Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]


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 Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]

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Humaine Noire
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Mary-Jane L. Howard
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MessageSujet: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Dim 13 Oct 2013 - 17:22

I can feel your heartbeat like it's my own...

Cinq mois. Cinq mois que Richard avait retrouvé Mary-Jane dans une ruelle sale de Glasgow. Un peu moins de cinq mois qu'elle avait commencé à avoir des nausées. Un peu moins de cinq mois que le test de grossesse s'était écrasé avec ses larmes sur le carrelage de la salle de bain.

Mary avait aimé cet enfant. Dès le premier instant. Elle s'était haï, mais elle l'avait aimé. Elle n'avait pas vu le fruit d'un viol, des attouchements dégueulasses de ce mec, à la sortie de la boite. Ce connard, qui l'avait attirée mais qui avait fini par la répugner. Elle avait bien payé ce changement d'avis.

Mais elle était décidée à être forte. Elle allait être mère. Elle voulait le garder. Elle croyait en Dieu, elle savait qu'il lui avait fait un don après la souffrance. Elle se souvenait que Mike était beau. Et elle savait aussi que la connerie ne se transmettait pas génétiquement. Richard et Eileen n'avaient rien dit quant à sa décision. Ils la soutenaient. Elle ne savait pas ce qu'ils pensaient réellement. Mais elle s'en fichait. Elle était centrée sur son ventre, gros comme cinq mois, sur l'amour qu'elle portait à cet enfant à naître, sur la façon dont elle allait centrer sa vie autour du petit être. A moitié inconnu.

A moitié volé. Une petite vie volée au destin.

Etrange.

Douloureux.

Mais plein de bonheur. Elle l'aimait, oui, elle l'aimait.

Mary-Jane sortait aujourd'hui de l'IBMM de Cardiff, un beau bâtiment sur les rives de la baie. Elle venait de le voir. Son bébé. Elle n'avait pas demandé le sexe. Pas question. Elle voulait la surprise, avoir l'inconnu dans le ventre jusqu'au bout.
Vêtue d'un ample chemisier et d'une chaude veste en cuir ainsi que d'un jean de femme enceinte, large, très bizarre à porter, ayant abandonné les talons pour des bottines plates, brunes. Ses cheveux détachés formaient à cause du vent une pagaille innommable. Ils lui cachaient successivement les yeux, le nez, la bouche. Le vent la faisait pleurer. Elle se sentait à la fois transportée de bonheur et de désespoir. Elle avait envie de rire. Elle rit. Elle s'assit au bord de l'eau, près de cet étrange endroit où des fans de la série Torchwood avaient collé de multiples dessins, petits mots de deuil et autre. Pour Ianto Jones. Personnage fictif. M-J sourit. Elle regarda de l'autre coté. Elle pouvait apercevoir une tache bleue. La Doctor Who Experience. Elle n'existait pas, il y a quelques années. Mais la jeune femme l'appréciait. Il faudrait peut-être qu'elle se décide à regarder, un jour.

Un homme passa, dans un beau costume, le visage soucieux. Mary le trouva beau. Elle porta une main à son ventre. Le froid la rendait folle, étrange. Elle sourit à cet homme, serrant sa veste contre elle, comme pour protéger son bébé du froid, plus qu'elle même.

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Dernière édition par Mary-Jane L. Howard le Mar 30 Jan 2018 - 21:46, édité 2 fois
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Lucian T. Mercer
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Sam 6 Mai 2017 - 22:59

Des papiers, des papiers, plein de papiers. Et dire que je dois aller au tribunal tout à l'heure … Cette corvée. Pourquoi faut il qu'on ait un double emploi ? Comme si les assassinats ça ne payait pas assez … Ca paye bien, très bien même, beaucoup mieux que notaire et avocat, pourtant on est doué, du coup on a de bons honoraires. Mais, c'est chiaaaaaaant. Pourquoi ?

La couverture, idiot.


Oui, merci Scarlett, je sais déjà tout ça. Mais ça se voit que c'est pas toi qui est en train de faire les papiers là ! Je suis en retard en plus, le procès commence dans une heure, tous les papiers sont sans dessus dessous dans l'appartement, posé au milieu de flingues, tout va bien. Bon, ranger, vite. Et trier surtout. Je souffle. Je reprends ma respiration, j'essaie de me calmer pour être méthodique.

Tu veux que je te remplace ?


Je la laisse donc faire, elle est plus calme que moi maintenant.

Tes vêtements sont trop grands sérieux, j'ai l'air d'une zouave.


TRIE MES PAPIERS PITIE ON VA ETRE EN RETARD.


Oui oui, je m’exécute donc. Je prends des dossiers et glisse les papiers qui semblent parler de la même chose ensemble. Je reconnais tous ces logos, quand Lucian travaille, je ne suis jamais très loin. Alors je suis assez familière avec tout ça. J'ai tout de même plus de distance ce qui me permet de trier tous ses papiers sans péter un câble, n'est-ce pas Lucian ?

Oh, tais toi …


Je glisse tous les dossiers dans sa serviette, vérifie la tenue que mon frère portera, enlève les quelques poussières qu'il pourrait y avoir et le laisse reprendre les droits du corps que nous partageons.

Merci.


Elle ne répond pas, mais je sens qu'elle est heureuse de m'avoir aidé, elle sait que je suis vraiment reconnaissant. Nous sommes vraiment une bonne équipe, tous les deux. Bref, je resserre mon nœud de cravate, prends le casque et sort de l'appartement, encore en bordel.

Sérieusement, si quelqu'un vient dans cet appartement, il aurait peur. Peur de qui nous sommes. Je ferme les trois verrous de la porte et descends en trombe les escaliers. Arrivé en bas, j'enfourche la moto, mets le casque et file droit vers le tribunal.

Il y a de la circulation mais je me faufile facilement entre toutes les voitures jusqu'à arriver devant le tribunal. Je trouve de la place facilement, enlève vite mon casque, passe ma main dans mes cheveux pour essayer de les recoiffer un minimum et monte les quelques marches qui me sépare des portes.

J'ai cinq minutes d'avance.




Le procès s'est plus ou moins bien passé. J'étais uniquement là pour réunir des faits. Mais j'ai une autre mission à faire maintenant. Quelque chose de beaucoup plus délicat. Quelque chose que Lucian doit faire, pas Tom. Tom était au tribunal. Je repasse donc à la moto, prend l'arme qu'on a toujours dans le petit coffre et la dispose au creux de mes reins, regardant au préalable que personne ne me voit.

Je fais alors demi tour et marche, l'air soucieux, vers un café non loin de là. Je croise une femme qui me sourit pendant que je fais sonner la petite cloche qui est accroché à la porte.


Elle est plutôt mignonne, et toi tu ne lui adresses même pas un regard...


Hin quoi ?


La fille, là, dehors.


Oh, je vois, effectivement j'étais tellement dans mes pensées que je n'ai pas réalisé que y avait d'autres personnes que moi qui m'entourent. Je m'assoie dans le petit fauteuil près de la vitrine, et sourit enfin à la femme dehors, lui faisant même un signe de venir me rejoindre, sur le fauteuil en face de moi qui est vide.

Je demande en même temps deux thés au serveur. Je suis assez excité pour ne pas en rajouter avec du café. Nerveux surtout. Le thé arrive vite, j'espère que la femme comprendra que le deuxième est pour elle. Ma mission n'est qu'un peu plus tard dans la journée, je peux essayer de me vider un peu l'esprit en attendant. En ayant une agréable discussion avec une charmante demoiselle par exemple.

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Mary-Jane L. Howard
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Dim 28 Mai 2017 - 17:46

When will this day break ?
When will my heart ache ?



Il s'était assis à une table près de la baie vitré d'un café, juste de l'autre côté de la rue. Mary-Jane l'observa enlever sa veste, la poster délicatement sur le dossier, se retourner, s'asseoir, et... lui sourire. L'humaine en resta un instant hébétée, la main gauche en l'air, l'index et le pouce tenant le col de sa veste en cuir brun, l'autre sur ses jambes, juste devant son ventre, la bouche légèrement entrouverte. Un instant étrange s'écoula, comme si elle s'était trouvée sous l'eau. Lorsqu'il fut fini, elle attendit de voir s'il lui avait réellement souri, ou si c'était juste une vue de l'esprit, ou de la politesse.

Il lui faisait un signe de main. Mary-Jane ferma la bouche, et fronça légèrement les sourcils, la mail toujours suspendue au niveau de son cou. Puis elle se ressaisit, réalisant qu'elle ne voulait pas avoir l'air mal aimable devant cet homme. Elle lui sourit alors, bien que ses yeux trahissaient une légère angoisse. Il fallait qu'elle se lève pour le rejoindre, maintenant. Et il avait commandé deux boissons, donc c'était plutôt sérieux. Il fallait qu'elle se lève et il allait voir son ventre. Enfin tant pis. Dans tous les cas, à présent, et pour encore quatre mois, ça faisait partie de ce qu'elle était. Ça ne servait à rien de cacher quoi que ce soit. Ça ne servait à rien de ne pas se lancer. Il fallait qu'il advienne ce qui pouvait advenir, et voilà.

Alors, Mary-Jane, appuyant les paumes de ses deux mains sur le rebord sur lequel elle était assise, se releva, serrant sa sacoche contre elle et, les yeux dans le vide, afin de ne pas croiser le regard de ce bel homme qui l'attendait dans le café, traversa la rue.

Elle entra dans l'établissement, qui était assez classe, mais aussi un peu mignon, un peu bobo. Elle n'y avait jamais mis les pieds, bien qu'elle y ait souvent pensé, tout simplement parce qu'elle n'avait pas eu l'occasion. Elle s'était dit qu'elle y inviterait Lola, un jour, lorsqu'elle passerait à Cardiff, voir sa nouvelle petite maison. Mais elle n'avait pas de nouvelles de Lola ces derniers temps. C'était normal, elle ne lui en voulait pas. Lola était sauvage.

Sans presque s'en rendre compte, elle s'assit, mécaniquement, sur le fauteuil en face de l'inconnu, sans poser sa veste, en gardant sa sacoche contre elle, comme pour s'apprêter à déguerpir d'un instant à l'autre. M-J garda d'abord les yeux baissés, rivés sur la tasse fumante en face d'elle. Du thé. Le médecin lui avait conseillé de préférer les infusions. Elle leva doucement les yeux vers le jeune homme. Il était vraiment très beau. Châtain aux reflets roux, les cheveux tirés en arrière, les yeux très bleus, intrigants. Elle n'avait pas envie de paraître impolie devant cet inconnu qui l'avait gracieusement invitée. Mais elle ne voulait pas non plus faire de mal à son fœtus. Elle sourit alors machinalement, prit une grande inspiration, puis répondit :


-Je suis désolée, je ne peux pas boire de thé, je suis enceinte. Je le paierai, ne vous en faites pas.

Bon, ça c'était fait. Elle était folle. Il réagirait comme il voudrait, comme il pourrait. Il pouvait tout aussi bien sortir du café en claquant la porte et en la regardant avec mépris. Bon s'il faisait ça, ce serait bizarre, tout de même. Il pouvait très bien décider de ne plus avoir envie de prendre un verre avec elle sans être agressif.
Elle devait avoir assez de liquide, pensa-t-elle en entortillant ses doigts dans les lanières de sa sacoche. Elle devait avoir l'air vraiment perdue, et stupide. Mais tant pis. Elle décida de bloquer toute pensée négative concernant sa personne. Sinon, elle ne s'en sortirai jamais dans la vie. Elle ajouta donc, sans plus réfléchir :


-Merci de m'avoir invitée, en tous cas. Vous êtes du coin ?

Mary trouvait ça moins agressif que de lui donner tout de suite son prénom. On verrait bien comment il réagirait à la sorte de bombe qu'elle venait de larguer. Quelle situation merdique. Se faire remarquer par un beau gars, et devoir tout casser en expliquant "Oui je suis enceinte parce que je me suis faite violer, et je n'ai pas voulu avorter parce que je suis bizarre et que j'aime déjà cet enfant. Mais sinon je suis célibataire."

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Lucian T. Mercer
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Mar 8 Aoû 2017 - 11:39

La belle inconnue parue rougir face à mon invitation. Le thé arriva bien vite et j'évitais de trop la regarder pour éviter de lui mettre trop de pression dirons-nous. Aheum. Mais elle était plutôt belle. Du coin de l'oeil, je regardais si elle acceptait mon invitation, plutôt bizarre me dira-t-on. Carrément bizarre oui. Normalement on parle avec la personne avant de lui offrir une boisson chaude. (Certains diront même que les boissons chaudes c'est que quand un ami est bouleversé qu'on lui en offre une). Je fais tout le contraire. Mais voyez-vous, je suis aussi également un peu nerveux, rapport à ma mission de ce soir. C'est une routine sans nom, mais c'est comme monter sur scène pour les artistes, j'ai le trac. Un thé me détendra. Ou deux, si elle décide de pas venir.

La petite cloche de la porte d'entrée retentit, elle était finalement rentrée. Je souris quand elle s'assit en face de moi, face à nos thés. Surprise agréable qu'elle ait acceptée. Je ne vais pas me plaindre. Elle garde ses vêtements, et sa sacoche sur ses genoux. Elle n'a pas l'air très en confiance. Elle sait que je ne vais pas la violer ?

-Je suis désolée, je ne peux pas boire de thé, je suis enceinte. Je le paierai, ne vous en faites pas.

Oh. Mince. Moi qui pensait que le thé convenait à tout le monde. Rares sont les personnes qui n'aiment pas le thé. J'ai l'impression qu'elles sont plus nombreuses à ne pas aimer le café par exemple.

-Oh, s'il vous plaît, ne vous en faites pas pour ça. Prenez ce qui vous fait plaisir et je boirais ce thé. J'ai moi aussi deux personnes à nourrir.

Tu pues en private joke.

Ouais bah on fait ce qu'on peut dear.

D'ailleurs, ça te fait pas tilt ou te gêne pas ?

De quoi ?

… Enceinte ?!


Oh ! … AH ?! Oui, j'ai entendu mais je n'avais pas forcément tilté, effectivement. Well, ça fait quoi qu'elle soit enceinte exactement ? Rien du tout. C'est une personne au visuel tout à fait charmant que j'ai invité pour prendre une boisson chaude, rien de plus, rien de moins. Quel est le problème ?

-Merci de m'avoir invitée, en tous cas. Vous êtes du coin ?

Le petit changement de sujet qui fait du bien à mon cerveau. On va pas se mentir. Même si je suis plus doué que Scarlett en relations humaines, c'est pas tout à fait notre fort non plus. Et j'éviterai de me poser 300 000 questions comme ça.

-Il est toujours plus agréable d'avoir un minimum de compagnie.

Ca dépend laquelle...

Oui bon, ok, mais j'sais pas, elle est mignonne. Et pourquoi ne pas essayer de mieux la connaître ? C'est pas parce qu'une personne est d'abord rencontrée au détour d'une rue qu'on peut pas se rapprocher après, n'est-ce pas ?

Si tu le dis.

Je le dis. Tout à fait. Et puis, on verra bien comment ça se passe.

Je prenais une gorgée de thé. Beaucoup trop chaude. Pourquoi ils servent toujours le thé beaucoup trop chaud. Tu ne peux jamais le boire sans te cramer la moitié de la langue. Je commande une boisson, chaude certes, mais je m'attends à pouvoir la consommer de suite. Et bah non. Quand tous les gens qui sont autour de toi ont pris un café, tu es le seul qui n'a pas encore commencé à boire son thé alors qu'ils ont tous fini leur expresso et sont sur le point de partir.

-Disons que mon boulot m'amène à beaucoup voyager.

Je vois pas comment répondre plus précisément à sa question. J'vais pas commencer à dire que j'ai des appartements partout dans l'Europe ou presque tout de même.

Elle par contre, avec son léger accent, je pourrais dire qu'effectivement elle est du coin.

Scarlett, on a un accent nous ou bien ?

J'me suis jamais posée la question. On doit en avoir un quand on parle une langue étrangère je pense. Après … Je sais pas.

-C'est pour bientôt ?

Je glisse un coup d'oeil vers son ventre bien rebondi, pendant que je rebois une gorgée de mon thé.

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Mary-Jane L. Howard
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Lun 14 Aoû 2017 - 20:02

I don't know what I'm looking for

Il était très poli. Il avait un léger accent écossais. Très léger. Il n'eut pas l'air offensé par le fait que Mary-Jane refuse son thé. Il lui proposa gentiment de prendre autre chose, déclarant que boire deux thés ne lui faisait pas peur, ayant lui même deux personnes à nourrir. Deux ? Mary-Jane leva un sourcil et observa son vis à vis d'un air interrogateur. Puis elle sourit, et demanda :

-Vous aussi vous êtes enceinte ?

Elle espérait qu'il serait réceptif à son humour. A vrai dire, elle n'en faisait pas souvent. Il fallait vraiment qu'elle se sente en confiance. Là, c'était un peu différent, il lui avait tendu une grosse perche. Et surtout, M-J voulait savoir ce qu'il voulait dire par là. Peut-être simplement qu'il se considérait comme gros mangeur et buveur. Au pire, il prendrait un air gêné et abrégerait la discussion pour ne pas avoir à se coltiner l'humour potentiellement douteux de la galloise. En tous cas, elle avait eu une poussée de courage, et peut-être qu'elle n'aurait pas à le regretter. Mary se frotta nerveusement le bras avant de regarder de nouveau l'inconnu -qui était beaucoup trop beau pour elle, se surprit-elle à penser-, et parler à nouveau :


-En tous cas merci.

Elle ne savait pas combien de fois elle avait remercié cet homme depuis qu'il l'avait invitée, mais il fallait qu'elle arrête, parce qu'elle devait paraître beaucoup trop nerveuse. Bien sûr, elle avait ses raisons. La dernière fois qu'elle s'était retrouvée avec un homme autre que son frère, elle avait fini par se faire violer. Mais étrangement, l'humaine avait envie de faire confiance à cet inconnu, elle avait envie d'aller de l'avant dans la vie, de ne pas avoir peur, de tenter des choses. Changer ce qui l'enfermait, briser le quatrième mur de la vie, peut-être. Parfois, on crée soi-même ses propres barrières, avait-elle remarqué. Il fallait peut-être cesser de suivre un chemin tout tracé.

La jeune femme appela un serveur et lui commanda une infusion. Au moins, c'était chaud, et aucun risque pour le bébé. Elle aurait pu prendre un chocolat chaud, mais cela lui semblait trop sucré pour ses envies du moment. Et depuis qu'elle était enceinte, M-J ne faisait que suivre ses envies, culinairement parlant. Il lui arrivait de ne presque rien manger de la journée, et de se réveiller au milieu de la nuit pour se gaver de jambon et de fromage, elle qui n'aimait pas vraiment la viande, en temps normal. Étrange petit bébé que celui qui poussait dans son ventre.

En tous cas, l'inconnu n'avait pas l'air de se formaliser de sa grossesse. Probablement qu'il ne l'avait pas invitée parce qu'il voulait la séduire, alors. Il avait peut-être eu pitié. Ou c'était simplement de la gentillesse. Dans tous les cas, la future maman ne le prenait pas mal. Elle souriait rêveusement. C'était étrange, les gens. Mais les rencontres, elle avait toujours aimé ça. Amical, amoureux, professionnel, il y avait toujours un frisson, un frémissement du cœur. Peut-être que c'était ça que lui, cet homme là, dont elle ne connaissait toujours pas le nom, recherchait.

Il lui expliqua qu'il lui était agréable d'avoir de la compagnie. Elle lui sourit de nouveau, et retira sa veste, commençant à se sentir plus à l'aise, et à avoir moins froid. Il avait raison. Pourquoi les humains avaient-ils tous tellement peur de leurs semblables ? Les parents de Mary-Jane étaient pour l'amour du prochain sans condition, ils avaient réussi à se libérer des contraintes sociales, ils n'avaient pas peur d'aller vers les autres. Ils n'auraient fait de mal à personne. Jusqu'à ce qu'ils se fassent tuer. Mais ce n'était pas le moment d'y penser, ou même de regretter leur pacifisme mortel, car aujourd'hui, elle avait envie de faire un peu comme eux, de leur rendre hommage. En l'honneur de leur premier petit enfant, du côté de leur fille, du moins. Elle sourit donc de nouveau à l'homme en face d'elle, et répondit :


-Vous avez raison. J'apprécie également. Au fait, je ne connais pas votre nom. Je m'appelle Mary-Jane.

Pas besoin de l'encombrer avec des surnoms, si la conversation ou une quelconque relation devait se poursuivre, il y viendrait bien tout seul, au M-J, ou au simple Mary. Jane tout court, personne n'avait fait. Mais la jeune femme était ouverte à tout. Pourquoi pas.

Le serveur apporta son infusion à la brunette. L'inconnu, lui, avait déjà commencé à boire son thé. Elle guetta la légère grimace sur son visage, et sourit avec amusement. C'était couru d'avance. Cela lui arrivait tout le temps également. L'envie de boire son thé, en général, était plus forte que la peur de se brûler la langue. On croit toujours que le moment est le bon, qu'on a assez attendu, mais en fait, non. Le temps passe si lentement lorsqu'on attend de pouvoir boire son thé. Vérité universelle, selon Mary-Jane.

A la question de la jeune femme sur son origine, l'homme répondit évasivement que son travail le faisait beaucoup bouger. Elle hocha la tête. Mystérieux hein ? Cela lui donnait envie d'en savoir plus. Peut-être était-ce un genre de timidité. Mais on invite pas les inconnus à boire un verre quand on est timide. Plutôt de la pudeur ? Elle décida de demander.


- Et qu'est-ce que vous faites dans la vie, si ce n'est pas trop indiscret ?

Elle tenta de tremper les lèvres dans son infusion, tandis qu'il regardait son ventre. Elle sourit en tentant de ne pas faire de bulles dans sa tasse, mais n'y parvint pas. Elle reposa donc sa tasse sur sa coupelle et s'essuya rapidement la bouche. On a rien vu, se dit-elle. A ce moment là, l'inconnu lui demanda si l'accouchement était pour bientôt. Alors Mary jeta un œil à son abdomen, comme si elle le redécouvrait, et répondit avec un sourire un peu gêné -parler de sa grossesse lui était parfois inconfortable- :


-Février. J'en suis à cinq mois.

Puis elle se mit à caresser doucement son ventre. Elle se sentait un peu trop stressée, elle voulait rassurer son bébé, pour ne pas lui causer du tort. Étrange, comme elle se préoccupait autant de cet enfant, même pas désiré. D'aucuns l'auraient trouvé folle. Mais elle arrivait à vivre avec elle-même.

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Lucian T. Mercer
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Sam 26 Aoû 2017 - 13:20

Mon interlocutrice de demanda ce que je voulais dire par là. Ca se voyait sur son visage. Chose bien normal après tout. Personne ne dit généralement qu'il a deux personnes à nourrir. Elle sourit alors.

-Vous aussi vous êtes enceinte ?


Je décrochais un petit rire bref mais sincère. Comment répondre à cela maintenant que j'avais abordé Scarlett.

Tu arrives toujours à te mettre dans des situations pas possible.

-Non, non, mais disons qu'un alter ego pourrait.

Bravo Lucian.

De toutes façons si elle n'est pas douée elle ne comprendra pas. Donc c'est bon. Au pire elle me prendra pour un fou. Un schizophrène. Et ces gens là ont le droit de vivre comme les autres après tout. Et même si elle était douée, c'est pas pour ça que je dévoile ce que je suis dès les cinq premières minutes. Pour des missions oui, ça nous est déjà arrivé mais ça s'arrête là. On doit connaître les compétences de chacun pour pouvoir travailler au mieux.

Elle me remercia de mon invitation. Je balayais son propos d'un geste de la main.

-Ce n'est rien voyons.


Ce n'est pas un thé en plus qui allait nous ruiner. Mercenaire, ça paye plutôt bien. Plutôt bien beaucoup. On est assez réputé dans le milieu. Même notre activité de non doué rapporte bien. Encore heureux, sinon on ne pourrait pas avoir tous ces appartements, bureaux et véhicules sans éveiller les soupçons. Et même si on voudrait que les non doués soient au courant de la magie, c'est pas pour ça qu'on va faire notre coming out seuls. En plus on risquerait de s'attirer les foudres d'Orpheo. Déjà qu'ils sont pas hyper d'accord sur notre métier... Chose plutôt compréhensible mais bon. On va éviter d'attirer davantage leur attention sur nous. Surtout que les choses sont plutôt compliqués là bas depuis quelques années. Si on tombe sur la mauvaise personne, on risquerait de ne plus du tout exister … Oui on a des contacts. Quand même. Des anciennes connaissances. Avec qui on est resté en contact. Ils n'approuvent pas notre activité mais ils ne nous dénonceront pas. C'est déjà ça. Et après on essaie au maximum de se cacher, même si on leur accorde une certaine confiance.

Elle commanda alors une infusion. C'était presque la même chose qu'un thé au final. Au pire ils pouvaient toujours redonner le sachet du thé et remplacer celui de l'infusion. Mais je me connaissais. Boire deux thés ne me faisaient pas peur !

Mais ta vessie, si.

Je tiens mieux que toi, chère sœur.


Ce n'était pas faux. Elle savait pertinemment bien que je marquais un point ici. Je souriais, tout seul, certes. La jeune demoiselle devait me prendre pour un fou. Si ce n'était pas déjà le cas.

Elle retira enfin sa veste, je me détendais alors un peu plus. J'étais heureux qu'elle se sente plus à l'aise. Après tout, je n'allais pas l'agresser. J'avais du mal à comprendre comment on pouvait agresser des femmes.

Oh tu sais, il y a des cons partout.

C'était vrai. Combien de fois j'avais entendu Scarlett se faire siffler dans la rue. Alors même qu'elle ne dévoilait aucun bout de peau. C'est vrai que ce n'était pas son genre de se trimballer en jogging mais quand même. Un rien excitait ces jeunes gens. Et pas que jeunes. Dégoûtant. Combien de fois j'ai voulu prendre le contrôle de notre corps pour leur foutre une raclée. Touche. Pas. A. Ma. Soeur. Evidemment, Scarlett sait se défendre. Obviously. Elle décide juste de les ignorer. Et si jamais ils viennent plus près, well... Disons que plusieurs ont ensuite fait un séjour à l'hôpital. Ca leur aura sûrement appris la leçon et peut être qu'ils ont arrêté d'emmerder les femmes. On espère du moins.

-Vous avez raison. J'apprécie également. Au fait, je ne connais pas votre nom. Je m'appelle Mary-Jane.

Je souriais.

Jane. Tarzan. Jane. Tarzan. Non, pardon.

Va falloir que tu arrêtes avec les dessins animés.

Oui bah excuse moi de rattraper ce que j'ai pas vu quand j'étais petit.

-Je m'appelle Tom.


Parce que je pars du principe que c'est une non douée. Et mon nom pour ces gens est Tom Mercer, notaire. Celui de Scarlett est Sélène Mercer, avocate. C'est notre boulot de mercenaire qui a pour nom Lucian et Scarlett. Ou pour les gens qui nous sont proches. Peut être qu'un jour, elle aura l'autre prénom. En attendant, on n'est jamais trop méfiant. Je détesterais qu'elle tombe sur Lucian Mercer sur le dark web et qu'elle voit nos activités et qu'ensuite elle … Eh bien, qu'elle nous dénonce. Ca fouterait une belle partie de notre vie en l'air.

-Tom Elvis Jedusor.


Ou Tom Marvolo Riddle. Au choix. J'espère qu'elle comprendra la référence et que c'est une petit blagounette. Hihi. J'ai un petit sourire en coin pendant que je sirote mon thé qui est encore beaucoup trop chaud. Tristesse infinie. Et je ne suis pas Voldemort par contre. Je suis gentil par rapport à lui, non ?

A voir...

Oui bon. Mon avis est un peu biaisé.

Un peu ?

Prout.

Très mature.

RE PROUT.

-Et qu'est-ce que vous faites dans la vie, si ce n'est pas trop indiscret ?


-Je suis notaire. J'ai un bureau en commun avec une avocate. On voyage en Europe principalement pour répondre aux besoins de nos clients.


Et c'est vrai. Quand ça coïncide avec nos activités de mercenaire c'est encore mieux. Sinon, en fonction des clients, on les redirige vers des collègues aussi doués que nous. Parce que comme tout le monde, ça nous arrive parfois d'être overbookés. Et oui, on est quand même humain avant tout.

Elle essaya de boire son infusion. N'était-ce pas trop tôt ? Elle allait se brûler, tout comme lui. Tout comme tout le monde, tout le temps. Elle ne fit pas de petite grimace mais... Un truc dans sa tasse ? Comme des bulles ?

Moi je fais ça quand j'ai une paille !


Mais toi t'es un enfant.

Je souris, mais faisait mine de ne rien avoir vu. C'est quelque chose de personnel de faire des bubulles ! Des bubulles, des bubulles, mes bubulles.

-Février. J'en suis à cinq mois.


Je ne sais pas ce que ça représentait exactement. Oh bien sûr je sais qu'il faut neuf mois pour être à terme mais … Mes connaissances s'arrêtaient là. Et Scarlett n'avait jamais vécu ça, et nous n'avions pas d'amies qui l'avait vécu non plus donc … Voilà. En même temps on a pas beaucoup d'amis non plus. On est des sauvages solitaires. Grrr.

Euh, Lucian, tu vas bien ?

Aheum, oui oui.

Un enfant.

Je ne pipais mot. Namého.

Elle se mit à caresser son ventre d'un geste maternel rempli de tendresse.

-Cela ne vous gêne pas dans votre activité ?


Petit façon détournée de demander ce qu'elle fait dans la vie, sisi t'as vu.

Mais Lucian stoooop ! Tu m'épuises !

Je ne savais pas exactement les réglementations du Pays de Galles en ce qui concerne les congés maternité des femmes enceintes. Scarlett a beau être une avocate hors paire, on ne connaît pas forcément toutes les lois de tous les pays par cœur. Donc généralement on fait beaucoup de recherches pendant notre boulot, pour se remettre à niveau. C'est fatigant, mais on a l'habitude et d'une certaine manière, ça nous plaît. Même si être mercenaire est beaucoup plus... Passionnant ?

-Et le père ?


Et le père quoi ? Bah je sais pas. Et le père juste. Genre il fait quoi. Il le prend bien ? Enfin, sûrement, non ? Mais il le vit bien ? Genre des fois c'est sur d'avoir une femme enceinte à la maison, non ?



OUI BON CA VA JE SAIS PAS. Je demande. Je suis gentil. Je suis social. Pas comme toi. Hihi.

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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Ven 15 Sep 2017 - 23:42

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Elle avait réussi à le faire rire, un petit peu. Un bref éclat. La jeune femme sourit avec satisfaction, et trempa un bout de la langue et des lèvres sans son breuvage. Encore trop chaud. Mais tant pis. La conversation était engagée, cela allait aider à passer le temps jusqu'à ce que l'infusion soit buvable.

D'autant que la réponse de l'inconnu se révéla tout aussi mystérieuse que la phrase qui avait amené la question de Mary-Jane. Un alter ego. Elle leva un sourcil, toujours le nez plus ou moins dans son mug. De quoi pouvait-il bien parler ? Toutes les réponses qui lui venaient à première vue avaient un rapport à la magie. Evidemment. En tant que bonne humaine douée, elle réfléchissait essentiellement à travers ce prisme. Mais peut-être parlait-il de quelque chose de tout à fait terre à terre, après tout, comme d'une sœur jumelle. Ou peut-être essayait-il simplement de lui faire comprendre qu'il aimait se travestir en femme la nuit. Cette pensée arracha un sourire à la galloise.


-Y aurait-il une femme en vous ? répondit-elle simplement avec un clin d’œil.

Ca voulait tout et rien dire, et elle verrait bien s'il se voyait vexé d'une telle remarque. En général, c'était assez amusant de blesser les hommes dans leur virilité avec ce genre de remarque. Lorsqu'elle sortait de sa carapace, M-J aimait bien taquiner, au fond. Lorsqu'elle ne le dévorait pas des yeux avec amour et admiration, elle adorait titiller Richard, qui se contentait, depuis le temps, de lever les yeux au ciel en soupirant.
Elle avait énormément de chance de l'avoir. Longtemps, il avait été tout pour elle. Et encore aujourd'hui, il était son pilier principal dans la vie. Un peu fatigué par les mésaventures de sa petite sœur, bien sûr, mais toujours rempli d'amour et de bienveillance.

Bienveillant, il lui semblait que cet homme élégant et propre sur lui, au sourire malicieux, l'était aussi. C'était cela qui se dégageait de lui et qui, assez surprenament, poussait la douée à lui faire confiance, au moins assez pour s'asseoir à la table d'un café avec lui. Elle aurait dû être terrifiée, penser à ce type. Ce Mike. Même si les circonstances étaient différentes. Pas d'alcool. Pas de nuit noire. Pas de séduction brûlante. Juste une calme attirance, quelque chose dans le regard du brun qui lui donnait envie de le connaître plus, de faire en sorte qu'ils ne se soient pas assis l'un en face de l'autre autour d'une boisson chaude juste pour rien. Peut-être qu'une belle rencontre allait sortir de ça.

Déjà, il venait de lui indiquer son prénom. Tom. Simple. Agréable. Ca lui allait bien. Ca faisait peut-être même un peu trop passe partout. Elle allait lui demander si c'était un diminutif de Thomas lorsqu'il lui déclara, avec le plus grand sérieux du monde, que son nom complet était Tom Elvis Jedusor. Mary-Jane dut poser sa tasse pour ne pas risquer de renverser de l'eau chaude sur ses vêtements tant le fout rire qui la prit fut soudain et violent. Décidément, il était amusant. Et faire rire Mary, c'est déjà un bon point pour rentrer dans sa vie. Sans compter que c'était quelque chose dont elle avait désespérément besoin ces derniers temps, du rire.
Elle reprit peu à peu ses esprits et s'efforcer de se composer un visage neutre afin de fixer son interlocuteur dans les yeux et de lui répondre :


-Bien. Alors je crois que je vais être obligée de vous tuer, répondit-elle froidement.

Ce était assez vrai, finalement. Si Lord Voldemort avait réellement existé, la jeune galloise aurait traqué ses mangemorts, et possiblement lui-même. Bon, elle aurait certainement échoué et serait un petit cadavre nourrissant les plantes qu'elle chérissait tant. C'était comme essayer de s'attaquer directement à Dorian Cross ou à Anja Von Duisbourg. Pas du niveau d'une humaine noire sans organisation. Enceinte en plus. L'image de sa petite personne au ventre rebondi avançant bravement vers les deux leaders sorciers noirs la fit rire intérieurement. Puis par réflexe, elle se mit à caresser son ventre. Elle ne pouvait imaginer prendre de risque concernant cet enfant. Cet amour inconditionnel ne cessait de la surprendre. Elle en avait presque mal au ventre, parfois, au plus profond d'elle. Cet enfant c'était autant sa douleur que son bonheur.

Elle finit par décocher un grand sourire à son interlocuteur afin de lui signifier qu'elle blaguait -pas tant que ça, au final-. Ceci laissa à Tom l'occasion de lui parler de sa vie professionnelle. Un notaire. Mary-Jane n'en avait jamais rencontré. Enfin. Si, une fois ou deux, lorsqu'on lui avait parlé de l'héritage de ses parents. Pas grand chose au final, à part le terrain dévasté de Llandrindodd Wells, ce qui restait de la maison de leur enfance. Richard et Eileen avaient pour prochain de rebâtir quelque chose dessus, afin que la vie reprenne le dessus. Jusqu'ici, M-J n'avait jamais eu la force de considérer cet endroit autrement que comme un cimetière. Le cimetière de son enfance, de son bonheur, et de ses parents.

En tous cas, le dénommé Tom avait l'air d'avoir une vie bien remplie. Il lui parla de son associée, une avocate. Peut-être était-ce elle, l'alter ego ? Cela aurait été bizarre, même s'ils étaient très proches, d'en parler comme s'il était responsable de l'estomac de cette dernière. Mary-Jane hocha la tête en pouvant enfin siroter la première gorgée buvable de son infusion.


-Ca a l'air prenant. Mais vous devez être passionné, j'imagine. Et puis, voyager est toujours agréable, même quand c'est pour le boulot.

Il lui était arrivé de se déplacer pour tuer des gens, ou pour récupérer des plantes dont elle avait besoin, mais Mary rêvait d'aller plus loin, en Asie de l'est, en Afrique... Elle n'avait que peu quitté l'Europe dans sa vie. Elle avait été au Turkménistan, en Inde, au Chili, aux Etats Unis, et en Australie. Avec son mentor, elle était pratiquement passée par tous les pays d'Europe. C'était déjà un beau score, en y réfléchissant, mais le monde fascinait la jeune femme, et elle le savait plus large, plus grand, mystérieux. Dans son cœur, elle était encore une enfant qui ne demandait qu'à découvrir des choses. Peut-être prendrait-elle son bébé par la main, dans quelques années, et l’emmènerait avec elle, faire le tour du monde.

L'homme voulait visiblement savoir ce qu'il en était de sa propre activité professionnelle, car il lui demanda, en parlant visiblement de la grossesse, si cela ne la gênait pas pour travailler. A vrai dire, elle n'avait pas vraiment considéré cet aspect de la chose, toute à côté de la plaque qu'elle était, en général. Mais avant de répondre "sérieusement", elle s'autorisa une autre petite blague à son interlocuteur.


-Vous voulez dire, tuer des gens ? Si, c'est extrêmement incommode pour assassiner proprement, ce ventre.

De nouveau, elle adressa un grand sourire à Tom, comme si elle venait de dire la chose la plus naturelle du monde. Qui n'était qu'un demi-mensonge, au final. Elle était humaine noire, bien sûr qu'elle tuait des gens. Toutefois, elle ne l'avait plus fait depuis son viol, et donc depuis le début de sa grossesse.
Puis elle reprit :


-Non, plu sérieusement, je viens de m'installer comme herboriste à mon compte, ce n'est donc pas trop embêtant, sauf pour aller faire des cueillettes en montagne ou ce genre de chose, mais on s'en accommode.

M-J continua de siroter son infusion en regardant son interlocuteur dans les yeux. Elle attendait une réaction de sa part, une réponse à une question précédente. Ou une autre question. Qui arriva. Et qui n'était pas celle qu'elle attendait. Evidemment, évidemment pourtant que cela allait arriver. Il lui demanda, à propos du père.

Mary pâlit, très légèrement. Afin de se redonner une contenance, elle but une gorgée dans sa tasse à présent bien entamée. Puis, elle prit une grand inspiration, et déclara, les yeux rivés dans ceux de Tom. Elle avait décidé de ne pas avoir peur, de ne pas avoir honte. Elle lui donnerait sa réponse. Sa vie était ainsi, à présent.


-Il n'y a pas de père. Juste un géniteur.

Pour le moment, il n'avait pas besoin de plus de détails. Pas besoin d'aborder une sordide histoire de viol alors qu'elle venait de le rencontrer. Elle avait tout de même un minimum de pudeur. Au moins, c'était dit.

Elle resta un instant à le regarder, nerveuse. Elle avait un peu plombé l'ambiance, probablement. Elle décida de se rattraper rapidement, et, posant un peu trop brusquement sa tasse sur la table, demanda à Tom :


-Et donc, c'est le travail qui vous amène à Cardiff ?

Voilà, le travail. En voilà un sujet sans prise de tête, sans trop de sentiments, sans trop de risques et de malaise. Elle espérait réellement qu'elle ne l'avait pas trop gêné, et se surprit à croiser les doigts sous la table, de la main droite.


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Lucian T. Mercer
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Jeu 9 Nov 2017 - 17:18

Un léger rire se dessina sur ses lèvres que je devinais douces.

Ça va Roméo ?


Chut. Elle a ri à ma blague, pas comme toi, madame je n'ai aucun sens de l'humour.

Elle leva un sourcil face à ma réponse. Peut être en avais-je trop dit. Il ne faudrait pas que des non doués commencent à se poser des questions. Quoique... si. En fait, si. C'est exactement ce que l'on voulait. Mais faire ça seul, un petit coup comme ça n'est vraiment pas bienvenu. On ne peut pas faire une énorme révélation sur le monde magique juste seul. Vu ce qu'il se passe à Orpheo en ce moment... mais je l'ai déjà dit. Il me semble.

Bah alors on se fait vieux ?


Non mais il faudrait une énorme meute d'humain noir, Et BOUM LA MAGIE EXISTE LES GARS. Orpheo serait beaucoup plus dans la merde. En plus là ils sont plutôt occupés avec les organisations de sorciers noirs et la libération de l'orphelinat, ça pourrait être le moment idéal ...

Bon après ça causerait aussi un vent de panique à cause des événements sus nommés qui se déroulent en ce moment. Et on veut plutôt quelque chose qui se passe dans le calme Et La compréhension, La tolérance et l'acceptation.

Coucou Les gars, on est gentil nous en fait.

En plus on bute des vilains.

Plus ou moins...

-Y aurait-il une femme en vous ?

SHE KNOWS.


Non. Elle a fait un clin d'œil bécasse.


C'était une blague roooooh.

Je répondis avec La même mimique tout en trinquant l'air avec une de mes tasses de thé.

-Qui sait, dis-je avant de m'abreuver.

Moi je sais.


Da.

Je me présentais donc Et fit ma blague redoutable. Je suis Lord Voldemort, je lui ressemble tellement en plus. Enfin, avec le nez. Et des cheveux. Et moins albinos. Et je crois que La liste est encore longue. Disons que j'ai uniquement mon deuxième prénom en commun avec lui.

Elle fit mouche, Un rire éclatant retentit dans ton le café. Ce son était très agréable. On n'avait pas trop l'habitude ni même l'occasion de sociabiliser avec d'autres personnes. Surtout inconnues. Plutôt Des collègues de travail pour quelques missions Et l'heure n'était généralement pas aux blagues.

Ça changeait de la routine. Découvrir de nouvelles personnes totalement inconnues, douées ou non.

Bouffée d'air frais.

-Bien. Alors je crois que je vais être obligée de vous tuer.

Elle essaie de faire sa vilaine là ? Elle sait que elle est pas crédible ?

Pourquoi tu juges ?

Il est vrai qu'après ce magnifique rire claironnant il était difficile de la croire. Sauf que ...

C'est pour ça que tu as déplacé Le Bras dans le dos ?

Aucune réponse. Mais le geste a été souple, discret, mais notre main était sur La crosse du pistolet dans le creux de mes reins.

Elle caressa son ventre ce qui me permis de me détendre. Je ne sentais que maintenant Les muscles de mon dos et de mes bras qui s'étaient tendus naturellement sous la menace, pour bouger Et se défendre aussi rapidement que possible.

Toujours être prêt à agir. Ne jamais baisser sa garde.

En plus un jour j'me baladais (sur l'avenue, le cœur ouvert, à l'inconnue), sur Les champs élysées en plus, très approprié donc, quand je me suis fait agressé par une illustre inconnue.

J'me suis bien défendu.

Aheum.


On s'est bien défendu.


J'ai fait tout le boulot.


N'en rajoute pas quand même.

Bref. On a réagit au quart de tour. Qu'est-ce qui empêcherait Mary-Jane de faire la même chose ? Peut être qu'elle sait qui je suis vraiment Et qu'elle cherche à m'éliminer.

Se méfier de tout le monde.

Voilà pourquoi on ne batifole pas avec Des inconnu.e.s et qu'on s'en tient à Des relations professionnelles.

Mais le regard qu'elle lance à son ventre et le geste protecteur de sa caresse m'incite à penser qu'elle aime assez son enfant pour ne pas le mettre en danger. Et donc ne pas se mettre en danger. C'est un sacré handicap un ventre de cette taille. Un poids, tout Un centre d'équilibre à revoir, bref, l'enfer. Je pense. T'en penses quoi Lety ?

T'es sérieux là ?


Non.

Un grand sourire revient sur le visage de MJ à mon adresse. Je me détendais alors totalement, ma main revint sur ma tasse de thé. Sans oublier que j'en avais une deuxième qui refroidissait tranquillement à côté.

Ma main avait bien sûr quitter mon arme depuis longtemps, La veste remise par dessus pour n'effrayer personne mais elle était restée tendue sur ma cuisse.

-Ca a l'air prenant. Mais vous devez être passionné, j'imagine. Et puis, voyager est toujours agréable, même quand c'est pour le boulot.

-Ce n'est pas toujours une partie de plaisir mais ça se fait plutôt bien. Apres c'est vrai qu'il me permet de voyager souvent à travers toute l'Europe et parfois plus loin. Je ne suis pas à plaindre.

Bon après on tue aussi Des gens. Et on essaie que les deux boulots coïncident.

Tu radotes.


Prout.


Maturité.


-Vous voulez dire, tuer des gens ? Si, c'est extrêmement incommode pour assassiner proprement, ce ventre.

Elle est pas normale celle là je te le dis Moi. Méfie toi frérot. Ça sent mauvais cette histoire.


Pourquoi cette fascination sur tuer des gens ? Il est vrai que La plupart des non doués prendraient sûrement ça comme étant une blague, en écho avec La précédente sur Harry Potter (ah mince vous étiez là Et vous avez un cerveau donc vous savez déjà). Mais nous ne sommes pas n'importe qui. L'arme dans mon dos peut d'ailleurs le prouver ... ce contact est d'ailleurs très rassurant.

Elle se remit à sourire. Comme si tout cela n'était qu'une blague.

Mais elle cache quoi celle la ? C'est louche.


-Non, plus sérieusement, je viens de m'installer comme herboriste à mon compte, ce n'est donc pas trop embêtant, sauf pour aller faire des cueillettes en montagne ou ce genre de chose, mais on s'en accommode.

Changement radical de sujet quand même. Promenade en nature contre meurtres. Tout va bien. Après l'un n'empêche pas l'autre ...

-Vous n'avez personne pour vous aider dans cette tâche ? Et au moins vous vous éloignez de la ville ça doit faire du bien. Ça fait bien longtemps que je n'ai pas pris de vacances loin de toute cette agitation.

On est plutôt Des citadins quand même avec Lety.

C'est mon nouveau surnom ?


Je disais donc, avant que l'autre grognasse ne l'interrompe, que nos contrats sont plutôt en ville. Et je ne ressens pas forcément un besoin immense de vacances. Je suis bien au travail, j'ai un bon rythme qui me tient occuper Et je n'ai pas le temps de larver. J'aime être actif. Ça me convient. J'me vois pas trop aller en campagne j'avoue. Et nos cibles sont plutôt citadines aussi, si vous voyez ce que je veux dire.

Quand je La vis pâlir en face de moi, je me suis dit que j'avais fait une boulette en évoquant le papa du bébé dans le ventre. Mais je pouvais pas savoir eh. Pas vrai ?

Tu cherches du réconfort auprès de qui là ?


Pas auprès de toi apparemment ...

Elle bu à nouveau dans sa tisane avant de me répondre. L'heure n'était plus trop aux plaisanteries et l'ambiance se faisait plus lourde.

-Il n'y a pas de père. Juste un géniteur.

Bon. On va supposer que son ex est un connard et s'est enfui comme un lâche Et surtout, on ne va pas faire de blagues dessus. C'est bien dommage parce que ça nous aurait cheer up quand même.

Tu crois ça ? Là maintenant tout de suite ?


Bah non justement Vu La tête d'enterrement je vais éviter ouais ...

-Et donc, c'est le travail qui vous amène à Cardiff ?

Ah d'accord, changement de sujet donc. Je finis ma première tasse en une gorgée avant de répondre.

-C'est exact. Je sors tout juste Du tribunal Et je dois faire passer le temps avant une autre affaire qui aura lieu ce soir.

Et ça risque d'être un tantinet longuet. Je pris mon autre tasse de thé, mis du miel et Du thé dedans avant de tout remuer à l'aide de ma cuiller. J'allais faire pipi tout l'après midi avec ça moi, c'était pas possible.

-Si vous voulez me tenir un peu compagnie, vous serez la bienvenue.

Parce que sinon on va faire quoi ? Traîner ici quelques heures, bouquiner, aller repérer le lieu (même si on a déjà de bonnes connaissances), manger, faire du shopping dans les rues congelées, flâner ... bref. Pas beaucoup de choses à faire. Peut être aller dans un musée mais je sais pas ... j'avais La flemme. J'avais surtout envie de rentrer à l'appartement et prendre un bon bain chaud avec Des bougies parfumées.

Une vraie fille.


On se demande de qui je tiens.


Arrêtes, t'adores ça.


C'est pas faux. La mousse et La bonne odeur, De prélasser de longues minutes avant de reprendre le travail, ça faisait Du bien. Je m'octroyais ce petit plaisir quelques fois par mois.

-Et votre boutique marche bien ? Vous pouvez m'en dire plus sur en quoi ça consiste ?

Je posais ma tête sur mes doigts qui s'étaient noués entre eux, Les coudes sur La table, Un sourire aux lèvres. Après avoir bu Du thé, obviously. La température de celui ci avait bien descendu donc il était à une température tout à fait correct pour être posé le temps de parler mais en même temps pour être bu sans se brûler la langue, assez pour se réchauffer et tout ça.

Mais vraiment, sa discussion pourrait être intéressante. Ça consistait en quoi être herboriste ? Genre on lui achetait des herbes pour cuisiner ? Des herbes pour se soigner ? Si oui lesquelles Et comment ça marche ? Des petits mélanges ?

Allez y, je suis tout ouïe.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Sam 6 Jan 2018 - 0:28

Why don't you stay ?


Cet homme, encore presque un inconnu, était mystérieux, et cela plaisait bien à Mary-Jane. Il ne niait pas pouvoir avoir une femme en lui. Elle en déduit donc qu'il n'était pas macho. Un bon point. Mais surtout, il la faisait rire. Et cela faisait longtemps qu'on ne l'avait pas faite rire.
Il était des périodes durant lesquelles son frère et ses remarques cyniques toujours bien placées lui provoquaient d'incontrôlables fou-rires, mais depuis son viol, cela n'avait pas été le cas. Ces derniers temps, Richard était plutôt préoccupé, absorbé par son rôle de père, par ses activités d'humains noirs.

Ainsi, depuis la nuit où elle était tombée enceinte, Mary n'avait pas ri. Elle ne se sentait ni angoissée, ni dans un état de désespoir si violent que c'en était de la torture. Elle se sentait simplement enfermée, tout son être entouré par une peau de métal qui filtrait beaucoup de choses agréables. Notamment les rires.
Une armure que même elle ne savait pas comment traverser.
En cela, le dénommé Tom -car il venait de lui donner son prénom- lui avait redonné un peu d'espoir.

Cela la fit sourire.

-Vous m'intriguez, dit-elle simplement.

Il faisait son homme d'affaire qui ne se prenait pas trop au sérieux, qui voulait garder ses secrets. Il jouait avec ses mots à elle, répondait facilement, presque du tac au tac. C'était amusant. Elle se prit d'ailleurs à rêver que ce secret, c'était le Secret. Le seul qui valait la peine d'être révélé, au final. Il pourrait même partager les mêmes idéologies qu'elle. La comprendre.
Et l'emmener au grand galop sur un cheval blanc à travers les champs de coquelicots.

Non.

Parfois, elle s'étonnait elle-même du fait que les drames qu'elle avait pu vivre n'aient pas tant entamé que cela son esprit vagabond et fertile. Elle arrivait encore à rêver. Elle ne savait pas si c'était bon ou mauvais signe.

Elle ne vit pas le geste discret de l'homme qui portait la main à une arme, cachée dans son dos, tout absorbée qu'elle était par sa rêverie, et par l'enfant qu'elle portait. Il était également probable qu'elle ne l'eût pas vu autrement, celui-ci étant bien plus rodé qu'elle à ce genre d'activité.
Elle ne remarqua pratiquement pas qu'il n'eut aucune réaction verbale à sa fausse menace de mort, cela ne lui parut qu'un tout petit peu bizarre lorsqu'il passa de façon légèrement abrupte au sujet de son activité professionnelle. Sa réponse fut assez neutre, presque trop détachée. Il disait simplement ne pas avoir à se plaindre. Il paraissait en dehors des choses, cela intrigua la jeune femme. Elle sourit avec malice et répondit, de façon à en savoir un peu plus :


- Bon, pas un métier par passion finalement ... Mais pourquoi ce choix alors ?

Ce fut à son tour de désamorcer sa blague qui n'en était pas une sur le fait de tuer des gens, et de parler de son métier, qui était peu commun. Ce fut probablement la raison pour laquelle Tom eut l'air plutôt intrigué par la chose.
Prévenant, il s'intéressa directement aux inconvénients que présentaient des cueillettes dans la nature pour une femme dans son état. Cette question lui mit du baume au cœur.
Lorsqu'il dit qu'il n'avait pas été en vacances hors des villes depuis longtemps, cela lui donna envie de répliquer "c'est une proposition ?" mais elle n'osa pas se montrer aussi directe, la répartie se bloqua dans sa gorge, et elle but un peu de son infusion, qui était à présent à température acceptable, afin de méditer là dessus et de réfléchir à une réponse plus correcte.


- Je vous emmène en balade dans la campagne quand vous voulez.

Pas mieux, se dit-elle, ça fait toujours vraiment rentre-dedans.

Qu'est-ce qui m'a pris de dire ça ?

En général, finit-elle par penser, je ferais mieux de me la fermer. J'ai fichu un froid avec mon histoire d'enfant sans père.
Mary caressait à présent nerveusement son ventre sans oser vraiment regarder Tom dans les yeux. Elle n'arrivait pas à mentir quand la seule raison valable était la bienséance, les manières, ou quelque chose du genre. Pour préserver sa couverture ou tout simplement sa vie, ça oui, c'était possible. Mais là, c'était sorti d'un coup, comme un gros caillou, un énorme rocher qui bloquerait toute la vue. Je suis enceinte mais mon enfant n'a pas de père.
Et lui ne disait rien.
Heureusement, peut-être.
Au final, il était plus doué pour éviter les moments d'embarras qu'elle.

Preuve en fut qu'il répondit immédiatement à la question qu'elle avait brusquement tirée de son chapeau afin de noyer ses paroles idiotes. Il lui expliqua qu'il était effectivement ici pour affaires, et qu'il sortait d'ailleurs tout juste du tribunal, où il devrait retourner dans la soirée. Éprouvant. M-J ne s'imaginait absolument pas passer ses journées à plaider ainsi, enfermé, entouré de criminels et autres. Elle le trouva assez courageux, et se mit à réfléchir à ce qu'était le courage en buvant encore quelques gorgées. Ne pas renoncer aux première difficultés. Ne pas trop se poser de questions, non plus. Aller jusqu'au bout. Au bout de ce que vous voulez, mais au bout. C'est important. Au bout d'un dossier, d'une potion, d'une relation. D'une grossesse.

Peut-être que c'était ça. Ne pas renoncer quand ça en valait la peine.

Encore fallait-il savoir ce qui en valait la peine.

Mary-Jane sursauta, et faillit se renverser de l'eau encore chaude sur les mains, les genoux ou le ventre. Si elle avait bien entendu, l'inconnu venait de lui proposer de passer le temps avec lui. Elle releva les yeux vers lui. Il était tranquillement en train de mettre du miel dans son thé. Pas un nerveux lui. Il avait l'air sûr de lui. Elle aurait aimé l'être autant. Un sourire légèrement affectueux se dessina sur son visage. Décidément, elle avait été traversée de nombreux sourires en moins d'une heure. Elle en était heureuse, et visiblement, le bébé était d'accord, car elle le sentait barbotant, croyez le ou non, elle arrivait à savoir l'humeur de la créature qui s'était installée en son utérus. Par contre, elle ne le sentait pas encore vraiment bouger.

Mais pour en revenir à Tom et à sa proposition, elle était réellement surprise. Ni sa grossesse, ni son humour douteux, ni sa propension à jeter des froids dans la conversation ne l'avaient fait fuir. C'en était presque miraculeux. Il fallait croire que c'était son jour de chance. Ou que cet inconnu était tout simplement une belle personne.

L'humaine noire se décida enfin à rassembler ses esprits afin d'accorder une réponse digne de ce nom à son interlocuteur.
Miraculeusement, elle réussit à décocher un sourire assez radieux, et une réponse claire et précise :


- J'en serais ravie. Je peux même vous faire visiter un peu la ville, si le cœur vous en dit. Et si vous en avez le temps. A quelle heure devez-vous retourner au tribunal ?

A ce moment, Tom posa une question légèrement embarrassante du point de vue du Secret, car il voulut savoir si sa boutique marchait bien.
Il était assez délicat de répondre à cela, car peu d'innocents se fournissaient chez elle -bien qu'il y en eût-. C'était surtout le monde magique, et plus particulièrement les humains noirs qui avaient connaissance de cette petite herboriste de Cardiff qui bidouillait ses petites potions dans sa maison en bordure de ville et qui, parfois se transformait en plante pour se reposer.
Heureusement, le mensonge vint assez naturellement :


- Euh, plutôt. Je vend également en ligne, ce qui fait que je n'ai pas contact direct avec la totalité de la clientèle. Et celle-ci est un peu... Spécifique. Pour vous donner une idée, mon chiffre d'affaire se fait surtout auprès des foyers les plus écolos, ou des personnes ayant un penchant... ésotérique. Après, il y a toujours deux ou trois touristes curieux, et des locaux qui sont attachés à certains remèdes de grand-mère, que ce soit moi ou un proche qui le leur ait fait découvrir. Ça ne permet pas de faire des folies, mais j'aime ma vie comme elle est. Simple.

Probablement le plus gros mensonge de la tirade. On ne pouvait pas dire que sa vie était "simple". Déjà, elle était enceinte d'un inconnu. Ensuite elle était métamorphe végétale. Cela devrait suffire à donner un aperçu.

- Globalement, cela consiste à créer des mélanges de plantes à des fins cosmétique ou de guérison. Qui ne se substitue pas à la médecine classique bien entendu, mes clients sont toujours encouragés à faire attention à ce qu'ils consomment, certaines plantes sont contre indiquées dans des cas médicaux précis. Bref. On peut aussi utiliser l'herboristerie en cuisine, surtout lorsqu'on aime les plats relevés.

Elle se tut. Elle réalisa qu'elle avait parlé assez longtemps, et qu'elle avait pu ennuyer le jeune homme. Elle se traita elle-même de gourdasse, mais ne se sentit pas beaucoup mieux. Elle décida alors de s'intéresser de plus près à ce sur quoi travaillait sa nouvelle rencontre.

- Et vos affaires en cours, à Cardiff, de quoi cela retourne-t-il ? Si vous n'êtes pas tenu à une forme de secret professionnel, bien entendu.

Autant éviter d'être un boulet jusqu'au bout.

Mary prit ce qui devait être l'avant dernière gorgée de sa tisane et sourit à Tom. Elle était contente de l'avoir rencontré, même si c'était juste pour un après-midi, c'était agréable, cette conversation. Et puis, il n'avait pas fui en courant devant sa bizarrerie, et c'était probablement une des choses les plus appréciables de cette rencontre.


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Lucian T. Mercer
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Jeu 18 Jan 2018 - 18:36

-Vous m'intriguez

Je ris, d'un rire franc et net qui est un peu venu de nulle part. Il est juste sorti tout seul au court de sa remarque.

-Pourquoi donc ? Il me semble n'avoir rien fait pour ça.

En effet, je ne cherchais absolument pas le mystère ou what so ever. J'ai un secret, il est vrai, deux même, mais c'est pas vraiment le genre de choses qui arrivent sur une conversation avec quelqu’un d’innocent. Et puis on est si souvent en contact avec des humains non doués que on prend l'habitude de refouler toute cette part de magie en soit. Parce que, croyez le ou non mais nous sommes aussi souvent contacter par des personnes qui ne sont pas au courant de l'usage de la magie dans notre deuxième travail. Ils savent uniquement que nous sommes efficaces et ils se fichent de savoir comment on procède.

Et puis si la police trouve des runes sur place ils penseront uniquement que c’est un rituel satanique d'un fou quelconque. Mais on couvre très bien nos traces, jamais la police non doués n'a parlé de nous. Orpheo, en revanche… ils ne savent pas que c’est nous mais ils savent que des personnes sont mortes et que la magie est dessous. Se serait bien qu’on se tienne à carreaux des fois…

Est-ce que ton boulot de notaire exclusivement te satisferait-il ?

Aheum, elle a raison. Je m'ennuierai comme un rat mort. C'est pour dire. Entendez moi bien, tuer des gens c’est pas le truc de ouf non plus, mais on est doué, ça défoule, on bouge et tout, et on a un cœur de pierre. C’est que s’attacher à quelqu’un dans ce métier c’est un peu compliqué. Coucou je suis un monstre, je tue pour de l’argent, et je discrimine une partie de la population. Plus ou moins. On est pas les personnes les plus reloues du monde de ce côté-là. Après tout, on choisit pas notre naissance notre famille… c’est pas notre faute.

Je vous résume ? On tue pour de l’argent tout ce qu’on nous demande. Humain, sorcier, gentil, méchant, beau, pas beau. On honore les contrats qu’on accepte.

- Bon, pas un métier par passion finalement ... Mais pourquoi ce choix alors ?

-Ça paye bien.

Les deux payent bien. Je vais passer pour un gros rat avare qui fait passer son argent avant tout alors que pas du tout. A part le fait qu’on ai des appartements, voitures et motos dans toute l’Europe – C’est pour le boulot et nothing is like home – on vit normalement et modestement. Les appartements sont des deux pièces uniquement. Et on doit payer les munitions, l'essence, les billets d'avion… et vivre comme les autres gens aussi. Et on a plein d’argent qui dort à la banque.

Dis juste qu’on est économe.

On passe à autre chose ?

Oui. Du thé. Hop hop hop.

- Je vous emmène en balade dans la campagne quand vous voulez.

Mais c'est qu’il a du succès le petit Lu.

Petit Lu…

Je soupirais intérieurement. Cette sœur m'insupportait.

Je t’entends tu sais.

Je répétais ses dires de façon gnangnan.

-Se serait avec plaisir, quand vous voulez !

Je cherchais alors dans la poche intérieure de ma veste. Il me restait quelques cartes de visites. Je lui en fis glisser alors une sur la table.

Euh Lulu, c’est la mienne celle la.


Oups, je la repris, chercha encore dans ma poche et tendit cette fois ci la bonne. Tom était évidemment écrit dessus vu que c’était la carte de notaire. Nous n'avions pas de carte pour notre activité secondaire, je pense qu’il n’y a pas à expliquer pourquoi.

Si elle me demandait quelque chose, je lui répondrais que c’est la carte de Lety. En attendant, je vais juste faire comme si de rien n’était.

Mary-Jane eu l'air toute déboussolée alors que je lui proposais de passer du temps avec moi. Si déboussolée qu'elle se renversa du thé sur ses jolis vêtements.

-Oh, excusez moi, je ne m'attendais pas à une telle réaction. Si vous avez des choses à faire, n'ayez pas de remords à m'envoyer balader je vous en prie.

Je m’étais relevé sur mon siège face à cette surprise, et lui tendit quelques serviettes pour qu'elle s'éponge légèrement. Cela ne partirait qu'au prochain lavage mais c’était déjà ça. Et le fait d’éponge l’humidité, le vent de ce pays serait mauvais sur ce torse humide. Se serait dommage qu'elle tombe malade dans sa condition.

Puis je mis tranquillement mon miel dans mon thé. Je n'allais peut être pas l'éponger moi-même. Un sourire se dessina sur les lèvres de la femme. J'en eux légèrement surpris car il venait de nulle part, mais je lui souris en retour. Sa compagnie était loin d’être désagréable, elle était apaisante. Son sourire revint, encore plus radieux.

- J'en serais ravie. Je peux même vous faire visiter un peu la ville, si le cœur vous en dit. Et si vous en avez le temps. A quelle heure devez-vous retourner au tribunal ?

Je souris encore, ravi qu'elle accepte ma proposition.

Lulu il va péchoooooo.



Ma sœur était totalement dévergondée avec moi, jamais, ô grand jamais, vous l’entendrez parler comme ça à quiconque.

-J'adorerai visiter la ville en votre compagnie. Malgré tous mes voyages, je n'ai jamais le temps de faire du tourisme. Je dois être de retour au tribunal vers 18/19h.

Un petit mensonge parce que je devais repasser à l’appartement, me préparer pour ce soir… beaucoup de travail préparatoire avant d'appuyer sur la gâchette. Mais elle n'avait pas à savoir tout ça. Un innocent n'a pas à subir l’horreur de mon métier.

- Euh, plutôt. Je vend également en ligne, ce qui fait que je n'ai pas contact direct avec la totalité de la clientèle. Et celle-ci est un peu... Spécifique.

Je sentis Scarlett lever un sourcil à l'évocation de ce mot. Spécifique, serait-ce le même que nous ?

-Pour vous donner une idée, mon chiffre d'affaire se fait surtout auprès des foyers les plus écolos, ou des personnes ayant un penchant... ésotérique. Après, il y a toujours deux ou trois touristes curieux, et des locaux qui sont attachés à certains remèdes de grand-mère, que ce soit moi ou un proche qui le leur ait fait découvrir. Ça ne permet pas de faire des folies, mais j'aime ma vie comme elle est. Simple.

Une vie simple elle n'a jamais existé chez nous. Et ca ne nous manque pas, on s'ennuierait.

Tu radotes.

- Globalement, cela consiste à créer des mélanges de plantes à des fins cosmétique ou de guérison. Qui ne se substitue pas à la médecine classique bien entendu, mes clients sont toujours encouragés à faire attention à ce qu'ils consomment, certaines plantes sont contre indiquées dans des cas médicaux précis. Bref. On peut aussi utiliser l'herboristerie en cuisine, surtout lorsqu'on aime les plats relevés.

Je l’avais écouté, tout du long, très intéressé par tout ce qu'elle disait. Son métier et puis essayer de la découvrir un peu plus, elle.

-Ça vaudrait le coup de s'y pencher plus ! Qui sait, quand j'aurais un gros bobo je viendrais peut être vous voir…

Comprendra-t-elle le sous entendu selon lequel je voudrais ses coordonnées ? Et puis des bobos ça nous arrive souvent d’en avoir. Après on se débrouille tout seul avec des runes ou dans les IBMM quand c’est vraiment grave. Mais les runes ? La réponse universelle à tout. Je voue un culte à celle-ci.

- Et vos affaires en cours, à Cardiff, de quoi cela retourne-t-il ? Si vous n'êtes pas tenu à une forme de secret professionnel, bien entendu.

-Ce matin je m'occupais d'un directeur accusé de détournement de fond – faut remplir le frigo, il paye bien, je ne suis pas le juge, je m'occupe juste de sa défense. Enfin, moi personnellement non. Bref, je ne cautionne pas mais je suis payé pour plaider en sa faveur, sans mentir – et ce soir je suis contre un pédophile.

Oui, je suis contre lui parce que c'est mon contrat de ce soir.

-Malheureusement, je ne suis pas en mesure de vous spécifier les détails et les noms vous importent surement peu.

Je sortis mon porte-monnaie et déposait quelques billets, le compte et un petit pourboire, sur la table, supposant qu'on avait tous les deux fini nos consommations. Je prie alors mon manteau et commençait à l'enfiler.

-Vous me faites visiter alors ?

Je lui souris tandis que je finissais de mettre mon manteau et m'enroulait mon écharpe autour du cou. Écharpe qui sentait le parfum de Scarlett.

….

Mais quoiiiiiii, elle est hyper grosse et trop bien je l’aime.
Mé.

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I want to meet you
one day.

Pan


You're dead


Our impossible dream...
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Humaine Noire
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Mar 30 Jan 2018 - 23:26

Oh, elope with me in private and we'll set something ablaze,
a trail for the devil to erase


Peut-être que Mary avait l'air stupide, peut-être était-elle vraiment drôle, car sa remarque fit rire l'inconnu, brièvement. Elle sourit en retour, assez discrètement, ne sachant pas exactement comment le prendre, ne sachant pas exactement s'il était possible que cet après-midi soit réellement si agréable. C'était bizarre, de juste parler, et de se sentir bien, un peu exaltée par une nouvelle rencontre. Comme si la vie ne s'était pas arrêtée et réservait encore des surprises, finalement.

En tous cas, lui était peut-être intrigué par sa question, car il ne comprenait pas ce qui lui avait valu cette remarque de la part de M-J. Ou peut-être avait-il une idée en tête qui demandait confirmation. L'humaine sourit de plus belle et lui répondit alors :


- Il est assez rare pour un homme d'admettre qu'il pourrait avoir une part de féminité en lui, je trouve.

Elle ne détailla pas plus que cela le fond de sa pensée, ne désirant pas assommer Tom avec des théories sur la formation culturelle du genre et le féminisme. Il était fort possible qu'il ne s'y intéresse pas, qu'il n'y croie pas, et elle n'avait juste pas envie de gâcher le moment en se lançant dans un discours trop intellectualisé et malvenu. S'il avait envie qu'elle lui explicite un peu plus ce qu'elle avait derrière la tête, il le lui dirait. Elle serait peut-être déçue par ce qu'il allait dire, c'était même très probable, elle n'était pas sûre que la majorité des hommes partage ses idées. Même son frère, qui était quelqu'un de très ouvert sur le sujet, en avait parfois marre de l'entendre disserter pendant des heures sur ce genre de sujet. Bon d'accord, sur un certain nombre de sujets en réalité. C'était plus du à son caractère qu'à sa condition de mâle.

Quant au beau châtain aux yeux clairs qui se trouvait en face d'elle, un thé au bord des lèvres, il venait de lâcher sans aucune émotion qu'il exerçait son métier principalement pour l'argent.
La galloise haussa les sourcils et hocha doucement la tête, reprenant une gorgée d'infusion. Pourquoi pas. Elle ne le jugeait pas. Elle se perdit un instant dans ses pensées, se demandant ce qu'elle ferait si elle était riche, ou au moins aisée.
Elle s'achèterait des maisons de campagne dans les plus beaux endroits du monde, probablement. Elle y cultiverait tout un tas de choses, et elle aurait peut-être même des bestioles. Des petites chèvres, et un âne. Des poulets. Juste pour les œufs. Elle s'achèterait beaucoup de livres, surtout ancien et aurait une immense bibliothèque. Elle offrirait de beaux cadeaux à Susan, ainsi qu'à Richard et à Eileen. Elle pourrait regarder son enfant grandir sans jamais être dans le besoin. Pas qu'elle fut pauvre. Mais elle n'était ni riche, ni aisée. Et ses parents avaient beaucoup vécu en dehors de toute attache matérielle, elle ne pouvait donc pas vraiment compter sur un héritage. En réalité, elle aurait juste préféré que ses parents soient encore vivants.


- J'espère alors que cet argent contribue à faire votre bonheur, dit-elle rêveusement en reposant sa tasse sur le rond de carton destiné à empêcher les bavures sur la petite table en bois du café.

Au même moment, l'homme lui répondait qu'il accepterait avec plaisir de se balader dans la campagne avec M-J. Ses lèvres s'étirèrent de nouveau en un petit sourire. Elle essaya d'imaginer ce garçon de la ville en pleine campagne. Ce serait amusant. Elle se voyait bien le pousser dans la boue. Quelle gamine. Elle se morigéna intérieurement. Pas trop de rêves, pas trop de délires, ma petite. Pas trop. Mais juste un peu, parce que je suis seule et que je vais avoir un enfant. Un enfant toute seule. Alors qu'il y a encore en moi une petite fille qui crie et pleure d'avoir perdu ses parents.

Il devait être sérieux car il glissa une carte de visite sur la table, sur lequel l'humaine noire eut tout juste le temps d'apercevoir les lettres "Sel" et le mot "avocat". Probablement, donc, que ce n'était pas la sienne, puisque lui était notaire. Le dénommé Tom se rendit rapidement compte de son erreur, récupérant le papier incriminé, et en déposant un autre devant les yeux de M-J, portant en effet le nom de Tom Mercer, notaire.
La brunette rit légèrement, prit la carte et, la glissant dans sa poche, dit simplement :


-Merci. Je penserai à vous pour mon testament.

C'était la seule chose faisant partie de l'activité d'un notaire à laquelle elle avait pu penser sur le moment. Bon. Encore une fois, un sujet un peu morbide, mais ça ferait l'affaire.

Elle réalisa qu'il lui tendait gentiment un petit tas de serviettes en papier pour l'aider à éponger l'eau chaude qu'elle avait renversé sur son jean. Quelle idiote. Elle remercia le jeune homme en bredouillant légèrement, se sentant comme embrumée, enfermée dans un cercle de maladresse et d'idiotie, hors du monde. De plus, son trouble avait été plus que visible, puisque le notaire se confondait en excuses pour avoir provoqué une telle réaction chez elle. Une boucle tournante composée de "Idiote, idiote, idiote" dansait la farandole dans son cerveau.
Résistant à l'envie de prendre ses jambes à son cou, rentrer chez elle et de se rouler en boule sous sa couette pour y pleurer toutes les larmes de son corps et appeler sa maman, elle accorda un autre pauvre sourire à son interlocuteur. Rassemblant tout ce qui lui restait d'assurance et de dignité, elle répondit :


- Non, je n'ai rien à faire. Je suis juste maladroite. Et puis, les hormones. Mettons tout sur le compte des hormones.

Elles ont bon dos, les hormones, d'ailleurs, pensa-t-elle. Elle n'avait jamais été tout ce qu'il y avait de plus équilibré. Etait-ce un signe de santé mentale que de vouloir garder le produit d'un viol ? Certes, elle était encore plus bizarroïde depuis que le fœtus avait fait son nid à l'intérieur de son utérus, mais tout de même. Mary-Jane ne pouvait nier qu'elle savait se comporter de façon étrange même sans ça.

Entre-temps, Tom semblait s'être remis de toute gêne, s'était renfoncé dans son fauteuil, et faisait couler du miel dans son thé en lui souriant. Elle fit de même. Ses sourires parlaient. Ils voulaient tous dire quelque chose de différent. Je suis désolée. J'apprécie ce que tu racontes. Tu éveilles en moi de bon souvenirs. Reste avec moi. J'ai peur. Tout dépendait de la situation. Mary-Jane n'avait jamais considéré le sourire comme monopole de la joie.

Lui semblait franc, amusé. M-J aimait les sourires francs. C'était peut-être pour ça qu'elle se sentait en confiance avec ce gars là, même si c'était totalement irrationnel et imprudent. Même son don d'influente n'avait pas réussi à la protéger d'un simple mec un peu bourré, très en chien, et surtout profondément détraqué, quelque part. Encore ce souvenir. Elle chassa le sourire du type de Glasgow, Mike. Il était passé. Il devait disparaître. Il avait disparu.

Contrairement à ce notaire complètement incongru dans la vie de la jeune femme qui lui expliquait calmement et avec une apparente gentillesse qu'il avait jusqu'à environ dix-huit heures pour visiter Cardiff avec elle. Et qu'il le ferait avec plaisir. Ce n'était peut-être qu'une formule de politesse, mais cela donna un petit peu de bonheur à M-J.

Elle jeta un œil à sa montre. Quinze heures quatre.


- D'accord -elle sourit encore, dévoilant un réel enthousiasme, quoi qu'un peu timide- il nous reste donc environ 3 heures pour vous faire découvrir un peu notre jolie capitale. Ca me semble assez faisable. C'est trop dommage de ne jamais rien visiter.

Elle reprit une gorgée d'infusion. Elle avait presque fini. Elle sirota la fin du breuvage tandis qu'elle écoutait Tom commenter ce qu'elle lui avait révélé sur son métier à elle, caressant son ventre comme pour rassurer le bébé sur le flux d'émotions qui avaient subitement traversé sa mère durant les dernières minutes.
Malgré ses airs propres sur lui et terre à terre, il semblait prêt à se livrer aux mains de la galloise herboriste pour qu'elle le soigne, de temps à autres. Ses yeux pétillèrent. Nouveau sourire.


- Si vous êtes encore là demain, ou si vous repassez par Cardiff, je vous offrirai un thé que je conseille aux gens surmenés, ou que se donnent beaucoup dans leur travail. Faites moi penser à trouver un stylo et un morceau de papier avant qu'on ne se quitte, car je ne suis pas aussi bien organisée que vous, et je n'ai pas de carte de visite. Par contre, si c'est vraiment un très gros bobo, je préférerais que vous vous tourniez vers la médecine, je ne voudrais pas avoir votre mort sur la conscience.

En réalité, elle aurait pu demander un stylo au serveur et écrire sur une serviette en papier, mais elle ne voulait pas se montrer trop entreprenante. Elle ne voulait plus. Elle se sentait nauséeuse à cette idée, l'idée de faire un pas de trop, de se jeter à corps perdu, bras ouverts, dans la séduction, dans une relation quelle qu'elle soit. Jusqu'ici, sa conversation avec Tom avait été fluide et agréable. Elle ne voulait surtout rien briser.
Il l'amusait, elle l'amusait peut-être aussi. C'était suffisant.

Mary écouta ensuite avec un réel intérêt sa nouvelle connaissance lui parler de son métier. C'était à des lieux de son quotidien à elle, et elle se surprit à trouver ces histoires passionnantes. Elle grimaça légèrement toutefois à l'entente du mot pédophile, et sentit comme un pincement dans son ventre. Comme si le bébé avait ressenti sa peur.

Lorsqu'elle eut fini, elle le regardait avec admiration.


-Eh bien, en tous cas on peut dire que vous êtes occupé. J'espère pour vous que tout va bien se passer. Mais du coup... J'imagine que votre associée s'occupe de la défense des clients, et quel est votre rôle, concrètement dans tout ça ?

Il fallait bien avouer que le rôle de notaire lui paraissait relativement flou. Elle ne s'était jamais posé la question jusqu'à cet après-midi, où ce Tom Mercer -comme écrit sur sa carte de visite-
avait accroché son attention sur toutes ces choses qui se passaient dans le monde. Dans le monde, et au dessus d'elle. Ou à travers, comme si elle était un fantôme. Elle n'avait vu un notaire que toute petite, pour entendre ce qui allait advenir d'elle et à ses dix-huit ans, pour recevoir le petit héritage de ses parents. C'était tout. Le fait qu'il existe une réelle justice dans ce monde, une organisation quelconque lui semblait une fantaisie, quelque chose que les gens se disaient pour se rassurer. Elle n'avait même pas porté plainte contre son violeur. Elle l'avait laissé disparaître, doucement. La police n'existait pas. S'il fallait qu'il soit puni, elle s'en chargerait. Mais elle ne voulait pas. Richard l'aurait tué. Elle ne voulait pas tuer le père de son enfant.

Aussi folle et insensée qu'une comptine, Mary-Jane. Enfantine.

Elle hocha placidement la tête en murmurant un
"bien sûr" entendu lorsque le trentenaire lui expliqua qu'il lui épargnerait les noms. En effet, elle respectait son secret professionnel, et ce n'était pas quelque chose qu'elle tenait réellement à savoir. Ce qui importait, c'était qu'elle avait pu saisir un peu la nature de l'occupation de Tom Mercer, et c'était déjà bien. Elle connaissait un petit bout de sa vie. La vie des gens l'intéressait.

Elle venait de finir sa tisane quand elle le vit se lever, prendre son manteau, et s'enrouler dans une grosse écharpe. Il lui souriait, et l'enjoignait à venir.
Elle sourit à son tour, et poussa sur ses jambes et sur les accoudoirs du fauteuil afin de soulever son ventre de proto-baleine à bosse. Elle enfila sa veste en cuir, et réalisa que Tom avait déjà payé la note. Elle le regarda d'un air un peu contrarié, mais reconnaissant.


- J'avais dit que je paierai, bougonna-t-elle légèrement, un peu comme une enfant.

Alors qu'ils passaient la porte du café et que Mary passait sa propre écharpe autour de son cou, elle sentit un parfum de femme s'échapper de celle du notaire.
La déception tomba lourdement sur elle, indésirable. Quelle idiote. Encore une fois. Les espoirs se tissaient à chaque fois, inconscients, plein du désir d'être plus qu'appréciée, peut-être aimée. Elle cacha son nez dans son écharpe en laine blanche. Les hormones titillaient l'envie de pleurer, pour rien. Pour quelque chose qu'elle n'avait, jusqu'ici, pas vraiment réalisé désirer. Cette odeur, ça voulait dire plus qu'une conquête. Ca voulait dire une relation. Et puis quoi, il ne fallait pas être bête. Cet homme était beau, charismatique, probablement très intelligent, et avec une bonne situation. Les célibataires comme ça, à trente ans, ça n'existait pas.

M-J prit une grande bouffée de l'air frais du dehors, et scruta aux alentours, réfléchissant à une bonne façon de commencer leur petit tour.

Elle désigna l'église écarlate qui se trouvait non loin, sur les bords de la baie.

- Je vous propose d'aller rapidement voir le Wales Millenium Center, puis par Norwegian Church, puis nous feront le tour de la baie. Ca vous semble bien ?

Elle tenta de sourire sous son écharpe, pour qu'il puisse au moins voir de la bonne humeur dans ses yeux. Elle se força à respirer longuement et calmement, pour arrêter de penser à sa déception stupide que son compagnon ne soit pas célibataire -de toute façon, qui voudrait d'une trentenaire herboriste et enceinte ?-, et à sa honte de n'avoir qu'oser l'espérer. Evidemment, les hormones étaient là pour amplifier la sensation.

Son inconscient -ou ce que contenait son utérus- parla tout de même à sa place, se jetant dans les bras de la souffrance tel un suicidaire du haut d'une falaise.


- Et vous, vous avez des enfants ?

Rapport à son ventre, elle voulait réellement savoir si Tom était papa, car des des expériences de jeunes parents étaient toujours bonnes à prendre, surtout à quatre mois de l'explosion de la bombe à retardement. Evidemment, qui dit enfant dit relation -en général, tout du moins-, et un coin de la tête de Mary espérait toujours en avoir le cœur net sur la situation maritale de l'avocat. Peut-être qu'en fait tout n'était qu'un coup monté des hormones qui réclamaient à corps et à cri un papa pour l'enfant qui grandissait en elle, et une main à serrer lors de l'accouchement.

Rêve toujours, Mary-Jane.

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Lucian T. Mercer
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Dim 15 Avr 2018 - 23:59

-Il est assez rare pour un homme d'admettre qu'il pourrait avoir une part de féminité en lui, je trouve. 

-Pour tout vous avouez, je n'ai en réalité pas trop le choix.


T'es sûr de pas trop en dire là ?


Mais non voyons, ça paaaaaasse.

C'est, après tout, pas ma faute si on partage le même corps. Du coup, toutes les emmerdes que ma sœur côtoie tous les jours parce que c'est une femme, les douleurs de règles, tout ça je l'ai vécu aussi. Eh oui, moi aussi j'ai eu mal à l'utérus des fois. Oui parce que faut pas abuser, ya des fois où je me déconnectais complètement parce que … Voilà hin.

Lâche.


Moi aussi je t'aime soeurette.

-J'espère alors que cet argent contribue à faire votre bonheur,

Je fit une moue circonspecte. On peut pas vraiment dire que cet argent nous appaortait du bonheur. C'est quoi notre forme de bonheur ? Est-ce qu'on est heureux, vraiment ? On fait juste ce qu'on sait faire, sans état d'âme. On est payé pour ça, ce qui semble logique parce que tout service mérite salaire. Après... Ca nous convient et voilà. On a pas vraiment d'amis mais c'est pas grave, on vit au jour le jour et tant pis pour le reste. Disons que cette vie nous convient. C'est plutôt ça. Mais je ne rentrerai pas dans tous ces détails avec Mary-Jane, elle pourrait poser d'autres questions et il est hors de question qu'elle en sache plus. On a pas trop envie de se retrouver en prison. Même si une prison de non doué serait facile à déverrouiller. Les runes les amis. Les runes. Je n'ai rien d'autre à ajouter. Les runes.

Elle eut l'air d'être ravie quand je lui annonçais que j'apprécierai beaucoup découvrir la campagne avec elle. En vrai, ça me ferait du bien une pause, loin de toute cette agitation, de la ville, des meurtres, des accusations. On a peu de temps libre réellement. On le cherche aussi, mais voilà, on a pas beaucoup d'ami, surtout de confiance, on a plutôt des connaissances mais voilà, donc généralement on cherche surtout à s'occuper, ce qui est parfaitement normal. Je nous verrais pas du tout, Lety et moi, regarder des séries toute la journée en pyjama. C'est juste... Pas nous. On a besoin de bouger en permanence. Mais bouger dans un endroit calme et découvrir de nouvelles choses pourraient être bien aussi. Ca nous reposerait, on serait déconnecter. Une bouffée d'air frais, vraiment, pourquoi pas. Le soucis étant qu'il ne faudrait pas blesser cette femme. Pas qu'elle s'accroche à moi, et que je ne m'attache pas non plus à elle. On veut pas de complications dans le métier. Pitié. Pour ça qu'on a que des connaissances et qu'on ne cherche pas vraiment à nous lier davantage à eux. Ce qu'on fait est dangereux.

Elle récupéra alors ma carte de visite.

-Merci. Je penserai à vous pour mon testament. 

-Ah non ne dites pas ça, ça porte malheur.

C'était une boutade, évidemment.

Elle me remercia pour les serviettes et s'excusa également, même si il n'y avait pas de quoi. Ca arrivait à tout le monde. Moi par exemple, j'en connaissais une qui était incapable de boire dans son thermos sans en mettre partout.

Oui bah ça va hin.
Non, je n'ai rien à faire. Je suis juste maladroite. Et puis, les hormones. Mettons tout sur le compte des hormones.
LES HORMONES. Oui.
Si vous le dites. Même si je conçois que les hormones de Lety peuvent parfois m'atteindre, et je sais pas quoi faire de tout ça. Je suis « eeeeeeh » et je déambule bizarrement dans l'appartement. Genre je sais pas quoi faire de mon corps et de ma vie et je veux juste me morfondre et regarder des comédies romantiques en mangeant du pop corn sous un plaid.

Même moi je fais pas ça, alors heureusement que je te laisse pas faire. Tu serais un déchet.
Moui...
En fait c'est grâce à moi qu'on s'active. Si on devait compter sur toi-
Se sont TES hormones !
Tu te souviens quand on était ado et que tu lorgnais sur tout ce qui bougeait ? C'était les hormones de qui, hein ?
Mé.
Vilaine Lety.

-D'accord, il nous reste donc environ 3 heures pour vous faire découvrir un peu notre jolie capitale. Ca me semble assez faisable. C'est trop dommage de ne jamais rien visiter.

-Vous devriez blâmer mon emploi du temps beaucoup trop serré. Quand ce n'est pas le tribunal, se sont des papiers à remplir, des rendez vous, des dépositions, des visites, des cas à préparer... Temps de choses à faire et trop peu de temps pour les effectuer. Je suis déjà bien heureux d'avoir ces trois heures devant moi. En charmante compagnie en plus de cela.


Mais quel dragueur celui là !
Tu vas jamais te taire, pas vrai ?
Jamais. Pour toujours et à jamais.
-Si vous êtes encore là demain, ou si vous repassez par Cardiff, je vous offrirai un thé que je conseille aux gens surmenés, ou que se donnent beaucoup dans leur travail. Faites moi penser à trouver un stylo et un morceau de papier avant qu'on ne se quitte, car je ne suis pas aussi bien organisée que vous, et je n'ai pas de carte de visite. Par contre, si c'est vraiment un très gros bobo, je préférerais que vous vous tourniez vers la médecine, je ne voudrais pas avoir votre mort sur la conscience.

Elle ne te verra pas te déshabiller, tout couvert de sang après une grosse bagarre donc. Dommage pour ces abdos qui ne verront jamais personne d'autres que des coups d'un soir.
T'as fini ?

Je lui tendis le dos d'une carte de visite ainsi qu'un stylo pour qu'elle puisse noter tout cela, accompagné d'un sourire.

-Malheureusement, je repars après midi pour la France. Mais une autre fois avec plaisir. Et je n'oublie pas la campagne.

-Eh bien, en tous cas on peut dire que vous êtes occupé. J'espère pour vous que tout va bien se passer. Mais du coup... J'imagine que votre associée s'occupe de la défense des clients, et quel est votre rôle, concrètement dans tout ça ?

Aller, bonne chance hein.
Je m'éclaircis la gorge.

-C'est un petit peu compliqué à expliquer, mais en gros, une fois que mon nom, mon sceau et ma signature sont apposés sur un document, moi ou n'importe quel notaire, pardon, celui-ci lui donne une valeur juridique. Je dois garder tous ces documents et les enregistrer. Mes bureaux sont donc remplis de papier partout, c'est génial. J'interviens dans beaucoup de contrats liés à l'immobilier, la valeur d'un bien, l'héritage, la vente ; la famille et également dans les locations de bien immobiliers pour établir des bails. J'aide également les personnes concernées à comprendre mon travail et les lois qui les régissent. En réalité, j'interviens très rarement au tribunal, c'est vraiment que l'affaire est grave, et je représente plus un témoin de l'Etat, quelqu'un de neutre avec des documents et preuves à l'appui qu'autre chose.

Je buvais une gorgée de mon thé.

-Désolé, ce n'est pas un métier des plus passionnants, et il n'est pas très facile à expliquer aux personnes qui ne sont pas du milieu.

Je me levai alors et mit mon manteau. Il était temps de se dégourdir un peu les jambes.

C'est vrai qu'on ne le fait jamais.
Pas assez apparemment. On est pas fait pour être assis.
Sauf quand t'es en PLS sous mes hormones.
-J'avais dit que je paierai.

Je fis un sourire désolé. Je ne l'étais pas du tout.

On sortit alors du café pour respirer l'air frais du Pays de Galles. Dieu qu'il faisait froid dans ce pays. Et ce vent qui s'insinuait partout. On était mieux à l'intérieur, au chaud en fait.

Aller, fais pas ta chochotte, c'est parti.
Elle m'aurait fouetté si elle avait pu.

-Je vous propose d'aller rapidement voir le Wales Millenium Center, puis par Norwegian Church, puis nous feront le tour de la baie. Ca vous semble bien ?

Elle me parlait chinois. Je fis un signe de la tête et la suivait d'un bon pas. Elle avait quelque chose de changer, un voile était passé sur ses yeux qui étaient si joyeux quelques instants.

On a fait quelque chose de mal ?


Bah... Je crois pas.
Je lui demande ?
Yé sé pa.
-Et vous, vous avez des enfants ?

Je ris, franchement, encore une fois. Elle avait le don de me surprendre à chaque question.

-Loin de là ! Il faudrait déjà que je rencontre quelqu'un pour ça, et c'est loin d'être facile, être toujours à chaque coin du monde n'aide pas du tout une relation en plus.

J'en ai trop dit ?


Boarf, si tu veux te confier à une inconnue, t'as le droit.
Et puis, on peut essayer de se faire des amis de temps en temps, non ? Même si ils ne connaissent pas les moindres détails de nos vies.

On arriva au … Machin Center-

Tu fais aucun effort.
C'est pas ma faute si ils ont des noms compliqués !

-Vous connaissez un peu l'histoire des bâtiments ou ce qui s'y fait ou … Quelque chose ? Ou vous savez juste que c'est des choses à voir ?


J'veux dire, comme la majorité des parisiens qui savent qu'il faut avoir vu la Tour Eiffel, la Concorde, l'Arc de Triomphe, Montmartre, le Louvre mais qui ne savent pas forcément qui est quoi et pourquoi.

J'espère qu'elle va pas penser que je la juge.

_________________

I want to meet you
one day.

Pan


You're dead


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Humaine Noire
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MessageSujet: Re: Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]    Mar 10 Juil 2018 - 0:39

We can go if you wanna go anywhere
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Pas le choix ? Plus il parlait, plus cet homme était mystérieux, et intriguant. Positivement intriguant. Mary-Jane l'écoutait en souriant, buvant presque ses paroles, entraînée par un courant de niaiserie, de bien être stupide et incongru. Que faisait-il là ? Pourquoi pas le choix ? Elle croyait comprendre. Peut-être que c'était juste comme ça, la nature, un caractère inexplicable, indéfectible. C'était l'hypothèse de la galloise alors qu'elle s'apprêtait à quitter ce café de Cardiff. Elle décida de répondre en conséquence :

- Ça fait partie de vous, vous avez l'impression ?

Ce qui était intéressant chez cet homme, c'était qu'il semblait souvent se concerter avec lui même, comme si la lueur de ses yeux reculait d'un cran au fond de son âme lorsqu'il réfléchissait. M-J aimait bien cet aspect profond, il avait l'air aussi imprévisiblement beau et complexe qu'une pierre précieuse brute, quand on colle son regard dessus. C'était toujours ce genre de réflexions que la jeune femme se faisait toujours face aux gens. Elle leur trouvait des analogies, des métaphores. M-J aimait bien voir le monde comme ça.

Lorsqu'elle fit une remarque sur le bonheur, il eut une petite moue, comme s'il n'était pas sûr de ça. En fait, ce Tom qui paraissait si riche et sûr de lui dans ses chaussures de ville impeccable n'était peut-être pas très heureux. Il ne paraissait pas en détresse, non, mais il s'était peut-être laissé porter par la vie pendant trop longtemps.
En tous cas, il ne répondit pas à cela. Il lui remit sa carte alors qu'ils se levaient et se rhabillaient, parlant de se revoir, peut-être, probablement plus par politesse qu'autre chose. A ce moment, Mary, humour déprimant toujours, mentionna son testament, et il répliqua que ce type de remarque portait malheur. Elle rit doucement, appréciant qu'il ait de la répartie, et dit :

- Vous avez raison.

Elle finit de remettre sa veste, tandis que son compagnon du jour lui expliquait que son manque de temps était essentiellement dû à son boulot. Quelque chose que Mary ne connaissait pas. Elle avait rarement eu des obligations depuis qu'elle était devenue humaine noire. Elle choisissait ses cibles, et donc son emploi du temps. Elle arrivait à bien vivre avec ses herbes, et de toute façon, elle n'était pas très dépensière, elle faisait beaucoup de choses elle-même. Elle faisait pousser ses légumes, récupérait des œufs chez son frère, préparait ses cosmétiques à base d'herbes, cousait. Ses plus grosses dépenses allaient dans sa vieille voiture et sa moto. C'était comme ça, elle aimait bien les véhicules. Et puis les nouvelles plantes aussi. M-J chez un fleuriste ou dans une jardinerie, c'était impossible de l'en faire ressortir sans rien dans les mains. Et les plantes s'alignaient, comme autant de petits animaux recueillis, et prospéraient.

Elle rosit légèrement lorsque l'écossais affirma être ravi de pouvoir visiter la ville en si bonne compagnie. Elle siffla légèrement entre ses lèvres pour signifier une légère moquerie envers toutes ces politesses, et baissa la tête, se contentant de marcher droit devant elle, vers le Wales Millenium Center. Ce faisant, Tom déclina l'invitation pour le lendemain. M-J ne fut pas réellement déçue, elle s'en était doutée, il était si occupé, du moins, de ce qu'il en disait. Mais elle avait envie de le croire. Et puis, s'il avait menti pour ne pas la revoir, il ne serait pas en train de se promener avec elle en cet instant. L'humaine hocha de nouveau la tête avec un sourire compréhensif. Déjà, il devait quitter son joli pays pour se rendre en France.


- Je comprends bien, oui. Vous allez à Paris ? J'ai passé une grande partie de mon enfance pas loin. Oui, la campagne. Il ne faut pas que j'oublie de vous donner mon numéro.

Façon nulle de tâter le terrain, voir s'il voulait vraiment le récupérer ou pas.
Mary-Jane enfonça ses mains dans ses poches, et se força à se relever la tête pour avancer vers leur destination. Il ne fallait pas qu'elle paraisse déprimée ou renfermé, ça aurait été stupide de l'inviter à visiter Cardiff si c'était pour agir comme ça.

Tom lui avait expliqué juste avant de partir en quoi consistait plus précisément son métier. Cela semblait un peu trop administratif pour elle, rébarbatif. Quoi qu'il y avait un petit côté humain, donc cela ne lui semblait pas complètement aride. Mais c'était bien quelque chose qu'elle aurait été incapable de faire. Déjà parce qu'elle n'avait jamais pu se concentrer sur les études considérées comme classiques, se concentrer devant un livre sans dessins de plantes, elle avait trop de mal. Elle avait eu des bonnes notes pendant sa scolarité majoritairement grâce à des facilités. Sinon, elle était flemmarde et fugueuse. Préférant courir dans l'herbe de d'apprendre des dates par cœur.

A la fin, il s'excusa pour son long monologue. Mais ce n'était pas grave, M-J secoua la tête en souriant avec douceur.


- Non non, c'était intéressant. Je comprends mieux maintenant. J'ai toujours eu du mal avec la paperasse, alors il faut m'expliquer comme à une enfant. Du coup, j'imagine que l'affaire de ce soir est relativement importante.

Elle posa une main sur son ventre en continuant à marcher, réalisant qu'il allait bientôt falloir dire adieu aux talons, sous peine d'avoir très mal au dos. Elle portait déjà un enfant, c'était assez à s'infliger, elle avait entendu dire que les deux ne faisaient pas très bon ménage. Et M-J était très pro-méthodes naturelles, trucs qu'on pourrait appeler bobo-écolo-illuminés si on voulait se moquer d'elle. Et c'était ce que certains des anciens amis qu'elle avait gardé de St Burstry ne se privaient pas de faire.

Elle l'avait vu sourire d'un air faussement désolé lorsqu'elle avait protesté, car elle aurait voulu payer. Il l'avait bien eue. Peut-être s'était-elle laissée avoir, parce que c'était simple, agréable. Elle soupira et essaya de le foudroyer du regard, mais elle avait un regard doux, c'était difficile. Elle avait envie de le pousser comme une petite fille, mais elle venait juste de le rencontrer, elle ne pouvait pas agir comme une gamine, comme avec son frère, par exemple.

En attendant, il avait approuvé son programme d'un signe de tête, et ils étaient tous les deux sortis du café, se dirigeant vers ce qu'elle avait énoncé comme leur première étape. Un énorme bâtiment gravé de grosses lettres qui formaient la phrase "IN THESE STONES HORIZONS SING3 en anglais, et en gaélique, un mot en chaque langue, en alternance.
Il en vint à répondre à sa question sur les enfants. Mary-Jane sentit malgré elle son estomac de serrer de peut-être bientôt savoir si, oui ou non, cet homme était célibataire. Stupide M-J, stupide, que veux tu draguer avec un trauma dans la tête et dans le corps, et un enfant en route ? N'importe quoi. Folle, cette fille.

Il n'en avait pas. Il n'avait même pas de relation. Son métier rendait la chose compliquée. Par réelle empathie, Mary eut envie de poser une main sur son bras, évidemment, elle ne le fit pas. Elle hocha simplement la tête d'un air un peu compatissant, mais pas trop. Elle ne voulait pas lui exprimer de la pitié, juste du soutien.

- J'imagine.

Elle faillit lui demander s'il en voudrait, des enfants, mais elle se rendit compte qu'elle était en train de caresser son ventre, et que cette question qui se voulait anodine avait ainsi le potentiel de paraître très suspecte. Elle se contenta donc de jeter son regard vers sa progéniture enveloppée dans une veste, un chemisier, de la peau et un utérus, et de dire :


- Mais je suis sûre que vous rencontrerez quelqu'un qui vaudra le coup de prendre un peu de temps pour elle, ou lui. Peut-être quelqu'un qui a le même genre de métier que vous ? Enfin, si c'est ce que vous désirez.

Il n'avait pas dit ne pas vouloir de relation ou d'enfant, mais il n'avait pas affirmé le contraire non plus. M-J prenait toujours garde à ne pas offenser les choix de vie des autres, elle détestait offenser. Même si elle n'était pas d'accord. Et c'est très dur de tuer des gens quand on n'aime pas rien qu'offenser une personne. La jeune femme avait souvent de très durs examens de conscience. Comme celui qui avait suivi la découverte de sa grossesse. Le garder ? Pas le garder ? C'était dur. Déchirant. Le choix avait été rapide, en vrai. Mais il la hantait toujours. Elle ne serait revenue sur sa décision pour rien au monde. Elle serra un peu plus fort son haut dans ses doigts.

Sans paraître condescendant, son comparse lui demanda si elle connaissait l'histoire et la fonction des monuments qu'elle était en train de lui montrer. Mary sourit. Bonne question. Il était vrai qu'elle n'était pas historienne, loin s'en fallait, mais elle était attachée à la ville de Cardiff et savait ce qu'il fallait savoir au minimum sur son patrimoine.


- Eh bien, le Wales Millenium Center fait office d’opéra, de théâtre, etc. C'est un important centre culturel et artistique. Il comprend aussi des restaurants et des boutiques. Il y en a une là, par exemple, à travers la vitre.

Elle désigna du doigt ce dont elle parlait, et laissa à Tom quelques minutes afin d'observer l'endroit. Elle se tourna vers la baie, et indiqua un bâtiment de pierre rouge ressemblant à un mix entre un château et une église et déclara :

- Ceci est le Pierhead building, il appartenait à une compagnie de docks. Et là bas au loin, c'est la Norwegian Church, qui est comme son nom l'indique une église norvégienne. Je ne sais pas grand chose là dessus, à part que Roald Dahl y a été baptisé, car ses parents étaient norvégiens venus s'installer au Pays de Galles. Nous allons nous y arrêter si vous le voulez et sinon... Vous connaissez la série Torchwood ?

Elle pouvait lui parler du mémorial à Ianto Jones, mais ça ne servait pas à grand chose s'il n'avait aucune idée d'où cela provenait, alors son explication dépendrait de sa réponse. Mary n'avait regardé que quelques épisodes, et elle trouvait cela amusant que des gens soient assez fans pour honorer la mort d'une personne fictive. M-J avait bien assez à faire avec ses propres défunts, ceux qui l'avaient élevée, mais elle respectait cela, c'était bien quelque chose qu'elle aurait pu faire.
Elle regarda le vent soulever les petites photos plastifiées, délavées, les rubans et les cadenas sur le grillage du "mémorial".

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Tout le monde sait comment on fait des bébés mais personne sait comment on fait des papas [PV Lucian]

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