You can't see where you're going?! [Pv Evan]


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 You can't see where you're going?! [Pv Evan]

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MessageSujet: You can't see where you're going?! [Pv Evan]   Lun 1 Avr 2013 - 18:30

Evan & Elena
Quelle idée de sortir par un froid pareil!


•| Il fait vraiment froid ce matin. Oui, le soleil est finalement apparu derrière les arbres au loin, mais non, la chaleur n'est pas présente. Du moins pour l'instant. Je frissonne et resserre les pans de ma veste. Maintenant que je suis dehors, à attendre, immobile, pendant que la brise glacée qui souffle s'infiltre dans mes os, je me demande vraiment comment j'ai pu penser qu'une balade à cheval pourrait me changer les idées. Par un froid pareil, on a pas idée de sortir! Je marmonne et m'apprête à faire demi-tour quand on m'apporte finalement ma monture. Un soupire. Maintenant que j'y étais autant y aller. Un pied dans l'étrier, je me hissais sur le dos de l'étalon gris, qui secoue la tête. Je le talonne, et nous disparaissons dans un nuage de poussière blanche.

•| Les heures passent, et pourtant l'air ne se réchauffe pas. C'est désagréable cette sensation de geler sur place. Le sol est recouvert d'une fine couche de givre, et les nuages cachent presque constamment le peu de soleil qu'il y a. Le ciel s'assombrit petit à petit, alors que nous ne sommes qu'en début de matinée. Les yeux clos, je me laisse guider par ma monture. Ce calme est si agréable... Le silence est assourdissant. Les seuls bruits infimes perturbant ce silence divin sont les battements de mon coeur, et le bruit de course de l'étalon. Puis, je fronce les sourcils. Un autre bruit vient de se faire entendre. Plus rythmé, plus rapide. Et il se rapproche. L'évidence me frappe de plein fouet. C'est le bruit de course d'un autre cheval. J'ouvre les yeux.

•| La collision est brutale, le monde explose. L'étalon de cabre vivement. Éjectée, j’atterris durement sur le sol gelé. La douleur est intense, mais brève. Encore un peu sonnée, je regarde autour de moi, profondément agacée. Là. Voilà avec quoi je suis entrée en collision. Ou plutôt, avec qui. A une dizaine de mètres, un homme époussette ses vêtements. Son cheval, comme le mien, ont disparus. Les yeux bruns, en bataille, il a la peau très pâle et les traits de son visage sont très bien définis. Il lève les yeux vers moi. Ils sont magnifiques, d'un bleu-gris fascinant. Cependant, son visage est crispé en une grimace de mécontentement. Je me relève d'un bond, et me rapproche. Il ne bouge pas, il est sûrement aussi énervé que moi (notons qu'il me domine d'environ 5 bons centimètres, et qu'il est certainement plus fort que moi), mais je n'en ai strictement rien à cirer. J'ai bien l'intention d'exprimer ma frustration.

- Mais c'est pas vrai! Ça t’arrive de regarder où tu vas?!

•| Ok, c'est assez ironique de ma part de dire ça, puisque je ne regardais absolument pas la route. Ça n'expliquait pas pourquoi il avait foncé tête baissée vers moi comme ça. Ce serait une bien trop grande coïncidence que lui aussi ait eut les yeux fermés avant la collision. Il me toise avec un visage indéchiffrable, mais je sais qu'il va répondre. Je fulmine, mon corps me fait mal. J'attends de voir ce qu'il va trouver à dire. Les phrases basiques, du genre Je suis désolé, j'aurais dû regarder devant moi ? ou bien quelque chose de plus original? Va-t-il riposter? J'ai un sourire narquois. Vu la fierté que je lis dans ses yeux, bien sur que oui.
Voilà qui promet d'être intéressant.

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Sorcier Noir ~ Membre de Rosenrot
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Evan Adams
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MessageSujet: Re: You can't see where you're going?! [Pv Evan]   Jeu 2 Mai 2013 - 23:38

Donner un sens à ma vie, ça aurait été comme jouer la 5e symphonie de Beethoven avec les ongles sur un tableau.
    Parfois, on fait des choses stupides.

    Le « on » est un terme très général qui sert à englober une partie de vos amis et de vos connaissances sans faire de détails, sans prendre le risque de blesser qui que ce soit. Le « on » généralise tout et n’importe quoi en vous incluant machinalement dans l’affaire, pour que vous n’ayez pas à parler directement de vous, ce qui serait pénible. Le « on » est une personne qui n’est personne et qui est tout le monde. Et qui généralement est vous, par la même occasion. Si vous avez compris quelque chose à mon monologue intérieur, bravo, sinon, je vous conseille de m’abandonner ici et de retourner à l’école. De toute façon je n’ai pas besoin de vous pour me perdre moi-même dans mes explications.

    Toujours est-il que parfois, on fait des choses stupides. Des choses qui à première vue ne devraient pas avoir lieu d’être.

    On rate notre train, on oublie notre rendez-vous, on ferme la porte quand les clefs sont encore à l’intérieur, on s’attache à quelqu’un, ou pire encore, on tombe amoureux, alors qu’on est pourtant très bien informé pour savoir que c’est bien là un sentiment naïf et totalement, désespérément humain.

    Bref, parfois on fait des choses stupides. Et bien que je n’aime habituellement pas m’inclure dans ce « on » très impersonnel, il m’arrive également de faire des choses stupides.
    Comme décider de faire une balade à cheval un matin où le soleil est fâché avec le ciel et où les nuages qui le chatouillent de-ci de-là n’ont pas l’intention de faire quoi que ce soit pour les réconcilier.
    Cet exemple illustre d’ailleurs à merveille ma stupidité enfantine de ce matin d’Avril.

    Maintenant que vous voyez à peu près où je veux en venir, vous aurez certainement moins de mal à m’imaginer à califourchon sur le dos d’un petit pur-sang alezan qui, piaffant d’impatience, a néanmoins été incapable de me transmettre sa bonne humeur. Les états d’âme d’un cheval ne m’atteignent à vrai dire que très aléatoirement et mon unique soucis pour l’instant est qu’il réponde à mes sollicitations équestres.

    Comme si cette fameuse idée de balade n’était en réalité que le prémice d’une journée faite de malheureux hasard, je vois venir ma deuxième connerie de la matinée gros comme une maison : elle fonce droit sur moi –ou je fonce droit sur elle selon l’angle de la situation- et ma monture, trop heureuse de voir un camarade approcher, refuse catégoriquement de ralentir le pas. Persuadé qu’on ne peut pas ne pas remarquer un cheval lancé au galop, j’attends donc (plus ou moins) patiemment que la demoiselle daigne me laisser place.

    Entre les arbres, le vent redouble d’intensité, comme déterminé à décoiffer mes cheveux déjà en bataille tandis que la brise, piquante, fait rougir mes joues. Mais cela n’a rien à voir avec la véritable claque que je m’apprête à prendre.

    Je ne ralentis pas.

    Je devrais, peut-être. Mais je n’en ai ni l’envie, ni la motivation. Cela solliciterait un effort pour mes muscles que je ne juge pas nécessaire de prendre. De toute façon je ne risque rien, je me sens totalement, parfaitement, merveilleusement invulnérable, campé sur mon étalon alezan, la magie irradiant dans tout mon être, ne demandant qu’à être sollicitée. Mon cheval semble d’ailleurs s’accorder à merveille avec mon état d’esprit actuel ; il fonce, sans regarder où il met les pieds. Les sabots, en l’occurrence.

    J’avise la jeune femme. Je la regarde pour de vrai, cette fois ; je la dévisage sans embarras. Une poignée de secondes et deux rafales de vent plus tard, alors que je songeais distraitement à son physique avantageux, je remarque ses yeux clos et son air absent. J’ai le temps de l’insulter rapidement (vite fais bien fait comme on dit), mais malheureusement pas celui d’éviter la collision.

    Qui est brutale. Même pour un sorcier. Mon univers vacille. Je ressens une vague douleur.

    Très vague. Qui est d’ailleurs bien vite remplacée par une autre sensation. Moins vague. Beaucoup moins vague. Très précise à vrai dire. Je suis frustré, outré, irrité, énervé. Et tout à coup plein d’autres jolies rimes en « é » me viennent à l’esprit. Comme jouer. S’amuser. Faire payer. Tuer ? Non, on ne va tout de même pas exagérer

    D’un bon fort peu gracieux qui en dit long sur le fond de ma pensée, je mets pied à terre. Et je jauge la gamine de toute ma hauteur. Sans juger nécessaire d’ouvrir la bouche pour quémander quelque chose qui me revient de droit, j’attends patiemment que les excuses arrivent.
    Toute patience a ses limites et les miennes avoisinant le « 5 secondes maximum », je commence très vite à trouver le temps long devant des excuses qui ne se pressent pas le moins du monde. Je mets ça sur le coup du choc, cependant lorsque la demoiselle entrouvre ses lèvres délicates pour me faire part de ses « désolée », je songe tendrement à ma chère petite liste de verbes en « er » qui s’avérera finalement peut-être plus utile que je ne l’aurais soupçonné.

    « Mais c'est pas vrai! Ça t’arrive de regarder où tu vas?! »


    Pour toute réponse, je lui offre un merveilleux éclat de rire, qui détruit sur son passage ses misérables espérances d’entendre un mot favorable à sa petite cause de ma part.
    Le rire a un effet déstabilisent que je prends le temps d’apprécier avant de lâcher sur le ton de la désinvolture.

    « En effet, t'as dû bien te cogner la tête, toi ! »

    Pour reprocher quoi que ce soir à Evan Adams, il faudrait au moins cela, oui.
    Mon humour ne fait définitivement rire que moi mais je n’en attendais pas davantage de sa part.
    L’ironie ayant remplacé la frustration dans ma voie, je continue dans le même registre.

    « Je crois que tu as fait mal à mon cheval. Tu devrais t'excuser… »

    Comme pour confirmer mes dires, l’alezan vient remuer la terre qui s’envole dans l’air humide à chaque contact de son sabot.
    Pour la troisième fois maintenant, j’examine mon inconnue, de façon à n’oublier aucun détail compromettant cette fois-ci. Je parviens néanmoins à la même conclusion que la fois précédente : elle est jolie. Et je ne me suis pas arrêté au visage...

    Une question existentielle me taraude néanmoins l’esprit : quelle idée de faire une promenade par un temps pareil, qui plus est, les yeux fermés ?


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MessageSujet: Re: You can't see where you're going?! [Pv Evan]   Ven 3 Mai 2013 - 11:13

Il faut accepter la vérité. Parfois, la vie craint.

Il rit. Il m'a entendue, et maintenant il rit à gorge déployée. J'ai beau chercher, je ne vois pas ce qu'il trouve drôle. J'attends patiemment qu'il cesse de rire, et pendant ce temps, j'en profite pour le détailler plus précisément. Vraiment beau. Cheveux d'un brun sombre, en bataille, des yeux magnifiques, de différentes nuances de bleu et de gris. Un corps d'athlète, un peau blafarde lui donnant un air de mort. Mais son tein pâle ne retire absolument rien à son charme. Et encore plus quand il rit. Quand il arrive enfin à retrouver un minimum de sérieux, il recommence à me fixer.

« En effet, t'as dû bien te cogner la tête, toi ! »

Me cogner la tête, ça oui. Mais ça n'a eut aucun effet sur mes actes ou mes paroles. Il continue à rire, et je commence à avoir du mal à me taire. Je préfère ne rien dire pour l'instant, rester de marbre.

« Je crois que tu as fait mal à mon cheval. Tu devrais t'excuser… »

J'en reste bouche-bée. Il ne me fera pas croire qu'il tient à son cheval, puisque apparemment, il m'avait vu, et qu'il n'a fait aucun effort pour éviter l'impact. Maintenant, j'ai vraiment envie de lui faire ravaler son arrogance. Surtout depuis que j'ai remarqué qu'il me détaille de la tête aux pieds, sans aucune gène. Je rougis légèrement, sans qu'il s'en aperçoive. Il est plus grand que moi, et certainement plus fort -et apparemment un peu plus âgé-, mais je n'en ai rien à faire. Je ne vais pas me laisser marcher sur les pieds, j'ai bien l'intention . Je me rapproche de lui, à moins d'un mètre, et je lui lance un regard franchement agacé.

« Premièrement, ma tête va très bien, et deuxièmement, si tu crois que je vais m'excuser, c'est que tu as beaucoup d'espoir. »

Il arque les sourcils de surprise. Il ne devait pas s'attendre à ce que je répondre. Pour lui, j'aurai du m'aplatir sur le sol et demander pardon, en parfaite soumise. Mais non. Même pas en rêve. Puis son visage s'éclaire et un sourire narquois illumine son visage. S'il recommence à rire, je jure que je vais le frapper. Mais il n'en fais rien, du moins pour l'instant. Il se contente de sourire, une lueur étrange au fond des yeux. J'ai un soupir agacé. Je tourne les talons, et je commence à m'éloigner quand je sens une main attraper mon bras. Je me crispe et ne bouge plus, pétrifiée. J'attends qu'il desserre son étreinte, mais il n'a pas l'air de vouloir lâcher. Je me dégage avec un soupir agacé, puis je me retourne vers lui. Je dois lever la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux.

« Quoi? Tu veux quelque chose? »

Il me regarde un instant, sans rien dire. Je ne baisse pas les yeux, ce serait la dernière chose à faire. Non. Quoi qu'il ai à dire -ou à faire-, j'attends qu'il le fasse, qu'il agisse. Et si ce qu'il attends, c'est que je baisse les yeux, il va attendre indéfiniment. Jamais je ne baisserais les yeux. Jamais.



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