AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Modérateur | En colloc' avec Georges et Hector
Modérateur | En colloc' avec Georges et Hector
avatar

MESSAGES : 127
DATE D'INSCRIPTION : 13/04/2012

Niveau du personnage
Point RP:
19/100  (19/100)
Point Membre:
6/100  (6/100)
Niveau: Novice

MessageSujet: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Jeu 29 Juin 2017 - 17:12

[…]

C’est une bêtise ? Oui, très certainement une bêtise. A n’y rien comprendre. J’écume et je traverse les pays les uns après les autres, à l’écoute d’une créature aussi translucide que de l’eau. L’Ecosse, l’Ecosse semble être la solution. La solution à quoi ? Pourquoi ? Je ne sais pas, le lamantin me parle et je l’écoute, il me murmure et j’obéis. J’ai besoin de trouver une réponse et je trouve dans cette soit disant solution une manière de passer outre les interrogations. Parfois, il me semble entrevoir, frôler du bout du doigt une révélation aussi visible qu’une montagne et pourtant aussi discrète et silencieuse qu’une plume. Puis, l’instant d’après, c’est comme si cette impression disparaissait dans un souffle. Ma frustration s’élève à hauteur de ce désagréable tourment.

Je fixe et décrit Georges pour une cent vingtième fois, peut-être plus. Ces cheveux, à vrai dire, ne cessent de me surprendre. C’est comme si cette apparition n’avait jamais quitté l’enceinte maternelle de l’eau. Sa chevelure fluide et mi-longue suivait son trajet au ralenti, échappant à toute gravité. Ses cheveux uniquement. Je soupire et dirige mon attention sur mon environnement. Le lamantin me suit à la trace, disparaît de temps à autre lorsqu’il juge la situation dangereuse, bien que personne ne soit en mesure de le voir. Les exorcistes, les exorcistes. Il n’a que ce mot à la bouche. Des personnalités capables de le voir. Georges ne voulait pas de problème aussi se contentait-il de les esquiver. Nous étions à Londres.

Je ne connais pas cette ville pourtant d’allure charmante et certainement pleine d’histoire. Mes yeux sont rivés sur le sol et j’esquive mon entourage en silence. Sans doute ferais-je un magnifique fantôme, moi aussi. Georges s’est posé sur mes épaules et surplombe la foule, la main en visière. Sa main tapote le sommet de mon crâne en m’indiquant de l’autre.

Là, tourne là. Je sens beaucoup trop d’exorcistes en face, ça pullule.

Je n’acquiesce pas mais obéit aux paroles de ma compagnie. Il semble bien plus décontracté sur mes épaules que loin de moi. Lui qui semblait accorder une folle attention à ne pas se faire remarquer n’a plus l’air de s’en formaliser malgré ses récentes paroles. J’aimerais qu’il me fasse part de ces fameux exorcistes afin que je puisse tenter d’y déceler une quelconque marque qui les rapproche les uns des autres. Mais non, Georges reste focalisé sur l’horizon.

Je tourne à l’angle de la rue et poursuit mon chemin. Londres ne fait pas parti des endroits que je préfère. Il y a bien trop de monde, bien trop de vie. Une capitale, en plus de ça. C’est Georges qui a insisté pour que nous y passions, parce que ce serait plus rapide pour monter jusqu’en Ecosse. Plus rapide sans doute. Si rien de problématique ne surgit entre temps, bien sûr. La rue est un peu moins fréquentée ici. J’ai chaud. J’ai subitement chaud. Une bouffée d’adrénaline qui monte tout à coup, un bourdonnement sourd s’apparentant à un acouphène. Je pose ma main sur la vitrine d’un magasin et me maintient la tête de l’autre. Le tourbillonnement de haine arrive en un instant au-dessus de mon corps, sans raison. Mais je reste parfaitement calme. Le calme est la seule chose qui puisse me protéger de cet autre être pas si causant.

Continue d’avancer, il y en a un.

La présence de Georges se fait faible. Si faible que je peine moi-même à le percevoir. Ça ne veut dire qu’une chose. L’autre. Hector. La chauve-souris. Elle se fait plus puissante. Il y a beaucoup trop de monde aux alentours, beaucoup trop de risques. Alors, tout en me servant du support de la vitrine, je continue d’avancer. Il y en a un. Comment ça. Qui ça ? L’inquiétude me ronge petit à petit, doublée encore par toute cette adrénaline. Je me sens à deux doigts de perdre connaissance. La main qui soutenait mon corps devient peu à peu un avant-bras, une épaule. Je sens un halo étouffant m’entourer et me gracier de toute émotion. Je serre les poings et respire rapidement. Georges descend de sa position et me prend les mains pour m’aider à avancer. Je sens son regard inquiet et le surprend à ne pas se focaliser uniquement sur moi. Non, en fait, il s’intéresse plutôt à ce qu’il y a derrière moi. Mais je ne peux plus faire un pas alors je m’écroule, luttant contre moi-même. C’est une première. Je me suis tout le temps contenté de me laisser bercer par la haine éprouvée pendant ces instants. Mais pas là. Je m’engage dans une bataille interne contre Hector et cela donne, de l’extérieur, l’air d’un homme en train d’agoniser. Je n’ai pas besoin d’assistance. Simplement de temps. J’en… j’en suis persuadé.

Laurens, il faut vraiment que tu te lèves.

Je ne peux pas. Je ne sais même plus où je me trouve. Je ne sais même plus si je bouge. Je suis perdue et ma vision se trouble. Je dois résister. Inspiration, expiration.

_________________


DC de Ren Takahata

color #AE4A34
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modérateur | Mêlé détraqué | Agent du Service Secret
Modérateur | Mêlé détraqué | Agent du Service Secret
avatar

EMPLOIS/LOISIRS : Faire Spidercochon dans le métro
LOCALISATION : Là où le vent d'hiver m'emmène
CITATION DU PERSONNAGE : Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

MESSAGES : 267
DATE D'INSCRIPTION : 16/04/2013

Niveau du personnage
Point RP:
48/100  (48/100)
Point Membre:
63/100  (63/100)
Niveau: Novice

MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Mar 8 Aoû 2017 - 18:59

Je m'étirais. C'était l'heure du … GOÛTER. Et oui. Même chez les adultes, on goûte. Enfin, certains je sais pas. Mais moi oui. Et j'avais faim. Et j'ai mangé rapidement à midi, un peu sur le pouce parce que j'avais ce truc à bien avancer et tout.

Oui. Truc. C'est top secret. Je suis du service SECRET. Alors vous en saurez rien.

Mais j'étais dans les temps. J'avais presque fini et c'était pour le lendemain. Ce qui me laissait le temps d'aller déambuler dans les rues de Londres un petit peu. Je vais finir petit vieux très vite sinon, à rester sur ma chaise de bureau toute la journée, voûté sur les papiers, les recherches, les maths, la physique. Et quand c'est pas sur mon bureau, c'est au laboratoire et … Je suis voûté sur un microscope ou sur une autre machine, tout en prenant des notes. Autant dire que je suis tout le temps voûté.

Du sport dites vous ? Bien sûr que oui j'en fais. Au boulot en plus. Parce qu'on est avant tout des exorcistes, alors on doit pas mollir sur l'entraînement, la force physique, la force magique. En plus, on envisage de botter le cul aux organisations de sorciers noirs, alors faudrait qu'on ai le maximum de personne qui peuvent se battre. Mais des fois j'ai des dossiers urgents, des recherches à finir donc … J'ai pas forcément le temps. (Je fais au grand minimum 2h d'entraînement par semaine, mais clairement ya des fois où même pour moi et mon moral, c'est pas assez). Sinon j'fais de l'entraînement sur mes jours off. Sauf que, je peux pas vraiment m'entraîner au parc vous voyez … Enfin, pour le footing et la force physique oui, mais tout ce qui est magie c'est plus compliqué. Ce qui me force à aller au boulot pendant mes jours de congés. Moi je dis, ya de l'abus.

Bref, j'ai pris mes affaires pour aller me chercher mon petit goûter. Peut être que je reviendrais au boulot après, en vrai ça me gêne pas de travailler tard après. Et peut être que je reviendrais que demain matin. Dans tous les cas, mon dossier sera fini en avance demain. Donc aucun soucis.

A peine sorti, je sens toutes les bonnes odeurs différentes qui m'assiègent. Mon ventre gargouille rien qu'à l'idée de ce que je peux renifler. Aller hop, je rentre dans la première boulangerie quand je sens cette magnifique odeur de chocolat.

Panini chocolat. Et oui messieurs dames. C'est TROP bon. J'en peux plus. J'ai des étoiles dans les yeux et je fonds sous cette première bouchée. Un peu comme Anton Ego quand il goûte la ratatouille de Remy dans Ratatouille (qui est en fait un tian mais bon...).

Et je vadrouille dans les rues de Londres, rues pas mal bondées mine de rien. Sorties des bureaux. Heureusement, peu de sorciers ou d'humains noirs viennent mettre leur nez ici alors la ville est plutôt calme de ce côté là. Après tout, notre QG est assez important et on est vite mis au courant de ce qui se passe dans la ville (pour le coup, cette fois les conservateurs sont efficaces... Ils les repèrent les problèmes) pour intervenir au plus vite sans que trop de dégâts ne soient faits.

Je croise un groupe de collègue que je salue avant de poursuivre ma route. Je suis pas le seul à débaucher tôt aujourd'hui. Ils vont sûrement aller picoler pas loin, ahaha. Bientôt le week end.

Alors que je passe dans des petites ruelles un peu moins fréquentées je ressens alors une énorme puissance magique. Pire que tout, elle est douloureuse. Sombre. Ca donne plus envie de s'enfuir qu'autre chose, mais cela veut dire danger. Et c'est hors de question que je laisse la ville de Londres en danger. Alors je m'approche de la source, enfin, ce que je pense être la source, parce que c'est assez puissant, un peu comme une soif de meurtre qui s'étend.

Accroché à une vitrine, plus ou moins, je vois un homme, qui a l'air de souffrir comme pas possible. Ca vient sûrement de lui. Je crois même déceler un … Fantôme ? Qui s'accroche à lui. Il est si jeune, c'est lui qui fait tout ce raffût ? Non, pas possible il a l'air de tenir à l'humain en peine et remarque à peine ma présence.

J'essaie alors de m'approcher doucement.

-Monsieur ? Monsieur, vous allez bien ?

Je ne sais pas ce qui se passe, je ne sais pas ce qui va arriver et cela m'inquiète légèrement (beaucoup). J'ai aussi peur de ne pas être à la hauteur, seul, si toute cette méchanceté se déchaîne. Je sens que je vais encore finir à l'hôpital moi.

Je m'approche encore jusqu'à toucher l'homme, pas sûr qu'il m'ait entendu.

-Monsieur ? Vous voulez de l'aide ?

De l'aide pour … Affronter je sais pas quoi.

_________________

I'm fighting for the good
and the truth.

Shy with women


But I'm pretty gorgeous


Mike roule une pelle à Invité
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modérateur | En colloc' avec Georges et Hector
Modérateur | En colloc' avec Georges et Hector
avatar

MESSAGES : 127
DATE D'INSCRIPTION : 13/04/2012

Niveau du personnage
Point RP:
19/100  (19/100)
Point Membre:
6/100  (6/100)
Niveau: Novice

MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Ven 11 Aoû 2017 - 0:18

Vent frais, vent du matin
Vent qui souffle aux sommets des grands pins

Mes yeux perçoivent la comptine de mon fantôme, comme un murmure, comme une lointaine mélodie perdue entre ces amoncellements de bâtiments. Le gris se perçoit au sol, la terre prise au piège, coulée et incapable de respirer, les quelques places vertes menacées par un béton envahissant. Les couleurs se mélangent, sa voix se mêlant au bourdonnement sourd d’une rage à la soif intarissable. Il voudrait que je vois rouge mais je me force à fixer la teinte grisâtre du sol. La neutralité, voilà ce que je voudrais être. Ni bon, ni méchant. Tu ne m’auras pas Hector. Pas cette fois. S’il me faut moi-même faire couler mon sang, alors soit, mais tu ne commettras aucun méfait. Je le jure.

A la pâleur d’une vision bichromatique ponctuée de touches de couleur mouvantes, je tente de prendre appui sur mes pieds mais ces derniers cèdent bien trop vite sous mon poids. C’est comme si une enclume déposait lentement son poids sur moi. Le temps, ce temps me ralentit et m’alourdit. Chaque seconde, chaque mouvement de l’aiguille résonne dans ma tête et déchire mes tympans. Mes certitudes et résolutions se déchirent pour faire place à l’inconfort et à la peur. Malgré tout, ce genre d’émotions n’est pas permis. Je sais qu’il trouvera de quoi se nourrir dans cet amoncellement de négation. Je dois luter. Rester fort.

Juste quelques pas. Fais juste quelques pas.

Ce ne sont que quelques pas. Mon corps réagit comme une vieille machine aux mécaniques rouillées. Tantôt elle résiste, tantôt elle m’échappe, du bout des doigts. De l’index. Pourquoi faut-il qu’un fantôme comme lui ai élu domicile dans mon corps ? Si j’étais assez fort, si je pouvais, je le sortirai de là, je le tuerai moi-même. Mais si je deviens trop fort, qui sait ce dont serait capable cette chauve-souris une fois en possession de mon corps. Je ne me souviens jamais de ces moments passés. Par déni, par peur, le résultat reste le même. Mes dents se serrent et mes lèvres accusent la pression en blanchissant. Tout pourrait aller si bien si George était le seul à exister.

Une rue, juste là. Elle tourne.

Elle tourne. Je lève la tête. Il a raison. Derrière cette petite touffe d’herbe réticente avec moins d’un centimètre d’espace vital, le coin de la maison laisse place à une intersection, discrète et plus sombre, cachée par l’imposante ombre du bâtiment. Je pourrais attirer moins de regards.

-Monsieur ? Monsieur, vous allez bien ?

Les sons en arrivent à faire trembler ma rétine et ma vision se trouble une nouvelle fois. Je secoue brièvement la tête, doucement pour ne pas aggraver la situation. Les paroles précédentes se mêlent et se confondent, comme passées au mixeur. La consonance est assez proche de celle d’un homme. Un ténor. Assez jeune, de corpulence normale à maigre. C’est ce que sa voix laisse transparaître. Georges reste silencieux, sa main fantomatique posée sur mon genou plié. Je me concentre et compte plusieurs fois ses doigts, détaille ses ongles propres, les plis de peau ses phalanges.

-Monsieur ? Vous voulez de l'aide ?

Une pression légère sur mon épaule entraîne toute une série de fourmillements désagréables et une forte chaleur monte à ma tête. Sans contrôler un instant la suite de mes actions, j’amorce une poussée sur mes genoux, attrape brutalement l’avant-bras du jeune homme et pivote de manière très professionnelle pour passer derrière lui. La clé ainsi formée me permet d’observer avec plus de précision le petit impertinent ayant osé me toucher. Mes doigts se font serres et accrochent un peu plus le bout de chair.

Laurens.

La douleur remonte en un instant et m’oblige à lâcher le bout d’homme. Le chevelu brun passe lentement à ma gauche tandis que mon corps dérive sur la droite, cherchant de nouveau son appui. Jaugeant avec fermeté la place à accorder à un Hector déchaîné à l’idée de sortir, je parviens à rester sur mes pieds. Pour combien de temps ? Le regard de Georges laisse en supposer peu. J’ai envie de rire, mais la situation ne s’y prête pas. Mon regard évite par réflexe le visage de l’individu ayant voulu m’aider, pour reprendre ses mots. M’aider. Qui pourrait bien m’aider. Personne. Pas même moi. Je lève le bras et murmure une excuse. Ou deux. « Excusez-moi. Ça va. » Comment pourrais-je bien aller ? Il devrait penser que je joue la comédie. Une très bonne comédie, s’il en est. Pourtant, non, il n’en est rien. Ma puissance, sa rage fluctue, comme les ondes d’un morceau de hard rock, menaçant de passer du couplet au refrain endiablé. Le temps le dira. A moi d’adapter ce refrain pour mener la chanson jusqu’à sa fin, sa mélodie en decrescendo, son accord majeur.

Je me fraye un chemin, marche, calcule chacun de mes pas contre le crépit frais. M’y voilà bientôt arrivé. Une ombre fantomatique me passe devant les yeux, rapide, fluide, ses cheveux bruns disparaissent. Tant que Georges est consistant, je n’ai pas de soucis à me faire. S’il disparaît, je devrais passer à la vitesse supérieure. Son regard est posé sur l’homme derrière nous. Son hésitation transparaît jusqu’à moi. Il veut lui parler ? Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Moins nous adresserons la parole aux étrangers, mieux nous nous porterons. Puis, quelque chose en moi résonne. Je tourne subitement la tête vers l’homme, croise son regard, ses prunelles sombres. L’analyse de son visage, de ses défauts s’enclenche. Je cligne des yeux pour stopper cette mémoire photographique mais il est déjà trop tard, son visage est ancré dans ma tête.

Il me voit.

Il le voit. Je regarde Georges. Je regarde cet homme. Raison de plus. Comment peut-il voir Georges ? Peut-il l’entendre aussi ? Sa constatation me force à prendre le chemin à l’ombre. Mon corps entier disparaît au coin de la rue avant de tomber puissamment sur le côté, provoqué par un lourd mal de crâne. J’inspire profondément. Je dois rester concentré.

_________________


DC de Ren Takahata

color #AE4A34
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modérateur | Mêlé détraqué | Agent du Service Secret
Modérateur | Mêlé détraqué | Agent du Service Secret
avatar

EMPLOIS/LOISIRS : Faire Spidercochon dans le métro
LOCALISATION : Là où le vent d'hiver m'emmène
CITATION DU PERSONNAGE : Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

MESSAGES : 267
DATE D'INSCRIPTION : 16/04/2013

Niveau du personnage
Point RP:
48/100  (48/100)
Point Membre:
63/100  (63/100)
Niveau: Novice

MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Sam 12 Aoû 2017 - 18:01

L'homme en face de moi avait vraiment l'air de souffrir. Ou de retenir quelque chose. Genre, comme cette immense afflux de magie qui fait très peur. Les humains non doués ne craignent rien, ils ne sont pas sensibles à la magie, ya plein de trucs qu'ils ne voient pas, ne ressentent pas. « Mais les moldus, ils ne voient pas le bus ? » « Les moldus, ils voient jamais rien de toutes façons » « Mais si on les pique avec une fourchette ils le sentent, hihiihihihihi ! » Ouais, c'est un peu ça. En plus nous aussi on a des repousse moldus. Voilà.

Bref, je disais, les moldus non doués ne viendront pas ici si ce n'est pas leur chemin, donc personne ne sera en danger. Et vu que ces rues sont plutôt déserte, je prie pour que ça reste le cas. Par contre, des individus doués pourraient éventuellement venir. Si cette force se déchaîne, je vous avouerai que j'aimerais bien avoir des collègues avec moi. Je pense que je finis déjà assez presque mort comme ça. Parce que je fais des trucs débiles. Genre me battre contre la femme de Dorian Cross. Tout va bien. Et je suis un gros casse cou qui fait n'importe quoi. Heureusement que je suis magique, sinon je serais probablement déjà mort. Ou peut être que j'aurais plus attention à moi. Peut être.

Donc, l'homme ne répond pas après que j'ai pris la parole. Je sais pas si il a remarqué que j'étais là où pas. Je sais pas s'il m'a entendu. Le fantôme à côté de lui a l'air inquiet. C'est assez bizarre qu'un fantôme fasse si attention à un être humain. Et puis, ils sont plus censés vivre parmi nous. On doit apaiser leur âme pour qu'ils puissent passer à autre chose, pas rester enchaîner ici, à vivre mille et un malheurs. Et ces malheurs peuvent les entraîner à devenir un poltergeist en plus. Et on en a déjà assez comme ça. Petit gars, tu veux pas aller dans un monde meilleur ?

Je m'approche de lui, ose le toucher et tout se passe très vite. Il bouge avec une telle aisance, je n'aurais jamais pensé cela de lui, compte tenu de son état. Quelques secondes plus tard, me voilà immobiliser par une clé de bras, lui dans mon dos. J'aime pas trop ça. Il ne vaut mieux pas menacer un exorciste. C'est pas parce que tu es en peine que tu peux attaquer n'importe qui. Je m'apprête à geler mon bras pour qu'il me lâche sous l'effet de la glace quand le petit fantôme se met à parler.

Laurens.

Aussitôt, l'homme – Laurens, je présume ? - me lâche et je récupère mon bras que j'agite légèrement. Il s'effondre de suite, se rattrapant de justesse au mur. Il n'allait décidément pas bien. Assez bien pour se défendre, pas assez bien pour se débrouiller seul. L'onde maléfique était toujours présente, on aurait dit un orage qui menaçait. J'aurais pu lever les yeux au ciel si j'avais entendu un grondement d'orage, j'aurais alors vu le ciel s’obscurcir, la pluie commencé à tomber et enfin les éclairs déchirant le ciel. C'était un peu ça, sauf que c'était magique. Et je ne savais pas quand ça allait exploser.

Il évite de croiser mon regard et tend une main en l'air pour enfin s'excuser. Et dire qu'il allait bien. Mensoooooooonge. Tout dans sa position puait le fait qu'il allait mal, qu'il subissait une pression beaucoup trop forte pour lui seul. Je veux dire, c'était là, ça nous entourait. Pourtant, il se remit à marcher, péniblement, je le suivais du regard, restant planter là. Je n'étais pas sûr de la marche à suivre. C'était évident qu'il allait y avoir un problème. Un danger. Quelque chose de mal. Mais il avait l'air de vouloir se débrouiller seul. Sauf que je suis un gentil exorciste moi, j'veux pas que les gens soient abandonnés à leur sort. Je me préoccupe des gens. Sois gentil, laisse moi t'aider. Et puis clairement, tu fais pas le poids fasse à cette néfaste menace qui nous pend au bout du nez. Regarde toi, écroulé en deux comme un vieux pépé.

Le petit fantôme me regarde. Me fixe même. Comme si … Comme si … Je sais pas en fait. Je ne sais pas ce qu'il veut. Alors bien sûr j'ai déjà parlé à des fantômes. Plein. J'ai déjà même bien rigolé avec eux. Mais j'ai rarement vu un fantôme qui restait accroché à un être humain comme ça. Mais à la fin, je les exorcisai toujours. Bien sûr, ils sont tous plus ou moins durs à convaincre. Mais je prends le temps. J'ai toujours pris le temps de faire ça bien dès que j'en croisais un. Après c'est sûr qu'un fantôme gentil c'est plus facile qu'un poltergeist. Les fantômes gentils même si ils mettent des mois (oui yen a qui sont têtus, alors je vais tous les jours les voir), j'arrive toujours à les envoyer vers un monde meilleur.

Alors lui, que faisait-il ? Je lui renvoyais son regard. Que me voulait-il ? Savait-il que je pouvais les aider ? L'homme me jette alors un dernier coup d'oeil, a l'air de m'analyser. J'ai toujours les bras ballants.

Il me voit.

L'homme dont le prénom est très probablement Laurens regarde tour à tour « son » fantôme et moi. Comme s'il n'avait pas compris la phrase de celui-ci. Je fais alors un pas dans leur direction, doucement, les mains en l'air. Je ne vais rien vous faire. Je suis là pour aider.

-Oui je te vois, je suis un être doué, comme vous monsieur. A ce titre, je peux voir et entendre des choses que les non doués pourraient qualifier de surnaturelles – quand ils les voient – dont toi, je fis un signe en direction du petit fantôme. Je peux vous aider, monsieur, vous avez besoin d'aide et ça se voit. Je ne sais pas ce qui se passe.

J'hésite à lui dire que je suis un exorciste d'Orpheo. On est pas forcément ami de tout le monde par les temps qui courent. J'aurais tôt fait de me retrouver face à un sorcier noir que … Capout, plus de Logan pour aller faire des bêtises partout avec les coupains. Sauf que, un sorcier noir saurait ce qui se passe et ne serait probablement pas dans cet état de détresse.

Je me rapproche encore un peu, tend ma main pour toucher l'homme, à nouveau, avant de m'arrêter à quelques centimètres de lui, ne voulant pas me retrouver dans la même situation qu'il y a quelques minutes.

-Laissez moi vous aider.

_________________

I'm fighting for the good
and the truth.

Shy with women


But I'm pretty gorgeous


Mike roule une pelle à Invité
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modérateur | En colloc' avec Georges et Hector
Modérateur | En colloc' avec Georges et Hector
avatar

MESSAGES : 127
DATE D'INSCRIPTION : 13/04/2012

Niveau du personnage
Point RP:
19/100  (19/100)
Point Membre:
6/100  (6/100)
Niveau: Novice

MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Jeu 17 Aoû 2017 - 19:42

M’entends-tu ? Me vois-tu ?
C’est ma vie ce que je suis.


Et la musique chantée à tue-tête fait écho aux questionnements de mon esprit. Silencieux, debout face au chaos, debout face à la tornade approchante, mon regard s’attarde sur les détails vestimentaires des passants, de la courte robe aux motifs floraux de la jeune adolescente au beau costume de l’homme prêt à rentrer chez lui. Les stéréotypes s’enchainent et défilent devant mon visage inquiet. Le temps semble continuer mais notre discussion est suspendue, bloquée dans l’attente d’une réponse. C’est à peine si les mots de Georges ne m’atteignent pas encore maintenant et qu’il me semble revivre son affirmation en boucle.

J’ai fini par me sentir fou, je me suis accoutumé à cette vision spectrale tout en pensant qu’il n’y aurait de toute façon pas d’autres personnalités susceptibles de le voir également. J’ai toujours été persuadé que ces soit disant affirmations n’étaient en réalité qu’une manière de me protéger et ne signifiaient pas véritablement… cette capacité d’entrevoir la mort d’une certaine manière.
Pourtant, ce regard soutenu en direction du jeune garçon translucide ne laisse place à aucune tergiversation. Même avec une grande concentration, même avec la meilleure aura et les meilleures sensations, il ne serait pas possible de fixer Georges comme cet homme le fait. Ça ne fait que m’inquiéter davantage. Comment ? Pourquoi ? Les questions s’enchaînent et se bousculent sans acquérir une quelconque réponse. Mes pieds voudraient pivoter et sortir à l’angle de rue mais je reste un instant figé. J’ai besoin de connaître la raison. De répondre au moins à l’une de mes questions, de confirmer mes craintes et pousser ma curiosité en avant. Mes yeux se recentrent brutalement sur le brun aux cheveux coiffés avec un pétard. Son pas en avant me fait grincer des dents et ce ne sont pas ses bras élevés de chaque côté qui changeront quelque chose à mon mal-être ou qui me mettrons un peu plus en confiance. La confiance ? Quelqu’un a parlé de confiance ? Je ne sais pas ce que c’est.

-Oui je te vois, je suis un être doué, comme vous monsieur. A ce titre, je peux voir et entendre des choses que les non doués pourraient qualifier de surnaturelles – quand ils les voient – dont toi. Je peux vous aider, monsieur, vous avez besoin d'aide et ça se voit. Je ne sais pas ce qui se passe.

Hein ?...
Qu’est-ce donc que ce charabia. Doué ? Non-doué ? Son discours n’a aucun sens. Même si mon esprit se concentre sur ces mots, je ne parviens pas à en saisir le fond. Suis-je doué ? Non, j’appelle ça maudit. D’aucun trouverait que cette situation ait pu avoir un quelconque avantage vis-à-vis du reste de la population. C’est ce qu’on appelle être doué normalement. Se démarquer sur une activité, sur une compétence. Ce n’est pas être doué que d’être soumis à un régime de terreur et de possession.

Un rire plutôt moqueur et très court s’extirpe de ma bouche. J’hallucine. Ce gosse m’agace au plus haut point. Il veut aider mais ne sait pas comment aider. Sans doute devrait-il retourner en primaire apprendre à ne pas parler aux inconnus, ces mêmes inconnus lui en seraient fortement reconnaissants. La frustration monte comme la température d’un petit thermomètre au mercure. Je repense à son micro monologue. Les questions trouvent-elles leurs réponses ? Je ne pense pas. Je ne suis pas satisfait. Il me fallait une réponse théorique, scientifique, concrète. Pas un… ramassis de croyance à deux balles. La peur est envolée, la peur est égratignée dans un coin face aux paroles se voulant rassurantes de ma compagnie collante.

Compagnie collante et entreprenante sur mon territoire. Un pas de plus et il s’en prend une. Un bon petit coup dans la mâchoire, ça devrait le rafraîchir de vouloir aider son prochain à la manière du Messie. C’est pas le monde de l’Ancien Testament ici, les gens ne prient pas nécessairement pour être sauvés. J’inspire profondément et chasse cette idée de ma tête. Ce n’est pas moi qui parle, non, ce n’est pas moi. La chauve-souris profite de mes instants de faiblesse pour gagner un peu plus de terrain.

-Laissez-moi vous aider.

C’est qu’il a réellement l’intention de m’assister en plus. Suis-je à ce point affaibli pour mettre en pitié le premier venu ? Je serre les poings tout en m’adossant lourdement au coin de la maison. Je devrais sans doute courir mais je doute en avoir les capacités. Je suis même à vrai dire certain de m’exploser le dos sans peine.

Je pense que tu peux lui faire conf….

-Lâche-moi la grappe gamin. Je sais pas de quelle religion tu es, mais ton histoire de doués, elle est pas crédible et c’est pas à coup de prières que tu vas pouvoir m’aider en quoi que ce soit.

Je ne sais même pas s’il est concrètement possible de m’aider. Sa main trop proche de moi est violemment frappée par la mienne. Dans l’immédiat, il est même probable que sa présence soit un facteur de risque supplémentaire pour faire sortir l’autre, Hector. Le maître mot est le silence. J’inspire brusquement tandis qu’une nouvelle vague de douleur m’investit jusqu’aux os. Je ne plierai pas. Jamais plus. Pas ici, pas auprès d’autant de monde. Georges grésille un peu, comme une image mal reçue. Je n’aime pas ça. Alors, brusquement, je pivote sur moi-même et quitte le groupe. Qu’il se démerde Georges, je ne vais pas lui courir après et la sécurité des personnes vivantes compte avant celui d’un fantôme. La rue est bien plus déserte ici et j’avance, avance jusqu’à n’en plus pouvoir, échappant chaque seconde de plus à la terrible tentation d’Hector.

Georges sait que son humain ne tiendra pas longtemps, comme toujours. Il sait que sa ténacité est un peu plus forte chaque jour mais il sait également que cela n’est pas encore suffisant. Il veut sauver son humain et serait prêt à tout pour le délivrer enfin du joug du poltergeist. Son regard se tourne tantôt sur la forme disparaissant dans la nuit, menacée de perdre ses couleurs et celle, connaisseuse et avisée, droite sur ses pieds, du potentiel sorcier. Il sait qu’il ne doit pas se fier aux apparences, que ce joli brun aux yeux noisettes pourrait bien tenter de lui faire du mal, quoiqu’il aurait bien du mal. Il veut tenter de protéger, lui qui n’a même plus de bras pour rassurer son ancre et guère plus de puissance qu’un petit poisson. Son regard hésite un long moment et le voilà qui saute un instant pour arriver à hauteur de l’oreille de l’exorciste, gentil ou méchant. Sa lévitation spectrale lui permet de rester là un instant et d’annoncer, incertain, la raison de tout ceci.

Il est possédé. Il lutte contre un poltergeist. Un très, très méchant poltergeist.

Georges connaissait leurs façons de parler. Il avait eu le temps d’apprendre, de connaître leurs méthodes pour le renvoyer. Mais il était un esprit malin et inoffensif, aussi n’avait-il que peu attiré l’attention sur lui. Hector était dangereux. Hector méritait de mourir. Mais comment ? Comment pouvaient-ils seulement l’extraire de son corps, lui qui était insensible à toute sorte de magie. C’était un don rare et puissant sous réserve qu’il parvienne à s’en servir. Un don qui pouvait attirer la convoitise, certainement. Aussi Georges s’était-il bien gardé de lui faire part de ce léger détail.

_________________


DC de Ren Takahata

color #AE4A34
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modérateur | Mêlé détraqué | Agent du Service Secret
Modérateur | Mêlé détraqué | Agent du Service Secret
avatar

EMPLOIS/LOISIRS : Faire Spidercochon dans le métro
LOCALISATION : Là où le vent d'hiver m'emmène
CITATION DU PERSONNAGE : Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

MESSAGES : 267
DATE D'INSCRIPTION : 16/04/2013

Niveau du personnage
Point RP:
48/100  (48/100)
Point Membre:
63/100  (63/100)
Niveau: Novice

MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Mar 29 Aoû 2017 - 23:00

L'homme – Laurens donc – me regardait d'un air … En fait il comprenait rien du tout. Ca se voyait. Comme le nez au milieu du visage. Qu'est-ce qui n'était pas clair dans mon discours ? Bon ok, chez quelqu'un qui ne connaissait pas du tout le monde de la magie cela pouvait être un peu compliqué. Surtout qu'il avait l'air d'être sensiblement plus âgé que moi. Plus on est vieux, plus c'est dur à assimiler. Les jeunes ? Aucun soucis. J'ai moi même appris la vérité quand j'étais tout petit. C'était passé comme une lettre à la poste. Et à Orpheo, on en a des cas où des personnes découvrent tard qu'ils sont doués. C'est compliqué de leur expliquer. Ils ont toujours vécu chez les non doués. Ils se pensaient parfois un peu spéciaux, mais n'osaient pas forcément en parler. Logique. Quand on pense à tout ce que les sorciers ont vécu il y a plusieurs siècles, ça donne pas envie. Même maintenant, tu risques de finir à l'asile, d'être disséquer par des scientifiques qui veulent tout savoir, d'être encore cramer … Bref, pas facile d'être doué de magie parmi des gens qui pensent que ce n'est que mythe et folklore.

Il rit. Mais c'est un vilain rire. Pourquoi il se moque de moi ? C'est lui le vilain. Je suis tristesse infinie. J'essaie juste de l'aider parce que je suis tout gentil tout mignon et on m'envoie bouler. Mamaaaaaan, les gens ils sont vilains avec moi je suis trop trop triste. Sérieusement, je veux juste que tout le monde vive bien autour de moi, que tout le monde soit heureux. Pourquoi vous me traitez comme ça. C'est pas parce que j'ai une tête d'enfant que je réfléchis comme tel. En même temps sinon je n'aurais jamais été accepté dans la police secrète. Alors s'il vous plaît, je sais ce que je dis et je veux juste vous aider, pourquoi vous m'envoyez bouler comme ça, bande de vilains. Après on se demande pourquoi ya des conservateurs. C'est à cause de gens comme vous ! Oui ! Parfaitement. Je diverse.

Je pense que tu peux lui faire conf…

-Lâche-moi la grappe gamin. Je sais pas de quelle religion tu es, mais ton histoire de doués, elle est pas crédible et c’est pas à coup de prières que tu vas pouvoir m’aider en quoi que ce soit. 

C'est vilain de couper la parole à ses coupains ! En fait il est vilain avec tout le monde ! Hey petit fantôme, tu veux pas qu'on soit copain tous les deux ? Parce que ton Laurens c'est un vilain, moi je suis tout malheureux ! Pourquoi il veut pas que je l'aide ?! Tristesse.

Et puis … GAMIN ?! Mais non ! Mais … Mais non. Aucun j'ai une tête d'enfant, en plus on me le dit ultra souvent, et mes mimiques et mon attitude n'aident pas. Oui je suis un enfaaaaaant. Je suis trop mignon trop choupinou tout gentil. Dites lui que je suis gentil.

Je crois qu'il va falloir plus que des mots pour le convaincre. Sauf qu'il me frappe la main pour se détourner de moi et s'en aller. En boitant presque. Bref. Ca se voit qu'il va mal, il se l'avoue à lui même ou bien ? Comment ça se passe ?

Je fais apparaître de la glace sous ses pas pour qu'il glisse et qu'il me croit, d'une certaine manière. Sauf que. Sauf que bah, quand il marche dessus elle disparaît. Et ouais. Genre... WHAAAAAAT ?! Bon, je vais mettre ça sur le compte de la fatigue et je me dis que j'ai bien travaillé aujourd'hui, je crois à moitié cette excuse. Mais l'homme continuait d'avancer, vers les ruelles désertes, s'éloignant du monde. Ce n'était pas une mauvaise idée en soit, mais pourquoi refuser toute aide ? C'était quoi ces gens qui voulaient à tout pris passer pour des gens forts en refusant l'aide de quiconque ? C'était n'importe quoi. Vraiment. C'est pas parce que tu as besoin ou tu quémandes de l'aide que tu parais pour quelqu'un de faible. Jamais. N'importe quoi.

Je restais là, mes bras ballants, le voyant s'éloigner, son fantôme toujours à mes côtés par contre. Il grésillait. Je pensais que ça ne pouvait amener qu'au pire. Et vu ces ondes, j'avais très peur du pire. J'aurais bien aimé quelques renforts, mais j'avais peur que des collègues s'en prennent au mauvais fantôme, c'est à dire au petit à côté de moi. Qui est plus utile que Laurens pour le coup. Je ne savais pas quoi faire et le petit fantôme vint se percher à mon oreille.

Il est possédé. Il lutte contre un poltergeist. Un très, très méchant poltergeist.


Ah
Ahaha.
Ahhaha.
Arg.
Oh god we are in trouble.

Je voulais rattraper Laurens mais … Je me doutait que j'allais me reprendre un vent. Sauf si j'étais … Disons... Plus violent. Mais je préfèrais être tout gentil tout choupinou.

-Ca se passe comment d'habitude ?

Je regardais le petit fantôme dans les yeux. J'espérait pouvoir en apprendre plus de sa part. Sinon, j'étais dans la merde.

Je rattrapais alors Laurens en quelques pas rapides, de grandes enjambées, j'étais résolu et je me fichais bien de ce qu'il pouvait bien me dire. J'avais plus peur pour la population de Londres si ce mal venait à ses déverser. Je mis alors ma main sur son épaule pour le retourner, voulant le plaquer contre le mur pour que je puisse lui expliquer le fond du problème.

Il n'y avait plus de gentil Logan pour le coup.

-Ecoute mon coco, va falloir que t'arrêtes de vouloir te d'emmerder tout seul. Des fantômes, j'en côtoie tous les jours. Je suis un exorciste d'Orpheo. Alors certes des cas de possession c'est pas forcément le truc qu'on rencontre tous les quatre matins mais on sait y faire. Et c'est grave. Et c'est hors de question que je laisse un civil se d'emmerder avec un putain de mal comme le tien. Et oui, tu es une personne douée. C'est comme ça qu'on appelle les gens qui sont magiques. Comme toi. Tu peux voir les fantômes, t'es doué, point. Alors tu vas l'accepter et arrêter de faire ta tête de mule parce que t'es pas seul ok ? Alors arrête tes merdes avant de blesser quelqu'un.

C'est bon ? C'était clair comme ça ? Je regardais le petit fantôme, j'espérais avoir son approbation ou son soutien pour convaincre l'homme qui allait de plus en plus mal, aurait-on dit.

_________________

I'm fighting for the good
and the truth.

Shy with women


But I'm pretty gorgeous


Mike roule une pelle à Invité
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modérateur | En colloc' avec Georges et Hector
Modérateur | En colloc' avec Georges et Hector
avatar

MESSAGES : 127
DATE D'INSCRIPTION : 13/04/2012

Niveau du personnage
Point RP:
19/100  (19/100)
Point Membre:
6/100  (6/100)
Niveau: Novice

MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   Lun 4 Sep 2017 - 14:01

Une goutte d'eau est tombée du ciel
Et sur mon carreau là, elle ruisselle


J’ai beau détailler dans l’ensemble le regard de cet homme, plonger dans les dégradés de brun de ses iris, y trouver des soupçons de vert et de gris, je ne parviens pas à lui faire confiance. La confiance demande trop d’énergie, trop de sacrifices. C’est une faiblesse qui déchire de l’intérieur, qui accable une fois brisée. Comment est-il possible de faire confiance à quelqu’un d’autre qu’à soi ? Et encore, cette certitude se trouve bien bancale si l’on considère la chose qui couve en silence entre les interstices de mon être. Se faire confiance ? Quelle idée.

Il n’a pas l’air de comprendre le fond de ma pensée, celle qui, non crédule, m’annonce et me conseille de m’éloigner de cette personne. De fuir en silence dans un premier temps, plus vigoureusement s’il en vient à insister. La tornade qui se prépare et s’anime comme la nuit étendant ses bras sur le ciel m’oblige à consacrer une attention particulière au défilé de mes émotions. Un tri sélectif s’organise, détruit les pensées néfastes, fait prendre plus de poids à la résistance, aux bonnes émotions. Mais comment garder son calme face à un homme venu d’on ne sais où, prêt à se la jouer bon Samaritain pour une raison obscure ? Je ne sais pas et je pars du principe qu’une aide nécessite des contreparties. Or, je n’ai rien à offrir, rien à rendre et je n’ai pas besoin d’être aidé.

Aussi, je perds patience, ce qui ne fait qu’agrandir le champ des possibles à cette sombre dominante de gris, de bleu marine et de noir nommé Hector. Les paroles fusent tels des claquements de fouet au-dessus des têtes, tels des rugissements au loin. Georges s’amincit, se réduit, grésille et s’inquiète. Son regard bleu comme la mer se pose tour à tour sur son humain et sur cet exorciste. Il observe, de son regard toujours aussi extérieur, la pièce de théâtre. Le pouvoir de glace disparaître simplement au contact de l’homme. Son regard un peu ahuri. Dans un autre contexte, Georges sait qu’il se serait grandement amusé à garder le secret, à faire croire à ce brun qu’il n’était vraiment pas doué. Il aurait ri à gorge déployée jusqu’au moment où il lui annoncerait la terrible vérité. Un pouvoir bien rare.
Au lieu de ça, il prie pour qu’un jour quelqu’un puisse le lui retirer, cette chose qui l’empoisonne. Lui aussi, le lamantin, il serait en danger, mais au moins Laurens n’aurait plus à se cacher et fuir. Il pourrait vivre de manière plus classique. Moins distordue. Il pourrait avoir un vrai travail, de vrais amis, apprendre à donner de l’attention à quelqu’un, pourquoi pas rencontrer une femme, fonder un foyer. Il pourrait être tellement de choses. Tout, sauf ça, il pense.

-Ca se passe comment d'habitude ?

L’individu s’intéresse à lui. Il le regarde droit dans les yeux. Il le sent, le voit, pourrait presque le toucher. Presque le respirer. Un petit quelque chose d’agréable sautille dans son ventre et étire ses lèvres de part et d’autre de son visage. On lui parle. On lui demande de l’aide. Il peut aider lui, ce petit bout de non chair, ce petit ensemble de pensées et de rêveries. Il pose ses pieds sur la terre pour se donner contenance, bombe un peu le torse, se sent investi d’un devoir venu de l’au-delà, de cette vie qui l’a quitté. Pour la première fois depuis longtemps, il se sent un peu plus vivant, un peu plus utile. Et cet effet s’en ressent sur Laurens. Le fil invisible entre leurs deux personnes jusque-là détendu par la pression d’Hector redevient élastique, vivant, ondulant comme les vagues. Le grésillement disparaît, mais Georges ne s’y intéresse pas, ne le remarque pas. Sa fierté est telle qu’il rayonne un peu plus, qu’il pourrait presque sentir les grains du béton sous ses pieds et les battements de sève des adventis environnantes. La gravité n’ayant aucun poids sur lui, il pose une main puis deux sur le mur proche de lui et se positionne en horizontale à quelques mètres du sol. Il est heureux, tellement heureux qu’on s’intéresse à lui qu’il en oublie Laurens un instant. Mais il sent aussi son humain s’éloigner, doucement. Alors, il redescend à terre, frappe le sol comme un faible vent sur un mur de fer et répond.

Sa tête le fait souffrir, Hector se met à rire.
Haha, il est le vilain.

Le temps passe et l’humain trépasse.
Un gros gros nuage apparaît et lorsque la tempête est en tête,
Hector tue.

Il lève ses deux mains, poings visibles. Son petit doigt se lève, son annulaire, son majeur, index, pouce et effectue le même schéma sur sa seconde main. Les paumes ainsi ouvertes, il poursuit.

Tu peux compter la dizaine. Laurens ne tiendra pas la onzième minute.

Voilà l’exorciste en mouvement. Il traverse presque le petit fantôme qui se contente de suivre le curieux cortège. Il voit Laurens un peu plus loin, non loin, torturé, vidé, agressé psychiquement. Il a mal et le fantôme se remet à grésiller. La tempête monte d’un cran, le fil se détend. Ne pas s’énerver. Lutter.

Les jambes commencent à céder sous mon poids, mes épaules s’affaissent, ma tête vrombit comme une vieille voiture. Si ma vision ne disparaît pas, je sais qu’elle ne s’éternisera pas bien longtemps. Pas pour longtemps. Une main me ramène en arrière, ses doigts se serrent autour de mon épaule comme les serres d’un animal. Je n’ai pas le temps de réagir. La tête me tourne en un instant et une douleur aussi fulgurante qu’intense parcoure mon dos. Lorsque j’ouvre les yeux, j’aperçois une fois de plus le visage de cet inconnu pourtant familier. Ses traits se durcissent mais les miens sont taillés dans la roche. Il ne m’impressionne pas et s’il n’est pas encore à terre, ce n’est qu’une affaire de temps. Toujours de temps.

-Ecoute mon coco, va falloir que t'arrêtes de vouloir te d'emmerder tout seul. Des fantômes, j'en côtoie tous les jours. Je suis un exorciste d'Orpheo. Alors certes des cas de possession c'est pas forcément le truc qu'on rencontre tous les quatre matins mais on sait y faire. Et c'est grave. Et c'est hors de question que je laisse un civil se d'emmerder avec un putain de mal comme le tien. Et oui, tu es une personne douée. C'est comme ça qu'on appelle les gens qui sont magiques. Comme toi. Tu peux voir les fantômes, t'es doué, point. Alors tu vas l'accepter et arrêter de faire ta tête de mule parce que t'es pas seul ok ? Alors arrête tes merdes avant de blesser quelqu'un.

Encore ce discours, encore ces affirmations basées sur des fantaisies. Je me fiche de son emploi d’exorciste de je ne sais quoi. Je me fiche de ses besoins d’effectuer des missions pour sauver Londres. Le vrombissement s’intensifie dans mon crâne et liquéfie mon cerveau, ralentit mes capacités cognitives. Une main monte par réflexe à ma tête et je grimace de douleur. La défense étant un point majoritairement présent chez moi, je relève un regard furieux sur le fameux exorciste et lui crache à la figure avant de siffler :

-Tu ne sais rien. Rien du tout.

Sur ces mots, mes bras enroulent les siens afin de me dégager de sa prise et mon genou part se loger avec vigueur dans son ventre. J’aurais pu attaquer l’aine ou ses attributs masculins, le mettre à terre pour quelques longues minutes, mais je ne peux m’empêcher d’être piqué d’une curiosité maladive. J’ai besoin de connaître l’étendu des capacités de cet homme, de savoir si, au fond de moi, il pourra réellement m’aider en quelque chose. Me calmer. Le calmer. Je titube sur le côté. Tombe sur le sol, m’égratigne un peu le coude. Je n’arriverais pas à me relever maintenant. Assis contre le mur, respirant avec force, la chaleur commençant à investir mes membres d’une mauvaise énergie.

Il peut t’aider, Lau’

Mon regard passe sur le petit fantôme, sur ses mains jointes devant lui comme une prière et ses petits yeux inquiets et emplis d’espoir. Il a toujours été très téméraire et optimiste. Trop peut-être. Je passe ma main sous mon coude blessé et la vue du sang affaibli un peu la tempête qui se prépare. C’est vrai, j’oublie à chaque fois que cette chose ne supporte pas l’hémoglobine. Mais il en faut une certaine quantité pour l’affaiblir. Peut-être qu’en mettant cet homme hors d’état de nuire et en me blessant suffisamment, je parviendrais à le calmer ? J’ai beaucoup trop d’espoir. Il va falloir parler. Parler à défaut de bouger.
Sans prendre le temps de m’excuser, sachant mes minutes comptées, je raille :

-T’as qu’à m’arrêter, vas-y. Arrête de fanfaronner et prouve-moi que t’es pas juste un scout en quête d’une BA.

Georges sourit. Il savait que Laurens n’accepterait jamais l’aide de quelqu’un en y mettant la forme et les manières. Il était bien trop blessé au quotidien pour dépendre d’une personne lambda. Cet homme n’était pas le premier à avoir fait un pas vers lui et beaucoup avaient péri. Mais cet homme-là était un exorciste, il connaissait son travail.
Tout du moins l’espéraient-ils.

_________________


DC de Ren Takahata

color #AE4A34
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception   

Revenir en haut Aller en bas
 

L'âme enfouie en moi brûlera tout sans exception

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mystery Orphanage :: ▐ Z.O.N.E R.P.▐ :: ● ● Europe :: || Angleterre :: °Londres-
Sauter vers:  
Nos Partenaires

CITATION DU MOMENT :

"Ce qui ne te tue pas te rend plus fort."

Friedrich Nietzsche


M&M's du Moment

Mikeal&Kirsten

VOTEZ ! :