré de gollum qui s'engueule avec lui-même !
    Non, je suis quand même assez stable psychologiquement. Sinon je n'aurais pas un sens de l'improvisation aussi développé ! J'aime improviser. Ça me donne l'impression à chaque fois de dévaler une pente boisée en évitant les branches qui se dressent sur mon chemin. Et ça me réussit toujours.
    Un des principes de base d'une bonne improvisation est de faire des choses que les gens pensent impossibles, stupides ou carrément folles. Ainsi ils sont toujours surpris... de voir que ça marche ! A méditer. L'important c'est d'être spontané.
    Bon ça ne m'empêche pas de programmer les plans de mes grandes actions avec beaucoup d'attention hein ! Mais je laisse toujours une grande marge à l'impro. De toute façon rien ne se passera jamais comme on l'a prévu. Et en ne prévoyant pas certaines choses, on laisse plus facilement la chance et les opportunités se présenter. L'important est d'y croire !


    ● ● 5 lignes minimum de votre physique sont demandées.

    Bon je vais pas vous décrire le physique de tous mes corps secondaires hein ! Regardez donc les photos bande de percnoptères d’Égypte !
    Mon corps primaire est, comment dire... magnifique. Pas étonnant que j'ai autant de succès avec les filles ! Je suis grand, musclé et agile. J'ai de magnifiques cheveux bouclés et des yeux noisette. Les nombreuses cicatrices issues d'une vie d'action sont une chose que mes compagnes se plaisent à découvrir de leurs doigts dans l'obscurité de ma cabine.
    Je m'habille comme un marin aguerri, avec un pantalon bouffant qui me donne une démarche souple et assurée. Ma chemise ample qui laisse sèche vite en laissant passer l'air est souvent ouverte sur le devant, laissant voir mon physique avantageux. Le bandeau dans mes cheveux m'évite d'avoir tout le temps à me les écarter du visage, et empêche les autres de voir à quel point ils sont dégueulasses et pleins de sel. Je porte sans cesse un baudrier en bandoulière, qui soutient un sabre accroché à ma ceinture. C'est un sabre magique, gravé de runes qui le rendent incassable et le gardent aiguisé comme un rasoir. Je l'ai arraché il y a longtemps au cadavre d'un sorcier chinois. De l'autre côté de mon baudrier, à côté d'un vieux flingue que je sais toujours pouvoir être utile, j'ai mon épluche légumes. J'avoue, je l'ai un peu customisé : j'ai aiguisé les bords. C'est vraiment mon arme favorite. Si un jour vous voulez une démonstration, trouvez donc un moyen de m'emmerder.


MÁS ?


KAMJ

    Âge : 18
    Poste Vacants ? : NEIN ! SCHAISEUH !
    Comment avez-vous connu le forum? : Désolé la soupe va déborder il faut que j'aille l'éteindre.
    Fréquence de venue : 7/7
    Codes : OK BY MAMY


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MessageSujet: Re: Qui a dit que c'était facile d'être un connard ? {OK}   Dim 10 Mar 2013 - 11:23

Aha ! Tu es un boudin. J'ai adoré ta fiche, elle est très bien écrite Very Happy Le délire avec l'épluche-légumes est énorme, et en fait dans la description physique on a l'impression que Jojo se fringue comme toi c'est marrant. Et merci pour la discrète dédicace Razz
Bref, à part le fait qu'Elio Fine est un esclave de Croix et que vu comme tu en parles on dirait que c'est un esclave de Rosenrot, tout est parfait, précise juste ça et tu seras validé sale poussin !

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