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 Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...

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Nounours ennemi des épinards || Directeur Orpheo Canada || Modo
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MessageSujet: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Mar 30 Mai 2017 - 21:38

« BORDEL DE MERDE ! »

C’était à peu près ce qui s’était échappé de ma bouche lorsque mon apprenti s’était dirigé en toute hâte vers moi, téléphone en main, l’air affolé, terrifié, perdu. Croyez-le, de mes trois années vécues à ses côtés, je peux affirmer sans une once d’hésitation que ce regard signifiait une réelle urgence. J’étais en déplacement à ce moment. Cela avait été programmé depuis plusieurs semaines et c’était un véritable plaisir de me rendre dans une des plus belles stations de recherche sur les dons du Canada. Elle n’était certainement pas la plus prestigieuse du monde, mais pour moi, c’était une opportunité pour pouvoir discuter avec mes amis les scientifiques. Ces femmes et hommes étaient tout simplement passionnés par leurs études, vous emportaient dans leur monde en vous tendant les bras. La plupart savaient se montrer patients et réexprimer leurs objectifs de différentes manières.

Sauf que bon, voilà. Y’a une couille dans le potage. J’observe au travers d’un sas de sécurité les expérimentations faites sur les dons à distance, afin de formuler de nouvelles hypothèses et formulations mathématiques sur le champ d’action en fonction de différents paramètres tels que l’âge, la condition physique et la race de la personne. La femme à mes côtés, une physicienne, m’informe à mon plus grand étonnement que les dons actifs, comme les élémentaires, n’ont pas nécessairement un champ d’action plus faible que les dons passifs comme les télépathes. Elle me sourit tout en songeant fermement à ma capacité de lire dans les pensées.

Puis, nous en revenons à notre point de départ, mon apprenti qui se rue vers notre petit comité de cinq personnes, le combiné à la main, essoufflé. Il me le tend dans un soupir avec pour seule explication un « le QG ». Je songe d’abord à une bêtise de mon co-directeur, un rapport hyper important oublié puis me rappelle avoir laissé le centre dans un état quasi-parfait. Impossible donc. Je fronce les sourcils et m’empare du cellulaire. Un bruit d’explosion retentit au même instant et j’ouvre de grands yeux ébahis. La voix de mon co-directeur se fait un instant grésillant puis m’apparaît clairement. Son ton, tellement sérieux qu’il me semblerait entendre quelqu’un d’autre, parvient jusqu’à mes oreilles et détonne dans mon esprit comme un combustible balancé sur le feu crépitant.

-Allen, putain, le QG !... -nouveau grésillement- C’est Croix, je te parie toute ma vie que c’est Croix, faut qu’tu rentres !

Mon cœur rate un battement. Le QG se fait attaquer ? Maintenant ?! Mes pensées s’ordonnent en un instant et je lui hurle dessus, tant pour masquer le frisson qui parcoure ma colonne que pour concentrer mon attention :

-Phil… Hey Phil tu m’entends ?! Fais pas le con, écoute-moi, j’arrive ! Balance le code S sur toutes les plateformes de communications. J’arrive, tiens le coup !

Il acquiesce et raccroche immédiatement. Je préviens les scientifiques présents de se barricader au cas où les sorciers noirs parviennent jusqu’à eux et sort immédiatement du grand bâtiment. Nous ne sommes pas si loin du QG et il ne nous faudrait certainement pas plus de 30min en voiture pour y parvenir. Néanmoins, 30 minutes étaient suffisantes pour clore une bataille, surtout lorsqu’elle engageait l’utilisation de la magie. Sérieusement, pourquoi se mettaient-ils à attaquer aujourd’hui ? Et le QG ! Il était presque situé en centre-ville, ça allait passer aux informations, il faudrait construire de toute part des explications plausibles. Les attentats. Ce pouvait-être des attentats. Encore fallait-il que nous nous en sortions tous en vie. Je me tourne vers un de mes agents présents. Il est téléporteur, un très bon téléporteur qui connaît parfaitement ses limites. Il comprend à mon regard qu’il va lui falloir jouer de cela pour me transporter au plus vite là-bas.

J’inspire et me laisse emporter par éclats jusqu’au QG. Deux autres téléporteurs ne tardent pas à parvenir à mes côtés, dont mon apprenti. J’aperçois une des tours émettre une fumée noirâtre épaisse et serre les dents. Tout se passe à l’intérieur. Les innocents courent dans tous les sens pendant que nous nous dirigeons ardemment vers la source de ce tumulte. Les runes de dissimulation ont quelque peine à fonctionner autour du grand bâtiment, probablement attaqués par les sorciers noirs. Souhaitent-ils vraiment montrer aux yeux du monde l'usage de la magie ou est-ce simplement des actes isolés ? Je ressens mon pouvoir circuler dans mes veines. Je ne m’en sers que rarement mais ce n’est malheureusement pas la première attaque à laquelle nous faisons face et mon pouvoir est le seul qui soit offensif. Le code S, en vérité, c’est plus une façon de dire clairement aux gens de se battre. Ça comprenait plusieurs choses à vrai dire. L’immédiat, c’était la protection des données. Les portes menant aux instituts de recherches étaient verrouillées par de puissantes runes pour lesquels il faudrait bien une à deux semaines de travail acharné pour espérer les débloquer. De plus, en cas de mauvaises combinaisons sous deux à trois jours, cela pourrait amener à la destruction totale des informations. Ce laps de temps avait été déterminé afin d’éviter la désintégration volontaire par de mauvaises personnes. Après tout, il y avait de quoi vouloir supprimer ou acquérir ce puit de connaissances. Mais nous les chercheurs, nous sommes jaloux de nos trouvailles. Alors qu’ils viennent pour ça ou juste pour tuer, ça ne fait aucune différence.

Le code S c’était aussi une formation. Des formations d’exorcistes aux pouvoirs complémentaires et aux affinités les plus importantes. Des petites escouades de 4 à 5 personnes parfois liés pour en former 10. Il y aurait des morts, encore. Je grince des dents et pénètre dans le grand hall d’entrée. Il s’y déchaîne une tempête de dons et pouvoirs en tout genre. Je remarque des métamorphes et la longue crête blanche du loup caractéristique de mon co-directeur. Alors comme ça, tout se passe ici ? Nous nous lançons dans la mêlée et je me fraye un passage jusqu’au premier étage. Non, il y en a bien un qui n’agit pas dans ce ramassis de personnes. Il y en a bien un qui dirige, quelque part, tout comme moi. Croix ? Se pouvait-il vraiment que ce soit cette organisation ? Phil me repère et accoure à ma suite. Il doit y en avoir un, un qui tire les ficelles. Il faut que je le rencontre. Dans chaque bataille, il y a un général.

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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Jeu 8 Juin 2017 - 13:08

Why ask why ? Better yet "Why not ?"

Le QG Canadien. Pourquoi pas ? Mohamed était fort enjoué ce matin en sortant de l'aéroport d'Ottawa, accompagné de trois autres exorcistes et de deux esclaves. Le reste de l'équipe était déjà sur place, ou arriverait au dernier moment par téléportation. Il faisait un peu frais, mais c'était tout de même le début de l'été, pas de neige, pas de températures trop glaciales. Mohamed aimait bien le Canada. Les gens y étaient sympathiques, et puis il y avait du sirop d'érable et de la poutine, deux des aliments les plus réconfortants au monde. En plus, il y avait des paysages magnifiques, et pour les sports d'hiver, c'était vraiment le top. Sans parler du charisme de Justin Trudeau, que beaucoup de sorcières noires auraient aimé avoir comme esclave sexuel.

Momo sentit qu'il divaguait lorsqu'il en arriva à cette pensée douteuse. Habillé en costume noir, cravate brune, les mains dans les poches et une écharpe en lin bleu marine autour du cou, il avançait calmement vers le QG Canadien d'Orpheo. Il y avait énormément de choses intéressantes là bas. Et ils n'étaient pas assez bien protégé pour la valeur des recherches scientifiques qu'ils contenaient entre leurs murs. Le but de l'attaque d'aujourd'hui était d'enlever des scientifiques, ainsi que de voler des documents. Et tuer des mêlés et enlever des humains au passage, ça ne faisait jamais de mal. Mohamed était jovial. Il n'avait pas l'intention d'échouer, oh, ça non. Il n'y avait pas de raison, ils étaient bien préparés. Et le directeur de ce QG était un très jeune sorcier, probablement pas assez expérimenté pour gérer correctement un tel assaut. Orpheo était de toute façon très affaibli ces derniers temps. Le sorcier noir était donc confiant, sans l'être trop, car il savait que c'était le genre de chose qui pouvait le piéger.

Il se planta le grand bâtiment, situé dans le vieux quartier d'Ottawa, et observa son architecture à l'anglaise, caractéristique du temps où le pays était encore une colonie. Puis il jeta un œil à sa montre. Quelques instants plus tard, il reçut un message télépathique d'un des soldats de Croix, qui lui annonçait être en position. Il était donc à l'accueil du QG, prêt à attaquer le réceptionniste, tandis que seize autres étaient à cinq endroits différents du hall d'entrée, en vue de maîtriser les exorcistes qui vaquaient à leurs occupations. Les autres étaient encore à l'extérieur. L'escouade comprenait 25 esclaves et 50 sorciers. Leur nombre n'était pas très impressionnant, mais ils comptaient plus sur l'effet de surprise et sur la puissance des pouvoirs et des dons qu'ils avaient sélectionnés pour cette mission.

Mohamed lança une boule de feu sur une des tours du QG. Et pouf. C'était le signal. Chacun attaqua, les exorcistes d'Orpheo commençaient à se défendre. Comme ils avaient détruit quelques runes de dissimulation au passage, des humains innocents commençaient à courir partout en poussant des petits cris de panique. Le quarantenaire éclata d'un rire franc et lança une autre boule de feu avant d'entrer dans le QG. Boum. Il repoussa d'un coup de dague un membre du QG qui se jeta sur lui, non sans se prendre un coup de son don au passage. Ce type devait avoir la capacité d'apporter de la confusion, ou quelque chose comme ça. Mohamed tituba en avançant dans le hall, enfonça sa dague dans le ventre d'une femme et la poussa sur le côté, évita une flèche, et usa un coup de son don pour repousser encore une attaque. Les effets de la confusion commencèrent à se dissiper alors qu'il grimpait un des escaliers pour se rendre au premier étage. C'était là qu'il devait aller, trouver des documents importants sur une nouvelle arme magique, capable de détruire les runes d'un adversaire instantanément, ce qui serait, somme toute, fort pratique. Et encore, Ottawa recelait certainement bien d'autres découvertes intéressantes dans les tiroirs de son QG.

Andrej Jablonowski, chercheur en chef, section armes magiques. C'était ce qu'annonçait la porte du bureau au fond du couloir. Un bon début. Mohamed sourit et se dirigea vers la porte en question, un sourire satisfait et un peu guignol aux lèvres. Celui-ci ne s'effaça absolument pas lorsqu'il vit débarquer un beau petit jeune homme, cheveux et barbe de jais, l'air sérieux et taciturne -normal, il venait de se faire attaquer son joli petit QG-, que le sorcier noir reconnut aussitôt des documents qu'on lui avait fourni :


-Kristiansen ! J'ai beaucoup entendu parler de vous ! Comment va la vie ? Belle journée n'est-ce pas ?

Il s'avança vers le petit jeune pour lui serrer la main, tout en ouvrant la porte du bureau de l'autre, prêt à attaquer le gosse si celui-ci tentait quoi que ce soit. Il aurait dû attaquer le petit dès qu'il l'avait vu, mais il avait bien connu les Kirstiansen du temps où il travaillait pour Orpheo, et puis, c'était un sorcier au sang pur, ça aurait été dommage de le tuer. Du moins, de le tuer tout de suite. Sans compter qu'il ne pouvait résister à la tentation de faire le clown avec ses ennemis. Faire comme si tout était normal les faisaient enrager, et c'était extrêmement amusant.
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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Jeu 8 Juin 2017 - 21:50

« Il arriva sur son fier destrier et tous s’écartèrent pour le laisser passer. »

Sérieusement ? C’est vraiment ce à quoi j’ai bien pensé en me pointant d’un air courroucé au QG sans arme ni plan C, B ou même A ? Est-ce que je me suis pris pour un roi d’une contrée lointaine à la tête d’une grosse armée prête à fondre sur l’ennemi ? Est-ce que j’ai seulement conscience de ma bêtise et de mon ignorance, là maintenant tout de suite. Je suis mignon à me prendre pour le général, mais putain, même le général il part au front avec une putain d’épée, un flingue ou tout objet du même style. J’ai tout sauf l’air impressionnant avec mon regard de nounours, alors je ne peux même pas compter sur mon visage pour faire fuir. Et puis, même. Même si j’avais l’air d’un caïd, j’ai quand même en face de moi des gens potentiellement – certainement – plus violents que moi. Je vais leur faire quoi, une attaque à coup de trieur ? Mais merde Allen, ça t’arrive de réfléchir deux secondes avant de jouer le mec héroïque et de foncer tête baissée ?! T’es fait pour gérer les trucs à distance, le terrain t’as jamais aimé ça et de toute manière, tu sais très bien que t’es juste pas fait pour ça.

Ça va. C’est vrai, j’ai pas gazé sur le coup, je dirais même plus que les événements me sont tombés un peu vite sur la figure. J’ai donné les directives et je me suis pointé comme une licorne arc-en-ciel dans l’espoir d’amener de l’attention sur moi alors que OUI ALLEN, tu peux MOURIR.

Toujours sans arme, je me suis présenté dans le hall dans le but de croiser l’homme ou la femme responsable de toute cette très grosse agitation. Sérieusement, combien sont-ils ? J’en ai vu une dizaine, mais à entendre les bruits alentours, je pense très largement minimiser l’évaluation. Des gens très entraînés qui combattent ici, c’est un peu Tchernobyl avant l’heure. Il faut à tout prix régler le problème des runes de dissimulation. Mais avant ça, les données. Les laboratoires devraient être verrouillés sous peu, quant aux études en cours… Il y a bien une manière de les rendre inaccessibles mais j’aimerais le faire en cas de dernière nécessité. Vraiment. Croyez-moi, vous ne voulez pas voir cela arriver.

Aux côtés de mon co-directeur, nous nous frayons un chemin à travers la foule rassemblée. Mon pouvoir s’active et fait barrière aux potentiels coups. Je ne me risque pas à utiliser mes poings face à des personnes magiques, qui sait ce qu’un contact pourrait engendrer. Phil se déchaîne à mes côtés, me protégeant comme une véritable bête. Je suis très certainement inutile et je ne cherche de toute façon pas à l’être, utile, mon esprit trop concentré sur les étages supérieurs. Je parviens finalement à attraper les escaliers et nous montons ces derniers à toute vitesse. Un coup dans les reins par mon co-directeur me fait baisser des yeux enragés vers lui. Il tient un pistolet dans sa gueule et me le tend violemment. Ma parole, Phil est une personne carrément efficace en fait. Je n’aurais jamais cru ça possible de sa part. Si ça se trouve, il est juste tout l’inverse de moi, un mec sur le terrain qui se laisse guider par son instinct. C’est un peu le lot commun des métamorphes. J’attrape l'arme et le passe dans ma poche arrière. J’ai clairement pas l’accoutrement pour me battre, avec mon costard. Trois exorcistes viennent nous prêter main forte pour faire barrage aux deux sorciers noirs à nos trousses et cela nous permet de battre en retraite à l’étage. Une porte ouverte puis refermée l’instant d’après et nous voilà au second étage. Celui des différents directeurs d’unité. Le mien également.

Le silence tombe tout à coup et l’atmosphère ne s’en trouve que plus oppressante. L'isolation est vraiment particulièrement impressionnante et ce n’est pas la première fois que je m’en rends compte. Bref, y’a quand même des vies qui se jouent en bas, alors plus vite on trouve le major, plus vite on termine ces conneries. Nos pas résonnent sur le carrelage brun du couloir. D’abord ce n’est que ça puis…

-Kristiansen ! J'ai beaucoup entendu parler de vous ! Comment va la vie ? Belle journée n'est-ce pas ?

GHH.
Je sursaute tandis que mon regard tourne à l’angle pour apercevoir un homme. Un homme grand que je ne saurai reconnaître, bien habillé, au regard clair et à l’air… L’air… Je ne sais pas. Il cache bien son jeu ou bien sans doute joue-t-il déjà. Je m’étais attendu à un Monsieur PAF BOUM SCHLANG ultra testostéroné venu de la part des sorciers noirs, mais je dois bien avouer que non, en fait, il a au moins l’air aussi chelou que moi. Est-ce que c’est censé me rassurer ou m’effrayer ? Son allure ne me dit rien qui vaille et je fronce évidemment les sourcils pour montrer mon mécontentement, sans savoir si de ma main va d’abord surgir le pistolet ou mon pouvoir de glace. Il m’a l’air commode, mais est-ce que vraiment, ça existe des gens commodes chez eux ? Il me tend la main et l’autre est posée sur la poignée de la porte de mon directeur d’unité. Jablonowski. Ils viennent donc pour des informations. Le loup à mes côtés grogne furieusement mais ma paume ouverte passe devant lui, le forçant à relever les yeux et se calmer, très légèrement. J’incline très légèrement la tête et plisse les yeux, sans vraiment savoir à quoi me fier. J’avoue que je préfère ça à la confrontation mais cette attitude – amicale ? – me désarçonne quelque peu. Bah oui Allen, t’es tellement un bisounours que puisque tu n’en veux pas à personne, pourquoi les gens t’en voudraient-ils, hein ?

-Grand bien me fasse, mais vous savez ce que les ragots racontent : beaucoup de mensonges pour une once de vérité. Me voilà néanmoins fortement contrarié de ne pas savoir à qui je m’adresse.

La grosse bête à côté de moi aboie une première fois avant de montrer une nouvelle fois les dents, tout en me regardant. Je le sens bien, il connaît son identité mais il lui faudrait passer sous forme humaine pour m’adresser une réponse. Or, ce pourrait-être très dangereux. Trop dangereux. Il se contente de me lancer un regard abasourdi. Ech, M. Vanderburg, cessez de me faire paraître pour un moins que rien, s’il vous plaît. Je suis chercheur moi, pas chasseur de tête. J’ai rien demandé à personne alors… Bah alors oui personne ne te veux du mal, Allen, on a bien compris.

Sauf que ça ne marche pas. Comme. Ça. PUTAIN.

Après la pause gueulante orchestrée par Mauvaise Humeur – MH pour les intimes – je me sens un peu mieux et prêt à faire face à l’adversité – ou plutôt à l’adversaire, et accessoirement il vaut mieux pour moi y être préparé. Je m’avance un peu plus et poursuit sur ma lancée :

-J’avoue avoir connu meilleure après-midi. Un peu moins… agitée, dirons-nous. Ils prévoient de la pluie pour ce soir, vous savez ? Si vous avez prévu de vous abriter ici, ce serait sympa de modérer vos copains. La discussion, tout ça, vous devez connaître non ? Vous m’avez l’air d’être une personne censée. Je pourrais même vous proposer un verre, avouez que ce serait quand même moins fatiguant.

MH se tait. MH est effarée. MH ne sait plus où se mettre parce qu’Allen se lance dans un nouveau style et c’est assez… Stupéfiant. Je ne comprends moi-même pas trop ce qu’il m’arrive. Je suis trop sérieux pour oser blaguer sur des choses aussi graves et pourtant, cet homme m’emporte dans son tourbillon. Si je dois entrer dans son jeu pour sauver ne serait-ce qu’un exorciste de plus, alors je le ferai. Il n’y a pas de temps à perdre mais j’ai toujours eu tendance à surestimer mes ennemis. Je suis encore jeune et cet homme doit être bien plus expérimenté que moi. Même avec Phil, je ne pourrais prévoir la tournure du combat. De plus, qui m’indique qu’il n’est en vérité pas accompagné, par des sorciers doués en invisibilité par exemple. Rien. Phil a envie d’attaquer mais je comprends que mon comportement pourrait potentiellement nous octroyer plus d’avantages qu’il n’y paraît.

Allons-y, sorcier.

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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Jeu 15 Juin 2017 - 0:52

Mon enfant, il faut savoir dire non dans la vie

Mohamed éclata d'un rire franchement amusé. Le petit entrait dans son jeu. Volontairement en plus, semblait-il. Incroyable. Voilà que le sorcier noir était maintenant intrigué de savoir ce que lui réservait cette rencontre avec le directeur du QG canadien d'Orpheo. Qui mettait un gosse de cet âge d'un QG ? Quoi qu'il pensa cela sachant bien qu'Anja Von Duisbourg était plus jeune que ce marmot à peine barbu, et était pourtant chef de Rosenrot. Mais bon. Rosenrot fonctionnait selon les lois du sang, pas Orpheo. Ils avaient dû en perdre des exorcistes dans cette guerre, pour mettre à la tête Canada -le Canada, bon sang ! C'est grand le Canada !- un petit poupou que... Oh mais, wait. L'esprit de Mohamed bloqua un instant. Mais oui. Selena et lui avaient passé un an de leur vie commune au Canada, à travailler pour ce même QG qui était fort accueillant. Mais ce n'était pas important. L'important c'était qu'à l'époque ils avaient rencontré un joli petit couples de norvégiens, fraîchement mariés, fraîchement parents les... Kristiansen. Allen Kristiansen hein ?

Mohamed avança d'un pas de plus vers l'exorciste qui l'avait aimablement traité de menteur, et qui requérait de façon fort délicate, toutefois, de savoir quelle était son identité, à lui.
C'est à ce moment qu'il remarqua le gros loup à crête blanche qui se tenait au côté du p'tit brun et lui grognait après. Certainement un métamorphe tout kéblo dans une de ses formes; Bien fait pour lui. Mais dangereux pour Mohamed qui pouvait très bien se faire bouffer la main et plus à tout moment. Au pire il le cramerait. Le marocain fronça les sourcils et lui montra les dents :


-Couché ! lui lança-t-il.

Il reprit sa tentative d'apnée dans ses souvenirs. Les Kristiansen, donc. Enfin, quand on dit les Kristiansen, c'est très large, c'est plus de la moitié des sorciers de Norvège. Non là, il parlait des Kristiansen ses amis de jeunesse, parents d'un petit... Allen bon sang de bordel de chameau à queue de pie ! Il s'en souvenait. Tout petit, tout poli, cheveux noir corbeau, toujours des glaçons qui lui sortaient des mains. Une moue boudeuse. Mais tout mignon. Adorable. Il l'avait pris dans ses bras et pincé les joues. Puis il lui avait fait la blague du "j'tai volé ton nez", et il avait ri. Adorable petit bonhomme. Et lui était jeune et con. Moha sourit. C'était fou comme la vie pouvait être ironique parfois.

-ALLEN Kristiansen. -Il fit encore un pas et lui pinça la joue, trop tentant-. Je me souviens de toi. Tu avais toujours les mains gelées. Mais tu étais beaucoup plus souriant et joufflu à l'époque. Ca fait bien 25 ans, et ça ne me rajeunit pas. Et je t'assure que ça ce n'est pas un mensonge. Je me nomme Mohamed Al Hattal, j'ai bien connu tes parents, enchanté.

Il lui serra la main sans lui donner le choix. Il était bientôt enjoué par la situation pour lui donner le temps de réfléchir. Ce faisant, de l'autre main, dans son dos, il commença à tracer une rune de déverrouillage au charbon -il en gardait un morceau dans sa poche en mission- sur la porte du dénommé Jablonowski. La causette, c'était bien joli, mais il fallait bien faire avancer la mission un jour ou l'autre, hein ? Ouais. Voler les petits documents. Inch'Allah.


Mais le reste de la scène était hilarante. Le gamin -Allen, donc-, lui répondait avec le plus grand calme -il en avait des tripes, ce petit-, lui parlant posément du beau temps -Moha devait s'avouer impressionné. Il lui parla de discussion, presque gentiment, et lui proposa même un vair. Le sorcier noir eut un grand sourire :

-Comme c'est aimable ! Tu aurais du brandy ? J'ai très envie de brandy en ce moment. Mais je ne savais pas pour la pluie, merci de m'en informer, je prévoirai un k-way. Oui j'aime bien avoir l'air ridicule, j'avoue. Et bien sûr que je connais la discussion, jeune malotru, sinon je ne serai pas en train de taper la causette avec toi, Allenou. Je suis évidemment tout aussi censé que toi, discutons. Dis-moi, de quoi veux-tu parler ? Tu as des problèmes avec boule de poil ici présente ? -il désigna le loup toujours en colère des yeux-.

Sa rune était finie, la porte s'ouvrit derrière lui. Le sorcier noir sourit. Parfait. En un mouvement, il se glissa à l'intérieur du bureau et referma la porte au nez du bébé chef de QG et de son louveteau. Déso, pas déso. Il verrouilla la pièce avec une autre rune, et se dépêcha d'aller farfouiller dans les divers meubles avant que mini-glaçon ne rapplique. Il était jeune, mais il devait tout de même savoir briser une rune, pour être chef d'un QG entier, non ? Oh, s'il remettait la main sur Mohamed, il allait être furieux. C'était dommage, il l'avait trouvé tellement adorable étant gamin. Un instant, ses amis Kristiansen, Selena et sa vie d'exorciste d'Orpheo lui manquèrent. Puis il chassa cette pensée de son esprit. Stop, nostalgie, stop. Cette vie était révolue.
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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Mar 27 Juin 2017 - 22:34

« J’en ai marre qu’on m’traite avec ce p’tit air condescendant. J’ai pas la tête de l’emploi, et alors ? »

C’est dingue ça. Que ce soit Orphéo ou mes vrais ennemis, je retrouve toujours cette petite touche de mépris gratuite. Cette pointe de supériorité qui devrait ne pas m’occuper outre mesure mais qui commence sincèrement à me taper sur les nerfs. D’accord, mon visage il attire les filles avant d’effrayer les hommes. D’accord, je suis beaucoup trop jeune pour être directeur et je m’accorde sur ma potentielle naïveté face aux aléas de la vie. J’ai une pile de vies à gérer, un pays bien plus imposant que mes larges épaules à porter, un Secret à garder au péril de tout ce que je chéris. Je sais que ma tâche n’est certainement pas la plus facile et que mes compagnons directeurs, aigris de par leur âge et leur maturité, ont raison de me préparer à cette lourde responsabilité.

Mais je suis têtu. J’ai ma jeunesse pour porter un nouveau courant, des méthodes à développer, un futur qu’ils ne pourront pas créer pour moi. C’est ce qu’ils ne voient pas. Mes doutes, ma crédulité, ma gentillesse ne sont pas des faiblesses. Ils m’aident à avancer. Même si je me ramasse la tête contre le sol, même si je me ridiculise, j’en ressors toujours avec quelque chose en plus. Quelque chose qui finira par amener au respect mutuel. Je n’ai jamais voulu écraser, parce que l’union fait la force. Alors, même si j’avance plus lentement que les méthodes traditionnelles parce que mes idéaux sont difficiles à acquérir, eh bien soit. Si je dois encore travailler dix années à raison de douze heures par jour, eh bien soit. A la fin, ils comprendront et ce jour ils apprendront à leur tour.

Qu’importe, là n’est pas le moment de monter sur mes grands chevaux en lançant un « et tu verras, dans quelques années, tu ne me regarderas plus de haut ! ». Non, ça serait idiot de un, et en fait vraiment inutile de deux. Je n’ai rien à prouver, et s’il me sous-estime, grand bien lui fasse, je ne peux donc que le surprendre ou ne pas baisser davantage dans son estime. Les avantages sont suffisants. Phil grogne à mes côtés, me fait remarquer une fois encore mon ignorance des têtes de file des sorciers noirs. Je retiens les visages à condition de les avoir déjà vus. Lui, en revanche, il ne me dit absolument rien. Pardonne-moi de ne pas trop avoir affaire à ce genre d’individu, sac à puces.

-Couché !

Mon co-directeur aplatit un peu plus ses oreilles en arrière et découvre ses canines en laissant régulièrement sa gueule s’entrouvrir pour… faire-ce-bruit-étrange-de-chien-pas-content à mi-chemin entre le jappement et le grognement. Il va lui sauter à la gorge dans peu de temps, c’est moi qui vous le dit. S’il n’y avait pas ma main entre les deux, Phil lui aurait sauté dessus sans réfléchir. Enfin. Pour une fois, je prends sa défense et la remarque du typé arabe ne me plaît pas beaucoup. Ce qui est, somme toute, plutôt rassurant étant donné qu’il est un sorcier noir et moi un exorciste d’Orphéo. Bien. Une raison de plus de ne pas approuver leur cause. Je n’ai de toute façon aucun argument pour justifier ne serait-ce qu’une seule de leur action.

À commencer par attaquer sauvagement un QG sans défense.
Bande de Lamellibranches.


Je pourrais presque grogner moi aussi, mais je ne m’appelle pas Philip et je ne suis pas métamorphe donc je me contente de fixer l’homme-de-Croix d’un air mauvais. Je peux avoir un air un peu plus féroce. Oui oui. Non, je n’ai pas demandé d’avis, c’est un fait. Chut. Je veux rien savoir. Est-ce qu’on peut se concentrer un peu ? Pouf, le Monsieur-De-Croix s’approche beaucoup trop près de moi et me pince la joue.
Ok, weird man in approach.
Je dois vraiment avoir l’air inoffensif. Je déprime maintenant ou bien ?

-ALLEN Kristiansen. Je me souviens de toi. Tu avais toujours les mains gelées. Mais tu étais beaucoup plus souriant et joufflu à l'époque. Ca fait bien 25 ans, et ça ne me rajeunit pas. Et je t'assure que ça ce n'est pas un mensonge. Je me nomme Mohamed Al Hattal, j'ai bien connu tes parents, enchanté.

Un de mes sourcils se relève pour masquer au mieux la tornade de réflexion actuellement en cours. Je plonge dans mes souvenirs, je tente de déceler au travers de ses traits un semblant de familier, quelque chose qui tende à me faire me souvenir mais rien ne vient. Son regard n’a rien de celui de quelqu’un capable de tenir un enfant dans ses bras. Ou peut-être est-ce un masque appliqué en mission. Je ne sais pas, je ne veux pas tenter de comprendre sa psychologie, j’ai mes propres problèmes et mon QG à récupérer. Et je préfèrerai crever que d’en laisser un seul morceau à ces enfoirés. Je secoue un peu la tête pour me sortir ces sornettes de l’esprit, persuadé de ne pouvoir acquiescer à aucune de ces balivernes. Malgré tout, ce petit espace dans mon cerveau poursuit sa recherche, étale les dossiers, ouvre les armoires de mon passé, silencieusement, méticuleusement. Je le laisse faire et me concentre sur l’instant présent. Ne pas perdre trop de temps. Je poursuis et rentre dans sa mascarade, dispose un masque vénitien autour de mon visage pour ne pas flancher et garde la tête haute, non sans envoyer quelques piques gratuites, réponse directe à ses œillades peu appréciables, après m’avoir franchement serré la main. Il aurait tout aussi bien pu disposer une rune, quelle qu’elle soit sur moi pendant ce temps, mais je les fréquente assez pour comprendre que son geste avait juste une finalité… amicale ? Franche ? Pas normale quoi.

-Comme c'est aimable ! Tu aurais du brandy ? J'ai très envie de brandy en ce moment. Mais je ne savais pas pour la pluie, merci de m'en informer, je prévoirai un k-way. Oui j'aime bien avoir l'air ridicule, j'avoue. Et bien sûr que je connais la discussion, jeune malotru, sinon je ne serai pas en train de taper la causette avec toi, Allenou. Je suis évidemment tout aussi censé que toi, discutons. Dis-moi, de quoi veux-tu parler ? Tu as des problèmes avec boule de poil ici présente ?

Son discours coule, sans préparation, naturellement, comme une habitude, un carrousel aux rouages huilés. Il s’amuse mais je ne ris pas. J’essaye de gagner du temps tout en oubliant qu’il s’écoule également pour lui. Une seconde supplémentaire et l’homme disparait dans le bureau de mon directeur d’unité. J’ai à peine le temps de m’y diriger avec hargne qu’une rune de verrouillage apparaît au travers de la porte boisée.
FAIS CHIER
Ai-je envie d’hurler. Discuter de la pluie ? On oublie, très bien. Phil me souffle dessus d’un air furieux et je sens à sa hargne qu’il hésite à se transformer en rhinocéros pour défoncer cette porte. Ce serait intéressant, certes, mais non. Tout en contrant la rune du mieux que je puisse, il me semble entendre mon Moi plongé dans les archives sortir un document de mes jeunes, très jeunes années et de celles suivantes. Des images diffuses, des souvenirs effacés et une mémoire survivant par la parole de mes parents. Mohamed Al Hattal. Un homme charmant, drôle, un bon exorciste. Le nom de Deslilas s’accroche éperdument à celui de Al Hattal. Leur relation me parvient par des bribes de souvenirs, par des écoutes indiscrètes dans les pensées de mes parents. J’en connais bien plus qu’ils ne m’en ont dit. Le doute fait place à l’incompréhension, l’incompréhension à l’injustice. Mes parents l’appréciaient. Mais il les avait quittés. Ce n’était pas une relation incroyablement proche, mais suffisante pour inquiéter mon adorable paternel pendant quelques jours. Ils m’en avaient toujours parlé en bien, sans jamais mentionner sa nouvelle « famille noire ». Je tombe des nues. Et cette injustice fait place à la colère. La rune s’efface. Je donne un violent coup dans la porte et rassemble tout mon pouvoir dans ma main pour balancer une traînée glacée sur mon passage. Partout. Partout, même vers le sorcier. Il est intelligent, il saura l'éviter. Sur les documents, les ordinateurs, les piles de livres, le sol, tout. La fenêtre même n’y réchappe pas et les morceaux de vitre explosent face aux épines de glace les transperçant. Les remords viendront plus tard pour les ordinateurs hors service, la paperasse à l’encre mouillée et baveuse. Seules les quelques notes au crayon pourraient y survivre. Pas grand-chose. Je devrais l’interroger au sujet de sa recherche, je ne devrais pas continuer à retenir mon co-directeur mais c’est plus fort que moi et d’un ton ne parvenant que peu à masquer mon bouleversement, je lance :

-Pourquoi ?!

Je réagis assez tard à cette soudaine prise de parole et, mon pouvoir à fleur de peau, j’ajoute, remis de peu de mes émotions passagères :

-Vous rentrerez les mains vides, Monsieur. Vous et votre clique. Je ne me séparerai pas d’un seul document, même s’il faut que je les supprime un à un.

J’ai sans doute l’air d’un homme aimable, je ne fais sans doute pas peur, mais mon ton n’a rien de celui d’un gamin qui en menace un autre. C’est une promesse. Et cette promesse se grave tandis que je ne parviens pas à faire la différence entre ma colère due à l’éclatement des réminiscences heureuses de mes parents et mon incapacité à gérer ce QG, ce bâtiment et toute cette responsabilité entre mes mains. Je crois que c’est un peu tout et que cet « un peu tout » de doutes et de refus m’aident à grandir et devenir un peu plus fort.

J’espère.

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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Lun 3 Juil 2017 - 1:06

Le papa pingouin s'ennuie sur sa banquise

Toutou pas content. Si le loup blanc qui faisait face à Mohamed avait pu rentrer ses oreilles dans son crâne afin de signaler son mécontentement, il l'aurait fait. Le sorcier remarqua également son incroyable capacité à retrousser ses babines au maximum, ce qui en aurait effrayé plus d'un. Mais pas Moha. Enfin, il savait bien à quoi s'attendre, tout de même, il savait qu'il devrait faire attention à ne pas se faire arracher une main, mais il n'était pas paniqué par la grosse bestiole qui se tenait devant lui. C'était un loup, soit, mais juste un loup. Lui avait le feu, et la torture. Et s'il réfléchissait stratégiquement, même à deux contre un, il avait des chances de s'en sortir.

Car il se doutait bien que Kristiansen et son loupiot allaient finir par rentrer dans le bureau. Et il avait raison. à peine avait-il sélectionné un dossier qu'il avait glissé dans sa poche après avoir réduit sa taille grâce à une rune que le gosse entrait à la volée dans la pièce et... La Reine des Neiges. Ouais, la Reine des Neiges. Elsa qui pète un câble. Voilà, Allen Kristiansen était en réalité Elsa, reine d'Arendelle, tout s'éclairait, tout était lumineux.

Non. Tout n'était pas lumineux. Le sale petit môssieur avait ruiné les documents. Bon, certes, dans le monde de la magie, il était de perdre définitivement un document, mais tout de même. Mohamed allait devoir réfléchir à la façon de récupérer ces informations. Lâcher une grosse boule de feu sur le tout n'était absolument pas une bonne idée actuellement, cela allait certainement plus abîmer le tout qu'autre chose. Il fallait qu'il réussisse à récupérer le tout tel quel, et décongeler tout ça dans un labo ou avec un sorcier/esclave qui aurait un pouvoir adapté. Une rune de restauration ferait même probablement l'affaire. Mais Mohamed avait des choses plus importantes auxquelles réfléchir actuellement : les quelques épines de glace qui se dirigeaient rapidement vers son pauvre et vulnérable corps. La boule de feu partit instantanément et le tout forma une sorte de petite explosion qui fit "paf" et "sploutch", et que Mohamed regarda avec un haussement de sourcil et un geste de main un peu précieux.

Et là, en tant que bonne princesse Disney, le petit Kristiansen lança un "pourquoi ?!" un peu mélodramatique au yeux de Mohamed, qui ne put s'empêcher de ricaner. Evidemment que ce gosse était la Reine des Neiges, vu que petit il avait des glaçons à la place des mains. Sauf qu'à sa connaissance, ils ne lui avaient pas mis de gants pour le canaliser.

Comment se fait-ce qu'un sorcier noir aussi terrifiant et mauvais que Moha connaisse un des derniers long-métrages des studios Disney me direz-vous ? Eh bien, disons qu'avoir une petite de quatre ans complètement fascinée par les héroïnes courageuses et qui chantent bien à la maison, ça aide. Si vous croyez que les petites sorcières noires sont épargnées par les Disney, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Bon, certes, Mohamed n'était pas un père aussi strict que bien de ses collègues -typiquement, il était à peu près sûr que Gabryelle Cross n'avait pas vraiment eu de période "Princesse Disney, Libérée Délivrée". Après, peut-être qu'elle se sentait libérée, délivrée lorsqu'elle torturait ses victimes. Probablement. Tout ça ne changeait rien au fait que le marocain avait à la maison une petite Elaïa qui, avec sa jolie chevelure blonde et ses yeux irrésistibles, toutes les raisons de se prendre pour une princesse (le fait que Mohamed la gâtait un peu trop n'arrangeait pas les choses), et adorait courir partout en chantant à peu près tout le répertoire Disney, de "L'Histoire de la vie" à "Le Bleu Lumière" en passant par "Je Voudrais un Bonhomme de Neige" et "Comme un Homme". Le tout en deux langues, car son père adoptif lui parlait assez souvent en arabe. Et Elaïa était très jolie en robe d'Elsa.

FIN DE L’APARTÉ PAPA MOHA ET SA TRIBU.

Le petit avait crié, Mohamed avait ri. Et il amorça sa réponse :


-Pourquoi quoi ? Pourquoi je vole tes documents ? Parce qu'on est en guerre petit chat. Pourquoi les canards s'tapent Montréal-Mexique chaque hiver ? Révise tes cours de bio. Pourquoi les nuages vont dans un sens et pas dans l'autre ? Principalement le vent. Pourquoi les poulets ? Ca j'en sais rien.

Voilà. Ca c'était fait. Le sorcier noir était à présent en train de réfléchir à toute allure afin de déterminer comment il allait pouvoir dérober tout ces documents, ou au moins une partie, avant que glaçon-man ne trouve une idée lumineuse qui ferait totalement foirer sa mission. Car même s'il se moquait de son jeune âge, il ne ferait pas la grossière erreur de sous estimer ses capacités. Ni intellectuelles. Ni physiques.

Mais voilà qu'il l'interrompait encore dans ses pensées, le bougre. Bon, par contre, niveau discours impressionnant, il avait encore des progrès à faire, le petit Allen. Pas un seul document, blablabla. Les détruire un à un, gnagnagna. Mohamed leva les yeux au ciel et croisa les bras. Bon, au moins, il savait que le gosse était prêt à aller loin pour ne pas le laisser voler sa paperasse, mais rho. Il était un peu rabat-joie tout de même.


-Ah oui ? fit le quarantenaire en levant un sourcil. Et bien dommage, parce que... BAAAAH !

Et sur ces mots, il lança deux boules de feu. Une en direction des yeux d'Allen, et une en direction de ceux du loup. Pas trop puissantes, histoire de les aveugler temporairement, seulement. Il avait également compté qu'ils résisteraient peut-être, mais il avait l'effet de surprise avec lui. Profitant de ce moment de confusion, le sorcier se mit à rassembler le plus de document possibles, à coup de petits coups de chaud pour détacher ceux qui étaient collés à cause de la glace, puis de runes de rapetissement et de conservation. Il fallait tout de même qu'il conserve son énergie. Il allait vite se retrouver épuisé à ce train là. D'un côté, il n'avait plus le luxe de faire le tri. De l'autre, il n'avait pas non plus celui d'utiliser pouvoir et runes à tout de bras, sous peine de ne pas faire long feu.
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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Lun 17 Juil 2017 - 23:34

« J’en ai ma claque de parler à des gens, la prochaine fois je deviens télépathe avec les palourdes. »

Parce que l’avantage de parler à des palourdes, c’est qu’elles ne risquent pas de vous taquiner, de vous rabaisser, de vous envoyer dans les roses avant de vous piquer avec des orties. J’ai certes jamais parlé avec des palourdes mais je suis prêt à parier qu’il n’y a pas grand-chose à espérer de leur intellect. Et si, à mon grand dam, elles se révèlent dotées d’une intelligence supérieure à la nôtre, je promets que je n’en mangerais plus jamais.

Pourquoi je devrais disserter sur les palourdes ? Parce que, franchement, j’éprouve parfois quelques difficultés à comprendre mon entourage. Les sorciers noirs en particulier. Leurs… Motivations ? Ce qui les pousse à devenir des méchants de bandes dessinées. Un peu plus intelligents quand même que des palourdes mais franchement difficile à cerner.

Bien, si déjà, ça, c’est cerné par des rubans de police judiciaire, imaginons maintenant que le monsieur devant moi, typé arabe à l’air gentillet mais que nenni, se trouve être un en fait quelqu’un que je connais. Que j’ai connu à vrai dire. Que j’ai ouï dire il y a fort fort longtemps. Bien. Que pourrait-il bien se passer si je venais à me demander comment diable cet individu-là a-t-il bien pu se retrouver dans sa position actuelle. Oh, il a pu s’en passer des choses en presque trente ans. Oh, j’en suis tout à fait certain et j’avoue vouloir écouter très chaleureusement ce récit certainement intéressant. L’écouter attentivement et me prémunir d’un potentiel futur. Les descriptions ne collent décidément pas à l’image que je me faisais de ce Mohamed. Oh, le physique, passe encore, trente ans ne sont rien dans la vie d’un sorcier. Psychiquement en revanche…

Pourtant, dans un autre contexte, tout pourrait parfaitement passer. D’un point de vue extérieur, cet homme pourrait paraître tout à fait charmant s’il n’était pas en train de saccager et piller mon QG. Du coup, ça m’énerve un peu voyez. Sur le coup, au moment de se faire enfermer à l’extérieur comme un bleu, mes pensées divaguent et se demandent comment cet homme s’est retrouvé de ce côté-là. Le côté des méchants je veux dire, pas derrière la porte. Phil grogne à côté de moi parce qu’il ne peut strictement rien faire. Du coup, je m’empresse de briser la rune à l’aide de mes petites connaissances et balance un jet de glace à travers la pièce, gelant tout sur mon passage. Bien entendu… Bien entendu il a fallu que ce monsieur possède un pouvoir de feu. Efficace ? Plutôt oui. Sauf que la glace quand ça fond, ça fait de l’eau et l’eau ça éteint le feu. Elémentariste de glace, c’est un peu deux pouvoirs en un, sous réserve d’avoir un brasier humain ou non à côté.

Brasier trouvé.

Et moi, comme un héros de bande dessinée, je balance une question très théâtrale. Y’a de quoi rire. Et bien entendu, Mohamed Al Hattal ne s’en gêne pas. Bientôt, on pourra rivaliser sur les bêtises et les phrases à deux francs six sous. Je propose que l’on monte notre petit commerce. Ou bien lui, lui je suis sûr qu’il pourrait faire un one man show. Il a naturellement le visage pour. Regardez-moi ces yeux. Je suis sûr qu’en sortant du ventre de sa mère, il lui a fait une blague à la « qu’est-ce qui est jaune et qui attend ? ».

-Pourquoi quoi ? Pourquoi je vole tes documents ? Parce qu'on est en guerre petit chat. Pourquoi les canards s'tapent Montréal-Mexique chaque hiver ? Révise tes cours de bio. Pourquoi les nuages vont dans un sens et pas dans l'autre ? Principalement le vent. Pourquoi les poulets ? Ca j'en sais rien.
-À quel moment t’a déconné dans ta vie ? Je veux dire, pas dans tes phrases de guignol, je te parle de la vie là, celle qui t’as fait passer d’Orpheo à Croix. Non, parce que ça m’intéresse, histoire que je fasse pas la même connerie si l’opportunité se présente.

Hé, c’est que je me mets presque à parler comme un bonhomme de la cité. J’ai jamais déblatéré autant d’argot face à quelqu’un. Je crois que je suis quelque peu offensé par ses paroles. Allen est vexé, on peut dire ça. Mais ça n’empêche pas que je suis tout de même curieux de sa réponse. Pas par une nouvelle démonstration habile – ou pas – de changement de sujet, mais par la vraie réponse derrière tout ça. Une manière d’échapper à tout ça. S’il m’annonce que l’idéologie y est meilleure et/ou plus juste, va falloir y mettre les arguments, le ton et les sentiments parce que tuer des gens parce qu’ils ne sont pas des sorciers ça ne fait pas vraiment partie de mes préceptes de vie.

-Est-ce que, concrètement, cet homme dans mes souvenirs vagues et diffus existe encore ? Parce que mes parents t’appréciaient vraiment et je suis prêt à parier que ç’aurait été encore le cas aujourd’hui. Je te présente à eux si tu veux ?

Et par la suite j’ajoute que je ne compte pas le laisser partir avec des documents parce que c’est relativement mon QG et que personne ne sort tant que je ne l’ai pas décidé. Ça vaut aussi pour les sorciers noirs.

-Ah oui ? Et bien dommage, parce que... BAAAAH !

Deux boules de feu nous arrivent dans la figure. Je me protège du bras qui gèle instantanément pour faire face à la magie d’en face. Il prépare un mauvais coup ? Je ne sais pas. Pendant un temps, je suis un peu perdu et l’instant d’après mon co-directeur me file entre les pattes, finalement assez peu enjoué d’avoir à jouer le chien de compagnie tandis qu’il meure d’envie de chiper un petit mollet. Ses pattes arrière se plient légèrement et le voici bondissant sur le type à l’air guignol plus si guignol que ça. Je suppose que je n’ai plus tant le choix. Il va falloir se battre un bon coup. Aussi, parce qu’il l’a si bien dit, c’est la guerre. Alors, ma main se lève très rapidement et balance une nouvelle gerbe de glace sur l’ennemi, en prenant évidemment soin de contourner Phil qui dans sa folie serait capable de se prendre la glace de plein fouet. Intelligent le gars.

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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Mer 19 Juil 2017 - 0:53

Le bien, le mal, je dis tant pis

Le petit poussin glacé devenait grand. Pas content, toujours campé devant Mohamed, il était en train de lui demander des explications sur... Son revirement de camp, vingt-trois ans plus tôt. En l'écoutant parler, le sorcier noir était déjà en train de sourire de toutes ses dents. Mais plus il parlait, plus il sentait cette pointe d'acidité, remonter en lui, cette sensation vaguement nauséeuse, accompagnée du souvenir de Selena. Il avait réellement aimé cette femme, c'était peut-être même la seule qu'il avait réellement aimé, ses autres amours de jeunesse n'étaient pas nombreux, et il ne s'en souvenait pas beaucoup, alors que ce qu'il avait vécu avec la franco-britannique était ancré en lui, gravé dans sa mémoire. C'était une époque heureuse. Il n'avait pas quitté Orpheo parce qu'il était malheureux, en réalité. Non, il l'avait fait pour honorer sa mère, sa famille, son sang. Il avait senti que c'était son destin.

Et quand à présent il voyait les grands yeux ébahis de ce jeune homme, qu'il n'avait pas vu depuis environ vingt-cinq ans, depuis qu'il était un tout petit garçon, et qui n'avait pas tant changé que ça. Sauf la barbe. Ok, sauf la barbe. Oui la barbe, tout de même, c'était un bon indicateur de quand un gosse est plus ou moins devenu un adulte. Tout de même. Toujours était-il qu'il avait de jolies prunelles toutes rondes et innocentes, qui demandaient une explication. Il avait envie de lui tapoter gentiment la tête, et de lui prendre le visage pour lui expliquer la vie. Il n'était pas du genre à se focaliser sur un ton agressif, même lorsqu'on lui disait qu'il avait déconné. Le petit croyait bien ce qu'il voulait, il n'était pas le dernier descendant pur d'une grande famille à qui on avait donné une lettre de sa mère depuis longtemps décédée qui lui demandait d'honorer la mémoire de son père.

En tous cas, il était intéressé parce que Mohamed avait à dire. Et il lui devait bien une réponse, en l'honneur de ses parents, non ?


Restant sur ses gardes, car tout pouvait arriver, le sorcier noir planta ses yeux bleus dans ceux, bruns, d'Allen Krisitiansen, et déclara :

- Je n'ai pas "déconné" mon jeune ami. Il se trouve que j'ai reçu une lettre de ma mère. Écrite peu avant sa mort. Elle me demandait d'honorer ma famille. Et ma famille est au dessus de tout pour moi. En plus, j'allais avoir un môme mêlé, j'ai préféré me barrer avant que ça n'aille trop loin cette histoire. Ah, et mes phrases de guignol n'apprécient pas ton jugement de jeune prétentieux. Elles te jugent de leur piédestal d'humour.

Disant ces mots, Mohamed ouvrir exagérément les yeux et pinça les lèvres en cul de poule afin de bien appuyer la fin de sa phrase. Toujours désamorcer avec une blagounette. Tou-jours. Surtout quand la nostalgie piquante, brûlante, acide, remonte du plus profond de soi à cause d'un sosie d'Elsa d'Arendelle, MÊME PAS BLONDE EN PLUS. Et barbu.
Ou peut-être que c'était Anna. Parce que vraiment, trop de gentillesse dans ce petit. A moins que ce ne soit une diversion, mais Mohamed avait beau observer la situation sous toutes les coutures, il n'en voyait pas, il voulait savoir si le Mohamed d'il y avait de ça 23 ans existait toujours. Le sorcier retint une grimace. La sensation bizarre dans sa bouche et dans son estomac lui indiquaient que oui. Et voilà qu'il lui parlait de ses parents. RHA. Sale gosse. Oui, il avait été ami avec les Kristiansen. Enfin, ce couple de Kristiansen-là, en particulier, parce qu'ils étaient une tripotée dans cette famille. Mais là n'était pas la question. Ce gamin parlait trop. Mohamed serra le poing, puis posa la main calmement sur une pîle de documents gelés, sans même frémir, et répondit :


- Je suis toujours le même homme, petit. Le changement majeur c'est que j'ai compris l'importance de la pureté... Valeur qui se perd chez les sorciers, si tu veux mon avis. Moi aussi j'appréciais beaucoup tes parents, d'ailleurs, des gens très intelligents.

Oh bien sûr, il ne s'attendait pas à ce qu'Allen comprenne, qu'il se dise "mais c'est bien sûr ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Être sorcier noir tombe sous le sens, finalement !". Il était résolu à l'idée que c'était réellement une question de ressenti, quelque chose de profond. Il était extrêmement dur de convaincre quelqu'un de devenir un sorcier noir. Il avait déjà essayé de convaincre un humain qu'il était naturel pour lui d'être esclave et cela n'avait pas été de la tarte.

Mais le franco-marocain n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps à la question. Déjà, il voyait le gros loup blanc lui sauter dessus. Il soupira. Mais il n'eut pas le temps de lancer son don à l'attaque de l'animal que déjà, il recevait une gerbe de glace. BIM. Un éclat vint se planter dans son pied, pas trop profond, mais ouille tout de même, pensa-t-il. Il fit fondre le reste instantanément, n'ayant cure de finir mouillé. La sensation des griffes du canidé s'enfonçant dans ses vêtements et dans sa chair était bien plus préoccupante. Mohamed planta alors ses yeux dans ceux de l'animal et tenta la torture. Une fois, il échoua, pas assez concentré. Deux fois, bingo. Il ne pouvait pas revenir bredouille. Il avait déjà cinq ou six documents dans la poche, et sa poche était scellée à l'aide d'une rune. Il devait au moins ramener ça.

Mohamed saisit la gueule du loup à deux mains et le plaqua à terre, sur le côté. Il ne fallait pas se laisser faiblir niveau magie. Il s'accorda quelques secondes pour reprendre son souffle, et décongela un tiroir. Il cherchait des clés USB, ou des disques durs, tout n'était peut-être pas sur papier, certainement pas, même. Mais il n'arriverait pas à emmener un ordinateur entier. Il fallait faire vite maintenant. Sélectionner quoi prendre, un peu au pif, à vrai dire, il y avait trop de trucs dans ce bureau. Tout en évitant les prochaines attaques de Kristiansen junior. Car cette saloperie de nostalgie l'empêchait d'en finir avec lui une bonne fois pour toute. Il aurait pu le tuer. Oui. Il voulait pas.
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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Lun 24 Juil 2017 - 19:19

« Ce que la vie peut faire de nous. »

Beaucoup de choses. Parfois, il suffit d’un rien pour virer de bord, changer le cap et filer droit vers le sud tandis que l’on s’était donné le nord pour objectif. C’est un ensemble de hasard, une panoplie de rencontres qui induit ce que nous devenons, ce que nous deviendrons. Je suis persuadé d’appartenir à Orpheo. Cette information qualifiée de vérité générale m’a été inculquée depuis le plus jeune âge et même si ma crise d’adolescence l’a parfois comparé à Croix ou Rosenrot pour faire blêmir mes parents, c’est une valeur que je n’ai jamais perdue. C’est probable. Si j’y réfléchissais sérieusement, sans doute pourrais-je faire partie de ces personnalités prêtes à se sacrifier pour leur travail, pour leur société, pour leurs collègues et amis.

Orpheo possède cette particularité, tout comme Croix et Rosenrot, de rallier des personnes honnêtes, fiables et surtout loyaux. D’un point de vue purement extérieur, de l’œil d’un humain innocent par exemple, ces organisations pourraient être qualifiées de sectes. Embrigadés dès le plus jeune âge, défendant des idéaux plus ou moins sujet au débat, impliqués dans des valeurs profondes, prêts à tout. Tout n’était au final affaire que de points de vue. C’est sur la base de cette explication que, comme n’importe quel fidèle exorciste opposé au régime noir actuellement sévissant sur la majorité du globe, je ne peux m’empêcher de serrer les dents en constatant le virage à 180° opéré par l’homme face à moi.

Il est de ceux qui, faibles, préfèrent se taire et rallier la meilleure cause. Des personnes indignes qui meurent souvent assez rapidement dans les films car incapables de recevoir la confiance d’autrui. Mais ce n’est pas le cas de Mohamed. Lui, c’est un homme dont, à défaut d’avoir été encensé par mes parents, a tout de même été bien apprécié. Du coup, je me pose tout un tas de questions. Je me demande comment il est possible d’avoir un jour voulu quitter Orpheo malgré son climat agréable – même si je ne cautionne pas toutes leurs actions – pour rejoindre la bande de fous de Croix.

Fort heureusement pour moi, ma question ne semble pas s’être perdue dans l’esprit du bonhomme. Je suis sans broncher sa main se poser sur les documents gelés, prêt à attaquer au moindre geste suspect. Cependant, l’honneur de répondre à ma question finit par passer en priorité.

- Je n'ai pas "déconné" mon jeune ami. Il se trouve que j'ai reçu une lettre de ma mère. Écrite peu avant sa mort. Elle me demandait d'honorer ma famille. Et ma famille est au dessus de tout pour moi. En plus, j'allais avoir un môme mêlé, j'ai préféré me barrer avant que ça n'aille trop loin cette histoire. Ah, et mes phrases de guignol n'apprécient pas ton jugement de jeune prétentieux. Elles te jugent de leur piédestal d'humour.

La famille est une prison. Il faut s’en défaire le plus rapidement pour pouvoir devenir autonome et vivre une vie que l’on désire et non que l’on subît. J’ai pris quelques années pour m’en rendre compte, longtemps attaché aux basques de mes parents par facilité, par sécurité. Même mon passage à l’orphelinat n’a pas suffi à me rendre totalement indépendant. C’est en partant au Canada que je me suis rendu compte de cette nécessité de vivre loin de mes parents. Même célibataire. De vivre sa propre vie, enfin, d’assumer ses responsabilités et d’apprendre de ses réussites comme de ses échecs. Alors, c’est vrai, pour moi l’excuse du « c’est la famille » ne fonctionne pas comme elle avait certainement fonctionné pour Mohamed. Tuer parce que la famille a dit que, vivre une vie radicalement opposée parce que la famille a dit que, se persuader de tonnes de choses sous ce même prétexte… Non.

Je grince des dents. L’explication ne résonne pas. Cette pseudo-excuse ne me satisfait pas et je constate à son regard qu’il ne s’attends pas à ce que je lui saute dans les bras comme si Dieu m’avait fait une révélation. Quant à la fin de son mini monologue, je relève très légèrement la commissure de mes lèvres, amusé. Qu’il me juge, qu’il me juge. Je m’en balance complètement. Puis, mon esprit se tourne vers son nom de famille. Al Hattal. J’en connais quelques-uns, des Al Hattal. D’abord Edwin, un ami très sympathique et drôle au possible que j’adore embêter lorsqu’une réunion est programmée au QG d’Orpheo Londres. Puis Behati, ma très bientôt future petite apprentie, ce petit bout de femme caractérielle torturée et pourtant si douce. Je l’apprécie tellement. Une simple pensée me traverse l’esprit. Comment accepterais-je que cette belle demoiselle puisse un jour disparaître pour rallier une cause à laquelle je n’adhère pas ? Une organisation opposée à la mienne. Comment pourrais-je oser vouloir poser ma main sur elle ? J’aime tellement cette petite fille.

-Espérons que tous les Al Hattal ne reçoivent pas une carte de l’arrière-grande-tante au troisième degré à leur 18e anniversaire.

J’essaye de passer ça sur le ton de la rigolade, mais mes yeux traduisent un certain inconfort. Un certain trouble et potentiellement une anxiété. J’ai bien plus de liaisons avec les Al Hattal que je ne le pense. Voir cet homme devant moi, contre moi tout en songeant à ce qu’il avait été auparavant me fait peur. En vingt-cinq ans tout pouvait bien changer. Et vingt-cinq ans pour un sorcier, ce n’est rien.

- Je suis toujours le même homme, petit. Le changement majeur c'est que j'ai compris l'importance de la pureté... Valeur qui se perd chez les sorciers, si tu veux mon avis. Moi aussi j'appréciais beaucoup tes parents, d'ailleurs, des gens très intelligents.

Bullshit cette histoire de pureté. Tout ce que cela entraîne, ce sont des mariages forcés. Il devrait faire des cours de biologie celui-là. Il apprendrait que la consanguinité, ça a davantage tendance à affaiblir qu’à renforcer. Ça crée des maladies, des malformations. Certains mêlés sont très puissants. Certainement plus puissants que d’autres sorciers. Mais je ne me lancerai pas sur ce débat face à quelqu’un de foncièrement croyant. Ce serait comme réfuter l’existence de Dieu à un fidèle. Inutile. J’ai envie de rire jaune tant la frustration me monte à la gorge. Tuer pour une histoire de pureté ça me… ça me dégoûte.

Je n’ai pas le temps de poursuivre la discussion de toute manière. Phil attaque et je fais de même. Je le blesse et mon co-directeur enragé touche sa cible. Puis finit par se tordre de douleur. Je reconnais là la capacité de bourreau. Mauvais. Je déteste ce don. Il met le loup à terre et ferme sa gueule. Même si j’avoue que c’est quelque chose que j’aimerais bien lui faire de temps en temps lorsqu’il s’amuse à hurler à la lune en pleine journée, là, j’avoue que ça ne me chauffe pas plus que ça de le laisser se faire taper dessus voir tuer. Le Mohamed continue à chercher des petites choses dans le bureau. Non mais… Il ne veut pas non plus que je les lui offre gracieusement ? Je balance une nouvelle salve de glace et l’instant suivant, la salle se retrouve investie de trois nouvelles personnes. D’abord inquiet, il me faut une fraction de seconde pour me rendre compte qu’il s’agit de mes hommes et des quelques rares personnes dotées d’invisibilité. L’un d’eux se tourne vers moi-même si son regard est posé sur le sorcier noir, je l’entends prononcer distinctement :

-M. le directeur, les premiers renforts de Cornwall et la garnison de Washington à Ogdensburg sont arrivés. Nous sommes venus vous aider.

Je regarde Mohamed et juge qu’il est peut-être temps pour lui de quitter le navire et de rentrer bredouille à moins qu’il n’ait réussi à mettre la main sur deux ou trois documents sans que je ne m’en rende compte. Sans que je ne percute. Je fais un pas en avant et dit au marocain :

-Normalement, c’est à ce moment que l’on juge le moment opportun pour filer. A moins que les prisons d’Orpheo ne t’attirent. Si ça peut te rassurer, il paraît qu’on y mange plutôt bien. Enfin, tu devrais le savoir, non ? Puisque tu as déjà fréquenté ce QG par le passé.

Cynisme ? Un peu.

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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Lun 24 Juil 2017 - 23:27

Alors au lieu de me morfondre, cravate de Londres,
J'file à l'anglaise.


Décidément, Allen Kristiansen était drôle. Beaucoup trop drôle. Il l'aurait pris comme apprenti s'il avait été sorcier noir. Bon d'accord, il avait plutôt passé l'âge d'être un apprenti, mais tout de même. Sa remarque sur la lettre au dix-huitième anniversaire était tordante, et il ne pouvait que le reconnaître. Mohamed éclata de rire, rejetant légèrement la tête en arrière, oubliant un instant l'amertume que le petit chef de QG lui avait fait ressentir un instant auparavant. Beaucoup de potentiel ce sorcier, quel dommage qu'il ne puisse travailler avec lui. Quel dommage qu'il bosse pour Orpheo.

Enfin, visiblement cela lui convenait bien, puisqu'il n'avait pas vraiment l'air de comprendre la notion de pureté. Il fallait dire que ce n'était pas quelque chose à laquelle il avait personnellement réfléchi jusqu'à la lettre de sa mère. Cette lettre l'avait frappé. C'était la voix d'une femme qu'il n'avait jamais connue, et qu'il avait toujours voulu connaître. Comment aurait-il pu lui faire défaut ? Il n'aurait pas eu le courage. Cela lui aurait plus brisé le cœur que ça n'avait déjà été le cas lorsqu'il avait dû quitter Selena. Oublier les projets qu'ils avaient fait. Le plus dur avait été de lui faire croire qu'il ne voulait pas d'enfant. Et elle avait supprimé cette possibilité. Tant mieux. Il ne savait pas s'il aurait pu tuer son propre enfant, tout mêlé soit-il.

Reprenant ses esprits, il répliqua au jeune suédois :


- Justement, très cher, sache que j'était à l'époque le dernier Al Hattal de sang pur, d'où la requête de ma mère. Je n'ai fait que respecter ses dernières volontés. Et les lettres systématiques qui te disent "tu es un sorcier, Harry/Ahmed/Jean-Claude"... c'est tellement trop... Poudlard.

Mais plus de temps à perdre, Mohamed cherchait à récupérer d'autres documents. Il n'avait pas eu le temps d'en prendre un de plus lorsqu'Allen gela sa main qui se retrouva collée au bureau, à ces mêmes documents qu'il tentait de subtiliser. Saleté. Le sorcier noir se débattit quelques instant, grimaçant de douleur et d'agacement. Tant pis. Il allait devoir détruire des documents pour se libérer. Ce serait toujours ça qu'Orpheo n'aurait plus. Tant pis pour toué Allen Kristiansen. Pour la peine, il lança un petit cou de son don dans la tête du sale gosse. Il l'avait mérité. Bon, il n'userait pas de ce genre de châtiment envers ses propres enfants, bien sûr. Allen n'était pas son fils de toute façon, alors l'honneur était sauf.

Il eut à peine le temps de subtiliser encore deux documents que... pouf. Des renforts. Saletés. Des renforts pour Allen et pas pour lui. INJUSTICE ! TRAHISON ! DISGRÂCE ! Ah non, aucun rapport. Il fallait vraiment qu'Elaïa et Naïm regardent moins de dessins animés. Ou qu'il les abandonne dans le salon avec la télé à chaque fois qu'ils étaient devant un Disney. Voilà. Bonne idée. Et pendant ce temps il irait faire plus de bébés avec Sakura. Avec ou sans réelle procréation, d'ailleurs. Le sexe avec sa femme était une activité plutôt beaucoup plaisante, dans tous les cas. Et puis il était un peu tôt pour faire encore un enfant, elle se remettait à peine de la naissance d'Ellana.

Mais ce n'était absolument pas le moment de penser à s'encanailler dans un lit -ou ailleurs- avec son épouse, aussi sympathique cela soit-il. Il était dans une pièce, entouré de quatre membres d'Orpheo. Cinq si on comptait le loupiot. Donc disons quatre et demi, car il avait du mal à prendre la bestiole au sérieux.

Bref. Du coup, au vu de la situation, autant dire que c'était probablement le moment de se replier. Il était seul contre tous. Mohamed ne recevait encore aucun message des télépathes qui étaient supposés assurer la communication entre les membres du groupe, mais il préférait sauver sa peau, ainsi que les quelques documents qu'il avait réussi à subtiliser. Pas autant qu'il avait escompté, pas du tout, mais tout de même. Ce gamin-glaçon était doué. Zut à la fin. Pourquoi n'avait-on pas de gosse intelligent comme lui à Croix, et qu'on se tapait des fous-furieux comme Gabryelle et Mathias Cross ? Oh bien sûr, Mohamed respectait voire appréciait ses cousines par alliance, mais ne pouvait s'empêcher de penser qu'un peu de retenue ne leur aurait pas fait de mal.

Et voilà que l'autre petit Allenou le narguait, lui conseillant de fuir. Preuve qu'il n'avait pas tant que ça envie de le capturer. Mais peut-être était-ce une erreur de sa part. Peut-être qu'il n'avait pas réalisé qu'il valait mieux ne pas prévenir son ennemi qu'il pouvait fuir.

Mohamed soupira. D'un geste rapide, il ébouriffa la tignasse de cheveux noirs du directeur d'Orpheo Canada. Ok. Ca c'était fait. Le sorcier noir sourit et répondit :


-La prison, très peu pour moi. Mais j'ai une femme à satisfaire et... Oh, t'es trop jeune pour comprendre. Messieurs...

Et sur ces mots, Mohamed se jeta par la fenêtre. Bon, déjà, elle n'était pas placée très haute, mais surtout, il savait qu'un élémentariste d'air l'y attendait. C'avait été prévu. Il n'avait eu qu'à repérer la fenêtre d'où sortait les flammes pour être sûr. Non bon, en réalité il avait calculé sous quelle fenêtre devait se trouver le bureau du directeur de la recherche scientifique
Le franco-marocain atterrit donc sur un coussin d'air, remercia brièvement, et avec le sourire, son collègue, avant de tracer une rune de rapidité sur sa cheville droite et de s'enfuir le plus rapidement possible jusqu'au point de ralliement de son équipe. Bien. Mission partiellement accomplie. Restait à savoir si le reste de ses hommes avait également réussi à faire quelque chose de potable. De toute façon, eux aussi allaient devoir partir rapidement, les sous-fifres d'Allen avaient parlé de renfort en débarquant, les gueux. Plus moyen de dérober des documents tranquillement, de nos jours.

Vivement qu'il retrouve Laure, et qu'il lui cuisine de la poutine en lui imitant un accent québécois fraîchement mis à jour, tiens. Il faudrait qu'il pense à lui acheter du sirop d'érable au duty free de l'aéroport.
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MessageSujet: Re: Vous pouviez pas frapper ailleurs, ah ça non...    Mer 26 Juil 2017 - 16:46

« Une guerre termine et l’autre commence. »

Je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les conservateurs ? Ok, ce n’est pas le moment. Je n’aime vraiment pas les conservateurs. S’ils s’occupaient simplement de leurs affaires, à la rigueur… Mais qu’ils cherchent à coloniser le Canada et infiltrer l’esprit des gens pour leur inculquer des fausses valeurs, ça, ça ne passe pas. Oui, j’ai dit que je n’allais pas en parler. D’accord. Le Al Hattal donc. Je pense que si j’avais à choisir entre le M. Scrimgeour ou peu importe son orthographe avec le sorcier noir, je serais face à un gros dilemme. Parce que niveau estime, aussi bizarre que cela puisse paraître, Mohamed, Moha, Momo, il est plutôt bien classé. Parce qu’il est drôle et étrange. Et j’aime les gens étranges, même si c’est des sorciers noirs. Et surtout parce que cet homme est un ami de mes parents. Et ça, je n’y peux rien, mais c’est plus fort que moi, je ne peux pas le détester. J’ai bien dit que j’étais détaché de ma famille, oui, mais il y a des choses à ne pas faire. D’ailleurs, c’est étrange d’y penser. Que cet homme m’ait tenu dans ses bras pendant mes plus jeunes années. C’est… perturbant.

Le rire du typé marocain me fait reprendre un pied sur la situation actuelle. Quoi, c’était drôle ? À vrai dire, c’est sorti un peu trop naturellement. Il va falloir que je fasse attention à ne pas balancer ce genre de répliques à tout va. Mais cet homme, là, il me tend des perches de trois kilomètres, je n’y peux rien. Sa faute, c’est de sa faute. Le voilà qui ne s’attarde pas trop non plus et me répond :

- Justement, très cher, sache que j'était à l'époque le dernier Al Hattal de sang pur, d'où la requête de ma mère. Je n'ai fait que respecter ses dernières volontés. Et les lettres systématiques qui te disent "tu es un sorcier, Harry/Ahmed/Jean-Claude"... c'est tellement trop... Poudlard.

On devrait s’autoriser une trêve. C’est possible ? Je peux lui sortir un verre de brandy, si c’est ce qu’il veut. Je suis certain que l’on pourrait rire assez facilement. Moi-même, je relève l’extrémité de mes lèvres, amusé par la référence sur Poudlard. Ça a toujours été très drôle de confronter cette histoire à celle que l’on vit réellement. Je vous jure, c’est drôle de constater le décalage entre ce qui est perçu par les innocents et ce qui existe vraiment. Ce serait franchement très très chiant de devoir se balader avec une baguette magique. Bon, on pourrait faire bien plus de trucs, c’est certain, mais pour ça, les runes ça existe. C’est juste un peu plus long à tracer.

Oui, eh bien, en parlant de Poudlard, les renforts arrivent. Oui, ma transition n’a aucun sens mais il en fallait une. Fini la discrète subtilisation de documents. Je n’arrive pas à déterminer s’il a vraiment réussi à en récupérer quelques-uns mais tout ce que je sais, c’est que M. Jablonowski, je lui dois un nouveau bureau. Guerre ou pas. Avec un peu de chance, tous ses documents sont enregistrés sur le serveur interne. Je n’ai, d’ailleurs, jamais compris pourquoi les sorciers noirs ou autres personnalités souhaitant récupérer un maximum de données ne se sont jamais intéressés à ce serveur interne. Eh, la prochaine guerre, elle sera numérique, autant se mettre à la page dès maintenant. Bon, il y a des sécurités très lourdes, forcément, mais un bon hackeur ne recule devant rien et si certains sites de gouvernements sont piratés, je ne vois pas comment il serait impossible de se charger des nôtres. Bon est-ce qu’on s’en fout ? Oui, on s’en fout.

Toujours est-il que mes joyeux secours sont venus au bon moment. Détruire les documents de mon collègue, ça ne fait pas partie de ma priorité numéro une. Ni de la deuxième d’ailleurs.ni même de la troisième. Ni... Bon. Je lui envoie quelques petites piques maintenant que, psychologiquement, j’ai officiellement le dessus sur la situation. A quatre et demi contre un, aussi puissant qu’il soit, je ne suis pas tout à fait certain de ses chances d’en sortir victorieux. Surtout dans un aussi petit espace. Et il semblerait que ma parfaite déduction soit exacte.

-La prison, très peu pour moi. Mais j'ai une femme à satisfaire et... Oh, t'es trop jeune pour comprendre. Messieurs...

Wouaw. Eh. Stop les allusions à la jeunesse. Non, mais sérieusement. A vingt-six ans, j’ai eu le temps de coucher avec quelques charmantes demoiselles c’est bon, c’est plus tabou, je suis pas un jouvenceau même si j’ai l’air d’un nounours à barbe. Je hausse un sourcil mais ne répond pas à la pseudo-provocation. Parce que j’ai gagné, c’est tout. C’est tout. Chut. Laissez-moi penser ce que je veux, je ne veux pas de vos remarques. On est les meilleurs, y’a rien d’autre à dire. Ah si, le Canada c’est le meilleur endroit sur Terre. J’ai pas dit qu’il pleuvait ce soir ? Gnnn, retiens-toi, retiens-toi. Retiens…

Je file à la fenêtre par laquelle il s’est délibérément jeté tout en oubliant les quelques étages et constate avec amusement qu’une personne est venue pour le réceptionner. J’aurais été for déçu dans le cas contraire. Sur un CV post mortem, ça le fait moyen le « tué en mission en ayant oublié qu’un humain même sorcier, ça survit moyennement à la chute de quelques étages. Ci-git le dernier des Al Hattal au sang pur parce-que-le-reste-c’est-de-la-bouse-de-vache. ». Bien. Il est donc survivant. Et moi. Moi je lui balance tranquillement :

-Mohamed ! Oublie pas de prendre un k-way hein !

Oh. Allez. Rigole un peu. Mais le voilà qui s’enfuit. Bon. Plus qu’à donner un petit coup vers la sortie pour les dernières personnes encore réticentes à partir, compter le nombre de victimes parce que je ne me crois certainement pas invincible, vérifier l’état de la porte de protection des données, réparer les dégâts, envoyer les blessés dans l’IBMM le plus proche, rédiger un rapport pour Orpheo etc etc. Merci Momo, ton petit passage ne sera pas passé inaperçu.


[FIN]

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