Gala, paillettes et champagne (surtout champagne) - Page 2


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 Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)

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Exorciste humaine | Sous directrice d'Orpheo France et Angleterre | Admin
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Alicia Roussel
Exorciste humaine | Sous directrice d'Orpheo France et Angleterre | Admin
MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Dim 29 Oct 2017 - 22:57

Point de juste milieu, il nous faut du sensass', des paillettes et du strass

Un peu malgré elle, Alicia se sentit touchée lorsque Mrs Porter lui fit savoir qu'elle se ferait un plaisir de montrer son hospitalité si la jeune française se décidait un jour à visiter Berlin. Bien que cette ville lui semblât très jolie, le genre d'endroit parfait pour passer un week-end avec Reever (sous réserve d'arriver un jour à trouver une baby-sitter assez courageuse... Peut-être un de ses propres parents ?), Al était pratiquement certaine que la prochaine fois qu'elle se rendrait dans la capitale allemande, ce serait pour le travail. Il était donc pratiquement sûr qu'elle pourrait de nouveau profiter de la compagnie de sa collègue. Il serait probablement très intéressant de constater par soi même ce qu'un QG dirigé par les conservateurs, se dit d'ailleurs la sous directrice en sirotant son thé au jasmin.

Puis, l'anglaise la pria de l'appeler Elizabeth. Alicia considéra l'offre. D'un côté, cette femme était bien plus âgée qu'elle. De l'autre, elles possédaient une place équivalente dans la hiérarchie d'Orpheo. Elle n'avait pas non plus envie de se montrer trop intime trop vite avec l'exorciste. Après tout, elle venait de la rencontrer, et les deux femmes avaient une relation avant tout professionnelle. Mais elle avait raison, elles étaient en train de partager des choux sur une terrasse, et partageaient la même opinion à leur sujet -au moins ça- : ils étaient délicieux. Au final, elle ne savait toujours pas si elle devait accepter, ou décliner poliment l'offre.

La française opta pour une réponse relativement évasive, mais qui saurait faire part de façon diplomatique de son embarras :


- C'est bien aimable à vous de me le proposer, mais ne devrions-nous pas garder un certain professionnalisme ? En tous cas, je suis ravie que les choux vous plaisent.

Al la regarda dans les yeux, et acheva son goûter le sourire aux lèvres. Sa collègue fit de même, et un petit quart d'heure plus tard, les deux femmes prenaient congé l'une de l'autre. En effet, il était près de seize heures, et le gala approchait à grands pas. La sous-directrice avait encore des choses à faire au QG avant d'aller se préparer, chose qui ne serait probablement pas aisée, confère les triplés.

Elle serra la main d'Elizabeth tout en lui disant :


-Je vous en prie, ce fut un plaisir pour moi. Je vous dit à ce soir, en effet. Passez un très bon après midi.

Ce fut avec un large sourire qu'elle se dirigea vers la station de métro la plus proche pour se rendre au QG d'Orpheo Paris.
Celui-ci se trouvait non loin d'ici, sur les quais de Seine, tout proche du Louvre. Le bâtiment était vieux, et datait principalement du Paris médiéval. Bien évidemment, la structure avait été modifiée au fil des ans, mais avait eu la chance de résister au fil du temps grâce à une série de runes et d'enchantements. Le QG formait aujourd'hui un ensemble assez disparate, ayant reçu modifications et ajouts selon les modes architecturales. Il était toutefois beau, et éminemment parisien, possédant un cachet inimitable, magique.

Alicia passa le reste de l'après midi à répondre à quelques messages urgents, à s'occuper des dossiers les plus pressants, ainsi qu'à gérer certaines questions logistiques concernant l'organisation du fameux gala. Car on était à Paris, en France, et, le monde magique ne faisant pas exception à la règle, personne n'était dans les temps, les petits problèmes et incidents techniques débordaient de partout. Mais, sans se départir de sa bonne humeur et de son énergie habituelles, la française s'acquitta de ses tâches. Elle avait cette merveilleuse capacité de se jeter à corps perdu dans le travail, sans penser à rien d'autre. Evidemment, le fait d'être réellement passionnée par son occupation y était pour beaucoup, et elle aimait être efficace. C'était ce genre de qualité qui lui avait assuré son poste actuel, Al en était consciente, et très fière. Elle travaillait donc chaque jour à être toujours plus digne des responsabilités qui lui incombaient, et de sa grandiose supérieure, Selena Deslilas, probablement la femme qu'elle admirait le plus sur cette Terre.

La sous-directrice quitta son bureau à plus de dix-huit heures, en panique car le gala était à présent dans moins d'une heure, et compta nerveusement tous les arrêts de métro pour arriver jusqu'à Oberkampf, où se trouvait son appartement.

Reever était en train d'endormir les enfants lorsqu'elle se glissa à pas de loups dans le salon. Il la rejoint une quinzaine de minutes plus tard, alors qu'elle avait entrepris de ranger un peu les restes du repas de sa petite famille, maigre contribution au travail de son compagnon.
Elle l'embrassa doucement lorsque celui-ci lui fit face, fatigué, visiblement, mais toujours le sourire aux lèvres.


-Qu'est-ce que je ferais sans toi ? lui demanda-t-elle en lui tendant la boite de choux qu'elle avait jalousement conservé toute la journée dans le mini frigo de son bureau.

Elle guetta avec impatience le moment où l'ex-esclave allait croquer dans une des pâtisseries, tout en commençant à se déshabiller, car l'heure tournait, et elle ne pouvait pas réellement se permettre d'être (trop) en retard. Ses yeux s'illuminèrent lorsqu'elle vit le sourire de plaisir sur le visage de son rouquin préféré qu'elle embrassa de plus belle, s'excusant de façon répétée de son absence. Elle prendrait au plus vite des congés, lorsqu'elle sentirait que la situation serait plus détendue, ou s'arrangerait pour que les petits partent un moment chez leurs grand-parents, ce qui permettrait au moins à Reever de souffler et de réfléchir à ce qu'il pourrait éventuellement vouloir faire de sa vie. Car Alicia soupçonnait que son concubin n'aurait pas spécialement envie de n'être qu'un papa poule toute sa vie. Bien sûr, si c'était le cas, elle le respecterait totalement, mais peut-être son amoureux avait-il un rôle autre à jouer dans ce monde, qu'il soit magique ou non.

Abandonnant ses vêtements dans le salon, Al prit la direction de la salle de bain, et, après un rapide passage sous la douche, entreprit de coiffer ses longs cheveux châtain, de se maquiller -un peu de blush, beaucoup de mascara, car elle aimait avoir les yeux très noirs, et un rouge à lèvres bordeaux-, puis de passer la robe de mousseline rouge qu'elle avait achetée ce matin. Plus qu'à passer un médaillon en forme de baleine à bosse en onyx noir ornée d'un minuscule diamant que lui avaient offert ses parents à la fin de ses études, elle était dans le salon, en train d'enfiler de longues boucles d'oreilles en argent pour compléter le tout.


-Je te plais ? demanda-t-elle doucement à Reever.

Elle n'était pas habituée à se voir ainsi, et avait presque peur de se dénaturer, elle qui aimait être au naturel. Mais elle ne pouvait nier qu'elle aimait bien cela, au fond, essayer de ressembler à une princesse, même à trente ans passé. Comme un jeu.
Elle avait un peu peur qu'il ne la reconnaisse plus.

Ce qui ne fut probablement pas le cas, car l'humain doué hocha la tête, un très léger sourire flottant sur son visage, et elle vint l'embrasser très légèrement sur les lèvres, afin de ne pas enlever son rouge à lèvres. Elle lui sourit à son tour et s'excusa de nouveau d'être absente ce soir. A vrai dire, elle se sentait un peu fatiguée. Elle aurait presque préféré se glisser dans le lit avec lui, et juste parler, l'écouter raconter ce qu'il avait fait avec les petits aujourd'hui, s'endormir dans ses bras.

C'est ainsi qu'Alicia enfila ses escarpins presque à regret, souhaita une bonne soirée à son compagnon, en essayant de faire en sorte qu'il ne remarque pas sa légère mélancolie, et sortit, un long trench brun sur les épaules, dans la nuit parisienne.

Une voiture du QG vint rapidement la chercher, et une dizaine de minutes plus tard, elle montrait son carton d'invitation à l'employée de l'hôtel très chic qui avait été privatisé pour l'occasion. Il se trouvait près de l'arc de triomphe, et la salle de réception procurait une vue à couper le souffle sur les Champs Elysées.
Alicia, qui avait déjà pu voir l'endroit, arbora un grand sourire satisfait de pouvoir enfin voir le résultat final des heures de débats logistiques à n'en plus finir. Elle espérait que les invités apprécieraient l'ambiance.

Ce gala était donné en l'honneur de la libération d'un certain nombre de prisonniers d'Orpheo France, qui avaient été capturés par Croix au début de la guerre. C'était une victoire assez importante pour l'Ordre, et un gala était toujours une bonne occasion d'alléger les cœurs, tout en nouant de nouvelles relations. On avait profité de l’événement pour y greffer une campagne de sensibilisation sur les orphelins et prisonniers de guerre avec possibilité de dons et brochures distribuées aux invités.

Alicia se fit un devoir de saluer tout d'abord ses collègues de Paris et de Londres, puis une conversation en entraînant une autre, elle dut saluer quelques directeurs de QG, et aperçut Selena discuter avec Declan Mystery, à l'autre bout de la pièce. Elle décida donc d'aller les saluer, mais, alors qu'elle prenait congé du directeur du QG de Berne, elle aperçut Elizabeth Porter, encore plus éblouissante dans sa robe verte que ce matin, car elle s'était coiffée, maquillée, et avait ajouté quelques bijoux.
Mais l'accessoire qui la rendait encore plus impressionnante et belle était un homme grand et blond, le regard froid et inquisiteur, le visage plutôt fermé. Un bel homme, mais redoutable. Et on pouvait voir dans ses yeux que c'était celui qu'elle aimait. C'était cela, particulièrement, qui avait rendu Alicia bouche-bée.

Malgré tout, maintenant une attitude courageuse, la trentenaire décida d'aller saluer le couple.
Un verre de martini à la main, elle marcha d'un pas décidé vers eux, et lorsqu'elle fut à leur niveau, décocha un grand sourire -pourvu qu'on ne remarque pas que je suis un peu nerveuse, pensa-t-elle-, et déclara :


-Bonsoir Mrs Porter, comment s'est passé votre après-midi à Paris ?

Puis elle posa son regard sur l'homme qui accompagnait la britannique :


-Vous nous présentez ?

La française souriait franchement, sans ciller. Elle était un peu intimidée, certes, mais elle n'était plus une toute jeune exorciste, fraîchement diplômée. Elle avait des responsabilités, et un rôle à jouer dans la guerre et au sein de l'Ordre. Elle avait tout autant de légitimité à être dans cette pièce que l'homme qui lui faisait face. Après tout, elle appréciait déjà sa femme, et cela semblait réciproque. Cela la rendait un peu plus confiante, un peu plus euphorique. Alors, que le gala commence.
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Elizabeth M. Porter
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Sam 6 Jan 2018 - 18:53

•~~~•

Rappel de l'après midi....

-C'est bien aimable à vous de me le proposer, mais ne devrions-nous pas garder un certain professionnalisme ? En tous cas, je suis ravie que les choux vous plaisent.

Je me mis à rire un peu, un professionnalisme ? Je lui souris.

-Faites comme bon vous semble ! Mais sachez que même en temps que professionnelle, vous pouvez m'appeler par mon prénom, je ne le prendrai pas mal, au contraire !


•~~~•

Retour au soir...

Bon, il est vrai que ces événements sont grands, bourrés de monde et surtout très bruyants. Là, j’attendais tranquillement à l’entrée, j’avais repéré le directeur d’Orpheo Espagne, certain Mystery et quelques autres têtes connues, notamment cette chère Selena Deslilas, mais là j’avoue que je n’avais pas envie encore d’aller les saluer, ni d’aller leur parler, j’étais encore dans ma phase : repérage et je suis perdue, j’attends... Ils avaient fait des affiches à l'occasion de ce gala, en l'honneur de la libération des prisonniers d'Orpheo France, par la même occasion, ils avaient préparé une campagne de sensibilisation sur les prisonniers et orphelins de guerre, quelques affiches et petits papiers étaient joliment positionnés sur la table, et des hôtesses étaient à notre disposition pour répondre à nos questions et autre demande à ce sujets. Évidement, les dons étaient bienvenues. Avant de partir, je pense que j'en ferai un.

Je cherchais du regard un petit truc à boire, bougeais de gauche à droite ma tête mais sans succès jusqu’à ce que je remarque un jeune homme avec un plateau rempli de coupes de champagne. Au moment où j’allais m’élancer vers ce liquide très précieux, quelqu’un me prit le bras et je sentis une joue familière se coller à moi, j’eu à peine le temps de cligner les yeux, un magnifique visage aussi expressif qu’un mur se présentait devant moi, et me glissa une coupe de champagne dans la main. Je me mis à glousser, cet homme était définitivement surprenant.

-Oh voyons Cormag !

Je lui fis une bise rapide et cala mon bras au sien.

-Je suis heureuse que tu sois venu... Cela risque d’être difficile ce soir, je n’ai vu presque aucun de nos collègues...

Je parlais comme si il n’y avait que nous deux dans ce hall. Je pinçais les lèvres et faisais la grimace. Aller ! Il ne fallait pas se laisser morfondre, et puis, j’étais avec mon homme, cette soirée allait être une bonne soirée de blabla faux semblants et beau parler, où les sourires seront aussi éclatants qu’une pub pour dentifrice mais où les pensées ne seront jamais dites à hautes voix. Voyons, je crois que je suis pessimiste là... j’aime bien ces soirées ! Surtout quand il y a de la musique, et puis... faut se l’avouer, j’aime parler, en buvant du champagne et dégustant des petits fours tout en débattant de problèmes et d’autre choses de la vie. Des fois on y fait des rencontres qui changent une vie, et d’autre fois une amitié peut démarrer, bref, il fallait que je me ressaisisse.

-Bien ! Tu as fais un bon voyage ?

En vrai le connaissant, j’étais sure qu’il allais me répondre poliment que oui même si il était intérieurement furieux, triste, déprimé d’être présent à ce genre d’événement ...
J’attendais sa réponse, et pris une gorgée de champagne quand je vis dans mon champ de vision une silhouette familière. Une magnifique robe bordeaux s’approchait de moi, aussi fière et sûre d’elle qu’elle l’avait été cet après midi avec moi, elle souriait à pleine dents. Non, avec elle je n’allais pas faire semblant, car oui je l’apprécie voyez-vous ? ...

-Bonsoir Mrs Porter, comment s'est passé votre après-midi à Paris ?

Ah, déjà, la soirée allait être beaucoup plus intéressante.

-Mademoiselle Alicia ! Et bien ce fut tranquille, j’ai surtout été me reposer un peu, et vous ? J’espère ne pas vous avoir fait perdre trop de temps dans votre travail...

Oui, c’est vrai que je lui ai occupé une partie de sa journée, et ce n’est pas gratuit pour tout le monde, rien qu’en pensant à la tonne de dossiers en attente à mon bureau j’en ai la migraine....

-Vous nous présentez ?

Nous... vous ? Ah oui, mon époux ? Mon dieu, si je pouvais lire dans ses pensées il serait sûrement en train de dire : elle ne me connaît pas ? Pourquoi personne ne me reconnaît ?

-Mince, où sont passées mes bonnes manières... Je vous présente mon époux et directeur d’Orpheo Allemagne et Danemark Cormag Scrimgeour, Cormag voici...

Voilà, voilà.... Les choses sont dites, nous pouvons passer aux choses sérieuses, où sont les petits fours ?

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"Cendrillon n'a jamais demandé a avoir un prince, elle voulait juste une jolie robe et une permission de sortie." K. Casse






surprise....:
 
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Cormag D. Scrimgeour
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Sam 6 Jan 2018 - 18:54

La soirée avait déjà bien commencé et toute cette agitation mettait déjà Cormag mal à l'aise et pire … De mauvaise humeur. Si ce n'était pas pour sa femme, cela faisait belle lurette qu'il serait déjà parti. En parlant de sa femme, elle rit légèrement après son salut. Il ne comprit pas pourquoi mais décida d'ignorer. Il y avait tant de choses qu'il ne comprenait pas des humains normaux. Il savait qu'il était en décalage social avec toute cette populace et il s'en contentait, ne demandant plus d'explication. Il se remit droit, scrutant la foule comme à son habitude, cherchant peut être quelqu'un qu'il pourrait corrompre, dans le bon sens du terme.

Sa femme cala son bras dans le sien. Il se sentit... Rassuré en quelque sorte. Il savait qu'elle aurait les choses en main. Même si il ne comprenait pas pourquoi il était là. Si il avait été un enfant, il dirait « mais pourquoi je suis là j'ai pas enviiiiiiiiiie » avec une petite moue toute triste, des yeux de chien battu et tout le tralala. Mais il n'était pas un enfant, l'avait-il été un jour ? Pas vraiment. Ca lui allait très bien, c'est grâce à ça qu'il avait pu diriger les conservateurs d'une main de fer pour les faire atteindre le sommet. Maintenant, il ne restait plus qu'à corrompre toutes les petites nervures d'Orpheo pour régner. Ce qui était encore loin d'être le cas.

-Je suis heureuse que tu sois venu... Cela risque d’être difficile ce soir, je n’ai vu presque aucun de nos collègues...

Il soupira intérieurement. Presque aucun collègue ça voulait dire rester avec sa femme. Et sa femme... Parlait énormément. Cela ne le gênait pas en temps normal, quand ils étaient à la maison tous les deux, il s'était habitué et cela le berçait, le rassurait. Là, elle allait parler à des inconnus.

L'enfant aurait dit « moi j'aime pas les inconnus. C'est caca. Prout. » et aurait tiré la langue avant d'aller se cacher sous une table avec une quelconque console pour le reste de la soirée.

Ca voulait dire qu'il ne pourrait pas trop parler boulot – ce qui arrangeait ses collègues en soit – mais surtout il allait devoir parler de mondanités avec des gens qu'il ne connaissait pas. En fait, il allait devoir parler de mondanités tout court. Parce qu'on ne pouvait décemment pas engager une conversation avec « vous êtes pour ou contre la peine de mort des sorciers noirs ? ». Non, c'était un sujet qui venait à a rigueur sur le tapis (en moins brutal, évidemment), mais surtout il fallait du temps pour que la personne puisse confier ce genre de choses. Quoi que, la soirée était alcoolisée, ça pouvait faciliter les choses.

-Bien ! Tu as fais un bon voyage ?

Un bref « Mh » fut entendu, il n'avait même pas bouger les lèvres, il n'avait même pas regardé vers sa femme. Il continuait de scruter le vide des centaines de têtes qui se trouvaient autour de lui. Si elle te le questionnait pas davantage, il ne dirait rien de plus. Il savait qu'elle le savait. Et puis oui, le vol bah … ça restait un court courrier qu'il avait l'habitude de faire. Evidemment que ça s'était bien passé. C'est le pourquoi il a dû prendre ce vol qui n'allait pas. Il se retrouvait ici.

« Pouah » disait l'enfant.

Une dame vint à leur rencontre. Apparemment, elle et sa femme se connaissait déjà alors elles parlèrent gaiement entre elles. Cormag était donc présent mais juste physiquement. Quoiqu'il laissait une oreille traîner pour savoir si il était évoqué à un moment donné.

-Vous nous présentez ?

Il grogna intérieurement. C'était une personne importante, il le savait, et elle avait besoin de présentation ? Sérieusement ? Et ne pouvait-elle pas se débrouiller et se présenter elle-même seule ? Qu'elles étaient donc ses manières de rustres ?

Cormag se tendit donc. C'était pourtant simple de venir et de dire « Ah, Mrs Porter, bonsoir Mr Scrimgeour » en quoi était-ce compliqué ? Rien. Du. Tout. Simple comme bonjour. Surtout qu'elle sait actionner sa langue pour papoter avec sa femme, n'est-ce pas ? Elle ne lui servait donc qu'à ça ? Pinailler ? Et ça ose représenter Orpheo...

-Mince, où sont passées mes bonnes manières... Je vous présente mon époux et directeur d’Orpheo Allemagne et Danemark Cormag Scrimgeour, Cormag voici...

Il coupa la parole à sa femme, tandis la main vers son interlocutrice.

-Alicia Roussel, sous directrice d'Orpheo France et Angleterre, naturellement.

Au moins un qui faisait ses devoirs correctement. Il avait eu un sourire sur ses lèvres pendant qu'il lui serrait la main. Un sourire extrêmement léger, vengeur. Il ne savait pas si la sous directrice l'avait remarqué.

Mais, il n'avait plus envie de rester en si mauvaise compagnie. Après s'être donc excusé en toute amabilité (ceci n'était pas du tout de l'ironie, il se conduisit comme un vrai gentleman) auprès de ses demoiselles, et tout en caressant le dos de sa femme d'une main, il parti se fondre dans la foule.

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Alicia Roussel
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Lun 8 Jan 2018 - 23:02

I won't give up, no, I won't give in

Alicia sourit à la sous-directrice du QG Berlinois, qui lui racontait brièvement la fin de son après-midi. Poliment, elle s'était enquis de l'avancée de son travail.
Faisant tinter sa coupe de champagne contre celle de sa collègue, l'humaine répondit :


- J'ai été assez productive et efficace, ne vous en faites pas. J'ai même eu le temps de souhaiter bonne nuit à mes enfants avant de partir. Et quand bien même cela n'aurait pas été le cas, ça n'aurait pas non plus été de votre faute. Votre hôtel est-il à votre goût ?

Le point positif, c'était que depuis l'arrivée de son mari, Elizabeth n'avait pas parue plus froide ou moins amicale avec Alicia qu'elle ne l'avait été ce matin. Elle avait tout de suite accédé à la requête de son homologue, avec bienveillance et bonne humeur.
Mais ça ne changeait rien au fait que la jeune femme avait très probablement vexé le directeur des QG allemands et danois. Quelle idiote. Elle avait été sûre à plus de 90% que le grand blond qui se trouvait aux côtés de Mrs Porter n'était autre que Cormag Scrimgeour, mais afin d'éviter de prendre un risque, ou simplement qu'il ne la trouve trop présomptueuse, elle avait préféré demander. Et puis, c'était une manière pour elle d'engager la conversation.

Alors il lui avait serré la main, avec un sourire au visage, qui contenait quelque chose de mauvais, qui avait su lui faire regretter son erreur à la française. Et pour bien appuyer le tout, il avait tourné les talons et s'en était allé, laissant Alicia aux côtés de sa femme, se sentant comme une pauvre gamine sans expérience ni légitimité. Il avait prononcé son nom et son prénom très clairement, lui signifiant bien qu'il trouvait inadmissible qu'elle ait demandé les siens.

Al réalisa qu'elle était en train de mordiller l'intérieur de ses joues, et se stoppa immédiatement. Mauvaise habitude. Elle allait finir avec des aphtes si elle continuait.
L'idée de se trouver directement en porte à faux avec un homme aussi important lui étant insupportable, elle se retourna vivement vers Elizabeth, un air contrit sur le visage :


- Je viens de me montrer extrêmement maladroite, je voulais simplement que vous nous présentiez de manière "officielle", mais il semblerait que votre époux ait pensé que j'ignorais totalement qui il était... Pensez-vous qu'il acceptera mes excuses si je viens les lui présenter ?

Elle considérait l'anglaise avec gravité, les doigts légèrement crispés sur sa flûte de champagne, espérant que Mrs Porter ne l'avait pas trouvée impolie, elle aussi. Tout s'était si bien déroulé cet après-midi... Elle espérait vivement ne pas avoir tout gâché.
Bien sûr, Selena le lui pardonnerait, car il était rare que sa sous-directrice la déçoive, et puis, elle ne portait pas vraiment le germano-écossais dans son cœur. Contrairement à elle, la directrice du plus important QG d'Orpheo ne faisait que peu de cas de la diplomatie, et, non contente d'adorer rentrer dans le lard de ceux qui n'étaient pas d'accord avec elle, prenait un malin plaisir à envoyer valser les conventions lorsqu'elle estimait qu'il n'y avait pas assez d'action dans l'air. Elle pouvait d'ailleurs l'entendre de là où elle était discuter avec passion avec la représentante d'Orpheo Israël sur quoi, évidemment, je vous le donne en mille, le conflit israëlo-palestinien. S'il n'y avait pas pour sa supérieure, ce n'était pas drôle.

Alicia secoua vivement la tête, et réalisa qu'on était en train de lui proposer un toast au foie gras, qu'elle accepta sans grande conviction, toute pendue qu'elle était aux lèvres de son homologue berlinoise, espérant qu'elle l'encourage avec cette gentillesse qui l'avait tant surprise au début à aller parler de nouveau avec son mari. La française ne pouvait rester sur un tel échec, c'était trop bête.

Elle adressa un sourire crispé à Declan Mystery qui s'était approché du buffet et lui tendait son verre de cognac, faisant mine de trinquer à distance avec elle. Mais elle ne pouvait pas encore se permettre d'aller le saluer. Scrimgeour d'abord. Le reste ensuite.

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Ouais c'est pas faux.
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Elizabeth M. Porter
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Dim 21 Jan 2018 - 15:11

Alicia écouta avec une oreille très attentive ma réponse et me sourit. Elle tendit son verre de champagne et je fis tinter le mien contre le sien, un joli son claire retentit aussitôt.

-J'ai été assez productive et efficace, ne vous en faites pas. J'ai même eu le temps de souhaiter bonne nuit à mes enfants avant de partir. Et quand bien même cela n'aurait pas été le cas, ça n'aurait pas non plus été de votre faute. Votre hôtel est-il à votre goût ?

Je trouvais la française extrêmement honnête et pure sur sa réponse, cela rajoutait donc une qualité à sa liste ! Et puis elle avait des enfants. Je l'admirais rien que pour cela, être mère... quelque chose que je ne saurai jamais assumer. Et Cormag non plus... des petits êtres hurlants et pleurants... j'eu un léger frisson.
Tant mieux si elle était heureuse !

-Mon hôtel est parfait, ne vous en faites pas !

Je lui rendis son sourire en buvant une gorgée de champagne. J'adore le champagne, surtout dans un cadre aussi magnifique que celui la, les moulures, la moquettes rouge....
Alicia demanda à ce que je lui présente Cormag, et au moment où j'allais dire son nom, mon cher et tendre me coupa pour réciter le nom prénom et grade de la chère française. Ah la la... impulsif et rancunier en plus ! Et son sourire voulais tout dire, décidément, il aime ça.
La française lui serra la main et semblait soudainement comme touchée plus que je ne l'aurai cru.
Cormag me caressa le dos et s'en alla aussitôt parler ailleurs avec d'autre homme aussi peut aimable que lui certainement... Moi, je souriais toujours, histoire de faire bonne impression et de ne pas faire croire que mon mari est un homme beaucoup trop fière et trop têtu pour l'admettre. Je bu encore une gorgée de ma coupe quand la française se tourna vivement vers moi avec un regard grave. Je la regardai en levant un sourcil.

-Je viens de me montrer extrêmement maladroite, je voulais simplement que vous nous présentiez de manière "officielle", mais il semblerait que votre époux ait pensé que j'ignorais totalement qui il était... Pensez-vous qu'il acceptera mes excuses si je viens les lui présenter ?

Je ne pu m'empêcher de rire. La pauvre... elle venait d'être victime de mon époux et elle me demandais si il allait accepter ses excuses... j'aurai aimé lui dire qu'il l'aurait brûlé vive si elle se présentait maintenant, mais je ne voulais pas l'effrayer, après tout, ce n'était pas si grave que ça. Je posa ma main sur son épaule et lui souris tendrement.

-Ne vous en faites pas pour lui, il aime faire sa petite impression et aller s'excuser n'est pas nécessaire, du moins pas pour l'instant. Je vous assure, ne vous faite pas de soucis pour cela.

Un homme en habit de serveur nous proposa des toast au foie gras, j'en pris un et ma collègue française également.

-Néanmoins, si vous désirez vraiment présentez vos excuses, je vous conseil d'attendre un peu.. Il est plutôt du genre... têtu. Mais ne lui dites pas que je vous ai dis ça...

Je lui fis un clin d'œil en l'accompagnant d'un sourire en coin. Je pris ma dernière gorgée de champagne et je vis Monsieur Mystery près du buffet présenter son verre vers Alicia pour la saluer. Je ne connais que très peu cet homme, pourtant il fait parler de lui. Je m'approche de la française et me baisse légèrement.

-Vous n'allez pas le saluer ? Il semblerai que ce soit à vous qu'il lève le verre.

Je sourie à Declan avant d'aller au bout du buffet grignoter un peu d'amuser bouches au saumon fumé en attendant le potentiel retour de la jeune française. La directrice Orpheo France apparaissait désormais dans mon champ de vison. Une femme superbe, qui avait une prestance et une carrure qui allait parfaitement avec son visage déterminé. Au loin, Cormag parlait avec un homme récemment introduit chez les Conservateurs, un jeune qui allait être transféré sur l'autre continent dans quelques mois. Si on pouvait avoir plus d'hommes et de femmes sur le continent américain, cela serait super. Il faudra faire un débriefing a la prochaine réunion pour que les rôles soient attribués et que les responsables puissent faire passer le message la bas. Encore du travail tout ça ! Je soupirai.
Je n'allais pas en finir de cogiter tout ça....


Je repris une coupe de champagne.

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Alicia Roussel
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Lun 5 Fév 2018 - 19:33

Gegen Intrigen und die Politik, hilft nicht einmal der stärkste Zaubertrick

Mrs Porter écoutait Alicia avec attention alors que celle-ci résumait sa petite vie de sous-directrice de QG et mère de triplés. Elle n'avait même pas l'air de s'ennuyer, ce qui était assez incroyable, en général, les gens haut placés au sein d'Orpheo n'avaient que faire de ses histoires de bavoirs et de pâte à modeler. Bon, pour être tout à fait honnête, d'une part, elle ne partait pas dans de tels sujets de conversation avec tout le monde, et ensuite, certaines autres personnes, notamment d'autres parents, au sein de l'ordre, suivaient ce genre de discussion sans déplaisir. Sa supérieure en était un exemple quotidien, lui demandant d'ailleurs souvent des nouvelles de ses marmots. Peut-être parce que Selena n'avait jamais eu d'enfants elle-même ? Al n'avait jamais réellement abordé le sujet avec elle sur le pourquoi du comment. Elle ne considérait pas l'étape "enfants" comme essentielle dans la vie de quiconque, elle s'interrogeait simplement sur la nature de cette réalité : avait-ce était par choix, ou non ?

Posant son regard sur le joli visage de son homologue berlinoise, elle réalisa qu'elle ne savait pas si le couple Scrimgeour-Porter avait des enfants. Probablement pas, elle en aurait entendu parler si cela avait été le cas. En tous cas, si elle pouvait parfaitement voir Elizabeth en mère sévère, mais juste, elle avait du mal à imaginer son époux dorlotant un nourrisson.
Elle faillit pouffer de rire à cette pensée, avant de se rappeler qu'elle avait déjà énervé l'allemand au cours de la soirée et qu'il valait mieux éviter de continuer.

Elle sourit à Mrs Porter qui lui confirma que son hôtel était de qualité, ce à quoi elle répondit poliment :


- Vous m'en voyez rassurée.

Il serait embêtant que l'on dise que le QG de Paris ne savait pas recevoir. En tous cas, au niveau du gala de ce soir, cela lui semblait compliqué. Les amuse-bouche étaient fins et délicieux, et les cocktails ainsi que les autres alcools n'étaient pas en reste. Les fournisseurs avaient été triés sur le volet, et cela se voyait. Rien n'était trop beau pour fêter cette victoire. Al se rappela d'ailleurs qu'il faudrait également qu'elle fasse un chèque à l'opération de charité qui accompagnait de gala, en faveur des orphelins de guerre.
Elle avait plusieurs fois pensé à se porter volontaire comme famille d'accueil pour l'un deux, mais après en avoir discuté avec Reever, ils avaient conclu qu'ils avaient trop à faire pour le moment avec leur propre progéniture. De plus, son compagnon n'était en ré-insertion en tant qu'homme libre depuis assez peu de temps. Une chose à la fois. Et le fait qu'elle travaille beaucoup ne devrait pas être une excuse pour qu'elle lui laisse toutes les tâches domestiques, qui se verraient encore augmentées dans le cadre de l'accueil d'un orphelin.

Lorsqu'Alicia entendit le rire clair de la sorcière anglaise, ses pensées revinrent vers son erreur diplomatique. Elizabeth lui expliqua toutefois calmement que c'était là le caractère habituel de son mari, et que des excuses n'y changeraient rien, pour le moment. Elle avait certainement raison, et ne semblait de toute façon pas inquiète, ce qui rassura Ali, qui laissa s'échapper un petit soupir et but une gorgée de son champagne avant d'attraper une gougère.


- Très bien, je vous fais confiance alors.

La française s'avança vers le buffet afin de piquer une des olives qui lui faisaient de l’œil depuis quelques minutes. Surtout depuis que son estomac n'était plus noué par la honte et le stress. Bien sûr, elle allait continuer à surveiller son attitude face à Cormag Scrimgeour, mais pour le moment, il n'y avait rien qu'elle puisse faire, et elle avait au moins le soutien d'Elizabeth pour développer la collaboration entre Orpheo Paris-Londres et Berlin.
Elle alla jusqu'à lui conseiller d'attendre plus tard pour présenter d'éventuelle excuses. "Noté", pensa-t-elle en son fort intérieur, prenant une autre gorgée d'alcool.

Alicia sourit au clin d’œil de son homologue, qu'elle trouva rassurant.


- Merci, souffla-t-elle.

Elle était en train de picorer quelques tartines du guacamole le plus délicieux qu'il lui avait été donné de manger, quand la voix d'Elizabeth Porter se fit de nouveau entendre, lui demandant si elle n'allait pas saluer Declan Mystery, car celui-ci venait de lui faire signe. Alicia se retourna vers sa collègue et répondit :

- Oh, si, j'y allais justement. Avez vous déjà rencontré Declan Mystery ? Je peux vous présenter si vous le désirez.

La jeune femme se dirigea donc vers l'écossais afin de s'enquérir de sa santé, mais également de celle de la famille Mystery en général, illustre parmi les exorcistes, s'il en était. Elle admirait particulièrement Pandora Mystery, comme tout un chacun, ou presque. Elle espérait également en apprendre un peu plus sur la situation des QGs régionaux qu'il gérait, à lui tout seul. Il était d'ailleurs assez mal vu des conservateurs, pour s'être fait enlever par les Cross, notamment. Probablement avaient-ils espéré qu'il rejoindrait leurs rangs, après cette affaire. Mais tout comme elle, ses opinions n'avaient pas changé. Toutefois, il pourrait être intéressant pour lui de connaitre Elizabeth.

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Elizabeth M. Porter
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Ven 9 Fév 2018 - 22:42

La française semblait rassurée. Enfin pour le moment... il ne fallait absolument pas qu'elle se mette en tête d'aller revoir mon époux maintenant, c'était trop tôt, il allait la brûler...
Bon, j'exagère sûrement. Mais on est pas loin de la vérité.
Ainsi, je me mis à raconter un peu de tout et n'importe quoi pour éviter qu'elle aille le voir, pour éviter qu'elle s'attire les foudres de mon mari impulsif. Pour la protéger en quelque sorte... et puis de toute façon, je resterai avec elle, le temps que la chose se tasse.

Elle était souriante désormais, picorant dans le buffet des petites choses ici et là.
Je pris un petit amuse bouche qui me semblait être au foie gras, le mis dans la bouche et remarqua qu'il était au thon. Quelle idée de mettre du thon dans des amuses bouches aussi... beaux et délicat. Si j'avais un conseil à donner au chef cuisinier, je lui aurai dit de mettre un autre poisson, plus précieux que du simple thon. En plus, ça n'était pas si bon que ça. Je pris une olive, en même temps qu'Alicia.
Declan Mystery salut la française et je lui glissa à l'oreille l'idée d'aller le voir, et en pensant ne pas avoir à bouger, je pris un amuse bouche au saumon cette fois, et une nouvelle coupe de champagne. La française se tourna vers moi, et me sourit.

-Oh, si, j'y allais justement. Avez vous déjà rencontré Declan Mystery ? Je peux vous présenter si vous le désirez.

Et bien c'est une fort bonne idée ma foi... hm... je ne pense pas avoir été officiellement présentée à lui, même si je le connais de nom, de réputation et évidement grâce à l'influence de sa famille. Je finis rapidement ma bouchée, et secoua la tête de haut en bas.

-C'est une excellente idée ! J'avoue ne pas l'avoir officiellement rencontré. Je vous suis.

Cormag était toujours dans un coin, parlant à ce jeune conservateur. Bien, il devait déjà être présenté à Declan, je pense, pas besoins de lui dire qu'il fallait qu'il vienne. Et puis il semble assez occuper !
Allez Eli ! Allons faire de la politique.
Oui, parler a un homme influent en lui faisant des yeux doux et un sourire gracieux était de la politique. Il allait en plus, sûrement me demander des choses sur les conservateurs, questions basiques auxquelles j'ai le droit à chaque fois. Je lance les paris !
Une questions sur la manière dont on traite les prisonniers ?
Ou alors, la peine de mort ?
Une référence à l'Allemagne nazi si celui ci a de l'humour...
Je vous jure, on s'étonnera toujours de ce qu'on peut dire !

Je suivis Alicia dans le flot de personne présente. Cormag disparut de ma vue, et Declan se présenta devant nous. Alicia était contente de le voir, elle souriait.
Décidément, elle semblait parfaite.

-Bonsoir Monsieur Mystery, je suis Elizabeth Porter, la femme de Mr Scrimgeour et vice présidente du QG Allemagne.

Je tendis ma main et il me tendit par une poignée forte et franche.
La poignée d'un homme en dit long sur son caractère. Celui la, devait être quelqu'un de fier et de sur de lui. Et mon dieu qu'il était mignon. Il devait avoir la moitié des femmes à ses pieds, et si l'autre moitié était des hommes, cela ne m'étonnerai guère.
Je me surpris à penser que si j'avais été plus jeunes, ce genre de fête était celle où je chassais pour récupérer un homme ou une femme ici et là et finir la soirée dans une chambre...
Une époque révolue.

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Alicia Roussel
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Lun 2 Juil 2018 - 23:25

Ein echter deutscher Mann mag keinen Franzen leiden,
Doch ihre Weine trinkt er gern.


Alicia et Elizabeth s'étaient déplacées vers Declan Mystery pour le saluer, chacune avec un petit four et leur flûte à champagne en main. L'anglaise s'était présentée à l’Écossais, qui s'était montré poli et courtois, et à présent, ils échangeaient quelques banalités, même si elle savait qu'ils risquaient toujours plus ou moins de dériver vers un sujet politique, et donc polémique. Toutefois, elle faisait assez confiance à ses deux compagnons de la soirée pour rester civilisés, ils lui semblaient tous les deux assez posés et raisonnables. Du moins, pour Elizabeth, de ce qu'elle avait pu voir d'elle. Declan était un peu plus imprévisible depuis qu'il était tombé à un moment au mains des sorciers noirs. Elle ne savait pas ce qu'ils lui avaient fait subir, mais cela l'avait changé, c'était certain.

Alicia venait de faire une blague légère sur le goût des français pour la bonne chère, lorsqu'un cri poussé par un homme à la voix distordue, retentit :


- SALAUD !

Un bruit de verre brisé retentit tout à coup. La trentenaire se tourna immédiatement tourna immédiatement vers la provenance de l'agitation. Gallagher. Rémi Gallagher était un exorciste espion plutôt haut placé au sein du QG Franco-Britannique. Lui même né d'une mère française et d'un père germano-anglais, doué dans ce qu'il faisait, mais une grande gueule, et avec une forte tendance à la boisson. Surtout depuis que Cormag Scrimgeour avait ordonné la mise à mort de son frère jumeau, William Gallagher, enrôlé par Rosenrot depuis plusieurs années. Bien sûr, Rémi était à cent pour cent fidèle à la cause d'Orpheo, mais sorcier noir ou pas, la disparition de son frère n'en avait pas été moins douloureuse.

A présent, il était là, une main en sang car il avait écrasé son verre dans sa main, et empoignant le chef du QG berlinois par la veste, pleurant presque. Alicia ouvrit la bouche, et dirigea son regard vers sa supérieure, ne sachant comment réagir.
Fidèle à elle même, sa directrice s'avança d'un pas déterminé vers son employé qui s'était remis à beuglé :


- VOUS NE MÉRITEZ PAS VOTRE POSTE, ELLES SONT OU VOS VALEURS HEIN ? ELLES SONT OU ??? CONNARDS !

Al fit un pas vers lui, attendant de voir ce qu'allait faire Selena. Celle-ci avait posé une main sur l'épaule de Rémi, et disait très fermement, sans aucune gentillesse dans la voix, le visage fermé. Fermé, mais triste. Au fond, elle comprenait. Elle savait ce qu'il ressentait, mais elle ne pouvait tolérer ce genre de comportement en tant que femme pratiquement la plus haut placée au sein d'Orpheo.


- Reprenez vous, Gallagher. Lâchez le.

Rémi Gallagher s'était mis à trembler, mais tenait toujours les vêtements de Cormag fermement dans sa main en sang, semblant prêt à exploser. Probablement toutefois qu'il était plus en danger que l'allemand, car il était Invisible et Lecteur de pensées, pouvoirs peu offensifs, contrairement à ceux du directeur. Il était bon en runes, ceci dit. Ceci dit aussi, il était bourré. Alicia décida de ne pas intervenir pour le moment, elle avait confiance en Selena, et elle savait qu'en situation de crise, plus on s'en mêlait, plus cela avait de chances d'empirer. Elle attendit alors, espérant que l'incident diplomatique se résoudrait de lui-même, bien qu'elle ait pu voir quelques conservateurs se tendre, prêts à défendre Scrimgeour au moindre mouvement de son assaillant.

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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Lun 6 Aoû 2018 - 22:47

Évidemment il n'aurait absolument pas souhaité que la sous directrice du plus important QG d'Orpheo le suive pour s'excuser. C'était inconcevable. Plus tard peut être, mais maintenant ? Et puis quoi encore. Il comptait sur sa femme pour la raisonner. C'était sans un regard pour les deux femmes d'ailleurs qu'il avait rejoint des têtes familières. Il leur avait fait un simple salut de la tête. On lui présenta la nouvelle recrue à qui il serra la main.

L'heure n'était certes pas à la politique mais il ne put s'empêcher d'en parler tout de même. C'était, après tout, son travail principal. En dehors de son rôle de directeur, évidemment, et il faisait passer cela avant tout. Hors de question qu'il soit mis à pied par Orpheo (pas comme Kristiansen) ou pire, radié.

Il commençait alors par lui demander quelle serait sa stratégie une fois arrivé sur le nouveau monde. Car n'oublions pas qu'il avait quand même pour but de transmettre la pensée des conservateurs outre Atlantique.

Cette jeune recrue était jeune, cela se voyait, pire, ça se sentait dans son discours. Cormag avait très peu confiance en lui, il sentait l'innocence et la naïveté. Il pressentait que quelques remarques de trop de la part des progressistes et il rebasculerait. C'était les plus faciles à manipuler après tout. Il fallait qu'il mette à profit cette soirée pour le convaincre encore plus de leurs idéaux, qu'il ancre tout ça profondément en lui.

Il commença donc à dérouler son don et envoûta les convives autour de lui tout en parlant au jeunot pour lui rappeler quelle était leur cause, ce pourquoi ils se battaient.

Il savait pertinemment que tout le monde détestait leur manière de faire, leur parti et surtout lui, le chef de file. Il pouvait en prendre plein la gueule, sans soucis, il pouvait parfaitement encaisser. Il savait qu'il faisait tout ça pour le bien commun. Il n'appréciait pas tuer de sang froid, ou tuer tout court. Il n'y prenait pas plaisir. Il n'était pas comme les sorciers noirs, il trouvait toutes ces actions répréhensibles. Mais il fallait bien que quelqu'un s'occupe de la sale besogne pour que le monde soit débarrassé de la vermine. Il jouait le sale rôle, aucun soucis, il pouvait essuyer toutes les critiques, il pouvait se battre pour ce qu'il pensait être juste.

Il se battait juste pour rendre le monde meilleur. Si après que le monde soit pur de tous ces rats, toutes les sanctions extrêmement punitives qu'il avait mis en place tenaient à disparaître, c'était tant mieux. Il prenait ce genre de mesure aussi pour dissuader les autres de faire de même. Ce n'était pas par bonté de cœur.

Un cri fit interrompre les paroles de tout le monde, y compris Cormag et ses acolytes, et tous se retournèrent vers celui qui l'avait poussé. Ce visage rappelait quelque chose à Cormag. Il s'en fichait un peu à vrai dire, ça devait sûrement être une affaire mineure sans aucune importance.

L'homme avait la main ensanglantée, des bouts de verre étaient par terre, il avait les larmes aux yeux et les plantait dans ceux de Cormag, complètement blasé, fermé.

L'assaillant arriva tout près de lui et lui empoigna sa veste, plein de rage. Il serra les mâchoires, il était en train de tâcher son costume.

Il était également bien trop près de lui. L'espace vital était une notion oublié par cet homme. Le directeur le regardait dans les yeux également, un regard d'acier, froid, glacial, pas du tout bienveillant. L'air de dire « tu n'es qu'un insecte pour moi. Qui es-tu pour me toucher ? Comment oses-tu ? ». Soudain, cela lui revint. Ils étaient au tribunal. Le tribunal d'Orpheo allemand était là uniquement pour que le monde puisse connaître la sentence accordée à l'accusé. Surtout quand il s'agissait de sorciers noirs connus.

Il y a quelques semaines de cela, le tribunal allemand avait fait connaître son verdict au sujet d'un Gallagher. La peine de mort immédiate. L'accusé n'était pas exécuté sur la place publique, bien évidemment, Cormag n'était pas un monstre. Mais tout le monde magique était au courant. Il espérait surtout que cela dissuaderait les organisations de sorcier noir ou mieux, les jeunes qui ne savaient pas trop quoi faire de leur vie et qui doutaient entre deux institutions. Il essayait d'éviter de remplir les rangs de l'ennemi.

Et évidemment, pendant le verdict, un homme avait crié, pleuré, disant que tout cela était injuste. C'était cet homme. Qui avait assisté, impuissant, au jugement de son frère, sorcier noir.

Affaire mineure, donc.

L'homme pleurait. Cela n'attendrissait pas du tout Cormag, il n'éprouvait aucune pitié. C'était plutôt le contraire, ça le dégoûtait même. Et l'énervait d'autant plus. Avec le sang, il aurait des larmes et de la morve. Super. C'est le pressing qui allait être content.

-VOUS NE MÉRITEZ PAS VOTRE POSTE, ELLES SONT OU VOS VALEURS HEIN ? ELLES SONT OU ??? CONNARDS !

La directrice d'Orpheo Paris-Londres pris en charge ce turbulent. Elle lui posa une main sur l'épaule. Cormag brûlait de plus en plus. Sa température corporelle s'élevait de plus en plus. Si il ne le lâchait pas bientôt, ils auraient bientôt un bûcher humain. Il essayait tant bien que mal de se contrôler. On ne l'approchait pas comme ça sans invitation, et surtout pas aussi longtemps. Il avait horreur du contact avec quelqu'un d'autre.

Trop près. Beaucoup trop près.

-Reprenez vous, Gallagher. Lâchez le.

Elle était bien plus compréhensive que lui. Il n'arrivait pas à comprendre. Son frère avait fait des choses répréhensibles, graves, condamnables. Il avait heurté la sécurité mondiale, il avait sûrement tué des personnes innocentes, ou alors y avait participé. Toujours étant, il était parmi une organisation qui cautionnait ce genre d'acte. Rien que de faire partie d'une organisation comme cela c'était être en leur faveur. Comment pouvait-on être en faveur de meurtres, de tueries, de tortures de personnes innocentes ? Ils massacraient des mêlés jour après jour et asservissaient des humains, les tuant comme si c'était du bétail quand ils ne leur allaient pas, comment pouvait-on participer ou cautionner ce genre d'action ?! Comment pouvait-on défendre quelqu'un qui était à ce point en opposition avec ses propres valeurs ? Le but d'Orpheo était à l'opposé de tout cela.

Cormag ne pouvait donc décemment pas l'incendier sur la place publique, au premier sens du terme. Il serait aussi vil que les êtres qu'il condamne. C'était hors de question de se rabaisser à leur niveau, juste parce que son... être a été importuné.

Gallagher ne bougeait toujours pas. Cormag prit donc le relais et fit lâcher, non sans force et quelques pressions des doigts sur la paume, l'homme toujours accroché désespéramment à lui.

-Ce qui est fait n'est plus à faire. Votre frère n'avait qu'à mieux choisir les personnes qu'il fréquentait ainsi que ses actions.

Ce n'est pas la nature d'un homme qui décide de s'il est bon ou mauvais. Se sont ses choix et ses actions.

-Gallagher avait fait de mauvais choix de vie, de mauvaises actions, ce qu'il a subi était amplement mérité.

Cormag recula de quelques pas.

-Imaginez que votre partenaire, ou votre enfant était mêlé ou humain. Imaginez que quelqu'un aux sombres desseins, aux sombres idées, tel votre frère, car il était dans une de ses organisations, décide de les tuer, comme ça, parce que, selon eux, se ne sont que des abominations de la nature. Vous en penseriez quoi ? Vous trouveriez cela intolérable, n'est-ce pas ? Pourquoi le fait que se soit votre frère devrait changer quelque chose à la sentence ? Imaginez que votre frère ou un de ses amis aient blessé un proche de quelqu'un qui se trouve dans cette pièce. Dites vous même que quelqu'un proche de votre frère à sûrement contribué à torturer M. Mystery, ici présent ce soir. Pourquoi votre frère devrait-il être innocenté alors qu'on aimerait tous, ici présent, tuer les gens qui font du mal à ceux qu'on aime ?

Il avait étendu son don sur toutes les personnes ici présentes ce soir. Au cas où certaines étaient un peu réceptives. Ou cas où d'autres avaient des doutes.

Le fait d'avoir Elizabeth à ses côtés tous les jours l'avait sûrement aidé dans cette tirade totalement improvisée. Et le fait qu'elle soit dans son champ de vision également.

Il avait les yeux plantés dans les yeux de son agresseur. Par moment, il regardait également toute l'assemblée, car tous les regards étaient évidemment rivés sur eux. Comment faire autrement ? Le directeur le plus détesté d'Orpheo attaqué en plein gala, qu'allait-il en être ? Allait-il implosé sur place et foutre le feu à tout l'hôtel ?

Cormag se remit droit et détourna les yeux de Gallagher, avança d'un pas déterminé vers sa femme, lui prit à nouveau le coude et embrassa sa joue.

-Je pense que c'est mon signal pour rentrer, chuchota-t-il. D'une voix plus forte, il s'adressa aux personnes qui accompagnaient Elizabeth, Madame Roussel, bonne soirée, Monsieur Mystery, je m'excuse de vous avoir impliqué dans cette affaire.

Il salua de la tête ces deux convives et parti en direction de la sortie où il trouva bien vite un taxi. Ce n'était pas par fuite, c'était juste qu'il en avait marre depuis bien longtemps de ces mondanités, c'était effectivement une bonne excuse. Il y avait, en outre, rien de plus à ajouter à cette affaire. Il fallait donc partir avant d'envenimer les choses.

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Declan A. Ø. Mystery
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Ven 12 Oct 2018 - 4:51



La vie est un devoir, accompli-le.
“Tout un chacun devrait éprouver du respect
en face de l’humanité qui souffre.”


On ne sait pas comment cela s'est passé. Il était perdu, à jamais. C'était ce que l'on avait dit. C'était ce qui était convenu. On avait même mis une belle photo dans un beau cadre avec une fleur éternelle devant et une bougie que l'on oubliait parfois d'allumer ou de remplacer, dans un coin de son bureau qu'occupait provisoirement Tom Hensworth, son secrétaire. Et bien qu'il ait prit les fonctions, il en refusait le titre. Après plus d'un an, la conclusion avait été brutale, la sentence irrévocable : on ne pouvait espérer éternellement libérer Declan Mystery et plus encore alors que la situation du Mystery Orphanage ne se résolvait pas, qu'Orpheo commençait à rentrer dans une guerre interne entre progressiste et conservateur. Les exorcistes qui avait côtoyé l'homme qui pourrissait dans les geôles de Croix avaient fait une cérémonie en son honneur, quand les choses s'étaient un peu calmées, et on avait continué, tant bien que mal. Alors quand le 21 avril dernier, une silhouette famélique, flottant dans un costume propre, le visage dévasté, les yeux décidés, avait franchi les portes du quartier général d'Edimbourg, une onde de choc silencieuse s'est propagée. On l'a vu s'asseoir à son bureau après avoir saluer tout le monde chaleureusement, demander poliment un café à Tom et commencer à traiter les dossiers, comme si le rapt n'avait jamais eu lieu, comme si plus de trois ans et demi ne s'étaient pas écoulés. Chacun y est allé de son hypothèse sans approcher un instant de la vérité. Et l'homme n'en parlait pas. Pourtant, les plus sensibles fixaient avec horreur cette cicatrice que l'on devinait après le col de la chemise, qui remontait dans la nuque et s'étalait un peu sur le côté gauche du cou, touchant à peine la mâchoire. D'autres se taisaient avec respect quand parfois on le voyait claudiquer un peu, la fatigue venant, ou le souvenir, on ne savait. On considérait cependant sans pitié cette canne qui l'accompagnait de temps à autre car il s'y appuyait comme si elle n'existait pas, avec une force et un calme incroyable. Et l'on s'était demandé si Declan était revenu d'un enfer qu'il taisait, s'il en était revenu complètement, entièrement. Mais il semblait être égal à lui même, impliqué dans les affaires et les hommes et femmes, défendant sa vision de la justice, pour tous et avec le minimum de violence possible, militant contre l'abolition de la peine de mort, de la torture et des abominations, disait-il, qui ramenaient les exorcistes à l'âge de pierre et qui ne les distinguaient guère de l'idéologie noire qu'ils combattaient. Il n'y avait ni respect, ni dignité, dans l'acte d'ôter une vie ou d'imposer une souffrance si la nécessité ne l'exige pas, et même encore, cela est injustifiable. Les semaines ont passé et l'étonnement a cédé à l'habitude. Mais rien ne s'oublie. Rien.

_________

- C'est tout ce que je peux faire pour vous, partez maintenant, ne vous retournez surtout pas.

Les mots d'Ethan Fever résonnent sombrement dans mes oreilles. Le tunnels est sombre, il parait interminable. On ne sait où il va ni d'où il part et cette incertitude continuera longtemps. C'est après ce qu'il semble une éternité que Paris se dessine à l'horizon. Dans la nuit, je pose un pied sur le sol magique du quartier général de la capitale française. Je ne demande à être reçu de personne, je ne convoque pas d'urgence et me contente de rejoindre le bureau des téléporteurs de garde. Je décline mon identité, mon rang et ma destination. Une jeune femme me demande le temps de finir sa tasse de café lyophilisé avant de partir. Pendant qu'elle avale de petites gorgées du breuvages brûlants, je subis son regard exorbité et ne peux que le comprendre. Je porte sur moi les lambeaux des vêtements qui me couvraient à peine, tachés de sang séché comme de sang encore bien rouge. J'ai l'air d'un déporté délivré de Buchenwald et je ne dois pas sentir meilleur. Quand sa main blanche se pose sur mon poignet maigre, le contraste me fait prendre conscience de la saleté qui me recouvre. Et l'instant d'après, nous sommes en bas de mon appartement. Elle prend une grande inspiration pour récupérer du grand voyage pendant que je me rappelle que mon logement avait été brûlé par Dorian. Je vois que des réparations ont été faîtes à l'immeuble, sûrement par les autres propriétaires. Je sais que je ne vais rien trouver ou presque, mais pe importe. Je prends congé de ma téléporteuse qui repart aussitôt. Elle se reposera sans doute pendant plusieurs jours. Un tel aller-retour, si loin, n'est pas toujours évident. Je monte les marches et pousse la porte après avoir récupéré les clés de secours à l'endroit où je les cache.

La surprise me prend quand je retrouve mon appartement propre, sans aucun meuble calciné, avec un frigo rudimentaire. Après avoir fait le tour, il est évident pourtant que personne ne vit ici. Ce sont toujours mes affaires, celles qui ont survécu. Un léger sourire prend mes lèvres hagardes. C'est étrange, c'est la première fois depuis combien de temps ? Tom est incorrigible. Il faudra que je pense à le remercier, lui qui, semble-t-il, n'a jamais perdu espoir. Mon corps tremblant se dirige naturellement vers la salle de bain. L'eau qui ruisselle contre ma peau me donne l'impression de revivre. Je n'ai pris de vrai douche depuis mon enlèvement. Le sang coule, la crasse s'efface. Et après un long moment, je sors, propre. Je contemple mon reflet dans la glace de plein pied qui me fait face. C'est un corps décharné, meurtri, faible, que je contemple. Je prends ma trousse à pharmacie et remercie mon envie de jeunesse d'étudier la médecine. Je suture les plaies qui nécessitent, pansent les autres. A l'aide d'un stylet et d'encre de chine, je trace quelques runes de soin. A nouveau, je capte mon reflet. Quelques bandages blanchissent ma silhouette, comme des tâches de pureté sur la souillure que je suis devenu. J'ai envie de vomir en voyant cela, mais il n'y a rien à vomir. Alors je contiens ma répulsion, d'autant plus quand celle-ci me submerge quand je contemple l'oeuvre de Dorian. Ce n'était qu'une sorte d'initiale, un C à ses débuts. C'est devenu un complexe de dessins emmêlés, de runes cachées, gribouillis inextricable et illisible. C'est une gravure dans ma chair. Sur l'omoplate, le C est encore visible. Et la cicatrice à peine cicatrisée par endroit, remonte dans ma nuque, tourne sur mon coup, agrippe légèrement ma joue gauche. Il est des blessures qui ne disparaissent pas, le sorcier noir s'en est assuré. Et le fantôme de douleur qui l'accompagne, cette pulsation incessante qui me ramène là-bas, restera également à jamais.

J'enfile un t-shirt et un jogging. C'est en voyant que le pantalon refuse de tenir sur mes hanches que je comprends la faiblesse qui a étreint mon corps. Les quelques pas qui me ramènent à la cuisine me semblent un marathon. Je sors des oeufs et un peu de fromage rapé pour faire une omelette. Rien n'est pourri, le pain est frais. Tom doit passer très régulièrement. Cela me touche à un point que je ne saurais exprimer. Une fois le plat cuit, je me saisis de ma fourchette, un bout de pain beurré et me trouve face à un mur. Manger est redevenu insupportable. La simple vue de ce qui pourrait remplir mon estomac me révulse. Et cette idée qui m'avait saisi étant gamin, cette idée horrible que je ne méritais pas cela puisque Cillian était mort à l'époque, puisque Dorian m'a mit à terre, revient insidieusement. C'est une bataille physique et psychologique pour finir mon assiette. Je voudrais me haïr en paix, sans avoir à soigner ce mal dont on m'a accablé. Lorsque je m'allonge sur mon lit, les yeux grands ouverts, j'ai cette pensée d'avoir usurpé encore une fois ma légitimité. Et mon ventre se tord. Mon ventre plein que je voudrais à nouveau vide. Je n'ai jamais compris pourquoi, à l'époque, alors que je refusais de parler, de m'alimenter, pourquoi quand je montais sur la balance alors qu'on essayait désespérément de retenir la vie qu'il y avait en moi, j'étais heureux de voir qu'elle descendait encore et encore, comme si bientôt il n'y aurait plus rien à retenir.

La nuit a passé en réflexions, sans qu'aucun sommeil n'ai apaisé mes tourments. Quand le soleil se lève, je fais de même. Je me prépare machinalement un café et reprend un peu de pain. Le liquide chaud me brûle la gorge, mais quand il s'agit d'avaler du pain, quelque chose d'actuellement nourrissant, un refus se présente. Impossible. Je suis tétanisé. La peur côtoie la haine et la honte. Je jette l'éponge ce matin. J'ai eu le temps de réfléchir. Je me souviens combien cela a été difficile la dernière fois. Mais j'étais encore un enfant. Je n'ai plus cette chance. Je sais ce que je dois faire. La vie est un devoir. Accomplis-le. Les mauvaises pensées sont là. Je ne sais pas si j'arriverai à dépasser ce qu'il s'est passé. Je parle d'un point de vue personnel puisque pour le reste, rien ne viendrait ébranler la décision qui m'anime férocement. Le combat reprend. Je me lave rapidement, me rase sans pourtant trembler. Lorsque j'enfile mon costume, je constate à nouveau que je flotte dedans avec un ravissement malsain pour cette rancoeur que je nourri, elle. Je serre la ceinture pour que cela tienne, attrape mon manteau, rassemble mes affaires, et prend le chemin pour le quartier général d'Edimbourg.

Lorsque je passe la porte, il y a un instant de flottement. Et on me reconnait. Je salue en souriant tout le monde. L'étirement de mes lèvres me paraît de nouveau comme un geste oublié, mais je me force. Je m'installe sans un mot de plus derrière mon bureau, rangé comme je le range. La seule différence, quelques affaires de Tom trônent dessus, et cette photo morbide dans un coin. Je me relève pour l'enlever. J'ai à peine le temps de souffler sur la bougie et de mettre de côté ce qui ne m'appartient pas que Tom arrive en courant. Il me contemple, ahuri.

- Peux-tu aller me chercher un café Tom ? Un long, comme d'habitude... Sans sucre.

Mon secrétaire hoche la tête et pars. Aussitôt je regrette. Il y a comme un interdit qui flotte dans l'air. Sans sucre ? Je secoue la tête. Declan, sérieusement... Ma main droite se serre brusquement, avec toute la rage du monde. Je commence à lire les dossiers empilés. Tom revient, ferme la porte.

- Declan...
- On n'a pas le temps. Pas maintenant. Dis moi plutôt ce qui s'est passé pendant mon absence.

Je me cale dans mon fauteuil pour l'écouter. Et alors qu'il hésite, alors que son regard alterne entre mon corps décharné et ma cicatrice bien visible, je sais que la route sera longue, celle de la liberté, la mienne, la liberté du monde entier.


_________

9 juin 2017 - 19h27

Je serre le noeud papillon de mon costume sur mesure. En pensant à cela, un petit rire ironique résonne dans la salle de bain de mon hôtel. Sur mesure d'un mensonge. S'il devait vraiment prendre mes mesures, il monterait au monde un corps dévasté d'une faiblesse infinie pas une violence infligée. Quand je jette un oeil à la glace devant moi, mon reflet me renvoie celui d'un homme classe avec une lueur mystérieuse, une aura dû aux épreuves, mais pas la réalité. Si à cet instant, je laissais mon pouvoir s'effacer, comme je le fais quand personne n'est là, on verrait la réalité. Je ne l'ai dit à personne. Je tiens cette mascarade à bout de bras, tout seule. Mon corps est une épave, mon esprit affûté. Je fais attention à respecter le temps qui passe. Je sais qu'en deux mois à peine, il est impossible que j'ai recouvré l'allure que j'avais avant, mais j'affiche effrontément un espèce d'entre-deux, un homme dont le corps semble guérir et reprendre vie, reprendre cette force que j'ai dans la tête. Cela me coûte beaucoup d'énergie, mais c'est devenu comme une seconde peau.

Il est temps d'y aller. Je ne suis qu'à quelques minutes à peine du lieu de réception. Bien que je n'ai jamais eu l'attrait des mondanités, j'en ai toujours compris la nécessité. Je me glisse parmi les autres exorcistes conviés à ce gala. J'attrape une coupe de champagne avec la conviction féroce que je ne la boirai pas. Et je commence à parler. Je constate avec tristesse qu'Orpheo s'est étiolé. Les combats internes qui sévissent nous affaiblissent. La monté des conservateurs m'inquiètent particulièrement. Il semble normal à présent d'user des mêmes armes que nos ennemis. Mais je reste silencieux. Je peux faire de long discours, de ma chaise du conseil d'Orpheo, mais je ne fais pas de vague dans des soirées, et si je défends mes opinions durement, je ne fais pas l'outrage à ces idées que je réfutent de militer naïvement en hurlant ou en cherchant à retourner n'importe qui. Je quitte Jane Grey, chef du service maquilleur d'Orpheo. Elle m'a avoué que les maquilleurs sont débordés. Les petits éclats se sont multipliés et s'il est facile de les traiter dans leur complexité, leur nombre commence à être inquiétant, s'il ne l'était pas déjà depuis quatre ans maintenant. Deux femmes se dirigent ostensiblement vers moi et je les accueille avec un sourire. Alicia Roussel me salue. Quand je l'ai aperçue dans la foule, je l'ai invitée à me rejoindre d'un signe de main. Je me tourne vers sa compagne.

-Bonsoir Monsieur Mystery, je suis Elizabeth Porter, la femme de Mr Scrimgeour et vice présidente du QG Allemagne.

Pas un raidissement ne vient me trahir et je sers fortement sa main, avec assurance. Cormag Scrimgeour un homme d'une intelligence redoutable et d'une efficacité dangereuse. Le chef du quartier général Allemagne est connu pour n'être pas un tendre. Je ne lui fais pas l'affront de croire qu'il aime la violence qu'il peut montrer. Il la juge nécessaire. Et en cela, pour, lui, elle est juste. C'est sur ce point précis que nos avis divergent.

- Enchanté. Vous avez dû échanger récemment avec mon secrétaire, Tom Hensworth, au sujet de l'affaire Hugh-Gretchen ?

Silas Hugh, exorciste écossais et Loïse Gretchen, exorciste allemande, travaillant en tandem sur la transmission de documents sensibles, avaient mystérieusement disparus pendant deux semaines. Seul Hugh était rentré, en avouant avoir tuer Gretchen. La question est de savoir si elle avait effectivement vendue des informations à Croix, ou si c'était l'inverse, comme un mail envoyé par cette dernière semblait l'affirmer. Un faux ? Peut être. La justice magique essaye de démêler cette histoire, et cela nécessite l'accès à leurs bureaux respectifs, leurs affaires, leurs dossiers, qui dépendent respectivement de mon quartier général et du sien. Ce coup d'éclat récent ne me dit rien qui vaille. Encore un procès qui va réjouir les conservateurs. Mais je ne laisses pas le temps de répondre réellement à cela, puisque mon but n'est que de créer un lien entre nous, pas de polémiquer. Aussi la conversation partie sur des banalités plus sympathiques, quelques blagues et potins.

- SALAUD !

De même que mes collègues, je me retourne vers l'homme qui a prononcé cette insulte. Je me rembrunis en découvrant Gallagher. C'est un cri qui déchire le coeur. Je n'étais pas encore rentré quand l'exécution de son frère a été prononcée. Le silence se répand autour et moi même je ne dis rien. Selena Deslilas s'avance, comme pour tenter de calmer le jeu, en vain.

-VOUS NE MÉRITEZ PAS VOTRE POSTE, ELLES SONT OU VOS VALEURS HEIN ? ELLES SONT OU ??? CONNARDS !

Je sers ma flûte de champagne, encore pleine. Cet homme est la preuve d'une aberration de ce qu'on appelle la justice. Et l'on y croit fortement. Quand les hommes comprendront-ils qu'il n'y a là rien de juste à ôter la vie d'un homme ? C'est à croire que nous ne nous améliorons pas. Il est certain cependant, et je l'avoue aisément, que cela est plus simple, tellement plus simple. Et certain maintenant, que William Gallagher ne risque plus de nuire à personne.

-Ce qui est fait n'est plus à faire. Votre frère n'avait qu'à mieux choisir les personnes qu'il fréquentait ainsi que ses actions. Gallagher avait fait de mauvais choix de vie, de mauvaises actions, ce qu'il a subi était amplement mérité.

Il est dur de réfuter ce que Cormag dit. Mon don m'informe tout de suite qu'il utilise sa magie. Je ne sais pas si c'est à cause de cette connaissance que je n'y suis pas sensible, mais les persuasifs ne me font jamais rien. Je les 'détecte' toujours. Cependant, ce qui se passe par la suite me glace le sang.

- Imaginez que votre partenaire, ou votre enfant était mêlé ou humain. Imaginez que quelqu'un aux sombres desseins, aux sombres idées, tel votre frère, car il était dans une de ses organisations, décide de les tuer, comme ça, parce que, selon eux, se ne sont que des abominations de la nature. Vous en penseriez quoi ? Vous trouveriez cela intolérable, n'est-ce pas ? Pourquoi le fait que se soit votre frère devrait changer quelque chose à la sentence ? Imaginez que votre frère ou un de ses amis aient blessé un proche de quelqu'un qui se trouve dans cette pièce. Dites vous même que quelqu'un proche de votre frère à sûrement contribué à torturer M. Mystery, ici présent ce soir. Pourquoi votre frère devrait-il être innocenté alors qu'on aimerait tous, ici présent, tuer les gens qui font du mal à ceux qu'on aime ?


Dorian me regarde avec un sourire malsain. Son couteau tourne dans ses doigts, se faufile sur mon dos et sa lame trace les lignes. Quand le dessin se termine, la main du sorcier noir se pose sur mon épaule, non comme un geste d'apaisement, mais pour y insuffler la magie qui donnera naissance aux runes. Le hurlement qui résonne dans la pièce est transperçant et j'espère que Clyde ne l'entend pas. Depuis que mon frère est là, je n'oppose que peu de résistance. A chacune de mes petites rebellions nécessaires pour piquer l'intérêt du chef de Croix, c'est la raclée. Et quand Orpheo le contrarie, il se tourne vers moi pour se défouler. Il enlève sa main et j'ai le malheur de tenter de le frapper, comme une défense réfléxe. Le poing qui s'abat dans mon ventre me plie en deux et me laisse à terre. Les coups pleuvent ensuite. Et sa voix plane comme une sentence. Tu verras, dit-il, je sais me réinventer, toujours. Il laisse mon être tremblant sur le sol. Les esclaves se chargeront de me ramener dans ma cellule. Maintenant que je suis marqué à jamais, c'est comme si je lui appartenais. Et il s'en va, sifflotant tranquillement.


J'essaye de me contrôler. Un peu mal peut être. De ma main libre, je palpe machinalement mon cou pendant une seconde où la palpitation douloureuse s'intensifie. Raidis par l'apostrophe, je tente en vain de me détendre. Cormag Scrimgeour rejoint sa femme, lui chuchote quelques mots et s'adresse à moi avant de se volatiliser. Pendant que mes yeux le suivent, je me contraints à ne pas abaisser mes défenses. Mon pouvoir clignotte deux secondes. Je prie pour que personne ne l'ai remarqué, que tous pensent à une hallucination après ce qu'il vient de se passer. Je délaisse ma coupe de champagne. L'avoir à mes côté m'est insupportable.

- Charmant.

Je n'ai pu m'empêcher de grincer avec ironie. De quel droit osait-il me prendre à partie ? De quel droit se revendiquait-il pour me prendre comme porte drapeau ? Il m'a publiquement mis de son côté, un coup de maître. Je n'ai rien à répondre, je ne peux dire quoi que ce soit, on trouverait de quoi me discréditer. Je ne peux prendre la défense de l'exorciste qui l'a attaqué et défendre à présent mes idées contre la peine de mort qui 'évite aux individus qui m'ont fait du mal' de continuer serait mal perçus. J'ai le regard encore fixé sur la scène qui est pourtant fini. Je bloque mes souvenirs qui me hantent encore. Le contrôle revient petit à petit. Et dans mon ventre creux se tord quelque chose d'incompréhensible.

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Elizabeth M. Porter
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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Jeu 1 Nov 2018 - 21:13

Étant plus jeune, j'avais toujours rêvé de ce genre d'événements. J'enviais mes parents et leur mondanités qui paraissaient à mes yeux comme un spectacle extraordinaire. Tant de couleurs, les robes qui flottent au grès des danses et les lumières qui envahissent l'espace... Mais bon, étant morts rapidement je n'ai pu en faire en leur présence et j'ai vite fait compris que ce n'était qu'une comédie absurde et hypocrite. Autrement dit, à part les petits fours et le champagnes, ça ne valait jamais le coût pour ce que ça prend de temps.
Meme si des fois il y a des choses non prévues qui épice un peu les soirées et c'est pour ça que j'aime quand autant de gens de différentes origines, partis politique ou religions soient réunis dans un meme endroits : ça mène toujours à une explosion de cri, de larmes et de sang. Mieux que le théâtre grecque.

Je salut le très cher Declan Mystery et commence alors à parler.

-Enchanté. Vous avez dû échanger récemment avec mon secrétaire, Tom Hensworth, au sujet de l'affaire Hugh-Gretchen ?

Je secoue la tête pour acquiescer tout en pensant à cette affaire qui va encore nous faire perdre les cheveux. C'est fou que cela puisse être encore possible avec toutes les précautions que nous prenons pour éviter tout débordement.

-Oui tout a fait ! Charmant garçon, vous a-t-il fait part des documents que nous avions ? Même ce si ce n'est pas consistant, nous avons trouvé des échanges avec un anonyme remontant à quelques mois. J'espère que cela confirmera la culpabilité de Hugh, ça serait plus simple pour nous tous, sinon j'ai bien peur de ne plus dormir pendant un temps...

Je n'avais pas envie de parler politique en disant que si Cormag avait réussi à gérer toute l'affaire cela aurait été sûrement plus efficace mais étant donné que nos deux bureaux sont concernés, nous ne voulions pas faire de vagues pour le moment. Si d'ici là rien ne se produit, il est sûr que notre QG reprendra l'affaire sous un nouvel œil et surtout, avec des méthodes plus efficaces. Oulah ! Il faut que j'arrête de penser à tout ça.
Nous continuons donc à parler, à raconter les avancés par ci, les histoires de QG par la, rien de bien méchant, quand un cri me fait sursauter.

-SALAUD !

Je me retourne vers l'origine du cri ainsi que mes voisin de bavardage, comme une seule vague. Gallagher était devant Cormag, comme possédé, prêt à lui sauter à la gorge.

-VOUS NE MÉRITEZ PAS VOTRE POSTE, ELLES SONT OU VOS VALEURS HEIN ? ELLES SONT OU ??? CONNARDS !

Mon sourire s'estompe un instant et mes sourcils se rapprochent. Il manquait plus que ça... Le cri désespéré d'un chien errant et totalement soûl. Même si je doute qu'il ait autant bu, son comportement me donne envie de vomir. Je me concentre sur la scène : un homme à la main en sang prenant Cormag par la chemise, comme pour essayer de prouver qu'il peut lui faire peur. Quoi qu'il en soit mon époux est assez grand pour régler tout ça seul. Je sens néanmoins le silence tomber et les personnes autour de raidir. Selena essaye de le raisonner, sa main sur l'épaule.

-Reprenez vous, Gallagher. Lâchez le.

Je sens bien que Cormag est en ébullition, prêt a exploser. Il lui retira la main dans un calme troublant.

-Ce qui est fait n'est plus à faire. Votre frère n'avait qu'à mieux choisir les personnes qu'il fréquentait ainsi que ses actions. Gallagher avait fait de mauvais choix de vie, de mauvaises actions, ce qu'il a subi était amplement mérité.

Évidement.

-[color]Imaginez que votre partenaire, ou votre enfant était mêlé ou humain. Imaginez que quelqu'un aux sombres desseins, aux sombres idées, tel votre frère, car il était dans une de ses organisations, décide de les tuer, comme ça, parce que, selon eux, se ne sont que des abominations de la nature. Vous en penseriez quoi ? Vous trouveriez cela intolérable, n'est-ce pas ? Pourquoi le fait que se soit votre frère devrait changer quelque chose à la sentence ? Imaginez que votre frère ou un de ses amis aient blessé un proche de quelqu'un qui se trouve dans cette pièce. Dites vous même que quelqu'un proche de votre frère à sûrement contribué à torturer M. Mystery, ici présent ce soir. Pourquoi votre frère devrait-il être innocenté alors qu'on aimerait tous, ici présent, tuer les gens qui font du mal à ceux qu'on aime ?[/color]

Je sourie en coin. J'aime quand il se lance dans ses tirade comme celle-ci, je trouve que ça lui va bien. Il s'améliore. Il avait dit tout cela d'une puissance implacable en faisant face et en n'oubliant pas d'impliquer l'audience à son discours. Il a sûrement du utiliser son don d'ailleurs, les murmures s'étaient tus le temps qu'il parle. Il s'élance alors vers moi, me prend le bras et me murmure :

-Je pense que c'est mon signal pour rentré.

-Je te rejoins plus tard.

Il salut ensuite les collègues qui m'accompagnaient et s'en alla. Je senti Declan gêné pendant un court instant, ce qui est tout à fait normal. Être impliqué comme ça dans une scène qui ne vous concerne pas de base est assez désagréable. Je souffle légèrement et bois une gorgée. Ça ne manquait pas d'animation, et le champagne était bon. Ce n'était pas une si horrible soirée finalement !

-Charmant.

J'ai soudainement envie de faire de l'humour, mais je pense que quelque blague ici et après cet événement ne soit effroyablement mal prises. M'imaginer faire une petite blague dans le style : Pas mal l'animation ce soir, ou bien : ça va coûter plus cher en pressing que prévu. Non... bon on oublie. De plus, il y a Alicia juste à côté et j'aimerai garder une bonne figure face à elle et essayer de ne pas tacher les tableaux plus qu'il ne l'est déjà. Je ravale alors mon envie en reprenant une gorgée de champagne. J'en ai bientôt plus et cela me semble pas raisonnable d'en reprendre une coupe. N'empêche, cette scène nous avait pas mal aidé pour faire progresser nos idées. Sans le vouloir, ce cher Gallagher avait servit notre cause et je le remercie pour cela. Un excellent coup de pub.
Je me retourne vers Declan. Le petit n'a pas l'air super en forme.

-Est ce que tout va bien ?

Ce n'est pas tant de l'empathie il faut se l'avouer, mais savoir ce qu'il pense de la tirade de mon époux est plutôt intéressante, étant donné qu'il a été directement impliqué. C'est surtout de cette implication que j'aimerai parler. Je ne sais pas lire dans les pensées et à ce moment précis j'aurai aimé savoir. Par pure curiosité.

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MessageSujet: Re: Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)    Lun 5 Nov 2018 - 17:58

Les grands chefs ne se battent que pour la dignité des faibles.

Selena était en train d'éloigner progressivement Gallagher de Mr. Scrimgeour, afin de limiter au mieux la casse. Ce dernier était visiblement furieux, il semblait contenir sa magie, les yeux vrillés dans ceux de son assaillant. Alicia retenait son souffle, ne sachant pas exactement quoi faire. Son intervention pour le moment lui semblait inutile, mais savait-on jamais.

Le germano-écossais finit par détourner le regard de l'exorciste, et répondit sèchement que l'aîné des frères Gallagher avait simplement fait de mauvais choix, et qu'il avait ainsi mérité son sort.
Alicia était d'accord pour la responsabilité. Bien qu'elle trouvât le directeur d'Orpheo Allemagne dur et froid, elle ne pouvait subitement s'empêcher de penser qu'il y avait beaucoup de vrai dans ce qu'il disait. Et voilà qu'il se lançait dans une longue tirade, que la française écouta avec attention.
Il fallait dire qu'il était très convaincant. Al mit une longue poignée de secondes à se rappeler que le don de cette homme était l'influence. Mais elle n'y pouvait rien, elle trouvait ses mots justes, bien que violents. Elle n'en aurait pas été à prôner la peine de mort comme son collègue, non, mais elle se sentait ouverte et compréhensive à ses idées.

La jeune femme fit sa supérieure s'éloigner avec le fauteur de trouble, changeant même de pièce. La connaissant, elle allait certainement le confier à un guérisseur aux facultés également psychologiques. Et il n'échapperait pas à un entretien privé avec elle. Ce genre de comportement ne pouvait rester impuni, et visiblement, cet homme avait besoin d'un suivi personnalisé. Alicia irait s'enquérir de sa santé mentale et physique plus tard. Pour le moment, elle était responsable de l'assemblée.

Elle s'avança donc vers Cormag, et, sortant un khôl de son sac à main de soirée, traça rapidement une rune de propreté sur la partie de ses vêtements qui était souillée. Le symbole disparut rapidement et le costume du directeur se retrouva comme neuf. Elle regarda alors le sorcier dans les yeux, et lui déclara :


- Je vous prie de nous excuser pour cet incident, M. Scrimgeour. S'il y a quoi que ce soit que nous puissions faire...

Mais celui-ci était déjà en train de dire à son épouse qu'il était temps pour lui de rentrer. Alicia pinça ses lèvres entre elles, sentant les relations entre leurs deux QG se tendre un petit peu plus, mais pensa également que c'était peut-être l'option la plus bénéfique.
Elle fut presque surprise lorsque l'homme lui souhaita bonne soirée, ainsi qu'à Declan Mystery, qu'il avait plus ou moins impliqué dans sa tirade. Al se souvint même qu'elle l'avait entendu marmonner à un moment. Mais elle s'était sentie si happée par le discours du directeur germano-danois qu'elle n'y avait plus prêté attention que cela. Certainement une erreur de sa part. L’écossais n'avait pas l'air en très grande forme, et à vrai dire, cela faisait un petit moment qu'il ne lui semblait pas en forme. Mais qui aurait pu l'en blâmer ? Après tout, il avait été retenu par Dorian Cross en personne et Dieu seul savait ce qu'il avait subi. Elle lui adressa un regard de soutien, puis répondit à l'intention de Scrimgeour :

- Rentrez bien, Monsieur. Je vous enverrai le compte rendu sur les profits réalisés par ce gala sous deux semaines.

Peut-être bien qu'il n'en avait rien à foutre, de savoir combien cette petite fête si désagréable pour lui avait permis de collecter pour les orphelins. Mais c'était la procédure protocolaire normale.

Sur ces entrefaites arriva Selena, qui semblait avoir entendu que l'allemand s'apprêtait à partir. Elle lui serra donc la main :


- Vous nous quittez déjà Mr Scrimgeour ? Je vous présente en tous cas toutes nos excuses pour cet incident, mais je me doute que ma sous-directrice a du déjà le faire... Je vous raccompagne, si vous permettez. Alicia, s'il vous plait, je vous laisse en charge des invités.

Mme Deslilas ne vouvoyait pas tout le temps Alicia. Dans le rush, au bureau, le tutoiement était très souvent de mise. Les deux femmes s'entendaient bien, et avaient du respect l'une pour l'autre. Mais dans de pareilles circonstances, officielles et carrées, elles se vouvoyaient souvent, un peu comme une façade pour le reste du monde. Alicia hocha donc la tête sans mot dire, et se retrouva seule avec Elizabeth et Declan, plus tout le reste de l'assemblée qui commençait à se masser vers eux, pour obtenir des ragots, informations, et surtout, pour débattre de ce qu'avait dit le directeur d'Orpheo Berlin-Copenhague.

Avant qu'un flot de paroles ne vienne les envahir, Alicia eut le temps d'entendre la femme de Cormag demander au directeur du QG d'Edimbourg s'il allait bien. Elle se rapprocha légèrement de l'homme en question, lui toucha légèrement le bras, et ajouta :


- Je seconde la question.

Alors que l'Influent sortait de la pièce en compagnie de sa supérieure, elle se sentit tout à coup beaucoup plus révoltée, et triste. L'empathie qu'elle avait ressenti envers le conservateur se dissipait peu à peu, et, même si elle reconnaissait son éloquence, elle se sentait énervée d'avoir été presque convaincue par le don de cet homme. Cela la piquait et la tiraillait à l'intérieur, même si c'était de la magie, elle se sentait faible. Et puis, après sa discussion avec Mrs Porter, elle ne pouvait nier qu'elle comprenait au moins le point de vue des conservateurs. Elle ne cautionnait pas leur actes, elle était simplement intellectuellement capable de les appréhender.

Son esprit se désembrumait progressivement, et elle tentait à présent de débattre du conservatisme et du manque de procès au sein de la guerre, de la torture et autre sujets des plus joyeux, avec 3 ou 4 personnes. "Merci Gallagher", pensa-t-elle intérieurement. Mais c'était son métier, et elle obtempéra, restant mesurée et diplomate dans ses propos. Le but final étant de détourner un peu le sujet de la conversation, afin d'éviter un second drame ce soir.


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Ouais c'est pas faux.
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Gala, paillettes et champagne (surtout champagne)

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