Let me in


Partagez | .
 

 Let me in

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Holding Doors
CITATION DU PERSONNAGE : Be nice to people until it's time to stop. Then kill'em all.

MESSAGES : 10
DATE D'INSCRIPTION : 09/06/2017

Niveau du personnage
Point RP:
0/100  (0/100)
Point Membre:
1/100  (1/100)
Niveau: 6 - Affirmé
avatar
Harry M. Adelman
Holding Doors
MessageSujet: Let me in   Lun 12 Juin 2017 - 19:56

Plaine brûlante, vent glacial.
Le soleil déformait les ondulations de la plaine qui bougeait presque. Qui bougeait un peu. Est-ce que Ian Coley est ici ? Les runes n'avaient rien donné. Silencieuses, inutiles. Il n'avait pas voulu donner de son sang pour les tracer à cause des imprécisions. Puis son sang prenait souvent feu, il fallait l'avouer.
Il fallait se l'avouer surtout. Il n'était pas douillet et pourtant, la seule excuse qu'il se trouvait, c'était qu'il ne voulait pas se trancher la main, tout régénérant qu'il était, parce qu'il n'avait pas envie d'avoir mal. La vérité, c'était qu'il avait surtout peur de s'immoler.

Il s'était avancé un peu, à travers les arbres, un t-shirt brun et un pantalon noir. Il y avait du sang sur le sol. La chaleur le rendait poisseux entre ses doigts. Il les frottait entre eux, sans savoir quoi faire. Prétendre que c'était celui du métamorphe ? Et attaquer les yeux bander ? Ou se retirer ?
Il avait appris à aller au bout des choses, mais pas à l'aveugle.
Le doute broyait le cœur et les entrailles. Quelque chose de malsain qui ne le poussait pas du tout en avant, ressemblant plutôt aux chaînes lourdes de l'inconstance et du stress. Un stress lourd qui se tentait d'angoisse quand il pensait à l'organisation. Incapable de savoir s'il était seul ou non sur la mission, il voulait avant tout bien faire.
Il ne faisait pas bien.
Il avait du courage, il savait se donner entièrement, mais il savait également ses limites. Les pieds posés sur la frontière de ses compétence, il hésitait à avancer, réfléchissant aux modèles qu'il avait. Ca ne l'aidait pas. Son père ne se serait jamais rendu sur le terrain pour traquer quelqu'un, il n'était pas dans ce genre de travaux. Sa mère, il ne la connaissait que très mal. C'était quelqu'un à lui raconter des histoires et presser les lèvres sur son front. Rien du concret.
Mohammed n'avait pas les mêmes limites que lui.
Dorian n'allait pas sur le terrain.
Deborah ? Not-to-be-trusted
Green ?
Green avançait. Green ne se posait pas de question, au pire, Green mourrait. Pas vraiment rassurante comme réponse, mais seule disponible. Très bien.
Il avança un peu en suivant les runes sur les arbres, tracées avec la lame dans sa main. Il n'y a plus de sang mais un tas de vêtements sur le sol. Il tourna un peu, les prend des ses mains en essayant de laisser son pouvoir sur le temps influer. Il ferma les yeux.

Peur, énormément de peur. Des mots.
Ai-je fais une bêtise en venant ici ? regrets
Autumn?
Loup,
Pour se sauver.


C'est tout ce qu'il avait pu avoir. L'autre avait été là, l'autre était-il encore là ? Douloureuse question que de se demander si l'on suffit pour cette mission. Tant pis, il fera avec, il n'a pas le choix.
La lame ou l'arc ?
Il décrocha l'arc avec précaution de son dos et les flèches affûtées. Il avait toujours trouvé ça plus silencieux qu'une arme à feu, plus pratique qu'une lame, plus dangereux. Un plaisir coupable, presque. L'envie de presque égorger, rester un instant sur le corps, la réussite, le sang et la fierté, la mort qu'on a donné.
Ian était un mêlé.
Puis il fallait remettre les choses à leur place après tout, au pire, il butait quelqu'un d'autre, est-ce que c'était si grave que ça ? On s'en fou non ? Personne me blâmera pour avoir tué un civil, ça c'est clair, surtout pas un humain, un mêlé encore moins, et je vois pas comment quelqu'un d'importait pourrait trainer ici, ça n'aurait juste aucun sens. Go, go, go. GO GO GO.

Un bruit se fit entendre un peu plus loin, un glapissement, gémissement ? Aucune idée. Un grognement peut être. Putain, aucune importance. Il attrapa son arc d'un mouvement souple et encocha une flèche, son corps se tendant sous l'effort. Il essuya une goutte de sueur de son front d'un coup d'épaule alors que ses cheveux attachés sur son crânes se tentaient d'humidité entre la chaleur et le stress.
Ses muscles restèrent bandés alors qu'il ne bougeait pas, attentif au moindre bruit, cherchant la variation dans le vent. Encore quelques secondes, attend quelques secondes, il va revenir ce putain de bruit c'est obligé. Ca va grogner, siffler, couiner et tu pourras lâcher. Patiente. Patiente. Il s'ajusta un peu, enfonçant ses talons dans le sol (et sans se soucier de sa garde arrière), pivota encore un peu et lâcha la flèche.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Admin | Sorcière noire de Rosenrot
EMPLOIS/LOISIRS : En rapport avec Rosenrot
LOCALISATION : In your TAPE
CITATION DU PERSONNAGE : "It's like whoever wrote this note just wants attention. If they were serious, they would have told us who they were."

MESSAGES : 38
DATE D'INSCRIPTION : 08/05/2017

Niveau du personnage
Point RP:
7/100  (7/100)
Point Membre:
10/100  (10/100)
Niveau: 6 - Affirmée
avatar
Elena De Morin'Stal
Admin | Sorcière noire de Rosenrot
MessageSujet: Re: Let me in   Lun 12 Juin 2017 - 22:54

Une grande inspiration.
Comme si on lui avait couper son souffle, Elena se redresse rapidement. Elle est en sueur. Son pyjama bleu lui colle à la peau. Encore un stupide cauchemar. Enfin, pas si stupide que ça. Elle avait vécu des épisodes traumatiques qui continuaient à être ancré sous sa chair, comme quelque chose d’indélébile. Quelque chose qu'on ne pourrait plus s'effacer, comme marqué au fer rouge. Elle replaça ses cheveux derrière ses oreilles et se força à allumer la lumière.

Comme souvent, en pleine nuit, elle avait besoin de parler. Sans d'autre préambules, elle s'éclaircit la voix et commença l'enregistrement.

"Bienvenue dans ta cassette Harry

Ca serait presque drôle de t'appeler Harrycot hein ? Toi qui est si spirituel, Harry. Toi qui est si intelligent et glacial. Tu m'arraches les tripes mais tu mérites d'être dans cette cassette. Ce jour là, t'as vraiment fait le con.

En cette aprés midi de Juin, je traquais un jeune homme pour le compte de Rosenrot. Je n'avais pas vraiment commencé à chercher de manière sérieuse mais une piste m'avait mené sur une colline des pays de l'est de l'Europe. Je ne sais même plus où on était c'était un détail.
Un jeune homme qui s'appelait Ian Coley. Je ne suis pas spécialement une sanguinaire et ça tu le sais Harry. Je ne suis pas comme Anja, je ne suis pas capable de me transformer en quelqu'un de particulièrement tyrannique quand le moment l'exige.
Ah oui, tu n'es peut être pas au courant.
Surprise, Harry.
La vie n'est pas aussi belle que prévue.

T'es un bel homme Harry, dans une autre vie, peut-être que je t'aurais aimé. Peut-être que nos corps n'auraient fait qu'un. J'aurais pu être ta groupie, j'aurais pu être celle qui te tient la main au détour d'une rue d'une grande capitale. J'aurais pu faire appel à tout les plus grands exorcistes pour que tu continues à m'aimer toute la vie. Mais t'es parti avec un mauvais a priori. T'étais pas très malin à la base. Peut être touchant. Ça n'a rien à voir. Mais tout se lie avec toi. T'es quelqu'un d'unique, une espèce de personnalité indescriptible.
On t'aime ou on ne t'aime pas.

La piste que j'avais suivi m'avais mené face à une personne qui n'était pas celle que je cherchais. Un exorciste à l'air méchant, pas très vieux. J'ai compris que le combat allait s'engager quand j'ai senti la magie émaner de son corps. Je me suis rapidement mordu la langue pour faire couler le sang. La douleur m'avait atteint en même temps que le serpent argenté prenait légèrement possession de mon corps. La folie de la magie m'envahissait, c'était presque jouissif. Si je lâchais les valves à ce moment précis, je peux déchaîner les enfers. C'était tellement bon de sentir la puissance déferler à travers son corps.
Malheureusement, une boule de feu que je n'avais pas vu partir m'avait effleuré la jambe. Il savait pas viser, cet idiot. Malgré tout, mon jean avait pris feu. Pourtant, c'est pas facilement inflammable ces trucs là. Mais voilà, j'ai du me rouler par terre rapidement pour tenter d'éteindre le feu. Bien sur ça n'avait pas marché. Ce n'était pas aussi facile. Je sentais la chaleur courir le long de mon mollet. Je m'étais penché pour taper dessus avec force et au prix de quelques brûlures je l'avais éteint. Le sorcier était décontenancé par quelque chose que j'avais pas identifié. Sans d'autres actes, j'avais laissé le serpent prendre le dessus sur moi. La magie avait afflué au bout de mes doigts et une onde de choc était parti sur le sorcier qui s'était retrouver projeté contre un mur.

En une seconde, la donne avait changé. Un autre sorcier apparu, rapidement tandis que je reprenais mes esprits et essayait de calmer un serpent définitivement agité. Une autre seconde et pop, ils avaient disparus. Je crois qu'à ce moment là j'avais laissé échapper un cri de colère. C'est bien possible que c'est à ce moment là que tu m'aies repéré.
Bien sûr, ce n'était pas ma cible principale, mais je n'aimais pas perdre un combat, même si techniquement je ne l'avais pas perdu. Je sais. J'aurais aimé que ça se passe d'une autre manière.

On ne change pas Harry, on ne cache qu'un instant de soi.

Je m'étais relevé après m'être posé deux secondes. Le sang commençait à se cristalliser dans ma bouche. Le serpent avait repris son calme habituel. Je ne m'attendais pas à ce qui allait se passer. Je m'apprêtais à repartir pour me soigner car malgré tout, j'avais pris quelques brûlures quand soudain. Ta flèche.
"

Elena débitait calmement dans un flux ininterrompu. Elle pensait à l'imapct que tout ça allait avoir. Est-ce qu'elle partirait et plus personne ne l'écouterait jamais ou est-ce que ses cassettes auront le pouvoir de faire changer les choses ? De faire changer des vies ? De changer des destins.
Elle ne savait pas. Mais une chose était sûre, elle ne partirait pas sans laisser quelque chose... d'indélébile.


_________________


Tomorrow is another day
And you won’t have to hide away
You’ll be a man, boy!
But for now it’s time to run, it’s time to run!

Color : goldenrod.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Holding Doors
CITATION DU PERSONNAGE : Be nice to people until it's time to stop. Then kill'em all.

MESSAGES : 10
DATE D'INSCRIPTION : 09/06/2017

Niveau du personnage
Point RP:
0/100  (0/100)
Point Membre:
1/100  (1/100)
Niveau: 6 - Affirmé
avatar
Harry M. Adelman
Holding Doors
MessageSujet: Re: Let me in   Sam 17 Juin 2017 - 11:21

Il sentit le relâchement de ses muscles et la vibration dans son bras, sorte de vibrato qui remonte jusqu'à son épaule bandée qui ne bouge pas. Il attendit quelques secondes mais le bruit ne vint pas. Pas de bruit mat contre un arbre, pas non plus le claquement contre une pierre. Rien.
Elle est sûrement plantée dans l'herbe.
Ou dans quelqu'un.

Il s'approcha un peu plus et se glissa avec souplesse au milieu des arbres. La lumière filtrait avec une douceur spéciale, bien différente des terres d'Allemagne qu'il connaissait et qu'il chérissait. Il suivait avec mille précautions la trajectoires de la flèche, traversant un peu par la droite, puis par la gauche, poussant les branches et les feuilles pour rester discret. Je vais me retrouver face à du vide, c'est certain. Sans savoir pourquoi, son instinct lui soufflait bel et bien que Ian Coley n'était pas là et la culpabilité d'avoir raté, d'avoir traîné au hasard lui mordait le ventre. Putain, Mohammed va m'exploser d'être autant handicapé..
Il se heurta alors à une butte. Si je monte là haut et que quelqu'un est en contrebas, c'est cramé et je vais me faire planter. Et si il n'y a personne, je serais quand même à découvert pour n'importe quelle personne... Tout le monde s'attend à ce que tu ailles sur cette butte, vieux. Tout le monde.
Il hésita avant de prendre le parti de contourner avec milles précautions en grimpant sur un rocher. Il était fébrile et ses mains moites glissaient sur la mousse et le lichen. Détestable. Tu ne te progresses jamais. Tu n'apprends jamais. La peur le paralysait mais ces derniers temps, elle était devenue plus prenante, douloureuse. Il se réveillait la nuit dans l'angoisse d'être observé et se noyait dans ses cauchemars. Il arrivait au petit matin défiant, les yeux grands ouverts sur la lumière avec l'enfin de se tirer dès le soleil lever, dans une excitation d'avancer déjà plus dans la journée. Il ne comprenait pas d'où ça venait, tout ça.
C'était assez nouveau pour le perturber, assez ancien pour ne pas le révolter.

Bref.

Il monta donc sur son rocher, et jeta un coup d'œil juste en dessous. Putain, merde, y'a du sang partout. Un frisson hurla sur son échine alors qu'il jetait un coup d'œil. Il y avait réellement, une masse de sang conséquente et personne en vue. Autant t'as tiré dans un ours... La flèche n'était nulle part non plus. Bouge de là c'est le moment, t'es beaucoup, beaucoup, beaucoup trop visible ici c'est évident. Autant t'es repéré depuis longtemps.. bordel, dans quoi t'as tiré..
Il sauta à bas du rocher et n'eut aucun mal à reconnaître là jeune femme.

- Merde, Elena ! siffla-t-il entre ses dents.

Le prénom résonna.
Bien sûr qu'il connaissait la jeune femme. Il connaissait quasiment tout le monde dans les deux organisation. Il aurait pu prétendre avoir fait ça par conscience professionnelle mais à vrai dire il était curieux. Il aimait particulièrement les nouveaux visages, les nouvelles dictions, les nouvelles façons qu'on les gens d'utiliser les mots, d'avoir des gestes différents comme celui de remettre ses cheveux en arrière. Il avait eu l'ocasion de la croiser que quelques fois, dans les couloirs, dans les bâtiments, ou du genre.
Harry était timide.

Il hésita à s'approcher. La flèche était profondément plantée dans sa cuisse, rien de vital à moins qu'elle reste là à saigner des heures. Il était régénérant mais il était presque sûr qu'avec beaucoup de calme, en la tenant au plus proche de lui il était possible qu'il lui transmette son don. Mais il hésitait.
Il ne connaissait pas sa magie, pouvoirs et dons lui étaient inconnus. Y'a super moyen qu'elle essaie de te descendre et toi, toi tu ne bouges pas, tu restes bien en visuel alors qu'elle pourrait t'exploser contre un arbre pour avoir fait ça.
Il souffla et se décala un peu, de profil, suspicieux.

Terriblement désolé, surtout.

Qu'est-ce qu'elle fait là en plus ? Improbable. Vraiment improbable. T'as qu'à.. T'as revenir en arrière, juste avant que tu tires la flèches. Il ferma les poings aussi fort qu'il pu en se concentrant mais il du se rendre à l'évidence : il était bien trop fébrile et désœuvré pour réussir à faire quoi que se soit.
Forcément.

- Je ne pouvais pas savoir.. je ne voulais pas..

Aucune idée si je la vouvoie ou pas..
C'est pas du tout le moment de penser à ça surtout, mais alors vraiment pas.

Il tenta un pas en avant.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Admin | Sorcière noire de Rosenrot
EMPLOIS/LOISIRS : En rapport avec Rosenrot
LOCALISATION : In your TAPE
CITATION DU PERSONNAGE : "It's like whoever wrote this note just wants attention. If they were serious, they would have told us who they were."

MESSAGES : 38
DATE D'INSCRIPTION : 08/05/2017

Niveau du personnage
Point RP:
7/100  (7/100)
Point Membre:
10/100  (10/100)
Niveau: 6 - Affirmée
avatar
Elena De Morin'Stal
Admin | Sorcière noire de Rosenrot
MessageSujet: Re: Let me in   Sam 17 Juin 2017 - 19:36

Little pig, little pig! Let. me. in.

Elena regarda sa cuisse un instant. Même si cela faisait bien longtemps que cette flèche avait quitté cette partie de son corps, elle ne pouvait s'empêcher de sentir des douleurs fantômes. Des douleurs qui ne sont dûes à rien, pas à une vraie douleur, pas même à un défaut de cicatrisation. Non, tout était dans la tête. Elle se souvenait précisément du moment où la flèche avait traversé son corps. Elle imaginait même le bruit que la corde de l'arc de Harry avait émis au moment du tir. Un frisson traversa son échine. Elle reprit.

"La flèche. TA flèche Harry. J'ai senti ma chair se faire déchirer et arracher par la pointe qui avait fait son chemin dans ma cuisse. Je ne me souviens d'aucun si ce n'est celui de mon hurlement que, même avec toute ma volonté, je n'avais pas réussi à contenir. J'ai crû que j'allais m'évanouir. Je me souviens être tombé à terre presque immédiatement. Heureusement, c'était de l'herbe en dessous de moi. Il aurait juste manqué un rocher pas loin de ma tête et t'aurais tout gagné avec ma mort sur la consciente. Bravo Harry, très éclairé comme fléche.
J'avais failli éclater en sanglot tellement la blessure me déchirait, me brûlait, m'écartait la chair, me piquait, me donnait l'impression de mourir. Quand j'ai eu l'esprit de me ressaisir et d'enfin regarder la blessure, j'ai vu que la flèche avait transpercé ma cuisse de part en part. Je voyais le bout en fer dépasser de l'autre côté de ma cuisse. Je crois que les larmes avaient manqués de couler encore. Je ne m'étais même pas mis dans la tête que quelqu'un avait tiré cette flèche et qu'il pouvait recommencer à tout moment. Je voyais le sang s'écouler, sans cesse. J'appelais ma mère, mon père, silencieusement dans ma tête. Sortez de moi là, je priais.
Puis j'ai réalisé.

Je n'étais plus une enfant, personne n'allait surgir pour me protéger. Personne n'allait débarquer, me prendre la main et me dire "Elena, c'est bon, viens, je vais te soigner". Nan. Y avait juste moi. Et ce putain de prédateur. Est-ce que c'était cet immonde Ian Coley ? Sur le coup, c'était une de mes pensées. Tout s'embrouillait mais je me suis dis que dans tout les cas, je devais essayer de ramper et me mettre à l'abri parce que là j'étais juste une putain de cible, comme un cerf qui n'attendrait que de se faire descendre pour le repas du soir.
J'avais donc rampé, avec une douleur qui me traversais de part en part à chaque mouvement de la jambe, jusqu'à un endroit un peu moins exposé. Et toi ? T'as foutu quoi pendant ce temps là ? T'as eu peur ou quoi ?

Je me souviens que je me suis dis clairement que c'était mes derniers instants, que j'aimais ma famille et que j'espérais qu'il le savait. Mais je ne suis pas morte ce jour là. Enfin peut-être un peu intérieurement.
T'avais débarqué alors. De, je ne sais pas où. Ma vue commençait à se brouiller et sur le coup, je me suis dis que t'étais ma proie. Et que tu venais me buter. A partir de ce moment là, je me suis concentré et je me suis dis que si j'avais l'opportunité, j'utilisais mon pouvoir. Aprés tout, plus je saigne et plus le serpent prends possession de moi. Je le sentais lutter à l'intérieur de moi. Je résistais tant bien que mal.

J'avais entendu vaguement que t'avais tenté de me dire quelque chose. Mais tout se brouillait. Et alors que je te voyais approcher, je me suis dis que ma dernière chance était de m'abandonner au reptile qui s'agitait de plus en plus.
Le sang était toujours en train de couler sur ma cuisse. Et là, le serpent a prit le dessus, comme un grand. Sur le coup, l'utilisation de la magie et le sang de ma blessure m'avait fait presque perdre connaissance. J'étais à peine consciente mais je sentais que le serpent sifflait et sortait la langue. Il se faufilait à travers des interstices de plus en plus grand à travers moi. Les étoiles du ciel apparaissait clairement devant moi. Je ne faisais plus qu'un avec lui.

Backfire.

Quand j'ai repris conscience, t'avais été projeté quelques mètres plus loin avec une force inconnue. J'étais vraiment faible. Au bord de m'évanouir encore. Je n'avais définitivement plus la force pour me servir de mon pouvoir. J'ai tenté de prendre appui sur mon autre jambe pour me relever mais telle une handicapée, je claudiquais. Je me souviens avoir fait trois pas en avant.

- Je vais te... b... te... buter.

Même dans ma jeunesse, je n'étais pas une personne prête à implorer pour sa survie. Je partirais en héroïne, ou je n'existerais plus, il n'y avait pas d'entre deux. Malheureusement, mon acte de bravoure, bien que valeureux, a été réduit à néant car ma jambe n'a pas pu supporter l'effort et je me suis écroulé.
Là, j'ai un instant de noir. Je m'évanouis vraiment. Je ne me réveille que quelques minutes aprés. Ton visage face à moi.


- Putain. T'es qui toi ? "


_________________


Tomorrow is another day
And you won’t have to hide away
You’ll be a man, boy!
But for now it’s time to run, it’s time to run!

Color : goldenrod.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Holding Doors
CITATION DU PERSONNAGE : Be nice to people until it's time to stop. Then kill'em all.

MESSAGES : 10
DATE D'INSCRIPTION : 09/06/2017

Niveau du personnage
Point RP:
0/100  (0/100)
Point Membre:
1/100  (1/100)
Niveau: 6 - Affirmé
avatar
Harry M. Adelman
Holding Doors
MessageSujet: Re: Let me in   Lun 19 Juin 2017 - 14:26

"Pain, you make me a believer"

Harry avait toujours été protégé.
Il pensait savoir, mais il ne savait pas.
Il ne savait rien.
Il avait cru que tuer un homme était quelque chose d'aisé - il avait été entraîné pour, n'est-ce pas ? - mais il s'était trompé. Il n'avait pas eu à tirer la flèche de la mort pour le moment et il avait cru que le geste serait le même. Tendre, viser, relâcher. La tension, les muscles, le souffle.
Il n'avait pas pensé au sang qui s'éparpillait tout autour de la jeune femme come une auréole qui l'emporterait, qui monterait autour d'elle pour la noyer. Il n'avait pas imaginé la mort et maintenant qu'elle arrivait devant lui, il avait les doigts électrisés d'horreur.
Il aurait voulu revenir en arrière, il aurait voulu maîtriser son pouvoir.

Quelque chose le projeta en arrière avec une force sans négociation possible. Une seconde avant il essayait de s'approcher avec milles précautions et celle d'après il était soufflé, comme emporté par un coup de grisou. Il lâcha un son, un cri rauque qui fit écho au craquement dans son corps quand son épaule heurta un tronc d'arbre. L'omoplate poussa la clavicule qui se brisa, la pointe cassée transperçant la peau.
En quelques secondes il fut en sueur, les yeux mi-clos, la gorge sèche, pantin désarticulé prêt à abandonner; ce qu'il était faible, encore, à ses vingt ans. Il était celui qu'on pensait fort et grandit alors qu'on ne lui avait pas donné la possibilité de suivre. Pas d'enfance, pas d'adolescence, considéré comme un adulte depuis enfant il n'avait juste pas vécu ce que vivent les autres pour se construire. Il était encore des pièces éparpillées, des pièces aussi dures que le cœur d'un adulte, aussi éloignées comme les morceaux d'un bébé.
Un monstre, en somme. Bête de foire.

Il resta là, pantelant, le rire au bord des lèvres. Allez putain, si t'es pas capable de revenir dans le temps tu peux peut être te réparer mh. Ca serait utile non ? Ca mettait du temps bien sûr, mais surtout.. Putain c'que ça fait mal
Il avait un peu oublié qu'il avait à moitié tué Elena, il avait même oublié qu'elle était là et que c'était sa faute à elle si son os avait éclaté. Il avait oublié qu'elle pouvait recommencer, qu'elle était si proche, si proche de lui qu'elle aurait pu l'achever. Décidemment, il n'avait été formé qu'à moitié. Les salles d'entraînement, il connaissait. Il visait avec précision à l'arme à feu, savait manier les lames et les arcs, utiliser son corps comme un couteau.
Incapable de se trainer dans le vrai monde, dans la vraie vie.
Sa propre vie.

Il ouvrit un œil. Putain merde, Elena. Il se redressa un peu, des étoiles noires sautillant devant ses yeux. Il resta à l'arrêt, la rage montant dans ses veines. Mais bouge bordel !
Elle s'avançait vers lui, sa jambe tordue sous l'effort. Il ne bougea pas, conscient qu'il ne pouvait pas encore déployer trop d'énergie.

- Je vais te... b... te... buter.

Elle n'a pas d'armes, elle a perdu énormément de sang, sa magie t'as déjà explosé au visage. Ne bouge pas, Haz, ne bouge pas. Laisse la s'effondrer.
Elle s'effondra.

Elle était inconsciente. Le sang l'entourait toujours, elle semblait déjà morte, les lèvres entr'ouvertes et les yeux révulsés.
Anja va me tuer.
Plus les secondes passaient, plus il sentait le désespoir dans son estomac. Il était incapable de revenir en arrière de plus de quelques minutes alors comment rattraper un quart d'heure ? Il savait que c'était fini.

Il se décida à venir tout à côté. Son t-shirt était trempé de sang mais dessous, il n'y restait qu'une vilaine cicatrice. Et beaucoup de fatigue. Il resta quelques secondes à écouter. Elle respirait et son t-shirt se soulevait un peu. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle lui avait fait mais il était assez certain qu'elle ne pouvait pas recommencer, et puis s'il ne la sauvait pas il serait déchiré plus tard. Autant sauver celle qui t'a tuée.
Il ne doutait pas de la capacité de Rosenrot à trouver qu'il était responsable de cette flèche. Les pointes étant taillées spécialement elles laissaient une trace spéciale dans la chair. Il faudrait la brûler pour tout dissimuler.
Il frissonna.
L'idée de la brûle ne lui plaisait pas beaucoup, surtout quand elle semblait aussi jeune, sans vie. Une enfant qu'il faudrait mettre au bûcher.

Il s'approcha encore un peu et se retrouva face à elle quand elle ouvrir les yeux. Il sursauta, une enclume chutant subitement dans son estomac.

- Putain. T'es qui toi ?

Il hésita. Si tu mens, elle finira bien par te recroiser et savoir que t'as menti. En plus vous êtes tous les deux du même côté, en théorie tu devrais rien avoir à craindre.
Enfin, sauf si elle veut se venger, et là c'est la merde. Mais si tu ne réponds pas, c'est pas non plus la solution. Et puis de toute façon, ça se saura que t'as essayé de la tuer et tu passeras soir pour un inutile, ce qui est assez dangereux, surtout face à Dorian, soit pour quelqu'un avide de pouvoir qui jalouserait Elena..

Il déglutit et s'humecta les lèvres avant de laisser ses yeux clairs se vriller dans ceux d'Elena. Tant pis si elle balance tout. Tant pis si j'suis baisé.

- Harry.

Il n'était pas utile de préciser son nom de famille. Il n'y avait qu'un seul Harry qui avait envoyé ici à ce moment, un seul qui trainait dans le coin, un seul aussi maladroit.
Taire son nom de famille ne le sauverait pas.

Il osa effleurer sa jambe, certain qu'il aurait des bouts de sa vie.
Il n'eut que des noms.

Charly, Charly, Charly, Laura, David, Anja.

- Charly ?.. murmura-t-il, aspiré par sa magie.

En se rendant compte qu'il avait parlé à mi-voix, il se recula un peu, surpris d'avoir laisser ses lèvres murmurer ce nom. Elle était sûrement trop faible pour avoir compris mais il n'était sûr de rien et il ajouta avec précipitation.

- T'étais pas visée, j'étais sur la piste de quelqu'un d'autre, je..

Il était incapable d'utiliser les informations qu'il avait reçue, incapable de savoir si elle allait essayer de l'exploser à nouveau et ça le mettait sous tension.

- .. j'suis désolé. Mais je peux arranger ça si tu me laisses un peu de temps.

Et beaucoup de confiance, principalement. Mais il voyait bien la défiance dans les yeux de la jeune femme et il imaginait surtout bien que si elle avait réussit à monter aussi haut dans la hiérarchie de Rosenrot, elle ne le devait qu'à elle-même.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Admin | Sorcière noire de Rosenrot
EMPLOIS/LOISIRS : En rapport avec Rosenrot
LOCALISATION : In your TAPE
CITATION DU PERSONNAGE : "It's like whoever wrote this note just wants attention. If they were serious, they would have told us who they were."

MESSAGES : 38
DATE D'INSCRIPTION : 08/05/2017

Niveau du personnage
Point RP:
7/100  (7/100)
Point Membre:
10/100  (10/100)
Niveau: 6 - Affirmée
avatar
Elena De Morin'Stal
Admin | Sorcière noire de Rosenrot
MessageSujet: Re: Let me in   Mer 21 Juin 2017 - 22:59

"The Fear. The Pain. The Sorrow. The Fury. The End."

Ce que cette histoire lui avait appris ? Ne jamais baisser sa garde, pas un instant. Sinon on risque de se prendre une flèche dans la cuisse. Le contrôle est une illusion. Il nous fait croire qu'on est protégé alors que c'est faux. Lorsqu'on se rend compte qu'on ne peut faire confiance à personne quand son propre intérêt en jeu, on se sent tout petit. Elena prenait la pleine conscience des choses.

"Sur le coup, j'étais extrêmement désarçonnée et faible. Je n'avais plus la capacité de t'attaquer, ni physiquement, ni magiquement. Le sang perdu avait fait son effet. Je sentais la fièvre monter. La vue se brouillait. Je me suis dit que j'allais mourir. Je n'avais pas complètement peur de la mort. Je me disais que c'était simplement une étape de plus pour devenir quelqu'un d'inaccessible. Bien sur que ma vision a changé aujourd'hui, je suis beaucoup plus consciente de ce qui se passe après la mort.
Rien.

Harry m'avais-tu révélé sur un ton un peu honteux. T'avais l'air d'un petit enfant. Comme un gosse qui aurait commis une grosse connerie et qui allait devoir le dire à sa maman pour s'en sortir. J'aurais presque ri mais je me souviens que sur le coup j'étais incapable de ressentir quelque chose. Alors je crois que tant bien que mal j'ai voulu te sourire. Comme quelqu'un à qui on lance un dernier sourire avant d'accéder à ce que je croyais être, le paradis.

La mort, comme un inspecteur, m'a suivi toute ma vie. De prés ou de loin. La preuve, lorsque j'utilise mes pouvoirs, je perds du sang et je me rapproche un peu plus de la mort, petit à petit. Ce jour là, je l'ai frôlé avant de m'en éloigner pour quelques temps. La mort a trop peur de venir me prendre. Mais moi, grâce à toi, Harry, j'irais à elle. On ne peut pas exactement choisir quand on va mourir mais on peut choisir de quelle manière on va à la rencontre de la mort, de manière à ce qu'on se souvienne de nous comme des êtres remarquables et unique. Des gens que l'on noublie pas.
Un frisson m'avait parcouru. Comme si le serpent quittait mon corps pour aller dans un autre corps.

T'étais pas visée, j'étais sur la piste de quelqu'un d'autre, tu m'avais dis. Quel comble. Sur l'instant, je n'ai bien sûr pas tilter parce que mon corps était en train progressivement de dire stop. Stop à ces conneries de sorcellerie noire, de Rosenrot, de bras droit, de traque, d'espionnage, de meurtres, de tortures, d'intensité mentale et physique. Il ne supportait plus. Le sang, comme mon esprit, s'écoulait de mon corps tout doucement ou par flots. Je ne sais plus.
Dans ce monde de misère et de crainte, il fallait me laisser mourir.

Je voulais la fin.

J'avais un regard défiant, je ne voulais pas mourir entre les mains de quelqu'un aussi jeune. Mais malgré toute ma volonté, je ne pouvais pas. J'étais trop faible pour résister. La sueur coulait sur mon front et je tremblais. Les larmes auraient pu me monter aux yeux même plus rien ne fonctionnait dans ce foutu corps. Je me contentais de te lancer un regard qui signifiait "si tu me touches j'te bute". J'en aurais bien été incapable. Tu savais les enjeux, et c'est pourquoi tu m'as dis
" .. j'suis désolé. Mais je peux arranger ça si tu me laisses un peu de temps.".

J'avais hésité un certain temps. Un temps qui aurait pu te sembler l'infini je crois. Un temps qui m'a semblé trés court car je n'arrivais pas à me concentrer à savoir si je devais accepter que tu te penche sur moi et me soigne. Ou m'emmene dans un endroit pour me faire soigner. Sur le moment, je ne savais pas que tu étais guerisseur. Enfin, regénérant comme tu dis. Idiot.

Je me tenais sur mes coudes, a moitié allongée. J'avais laissé un gémissement de douleur en me redressant. L'effort avait été considérable mais j'étais là, un peu moins petite à côté de toi qui paraissait géant, en te tenant si haut par rapport à moi. Puis, mon mental m'a lâché, une larme a roulé sur ma joue et j'ai fermé les yeux.
C'était le signal. Tu pouvais y aller. Et tu l'avais compris
"

_________________


Tomorrow is another day
And you won’t have to hide away
You’ll be a man, boy!
But for now it’s time to run, it’s time to run!

Color : goldenrod.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Let me in   

Revenir en haut Aller en bas
 

Let me in

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mystery Orphanage ::  :: ● ● Europe-
Nos partenaires