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 L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception

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MessageSujet: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Jeu 29 Juin 2017 - 17:12

[…]

C’est une bêtise ? Oui, très certainement une bêtise. A n’y rien comprendre. J’écume et je traverse les pays les uns après les autres, à l’écoute d’une créature aussi translucide que de l’eau. L’Ecosse, l’Ecosse semble être la solution. La solution à quoi ? Pourquoi ? Je ne sais pas, le lamantin me parle et je l’écoute, il me murmure et j’obéis. J’ai besoin de trouver une réponse et je trouve dans cette soit disant solution une manière de passer outre les interrogations. Parfois, il me semble entrevoir, frôler du bout du doigt une révélation aussi visible qu’une montagne et pourtant aussi discrète et silencieuse qu’une plume. Puis, l’instant d’après, c’est comme si cette impression disparaissait dans un souffle. Ma frustration s’élève à hauteur de ce désagréable tourment.

Je fixe et décrit Georges pour une cent vingtième fois, peut-être plus. Ces cheveux, à vrai dire, ne cessent de me surprendre. C’est comme si cette apparition n’avait jamais quitté l’enceinte maternelle de l’eau. Sa chevelure fluide et mi-longue suivait son trajet au ralenti, échappant à toute gravité. Ses cheveux uniquement. Je soupire et dirige mon attention sur mon environnement. Le lamantin me suit à la trace, disparaît de temps à autre lorsqu’il juge la situation dangereuse, bien que personne ne soit en mesure de le voir. Les exorcistes, les exorcistes. Il n’a que ce mot à la bouche. Des personnalités capables de le voir. Georges ne voulait pas de problème aussi se contentait-il de les esquiver. Nous étions à Londres.

Je ne connais pas cette ville pourtant d’allure charmante et certainement pleine d’histoire. Mes yeux sont rivés sur le sol et j’esquive mon entourage en silence. Sans doute ferais-je un magnifique fantôme, moi aussi. Georges s’est posé sur mes épaules et surplombe la foule, la main en visière. Sa main tapote le sommet de mon crâne en m’indiquant de l’autre.

Là, tourne là. Je sens beaucoup trop d’exorcistes en face, ça pullule.

Je n’acquiesce pas mais obéit aux paroles de ma compagnie. Il semble bien plus décontracté sur mes épaules que loin de moi. Lui qui semblait accorder une folle attention à ne pas se faire remarquer n’a plus l’air de s’en formaliser malgré ses récentes paroles. J’aimerais qu’il me fasse part de ces fameux exorcistes afin que je puisse tenter d’y déceler une quelconque marque qui les rapproche les uns des autres. Mais non, Georges reste focalisé sur l’horizon.

Je tourne à l’angle de la rue et poursuit mon chemin. Londres ne fait pas parti des endroits que je préfère. Il y a bien trop de monde, bien trop de vie. Une capitale, en plus de ça. C’est Georges qui a insisté pour que nous y passions, parce que ce serait plus rapide pour monter jusqu’en Ecosse. Plus rapide sans doute. Si rien de problématique ne surgit entre temps, bien sûr. La rue est un peu moins fréquentée ici. J’ai chaud. J’ai subitement chaud. Une bouffée d’adrénaline qui monte tout à coup, un bourdonnement sourd s’apparentant à un acouphène. Je pose ma main sur la vitrine d’un magasin et me maintient la tête de l’autre. Le tourbillonnement de haine arrive en un instant au-dessus de mon corps, sans raison. Mais je reste parfaitement calme. Le calme est la seule chose qui puisse me protéger de cet autre être pas si causant.

Continue d’avancer, il y en a un.

La présence de Georges se fait faible. Si faible que je peine moi-même à le percevoir. Ça ne veut dire qu’une chose. L’autre. Hector. La chauve-souris. Elle se fait plus puissante. Il y a beaucoup trop de monde aux alentours, beaucoup trop de risques. Alors, tout en me servant du support de la vitrine, je continue d’avancer. Il y en a un. Comment ça. Qui ça ? L’inquiétude me ronge petit à petit, doublée encore par toute cette adrénaline. Je me sens à deux doigts de perdre connaissance. La main qui soutenait mon corps devient peu à peu un avant-bras, une épaule. Je sens un halo étouffant m’entourer et me gracier de toute émotion. Je serre les poings et respire rapidement. Georges descend de sa position et me prend les mains pour m’aider à avancer. Je sens son regard inquiet et le surprend à ne pas se focaliser uniquement sur moi. Non, en fait, il s’intéresse plutôt à ce qu’il y a derrière moi. Mais je ne peux plus faire un pas alors je m’écroule, luttant contre moi-même. C’est une première. Je me suis tout le temps contenté de me laisser bercer par la haine éprouvée pendant ces instants. Mais pas là. Je m’engage dans une bataille interne contre Hector et cela donne, de l’extérieur, l’air d’un homme en train d’agoniser. Je n’ai pas besoin d’assistance. Simplement de temps. J’en… j’en suis persuadé.

Laurens, il faut vraiment que tu te lèves.

Je ne peux pas. Je ne sais même plus où je me trouve. Je ne sais même plus si je bouge. Je suis perdue et ma vision se trouble. Je dois résister. Inspiration, expiration.

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MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Mar 8 Aoû 2017 - 18:59

Je m'étirais. C'était l'heure du … GOÛTER. Et oui. Même chez les adultes, on goûte. Enfin, certains je sais pas. Mais moi oui. Et j'avais faim. Et j'ai mangé rapidement à midi, un peu sur le pouce parce que j'avais ce truc à bien avancer et tout.

Oui. Truc. C'est top secret. Je suis du service SECRET. Alors vous en saurez rien.

Mais j'étais dans les temps. J'avais presque fini et c'était pour le lendemain. Ce qui me laissait le temps d'aller déambuler dans les rues de Londres un petit peu. Je vais finir petit vieux très vite sinon, à rester sur ma chaise de bureau toute la journée, voûté sur les papiers, les recherches, les maths, la physique. Et quand c'est pas sur mon bureau, c'est au laboratoire et … Je suis voûté sur un microscope ou sur une autre machine, tout en prenant des notes. Autant dire que je suis tout le temps voûté.

Du sport dites vous ? Bien sûr que oui j'en fais. Au boulot en plus. Parce qu'on est avant tout des exorcistes, alors on doit pas mollir sur l'entraînement, la force physique, la force magique. En plus, on envisage de botter le cul aux organisations de sorciers noirs, alors faudrait qu'on ai le maximum de personne qui peuvent se battre. Mais des fois j'ai des dossiers urgents, des recherches à finir donc … J'ai pas forcément le temps. (Je fais au grand minimum 2h d'entraînement par semaine, mais clairement ya des fois où même pour moi et mon moral, c'est pas assez). Sinon j'fais de l'entraînement sur mes jours off. Sauf que, je peux pas vraiment m'entraîner au parc vous voyez … Enfin, pour le footing et la force physique oui, mais tout ce qui est magie c'est plus compliqué. Ce qui me force à aller au boulot pendant mes jours de congés. Moi je dis, ya de l'abus.

Bref, j'ai pris mes affaires pour aller me chercher mon petit goûter. Peut être que je reviendrais au boulot après, en vrai ça me gêne pas de travailler tard après. Et peut être que je reviendrais que demain matin. Dans tous les cas, mon dossier sera fini en avance demain. Donc aucun soucis.

A peine sorti, je sens toutes les bonnes odeurs différentes qui m'assiègent. Mon ventre gargouille rien qu'à l'idée de ce que je peux renifler. Aller hop, je rentre dans la première boulangerie quand je sens cette magnifique odeur de chocolat.

Panini chocolat. Et oui messieurs dames. C'est TROP bon. J'en peux plus. J'ai des étoiles dans les yeux et je fonds sous cette première bouchée. Un peu comme Anton Ego quand il goûte la ratatouille de Remy dans Ratatouille (qui est en fait un tian mais bon...).

Et je vadrouille dans les rues de Londres, rues pas mal bondées mine de rien. Sorties des bureaux. Heureusement, peu de sorciers ou d'humains noirs viennent mettre leur nez ici alors la ville est plutôt calme de ce côté là. Après tout, notre QG est assez important et on est vite mis au courant de ce qui se passe dans la ville (pour le coup, cette fois les conservateurs sont efficaces... Ils les repèrent les problèmes) pour intervenir au plus vite sans que trop de dégâts ne soient faits.

Je croise un groupe de collègue que je salue avant de poursuivre ma route. Je suis pas le seul à débaucher tôt aujourd'hui. Ils vont sûrement aller picoler pas loin, ahaha. Bientôt le week end.

Alors que je passe dans des petites ruelles un peu moins fréquentées je ressens alors une énorme puissance magique. Pire que tout, elle est douloureuse. Sombre. Ca donne plus envie de s'enfuir qu'autre chose, mais cela veut dire danger. Et c'est hors de question que je laisse la ville de Londres en danger. Alors je m'approche de la source, enfin, ce que je pense être la source, parce que c'est assez puissant, un peu comme une soif de meurtre qui s'étend.

Accroché à une vitrine, plus ou moins, je vois un homme, qui a l'air de souffrir comme pas possible. Ca vient sûrement de lui. Je crois même déceler un … Fantôme ? Qui s'accroche à lui. Il est si jeune, c'est lui qui fait tout ce raffût ? Non, pas possible il a l'air de tenir à l'humain en peine et remarque à peine ma présence.

J'essaie alors de m'approcher doucement.

-Monsieur ? Monsieur, vous allez bien ?

Je ne sais pas ce qui se passe, je ne sais pas ce qui va arriver et cela m'inquiète légèrement (beaucoup). J'ai aussi peur de ne pas être à la hauteur, seul, si toute cette méchanceté se déchaîne. Je sens que je vais encore finir à l'hôpital moi.

Je m'approche encore jusqu'à toucher l'homme, pas sûr qu'il m'ait entendu.

-Monsieur ? Vous voulez de l'aide ?

De l'aide pour … Affronter je sais pas quoi.

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MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Ven 11 Aoû 2017 - 0:18

Vent frais, vent du matin
Vent qui souffle aux sommets des grands pins

Mes yeux perçoivent la comptine de mon fantôme, comme un murmure, comme une lointaine mélodie perdue entre ces amoncellements de bâtiments. Le gris se perçoit au sol, la terre prise au piège, coulée et incapable de respirer, les quelques places vertes menacées par un béton envahissant. Les couleurs se mélangent, sa voix se mêlant au bourdonnement sourd d’une rage à la soif intarissable. Il voudrait que je vois rouge mais je me force à fixer la teinte grisâtre du sol. La neutralité, voilà ce que je voudrais être. Ni bon, ni méchant. Tu ne m’auras pas Hector. Pas cette fois. S’il me faut moi-même faire couler mon sang, alors soit, mais tu ne commettras aucun méfait. Je le jure.

A la pâleur d’une vision bichromatique ponctuée de touches de couleur mouvantes, je tente de prendre appui sur mes pieds mais ces derniers cèdent bien trop vite sous mon poids. C’est comme si une enclume déposait lentement son poids sur moi. Le temps, ce temps me ralentit et m’alourdit. Chaque seconde, chaque mouvement de l’aiguille résonne dans ma tête et déchire mes tympans. Mes certitudes et résolutions se déchirent pour faire place à l’inconfort et à la peur. Malgré tout, ce genre d’émotions n’est pas permis. Je sais qu’il trouvera de quoi se nourrir dans cet amoncellement de négation. Je dois luter. Rester fort.

Juste quelques pas. Fais juste quelques pas.

Ce ne sont que quelques pas. Mon corps réagit comme une vieille machine aux mécaniques rouillées. Tantôt elle résiste, tantôt elle m’échappe, du bout des doigts. De l’index. Pourquoi faut-il qu’un fantôme comme lui ai élu domicile dans mon corps ? Si j’étais assez fort, si je pouvais, je le sortirai de là, je le tuerai moi-même. Mais si je deviens trop fort, qui sait ce dont serait capable cette chauve-souris une fois en possession de mon corps. Je ne me souviens jamais de ces moments passés. Par déni, par peur, le résultat reste le même. Mes dents se serrent et mes lèvres accusent la pression en blanchissant. Tout pourrait aller si bien si George était le seul à exister.

Une rue, juste là. Elle tourne.

Elle tourne. Je lève la tête. Il a raison. Derrière cette petite touffe d’herbe réticente avec moins d’un centimètre d’espace vital, le coin de la maison laisse place à une intersection, discrète et plus sombre, cachée par l’imposante ombre du bâtiment. Je pourrais attirer moins de regards.

-Monsieur ? Monsieur, vous allez bien ?

Les sons en arrivent à faire trembler ma rétine et ma vision se trouble une nouvelle fois. Je secoue brièvement la tête, doucement pour ne pas aggraver la situation. Les paroles précédentes se mêlent et se confondent, comme passées au mixeur. La consonance est assez proche de celle d’un homme. Un ténor. Assez jeune, de corpulence normale à maigre. C’est ce que sa voix laisse transparaître. Georges reste silencieux, sa main fantomatique posée sur mon genou plié. Je me concentre et compte plusieurs fois ses doigts, détaille ses ongles propres, les plis de peau ses phalanges.

-Monsieur ? Vous voulez de l'aide ?

Une pression légère sur mon épaule entraîne toute une série de fourmillements désagréables et une forte chaleur monte à ma tête. Sans contrôler un instant la suite de mes actions, j’amorce une poussée sur mes genoux, attrape brutalement l’avant-bras du jeune homme et pivote de manière très professionnelle pour passer derrière lui. La clé ainsi formée me permet d’observer avec plus de précision le petit impertinent ayant osé me toucher. Mes doigts se font serres et accrochent un peu plus le bout de chair.

Laurens.

La douleur remonte en un instant et m’oblige à lâcher le bout d’homme. Le chevelu brun passe lentement à ma gauche tandis que mon corps dérive sur la droite, cherchant de nouveau son appui. Jaugeant avec fermeté la place à accorder à un Hector déchaîné à l’idée de sortir, je parviens à rester sur mes pieds. Pour combien de temps ? Le regard de Georges laisse en supposer peu. J’ai envie de rire, mais la situation ne s’y prête pas. Mon regard évite par réflexe le visage de l’individu ayant voulu m’aider, pour reprendre ses mots. M’aider. Qui pourrait bien m’aider. Personne. Pas même moi. Je lève le bras et murmure une excuse. Ou deux. « Excusez-moi. Ça va. » Comment pourrais-je bien aller ? Il devrait penser que je joue la comédie. Une très bonne comédie, s’il en est. Pourtant, non, il n’en est rien. Ma puissance, sa rage fluctue, comme les ondes d’un morceau de hard rock, menaçant de passer du couplet au refrain endiablé. Le temps le dira. A moi d’adapter ce refrain pour mener la chanson jusqu’à sa fin, sa mélodie en decrescendo, son accord majeur.

Je me fraye un chemin, marche, calcule chacun de mes pas contre le crépit frais. M’y voilà bientôt arrivé. Une ombre fantomatique me passe devant les yeux, rapide, fluide, ses cheveux bruns disparaissent. Tant que Georges est consistant, je n’ai pas de soucis à me faire. S’il disparaît, je devrais passer à la vitesse supérieure. Son regard est posé sur l’homme derrière nous. Son hésitation transparaît jusqu’à moi. Il veut lui parler ? Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Moins nous adresserons la parole aux étrangers, mieux nous nous porterons. Puis, quelque chose en moi résonne. Je tourne subitement la tête vers l’homme, croise son regard, ses prunelles sombres. L’analyse de son visage, de ses défauts s’enclenche. Je cligne des yeux pour stopper cette mémoire photographique mais il est déjà trop tard, son visage est ancré dans ma tête.

Il me voit.

Il le voit. Je regarde Georges. Je regarde cet homme. Raison de plus. Comment peut-il voir Georges ? Peut-il l’entendre aussi ? Sa constatation me force à prendre le chemin à l’ombre. Mon corps entier disparaît au coin de la rue avant de tomber puissamment sur le côté, provoqué par un lourd mal de crâne. J’inspire profondément. Je dois rester concentré.

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MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Sam 12 Aoû 2017 - 18:01

L'homme en face de moi avait vraiment l'air de souffrir. Ou de retenir quelque chose. Genre, comme cette immense afflux de magie qui fait très peur. Les humains non doués ne craignent rien, ils ne sont pas sensibles à la magie, ya plein de trucs qu'ils ne voient pas, ne ressentent pas. « Mais les moldus, ils ne voient pas le bus ? » « Les moldus, ils voient jamais rien de toutes façons » « Mais si on les pique avec une fourchette ils le sentent, hihiihihihihi ! » Ouais, c'est un peu ça. En plus nous aussi on a des repousse moldus. Voilà.

Bref, je disais, les moldus non doués ne viendront pas ici si ce n'est pas leur chemin, donc personne ne sera en danger. Et vu que ces rues sont plutôt déserte, je prie pour que ça reste le cas. Par contre, des individus doués pourraient éventuellement venir. Si cette force se déchaîne, je vous avouerai que j'aimerais bien avoir des collègues avec moi. Je pense que je finis déjà assez presque mort comme ça. Parce que je fais des trucs débiles. Genre me battre contre la femme de Dorian Cross. Tout va bien. Et je suis un gros casse cou qui fait n'importe quoi. Heureusement que je suis magique, sinon je serais probablement déjà mort. Ou peut être que j'aurais plus attention à moi. Peut être.

Donc, l'homme ne répond pas après que j'ai pris la parole. Je sais pas si il a remarqué que j'étais là où pas. Je sais pas s'il m'a entendu. Le fantôme à côté de lui a l'air inquiet. C'est assez bizarre qu'un fantôme fasse si attention à un être humain. Et puis, ils sont plus censés vivre parmi nous. On doit apaiser leur âme pour qu'ils puissent passer à autre chose, pas rester enchaîner ici, à vivre mille et un malheurs. Et ces malheurs peuvent les entraîner à devenir un poltergeist en plus. Et on en a déjà assez comme ça. Petit gars, tu veux pas aller dans un monde meilleur ?

Je m'approche de lui, ose le toucher et tout se passe très vite. Il bouge avec une telle aisance, je n'aurais jamais pensé cela de lui, compte tenu de son état. Quelques secondes plus tard, me voilà immobiliser par une clé de bras, lui dans mon dos. J'aime pas trop ça. Il ne vaut mieux pas menacer un exorciste. C'est pas parce que tu es en peine que tu peux attaquer n'importe qui. Je m'apprête à geler mon bras pour qu'il me lâche sous l'effet de la glace quand le petit fantôme se met à parler.

Laurens.

Aussitôt, l'homme – Laurens, je présume ? - me lâche et je récupère mon bras que j'agite légèrement. Il s'effondre de suite, se rattrapant de justesse au mur. Il n'allait décidément pas bien. Assez bien pour se défendre, pas assez bien pour se débrouiller seul. L'onde maléfique était toujours présente, on aurait dit un orage qui menaçait. J'aurais pu lever les yeux au ciel si j'avais entendu un grondement d'orage, j'aurais alors vu le ciel s’obscurcir, la pluie commencé à tomber et enfin les éclairs déchirant le ciel. C'était un peu ça, sauf que c'était magique. Et je ne savais pas quand ça allait exploser.

Il évite de croiser mon regard et tend une main en l'air pour enfin s'excuser. Et dire qu'il allait bien. Mensoooooooonge. Tout dans sa position puait le fait qu'il allait mal, qu'il subissait une pression beaucoup trop forte pour lui seul. Je veux dire, c'était là, ça nous entourait. Pourtant, il se remit à marcher, péniblement, je le suivais du regard, restant planter là. Je n'étais pas sûr de la marche à suivre. C'était évident qu'il allait y avoir un problème. Un danger. Quelque chose de mal. Mais il avait l'air de vouloir se débrouiller seul. Sauf que je suis un gentil exorciste moi, j'veux pas que les gens soient abandonnés à leur sort. Je me préoccupe des gens. Sois gentil, laisse moi t'aider. Et puis clairement, tu fais pas le poids fasse à cette néfaste menace qui nous pend au bout du nez. Regarde toi, écroulé en deux comme un vieux pépé.

Le petit fantôme me regarde. Me fixe même. Comme si … Comme si … Je sais pas en fait. Je ne sais pas ce qu'il veut. Alors bien sûr j'ai déjà parlé à des fantômes. Plein. J'ai déjà même bien rigolé avec eux. Mais j'ai rarement vu un fantôme qui restait accroché à un être humain comme ça. Mais à la fin, je les exorcisai toujours. Bien sûr, ils sont tous plus ou moins durs à convaincre. Mais je prends le temps. J'ai toujours pris le temps de faire ça bien dès que j'en croisais un. Après c'est sûr qu'un fantôme gentil c'est plus facile qu'un poltergeist. Les fantômes gentils même si ils mettent des mois (oui yen a qui sont têtus, alors je vais tous les jours les voir), j'arrive toujours à les envoyer vers un monde meilleur.

Alors lui, que faisait-il ? Je lui renvoyais son regard. Que me voulait-il ? Savait-il que je pouvais les aider ? L'homme me jette alors un dernier coup d'oeil, a l'air de m'analyser. J'ai toujours les bras ballants.

Il me voit.

L'homme dont le prénom est très probablement Laurens regarde tour à tour « son » fantôme et moi. Comme s'il n'avait pas compris la phrase de celui-ci. Je fais alors un pas dans leur direction, doucement, les mains en l'air. Je ne vais rien vous faire. Je suis là pour aider.

-Oui je te vois, je suis un être doué, comme vous monsieur. A ce titre, je peux voir et entendre des choses que les non doués pourraient qualifier de surnaturelles – quand ils les voient – dont toi, je fis un signe en direction du petit fantôme. Je peux vous aider, monsieur, vous avez besoin d'aide et ça se voit. Je ne sais pas ce qui se passe.

J'hésite à lui dire que je suis un exorciste d'Orpheo. On est pas forcément ami de tout le monde par les temps qui courent. J'aurais tôt fait de me retrouver face à un sorcier noir que … Capout, plus de Logan pour aller faire des bêtises partout avec les coupains. Sauf que, un sorcier noir saurait ce qui se passe et ne serait probablement pas dans cet état de détresse.

Je me rapproche encore un peu, tend ma main pour toucher l'homme, à nouveau, avant de m'arrêter à quelques centimètres de lui, ne voulant pas me retrouver dans la même situation qu'il y a quelques minutes.

-Laissez moi vous aider.

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