DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »


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Dante Sullivan
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MessageSujet: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   Dim 9 Juin 2013 - 13:42


« Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »

    J'ai quitté le Mystery Orphanage, cale me gonflait un peu trop de rester coincé avec des merdes... Et surtout, rester coincé avec le troupeau de bestioles pestilentielles d'Anja et de Dorian, je ne suis pas leur chien moi. Je suis un professionnel qui prend le job qui lui plaît, je n'ai pas de serment qui me rattache à Croix ou à Rosenrot comme mon frère ou ma mère. Moi je tue sur commande messieurs, c'est-à-dire que vous appelez, vous faites un virement de l'argent sur mon compte et j'agis. Et tous ceux qui payent, peu importe que ce soit un humain, un putain de mêlé, ou un sorcier... Bon, c'est peut-être un peu faux, les mêlés puent trop l'impureté, c'est difficile du coup de les approcher sans les tuer gratuitement. Et les humains, je les emmerde, je ne sers pas des esclaves potentiels. Bref... Je prends une mission, si je considère que je suis bien payé. De toute façon, vu que je ne vois pas les visages de mes commanditaires, du coup, peut-être que je m'en tape un peu de la race du dernier au final, tant que l'individu a de l'argent. Ouais. J'ai deux dieux auxquels je crois, le fric et la mort. Le reste, c'est soit de la merde, soit une cible... Parfois les deux. Enfin, le plus important à retenir c'est quelques soient l'un ou l'autre, il crève au final...

    Je débouche une bouteille de vin rouge, goût framboise pour ceux que ça intéressent. Seul à ma table, dans mon costard cravate hors de prix. Il est près de 20h du soir et les musiciens jouent leur prestation, je déguste mon verre tout en fixant une ravissante créature inférieure, qui celle-ci ne dérobe pas ses yeux des miens. Une entreprenante, je parie. Je dépose mon verre encore un peu remplie, je me lève, arrange mon costard de manière à ce qu'il soit nette, sans pliure. Je me dirige vers la table de la charmante dame aux yeux bleuté, je lui tends ma main avec un sourire satisfait... M'accorderez-vous cette danse, ma douce inconnue ?! Lui dis-je sur un ton confiant qui ne semblait pas vraiment être une question. Je l'entraîne verre le centre de la pièce où déjà quelques autres partenaires partageaient la piste de danse. Je ne lâche pas des yeux ma tendre cavalière, ce soir je ferai peut-être d'elle ma dulcinée. Bien que je ne sois pas vraiment ici pour elle.

    Mes yeux délaisse un moment ma victime féminine pour venir se poser, sur l'homme non loin de nous qui converse avec ses hommes. Il est plutôt bien entouré, pour un ancien mafieux. La description qu'on m'a faite de lui est parfaite. Celui-ci se lève seul pour se rendre certainement au W.C et je le pense car les hommes à côté de lui ne le suivent pas. Alors, je sors une carte de mon smoking et l'offre à la demoiselle...

    « Je suis navré de vous quitter ainsi, j'ose espérer que nous nous reverrons très bientôt... »

    Si ce n'est pas du James Bond ça, qu'est-ce que c'est ? J'arrange de nouveau mon vêtement tout en arpentant le chemin vers les W.C pour homme. Je passe devant les hommes de monsieur sans leur accorder un regard, pas besoin de réveiller les soupçons sur ce que je compte faire à leur camarade de soirée. J'entre dans les W.C public pour homme et je pisse dans la cuvette voisine à celui de ma cible, je lui fais un geste de la tête pour le saluer. Geste de politesse, même aux chiottes. On finit, en même temps face au robinet, monsieur est hygiénique, tant mieux me direz-vous ? C'est la moindre des choses, une éducation de base... Se laver les mains après avoir pissé, ou chié, c'est essentiel avant de mourir. J'exprime à la suite d'un visage faussement intrigué, en l'observant...

    « Excusez-moi, depuis un moment votre visage semble me dire quelque chose... Sommes-nous déjà rencontrés ?

    - Je ne crois pas, non ?

    - Vous êtes sûr, je n'oublie jamais un visage...

    - Je vous ai dit, que vous vous trompiez ! »

    Monsieur lève le ton et se dirige vers la sortie, j'enfile des gants en latex et je sors de mon smoking un neuf millimètre avec un silencieux. Puis je rajoute...

    « Ah oui, ça me revient... Tony El Mendez, de la troisième branche de la Mafia et qui par ailleurs... Sur le marché noir, à une tête qui vaut son pesant d'or. »

    L'homme se retourne avec un visage ahuri, je lui souris une dernière fois avant de lui coller une balle dans le cœur. A la suite je jette le neuf millimètres dans la poubelle et je brûle les gants en latex, il n'y avait qu'une balle dans le chargeur... Les experts ne trouveront pas d'empreintes sur l'arme, ni sur les gants en latex en cendre.

    Je quitte la soirée, en compagnie de la charmante créature de tout à l'heure... On peut dire que nous avons passé à la suite une excellente soirée. Du moins, jusqu'à ce que nous nous fassions attaquer de manière imprévue dans l'hôtel où nous étions, par une troupe d'hommes armés qui savent tirer sans réellement viser... Enfin, la douce créature s'est prise tout de même une balle dans la tête la pauvre, elle aura au moins eu trois orgasmes avant de mourir. J'attrape un poignard et le balance en direction d'un des hommes, poignard qui vient se loger au centre de son front. C'est mieux qu'un jeu de fléchette grandeur nature. J'attrape un Beretta en dessous de mon lit et j'en liquide un autre, de manière plus gracieuse que la façon dont ils ont liquidé ma conjointe. Une balle par individu, c'est que je ne suis pas du genre à gaspiller mes munitions comme ces messieurs. D'ailleurs, ce qui a causé la mort du dernier, n'est autre que le fait qu'il était à court de balle... La vie est dure avec les imprudents !

    Je m'habille à nouveau, recharge mon arme et je me dirige vers les couloirs... C'est alors, qu'à mon tour je goûte à la dureté de la négligence... Je reçois une balle dans le dos, un des hommes s'était dissimulé derrière un pilier. Je m'avance dans sa direction, on ne prenant même plus le temps de m'occuper de ma sécurité ou de mes munitions. Je liquide mes balles dans le pilier, jusqu'à ce que monsieur sorte de sa petite cachette... Sauf, qu'il se reçoit d'innombrable balle dans le torse, il ne fallait pas jouer aux héros du con. Je me rends à un foyer abandonné à la suite, histoire de voir ce que je peux faire de cette blessure tout en m'assurant de me mettre hors de danger. Le problème c'est que j'ai déjà perdu tellement de sang entre temps, que je ne sais pas si je vais tenir longtemps. Je n'ai aucun moyen d'arrêter l'hémorragie, c'est dans ces moments-là, que j'aurais aimé être élémentariste feu. Vie de merde !

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Alec Meyer
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MessageSujet: Re: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   Dim 9 Juin 2013 - 19:55

- Alec, vous travaillez trop, vous devriez faire une pause...

Le beau médecin ignora d'un geste de la main la proposition d'Amandine. La jeune femme était pourtant fort séduisante dans son ensemble d'infirmière qui mettait en valeur ses longues jambes et son décolleté à plusieurs millier d'euros. Cela devait faire deux semaine que la jolie blonde tournait autour de son patron, mais celui-ci ne semblait même pas l'avoir remarquée. Piquée au vif à force d'être sans cesse reconduite, Amandine tapa du talon afin de bien mentionner son agacement puis tourna les talons pour sortir du bureau d'Alec Meyer.

- Alors ? lui demanda Jessica l'une de ses collègue à qui elle avait confié son béguin.
- Je parie qu'il est gay, ce n'est pas possible autrement ! En attendant, que dirais-tu d'aller arpenter les boîtes strasbourgeoises ce soir ?

Rester seul dans son bureau, Alec continuait à plancher sur la tonne de papier devant lui. Et dire qu'il pensait que diriger l'IBMM de Strasbourg lui ferait gagner de l'expérience en tant que médecin ! Il était surtout devenu un bureaucrate averti, voilà tout... Que de paperasse, surtout depuis la prise de l'orphelinat par les sorciers noirs... Il fallait soigner les blessés envoyés directement depuis l'Ecosse tout en continuant de s'occuper des autres patients...
Et puis il y avait Remy. Le sorcier trentenaire n'avait plus eu de nouvelle d'elle depuis un moment et commençait à s'inquiéter. L'assaut de l'orphelinat avait été un véritable carnage et la liste des professeurs comme des orphelins disparus étaient énorme. Mais sa Remy à lui ne pouvait pas être morte... Ce n'était pas possible.
Alec secoua la tête, puis sorti de son bureau afin de se diriger vers la machine à café. Ce soit il était assigné aux Urgences et c'était une longue nuit qui s'annonçait à lui. Le médecin avait la mentalité de ne jamais refusé un patient. Même si Dorian Cross se pointait ici en personne, les boyaux à l'air libre, il ferait son possible pour le soigner. Et puis il appellerait Orpheo pour qu'ils l'arrêtent.
Il était fort probable alors que le chef des Croix soit torturé voir même exécuté. Le sauver ne servirait à rien, bien sûr, mais Alec avait sa morale bien à lui et était convaincu que chaque vie était précieuse, même si elle n'était pas forcément très propre. Il avait confiance dans les gens et donnait sa vie à la médecine. Il lui était même parfois arrivé d'engager d'ancien humains et sorciers noirs dans son hôpital. Après tout, chacun était libre de se repentir, n'est-ce pas ?

Le liquide brûlant lui fit du bien, le réveillant un peu. Il avala une dernière goutte avant de balancer le gobelet en plastique à la poubelle. Puis il descendit à l'étage des urgences prêt à affronter les blessures par armes magiques, les maladies dues à une malédiction et les sorts qui avaient mal tournés.
Déjà le pim-pom d'une ambulance annonçait le premier client et le ballet de nuit pu commencer. Heureusement il n'y avait aucune tuerie, ni massacre et les cas qu'ils eurent à traiter furent plutôt léger. Alec, tout en bandant la main d'un enfant qui avait un peu trop jouer avec le feu, vint à se dire avec soulagement que la nuit était plutôt tranquille, lorsqu'un énième cri d'ambulance déchira les étoiles.

- Homme d'une vingtaine d'année, une balle dans le dos, grosse hémorragie. Il a perdu connaissance, c'est le patron de l'hôtel qui nous a prévenu !

L'ambulancier continua à débiter toutes les informations qui pouvait se révéler utile alors que Alec passait son stéthoscope sur le dos du patient. Son pouls était bas, vraiment très bas... Les ambulanciers l'avaient allongés sur le dos afin de pouvoir maintenir une compresse sur la plaie et cesser un peu l'hémorragie.

- Je prends le relais, prévint Alec. John, Stef', venez m'aider à le mettre sur un lit. Un... deux... trois !

C'est à ce moment là que le médecin vit enfin la tête de son patient. Une tête qui lui disait vaguement quelque chose... Il commença à diluer un peu de magie dans la plaie alors que les deux infirmiers qu'ils avaient appelé lui injectaient de la morphine. Heureusement l'angle du tir avait fait que la balle puisse ressortir ce qui éviterait à Alec de procéder à une opération chirurgicale pour l'ôter.
Il intensifia sa magie jusqu'à ce que l'inconnu reprenne connaissance. Et c'est en le voyant ouvrir les yeux que le soigneur compris.

Dante Sullivan.
L'homme qui avait tué sa famille. Qui avait osé lui arracher sa soeur adorée. Cet infâme meurtrier qu'il traquait depuis des années, dont il s'était promis de se venger. Dante Sullivan était là, allongé sur sa table d'hôpital, comme servis sur un plateau. Assez proche de la mort pour que cela ne soit même pas considérer comme un meurtre. Il suffirait de ne pas dispenser assez de magie, de se laisser un peu aller et... Alec n'aurait qu'à dire que ce n'était pas sa faute, qu'il avait tout fait pour le sauver, mais qu'il avait crever devant lui sans qu'il ne puisse rien faire.
Sauf que Dante Sullivan était un homme comme les autres. Un homme en train de mourir qui plus est. Allongé sur le lit, à demi-mort, sans la moindre défense. Sauver Dorian Cross et laisser crever Dante ? Cela n'allait pas dans la déontologie du médecin.
Que devait-il fait, mais que devait-il faire ?

- Sortez, ordonna-t-il calmement à ses deux infirmiers.

Ceux là se regardèrent sans comprendre. La procédure leur interdisait de sortir, mais d'un autre côté ils devaient suivre les ordres de leur chef... Celui-ci ne semblait pourtant pas avoir perdu la tête alors pourquoi leur demandait-il de sortir ? Il est vrai que certains médecins aimaient parfois agir dans le silence le plus grand pour avoir un total accès à leur pleine magie. Mais ce n'était pas le cas d'Alec... La blessure était-elle si grave que ça pour qu'il réclame leur départ ?

- SORTEZ !

Cette fois-ci l'ordre était clair et les infirmiers ne se le firent pas redire une troisième fois. Ils laissèrent Alec gérer son cas. Celui-ci ferma les stores afin d'avoir toutes l'intimité nécessaire puis arrêta l'écoulement de la morphine. Hors de question que ce déchet ne souffre pas.

- Dante Sullivan, commença-t-il. Ça fait longtemps que j'attends ce moment...

Que devait-il faire ? Ça ne serait même pas un assassinat, même pas un poids sur la conscience... Et ses principes alors, ce pour quoi il s'était toujours battu. L'égalité dans les soins pour tous, même pour les plus grands méchants.
Ses principes il n'en avait plus rien à foutre. Il les foutait à la poubelle et s'asseyait dessus sans hésiter. Comme la main de Dante qui n'avait pas dû hésiter une seule seconde avant d'appuyer sur la gâchette et d'assassiner sa petite Nana...
Crève ordure.

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Dante Sullivan
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MessageSujet: Re: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   Mar 17 Sep 2013 - 13:15


« Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »



    Agent secret, tueur à gage, assassin... C'est ainsi que l'on peut décrire mon sombre métier, c'est aussi à cause de ce métier en question que j'ai une longue liste d'ennemi tout comme de victime à mon tableau d'honneur, ou de chasse. Je ne suis pas qu'un simple criminel, d'ailleurs je ne me considère pas comme tel. Je suis un tueur intelligent, un gentleman qui ne brandit pas seulement une arme pour tirer, mais pour tuer et changer les choses de manière responsable. Vous ne comprenez pas, alors disons que c'est comme si un agent espion de la CIA se chargeait en secret de nettoyer les excréments du gouvernement pour éviter un certain problème diplomatique dans l'avenir. C'est pareil pour moi, c'est le travail que j'effectue pour l'organisation nommée Croix et seulement parce qu'il paye bien. Je ne me considère pas comme un juste, ou comme un héros pour les miens, seulement comme celui qui tient tout simplement l'arme et agit en conséquence.

    Finalement, j'avais perdu connaissance, j'étais comme j'aime souvent le dire « dans la merde ». Ce n'était pas nouveau, mais enfin... Evidemment, perdre connaissance était une première pour moi, comme quoi tout à un début (sans mon frère pour me soutenir derrière). Mais la question était, comment allais-je mon sortir cette fois ?

    La vie ne nous réserve pas toujours ce que l'on désire et on ne sait pas non plus à quoi s'attendre de l'avenir. La vie est une garce manipulatrice et pour pouvoir la manipuler vous-même il faut faire certaine chose pas très catholique. Pourquoi je parle de ça, pas pour qu'on me comprenne, non... Je dis ça parce que j'ai envie de faire mon philosophe, je vous emmerde.

    Lorsque, j'ouvre les yeux de nouveau les yeux je vois des lumières défiler au-dessus de moi et des personnes m'entourant. J'étais apparemment conduit en urgence, ce qui n'était pas très bon. Il fallait dors et déjà trouver une excuse pour expliquer la blessure par balle que j'avais reçu et l'arme à feu qu'ils ont dû retrouver sur moi à l'endroit ou j'ai perdu connaissance. Je suis conduit à un bloc opératoire et apparemment... Après avoir, étrangement fait sortir le personnel, le Dr. Franckestein se trouvait être une vieille connaissance. Enfin, apparemment, il me connait ce qui n'est pas réciproque je vous l'avoue. Il s'adresse à moi de manière très assurée et je le trouve à mon goût un peu trop confiant. Vu mon état, j'imagine qu'il a le droit de se sentir courageux. Ca fait longtemps qu'il attend ce moment, soit, mais quel moment ? S'il pouvait être un peu plus spécifique. Il n'est pas là pour me faire des bisous, c'est clair. Alors, il veut quoi cet abruti ?

    « On se connaît mon pote ? »

    Moi voix est pas très forte, j'émerge à peine.


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MessageSujet: Re: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   Jeu 25 Mai 2017 - 23:39

Alec avait toujours rêvé de rencontrer l'homme qui avait assassiné sa famille. Il ne comptait plus les nuits où son inconscient l'amenait, après une longue traque, face au visage déformé par la haine qu'il lui vouait de Dante Sullivan.
Cependant, si le docteur avait si souvent imaginé cette rencontre, la scène qui suivait ne s'était jamais colorée sous ses yeux. Il était tellement obnubilé par l'idée de le retrouver, qu'il n'avait jamais pris le recul nécessaire pour penser à ce qu'il pourrait faire après. Le tuer ? Traquer sa famille et les assassiner ? Sans compter que Dante faisait parti de la famille de son amie Remy... Il ne pouvait pas faire n'importe quoi.
Et puis, avait-il seulement ce mélange de courage et de haine suffisant pour assassiner un homme de sang froid ? En temps normal, non, certainement pas. Même Dorian Cross ou Anja von Duisbourg trouvaient grâce à ses yeux malgré le massacre qu'ils avaient perpétué au Mystery Orphanage. Mais Dante Sullivan c'était tellement différent. Il ne lui en voulait pas pour son idéologie ou pour avoir attenté à la vie de milliers de personne. Il n'en savait rien de ça. Non, Alec Meyer haïssait viscéralement cet homme pour le meurtre des êtres qui lui étaient le plus cher au monde.
Sa famille.

- On se connaît mon pote ?


La méfiance se fit sentir dans la voix du patient, malgré la morphine qui devait le rendre un peu stone. La méfiance, mais également une pointe de surprise qui montrait que l'homme ne mentait pas ; il ne reconnaissait réellement pas Alec.
Et c'était peut-être ça le pire.
Alors que Dante l'avait hanté pendant des années, que le jeune docteur avait couru après lui dans l'espoir d'une hypothétique vengeance, celui-ci ne le reconnaissait même pas. Il avait ruiné sa famille, mais pour lui ces meurtres là ne devaient être que quelques uns parmi d'autres... S'en souvenait-il seulement ?

- Antoine, Louise et Nina Meyer, ça te rappelle quelque chose ?


Prononcer ces noms devant cet être abject le ramène des années auparavant, alors qu'il découvrait les cadavres des gens qu'il aimait le plus au monde, sans comprendre. Ce jour là, une douleur l'avait transcendée, bien au delà du supportable. Et Alec n'avait jamais véritablement réussi à faire son deuil.
Soudain les constantes de Dante s'affolèrent. Mué par un réflex professionnel, le jeune docteur saisi une compresse afin d'appuyer sur la blessure pour arrêté l'hémorragie. Mais il choisi de ne pas continuer à déverser sa magie pour l'instant ; il n'est pas encore sûr de vouloir sauver l'homme allongé devant lui.
La pression de sa main est la seule chose qui raccroche encore le sorcier noir à la vie. Alec à la vie de son patient entre les mains, la vie de son ennemi entre les mains. Il est libre de choisir de sa mort.
Il s'en fiche.
Cependant il y a une chose dont le jeune homme ne se fichait pas. Pourquoi Dante avait-il tué sa famille ? Qu'est-ce qui l'avait poussé à faire ce geste atroce ? Alec avait besoin de comprendre afin de faire son deuil. Enfin. Après tant d'année.
Alors le docteur maintenait fermement la compresse sur le dos du patient. De son autre main, il en profita pour couper la morphine qui gouttait toujours dans les veines du patient ; déjà pour que ce dernier ait les idées plus claires, ensuite également parce qu'il prenait un malin plaisir à le voir souffrir devant lui.

Il déciderait du futur de Dante après avoir eu ses réponses.
Et tant pis pour sa conscience.

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Dante Sullivan
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MessageSujet: Re: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   Dim 28 Mai 2017 - 3:00

Justice
Alec & Dante

Je n’étais pas dans la meilleure des conditions et c’était plutôt une situation que je trouvais assez gênante. Mon état rend très difficile le fait de rester conscient, mais plus que tout il était hors de question que je me laisse sombrer dans les abysses de l’inconscience. Pas devant cette merde qui croit semble-t-il en avoir dans le pantalon, quel brave celui-là de faire le malin devant un homme qui n’est pas en condition pour répliquer physiquement. Qu’est-ce qu’il me veut sérieusement ? Vouloir papoter maintenant du bon vieux temps, je ne suis pas certain de survivre à la conversation. Mais vraiment. Je sens ma transpiration parcourir chaque recoin de mon corps faiblissant peu à peu et ma respiration se faisait violence, l’air semblant d'une grande rareté. J’observais monsieur qui se dédoublait sous ma vision devenant de plus en plus flou. L’homme cita alors les noms de trois personnes spécifiques, je lui offris un sourire charmeur. 

« Des amis à toi ? » Dis-je, alors que ma voix contrastait avec mon air assuré, mon corps fébrile rendait ma voix moins ferme que d'habitude. Mais c'était toujours une voix digne du grand Dante l'étalon, je vous rassure mes dames. Dieu sait comme je m'aime. Et puis, je crois que je perds conscience l'espace dans petit moment, car soudainement l'inconnu est juste au-dessus moi. Et je serai incapable de dire quand ce connard est arrivé jusqu'à moi. De plus, allez savoir à quoi ce merdeux joue ? Est-ce qu'il est ici par vengeance ou pas ? Non parce que je sais très bien en réalité qui sont les Meyer, un contrat achevé avec succès. C'est certainement un ami ou un membre de cette malheureuse famille venu se faire justice, mais on ne cherche pas un individu pendant des années juste pour au final le soigner. Ce type est bizarre, qu'est-ce qu'il me veut au final ? Si c'est pour me faire sa déclaration – ce que je comprends vu ma beauté, homme et femme y succombent – mais je ne suis pas de ce bord-là malheureusement pour lui.

« D'habitude, toucher mon corps c'est réservé aux femmes l'ami. Tu devrais être honoré. » Je n'en manque pas une pour le chauffer un petit peu, je suis peut-être un peu suicidaire je crois. Parce que provoquer la main qui peut te sauver, c'est diablement idiot. Mais je crois que j'avais envie d'être un peu un idiot ce soir, parce que c'est marrant de voir rager les gens, surtout ceux qui veulent se venger sans pour autant en avoir les couilles. Pas vrai mon gars ? D'ailleurs c'est quoi son petit nom ? Maurice ? Un nom qui lui irait bien, même si ça fait vieux retraité et gros fumeur de clope avec ça.
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Alec Meyer
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MessageSujet: Re: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   Ven 7 Juil 2017 - 11:45

La main toujours fermement appuyée sur la compresse, d’une part pour faire cesser l’hémorragie, d’autre part parce qu’il savait qu’une telle pression était douloureuse, le médecin attendait fermement la réponse du patient. Que Dante ne l’ait pas reconnu lui, Alec Meyer, l’homme à qui son absence le jour du meurtre lui avait sauvé la vie, il pouvait le concevoir. Mais la réponse que le meurtrier de sa famille lui fit fini de l’achever.

- Des amis à toi ?

Il fallut toute sa conscience professionnelle et un grand self control à Alec pour se retenir d’abandonner l’homme sur ce lit et d’aller tranquillement faire autre chose pendait qu’il crevait. Après tout, il savait que ses collègues étaient suffisamment loyaux pour le soutenir dans ce cas là et qu’il pourrait écrire tranquillement sur le rapport de décès « décéder à la suite d’une blessure par balle dans le dos, impossibilité d’arrêter l’hémorragie, le patient n°XXX avait déjà perdu trop de sang à son arrivée à l’hôpital ». Il ne risquait aucune incrimination, juste éventuellement quelques regards curieux de la part de ses collègues qui se tariraient bien vite à mesure que d’autres patients vivraient et mourraient dans l’hôpital. Telle était la vie des médecins et infirmiers ; une telle succession de patients qu’ils en oubliaient la plupart. Et d’ici quelques semaines personne ne se rappellerait de cet homme arrivé en pleine nuit une balle dans le dos et une hémorragie sur la peau.
Personne sauf Alec.
Alec s’en souviendrait pour le reste de sa vie. Il se souviendrait également de l’avoir laisser mourir avant d’avoir obtenu les réponses tant désirées. Alors, dans un soupir il continua à maintenir la compresse sur la plaie. Il ne pouvait pas laisser échapper la vie de Dante Sullivan. Pas tout de suite.

- D’habitude, toucher mon corps c’est réservé aux femmes l’ami. Tu devrais être honoré.

La mâchoire d’Alec grinça furieusement dans son palais. Apparemment cet homme, en plus d’être le meurtrier insensible de ses parents, était décidé à faire le malin.
Une fois de plus le médecin dû s’appuyer sur toute sa conscience professionnelle pour ne pas le lâcher dans l’inconscience et la mort.

- Me provoque pas, « l’ami ». Je pourrais être tenté de lâcher ton corps et je suis pas sûr que tu apprécierais de mourir.

La voix d’Alec était teintée d’ironie et de haine alors qu’il répondait à Dante. Dante... Cet homme derrière lequel il avait couru une bonne partie de sa vie, qu’il s’était promis d’assassiner afin de venger sa famille. Il avait travaillé à ses fins. Les armes à feux, les armes blanches, le combat au corps à corps. Il avait renforcé son pouvoir de bouclier afin que l’homme qu’il savait téléporte ne puisse pas s’enfuir lâchement au premier contact. Il avait imaginé un combat dur contre ce meurtrier fou et certainement professionnel. Il avait imaginé perdre, sachant parfaitement que les chances n’étaient de loin pas toute de son côté étant donné l’expérience de son adversaire. Il avait imaginé tout ça en se disant que, au moins, il aurait tenté de venger sa famille et que, même s’il échouerait, il les retrouverait. Il s’était dit également, que même s’il était moins fort, il parviendrait au moins à blesser Dante et à lui faire une cicatrice à vie qui crierait à chaque fois que l’homme s’observerait dans un miroir : « Alec Meyer est passé par là, Alec Meyer n’a pas abandonné sa famille, Alec Meyer s’est vengé ». Pour toujours. Gravé dans la peau de ce connard qui ne pourrait pas ne pas avoir de remords en repensant aux meurtres qu’il avait fait pour que cette cicatrice apparaisse là. En repensant à l’innocente Nina, la douce Louise et le fort Antoine.
Et à la place de ça il se retrouvait face à un homme mourant qui disait ne pas se rappeler de ses victimes.
C’était un mensonge, ça devait forcément être un mensonge. Il suffisait d’accentuer les menaces pour raviver la mémoire de Dante.
Du moins Alec l’espérait.

- Tu connais l’avantage d’avoir fait des années de médecine ? Je connais chaque muscle, chaque os, chaque détail de ton corps. Je sais où ça tue, où ça fait mal et, surtout, où ça fait mal mais sans tuer.

À ces mots il appuya sur un point du dos de Dante qu’il savait excessivement douloureux à la moindre pression et d’autant plus lorsque la victime était déjà dans un tel état, le dos à moitié démoli par la balle.

- Alors laisse moi reposer ma question. Antoine, Louise et Nina Meyer, ça te rappelle quelque chose ?

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MessageSujet: Re: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   Lun 22 Jan 2018 - 1:07

Justice
Alec & Dante

Je sers les dents, je mentirais si je disais être insensible à la douleur. Ce type est déterminé à avoir ce qu'il veut et même si pour cela il est près à passer par l'étape de la torture. Utiliser la téléportation pour m'enfuir, c'est quasiment impossible. Je n'ai pas assez force et la douleur m'empêche de me concentrer, j'aurai bien du mal à faire appel à mon don, même pour me déplacer dans cette pièce. Je suis véritablement dans une situation critique, ça fait longtemps depuis l'affaire Greyjoy... Si je retrouve cette salope qui a osé m'humilier d'ailleurs... Mon regard se pose sur l'homme au-dessus de moi, sourire enjoué sur le visage malgré la désagréable sensation de douleur qui me percute en ce moment. Je ne tiens pas vraiment à lui donner satisfaction, ce serait idiot de ma part si je le faisais. Il attend quelque chose venant de moi et c'est actuellement cette chose en question qui me maintient en vie. Si je fais tout ce qu'il me demande, quel intérêt aurait-il de me garder en vie. Je suis apparemment le meurtrier des personnes auxquelles il tenait semble-t-il.

Il me demande de ne pas le provoquer aux risques de m'attirer ses foudres, je n'y crois pas trop. Ou peut-être que je n'ai tout simple aucune raison de le croire pour le moment. C'est très facile de menacer, beaucoup moins de passer à l'acte. Je suis persuadé qu'il a fait de très grands efforts pour être préparé à cette rencontre, mais aucune ne prépare à tuer de sang froid. Oh oui. Ma mère m'a dit qu'on ne ressent rien lorsqu'on tue pour la première fois, pourtant je peux vous garantir que j'en ai fait des cauchemars pendant de longues années et j'en ai même voulu à ma propre mère pour m'avoir menti à ce sujet. A-t-il ce qu'il faut pour tuer un homme de sang froid ou le laisser mourir tout simplement ? Serait-il satisfait de me liquider sans avoir les réponses à ses questions ? En réalité, je n'ai pas envie de savoir si monsieur à des couilles ou non ? Si monsieur veut quelque chose, je dois avoir une garantie que je survivrais à cet entretien.

Je ne sais pas si c'est un besoin qu'ont tous ces foutus connards de médecins, mais voilà que ce crétin vient ramener sa science. L'écouter est une torture en soi. Diable, qu'il est agaçant. Erphf. Je gémis légèrement sur la pression qu'exerce la douleur qu'il me cause, mais je sers les dents et je supporte. Il répète sa question, ces noms... Je me mets à rire comme l'idiot que je suis, non pas pour me moque de lui, mais parce que cette situation en elle-même est dépourvue de sens. « Mon pote, à quoi ça t'avancerait de connaître la vérité ? » La question est lâchée comme une torpille qui a une cible précise. Pourquoi il a tant besoin que je lui dise effectivement que je les connais, que je me rappelle d'eux ? Se sentira-t-il plus en paix avec lui-même quand il prendra la décision de me liquider ? Je ne suis pas sûr que j'aie vraiment envie de répondre à sa question, je n'ai pas de raison de répondre... Pourtant, tout comme j'en ai de lui dire la vérité.

Dilemme. Je parle, il peut me tuer. Je ferme ma gueule, il me laissera mourir. Ce n'est que des hypothèses, faut-il encore qu'il est les couilles pour faire ce qu'il a à faire. Cependant, le risque est grand pour moi. Suis-je près à parier ma vie ? Maintenant sur ce lit ? Devant un homme, qui à mon égard, grande est son mépris et immense sont ses moreaux conflits ? « Qu'est-ce que tu veux réellement savoir ? »
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MessageSujet: Re: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   Lun 5 Fév 2018 - 23:53

La vie peut basculer en un instant. Une seule décision peut tout changer, tout bousculer. Est-ce que tuer quelqu’un change un homme à tout jamais ? Et le laisser vivre ?

- Mon pote, à quoi ça t’avancerait de connaître la vérité ?

À savoir qu’ils ne sont pas morts pour rien. Qu’ils n’étaient pas des inconnus que tu as trucidé pour ton bon plaisir. Qu’ils se sont battus ou même, mieux encore, qu’ils n’ont pas souffert. Surtout Nina. Dis-moi que ma petite sœur chantait lorsqu’elle est morte. Qu’elle tenait dans une main son peigne dorée et qu’elle était trop occupé à coiffer ses longs cheveux pour entendre le loup rôder dans son dos. Dis-moi qu’elle est morte d’un coup, incapable de se rendre compte de ce qu’il lui arrivait, incapable d’avoir peur.

Alec peine à se contenir. Il lui saurait si facile de saisir un scalpel et d’achever cet être lamentable sous ses yeux. Tellement aisé de plonger ses mains dans la blessure et de tirer sur la peau, jusqu’à ce que le sang engorge sa peau, comme le sang des membres de sa famille engorgeait la moquette.
Pourtant, il ne fit rien.

- Qu’est-ce que tu veux réellement savoir.

Alors ça y est. On y était. Il avait devant lui le meurtrier de toute sa famille, l’homme après lequel il courrait depuis des années, celui qui avait gâché sa vie. Il le tenait et, mieux encore, la vie de ce monstre résidait entre ses mains ; il était à sa merci.
Il possédait le pouvoir.
Mais alors quelle question poser ? Que demander à cet être infâme qu’il avait tant cherché ? Alec n’avait jamais réfléchi à ce moment-là. À vrai dire, il pensait que, lorsqu’il rencontrerait Dante, les deux hommes se battraient et qu’il serait mort avant d’avoir pu discuter. Ou, avec un peu de chance, que Dante serait mort avant qu’ils ne puissent parler.
Mais une question ? Que dire ?

- Pourquoi les as-tu tué ?

Car après tout, il devait bien y avoir une raison ? Même les monstres ne font jamais rien gratuitement ? Etait-ce pour l’argent ? Par colère ? Par vengeance ?
Qu’est-ce qui peut bien motiver un acte aussi affreux ?
Et qui est capable de commettre une telle bavure ? Il faut n’avoir aucune conscience pour être capable d’une telle horreur. Comment est-il donc possible de tuer ainsi de sang froid ? Une famille entière, dont une fillette tellement mignonne...
Nina... Maintenant elle ne grandira plus jamais...

- Ils ne pouvaient pas être aussi insignifiants que cela pour toi. Il devait forcément y avoir une raison ?

La main du médecin trembla contre la compresse. Il peinait à maîtriser ce mélange de haine et de colère qui émanait de son cœur et n’arrivait plus bien à retenir l’hémorragie. Pourtant il le fallait ; si son patient perdait trop de sang, il perdrait également connaissance. Et qui sait s’il se réveillerait alors un jour ?
Enterrant avec lui des réponses qui hantaient Alec.
Enterrant pour la seconde fois toute la famille Meyer.

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MessageSujet: Re: DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »   

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DANTE&ALEC ✟ « Pas de rédemption pour les démons, seul le salue est possible... »

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