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 The Demon's run [PV Kurt Höwigräsche alias sweetie]

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Exorciste d'Orpheo | Maquilleuse et Archéologue | Hell in high heels
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CITATION DU PERSONNAGE : anyone miss me ?

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MessageSujet: The Demon's run [PV Kurt Höwigräsche alias sweetie]   Sam 28 Déc 2013 - 0:16

     
Ah le voilà, Grosvenor House. Il m'avait manqué, depuis le temps! Il est vrai que j'ai toujours été plus nostalgique des lieux que des personnes. Il y a bien sûr des exceptions à tout. Et aujourd'hui peut sans aucun doute être défini par la nostalgie. Aussi je ne suis pas d'humeur, veillez à ne pas trop m'exaspérer. Je descends de la Royce sans répondre au chauffeur qui demande un pourboire. Je laisse le portier s'occuper de le faire déguerpir. J'entre dans le somptueux hall et me dirige vers le vestiaire. J'abandonne mon manteau Versace blanc aux minables petites hôtesses d'accueil.  Avec leur argent cet hôtel pourrait en prendre des moins idiotes. Ah et voici le Red Bar ! Admirez sa décoration inchangée, tout vêtu de rouge, ma couleur préférée. Bien sûr je porte du noir pas du rouge, il faut éviter le ton sur ton mes chers amis. Non j'ai enfilé une robe noire, moulante évidemment, avec de la dentelle.

Alors que je pénètre dans la pièce écarlate mes talons résonnent sur le sol. Un client lève les yeux, plutôt pas mal, 7/10, je lui adresse un clin d'œil avant de me tourner vers le serveur. Je n'attends pas qu'il me place, non, je me dirige moi-même vers une table plus au fond qui me permet d'avoir une parfaite vue de la salle mais d'être moi-même plus à l'abri des regards. Ce jeune serveur est bien fait, la vingtaine je dirais, si je n'avais pas à faire j'en ferais bien mon quatre-heures, ou plutôt mon onze heures moins le quart.
-Une grande tasse de chocolat, une lichette de liqueur de pomme et une pointe de cannelle mon chou.

Oh le pauvre il est perdu. Je sais bien que ce n'est pas habituel, mais c'est notre petit rituel, enfin ça l'était en 1984. Et je sais de source sûre qu'il le perpétue. Il est bientôt 11h. Il ne devrait pas tarder. Espérons-le, c'est vrai qu'il travaille sérieusement lui, pas comme d'autres…  En attendant j'ai un garçon qui me regarde comme si je lui avais demandé la lune.

-Écoute, sois mignon et débrouille-toi pour m'apporter ce que je demande. Tu le feras n'est-ce pas ?

Oh oui crois-moi tu le feras, les humains sont si faciles à manipuler, cela en est presque affligeant. Quelques minutes après que Tommy m'est apporté ma commande et que ma tasse se soit vidée (oui le garçon s'appelle Tommy) IL arrive enfin. Oh mais c'est qu'il m'a l'air tout aussi séduisant. De vieux souvenirs refont surface. Un lit défait, des rideaux qui volent au vent, les restes d'un plateau repas, des vêtements jonchant le sol de la suite…  Mais je n'arrive pas à resituer ces images dans leur contexte. Je veux dire que je ne me rappelle ni d'où ni de quand ces images me reviennent. Notre vie se bornait à peu de choses, très peu d'activités, bien que très intenses.
Je me demande comment il vit maintenant. Bien plus sérieusement d'après ce que j'ai entendu dire. Ah les rumeurs… On ne peut faire confiances qu'à celles qu'on a lancées. C'est étrange, cette période de ma vie me manque presque. Notez l'utilisation de "presque".  Ce fut charmant et tout à fait rafraichissant à vrai dire. Il en reste un goût de trop peu, et d'un autre côté il était temps que ça se finisse. Tout à une fin. Ainsi les moments ont plus de valeurs. Il est vrai cependant que je ne serais pas contre le fait de goûter à nouveau à ses joies. Etrangement je me souviens avec une netteté étonnante de l'odeur de sa peau. Mais son sourire s'est effacé lui.

Oh mais regardez-moi, une gamine de quinze ans. Les envolées lyriques n'ont jamais été pour moi. Je ne suis pas de ceux qui méprisent les sentiments, détrompez-vous. J'en ressens bien plus souvent qu'il n'y paraît. Mais tout l'art réside dans la capacité à se cacher. Le jeu n'en devient que bien plus intéressant. Non ce qu'il y a c'est qu'il ne faut pas leurs accorder trop d'importance. Vous devez rester le maître du jeu. C'est vous qui contrôlez. Mais j'avoue que cette fois-là… Je me suis laissé aller.

Il est dos à moi. Tommy s'avance pour prendre sa commande. Oh pauvre chou il a l'air perdu. Mais c'est une habitude chez ce garçon, il souffre de quelques problèmes neurologiques ou quoi ? Ah il me pointe du doigt, perdu, impoli, et ne semble pas connaître le principe de discrétion, il n'a que le physique pour lui. Notre bel homme se raidit. Puis il se tourne dans ma direction. Enfin il me voit. J'hausse un sourcil et souris. Je me lève, prend mon sac et me dirige vers sa table. Et une main sur la hanche je lui dis:

-Hello, sweetie…

Après tant d'années nous revoilà, dans cet endroit où nous sommes venus si souvent. Il est là, assis, Kurt Höwigräsche.

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MessageSujet: Re: The Demon's run [PV Kurt Höwigräsche alias sweetie]   Dim 19 Jan 2014 - 11:20


Il y a des jours où se réveiller n'est pas si compliqué, où la vie est heureuse et le sourire aisé. Il y a des jours où la couette glisse simplement contre les reins et l'on regarde, les yeux encore endormis, la personne avec qui on a passé la nuit, avec qui on sait que l'on veut en passer beaucoup d'autres. On passe une main ensommeillée dans les cheveux et la douche nous aspire pour nous secouer un peu. L'eau fraîche ruisselle sur ma peau, excitant chacun de mes pores, me permettant de quitter Morphée. Son étreinte se desserre doucement. Je ferme l'eau et noue négligemment une serviette autour de ma taille. J'aime l'odeur qui règne dans l'appartement alors que je viens d'utiliser mes gels douches et shampoings. Odeur de mer, odeur de pins, odeur d'homme... Je la respire avec avidité avant de rejoindre le bel endormi. Il gît toujours, sans doute entre rêve et réalité. Je l'entend grogner quelque chose que je ne comprend qu'à peine.

C'est à peine s'il réagit quand je m'habille. Costard cravate pour le boulot, ça n'a jamais été mon truc, surtout en temps de crise. On n'est jamais à l'abris d'être attaqué. On n'est jamais à l'abris de s'étouffer avec sa cravate quand on tente de jouer avec un humain noir ou un membre de Croix par exemple. Aussi costard, oui, mais laissons la cravate tranquille, et d'ailleurs laissons une bonne partie de ces apparences tranquille. J'attrape donc une chemise d'un bleu ciel que j'ai passée sur un débardeur blanc (il fait un peu frisquet). Le costume est quant à lui d'un bleu plus foncé, plus royal, presque marine. Les boutons du col ne sont pas refermés, les manchettes ne sont pas accrochées et un manteau army vient compléter la tenue qui me permet d'affronter l'air frais. J'embrasse Edwin et ne reçoit qu'un grognement endormi. Je crois qu'il ne travaille pas ce matin.

Londres m'aspire. Il fait encore nuit mais le monde est déjà bien réveillé. 7h du matin et c'est déjà tout un capharnaüm humain qui se balade dans tous les sens les yeux rivés droit devant. Je me fond dans la foule, fait communion avec elle et perd mon individualité. Elle a ses remous et ses peines, ses vaguelettes de joie, son insupportable naïveté entêtante. Je la laisse me conduire, je la laisse nous conduire. Ce matin est semblable à tant d'autres, il respire la normalité. Le vent me remue et me soulage, il me rend à moi même et je redeviens un seul, un être qui se sépare de la masse bouillonnante. Et Orpheo m'accueille à bras ouverts. Le temps au boulot passe vite, toujours. Il y a tant de choses à régler, surtout en ce moment. Les menaces pleuvent, un désespoir muet agite nos entrailles effrayées. Nous avons laisser trop longtemps Dorian Cross être maître de la situation, il est temps que cela change. Mais il n'y a ici qu'une bande de bureaucrates qui ne comprennent ni le sens du mot agir, ni celui de prudence. Ils allient alors la stupidité d'une attaque frontale à l'horrible attente de l'inaction.

11h. Presque tout du moins. Je sors, c'est ma pause, mon petit rituel, pratiqué à la volé, de temps en temps. L'heure pile sonne alors que je me faufile prêt de l'imposant Westminster. Quelques pas encore et je rentre dans Grovesnor Hill. L'établissement n'est sans doute pas le moins cher des environs. Elle aimait cela. Je me dirige tranquillement vers le bar, n'attendant qu'avec impatience le goût du chocolat chaud à la liqueur de pomme et pointe de cannelle sur ma langue. Le garçon acquiesce à ma commande mais affiche un air circonspect. Je me raidis. Il la pointe du doigt. Elle est là. Sans attendre un mouvement de ma part elle me rejoint, un immense sourire aux lèvres et cette éternelle rengaine au bout de la langue.

- Hello Sweetie...
- Douce mélodie que le son de ta voix, Vic ! Je t'en prie, assied toi !

Et gentleman, je me lève et lui tire sa chaise et baise sa main. Le temps de me rasseoir et ma commande arrive. Elle n'a pas changé. Belle comme l'indécence et sensuelle comme l'interdit. Elle frôle le désir. Victoire, ô Victoire, combien de temps avons nous joué ensemble ?

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