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 Cet accouchement clandestin d'un enfant qui n'avait pas de père... [PV Lyanna]

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Innocente "mise au secret" | Assistante épicière
Innocente
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MessageSujet: Cet accouchement clandestin d'un enfant qui n'avait pas de père... [PV Lyanna]   Ven 27 Déc 2013 - 16:10

&



“I want to stay
Another season
See summer upon
This sorry land”

Elle laisse la petite peluche tomber sur le sable humide. Une petite vague arrive et l’englouti pendant quelques petits instants. Elle se précipite pour la ramasser. Elle essaie d’enlever le sable qui reste collé sur le pauvre petit lapin. Puis elle s’assoie, comme ça, sans tenir compte de l’eau qui la mouille, malgré le froid du petit matin et le petit vent qui vient de la mer. Elle enserre ses genoux de ses bras fins et laisse sa tête reposer sur ses mains. Son corps est secoué par de petites convulsions. Et elle n’émet qu’un petit bruit. Elle pleure tous les jours un petit peu. Elle porte un petit manteau noir par-dessus une petite robe noire. A ses pieds de petites bottines en caoutchouc avec pour motif de petites cerises. Elle vient tous les matins au petit jour depuis quatre petites semaines. Et quand un petit peu de monde arrive, elle se lève et va vers le petit parking, monte dans sa petite voiture, attend un petit peu que sonnent les huit petits coups de huit heure. Puis elle s’en va longeant la petite plage, suivant la petite route, vers sa petite ville, sa petite maison, sa petite vie. Tout est petit depuis pour elle. Le monde est petit. Elle attend que sa petite vie s’échappe d’elle. Tout comme la petite vie s’est échappée du corps de la petite enfant aux lèvres bleuies lorsqu’elle s’est noyée dans la petite mer.
"I look out for you"

Cela fait un mois que je regarde les allées et venues de la mère. Un mois que j’ai vu les secouristes se jeter dans l’eau en vain. Un mois que les plongeurs on remontés le petit corps. Elle avait huit ans. Huit ans et pleine de vie, souriante selon les photos du JT. Huit ans et aimée. Huit ans et heureuse. Huit ans et casse-cou. Huit ans et morte. Oui morte, ce mot me hante. Il arrive furtivement la nuit dans l’appartement endormi, se glisse discrètement dans ma chambre, se faufile délicatement sous les draps et entre doucement dans mes rêves. Je ne peux le sortir de ma tête. Et elle, comment peut-elle faire ? Comment peut-elle se lever le matin ? Je la regarde tous les jours par la fenêtre, et j'ai peur. J'ai peur d'elle. Non, c'est faux, j'ai peur d'être elle. Je voudrais rester enceinte pour toujours. C'est plus simple finalement.  Comme ça elle sera toujours avec moi.
“Who says the city change its borders?
Who says you're mine?”


Je sens mon cœur se serrer dans ma poitrine. Ses battements s'accélèrent. J'ai le souffle court. Les larmes me montent aux yeux, j'essaie de les retenir mais rien n'y fait. Alors ma vue se brouille, et de grosses gouttes se mettent à couler, noyant mon visage, elles descendent le long de mon cou. Je voudrais pouvoir les essuyer mais je suis pétrifiée. Mes poings serrés frottent mes cuisses, je peux sentir la colère qui m'envahit doucement et glacer tout sur son passage. Je suis fatiguée… Si fatiguée… Je n'en peux plus, je ne contrôle plus rien. J'en ai assez de me faire dévorée par toutes ses émotions qui ne viennent de nulle part. Assez de ne pas pouvoir diriger. Assez, assez, ASSEZ ! Ma tête tombe au creux de mes mains pesant de tout son poids.
”I look out for you
Come rain, come shine
What good does it do?”


Tout ce que je souhaite est de dormir, de sombrer et ne plus penser. J'ai trop peur. Peur de la perdre avant d'avoir pu la tenir dans mes bras, peur de devoir m'occuper d'elle, peur d'être sans elle, peur de ne pas réussir, peur d'être seule, peur de savoir ce qui va se passer. Et si l'accouchement se passe mal ? Si elle ne va pas bien ? Si je n'y arrive pas ? Si … S'il m'arrivait quelque chose… Elle serait toute seule. Et moi ? Il n'y aura que nous deux. Et si je ne sais pas y faire avec elle ? Si je ne comprends pas ce qu'elle veut ? Et après ? Quand elle sera plus grande, dans quelle école ira-t-elle ? Il faudra de l'argent, il va falloir que je trouve un travail. Et puis quel nom lui donner ?

”I guess I'm a toy that is broken
I guess we're just older now”

Il voulait l'appeler Lauren Nora. Mais il n'est pas là. L'autre jour je suis sortie faire un tour. Je me suis assise à la terrasse d'un café et j'ai commandé un thé. Un homme à la table d'à côté était au téléphone, il a dit à son interlocuteur qu'il allait appeler le "centre de Londres", je ne me souviens pas de quelle entreprise il parlait. Il a ensuite appelé ledit centre. Je lui ai alors demandé s'il avait un forfait couvrant les appels à l'étranger et s'il pouvait me prêter son téléphone. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je savais bien que c'était dangereux. Claire n'aurait pas approuvé, aussi je ne lui en ai rien dit. Je ne pourrais l'expliquer mais j'avais BESOIN de l'appeler, d'entendre le son de sa voix, savoir qu'il allait bien. On a appris pour Little Angleton, et je ne cesse de m'inquiéter depuis. Alors j'ai pu constater que son numéro n'était plus attribué. Il est parti.

”I think you know
Because it's old news
The people you love
Are hard to find”

Je n'arrive pas à savoir si c'est une bonne chose ou pas. Peut-être est-il parti avec Nephilim se mettre à l'abri, peut-être se sont-ils fait attaquer, peut-être même tués… Non, non pas tués. Ils ne peuvent pas être morts, c'est impossible. Je le saurais, non ? Je ne le reverrai jamais. Je ne sais pas où il est parti, il ne sait pas où je suis. Où nous sommes plutôt. C'est de ma faute… J'aurais dû rester, peu importe ce qu'il aurait pu se passer. Et ce n'est pas moi qui en paiera le prix, c'est elle. Peut-être devrais-je… Non je ne peux pas me séparer d'elle. Certes c'est égoïste mais elle est tout ce qu'il me reste de lui. Et puis si elle a un pouvoir… Mais qu'ai-je à lui offrir ? Une vie de mensonges, d'absents, de secret, une vie cachée, une vie de silence.

“Who says the river can't leave its waters?”

Je la sens qui bouge. Cette sensation d'avoir une vie en soi est la plus étrange et la plus belle que je n'ai jamais eue. Cela me manquera, mais j'ai encore un peu de temps avec elle ainsi. Pourquoi ai-je si peur ? Est-ce normal de ne pas vouloir qu'elle naisse ? Je n'y arriverais pas seule. Bien sûr Lyanna est là pour moi. Mais ce n'est pas pareil, elle n'est pas lui. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans elle, je lui dois tellement. Je… Mais qu’est-ce que… Oh merde ! Oh non non non non non non non ! Pas maintenant, ce n’était pas pour aujourd’hui ! Je me lève tant bien que mal. Il y en a partout. Ça ne veut pas s’arrêter ! Je me précipite (à la vitesse d’une femme enceinte, c’est-à-dire pas bien vite) aux toilettes d’où je crie :

- Lyannaaaaaa !!!! Je perds les eaux !!!!!

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The story of the day I chose to leave you


I don't blame you if you hate me,
I wish you would.
As long as I can still dream,
I'll dream of you.


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MessageSujet: Re: Cet accouchement clandestin d'un enfant qui n'avait pas de père... [PV Lyanna]   Lun 13 Jan 2014 - 21:46

Like sugar in my cup of coffee, apples dipped

in toffee, this is how we met.
Lyanna & Catelyn



Elle marchait dans les rues de Los Angeles, tranquille en ce mois d'automne. Les températures étaient assez agréables, le caractère de Lyanna également. S'occuper de Cat l'aidait à se changer les idées, l'aidait à se focaliser sur quelqu'un qui a besoin d'elle. C'est comme ça qu'elle ne sombrait pas, parce que la future mère avait besoin de la rouquine autant qu'elle avait besoin de Catelyn. Elles se soutenaient mutuellement, dans cette dure épreuve qui leur demandait beaucoup chaque jour. Et pourtant, pourtant depuis peu la jeune femme avait l'impression que quelque chose allait pire. Elle avait cette sensation que Claire et Cat lui cachaient quelque chose, qu'elles fuyaient son regard parfois. Elle ne sait pas d'où ça vient, elle ne sait pas pourquoi elle ressent ça. Le fait est que ça l'inquiète même si elle ne le montre pas. Mais après tout, pourquoi lui cacheraient-elles quelque chose ? Depuis quand peuvent-elles être de mèche toutes les deux alors que Catelyn ne peut pas sentir Claire. Non, la rouquine doit sûrement se faire des idées. Rien ne peut les faire collaborer ces deux-là. À moins que ce ne soit quelque chose de grave, de vraiment très grave... Non Amelia-Rain Lyanna O'Connell, tu dois te ressaisir et arrêter de te faire des films dans ta tête. Quoi de pire peut être arrivé dans ce petit village qui te manque tant ? Rien, rien du tout. Alors pourquoi voir la tête de Catelyn te fait aussi mal au fond, pourquoi tu sens quelque chose se briser en toi si rien n'est arrivé. Pourquoi te sens-tu encore plus triste, pourquoi une larme coule sur ta joue.

Tu passes ton doigt et regardes le liquide comme si c'était la première fois que tu voyais une larme. Ironie de la chose sachant les mois que tu as passé à pleurer depuis que tu es ici. Mais c'est comme ça, elle regarde la larme tout en continuant d'avancer vers l'appartement. Elle était sortie acheter de quoi préparer un bon repas pour Cat et elle, quelque chose de nouveau, elle voulait tester une nouvelle recette dans son nouveau livre de cuisine qu'elle avait acheté. Et maintenant que la date du terme approchait il fallait prendre encore plus soin de la future maman et du bébé. Rien d'épicé, plus autant de biscuits et surtout plus de thé ou café, au plus grand dam des deux femmes. Il fallait prendre soin de la maman et du bébé avant tout, et pour ça on se prive tous sans discuter. Une chose qu'elle n'avait pas réussi à contrôler chez elle durant sa propre grossesse.

Bientôt elle voit l'appartement juste en face d'elle, assez loin de tout le brouhaha de la ville, et accélère un peu le pas en s’éclaircissant la gorge et séchant ses yeux humides. Son sac de course dans une main, son sac à main sur les épaules. Un bruit étrange la fait sursauter, tel un cri dans l'obscurité, un son venant de loin et de près en même temps. Elle ouvre grand les yeux, panique sans savoir pourquoi et se met à courir vers l'immeuble. Elle ne court même plus tellement elle va vite, ses chaussures ne font qu'effleurer le sol, elle vole presque. Elle pousse la porte d'entrée comme une furie, lance tout sur le sol et fonce en direction de Catelyn, manquant de tomber à cause de l'énorme flaque.

LYANNACat' ça va ? Regarde moi, comment tu te sens ?

Elle lui prend la main pour l’emmener s'asseoir sur le canapé, c'est bon maintenant Lyanna panique. Elle a eu des mois pour se préparer, elle sait ce qu'elle doit faire et pourtant en ce moment tout est floue dans sa tête. Tout ce qu'elle connaît, toutes ces années d'études envolées, il ne reste plus rien. Elle bouge dans tous les sens, n'arrivant pas à rester en place.

LYANNAJe.. Je vais appeler l’hôpital ou une ambulance ou encore.. Je sais pas, je sais pas Fergus !

Cette sensation au fond d'elle, ce coeur qui se brise encore. Elle ne l'avait plus prononcé depuis des mois, ce nom, tous les souvenirs qu'il représente. Elle se calme, se presse de remplir une bassine d'eau et de prendre des linges puis va s'agenouiller devant Catelyn et lui prend la main.

LYANNATout va bien se passer, je suis là. Dis-moi, combien de temps entre chaque contraction ?

Elle lui tend un coussin et va prendre et l'aide à respirer, il faut se calmer, c'est une situation délicate et elles doivent faire face toutes les deux.


_________________

sleeping at last.
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Innocente "mise au secret" | Assistante épicière
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MessageSujet: Re: Cet accouchement clandestin d'un enfant qui n'avait pas de père... [PV Lyanna]   Dim 20 Avr 2014 - 23:33


J'essaie de respirer.  Mais ça ne marche pas vraiment. Non, non je n'ai pas envie… Je veux juste aller me coucher. Je vous en prie, laissez-moi partir. Je ne sais pas à qui je parle, pense, délire peut-être est le mot qui conviendrait mieux. Je me rappelle comment j'étais au début ici, folle et perdue. Et oui, peut-être qu'une petite partie de moi souhaiterait y replonger. Parce que là je n'avais pas de responsabilités, je pouvais faire ma gamine et bouder tranquillement. Mais là je n'ai pas le choix. Je le sais, mais j'ai peur. J'ai tellement peur. Je ne vais pas y arriver. Et comment le pourrais-je ? Je n'ai pas voulu aller aux stages de préparations à l'accouchement. J'ai dit que je ne préfèrerais pas sortir, que la nana qui s'en occupait ne me revenait pas, qu'il n'y avait que les miss riches de L-A, avec leurs lèvres de canards et les seins refaits qui y allaient, qu'ils n'y déblatéraient qu'un tas de conneries. Mais la vérité c'est que j'avais trop honte pour y aller. Et que oui je suis une gamine qui a peur du regard et du jugement des autres, et qui préfère rester sur son fauteuil et rêver plutôt que de faire face. Et que je ne suis qu'une pleurnicheuse, stupide et bornée, trop fière pour dire qu'elle a peur, et qui pourtant ne cesse de pleurer, une gamine qui fait des caprices, une peste, une égoïste.

Mais n'est-ce pas exactement ce que je suis supposée être ? Le résultat d'une éducation de princesse pourrie gâtée ? Fallait bien que ça me rattrape à un moment je suppose. Je n'avais juste pas imaginé que cela puisse me tomber dessus alors  que je serais enceinte. En fait je crois que cela est bien pire. Tout cela n'est qu'une grande supercherie. Voilà, c'est une farce, un jeu si bien joué que l'actrice s'y est prise. Dupée par moi-même… Je me déçois, franchement. J'ai lutté, revendiqué le fait que je n'étais et ne serais jamais comme mes parents, comme ceux qui étaient autour de moi, gosses de riches formés à n'être que des enfants jouant à la guéguerre. Sauf qu'à la place du champ de bataille défile à l'horizon  Wall Street, les Unes de magazines people, ou les coulisses de la mode et milieux branchés. Je me suis dit, non j'ai crié haut et fort que je n'étais pas comme ça, que j'étais différente, plus sincère et vraie, plus normale aussi. Et c'est ce que j'ai cherché à faire. J'ai voulu creuser mon trou, trouver un petit boulot, trouver quelqu'un. Mais en fait je suis exactement ce que je ne voulais pas être. Alors non je ne pouvais pas aller à ce stage et regarder ces filles de bonnes familles. Parce qu'elles sont ce que j'aurais dû être, sauf que j'ai fuis tout cela. Et pourquoi ? Pour me retrouver à leur côté en une version échouée de leur modèle parfait de la petite vie parfaite. Je suis comme elles, exactement comme elles, l'argent et la réussite en moins. Je me suis flouée toute seule, j'ai joué contre moi. Mais la vérité est là, je suis comme elles. Le père en moins. Encore quelque chose que j'ai lamentablement raté. Et non contente de me pourrir la vie à moi je pourris celles de deux personnes, l'homme que j'aime et son enfant. Oui parce qu'après avoir compris ce que je suis, un échec dégoûtant, cette enfant ne peut être que le sien.

Ça aussi je vais le rater, elle aura comme cadeau de naissance un père absent et une mère à côté de la plaque, immature et incapable. Ce serait vraiment mieux si ce bébé se décidait à rester à l'intérieur. Ainsi il ne contemplera pas le désastre. Non je ne pouvais pas y aller à ce stage. Les voir elles, et eux, surtout eux, ces pères. Je ne voulais pas entrer dans la pièce seule, la seule future mère seule. Non non non, hors de question. Pendant qu'ils seraient là appelant le bureau et retournant s'occuper de leur femme même s'ils ont l'impression d'être ridicules, moi je serais là, seule, comme une poupée, une jolie poupée, mais c'est vide une poupée. Pff, voyez ? Encore "moi", "moi" partout. Non je ne peux pas faire ça, accoucher je veux dire. Je ne sais pas faire, j'ai peur, et je vais tout rater. Je sens que ça va très mal se passer. Oh s'il vous plait je préfèrerais perdre connaissance que de voir ça. Non mais vraiment je ne veux pas. Disons que cela n'est rien et on va tous se recoucher. Vraiment c'est un bien meilleur programme. S'il vous plait, non, je ne veux pas. Et puis ce bébé est mieux là avec moi, en moi, je ne veux pas qu'elle s'en aille. Comment j'en suis arrivée là ? Tout est de ma faute.

-Tout va bien se passer, je suis là. Dis-moi, combien de temps entre chaque contraction ?

J'entends et sens Lyanna à côté de moi. Et c'est étrange comme tout semble plus simple avec elle. Et ce qu'il y a d'étrange aussi c'est que je la crois. Enfin quelque part au fond de moi dans un endroit bien caché derrière toute cette angoisse, là je la crois. Pourtant tout pourrait mal se passer. Malgré sa présence qui me rassure, un peu, je préfère continuer à paniquer. Je dois sûrement être très douée pour ça. Je l'entends qui s'affaire et je me dis que si elle réussit ça elle sera à tout jamais mon héroïne. Déjà que je l'admire, là elle surpassera tout le monde. J'essaie de me calmer, vraiment. Ça marche plutôt bof. Mais au vu de ce qui m'attend je ferais mieux de me calmer parce qu'on ne va jamais y arriver.
     
Une nouvelle contraction.

Ou peut-être pas. Je pleure. Je pleure depuis tout à l'heure mais là je sens que je suis repartie pour un tour. Mes émotions font une nouvelle version du gloubiboulga. J'ai peur pour un nombre de choses si important que la liste durerait des jours, je suis triste, mais un peu joyeuse ou plutôt excitée en même temps, et je suis en colère, et et … Et je ne sais pas ! Je veux juste partir, continuez sans moi. Je ne veux pas. J'ai peur. S'il te plait, j'ai besoin de toi, s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait, je suis désolée, si désolée… J'ai peur comme je ne l'ai jamais été. J'ai plus peur que quand j'ai appris à nager perdue au milieu de toute cette eau tourbillonnante, plus peur que quand j'ai dû jouer dans la pièce de l'école devant l'amphithéâtre plongé dans le noir, plus peur que quand je me suis faite arrêtée et que mon père est venu me chercher et ne m'a plus parlé pendant ce qu'il m'a semblé une éternité, plus peur que quand je suis partie de New York pour l'Ecosse, plus peur que quand je suis tombée amoureuse de toi, plus peur qu'à chaque première fois avec toi, plus peur que quand j'ai dû t'annoncer que j'étais enceinte, plus peur que quand je suis partie. Et c'est étrange comme je peux presque y croire, presque croire que tu es là et que tout va bien.

-Lyanna… Je… Merci, merci. T'es géniale tu sais ça hein ?

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