je souffle sur la bougie... Le noir est là...


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MessageSujet: je souffle sur la bougie... Le noir est là...   Mar 11 Juin 2013 - 0:47

Fin des cours, je sors enfin de cet Enfer. Les couloirs sont vides, les autres sont déjà rentrer dans les dortoirs. Pas moi… Une bougie en main, un livre coincé sous le bras je marche en silence dans le couloir vers la trappe du grenier. En passant devant les dortoirs, je vois plusieurs ados qu’on a frappé à leurs hématomes et bosses.

Mes longs cheveux blonds me reviennent sur le visage, je les remet en place. Dans le couloir , je vois que quelqu’un arrive dans le sens inverse. Lui non plus ne me voit pas ou alors il vient volontairement vers moi. Je souffle sur la bougie espérant passer sans l’alerter. Trop tard. Je cours vers lui pour passer en force, mais il m’arrête. Je tombe sur le sol attendant sa réaction, et donc ma punition.


-Qu’est ce qu’il va encore m’arriver?

Je me rend compte que j’ai parlé tout haut… Il va réagir… me punir … me dénoncer!
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MessageSujet: Re: je souffle sur la bougie... Le noir est là...   Mer 12 Juin 2013 - 0:51

Dire que je dois venir en Ecosse uniquement pour connaître mes nouveaux ordres de mission, c'est affligeant. Je suis sûr que c'est parce qu'ils veulent que je sois là, un peu. Je fais peur aux gosses, voyez vous. En même temps, je ne souris pas, ou alors un sourire cruel. Je n'ai absolument aucune sympathie envers eux non plus. Et aujourd'hui, je n'ai pas eu le malheur de leur donner des cours alors j'étais heureux. Enfin, aussi heureux que je puisse l'être. C'est à dire, pas grand chose vu que je n'éprouve pas grand chose, même pour moi. Enfin si, pour moi, un peu.

Enfin, les cours, désormais, finissent très tard. Comme ça ils sont exténués avec tout ce qu'on leur demande. C'est plutôt une éducation de noir qu'ils reçoivent dorénavant. Ils devraient en être honorés tout de même. Ils ont une éducation de haut niveau tout de même. Et autant de personnes pour eux... Ils devraient se sentir avantagés. J'espère au moins qu'ils savent tout ce qu'on fait pour eux.

Donc juste après la fin de leur entraînement, ils mangent et filent au lit. De toutes façons, ils sont trop crevés pour avoir quelque chose à redire. Et trop crever pour se battre avec nous. Trop faible surtout pour cette deuxième partie. Je pourrais les tuer les yeux fermés. L'expérience, l'expérience. Je tue depuis quinze ans maintenant. Quinze ans... Ça en fait des années tout de même.

Donc, pendant que les gosses sont partis au lit tels les zombies qu'ils sont, je partage un repas avec des collègues de Rosenrot. Blagues salaces sont parfois au rendez vous et je me permets de rire à leur réflexion tout en buvant, une fois n'est pas coutume, de l'alcool. Enfin, j'en bois plus souvent que vous ne le pensez. Mais je ne serais pas "déchiré". Surtout pas devant eux. La réputation des Soul avant tout. La réputation de Rosenrot avant tout. Ma réputation avant tout. Et n'oublions pas qu'il y a des membres de Croix qui traînent. Et ceux là ... N'inspirent pas confiance.

Disons juste que Croix et Rosenrot sont extrêmement loin de s’apprécier. Je crois que si quelqu'un démarrait les animosités, la guerre entre les deux organisations partiraient tout aussi tôt. Et jusqu'à ce qu'une des deux soient complètement décimés, la guerre ne s'arrêterait pas. Ça ferait beaucoup de sang de sorcier qui coulerait. Et d'humains aussi. Parce que les esclaves se battraient aussi. Les premiers au front. Les premiers à crever. Aucun des deux groupes n'auraient encore d'esclaves à la fin. Quel que soit le gagnant.

Repas fini, je m'allume alors une cigarette en plein milieu de la salle à manger. Les poumons des autres, j'en ai pas grand chose à faire. Et puis, la plupart des sorciers noirs fument. Nous sommes de mauvais gens. Mais j'en ai vite marre de cette compagnie alors je décide de partir. Et si j'allais ... Sur le toit ? Ça me parait bien ça. Même très bien.

Je prends donc la porte cigarette à la main, que je m'applique à fumer aussi doucement que possible mais en aspirant longuement à chaque fois. Le silence qui règne dans le hall est plutôt agréable et j'entends le crépitement de la cigarette qui se consume quand j'aspire dessus.

Je monte les marches, calmement. Arrivé au troisième étage, j'aperçois une lueur au fond du couloir, vers le dortoir. Lueur qui éclaire un visage. Pourquoi une gamine n'est pas dans son lit ? Pourquoi une gamine est-elle dans le couloir ? Je fronce les sourcils, fait un pas en avant et la flemme disparaît.

J'aime pas être dans le noir. On y voit rien, c'est nul. J'avais eu le temps de m'y habituer, mais cette lueur a rétrécit mes pupilles, du coup maintenant. C'est le noir total. D'habitude, c'est les personnes autour de moi qui ne savent pas où je suis. C'est pas moi qui ne sait pas où je suis. Je n'aime pas ça.

Des pas, rapides. Une course. Les pas se rapproches. La gamine ? Quelque chose me percute. La conne. Je la repousse alors vivement. Ce n'est pas parce que c'est une sorcière que je veux faire ami-ami avec elle. Qu'elle reste loin de moi. Ce n'est qu'une gamine à mes yeux. Presque un déchet. Vu comment elle pense, vu comment elle réagit.

- Qu’est ce qu’il va encore m’arriver?

Oh, si tu savais. Déjà, je déteste profondément les gosses. Ensuite, tu m'as foncé dedans. Enfin, tu n'as absolument aucune force de caractère. A votre âge je n'avais déjà plus d'âme. Alors tout ceux qui sont ici ne sont que des fourmis pour moi. Tout ceux qui ont une âme me dégoûtent presque. Je m'accroupis car j'ai cru entendre un bruit lourd tomber sur le col après m'avoir percuté. Faible.

Avec difficulté, je crée une flammèche sur mon index. J'aime pas faire du feu. J'aime pas contrôler le feu. J'aime pas faire de l'eau, j'aime pas contrôler l'eau. J'aime pas contrôler le vent. J'aime bien contrôler le sang par contre. Mais c'est juste ... Super dur. Bref, j'aime pas les pouvoirs second ou même les petites bribes que je peux avoir. J'allume la bougie qui est à mes pieds et souffle sur mon doigt. Rien qu'une flammèche qui a duré quelques secondes c'était épuisant.

J'ai un sourire cruel sur les lèvres et je la regarde dans les yeux. J'espère qu'elle a peur. Vraiment peur. Je tiens la bougie dans la main et me relève... Maladroitement. c'est trop bête. De la cire chaude tombe donc sur sa jambe. Oups, ce n'était vraiment pas voulu. Vraiment pas volontaire. Ça lui apprendra à pas être couchée. Je lui donne ensuite un coup de pieds dans les jambes.

- Qu'est-ce que tu fous encore debout ?

Je ne souris plus du tout. L'amusement est fini.

- Lève toi, et plus vite que ça.

Par contre, que vais-je bien lui faire faire ? Qu'elle va être sa punition ? Je voulais aller sur le toit. J'espère qu'il y a du vent. Et qu'il est gelé. J'espère vraiment. Parce que, j'ai un manteau sur moi.

J'aspire donc encore sur ma cigarette et recrache la fumée nauséabonde à son joli minois.

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MessageSujet: Re: je souffle sur la bougie... Le noir est là...   Mer 12 Juin 2013 - 1:23

Celui que je viens de renverser est un monstre. Ca ce voit. Il fait apparaître une flamme et rallume la bougie. En se relevant ce salaud me fait tomber de la cire brûlante sur ma jambe nue. Il me regarde , cruel. Je lui rend son regard avec un graaaaand sourire innocent. S’il croit que j’ai peur, c’est raté!

Je sais que mon attitude doit l’énerver. C'est plutôt le but. Serrant mon bouquin contre moi, je lève les yeux vers lui.

- Qu'est-ce que tu fous encore debout ?

Sa voix grave s’élève. Il me donne un coup de pied dans les jambes. J’étouffe un cris: il n’y va pas de main morte le sorcier noir! Il ne sourit plus du tout. L’amusement est fini.

-Je me balade, comme ça... Et vous?

- Lève toi, et plus vite que ça.

Je m’exécute, sans ciller. Ma fine robe blanche ne me tient pas chaud et je me dis que j’aurais dû plus m’habiller… Lentement, il me souffle la fumée de sa cigarette sur mon visage. Je serre mes poings, me retenant de le frapper… Mon sourire a disparu… je sent que la nuit va être longue.
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Redwan Soul
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MessageSujet: Re: je souffle sur la bougie... Le noir est là...   Mer 12 Juin 2013 - 2:23

Elle me rend mon regard. Ou du moins, essaye. Elle a quoi ? Quatorze, seize ans ? Dix huit à tout casser. J'en ai le double. Alors si elle croit m'impressionner, autant vous dire que c'est complètement raté. Je n'ai peur de rien, de personne, je suis complètement insensible, je n'ai aucun sentiment. Je suis juste un corps qui bouge avec des pensées, des muscles mais des sentiments ? Non, absolument aucun. Chez moi, ça n'existe pas. Ce n'est pas quelque chose qui fait partit de mon vocabulaire. Au contraire de mes frères et soeur. Mais eux, c'est une autre histoire. Une longue histoire d'ailleurs.

Elle me sourit en plus. T'essaie de faire quoi la môme ? De m'énerver ? Parce que c'est complètement raté. C'est pas parce que tu essaies de ne pas avoir peur de moi que ça m'énerve. Parce que je m'en fiche. Pas de sentiments, ça fait que je n'ai pas d'émotions non plus. Du moins, quasiment pas. Disons que j'arrive extrêmement bien à me contrôler. Pas comme d'autres de mes collègues qui peuvent être assez pitoyables parfois.

D'ailleurs, j'ai vu la douleur dans tes yeux quand cette cire brûlante t'as touché la peau. Je sais que je t'ai fait mal, je le sais. La torture, la mort, ça me connait. Alors n'essaie pas de cacher ce genre de chose. J'ai bien vu aussi que tu te retiens de crier tandis que je donne des coups dans tes jambes. Un seul en fait. Mais crie vas-y, je t'en prie. Ça me ferait plaisir, c'est vrai. Je l'admets. Mais qu'elle ne crie pas ne me frustre pas tout de même. Je m'en fiche. Ce n'est pas quelque chose que je recherche absolument. Après tout, quand mes victimes commencent à me supplier de les épargner, pleurant à chaudes larmes, au début c'est drôle. Et puis au bout d'un miment, leur cri vrillent les tympans et c'est de plus en plus désagréable. Et j'ai donc qu'une seule envie : les achever au plus vite.

- Je me balade, comme ça... Et vous?

Elle croit sincèrement que je vais lui répondre ? Elle a tord. Elle ,ne devrait pas se balader. On ne sait pas ce qu'il peut arriver la nuit, dans le noir, comme ça. Avec personne pour nous défendre. C'est dangereux de traîner le soir, avec tous ces sorciers noirs qui traînent dans le coin. Inconsciente qu'elle est. "Je me balade". Sérieusement ? Après tout ce qu'elle vit dans la journée, ses camarades sont épuisés et filent au lit, sans faire d'histoire et elle, elle a encore la force de se balader ? C'est quoi cette fille ? Vraiment ?

Elle se lève donc. Elle est peu vêtue. J'espère qu'il pleut dehors. Je mets ma cigarette dans la bouche et lui donne un coup de genou pour qu'elle avance. Direction, le toit. Je la guide donc pour qu'elle suit le chemin que je veux. Je me prépare à lui donner des coups ou à lui barrer le chemin dès qu'elle changera de direction. Ou qu'elle s'arrêtera. Bref, dès qu'elle fera quelque chose qui ne va pas. Qui ne me plait pas.

Tu sais quoi la môme ? Je peux faire une nuit blanche sans aucun problème. Mes missions peuvent être extrêmement rapides. Toi par contre, si je te force à rester éveiller toute la nuit, mes collègues vont te faire souffrir. Enfin, ça t'apprendra à ne pas rester dans ton lit au moins. C'est partit pour une nuit blanche. Histoire de bien te crever. Histoire que demain tu sois obligé de suivre toute la journée car de toutes façons, tu n'as pas le choix. Comme ça, tu iras dans ton lit. Et tu ne referas plus ce coup là. La prochaine fois, quelqu'un d'autre s'occupera de toi. Et rien qu'avec moi, tu risques de passer une nuit très longue.

Nous montons donc les dernières marches. J'ouvre la porte qui nous sépare du toit et je sens déjà le vent et l'humidité s'engouffrer à l'intérieur. Je souris. Quelles conditions parfaites. Je garde la bougie avec moi, donne un autre coup dans le dos de la blonde pour qu'elle sorte dehors et m'avance à sa suite, je garde la bougie avec moi, l'abritant d'abord de ma main.

Je m'assoie ensuite sur un muret, sort une craie et trace une rune de protection autour de moi. Uniquement, autour de moi, laissant la petite dans le froid. Je pense qu'il ne va pas tarder à pleuvoir. Je regarde le ciel qui le confirme cette impression. Un nouveau sourire arrive sur mon visage. Si elle te,te de s'échapper, je la verrais et lui bloquerais le passage en me téléportant juste devant la porte, l'empêchant de passer.

Un éclair illumine le ciel, derrière elle. Je souris, cruellement, sadiquement. L'orage se fait entendre, juste après. Il gronde, et je sens le sol vibrer sous mes pieds. Peu à peu, des gouttes d'eau tombe par terre. De plus en plus vite, de plus en plus nombreuse. Et moi ? Je reste au sec, avec la bougie. Par contre la craie, moyen, moyen. J’insuffle un peu plus de magie dedans pour que la protection soit aussi valable sur la rune en elle même.

Bon, que vais-je bien pouvoir faire de cette pauvre gamine qui se trempe sous la pluie ? Premièrement, je fais une pichenette à ma cigarette, mais une goutte s'abat sur elle et la fait tomber à terre. Une autre l'éteint au même moment. Dommage, j'aurais aimé qu'elle brûle la peau de la blonde.

Je me relève donc, sort mon poignard qui est toujours derrière mon dos, attrape le bras de la gamine et lui entaille le doigt, sans sourciller. Ce n'est pas une blessure profonde, avec sa magie, ça guérira vite.

Je recule de quelques pas, trace une ligne avec son sang, son bras toujours dans ma main, que je serre assez fort. Je n’ai pas super envie qu'elle se débatte. J'avance ensuite de quelques mètres et trace un autre ligne. Avance encore, autre ligne. En tout, il y a donc cinq lignes au sol. Je la lâche enfin et retourne à ma place, à l'abri. J'aime pas la pluie. Je lui donne ensuite les consignes, tout en lui montrant avec le couteau.

- Pars de la première ligne. Tu cours jusque la première que tu vois, tu reviens au point de départ. Ensuite tu vas jusque la deuxième, tu reviens au point de départ. Et ainsi de suite. Si tu refuses, se sera plus qu'une entaille au doigt que tu auras. Quand tu as finis, tu recommences.

Je ne pouvais pas faire plus de lignes. Je n'ai pas envie de devoir trop bouger pour surveiller ces faites et gestes. Là, c'est à ma portée. C'est donc niquel.

- Qu'est-ce que tu attends ? Commence !

Et jusqu'à ce que tu t'effondres. Après, je trouverais autre chose. Alors qu'elle sera encore en train de reprendre son souffle. Ca lui apprendra à s'échapper de son lit.

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MessageSujet: Re: je souffle sur la bougie... Le noir est là...   Sam 15 Juin 2013 - 11:54

Le sorcier me fait monter sur le toit. Je ne riposte même pas, sachant que cela ne servirait à rien. Il est grand, robuste et dans la force de l’âge. Je suis fluette, résistante certes mais je n’est que 16ans et lui la trentaine. Je me laisse donc conduire sur le toit où il fait extrêmement froid et humide. Ma fine robe ne me suffira pas… je le sais.




Une fois sur le toit de l’orphelinat, il se protège d’une rune et me laisse dans le froid. Sans rien. Le premier éclair se fait entendre. C’est un très mauvais présage . Soudain, comme un écho à mon pressentiment, la pluie tombe sur le toit. D’abord lentement puis de plu en plus vite. Je suis tramée en un rien de temps.




Le sorcier noir me fixe, et enfin se dirige vers moi. Derrière son dos il cache quelque chose… Je lui lance un regard de défi. Il fait froid mais je n’est pas peur de lui. Sans aucune émotion apparente, il me prend le bras et entaille un de mes doigt de son poignard. Je vois le sang couler jusqu’au sol sans montrer le moindre signe de douleur.


Avec mon sang, il trace cinq lignes au sol. Les unes plus espacée des autres. Enfin il me lâche et se remet à l’abri de sa rune.
  
- Pars de la première ligne. Tu cours jusque la première que tu vois, tu reviens au point de départ. Ensuite tu vas jusque la deuxième, tu reviens au point de départ. Et ainsi de suite. Si tu refuses, se sera plus qu'une entaille au doigt que tu auras. Quand tu as finis, tu recommences.


Je hausse un sourcil. Il veut que je coure sous la pluie à presque minuit ? Si c’est mon épuisement qu’il recherche il a intérêt à être patient.


- Qu'est-ce que tu attends ? Commence !


Il aboie presque cette phrase. Je sursaute subitement, j’étais perdue dans mes pensées. Je réfléchi… lui obéir ou pas ? En gros, j’ai le choix entre me faire écorchée vive ou mourir d’épuisement. Quelles belles perspectives ! Pensivement je lèche le sang qui coule toujours en abondance de ma blessure au doigt.




Je pense que si Lunna ne m’avait pas prise sous son aile, j’aurais fini comme lui. Je serais devenue un monstre sanguinaire. En un sens devenir ainsi ne me gène pas tant que ça… Mais à présent j’ai quelqu'un qui compte pour moi, et je ne conte pas me soumettre à lui. Cependant, malgré tout cela, je suis faible par rapport à lui.
En soupirant bruyamment, j’exécute ses ordres en trottinant.


Une heure ets passée, je tombe de fatigue. La course n'a jamais été mon fort...  Cependant je ne laisse rien paraitre. Bien droite je fixe mon "géolier".


-Alors? On fait quoi maintenant?   
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MessageSujet: Re: je souffle sur la bougie... Le noir est là...   Lun 5 Aoû 2013 - 16:11

La gamine devant moi me regarde, un air de défi dans les yeux. Elle me répugne, elle est inconsciente. Je n'aime pas les gens qui ne se rendent pas compte de qui ils ont en face d'eux. Je veux dire, je peux la tuer d'un claquement de doigt ou presque et elle ose me défier. Elle devrait trembler de peur et elle reste droite. Tête brûlée, inconsciente. Je préfère qu'on me respecte. Qu'on sache qui je suis. Enfin, un peu de rébellion n'est pas trop mal non plus je dois dire. Ce n'est pas forcément drôle les gens qui supplient pendant des heures. Mais tout de même assez jouissif. Se sentir supérieur est un très bon sentiment je dois dire. Mais bientôt, elle en aura marre de cette attitude. Elle verra bien que de toutes manières, ça ne change rien. Je vais même la faire regretter d'avoir agi ainsi. Oser me défier. Quelle abrutie.

J'espère déjà que la pluie va la calmer. Personnellement, j'ai un abri alors je m'en fiche. Mais elle, avec sa petite nuisette ou presque, ça doit être sympathique. Robe que j'aimerais bien enlever d'ailleurs, se serait plus drôle encore. Quoi que, je vais lui faire faire du sport, la laisser courir dans une robe trempée est peut être mieux. Ça va la coller de partout et une robe, ça doit pas être pratique.

Une fois les lignes de l'exercice tracées, je lui ordonne de commencer à courir, après lui avoir expliquer les règles, évidemment. Elle sursaute d'abord, pauvre petite, elle pense vraiment pouvoir rêvasser en ce moment ? Que c'est drôle. Adorable, vraiment. Elle semble hésiter un instant. Elle devrait vite se décider sinon je commence par lui couper le doigt.

Elle se lèche alors le doigt et commence à courir. Voilà, c'est bien. J'aurais préféré qu'elle laisse le sang coulé, goûté sur le sol. Mais bon, c'est trop tard, et elle sera vite trop épuisée pour songer à vouloir cicatriser cette chose, d'une manière ou d'une autre.

Elle soupire bruyamment pendant le début de l'exercice, si elle continue comme ça, ça va très mal se passer pour elle, vraiment, je vais détester ça et je vais vouloir l'envoyer dans les cachots plein de fantôme. Oh oui, les cachots, quelle douce pensée j'ai eu là. Tous les gamins les détestent, les crains comme la peste, ils leur font tellement peur. Et moi ? Si seulement ils pouvaient m'effrayer, ça me ferait un peu de bien de temps en temps. Mais j'ai l'impression que plus rien ne m'atteint, peur, amour, amitié... Rien. J'ai juste des envies que je ne peux pas renvoyer ou cacher dans un coin. De la folie, c'est tout. Mais sinon, je garde une attitude que je pourrais qualifier de "je m'en foutiste". Je n'aime pas cette expression. On m'a apprit à bien parler alors je préfère garder cette manière de m'exprimer, ce langage plutôt soutenu. La vulgarité, je peux parfois en faire mais je suis loin d'être fan. Il y en a pourtant qu'il l'utilise à tord et à travers. Je ne vise absolument personne. Il devrait entendre ces oreilles siffler dans son sommeil celui là.

Le temps passe, plutôt lentement, je l'entends haleter, mais elle essaie de ne rien montrer. Pitoyable, cette fille est vraiment pitoyable, j'ai envie de lui marcher dessus, de lui cracher dessus, de lui déchirer sa robe avec mon couteau, qu'un filet de sang se répande en même temps car j'aurais entamer sa peau, qu'elle hurle de douleur, qu'elle me supplie d'arrêter, qu'elle pleure pendant des heures... Oui, j'ai envie qu'elle souffre le martyre, vraiment. Et j'ai dis que sa punition durerait toute la nuit. Ça va passer extrêmement lentement j'ai l'impression. Trop lentement.

Alors je sors l'arme de l'ennui : le téléphone portable. J'ai sûrement télécharger des conneries dessus, non ? Ou alors quelqu'un l'aura fait pour moi. J'ai parfois trop tendance à le laisser trainer partout, sans code évidemment, je m'en fiche un peu de cet objet parfois. Alors voyons voir si j'ai des choses intéressantes et nouvelles dessus. Je la surveille évidemment par dessous mes cils, c'est facile de faire deux choses en même temps, trop facile d'ailleurs. Je m'ennuie tellement mon dieu. Ce n'est vraiment pas drôle d'avoir quelqu'un qui se bat comme victime. Surtout que je suis persuadé qu'en vérité ce n'est qu'une pauvre fille faible. Pfff, elle me dégoute.

Alors que je commençais tout juste à arrêter de m'ennuyer, voilà qu'elle s'arrête et me regarde, l'air de rien. Et surtout l'air "je ne suis pas du tout fatiguée" alors que je vois très bien qu'elle a du mal à respirer. Et puis, je l'ai vue pendant tout le long, entendue aussi, malgré la pluie. Sérieusement, elle veut encore me faire croire qu'elle va bien ? Vraiment, ça me fait chier.

-Alors? On fait quoi maintenant?

Elle pense en plus que c'est elle qui va décider ? C'est le comble. Une gamine qui se permet de sortir alors qu'elle est censée pioncer pense que c'est elle qui décide ? La grosse blague, vraiment, je ris là.

Je range alors mon téléphone dans la poche arrière et me lève, je suis rapidement mouillé mais je m'en fiche royalement. Je me fiche de tout en même temps. Je l'attrape alors par le bras et la fait tomber par terre, sans aucune émotion, pas de rire, pas de sourire, uniquement un regard froid, glacial, comme tous les sorciers noirs savent faire. Et quand on n'a aucun cœur, aucun sentiment, c'est d'autant plus facile. Je mets alors mon pied sur sa poitrine et commence à mettre mon poids sur elle.

- Qui t'a dit d'arrêter, gamine ?

Je relache alors la pression avant de lui mettre un violent coup de pied dans le flanc. Elle m'énerve, il faut bien que je me défoule sur quelque chose, ou quelqu'un, ou elle. C'est bien, elle. Il ne faut pas me prendre de haut, elle va l'apprendre à ses dépens. Une gamine comme elle devrait fermer sa gueule et faire ce qu'on lui dit, un point c'est tout.

Je retourne m'assoir dans mon abri invisible. J'espère qu'elle n'aura pas la stupide idée de m'attaquer, elle ne peut rien contre moi. Elle est faible, lente, inexpérimentée. Et surtout, mes pouvoirs sont géniaux.

Je laisse le silence se prolonger, laissant uniquement le bruit des gouttes de pluie s'abattre sur le toit, le bruit du vent dans les feuilles. Et je le coupe alors, brutalement, sans mot dire.

- Cours en cercle, jusqu'à ce que je t'ordonne d'arrêter.

J'espère que cette fois elle écoutera,n sinon se ne sera pas qu'un coup de pied qu'elle aura. C'est moi qui ordonne quand elle finit, ou alors, elle tombe à terre de fatigue. Mais alors, je la pousserais encore à bout, encore et encore, jusqu'au petit matin. Et je serais derrière elle pendant les cours de lendemain tiens, il ne faudrait pas qu'elle s'endorme inopiniâtrement. Mes collègues non plus n'apprécieraient pas, n'est-ce pas ? Enfin, j'y veillerais au grain. Plus jamais elle ne dépassera l'heure du couvre feu. Plus jamais.

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MessageSujet: Re: je souffle sur la bougie... Le noir est là...   Jeu 14 Nov 2013 - 17:33

Aïe. C’est tout ce que je suis en mesure de penser à cet instant. Il me fit mal, et je ne peux rien faire contre lui. Rien que son attitude, sa présence est inquiétante. J’ai envie de pleurer, de hurler de lui jeter ma rage au visage et pourtant… Non, je reste silencieuse entrain de me faire frapper par un psychopathe sous la pluie. Les enfants devraient toujours écouter les adultes hein ? Foutaises. Les adultes mentent et soi disant pour nous protéger. Les adultes sont lâches. Et les sorciers noirs sont tous des monstres.

- Cours en cercle, jusqu'à ce que je t'ordonne d'arrêter.

Encore courir ? J’aurai imaginé qu’il me frappe encore, me fasse souffrir mais non. Il préfère me voire tomber de fatigue, batailler pour rester debout. Et bien il ne sera pas déçu. Je me lève, me tenant la côte qu’il a frappée. C’est qu’il n’y est pas allé de main morte le sorcier noir ! En même temps, il n’avait pas la moindre raison de m’épargner, mais son air tendu montrait que je lui servais de défouloir. Et ça ne présageait rien de bon…

Que faire à part obéir ? J’obéis donc, en économisant mon souffle. Cela risque d’être long… Le soleil allait tardait à apparaitre et quand il apparaitrait je ne serais plus debout. Je continue à courir, toujours au même rythme. Cinq ; dix ; vingts ; soixante minutes passent encore. Je ne sens déjà plus mon corps engourdi par le froid. Est-ce qu’on peut mourir de froid sous la pluie ? Question inutile puisque dans tout les cas si je m’écroule il me relèvera pour continuer à courir.

De toute façon , plus je cours plus mon espoir de survie s’amenuise. Saloperie de sorcier noir ! Saloperie ! J’ai envie de pleurer… Faut pas. Pleurer devant lui ? Jamais. Je suis forte, on ne m’a at pas aussi facilement.

A grandes foulées je reprends ma course, inspirant, expirant lentement et régulièrement. Inspire. Je grimace. Expire. Ah non, pas un claquage ! Inspire… Expire…
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MessageSujet: Re: je souffle sur la bougie... Le noir est là...   

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