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 Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.

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MessageSujet: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Jeu 13 Juil 2017 - 1:48


don't kill if you can wound.
« What if it's a mortal sin, denying the fates their play, then to heaven I will send thee and bismurge only myself with the villainy ».

Ça fait quatre ans déjà. Tu n'en reviens pas, le temps est passé si vite. Il est passé si lentement également. Hier encore tu n'étais qu'une apprentie exorciste, l'élève de Sadima qui ne faisait que ressasser le passé, un passé trop lourd, trop cruel. T'en as fais du chemin, qui l'aurait cru. Qui aurait un jour pensé que tu deviendrais cette femme plus sage. Oui, tu as mûri bien vite, ça t'étonne encore beaucoup. Regarde-toi aujourd'hui, à l'abri dans cette fausse vie que tu t'es construite. Que tu as construit pour vous deux, Rayne et toi. Pour Rayne surtout. Ou devrais-tu dire Leesian ? Rayne Greyjoy, ta véritable cousine rendue officieuse, celle que tu as retrouvée en Islande, vous ne vous êtes plus lâchées depuis. Sur le papier aux yeux du monde elle est maintenant Leesian Vasilis, fille adoptive de Khal* Vasilis et Eveleen Vasilis, deux humains parfaitement normaux vivant une vie parfaitement normale sur Santorin. Oui, tu en as fais du chemin. T'en avais vu des choses, tu les avais vécues aussi. T'avais le droit de prendre tes distances, t'avais le droit de t'éloigner du conflit. Pourtant cette même partie traumatisée ne voulait pas lâcher l'affaire. T'es restée avec Orphéo tout en étant détachée de l'organisation, ils n'ont rien sur les Vasilis, au sein du monde magique vous êtes encore les cousines Greyjoy. Un cas bizarre tu l'avoues, mais t'aurais tout fait pour protéger la seule famille qui te restait.
T'as tout fait.

_________________

Aujourd'hui était l'un des jours d’exception, celui ou tu quittais ta vie humaine pour redevenir exorciste. Parait que Sadima avait fait une découverte intéressante, que ses longues recherches avaient abouti à quelques choses. T'étais fière au fond, même si ça faisait bien longtemps que vous aviez perdu contact. C'est peut-être pour ça que t'as décidé d'accepter, parce que c'était ton ancien mentor qui le demandait. Tu t'es arrangée pour emmener Leesian avec toi, elle était ton apprentie et c'était une bonne occasion d'apprendre, en prétextant avoir une grande-tante malade qui avait besoin de toi. Des fois tu te demandais si ton époux n'était pas un peu simple d'esprit, mais tant que tu pouvais continuer ce mensonge tu n'en avais que faire. Vous avez fait vos valises et vous êtes parties direction le Canada.
Tu t'étais promis d'y aller il y a voilà quatre ans, avant que le monde change.

À peine arrivées, vous avez été prises en charge par le personnel d'Orphéo Canada, ils avaient l'air bien pressés. Tu avais décidé de te rendre directement sur place, vous vous étiez suffisamment reposées durant votre escale et tu voulais en finir rapidement toi aussi. Il faisait plutôt bon, ça te surprenait. Bêtement, tu avais toujours imaginé le Canada beaucoup plus froid, glacial même. En fin de compte ce n'était pas si extrême que ça. Ça te fais sourire, tu voyais toujours le monde de manière exagérée, toujours dans les extrêmes, jamais de juste milieu. Il était soit bon soit mauvais.
Il était avant.

Vous arrivez devant cette mystérieuse grotte, là où la plus part des personnes ne voient que des morceaux de pierre, de la pierre et oh encore de la pierre, toi tu vois bien plus. Peut-être que ton ancienne mentor t'avait, effectivement, beaucoup marqué. Sadima te manquait. Tu y pensais en enfilant ton équipement que tu ajustes bien tout pour ne pas avoir d'accident trop bête. Et tu la regardes, ta cousine, ta fille, ta famille de sang que tu apprends encore à connaître.

« T'es prête Rayne ? »

Vous parliez en grec presque toujours, la communication était ainsi beaucoup plus simple entre vous. Tu lui souris ensuite, c'est l'heure de la leçon. Tu attends de recevoir les ordres avant d'entrer, qui sait ce que vous allez trouver là-dedans. D'anciennes runes, une ancienne magie, des tunnels étranges.
Ou un passé jamais oublié.
AVENGEDINCHAINS


*prénom d'emprunt, on va lui en trouver un

c'est extrêmement shitty, mais j'arrivais pas à faire mieux pardon ❤️

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you taught me the courage of stars before you left. how light carries on endlessly, even after death. with shortness of breath, you explained the infinite. how rare and beautiful it is to even exist. i’d give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes — .
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Dernière édition par Eveleen M. Vasilis le Jeu 10 Aoû 2017 - 23:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Mar 8 Aoû 2017 - 19:12

« Là, tout de suite, j’ai envie d’un milkshake. »

Et quand directeur demande, directeur obtient. Just kidding. Enfin non, pas tout à fait. J’ai pas arrêté de parler aujourd’hui. Je me suis levé, j’ai cause puis haussé la voix face à un Kelyann enragé de la vie qui trouve que trouver son frère prend trop de temps. Oui je sais cousin, la vie c’est souvent de la merde et peu de bonheur. Tu découvres simplement ce que traiter avec l’administration comprend. Du temps. Beaucoup de temps. Crois bien que je fais tout ce que je peux pour toi mais que je n’ai pas non plus que toi à gérer. Bon, après tout, ce garçon est quand même bien sympathique le reste du temps. Parfois. Bon, c’est vrai que ma patience éclate souvent en mille morceaux avec lui mais je suppose que dans le fond, on s’aime bien, non ? J’espère.

Oui. Donc. Ce milkshake. Il faut bien que j’ennuie mes agents de temps à autre. Comme par exemple faire un détour de notre lieu de rendez-vous pour aller chez Harvey’s se prendre un petit lait frappé Oreo® alors que trois ou quatre Burger King nous passent devant. Excusez-moi si j’ai des goûts de luxe, mais Harvey’s ça reste meilleur que tout. Et c’est canadien donc je fais fonctionner l’économie locale. Fin du débat.

Aujourd’hui, c’est sortie scolaire en spéléologie. J’ai quatre exorcistes à ma botte pour me protéger au cas où. Y’a un conservateur dans le lot, alors ma sécurité, je pense qu’il s’en balance. D’ici à ce qu’il trouve amusant de couper ma corde quand on est en rappel, il n’y a pas des années. Mais il va avoir du mal, puisque j’ai cru comprendre que je ne serai pas seul sur les lieux, en plus de mes gentils gardes du corps. On ne m’a pas donné les détails, mais apparemment, les « associés » du jour sont là en soutien et en fait j’en sais pas plus. À vrai dire, j’en sais pas trop sur cette caverne, juste qu’il faut descendre profondément, qu’il va potentiellement faire froid et humide, qu’il y a des possibilités pour qu’un lac et une cascade se trouve au fond du trou et qu’on va donc devoir faire super attention à nous parce que ça va glisser.

Pour une fois, j’ai, avec bonheur, réussi à troquer ma tenue de businessman pour une tenue passe-partout, efficace et confortable. Un débardeur turquoise pâle, une bête chemise à carreaux argent et noir en coton, un blouson tout aussi sombre sous le bras, un jogging noir et des baskets. Voilà, j’appelle ça une tenue confortable. Ça ne fait pas trop directeur mais j’ai eu ma dose de grotte pour l’année et la dernière fois j’ai failli crever à l’intérieur de l’une d’elle. Alors, cette fois-ci, au moins, j’aimerais juste avoir l’air d’un gars lambda et pas d’un homme paumé qui aurait dû se retrouver dans un bureau. Bien.

Quand le chauffeur nous emmène au lieu de rendez-vous, dans cette fichue grotte, et que je sors de la voiture flambante neuve, j’ai juste jamais l’air d’avoir été un directeur une fois dans ma vie. Mon lait frappé dans ma main, moi en train de le siroter avec une paille, les lunettes de soleil sur le nez, le blouson sous le bras dont la main libre se repose dans ma poche et les cheveux rassemblés en arrière. Voilà, j’ai l’air d’être en vacances et sachant que l’immense majorité de la population canadienne l’est en ce moment – pour ne citer que le Canada – j’estime avoir le droit de me reposer un peu sur mes lauriers. Comme on dit, l’habit ne fait pas le moine.

Je m’approche donc du petit comité présent et relève mes lunettes de soleil sur mon crâne pour avoir au moins la présence d’esprit de fixer mon interlocuteur. Je lui serre la main avant de me tourner vers le reste des personnalités, prêt à poursuivre ma série de salutations.
Mes pensées se stoppent brutalement comme une bulle que l’on éclate. Je la reconnais. Je la reconnais ? Oh oui. L’information monte à mon cerveau avec difficulté, peut-être à cause de la boisson. Ses cheveux bruns me posent d’abord un problème, mais le visage m’est plus que familier. Elle est accompagnée, d’une apprentie sans aucun doute.
AH.

Quatre années.
Déjà ?

Le temps passe si vite. Ma main en suspend se tend pour la saluer. Elle a l’air plus… mature ? Je ne saurais dire. Il y a quelque chose dans ce regard que je ne connaissais pas et qui m’a pris tant de temps à la reconnaître. Qui sait ce qu’il a bien pu se passer depuis tout ce temps. Moi-même, j’ai beaucoup changé. Je suis peut-être un peu plus mélancolique et parallèlement plus dur. La mort de centaines de personnes est un poids difficile à porter. Enfin bon, je ne m’apitoie pas sur mon sort, il faut passer à autre chose, sinon on se fait bouffer par les autres et par soi-même. Un sourire s’appose franchement sur mes lèvres et je prononce malicieusement :

-Mlle Greyjoy. Je suis agréablement surpris de vous voir ici. – Je me penche un peu sur elle et ajoute, complice – Tu t’es finalement décidée à visiter ce beau pays ?

Oui, parce que techniquement je me souviens l'avoir invitée à venir passer du temps au Canada quand l'envie lui prendrait, mais je ne l'ai pas vue. Nous avons fait, encore une fois, nos vies chacun de nos côtés.
Je salue également la deuxième demoiselle présente et me recentre vers le chercheur chargé de nous faire descendre tandis que l’on m’aide à enfiler les tenues et cordages, histoire que l’on ait l’air de saucissons ambulants. J’ai mis mon blouson et maintenant j’ai terriblement chaud. J’attends donc que le gentil monsieur nous invite à descendre. Et grâce au ciel, il semblerait qu’il ait décidé de nous faire part de son monologue sur l’intrigante grotte une fois à l’intérieur. Très très bonne idée. Idée du siècle je dirais même. Alors, en nous ayant scrupuleusement fait part des consignes de sécurité, de notre itinéraire etc, le chef de file se décide à diriger l’équipe vers l’intérieur du gouffre, grotte, que sais-je. En me tournant de moitié, je fais signe aux deux femmes de passer devant moi, un exorciste nous ayant déjà devancé :

-Les femmes d’abord.

Comment ça, j’ai peur ? Non. D’abord. Un peu. C’est pas comme si j’étais un peu claustrophobe et qu’en plus, il y a exactement un mois de cela, j’ai failli laisser ma peau dans une de ces grottes. Que j’attends toujours la réponse d’Orpheo vis-à-vis du rapport envoyé et que la raison pour laquelle cette histoire traîne n’est pas faite pour me rassurer. C’est une vengeance de leur part, ou bien ? Ils ont prévu de m’assassiner, c’est ça ? Allez. Calme.

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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Mer 9 Aoû 2017 - 1:52



"Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire."

Que ta nuit soit douce, Que tes rêves soient tendres, Que ton lit soit confortable, Bonne nuit ! - Mommy




Quatre ans… beaucoup de choses ont effectivement changé le cours de ma vie durant cette période, une vie amoureusement attachée à une pente bouleversée par des séries de drame. Avec la vie que j'ai vécue, une simple journée était riche en bouleversement, alors on peut dire que je ne suis pas tant surprise par ce que le temps peut nous offrir ou nous arracher dans un simple instant. Pourtant, ces quatre dernières années, j'ai connu quelque chose que je n'aurais jamais cru possible pour quelqu'un comme moi. Et je ne peux m'empêcher de me demander si je le mérite vraiment. C'est vrai, mon cœur s'accroche toujours à de lourds regrets dont il m'est impossible de me défaire. J'ai commis des crimes, car égoïstement je ne voulais pas mourir à la place d'un autre. Oui. Je préférais encore qu'on viole plusieurs fois mon intimité, plutôt qu'on me jette à mort aux lions. Bien qu'au final, les hommes ont toujours été les lions dont j'ai toujours eu le plus de crainte. Il est si difficile de rassasier cette faim qui anime leur plus bas instinct, cette pulsion malsaine qui m'a arraché à ma virginité et forcé à être une femme bien avant l'heure.
Khal, mon père adoptif est la personne la plus généreuse qui soit, malgré cela il fait davantage d'effort pour être avec moi plus que généreux. Patient, attentionné et beaucoup d'autres chose… Pourtant, toujours attristé de me voir distant envers lui et je m'en veux pour ça. Cependant, je n'arrive pas à vaincre cette crainte que j'ai envers les hommes. Si je me laisse approcher de Khal, si j'arrive souvent à avoir des conversations avec lui, c'est une chose qui m'est possible que parce que j'ai fini par m'habituer à sa présence... Mais lorsqu'il s'agit d'avoir un contact physique, je perds mes moyens. Mais pour Meiko qui a fait de moi sa propre fille, je m'efforce chaque jour de combattre mes peurs afin de ne pas gâcher les efforts de ma cousine et mère. Elle voulait m'offrir la sécurité, une vie normale après m'avoir révélé dans quel monde elle vivait. La magie existe, la découvrir ne m'a pourtant pas choqué, comme si j'avais toujours su qu'elle était présente. Mais je n'en savais rien.

Maman et moi étions parties en voyage, laissant papa à la maison... J'ai probablement un sourire doux qui s'affiche sur mes lèvres en songeant au fait que j'appelle Khal et Eveleen, papa et maman. Autrefois, je regardais de très loin ceux qui avaient eu la chance d'avoir un père et une mère, ainsi que la douleur de devoir les abattre et être forcé de devenir un enfant soldat. Je n'ai jamais eu de mère et de père, mais j'ai connu la douleur de perdre un être cher dont le sang salit mes mains encore aujourd'hui. J'ai toujours rêvé de grandir dans une famille où je ne serais pas traitée comme un déchet, une pute ou un soldat qui doit mourir pour une cause qui n'a pas de sens. Et cette famille je l'ai aujourd'hui. Nous sommes parties en voyage et je trouve qu'il y a quelque chose d'excitant à cela. Je vais découvrir un nouveau paysage et Zeus sait à quel point l'aventure suffit à mon bonheur.
Maman a fait beaucoup de choses pour que mon bonheur soit, malgré ce qu'elle sait de mon passé... Je sais même si elle n'en parle pas, qu'elle connaît mes souffrances, mes traumatismes... Et pourtant, elle ne m'a jamais regardé avec un regard dégoûté, peut-être un peu peiné, mais je ne lui en veux pas pour autant. Pour que tout soit normal, il a quand même fallu que j'abandonne cette couleur neige propre à mes cheveux pour un brun non loin de me déplaire.

Soit... Nous étions au Canada, plus précisément devant une grotte. Si au début, j'avais le sourire qui illuminait mon visage – acquiesçant avec enthousiasme de la tête à la question de mère – des voix viennent lentement chuchoter à mes oreilles... Elles semblent à la fois si proche, mais tout aussi lointaine tout de même. Ceci suivis d'un mal de tête soudain. Une autre voix qui est d'une consistance plus réelle et bien plus virile s'élève dans notre direction. C'est de l'anglais, du coup, je ne comprends pas un mot mais je reconnais facilement mon nom de naissance et celui de Mère. Il a un ton et une manière de s'adresser à Eveleen, je comprends tout de même que quelque part c'est peut-être l'une de ses connaissances. Je le salue d'un simple geste de la tête avant de me retourner vers Mère et lui demander dans notre langue natale : « Un ami à toi ? » Ceci, avant que nous entreprenions notre aventure à travers la grotte.



Code by Sleepy

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« The Mother of Kraken... »

Greyjoy:
 
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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Mer 9 Aoû 2017 - 23:05


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Tu n'avais pas fait attention à la voiture qui s'était arrêtée non loin de vous. Trop concentrée sur Rayne qui acquiesçait à ta question en souriant, c'est que tu la voyais devenir chaque jour de moins en moins méfiante et tu te sentais plus rassurée. Lorsque tu avais décidé d'en faire légalement ta fille, tu savais combien ce serait difficile de l'aider à surmonter les traumatismes qu'elle avait vécu dans sa courte vie. Mais elle faisait toujours tellement d'efforts pour s'adapter, elle te rendait fière et tu t'attachais beaucoup plus à elle. C'est que ça ne devait être qu'ne façade, ça ne devait pas durer. Pourtant, ce rôle de mère et protectrice te convenait à merveille. Il te fallait quelqu'un sur qui veiller, il te fallait quelqu'un à aider pour t'aider toi-même et surmonter tes propres maux. Est-ce que c'était égoïste de ta part, de prendre sous ton aile un oiseau blessé pour te permettre d'aller mieux également ? Il t'était déjà arrivé des fois de penser que oui, que tu ne faisais ça que pour toi et tant mieux si elle aussi allait bien. Aujourd'hui, tu sais vraiment que tu penses à elle.
Tu aurais tout plaqué sinon.

Nous disions donc que t'avais pas remarqué la voiture qui venait de s'arrêter derrière vous. Tu jettes un coup d’œil par-dessus ton épaule en levant les yeux au ciel. Eh bien, qui ça pouvait encore bien être. Tu t'apprêtais à faire la réflexion sur cette arrivée de pacha à Rayne lorsque qu'une touffe bouclée pointa le bout de son nez hors du véhicule. Oui, tu aurais presque juré que ton cœur venait de s'arrêter une longue micro seconde avant de reprendre tes esprits. Ce n'était pas lui, pas aussi décontracté à siroter sa boisson, une main dans la poche à la pose mannequin.
Quoi que, réflexion faite..

Tu recules d'instinct vers Rayne alors qu'il vient serrer la main de votre guide. Cette nostalgie si familière t'envahie à nouveau, tu avais presque espéré ne pas le croiser lorsqu'on t'avait annoncé cette mission, qu'on te demandait de venir sur son territoire à lui. Mais les Dieux sont bien fourbes, ils font toujours tout de travers. Ils s'amusent à jouer à leurs jeux, ils déplacent des pions, les font tomber, les font gagner. Les éloignent.
Et ils les rapprochent lorsque seulement eux sont prêts.

« Mlle Greyjoy. Je suis agréablement surpris de vous voir ici. »

Ah oui tiens, mademoiselle. Tu sors de ta torpeur pour lui serrer la main. Tu ne peux t'empêcher d'être heureuse de le voir bien portant après toutes ces années de conflits, alors tu lui souris toi aussi.
Et cette tristesse se dissipe quelque peu.

« Surprise je le suis aussi, Directeur Kristiansen.

Tu t’es finalement décidée à visiter ce beau pays ?

He bien, je me suis dis que quatre ans ce n'était pas encore trop tard pour finalement accepter cette invitation. »

Voyez-vous ça, tu l'aurais presque dit de manière sensuelle si la situation si prêtait. Et si le groupe d'exorcistes qu'il ramenait avec lui ne s'approchait pas de trop près. Avait-il besoin d'autant de monde ? Il occupe certes un poste important après tout, pensaient-ils que quelque chose pourrait encore lui arriver dans une grotte ? Ce n'était, dans tous les cas, pas rassurant de les voir le suivre alors qu'il s'équipait.
Tu n'avais pas confiance en autant de monde.

« Un ami à toi ? »

La voix de Rayne te ramène à nouveau sur terre. Elle te regarde de ses grands yeux bleus-verts, tu tends la main pour toucher ses cheveux bruns. Tu sais que trop bien qu'elle n’apprécie pas la présence des hommes, et qu'être entourée par tout ces exorcistes sera sans doute une épreuve de plus, mais tu as foi en elle et tu sais qu'elle saura réagir comme il le faut.
Tu seras là pour veiller sur elle.

« Je ne sais pas.. Disons une très vieille connaissance de l'orphelinat. Attache toi les cheveux avant d'entrer. »

Vous avancez vers l'entrée, votre guide, M. Bennett, vous attend déjà pour vous donner les consignes à respecter. Tu ne le connais pas vraiment, tu as seulement eu quelques échanges par mails avec lui pour monter cette expédition lorsque Sadima t'en a parlé, mais il semble être quelqu'un de sérieux et pointilleux. Fort bien, il est hors de question de mettre ta fille en danger, même pour ton ancien mentor.
Et ça s'appliquait à tout le monde.

« Les femmes d’abord.

Alors Monsieur Kristiansen, on a peur des grottes depuis la dernière ? -tu lui souris malicieusement, bon d'accord il parait que c'était dangereux comme situation mais tu pouvais pas t'empêcher de faire la remarque, avant de tendre la main vers Rayne et lui parler en grec. - Prends ma main, je ne te lâcherais pas. »

Vous vous enfoncez doucement dans la caverne, laissant le soleil derrière vous, plongeant dans l'obscurité. Tu retrouves M. Bennett qui vous attend devant une sorte crevasse dans laquelle il va falloir se glisser. Tu allumes ta lampe frontale et passe derrière lui, sans savoir vraiment ce qu'il y a au bout, sans savoir ce qui vous attend dans cette grotte.
Tu sens le froid qui mord tes mains.

AVENGEDINCHAINS

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Dernière édition par Eveleen M. Vasilis le Ven 11 Aoû 2017 - 1:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Jeu 10 Aoû 2017 - 18:39

« Après le lait frappé, je propose une bière. »

J’ai encore soif. Et cette grotte, elle me donne, mais alors, pas du tout du tout envie. On ne peut pas juste rester au soleil se dorer la pilule ? Aller à la plage. Ils ne font pas des découvertes sur le beau sable blanc des côtes canadiennes ? Non ? Mince. Je devrais me reconvertir directeur de protection du littoral. Voilà, avec mes connaissances, je suis sûr que ça passerait crème. Il me faut bien entendu tomber sur une personne douée pour pouvoir expliquer concrètement en quoi consistait mon travail jusque-là mais… Bon. Cette grotte ne me dit rien qui vaille. Rien du tout. La seule chose qui me rassure est une personne et elle se nomme Meiko Greyjoy. Parce que concrètement, c’est la seule personne que je peux appeler une amie, ou une très bonne connaissance. Le reste, c’est de la relation de travail et en tant que grand supérieur hiérarchique, peu sont ceux osant passer le pas et me parler comme à quelqu’un de mon âge. Je les comprends, je ferais pareil.

Du coup, habillé comme un vacancier – sans le short, j’ai pas osé – je me dirige vers les deux demoiselles et constate brièvement l’attitude ultra protectrice de Meiko vis-à-vis de son apprentie… de la personne qui l’accompagne. Cette personne qui, en passant, se contente de me saluer de loin. Bien. J’ai l’air effrayant ? Je ne note pas et préfère me recentrer sur la jeune demoiselle, qui en passant ne s’est pas présentée sur le territoire depuis quatre ans. Quatre années. Ça date. Sans doute était-elle terriblement occupée. Peut-être qu’elle m’a simplement oublié. Et moi aussi. Ou peut-être pas totalement. Le destin fait parfois drôlement les choses, Orpheo ramène les pots cassés, les confronte et compare l’avant-après. Les regards sont moins légers, plus profonds, marqués par les aventures provoquées au fil des ans. On se montre sous son meilleur jour, on cache nos frayeurs, nos parties plongées dans l’obscurité.

« Surprise je le suis aussi, Directeur Kristiansen.

Je hausse un sourcil, surpris par l’appui du « directeur ». Oui. Oui je suis toujours directeur, difficile à croire hein ? Peut-être pas pour longtemps encore. Haha. Je ne parviens pas à saisir la profondeur ni le sens de ce ton. Aussi, je me contente de sourire d’un air amusé. Visiblement, aucun de nous n’a été prévenu de la présence de l’autre. Bravo Orpheo, cinq points pour l’administration et cinq points pour la logistique.

He bien, je me suis dis que quatre ans ce n'était pas encore trop tard pour finalement accepter cette invitation. »

Cette fois-ci, mon léger rire surprend l’assemblée. J’appellerai plus ça pouffer mais soit, ça reste un rire. Eh bien, oui, comme le dit le dicton, mieux vaut tard que jamais. Je n’ai pas le temps de répondre qu’un exorciste m’accoste littéralement pour m’aider à enfiler les harnais. Oui, merci. C’est si pressé que ça ? Je suis sans doute terriblement méchant de penser ça, mais je n’en ai absolument rien à faire de ce qui se cache au fond de ce trou. J’ai trop donné, laissez-moi sur la terre ferme, ne m’enfermez pas six pieds dessous. Est-ce un message subliminal ?

Bref. Le chercheur ou le guide, qui sais-je – je ne connais même pas mon équipe alors que je suis directeur, wouah, Allen on sent que c’est les vacances pour toi aussi – finit par nous inviter à rentrer. Je suis un peu occupé à parler avec les exorcistes mais indique tout de même à Meiko de faire le premier pas. Par galanterie. Oui messieurs dames. Je vous assure. Ne me contredisez pas. Sauf que je ne m’attendais pas à une réponse de sa part. Au plus un petit merci tout gentil tout basique. But no. That’s even worse.

« Alors Monsieur Kristiansen, on a peur des grottes depuis la dernière ? »

ARG.
Dans ta figure.
Prends-toi ça.
Mon esprit, parce qu’il aime bien m’enfoncer, se met à réfléchir à cent à l’heure. La logique me pousse à penser que le léger soucis au Sri Lanka n’est pas passé totalement inaperçu à Orpheo. Mais… c’est pas quelque chose censé être… confidentiel ? Bah, c’est pas comme si on avait éclaté un site classé à l’UNESCO, tué quelques centaines de civils et plusieurs délégations d’Orpheo causé par une déflagration et qu’on avait manqué de se faire éclater par une chose qui traîne au fond de la grotte en question. Non non. À quel moment je dois m’inquiéter que ce genre d’information soit passé à travers toutes les mains mais que je n’ai toujours pas eu de nouvelles de la maison mère quant aux sanctions ? Non parce que concrètement, si on m’annonce que tout va bien, je vais sincèrement croire que quelqu’un a plaidé en ma faveur. Quelqu’un de très, très influent. Sinon, c’est que mon avenir professionnel se joue en ce moment-même depuis un mois.
Attends, sinon, peut-être qu’elle ne connaît pas toute l’affaire. A quel point sait-elle ce qu’il s’est passé ? J’ai un peu peur et y repenser n’est pas tout à fait faite pour me rassurer. Sans vraiment prendre le temps de réfléchir, un souffle chaud me monte à la tête et je prends le bras libre de Meiko pour la ralentir avant de lui lancer, subitement sérieux, les traits serrés :

-Qui t’as parlé de cette histoire ? Si on parle de la même.

Je me rends compte assez tard de la puissance exercée sur son poignet et la lâche, surpris par ma propre adrénaline. Ah, quand les masques tombent par réflexe, ça a parfois tendance à sonner. La vérité ? Je suis terrorisé. Par cette grotte, en arrière-plan, par l’incertitude. J’ai peur de tout perdre et ça, ça a le don de m’énerver après toutes ces années passées à me déchaîner à la tâche, assumer ce taf stressant, déprimant et ingrat. Gêné, je ne sais pas trop où me mettre alors je balbutie un « Désolé » et la laisse me devancer. Elle s’est adressée à la fille dans une langue que je ne connais pas. Dont je ne repère pas même les origines. Peut-être que la jeune fille ne connaît pas l’anglais ? Ou bien ne souhaite-t-elle pas me parler ? Je ne sais pas, je suis un peu perdu. Heureusement, M. Guide est là pour m’épauler et me changer les idées lorsqu’elles s’agencent en foutoir. Nous rentrons dans la grotte. A l’entrée, avec un véritable trou. On dirait un puits, il descend en pente ? En pente drôlement aigue alors. Je soupire et apprécie le blouson sur mes épaules. La température chute dès notre ombre disparue sous les cailloux. Chouette. M. Guide nous confie alors à chacun une oreillette. Je suis effaré. Des oreillettes ? Et pourquoi ne descend-t-on pas simplement avec un téléporteur ? Beaucoup de questions.

-Les sous-sol sont protégés par une barrière hermétique à la magie et aux runes. Veuillez donc mettre ces oreillettes, un GPS et un micro y sont intégrés, cela nous permettra de rester en contact à tout instant. Je vous donnerai les détails une fois que nous serons en bas. Il y a une dizaine de mètres à descendre.

Une dizaine de mètres. Une dizaine. Concrètement, ça peut être dix ou cinquante mètres, une dizaine. Même dix, ça commence à faire beaucoup. J’y crois pas, ils veulent vraiment ma mort. Un accident est si vite arrivé. Un petit accident de travail. Oups. Oui je suis paranoïaque. Pourquoi j’ai l’air détendu en habit du dimanche ? Parce que je compense. Je compense parce que dans ma tête c’est Tchernobyl. Tchernobyl pendant l’explosion nucléaire, s’entend. Arg.
Je prends l’oreillette gentiment tendue. Arme du crime. Je vérifie qu’elle fonctionne. Mais attendez, y aura-t-il du réseau en souterrain ? Je ne pense pas. Je déjoue vos plans, sales exorcistes. J’inspire profondément tandis que le premier exorciste descend doucement après s’être correctement attaché et moi je regarde attentivement l’état des cordages. Je retire ce que j’ai dit. Ça ne va pas aller. Pas du tout.

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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Jeu 10 Aoû 2017 - 23:15



"Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire."

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Est-ce que cet homme est important ? Il a tout l'air d'être protégé par les hommes qui le suivaient de près. Est-ce qu'il y a une raison à cela ? Une raison rassurante ? Bien que la situation mène à penser le contraire. Pourtant, il a l'air décontracté aux premiers abords, ce qui contraste avec la méfiance qui se dégage inconsciemment de lui. Mon regard le fixe un moment, avant de reporter mon attention sur ma mère qui me donne la réponse à ma question. « Oh ! » Répondis-je simplement, sortant en passant d'une de mes poches un chouchou que j'ai appris à toujours garder sur moi dans le cas où une situation comme celui-ci se présenterait un jour. J'acquiesce donc de la tête avant d'attacher mes cheveux. Le ton qu'emploie maman avec l'homme a de quoi me laisser assez perplexe, il y a un sentiment que je pourrais clairement associer à une forme de gêne. Avais-je déjà vu mère sourire comme ça à Khal ? C'est vrai, la relation entre Eveleen et Khal n'est qu'une façade éphémère... C'est d'ailleurs pourquoi son attitude envers le canadien me préoccupe davantage. Même si je ne comprends pas ce qu'il se dit entre eux, j'arrive à saisir sur le ton qu'emploie maman et ses quelques sourires que j'aurais peut-être crus improbables en venant ici.
Pourtant, soudainement, l'homme devient entreprenant ce qui me fit sursauter. Je m'arrête nette une inquiétude s'emparent de moi, ce doux instinct de préservation qui ne m'avait jamais vraiment quitté et qui me permettait aisément d'analyser une quelconque tension entre individu. Qu'est-ce qui se passait ? Que-ce que maman avait dit ? Pourquoi cette réaction de la part de l'homme ? Je sentais mon cœur s'emballer dans ma poitrine, bien que je tentais de ne pas défaillir afin que personne ne devine mon état. Je reconnais alors le mot « sorry » de l'homme peut après qu'il lâche le bras de celle qui aujourd'hui avait désormais plus d'importance que ma propre vie à mes yeux.

Maman me sort de mes pensées brumeuses, me proposant de prendre sa main à la suite. Et je l'attrape sans la moindre hésitation comme si ma présence suffirait à dissuader l'homme d'être de nouveau si entreprenant. Mais je pris aussi sa main pour toute autre chose, je l'avoue. Pour que l'homme l'ait appelé Greyjoy, c'est que ce qui se passe dans cette grotte est d'ordre magique. Et quatre ans, ce ne fut pas assez pour faire de moi une adepte talentueuse des sortilèges. En fait, je ne suis pas du tout à l'aise avec le monde de ma mère, tout est encore si récent pour moi. En réalité, je suis encore en train de réaliser que je suis une sorcière, que Maman l'est... C'est étrange, même si dans le fond comme je l'ai dit plus haut, ça ne me choque pas plus que ça. Cependant, cela ne veut pas dire que je ne crains pas la magie et surtout, les épreuves à laquelle mère me confronte pour mon bien. Mais un lieu étroit, sombre et envahi d'homme, c'était peut-être un peu trop pour moi. Et si la main de ma mère ne tenait pas la mienne, peut-être aurais-je déjà cédé à l'angoisse.
On rentre dans un trou qui descend en pente, c'est si étroit qu'au bout d'un moment je suis obligée de lâcher la main de ma mère pour ne pas trop forcer sur mes jambes qui prenaient soudainement beaucoup trop d'appui. Malheureusement que je suis, eh bien, je ne suis pas bien forte physiquement pour me permettre de descendre une pente sans utiliser tous mes moyens physiquement à disposition. Et tandis que le guide nous distribua des oreillettes tout en s'élançant dans une explication que maman devra me traduire, je cherchais à retrouver sa main si rassurante que j'avais lâché plutôt. Ceci alors qu'on atteignait un lieu de la caverne un peu plus espacé, envahie par des stalactites. L'endroit m'avait tellement éblouit de sa splendeur que j'en avais oublié de regarder où je m'étais les pieds. J'entendis bien le guide crier dans ma direction à ce moment-là, mais il était déjà trop tard. Moi qui pensais me diriger vers mère, voilà que mon pied se posait sur fine formation de roche qui céda sous mon poids.

Ce ne fut pas une chute brutal, malgré la hauteur... j'avais glissé sur les parois qui avaient amortis ma chute. Toutefois, les débris ont été moins clément avec moi qui me fis plus de mal que la chute elle-même. Je relève la tête pour ma percevoir qu'il y avait un tout petit trou juste au-dessus, hors il devait être bien plus grand de près. J'arrive donc à me faire une mesure approximative de la distance qui me sépare de la surface, du moins, de l'endroit d'où j'étais tombée. « Maman !? » Criais-je pour savoir si elle était saine et sauve toute de même. Quand je tente de me lever, je sens une brûle au niveau de la cheville lorsque j'essaye de m'appuyer sur mon pied. Je m'apprêtais à crier autre chose, lorsque les voix reviennent de nouveau et qu'elles attirent mon regard sur l'immense silhouette se trouvant dans mon dos. « Qu'est-ce que... une statue ? » Celle-ci, représentant une femme dont les yeux sont cachés par un bandeau, tenant de sa main droite levée vers le ciel une balance, tandis que de sa main gauche baisser vers sol, une épée. Lorsque je reconnais la divinité, mon coeur est pris d'un sentiment de légèreté et de familiarité. Derrière elle, se trouve une porte fait de granite aussi immense qu'elle...
Ce que je venais de découvrir, est-ce que l'ancien maître de ma mère avait découvert ce lieu aussi ? Je ne mis connais pas trop en cavité, mais j'ai bien l'impression que je suis la première personne à avoir posé les pieds ici depuis très longtemps.



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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Ven 11 Aoû 2017 - 1:31


don't subdue if you can pacify.
« What if it's a mortal sin, denying the fates their play, then to heaven I will send thee and bismurge only myself with the villainy ».

Ça ne devait pas être pris si au sérieux, ce n'était qu'une boutade, qu'une simple remarque qui t'a échappé. Peut-être aurait-il mieux valu que tu la gardes pour toi, oui sûrement. Après tout, tu ne savais pas vraiment ce qu'il avait bien pu se passer, tu ne connaissais que les grandes lignes, pas de détails. On t'avait parlé d'Allen, d'une grotte et d'un Polonais bien étrange. Pas de quoi en faire toute une histoire, pas de quoi t’empoigner si fort. Parce que oui, la pression qu'il exerçait sur ton poignet t'avait arraché une légère grimace de douleur. En plus d'un saut au cœur. Bien oui, c'est Allen, à quoi tu t'attendais. Pourtant ton visage aussi se durcit, tu ne cherchas pas à te dégager pourtant, tu ne voulais pas créer un scandale ou que sais-tu d'autres. Ce temps est révolu, tu es une adulte maintenant. Alors tu l'écoutes simplement en le fusillant du regard.
En le fusillant du regard gentiment, si c'est possible.

« Qui t’as parlé de cette histoire ? Si on parle de la même.

Une connaissance.. Si ça peut te rassurer je ne sais strictement rien d'important, d'accord ? »

Il termine par te lâcher, sort un "désolé" que tu écoutes à peine, plus occupée à faire attention à Rayne. Tu la sens tendue, un peu sur ses gardes. Ce n'est pas grave Rayne, il ne me veut pas de mal. Tu le penses, mais tu ne lui dis pas, préférant la rassurer sur l'épreuve à venir. Préférant oublier cette petite altercation. Vous serez coincés sous terre pour Zeus sait combien de temps, là n'était pas le moment pour vous d'avoir des différends.
Vous étiez de grandes personnes maintenant.

Lorsque vous sortez enfin de l'autre côté de la crevasse, votre guide vous tend des oreillettes et vous explique leur fonctionnement ainsi que la distance qu'il vous restera encore à parcourir pour atteindre enfin votre objectif. Très bien, très très bien. Tu meurs déjà de froid et il vous faudra descendre encore une dizaine de mètres. Parfait. Tu arrives à en maudire Sadima, elle qui savait parfaitement que tu n'aimais pas le froid et l'humidité voilà qu'elle t'y envoie tête la première.
Tu ne pouvais pas rêver mieux.

Tu fais signe à Rayne de mettre son oreillette tandis que vous avancez vers des stalactites, tu lui traduiras les paroles de M. Bennett une fois que vous aurez commencé à descendre à la suite de cet exorciste que tu ne connaissais pas. Mais les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû, loin de là. Tu n'avais pas fait attention, tu avais regardé ailleurs quelques minutes seulement. Ce qu'on dit est vrai, il suffit d'une seconde d'inattention pour que ta vie bascule.
Pour que la terre s'ouvre sous vos pieds.

« MISS GREYJOY..

RAYNE ! »

Tu as l'impression que la grotte entière se met à trembler, qu'Hadès même va surgir des enfers pour vous y traîner de force, vous aspirer dans les ténèbres. Tu te retrouves propulsée contre le sol dur, ta tête heurte une roche et tu peux sentir un peu de sang couler contre tes tempes. Oui, si tu n'étais pas un peu sonnée, tu aurais pu maudire dans toutes les langues que tu connaissais. Pourquoi est-ce que vous étiez venues, pourquoi tu avais accepté. Tu avais eu ta dose de grotte et de caverne toi aussi, tu avais vécu des mois dans l'une d'entre elles, tu n'en pouvais plus.
Si seulement tu pouvais prendre une retraite de ta vie, là tout de suite.

La poussière se dissipe peu à peu, le tremblement semble se calmer. Tu tousses et clignes des yeux, ta lampe s'était éteinte sous le coup, mais tu aperçois quand même le gouffre qui s'était formé avec fracas. Enfin gouffre, c'était peut-être exagéré, mais tu avais bien l'impression que le trou était énorme. Et profond. Énorme et profond.
Et Rayne qui était tombée à travers. Tu pouvais presque l'entendre, comme un murmure. Comme un rêve, une voix qui s'efface.
Tu la sentais au plus profond de toi.

« Maman ?!

RAYNE TU M'ENTENDS ? - tu portes ta main vers ton oreille, ajustes ton oreillette qui n'avait, heureusement et par miracle, pas bougé. - Rayne tu vas bien ? Rayne ?! »

Des grésillements, c'est tout ce que tu pouvais entendre. Des grésillements et le bruit de ton coeur qui battait si fort, si vite. Il était prêt à quitter ta poitrine à tout instant, prêt à sauter sans équipement dans ce trou et sortir ta fille de là. Oui, il fallait que tu descendes. Maintenant. Alors tu te mets à genoux tant bien que mal, tu ne vois rien, ta tête tourne. Un toussotement non loin de toi attire ton attention. Tu n'étais pas seule, c'est vrai. Rayne occupait tellement tes pensées que tu en oubliais presque le reste des exorcistes qui étaient avec toi.
Et le directeur.
Tu paniques à nouveau.

« ALLEN ?! - tu marques une courte pause. - T'as intérêt à me répondre toi au moins.. Je t'en prie.. »

Tu cherches à tâtons autour de toi, mais tes mains ne rentrent en contact qu'avec la roche froide de la grotte. Est-ce qu'ils étaient tous tombés ? Non, impossible. Est-ce qu'ils étaient morts ? Non, Meiko tu ne devais pas penser à ça, pas alors que tu te sentais toute seule dans le noir.
Abandonnée.
Où est-ce qu'ils étaient.

AVENGEDINCHAINS

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Dernière édition par Eveleen M. Vasilis le Sam 12 Aoû 2017 - 16:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Ven 11 Aoû 2017 - 14:26

« Et après la bière, je prendrais des vacances tiens. »

Ce ne sera pas de trop. Ça m’évitera d’être à cran, même avec des personnes que je crois apprécier. Ça ne m’empêche visiblement pas d’harponner son bras comme un vulgaire bout de viande. Je devrais penser à me calmer, la relaxation, le yoga, tout ça. Le sport ça ne suffit apparemment pas, c’est pas le tout d’avoir un beau corps, faut que le mental suive, n’est-ce pas ? Aucun ne s’opposerait à cette vérité générale, sauf les idiots, justement. Et les messieurs muscles testostéronés avec un poil dans la main et un haricot en guise de cerveau. Des idiots, donc. Bien. C’est en fixant Meiko et son regard mi-figue mi-raisin – ce genre de regard qui veut dire tout et son inverse, un « qu’est-ce que tu veux » agressif et poli à la fois – que je me rends réellement compte de ma force. C’est bien Allen, la prochaine fois, si tu pouvais simplement juste ne pas lui démonter l’avant-bras, ce sera super sympa de ta part.

« Une connaissance.. Si ça peut te rassurer je ne sais strictement rien d'important, d'accord ? »

Dans un sens, ça me rassure. D’un autre, je me sens un peu ridicule. Je dramatise beaucoup. Est-ce que je peux faire autre chose que dramatiser en même temps ? On pourrait en faire une histoire de cet épisode grottesque – les deux « t » sont voulus – tellement il y a à dire. Bon, je devrais juste penser à autre chose, non ? Passer à autre chose. Comme à la raison de ma présence, de la leur également. Je soupire, lâche mon excuse et son bras par la même occasion et me contente de suivre le cortège.

Oreillettes distribuées, nous voilà fin prêts à nous enfoncer dans les profondeurs de la terre. Tout du moins en apparence. L’apparence, on a tous appris à la soigner en grandissant. Ne pas mettre les mains dans la boue, ne pas faire le clown. Le sérieux, encore et toujours. Rares sont ceux avec qui notre petit enfant, nos galères de la vie s’expriment. Je relève la tête et fixe Meiko et ses cheveux de dos. Dérive jusqu’à la jeune femme à ses côtés. Elle n’a véritablement pas l’air de parler anglais. Ni même français canadien. Seulement cette langue dont je ne reconnais pas les sonorités.

Nos pas finissent par devenir les seuls bruits de la caverne. Toujours, toujours nous nous enfonçons. Dans des parties de plus en plus étroites, de moins en moins facile d’accès. Je serre les dents. Ne pas penser au pire, ne pas penser au pire, ne pas penser.
Au. Pire.

Vous savez ce que je n’aime pas avec les grottes ? C’est qu’on a au mieux cent putain de kilos de roches au-dessus de nos têtes et que les gaulois avec leurs « le ciel va nous tomber sur la tête » avaient au moins pigé que les grottes, ben c’est not the big deal. C’est vrai, c’est joli d’un certain point de vue. Les stalactites, les stalagmites, la fraîcheur, les chefs d’œuvres naturels. C’est pourtant difficile d’oublier qu’on peut s’y retrouver coincés rapidement. Ou mourir éclatés comme des crêpes. Et ça ne fait pas partie de mes objectifs de vie d’imiter ce plat. En général, je préfère me contenter de les manger.

Où en est-on ? On en est au moment où tout pète. ENCORE. SERIEUX. À partir de maintenant, je refuse toutes les missions qui touchent de près ou de loin aux grottes. Ça va être difficile puisque ça représente environ 30% de mon travail, mais quand bien même, j’enverrais mon co-directeur. Point.
Le sol tremble, les murs tremblent et le plafond aussi. C’est lui qui m’effraie le plus. Un craquement sourd à nos côtés se fait entendre et un cri de panique rapidement englouti par les murs de la caverne. Ma main passe en renfort devant mon visage et la bonne majorité d’entre nous s’accroupit face aux nombreux débris tombant du plafond. Enfin, ceux qui peuvent s’accroupir et ne se font juste pas complètement aspirer par le trou. Plutôt en retrait, par un réflexe de survie ultra développé il faut le dire, je suis parvenu à reculer suffisamment rapidement pour ne pas atterrir à l’étage du dessous, si cet étage existe. Du coup je me prends simplement des bons gros débris sur la figure provoquée par le raffut de l’ouverture sur le sol.

Mes yeux s’ouvrent en grand tandis que je réajuste ma frontale. Nous ne sommes plus que deux. TROIS. TROIS. Le trou s’étend sur bien plus de mètres que je ne le pensais. Arg. Il y en a un de l’autre côté que je devine plus que je ne vois et le troisième est à mes côtés. Situation de crise enclenchée. J’attrape le bras de l’exorciste à mes côtés et lui lance, très sérieux.

-Allez chercher de l’aide à l’extérieur.

L’homme hésite mais mon regard ne laisse pas place à l’incertitude. Je baisse le regard et plisse les yeux. La pente est raide. C’est un trou, un vrai trou. Et avec la poussière, je n’y vois pas à deux mètres. Je ne préfère pas crier de peur de déclencher un nouveau cataclysme et utilise plutôt mon oreillette. La première personne à me répondre est la personne face à moi, très certainement le chercheur, de l’autre côté du trou. Je ne vois pas… Meiko. Ni même son apprentie dont je ne connais pas le nom. Juste avant de l’entendre parler à mon oreille. Par l’oreillette s’entend. Dans cette langue que je ne connais pas. Mince alors, ça ne va pas trop trop m’arranger cette histoire. Je serre les dents avant de diriger mon index sur le bouton pour parler à mon tour mais sa voix retentit une nouvelle fois.

« ALLEN ?! T'as intérêt à me répondre toi au moins.. Je t'en prie.. »
-Je vais bien. Je ne sais pas où tu es, mais je vais descendre. S’il te plaît, ne bouge pas.

Par mesure de sécurité. Bon. Descendre dans le trou ? Je déclenche mon pouvoir entre mes doigts. Par miracle, nous sommes sans doute encore trop en surface pour avoir affaire à la barrière anti-pouvoir. Reste à savoir pour combien de mètres encore. Tant qu’à faire, autant en profiter pour utiliser mon don avant tout pour localiser les gens. Je n’ai pas l’habitude de me servir de la lecture de pensée pour repérer les positions, mais ça me permettra de mettre une direction. Et visiblement, ils sont tous plus ou moins tombés. Sur plusieurs hauteurs. Je n’entends pas tout le monde en revanche. Une toux m’empêche de me concentrer davantage, en prévention du mal de tête. Je secoue la tête et remercie mon blouson pour avoir pris les coups à ma place, je ne suis heureusement pas du tout blessé.

J’inspire profondément et descend lentement le long de la roche, en trouvant de bons appuis. Le sol me paraît trop proche. En fait, c’est à peine si j’aurais pu sauter. Je suis vraiment perdu alors que je n’ai quasiment pas bougé de ma position présente. Mes sourcils se froncent. Une rune pour nous perdre ? Peut-être. Il y a un nouveau trou devant moi mais je perçois mieux la présence de Meiko. Et d’autres personnes. Il y a tellement de poussière, comment est-ce seulement possible ? On dirait que le sol s’est écroulé sur deux étages. Non, en fait, disons que je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’il y a une brune dans les alentours et que pour l’instant, elle compte un peu plus que la sécurité des autres exorcistes. Je me fraye un chemin en tâtonnant la roche puisque la lumière ne sert à rien et en repère une autre, de lumière. Ça doit être elle. J’espère. J’aimerais bien secourir son apprentie mais je ne cause pas langue étrangère numéro 1 et le trou est assez profond. Enfin, j’en sais toujours rien. Je m'approche de la lumière et plisse les yeux pour constater qu’il s’agit effectivement de Meiko. J’aimerais bien lui sourire et lui dire que tout va bien, mais elle n’est plus une gosse à qui il suffit de donner un bonbon pour faire oublier tout le reste. Elle doit s’en faire pour son apprentie. Je serais exactement pareil à sa place. Du coup, je lui demande :

-Tout va bien ? Tu peux te lever ? Tu arrives à contacter ton apprentie ?

Je me relève et constate que la poussière commence enfin à tomber. Au moins une bonne chose. Et j’avais raison, les exorcistes sont aussi là. Donc… donc la seule personne au trente sixième dessous est bel et bien la dénommée Rayne.

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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Sam 12 Aoû 2017 - 3:17



"Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire."

Que ta nuit soit douce, Que tes rêves soient tendres, Que ton lit soit confortable, Bonne nuit ! - Mommy




Me voilà tombée dans un drôle d'endroit, un endroit qui semble bien spacieux et jouant dans le gigantisme. Je me demande comment j'ai fait pour survivre à une telle chute, ayant pour blessure une cheville cassée. Puisque Thémis se présentait à moi, c'est elle que je remerciais pour avoir empêché la mort de m'emporter avec elle. La torche sur mon casque n'était pas trop abîmée et pouvait encore se montrer utile, même si les clignotements souffreteux ont suscité en moi quelques frayeurs. Le noir ne me fait pas peur, mais au vue de ma situation je ne peux qu'en avoir peur en ce moment. La lumière m'est dorénavant vitale. Je jette l'oreillette que m'avait passé le guide plus tôt, elle n'avait pas survécu à la chute semble-t-il. Actuellement, elle me gêne plus qu'autre chose, surtout que mon oreille droite a aussi ses quelques entailles douloureux. Je ne sais pas si quelqu'un m'a entendu d'où je suis, je ne sais pas si mère va bien. J'ai les oreilles qui bourdonnent et un très désagréable son de sifflement percute mes tympans, du coup pas évident d'entendre quelque chose qui pourrait venir de si haut, même avec la résonance...
Je me dis intérieurement alors que mon regard se porte vers l'immense porte, que je devrais éviter de gaspiller l'oxygène qui se trouve ici, ça me semble être une bonne idée le temps que les secours arrivent... si bien sûr ils sont en chemin.

J'inspire profondément, tout en me demandant ce que je devais à présent faire. Après avoir réfléchi en long et en large, je décide de mettre en pratique ce que mère m'avait appris. Je déchire ma manche avant d'entourer ma cheville blessée à partir du tissu. Je serre même si ça fait mal, si je bouge je ne veux pas que mes os bougent aussi. Je sortis mon phone... Papa me l'avait offert il y a déjà plus d'un an. Si au début je ne savais pas quoi en faire, j'ai vite découvert son utilité. Malheureusement, même cette merveille de technologie a aussi ses limites, dans cette grotte le réseau ne semble pas passer. Maman n'est probablement pas bien loin de moi, pourtant je ne peux pas la contacter par téléphone non plus. Dommage. Je ne range pas immédiatement mon téléphone, alors que je me remets enfin debout. La douleur à la cheville est bien difficile à supporter, surtout que je n'ai rien pour m'aider à ne pas trop m'appuyer déçu pendant que j'avance.
Je passe à côté de la statue pour me diriger vers la porte. Je remarque que des symboles parcourent la porte, ils ressemblent beaucoup à ceux que mère appelle Rune. Je prends quelque cliché de la porte à l'aide de mon phone... Puis, je pose ma main pour vérifier que ses symboles étaient bien gravés dans la porte... Dès le contacte avec la porte des sons de tambours me parviennent comme s'ils étaient à côté de moi. Je tremble de peur en constatent que l'obscurité ambiante avait laissé place à une lumière éclatante se reflétant sur la paroi de la porte que je fixais encore. Je me retourne lentement pour alors percevoir : que je suis au sommet d'une... oui, d'une Pyramide. Une Pyramide dont le design rappelle celles se trouvant en Amérique du sud... Thémis est toujours placée au même endroit et je remarque alors, que là où se trouvait un étrange débris qui ne semblait pas venir du trou d'où je venais... Se trouve une Statue semblant représenter Mnémosyne. Mon regard ne tarde pas à plonger aux pieds de la pyramide où une foule y était rassemblée... Je ne reconnais pas du tout ce genre peuple, leur accoutrement ne me rappelle aucune civilisation connue, même pas la nôtre.

La pyramide est entourée par une danse forêt tropicale, je ne reconnais pas le Canada, mais je ne reconnais pas non plus cette forêt et lorsque je repère enfin ce qui me chiffonne avec cette lumière et surtout ce ciel... Levant la tête en direction des cieux. L'obscurité revient et le trou d'où j'étais tombée aussi. Que vient donc de me montrer les esprits ? Ma tête brûle, mon nez se met à saigner, signe qu'un esprit venait bel et bien de m'envoyer une vision. Et tandis que je perdais connaissance, mes derniers mots furent... « Il n'y avait pas de ciel. »



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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Sam 12 Aoû 2017 - 17:38


and don't raise your hand at all...
« What if it's a mortal sin, denying the fates their play, then to heaven I will send thee and bismurge only myself with the villainy ».

Que s'était-il passé. La roche ne pouvait pas avoir cédé simplement sous le poids de Rayne, impossible. Et si Sadima vous avait envoyé ici, c'est bien que de nombreux exorcistes étaient déjà venus examiner la grotte, s'assurer que vous ne risquiez rien. Alors pourquoi, comment. L'un de vous était-il maudit, l'un de vous apportait-il le malheur avec vous. Tu étais superstitieuse, ah ça pour l'être Meiko tu en reporterais des trophées même. Alors pour toi il n'y avait pas trente-six mille solutions ; quelqu'un d'entre vous était maudit par les Dieux et donc tout le groupe l'était. Ou bien la magie dans cette grotte ne voulait pas que vous avanciez plus. Oui, c'était sûrement plus plausible. Mais alors, pourquoi Rayne ? Tu sais que son don de médium lui permet de voir bien des choses, des choses qu'elle ne comprend pas parfois, mais pourquoi seulement elle ? Quoique tu ne la laisseras pas en bas toute seule.
Tu devais y aller.

« Je vais bien. Je ne sais pas où tu es, mais je vais descendre. S’il te plaît, ne bouge pas.. »

Sa voix te prend par surprise, elle résonne en toi et pendant quelques secondes tu l'imaginais déjà télépathe. Tu laisses échapper un soupir de soulagement, acquiesces de la tête même si tu sais qu'il ne peut pas te voir. Tu parviens à glisser ta main dans ta poche et en ressort ton téléphone, assez abîmé mais pas trop, et pousse la luminosité au maximum. Très bien, c'est un début. Tu regardes autour de toi, tu ne vois toujours rien avec cette poussière qui ne s'en va pas, mais tu sens bien d'autres présences qui t'accompagnent. C'est rassurant en un sens, de savoir que tu n'étais pas la seule à être tombée. De combien de mètres d'ailleurs ? Tu n'avais pas rien senti de la chute, seulement l'impact. Et le coup. Heureusement que ton casque l'avait amortie.
Ce qui ne t'empêchait pas d'avoir mal.

Tu lèves les yeux au ciel, il y en a pas c'est vrai, mais tu essaies d'évaluer la distance qui vous sépare de l'entrée de la caverne. Rien, tu ne distingues absolument rien. À nouveau quelqu'un tousse, puis une autre personne. Au moins ils étaient en vie, grâce aux Dieux. Puis tu entends des pas qui s'approchent. Encore très bien, mais ce n'étaient pas les secours à proprement parler.
Il se condamnait aussi au final.

« Tout va bien ? Tu peux te lever ?

Oui oui, c'est juste cette chose.. - tu retires ton casque et le balances loin, énervée. - Tu n'es pas blessé ?

Tu arrives à contacter ton apprentie ? »

Tu bouges simplement la tête pour lui dire non, dépitée, triste, en colère, inquiète. Bien trop d'émotions à gérer dans cette situation, bien trop d'émotions pour quelqu'un petit comme toi. Et lorsque finalement la poussière se dissipe totalement, tu peux enfin voir l'ampleur du trou qui s'était formé. Tu te relèves et t'approches du bord. Oui, il était bien trop profond pour que tu puisses y voir quelque chose, surtout avec si peu de lumière. Tu te mords la lèvre, c'est à ce moment qu'en général tu réfléchis à faire quelque chose de possiblement très inutile étant donnée la situation. De très inutile, mais qui au moins te conforte.
C'est mieux que rien.

Tu prends n'importe quelle pierre de taille moyenne que tu trouves, ce n'est pas non plus comme si tu allais en manquer dans cet endroit, et te postes le plus près possible du trou. Voilà, c'était le moment pour toi de faire un peu de mathématiques et de physique et Zeus sait que tu n'étais pas du tout à l'aise avec les sciences. Tu fermes les yeux, tu peux encore sentir ton pouvoir sans qu'il ne soit bloqué. Merveilleux. Alors tu mets feu à la pierre, ou pas vraiment. Tu crées simplement une petite boule de feu autour d'elle, assez pour te permettre de mieux voir ce puits de l'intérieur et qui disparaîtra une fois que la pierre aura touché le sol. Normalement, si la barrière de protection n'agit pas avant. Tu mets ton chronomètre et tu la lâches dans l'obscurité. 1 seconde, 2 secondes, 3 secondes, 4 secondes la pierre s'éteint mais pas de bruit, 5 secondes ? 6.. 7.. 8 ?
C'est pas normal.

« Quelqu'un a entendu ? »

Tu te tournes vers les autres exorcistes que tu ne connaissais toujours pas, ils te répondent par la négative. Et s'il n'y avait pas de fond à cette grotte. Et si elle descendait vraiment dans les enfers, ou le centre de la terre qui sait. C'est bien quelque chose qui intéresserait Sadima ça, une découverte digne d'elle. Mais toi tu n'étais pas le professeur Lidenbrock, ce qui t'intéressait toi était de retrouver Rayne saine et sauve ou tu risquais très fortement de faire un scandale chez Orphéo.
Et ça serait, malheureusement, le Canada qui prendrait cher.

« Il y a des sous-sols encore non explorés tout en bas..

M. Bennett ? Vous savez où est Rayne ?

Il n'y a que le professeur Layton qui soit réellement descendu dans ces profondeurs. Des étranges phénomènes ont lieu dans cette grotte, vous savez. Miss Greyjoy n'est peut-être pas morte, mais.. Je ne me risquerais pas à aller la chercher, les chances de provoquer un autre éboulement sont bien trop élevées, je suis désolé. »

Non, tu n'acceptes pas. Tu n'acceptes pas cette réponse, cette affirmation, ce commentaire, peu importe. Tu.n'acceptes.pas. Tu serres les poings pour ne pas frapper la paroi. S'il y avait une chance, même une petite chance, pour qu'elle soit vivante tu n'allais pas l'abandonner. Tu sentais au fond qu'elle était là. Et si tu devais descendre toute seule dans ce trou pour aller la récupérer, alors tu le ferais. Mais jamais tu ne seras celle qui la laissera toute seule.
Tu sais trop bien ce que ça fait d'être abandonnée.

Ton regard parcours à nouveau l'endroit où vous étiez, maintenant oui tu pouvais voir l'étage au-dessus. Ce n'était pas si haut, les blessés, tu crois que quelqu'un est inconscient aussi, pourraient grimper sans trop de difficultés et aller chercher de l'aide. Ou Allen s'en était déjà chargé, tu devrais lui demander. Oui, tu essayes de te réconforter un peu au cas ou les choses tourneraient très mal.
Comme un autre éboulement et votre mort, par exemple.

Tu souffles en retournant près du trou. Est-ce que tu es anxieuse ? Oui. Est-ce que tu as peur ? Totalement, tu es effrayée. Tu n'as pas envie d'y aller, tu ne veux plus. Tout en toi t'ordonne de reculer et de t'en aller. Face au vide, face au noir, ton instinct le plus égoïste te pousse à partir. Ton corps entier tremble, tu sens ce poids dans ta poitrine qui t'empêche de respirer. Ce n'était pas le moment, pas maintenant. Tu ne pouvais pas te désister.
Tu n'avais pas le droit.

« Je.. Je vais la chercher.. »

Tu n'avais pas vraiment beaucoup d'assurance dans ta voix, elle tremblait, elle était faible. Ce n'est pas comme ça que tu allais réussir à te donner du courage, tu le savais. Tu devais penser à Rayne, penser qu'elle devait avoir encore plus peur que toi, toute seule là en bas. Qui sait quels "phénomènes étranges" pouvaient bien se passer. Enfin, M. Bennett le savait, mais il ne semblait plus très coopératif. Et les autres ? Ils ne disent pas mot non plus. Formidable. Tu irais en toucher deux trois mots à Sadima, elle devrait trouver de bien meilleures personnes. Ah, voilà que cette colère revient à nouveau, pile au bon moment pour te redonner un peu de cette force que tu perdais. Tu vas aller la chercher, point.
Tu essuies furieusement le filet de sang qui a coulé jusqu'à ton menton.

« Je vais descendre. - tu te tournes pour voir le reste du groupe, des volontaires ? Oui, non ? Ça t'était bien égal en fait. - Remontez si ça vous fait plaisir ! - tu vocifères un "lâches" en grec avant de faire face au directeur. - Et toi alors hein ? Ta place n'est pas ici n'est-ce pas, tu dois sortir Allen. »

Il faut aussi que tu sois bien vivant quand je vais sortir d'ici pour botter le cul de ton QG.
Tu le penses très très fort, comme si tu avais un don de télépathie et que tes pensées étaient capables de l’assommer. Parce que pour l'instant il était celui qui représentait l'autorité, il était celui contre qui tu étais furieuse. Et ce n'était pas sa faute, mais ça tu ne voulais pas le savoir, aveuglée par la colère et la peur.
Et maintenant qu'allais-tu faire ?

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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Lun 14 Aoû 2017 - 16:17

« Puis après mes congés payés, peut-être que je changerai de boulot. »

J’ai eu une chance de fou. Une chance qui ne se produit qu’une fois dans une vie, voir jamais. Cette même chance qui aurait pu te passer à côté si tu t’étais déplacé d’un centimètre sur la gauche pendant son passage éclair. Comme une étoile filante. J’ai pu devenir directeur à un âge excessivement jeune et j’ai accepté. Une succession de circonstances qui ne pouvaient mener à rien d’autre qu’à moi ou une personne aussi peu qualifiée que moi pour le poste. Peut-être que mon père est intervenu auprès du conseil pour plaider en ma faveur. Sans doute y a-t-il eu des remous pendant un temps à l’idée de mettre un poste aussi important aux mains d’un si jeune enfant. Sans doute ai-je été bien soutenu sans le savoir par tous ceux qui y trouvaient un avantage par derrière. Je ne sais pas et depuis le temps, peut-être que si je me décidais à partir, cela ne changerait rien au fonctionnement d’Orpheo. En fait, je suis même persuadé que ça ne changerait strictement rien. Mais comment s’arrêter ? Passer d’emplois du temps chargés, de hautes responsabilités, d’hommes en charges à moins. Moins que ça. Je dois pourtant avouer que cette idée m’attire beaucoup par moments.

Je m’approche de Meiko dans cet endroit où la notion d’espace se trouve parfois altéré. La poussière tombe progressivement et je reconnais les cheveux bruns de la demoiselle. Sa proximité et celle d’autres exorcistes, finalement assez proches les uns des autres. J’ai la sensation que quelque chose ne tourne pas rond. Perdre ses repères aussi facilement au point de ne plus percevoir la profondeur, la longueur, tout cela est bien trop anormal. L’équilibre n’est pas seulement dû à la vision, mais aussi au bruit. On se repère, on tient debout grâce à notre oreille interne. La vision revient progressivement, mais je reste cependant soufflé par mon manque de repère. J’espère que je ne me suis pas frappé le crâne contre la roche à un moment ou un autre. Gardon la réflexion de côté pour le moment.

« Oui oui, c'est juste cette chose.. Tu n'es pas blessé ? »

Je cligne frénétiquement des yeux en hochant négativement la tête, surpris par sa vigueur. Elle balance son casque à quelques mètres et cela ne provoque heureusement pas de nouvel éboulement. C’est déjà ça de pris. J’aimerais lui faire comprendre que c’est sans doute grâce à ce casque qu’elle n’est pas plus abimée que ça, mais je m’en retiens, peu amène à jouer le mec moralisateur alors que son apprentie est encore introuvable.

Je tourne mon regard vers le trou, suivant la silhouette se mouvoir jusqu’à son bord. Qu’a-t-elle l’intention de faire ? Je ne suis pas certain que foncer tête baissée dans ce gouffre soit une bonne idée. Si la plus jeune est vraiment tombée dedans, j’aimerais que des professionnels aillent l’y chercher. Je visualise les environs et me relève. Le sol s’est effectivement affaissé sur un mètre, un mètre vingt, en pente vers le trou lui, bien plus profond et aux bordures aigues. Nul doute qu’il serait facile de s’y blesser avant même d’avoir entamé la descente. Je ne suis pas expert en géologie, mais même un regard néophyte pourrait constater qu’au premier mètre du trou, la consistance de la roche change subitement. Elle noircit, comme du charbon. C’est comme si la roche-mère s’affichait subitement alors qu’elle devrait se trouver bien plus haut compte tenu des mètres en descente que nous avons déjà parcouru.

Je me dirige vers les autres exorcistes de manière à constater les dégâts. Heureusement, malgré quelques entailles superficielles, personne ne semble gravement blessé et les oreillettes fonctionnent encore parfaitement. Une lumière attire alors mon attention et je tourne la tête vers une boule de feu dans les mains de Meiko. Tiens j’avais complètement oublié qu’elle était élémentariste feu. L’instant d’après, le caillou enflammé quitte sa main et disparaît en un instant. Le silence tombe sur l’assemblée, compréhensive.

« Quelqu'un a entendu ? »

Je regarde mes collègues, dubitatif. Non. Pas de bruit. C’est le silence total, comme si nous étions enfermés dans une bulle de silence nous permettant de discuter ensemble mais de ne rien percevoir de l’extérieur. Je connais bien trop ce genre de rune pour simplement l’ignorer. Je pense que mes craintes sont fondées. Soit nous sommes en présence de phénomènes physiques comme un champ magnétique de très forte amplitude mais dans ce cas nos oreillettes devraient avoir rendu l’âme depuis longtemps, soit la raison est purement magique. Et les runes d’insonorisation et d’isolation, je les utilise au quotidien et je perçois très bien les sensations qu’elles ont tendance à produire.

« Il y a des sous-sols encore non explorés tout en bas..
M. Bennett ? Vous savez où est Rayne ?
Il n'y a que le professeur Layton qui soit réellement descendu dans ces profondeurs. Des étranges phénomènes ont lieu dans cette grotte, vous savez. Miss Greyjoy n'est peut-être pas morte, mais.. Je ne me risquerais pas à aller la chercher, les chances de provoquer un autre éboulement sont bien trop élevées, je suis désolé. »

M. Bennett donc, notre guide attitré, trouve les bons mots au bon moment. Quoi de mieux que de dire à un maître qu’il est potentiellement inutile et que son apprentie n’est « peut-être » pas morte. Niveau actuel du tactomètre -100. Cela m’étonne que les guides ne soient pas plus sensibilisés à leur public puisqu’ils ont tendance à travailler avec eux. Bien, me voilà heureux de ne pas me taper la tête contre un mur. Il n’a pourtant nullement tort. C’est de la folie d’aller chercher qui que ce soit au fond d’un trou. De ce trou principalement.

Pardon Meiko, mais pour le bien de tous et principalement du tien, il vaudrait mieux attendre l’arrivée des secours qui ne devraient certainement pas tarder maintenant. Après m’être assuré du bon état physique et mental de chacun de mes agents, je reviens vers la demoiselle toujours trop proche du gouffre à mon goût. J’affiche une mine sérieuse tout en restant silencieux. Les exorcistes en arrière-plan aident M. Bennett à descendre pour rejoindre l’autre côté de l’affaissement, vers la sortie. Nous devrions tous nous diriger vers la sortie, calmement. Facile à dire.

« Je.. Je vais la chercher.. »

Je frissonne et la réponse m’apparaît en surbrillance au-dessus de la tête. Un non ferme et direct devrait à cet instant sortir de ma bouche mais peine à percer la barrière des lèvres. Son ton abaisse toutes mes possibilités de faire face à la situation. Non, surtout de lui annoncer la situation la plus sécuritaire pour nous tous. Partir et laisser son apprentie un temps. Sans savoir dans quel état elle erre. Si elle est en vie. Je ne préfère même pas lui dire que je ne perçois aucune présence en direction du trou, aucune pensée même diffuse. J’ai également quelque chose à faire avant de ressortir. Meiko n’est pas confiante. Pas confiante pour un sou. Par habitude sans doute, mon esprit plonge sans peine dans le sien et j’écoute ses peurs comme une musique en arrière-plan. Ses ressentiments, sa détermination qui grandit peu à peu grâce à la haine pour tout son entourage, en m’y incluant sans peine. Je me braque légèrement, touché une fois de plus dans mes sentiments. Je quitte ce méli-mélo de pensées au moment où elle essuie le sang sur son visage.

« Je vais descendre. Remontez si ça vous fait plaisir !

Puis, elle ajoute un mot imprononçable et se tourne, tout aussi déchaînée, vers moi.

Et toi alors hein ? Ta place n'est pas ici n'est-ce pas, tu dois sortir Allen. »

A sa voix s’en superposent d’autres, toutes aussi accusatrices, que je me serais normalement contenté de laisser passer. Cependant, si les pensées restent des pensées, l’oral me fait un tout autre effet. La rage, la haine, je la ressens chez elle. Je n’ai rien contre les remarques mais je déteste l’injustice et cette histoire me tombera dessus avec une Meiko déchaînée ou non. Alors, tendu, je retire moi aussi ce casque décidément emmerdant et fais signe aux exorcistes de quitter la place fissa. Mes mains tombent lourdement sur mes hanches et je m’apprête à lui rendre la monnaie de sa pièce :

-Mais je t’en prie Meiko, saute. Casses-toi un bras, une jambe, au mieux. Montre donc que tu es une personne responsable. Ainsi tu pourras dire à ton apprentie, dans quelques mois, après avoir potentiellement subi des opérations, à quel point tu as délibérément sauté sous l’adrénaline, sans réfléchir, pour la retrouver. Quel exemple tu feras pour elle.

A mesure que mes paroles s’extraient de leur bouillasse, je sens une amertume monter en moi. Je déteste m’énerver. Je déteste vraiment ça. Ce frisson, cette chaleur qui investit mes membres et me donne envie de frapper ne me correspond pas. J’ai l’impression de perdre le contrôle et tout est très désagréable. Extrêmement désagréable. Mais ma langue n’a pas fini de faire parler d’elle. Toujours aussi froid, j’oriente le débat un peu plus sur ma personne, chose que j’ai rarement l’occasion d’exprimer, ayant peu l’habitude de me tourner en victime à l’oral. Toujours dans un sarcasme piquant.

-Oh et ne t’inquiète pas, avec ou sans ton intervention, s’il est effectivement arrivé quelque chose à Rayne je serais sans aucun doute blâmé. Pardon d’être responsable de toutes les misères du monde, ça fait tellement partie de mes habitudes de blesser voire tuer des hommes et femmes que j’ai tendance à ne plus m’en formaliser.

Je la fusille du regard, parce que toutes ces merdes je les subis au quotidien. Que des gens qui crèvent à l’autre bout du monde en mission, c’est de ma faute, que les événements climatiques c’est encore ma faute. Les gens ont rapidement la rage quand cela touche de près ou de loin des choses auxquels ils tiennent. Et ils s’attaquent souvent au haut de l’échelle, car ce sont censées être des personnalités intouchables. Mais non. Pas du tout même. Les sanctions sont les mêmes partout. Je peux aussi bien tout perdre qu’un nouveau venu. La tolérance n’est juste pas tout à fait la même. Je passe une main entre Meiko et le trou et la pousse assez brusquement vers l’arrière pour faire barrière, tout en faisant attention à ne pas trop la surprendre pour ne pas la faire tomber.

-Maintenant recule. Malgré toutes mes déblatérations, je te jure que si tu sautes je te suis. Or, j’en ai pas complètement rien à foutre de ma vie et finir sur une chaise roulante ne fait pas partie de mes objectifs de vie.

Sur ces mots, je lui fais dos et m’accroupis au bord du gouffre en sortant une craie de ma poche arrière. Je trace rapidement une rune de détection sur le bord de la roche et pose ma main par-dessus pour sentir les présences que je pense certaine de runes. Et je ne me suis pas trompé. Il y en a une non loin.
Je me relève, offre à peine un regard à Meiko et économise ma salive pour me poser un peu plus en retrait. Je décharge un peu les décombres et souris, victorieux, en apercevant une rune presque effacée mais bel et bien en fonctionnement par ses bordures légèrement lumineuses. Je trace à proximité une rune de lumière pour nous éclairer de cette grotte terriblement sombre et désactive parfaitement la rune de silence, bien trop habitué à les former à longueur de journée. Alors, je me tourne vers Meiko et lui lance :

-Balance une nouvelle pierre. Je pense qu’on devrait percevoir le son maintenant.

Comme pour confirmer mes dires, ma voix se mit à porter bien plus loin et c’est presque comme si retentissait un nouvel écho. Un écho renvoyant très exactement les bruits de l’extérieur et la venue probablement imminente des secours.

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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Mar 15 Aoû 2017 - 23:03


until you've first extended it.
« What if it's a mortal sin, denying the fates their play, then to heaven I will send thee and bismurge only myself with the villainy ».

Qu'est-ce que tu pouvais bien faire. Tes émotions se mélangeaient et tu ne réussissais pas à te focaliser sur une seule, c'était un ras de maré qui te submergeait complètement. Tu étais noyée, tu n'arrivais pas à garder la tête hors de l'eau. Tu cherchais une bouée de sauvetage, mais tu étais toute seule dans cet océan de doutes et de rage. Il n'y avait qu'en ramener Rayne saine et sauve que tu réussirais enfin à te calmer. Enfin, à y voir clair. Parce qu'ainsi tu saurais que tu n'as pas failli à ton devoir. Parce que tu pourrais être tranquille. Parce que tu ne sais pas ce que tu pourrais dire à Khal si tu perdais Rayne. Il y a eu un accident ? On s'est faites agressés ? Non, elle est tout simplement tombée au fond d'un trou dans une grotte magique. Voilà la vérité. Oui, tu pourrais presque éclater de rire tellement ça lui semblera ridicule comme histoire. Bien joué Meiko, perdre Rayne et avouer votre secret à ton époux le même jour.
Tu risques d'en devenir folle.

Au bord du gouffre tu l'étais déjà un peu, folle. Assez cinglée pour descendre là-dedans sans connaissances aucunes de l'endroit, sans personne pour t'épauler. Les ténèbres t'appellent autant qu'elles t'effrayaient. Tu es bien consciente que ça ne t'apportera rien de foncer tête baissée, rien du tout. Dans le meilleur des cas tu en ressortirais avec quelques blessures et Rayne, dans le pire... Dans le pire vous resteriez coincées tout en bas, sans pouvoir remonter. Et est-ce qu'ils viendraient vous chercher ? Si tu n'y vas pas, est-ce que quelqu'un ira la chercher ? Tu as toujours douté du genre humain, tu n'as pas confiance ou tu l'accordes très peu.
Et tu as tendance à mal traiter ceux qui ne méritent pas ton courroux.

Sauf qu'il faut bien qu'on te renvoie l'ascenseur, tes crimes ne peuvent pas rester impunis trop longtemps. Après tout, ce n'est que justice n'est-ce pas, qu'on te remette à ta place. Qu'on te ramène des années en arrière. Qu'on réveille ton ancienne toi en sommeille, celle que tu essayais d'enfouir depuis trop longtemps. Alors lorsqu'il ordonne aux autres exorcistes de s'en aller et qu'il prend cette pose sérieuse, tu sais très bien que tu ne l'épargneras pas.
Et lui non plus.

« Mais je t’en prie Meiko, saute. Casses-toi un bras, une jambe, au mieux. Montre donc que tu es une personne responsable. Ainsi tu pourras dire à ton apprentie, dans quelques mois, après avoir potentiellement subi des opérations, à quel point tu as délibérément sauté sous l’adrénaline, sans réfléchir, pour la retrouver. Quel exemple tu feras pour elle. »

Oui, il te met en colère, encore plus que tu l'étais déjà. En toi il y a un feu qui brûle, un feu qui ne demande qu'à sortir et tout brûler sur son passage. Il te sort de tes gonds, en ce moment tu peux l'avouer : il t'insupporte. Au fond, c'est vrai qu'il n'est qu'au mauvais endroit au mauvais moment. Que tu déverses ta fureur sur lui simplement parce que tu le connaissais, parce qu'il était trop proche. Mais si ça avait été un autre, si ça avait été un parfait inconnu à sa place alors qu'aurais-tu fait ? Tu n'aurais pas été aussi clémente ou aussi silencieuse, tu n'aurais pas toléré qu'il puisse hausser le ton. Tu n'aurais surtout pas toléré qu'il soit aussi... Cynique.
Mais il y a une limite à ce que tu peux accepter.

« Oh et ne t’inquiète pas, avec ou sans ton intervention, s’il est effectivement arrivé quelque chose à Rayne je serais sans aucun doute blâmé. Pardon d’être responsable de toutes les misères du monde, ça fait tellement partie de mes habitudes de blesser voire tuer des hommes et femmes que j’ai tendance à ne plus m’en formaliser. »

Et tes paroles restent suspendues dans le vide, tes lèvres entrouvertes ne laissent échapper aucun son. Parce que ses mots t'atteignent si fort, comme s'ils te ramenaient sur terre alors que tu voulais rester suspendue en l'air, dans ta bulle. Tu aurais tellement aimé hurler, le frapper, brûler cet endroit en entier pour qu'il ne reste plus rien, rien que des cendres. À quel point tu te plairais dans les cendres, dans le néant, l'inexistence. Dans un monde où tu n'aurais pas à ressentir la peine, la pitié. La compassion. Tu veux être égoïste, tu veux tellement être égoïste à nouveau et ne penser à personne d'autre. Ne pas avoir peur de blesser quelqu'un d'autre. Pourquoi avait-il fallu que vous vous retrouviez maintenant, quatre ans plus tard. Une vie entière plus tard. Tu avais l'impression d'avoir vécu mille ans, d'être déjà fatiguée. Tu ne pourras pas continuer ainsi pendant cent ans.
Tu vas en mourir.
Mourir d'un trop-plein de sentiments.

Sa main se retrouve à faire barrière entre toi et la démence. Il t'écarte avec une facilité déconcertante, c'est que tu ne cherchais pas à lutter contre lui. Tu sais très bien que tu n'avais aucune chance, sur aucun plan. Allen Kristiansen, le gosse, l'adulte. L'insouciance des jeunes années à l'orphelinat, les responsabilités en temps de guerre. Les choix à faire, les sacrifices. Il avait envoyé des hommes et des femmes à la potence, tu avais vu des enfants mourir alors qu'ils se pensaient sains et saufs. Et s'il était hanté par les fantômes de ses collègues, toi par quoi étais-tu hanté alors. Par les remords aussi ? Non, par l'impuissance. Par la faiblesse, ton incapacité à les sauver, votre incapacité à les sauver. Car Orphéo n'avait pas su faire le poids, Orphéo n'avait pas pu vous protéger. Oui, vous protéger. Parce que même si vous aviez quitté le Mystery depuis bien des années, il restera à jamais une partie de vous, une partie de toi. Et le soir de l'attaque Sadima a peut-être sauvé ton corps, mais tu avais déjà perdu ton âme avec les autres enfants. Morte dans un des couloirs de l'orphelinat, et à cette époque, tu n'avais eu de place que pour un remords, un seul. Mais même si tu veux lui dire, crier tout ce que tu avais sur le cœur, déverser ce que tu gardais en toi.. Tu sais pertinemment que ça ne changera jamais rien. Et tu peux essayer de le haïr autant que tu veux il reste Allen avant d'être directeur. Il finirait toujours par gagner.
Et ça tu l'avais accepté depuis très longtemps.

« Maintenant recule. Malgré toutes mes déblatérations, je te jure que si tu sautes je te suis. Or, j'en ai pas complètement rien à foutre de ma vie et finir sur une chaise roulante ne fait pas partir de mes objectifs de vie. »

Tout ça sans un regard. Est-ce que vous veniez de définitivement rompre tout lien, aussi petit et futile soit-il, entre vous ? Les inquiétudes Meiko, les exagérations reviennent. Tu excelles dans l'art de repousser les gens, mais refuses qu'on puisse te jeter comme une vulgaire chose. Tu fais peu attention aux sentiments des autres, mais t'offusques lorsqu'on blesse les tiens. Ça a toujours été "moi je" n'est-ce pas. Les vieilles habitudes sont dures à perdre, malgré toute ta bonne volonté. Pourtant tu tiens tes lèvres serrées, capable de mordre ta lippe jusqu'au sang s'il le faut. Capable de foncer tête la première contre le mur si ça pouvait te permettre de ne plus jamais dire ce que tu pourrais regretter.
Ne plus blesser personne.

« Balance une nouvelle pierre. Je pense qu’on devrait percevoir le son maintenant. »

Sa voix résonne dans la caverne, tu sursautes et te retournes vers lui. Tu n'avais même pas remarqué la lumière soudaine qui éclairait l'endroit. Une wyverne pourrait avoir surgi de nulle part que tu n'aurais pas fait attention. Tu hoches simplement la tête et repères un caillou qui fera l'affaire. Mais tu le fais passer d'une main à l'autre sans bouger d'où tu te tiens. Tu ne regardes pas le trou, tu fixes simplement devant toi.
Tu regardes ce qui aurait pu être et ce qui ne sera jamais.

« Ma vie n'a jamais eu une quelconque importance à mes yeux. - tu fais un simple mouvement de tête de côté en haussant les sourcils. - La tienne par contre.. »

Tu avances vers le gouffre, tend la pierre au-dessus du vide. Mais là encore tu te retiens. Tu prends une grande inspiration et recules de quelques pas. Tu ne regardes toujours pas le brun non loin, tu te contentes de faire les cent de pas. Tu tournes presque sur toi-même, tu cherches tes mots. Parce que tu dois sortir ce que tu as en toi, d'une manière ou d'une autre. Et que tu ne veux pas le blesser. Tu ne veux pas le fâcher.
Tu veux simplement jouer cartes sur table.

« Je ne prétends pas comprendre ce que tu vis ou ce que tu as vécu. En quatre ans il nous est tous arrivé des choses, bon sang on a été en guerre Allen.. On est en guerre. Et je.. Je ne sais pas ce qu'il a bien pu t'arriver et je suis vraiment désolée que tu aies eu à prendre autant de responsabilités. Mais tu... – tu respires un grand coup, l'émotion te submerges, les blessures s'ouvrent à nouveau. Elles n'ont jamais eu l'occasion de guérir proprement. - Tu n'es pas le seul à te sentir coupable de la mort d'autres personnes, crois- moi je sais très bien quel effet ça fait et, encore une fois, je suis vraiment désolée que ça te soit arrivé.. »

Tu t'éclaircis la gorge, tes yeux piquent, non, ils brûlent même. Tu retiens ces larmes qui ne demandent qu'à couler sans fin. Tu es forte Meiko, tu l'as trop pensé pour t'empêcher de craquer. Quelqu'un disait "si je regarde en arrière, je suis perdue" et tu avais finalement compris ces mots. Si tu continuais à regarder en arrière alors tu sombrerais dans la folie. Tu as connu trop de violence, trop de pertes. Trop de morts qui n'ont pas été pleurées comme elles le méritaient. Pour toi, la mort a toujours pris le pas sur la vie, elle a toujours été plus forte. Éros a bien du mal à lutter contre Thanatos, le duel entre ces pulsions est presque inutile. Mais c'était Rayne qui t'apportait l'équilibre dont tu avais tellement besoin. Tu n'étais plus seule, tu avais enfin quelqu'un.
Tu pouvais enfin faire pénitence.
Rayne..

Tu serres la pierre dans ta main, tu sens qu'elle chauffe, qu'elle va commencer à brûler. Ce n'est pas la rage qui t'anime, non tu n'en as plus besoin. C'est l'envie d'être libre, l'envie d'être finalement capable de dire adieu sans regret. De pouvoir apprécier l'avenir et ce qu'il te reserve, vous reserve tous. Alors tu te tournes vers Allen, tu le fixes de tes grands yeux bleus. Tu aimerais que lui aussi puisse trouver la paix, qu'il n'ait plus à s'inquiéter. Mais c'est un chemin qu'il doit faire seul.
Pourtant tu voudrais l'aider.

« Dis-moi ce que tu ferais à ma place Allen. Si c'était ta cousine au fond de ce trou, ou ton cousin ? Si c'était la dernière famille vivante qu'il te restait ? Est-ce que tu ne voudrais pas tout faire pour la sauver, quitte à y risquer un membre ou deux ? - ta voix était dure et en même temps douce. Un paradoxe, des opposés. Tu voulais qu'il comprenne sans le froisser. Oui, tu voulais seulement qu'il comprenne. - Et je t'interdis de faire une connerie pour me suivre. "Tu dois sortir Allen", ce n'est pas un reproche tu sais. - tu laisses échapper un rire gêné ? Un rire bête, un rire idiot. Un rire moqueur, mais pas trop. - On n'est pas dans Titanic, c'est pas "si tu sautes, moi je saute". »

Tu lui souris timidement en t'éloignant. La pierre quitte enfin tes mains et tombe dans le trou, cette fois il y a bien un impact contre le sol. Bonne nouvelle, la grotte avait bien une fin. Mauvaise nouvelle, tu n'avais toujours aucun moyen à ta portée pour descendre là-dedans et une chute libre d'à peu près trente mètres risquait effectivement de te faire très mal à l'arrivée.
Et pourtant.

Les bruits extérieurs se font plus forts, les secours arrivent. Ils n'avaient pas beaucoup tardé, tu pourrais presque être impressionnée par leur efficacité et leur rapidité. Maintenant il ne vous restait plus qu'à les attendre sans causer plus de dégâts et sans disputes, tu aimerais beaucoup. Tu regardes vers l'étage du haut et tu croises les bras, lances des regards de côté à Allen, mais sans plus.
Il en faudrait pourtant, du plus.

« Dès qu'ils seront là j'irais chercher Rayne avec eux. »

Dès qu'ils seront là. Et s'ils faisaient encore plus vite alors là tu pourrais peut-être les féliciter de bien faire leur job. Et si vous retrouviez Rayne saine et sauve tu leur en serait extrêmement reconnaissante. Ton coeur se met à battre plus vite à cette idée. Mais quelque chose en toi te dit que les choses ne pouvaient pas être si simples, ou si compliquées. Soudainement c'était comme un frisson qui t'avait parcouru rapidement, quelque chose en provenance du trou et en même temps de l'extérieur. Tu ne saurais dire ce que c'était, mais tu pouvais sentir l'air ambiant changer, plus froid encore, plus glacial. C'était une présence étrange qui ne devait pas être là, qui n'avait pas sa place parmi vous. Comme venue d'un autre monde, d'un autre endroit. Ton don de voyante ne t'annonçait rien cependant, il était en dormance. Tu te baisses et touche le sol d'une main. Oui, quelque chose était bien différent. Mais tu ne saurais dire si c'est dû à la grotte ou à autre chose totalement différente.
Tu tremblotes, te frotte les bras.

« Tu n'as pas l'impression qu'il fait plus froid ? »

Est-ce que non seulement il est capable de sentir le froid ?
A méditer.

AVENGEDINCHAINS

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you taught me the courage of stars before you left. how light carries on endlessly, even after death. with shortness of breath, you explained the infinite. how rare and beautiful it is to even exist. i’d give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes — .
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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Mer 16 Aoû 2017 - 23:30

« On trouvera notre chemin dans cette immensité de poussière. »

Je voudrais parler de l’univers, de cette petite place qu’occupe notre système solaire, du petit rond microscopique nommé Terre et de ses insignifiantes fourmis pullulant dessus. Voir peut-être même des véritables fourmis désignées en ce terme par les grandes fourmis alias les humains. Je pourrais philosopher des heures dessus et réfléchir à tant de choses, tant de questionnements. Mais je le ferais pas, parce que, avouons-le, on s’en tape comme de la calvitie de mon vieil oncle.

Du coup, puisque notre place dans l’univers n’a strictement aucune explication et que les théories de la vie foisonnent et se croisent années après années, il serait probablement plus pertinent de se concentrer sur… sur la conscience. Cette conscience, pour moi, c’est vraiment une obsession. Cette conscience qui amène à poser des questions métaphysiques, à devenir ce que nous sommes, à échanger, apprendre, créer, imaginer. A déprimer également, pleurer, faire un deuil. Ou non. C’est à la fois notre plus beau cadeau et notre plus belle malédiction. Voir le monde au passé, au présent et au futur, percevoir et comprendre, inventer, chercher. Trouver.
Trouver un moyen de réparer les dégâts.
Et puis réagir.
Ça, ça fait partie de nos réflexes, de nos sensations, de nos sentiments. Ça commence toujours par un compromis, un misérable compromis qui grandit, grandit à mesure que l’on se sent progressivement plongé dans l’oubli, incapable d’en ressortir. Et puis l’on cherche une bouche de sortie. Une bouche pour s’exprimer et défier le malaise qui s’installe. Souvent, tout à tendance à sortir sans vraiment s’autoriser un filtre, ce filtre que l’on obtient et que l’on te force à acquérir en grandissant.

C’est probablement malheureux à dire, mais si la tendance porte à croire que je suis quelqu’un d’infiniment patient qui préfère plier sous les menaces au lieu de répondre de manière acerbe, il est des rares moments où la courbe parfaitement formée se craque en un point sur mon graphique des réactions. Lorsqu’on m’attaque directement sans raison et lorsque cette personne se trouve être quelqu’un que je connais. Ou crois connaître tout du moins, puisque Meiko n’est après tout qu’une connaissance. Une ancienne connaissance certes. On croit souvent connaître les gens jusqu’au moment où ils sont les premiers à vous prouver que vous avez tort. Même après deux ans, dix ans, vingt, deux enfants et un mariage ou bien au seuil de la mort.

Tout est affaire de temps au final. Du temps que prendra cette pierre à toucher le fond du trou, du temps que prendront mes réponses aussi cyniques que violentes pour percuter ses anciennes paroles, du temps pour elle d’y réfléchir, y répondre ou choisir de se taire, du temps avant de voir débarquer les secours, du temps que nous passerons encore tous les deux et de celui qui passera après nos adieux.

Enfin bon, la joie se lit sur nos visages de manière aussi présente que la vérité dans mes paroles : elle est inexistante. Et les secondes qui s’ensuivent se déroulent de manière aussi pesante que les quelques tonnes au-dessus de nos têtes. De quoi m’occuper l’esprit, vite. J’aimerais dire à Meiko à quel point ce qu’elle dit est idiot, que son idée tout bonnement envoyée sous l’effet de la colère n’a aucune véritable profondeur et que son corps même lui dit qu’elle est tarée.
Donc, parce que l’énervement délie ce filtre d’adulte bien installé dans notre petit hémisphère gauche, c’est ce que je lui annonce par une série de gentilles petites piques. Mais saute. Saute donc. Puis j’ajoute un petit :
P.S. C’était une blague.

Blague qui, incertaine à l’idée de faire mouche, se retrouve accompagnée par un éloignement radical de la source de conflit. Heureusement, sujet numéro un n’a pas l’air d’opposer une quelconque résistance. Félicitations général, mission accomplie. Mais Mauvaise Humeur – MH vous avait manqué, je parie – ayant revêtit le costume de général des armées et confortablement installée dans son fauteuil en velours rouge n’a pas l’air de vouloir disparaître de sitôt. Maintenant qu’elle est là, maintenant que les rênes sont bien présentes dans ses mains tant sur le plan psychique que physique et qu’il n’y a aucune raison évidente pour l’y déloger, il va falloir sérieusement penser à s’occuper l’esprit. Ceci étant afin d’éviter toute mésentente par le futur. Ce serait franchement bête qu’il m’arrive d’en vouloir à Meiko pour la tâche de gras sur ma veste d’avant-hier. Ou du chat ayant miaulé à ma porte de 2h35 à 2h48. Ou bien du… vous aurez compris. Je n’aime pas l’injustice ? Qui a dit que je n’aimais pas faire aux autres ce que j’abhorre par-dessus tout ? Personne. Et ils ont raison, j’en ai rien à tarter.

Pouf, rune d’isolement désactivé. C’est dingue le nombre de runes existantes. On pourrait en faire pour tout et n’importe quoi. Je pense même qu’un exorciste expert en la matière – *tousse*Simje*tousse* - pourrait être plus fort qu’un autre expert en son don et pouvoir parce que les possibilités seraient bien plus infinies pour le doué en runes. A condition de savoir bien maîtriser son énergie afin de ne pas se laisser drainer par l’art runique. Bon, ellipse terminée, revenons-en à notre histoire.

C’est donc avec une nouvelle rune de lumière que je me permets de rendre ce grand espace un peu plus visible. J’observe tantôt les deux casques à terre, non pas désintégrés mais clairement en mauvais état du fait des violents accès de colère de leurs propriétaires. Les ampoules sont cassées et quelques morceaux de verre sont éparpillés çà et là et se mélangent avec les bouts de roche. Je relève un peu le regard, suit le trajet du large faisceau lumineux pour m’arrêter sur l’ombre projetée de Meiko contre le mur. Je n’ose pas vraiment la regarder, peu amène à essuyer une nouvelle dispute et potentiellement déclencher un déferlement de pouvoir. La glace contre le feu. Un combat où personne ne gagne et à vrai dire où tout le monde perd.

Elle me fait dos. Je fixe la bordure cisaillée du trou et me demande à partir de quand la discussion reprendra. MH s’anime, prête à envoyer sa répartie dès la première inspiration. Elle est en forme et je m’épuise à lutter contre elle et reprendre un semblant de calme. Souffrirais-je de trouble de la personnalité ? Je ne sais pas. Encore une question à poser au psychologue lorsque je le verrai. Ou au professeur de yoga. Je vais vraiment finir par m’y inscrire. Qu’importe.

« Ma vie n'a jamais eu une quelconque importance à mes yeux. La tienne par contre.. »

De toutes les émotions capables d’enrayer la tornade susnommée MH, c’est bien l’étonnement qui pris le pas sur le reste. La stupéfaction plutôt, de manière à pouvoir compenser la colère. Je… Comment ? Un profond silence s’installe aussi bien dans ma tête qu’à l’extérieur, à la façon western dans un aride désert rocheux où défile de la droite vers la gauche un… qu’est-ce que c’est d’ailleurs, une branche ? Une plante ? Des poils ? Bref, un truc léger poussé par la force du vent.
Je veux dire, à quel moment ma vie passe avant la sienne ? Ce n’est pas une phrase à la façon « tu es directeur, ta vie vaut au moins pour les gens avec qui tu travailles. ». Non, ça sonne plus personnel. Il y a moins d’une minute c’est à peine si je me faisais insulter pour être là avec elle et maintenant… Maintenant quoi au juste ? Stupéfaction est lui-même stupéfait et le cerveau lâche les manettes le temps d’une seconde. Une seconde de trop.

-La… Mienne ?

Cerveau est pris dans la bouillasse de stupéfaction et… très bien, on a compris. La phrase est lâchée sur un ton d’incompréhension totale. Je pense que, même avec toute l’imagination du monde, il serait tout à fait impossible de prendre ce ton pour autre chose que ce qu’il est, une profonde sidération. A quel moment ta vie a moins d’importance que celle d’un autre ? Eh. EH. Le western de ma tête se stoppe à l’instant où la demoiselle se rapproche dangereusement du trou. Je rembobine en boucle la cassette des précédentes secondes pour vérifier mes paroles et insiste bien sur ce fait : c’est au caillou que j’ai demandé de faire le grand saut, pas toi. Je fixe sa main tendue sur le gouffre. Le caillou dans sa main et sa visible non motivation à l’idée de le jeter. Est-ce que c’est si dur ? Est-ce que, concrètement, j’ai dit quelque chose qui ne fallait pas ? Imbécile, je viens de lui balancer des déchets à la figure, à quel moment j’ai raté un épisode pour ne pas me remettre en question ? Elle l’a mérité ? Bah, un peu oui, un peu non. Je pouvais tout aussi bien comprendre sa culpabilité. Son impuissance par rapport aux possibilités de rejoindre son apprentie.
Mais c’est tellement plus facile de simplement renvoyer l’ascenseur.

Arrive alors ce qui n’était pas prévu.
Arrive alors les remords et le cœur qui s’ouvre pour dévoiler les blessures.

« Je ne prétends pas comprendre ce que tu vis ou ce que tu as vécu. En quatre ans il nous est tous arrivé des choses, bon sang on a été en guerre Allen.. On est en guerre. Et je.. Je ne sais pas ce qu'il a bien pu t'arriver et je suis vraiment désolée que tu aies eu à prendre autant de responsabilités. Mais tu... »

Elle se stoppe, respire. J’ai la bouche cousue. Je n’arrive pas à prononcer une seule parole de peur de la bloquer, de la refermer. Mon esprit réfléchit aux cent raisons d’avoir pu en être arrivé là, à jouer ce rôle d’écoute pour des choses aussi intimes que les pensées profondes, les peurs et les regrets. Ce n’est pas tant ses paroles, mes oreilles se focalisent sur son ton. Un ton doux, un ton qui vacille, chavire comme un navire en pleine mer sous le coup d’une tempête d’émotions. Je ne me sens pas tout à fait prêt à écouter et l’entendre s’excuser me fait plus de mal qu’elle ne m’apaise.
La guerre n’est pas un temps heureux, c’est un temps gris, maussade, pluvieux, un temps qui n’amène ni le soleil ni la chaleur. Elle fait pleurer jusqu’à la dernière goutte et endurcit un homme comme un homme ne devrait jamais être endurci. Elle est mauvaise et laisse un goût amer. Elle chasse le bonheur et accueille le stress. Meiko a raison, je ne suis pas seul. Il a plu sur toute la planète pendant près de quatre ans et nous n’en sommes pas sortis indemnes. La maturité qui est née dans nos regards n’est certainement pas celle qui aurait dû se trouver là à nos âges. La mort fait rencontrer bien des cauchemars.

« Tu n'es pas le seul à te sentir coupable de la mort d'autres personnes, crois- moi je sais très bien quel effet ça fait et, encore une fois, je suis vraiment désolée que ça te soit arrivé.. »

Une double excuse et la voilà qui se racle la gorge. Va-t-elle pleurer ? L’aurais-je fait pleurer ? Je ne sais pas. Si c’est ma faute, je dois réparer cette erreur. Maintenant. Mais mes mots restent bloqués aux parois dans mon œsophage. Je serre un peu les dents. Non, je n’ai décemment pas envie de me souvenir de ça. De mes collègues morts, des missions suicide effectivement soldées par des échecs, des choix d’envoi d’exorcistes à leur mort certaine. Je ne saurais dire si le pire est de voir mourir un homme sur le terrain ou de signer soi-même son arrêt de mort sur un vulgaire papier. Pour moi, c’est la seconde option. Parce que la responsabilité est un lourd fardeau en sa base mais qu’il faut également se détacher de la mort. Et ça, ça, ça vous change un homme. Ça vous le raidit, ça vous le maudit, ça attaque vos émotions au cœur même de leur développement.
Peut-être que j’aimerais pleurer moi aussi. Pour pouvoir en terminer avec cette histoire et passer à autre chose. Mais le mécanisme de défense est bien présent et c’est comme s’il entourait ces nombreuses fautes et culpabilités dans un beau coffre-fort emballé dans un cadeau aux couleurs multicolore. Je n’aurais pas la force de pleurer parce que je ne trouve pas à pleurer mes erreurs, tout en étant plus coupable que jamais. Un paradoxe parfait.
Sans doute que, quelque part, savoir que je ne suis pas seul me rend plus paisible, plus à même d’oser ouvrir les rubans du papier cadeau en sachant ce qui s’y trouve en-dessous.

Toujours est-il que dans ces belles métaphores mentales, je ne trouve pas quoi dire. Je ne sais si c’est un problème de timing puisqu’elle m’a l’air d’en avoir tant à dire ou si mon silence traduit simplement mon manque de volonté, mon manque d’ouverture ou bien simplement des zones d’ombres que je préfère me contenter d’ignorer pour moins souffrir. Peut-être un peu de tout ça. Elle me montre un peu plus son courage ou bien est-ce simplement un besoin de partager. Je ne sais pas. En peu de temps, j’ai perdu un peu mes points de repères. Je n’aime pas que l’on me force à penser à ce que je m’évertue à cacher chaque jour. Je ne suis pas prêt à m’ouvrir comme elle le fait et à vrai dire j’ignore même en quoi a-t-elle pu trouver ce moment opportun, ici, avec moi. Sans doute est-ce un trop plein, un hasard, le destin. Ou bien des réminiscences de l’orphelinat, de nos années passées, des passages de nos vies effacés par la souillure noire des sorciers.

Elle se tourne alors vers moi et je ne peux m’empêcher de plonger à mon tour dans son regard tout bleu qui laisse filtrer tant d’émotions. Est-ce que je peux l’aider ? Ne rien faire ? Je ne sais à vrai dire pas même ce que je veux. J’ai un peu perdu mes repères car plonger dans un océan de souvenirs à tendance à provoquer la noyade. Je me suis noyé une fois, il est hors de question que je retente ce vaste univers avant d’avoir entrepris une démarche pour me procurer des bouteilles d’oxygène.

« Dis-moi ce que tu ferais à ma place Allen. Si c'était ta cousine au fond de ce trou, ou ton cousin ? Si c'était la dernière famille vivante qu'il te restait ? Est-ce que tu ne voudrais pas tout faire pour la sauver, quitte à y risquer un membre ou deux ? Et je t'interdis de faire une connerie pour me suivre. "Tu dois sortir Allen", ce n'est pas un reproche tu sais.

Elle me fait me poser des questions. Je n’ai pas envie de me poser des questions. La routine est ce qui me maintient. La routine et surtout l’occupation. Un silence dans mon esprit et toutes ces mauvaises énergies, ces questionnements refont surface. N’ai-je pas seulement besoin de me poser et d’y réfléchir ? Sûrement. Mais non. C’est tellement plus facile de ne pas y penser. Ah. Oui. C’est plus facile de ne pas y penser.
J’inspire franchement, parce que la morosité ne fait pas parti de mes domaines favoris. Un peu de joie que diable, nous aurons bien le temps de nous lamenter sur notre sort quand l’heure sonnera. Ou bien serons-nous trop fatigués et nous laisserons-nous emporter par la vague. Si je dois quitter mon poste, je pense que je deviendrais marin, parce que la mer m’appelle même au travers de mes pensées. Quelque chose me dit qu’une dénommée Meiko devrait s’intéresser à un potentiel don de lecteur de pensées car la voilà qui rit très légèrement avant d’ajouter :

On n'est pas dans Titanic, c'est pas "si tu sautes, moi je saute". »

C’est ça, un peu de légèreté, un peu d’animation, de la vie que diable, elle est bien assez courte comme ça. Accroupi, je me relève avec tranquillité, toute frustration envolée et la regarde me refaire dos avant de lancer le caillou enflammé. Je reste silencieux le temps d’entendre l’impact et constate la visible profondeur de la chose. Combien ? Plus d’une dizaine. Ça me paraît énorme. Ça l’est. Un peu d’air pour détendre l’atmosphère ? Je devrais répondre. À vrai dire, elle me brûle les lèvres. Je hausse un sourcil interrogateur et mime de réfléchir très attentivement à ses précédents questionnements. Il n’en faut pas plus pour me faire lâcher ces quelques phrases :

-Je pense que si mon dernier lien familial se trouvait au fond de ce trou sans connaître son état, je me serais déjà précipité à sa rencontre quitte à me faire très très mal.

C’est ce que j’aurais fait oui. Elle avait raison, ou tout du moins était-ce légitime de sa part de vouloir sauver sa cousine à tout prix. Oui mais, parce qu’il y avait un « mais ».

-Je pense que j’aurais aussi prié très fort pour qu’une demoiselle absolument sublime et réfléchie m’en empêche et se la joue Titanic pour me protéger.

Un demi-sourire très malicieux s’étend sur mes lèvres. Je lui aurais bien ajouté à cela un clin d’œil mais je ne sais pas cligner des yeux alors la situation risque de s’en trouver un peu trop comique à mon goût. Libre à elle d’interpréter cette phrase dans tous les sens, car tous les sens je les pense. Non, bien sûr, je ne sauterai pas, parce qu’à l’inverse du Titanic, moi la demoiselle je la retiens avant que son idée n’aille trop loin. Voilà tout. Je pourrais bien entendu rire de mes farces mais je ne sais pas si le moment s’y prête bien. Il y a à peine une minute, je voguais en eaux troubles et voilà qu’elles m’apparaissent maintenant pleines de paillettes. Je soupçonne cette caverne d’avoir réellement une emprise sur les émotions. S’il y a des runes de son, pourquoi n’y aurait-il pas de runes de sentiments ? Je ne sais pas, c’est bancal comme réflexion, je sais.

Et puis, les secours finissent par arriver. Arriver assez lentement dans la grotte si l’on se rend compte de leur vitesse d’approche en dehors de cette même grotte. Ils devraient déjà s’être téléportés sur nous. Pourtant non. Je fixe de nouveau ce trou. J’en ai marre de le fixer avec mon air de merlan frit. Pas que j’ai besoin d’action, mais la situation se trouve assez mise en suspens. Je soupire, repense à son précédent monologue et m’assoie sur un monticule de roches assez stable. Mon regard se perd sur le sol et cherche un point d’encrage avant de faire place à la parole.

-Tu as déjà du courage de faire face à tes propres monstres et d’oser les exposer. Mais tu as raison, nous avons tous vécus plus ou moins les mêmes périodes de trouble. Je ne voulais pas te faire souffrir, désolé.

« Je me suis un peu emporté. » Ma voix ne vacille pas sur une seule lettre. Elle n’est pas posée et assez rapide, cachant assez mal mon souhait d’en finir au plus vite. En revanche, ma dernière phrase est sincère. Voilà pourquoi je déteste m’énerver. Parce qu’on finit par en ressentir les effets, par regretter, par culpabiliser. Et je déteste me sentir coupable. Encore plus depuis la guerre, sans doute.

« Dès qu'ils seront là j'irais chercher Rayne avec eux. »

Je relève la tête et acquiesce silencieusement. Je ne compte pas la retenir. Elle n’est pas en porcelaine et sera entourée d’experts en sauvetage. Ce sera sans doute à eux de lui dire si oui ou non la dame est en condition ou non de les suivre. Je n’ai aucun mot à dire dessus et de toute façon, je n’ai pas envie de donner un quelconque avis là-dessus. Je travaille sur les rochers, les runes et tout ça, pas sur le sauvetage d’êtres humains. Ma non qualification est outrageusement visible et je ne m’en cache pas.

Je pose mes bras sur mes genoux et attend alors patiemment que les secours arrivent. Ça ne sert à rien de bouger et de notre place il nous est difficile de remonter à l’étage du dessus. Un soupir ne tarde pas à s’échapper de ma bouche et je me surprends à y voir filtrer un semblant de vapeur. Je crois d’abord à une hallucination et ne m’en formalise pas mais constate que la personne mouvante non loin se frotte les bras. De froid ? Vraiment ? Pourquoi diable est-ce que je ne ressens rien ? En temps normal, je suis véritablement le premier à râler et me couvrir alors pourquoi rien ne m’atteins ? La réponse est sans doute assez logique : il ne s’agit pas d’un froid naturel. De la magie ? Des runes ? UNE SALETE DE FANTÔME ? STOP LES FANTÔMES DES CAVERNES.

« Tu n'as pas l'impression qu'il fait plus froid ? »

Je me relève et affiche une attitude sérieuse. Pas possible de s’asseoir cinq. Putains. De. Secondes. Si c’est une magie alors je pense qu’elle émane du trou. Tout émane de ce trou. La raison reste de savoir pourquoi. Est-ce que ça m’intéresse ? Je ne sais pas trop. Je veux me barrer d’ici à l’instant où on aura récupéré sa cousine. Je quitterai cet endroit à tout jamais et qu’on me parle plus de visite de grottes. D’ailleurs, il me semble que les secours arrivent. Ah. AH C’EST PAS TROP TÔT.

-J’ai surtout l’impression qu’on devrait récupérer ta cousine et nous éloigner de cet endroit rapidement. Histoire d’être à l’air libre, sans phénomène surnaturel, sans potentiel exorcisme. Sans… sans rien en fait.

C’est sorti sans doute un peu trop naturellement, mais je pense que ma réflexion touche à sa fin.

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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Jeu 17 Aoû 2017 - 2:58



"Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire."

C'est dans la solitude que je meurs abattue par ma lassitude ! - Alma




Sa main tremble légèrement, son regard est perdu sur le paysage aride qui s'offre à elle. Elle avait enfin fini de traduire les textes anciens sur la relique qu'elle venait de trouver en compagnie de Miss Porter. Est-ce qu'elle avait peur ? Peur d'avoir trouvé quelque chose qu'elle n'aurait dû cette fois ne jamais découvrir. Sa main tremble sans qu'elle puisse y changer quoi que ce soit. Ce sentiment terrible d'avoir l'impression de tenir la boîte de Pandore et que les choix qui s'offrent à elle, sont : soit de jeter cet objet maudit dans l'oubli, ou de l'ouvrir simplement, relâchant ainsi tous les maux qu'il contenait. Un choix cornélien quand on sait que cet objet est la clé pour trouver l'île de Masonwood, la raison de son existence, mais qui en contrepartie causera un bien malheureux désordre dans la société magique. Rapidement, la frustration grandit en elle, une frustration qui devient colère. Dans une pulsion, elle frappe la table en bois en face d'elle, son coup emportant un morceau de ce dernier.
« Professeur Layton... » S'exprime soudainement un exorciste qui venait d'entrer dans sa chambre par voie de téléportation. Sadima finit alors par détacher son regard du paysage à travers la fenêtre pour y observer l'homme. « Professeur Layton, vous devez de toutes urgences revenir au Canada, une complication a eu lieu à l'entrée du Temple des anciens. » Poursuit-il, tandis que l'archéologue lui offrit comme réponse qu'un silence accompagné d'un regard lasse. Son attention se porte sur sa main qui saigne suite au coup qu'elle donna à la table. « J'ai déjà frappé des choses plus dures encore que cette table... Etrange. » chuchota-t-elle simplement, bien qu'une certaine acceptation se lisait dans son regard. Elle avait fini par comprendre que son corps n'était plus le même pour une raison ou une autre, bien que la cause reste toujours incertaine. Floue.

« Professeur ? » Insiste l'homme, les yeux sombres de Sadima se plante un moment dans ceux clairs du jeune homme. Lorsqu'elle s'en détache elle se lève pour se diriger vers la salle de bain afin d'y soigner sa main. « Quelque ce soit le problème, vous n'avez pas besoin de moi pour le régler... » L'homme s'avance d'un pas décidé et attrape le bras de l'archéologue. « Je me permets d'insister, des vies sont en jeu, Professeur. » Le silence s'installe et des regards s'échangent... « Des vies ? » Répète-t-elle, comprenant véritablement que le problème en question était visiblement plus grave qu'elle le croyait. C'est un peu avec un sentiment d'amertume qu'elle décide finalement de suivre le téléporteur. Elle n'était pas prête. Elle n'était pas prête de retrouver son ancien apprenti, en fait elle ne voulait pas vraiment la revoir. Elle avait peur de retrouver de nouveau ce sentiment de regret qui creusait son cœur et qui lui rappelait à chaque petit instant qu'au final, elle avait préféré sa solitude à son apprenti.
Quelques longues minutes plus tard voilà l'archéologue en face de ce fameux trou, en compagnie des sauveteurs. Le professeur a eu un très bon rapport de la situation et du trou en question. À l'étage du dessous, deux silhouettes se distinguent grâce à la lumière qui se trouve parmi elle. Le regard du professeur s'attarde un moment sur la silhouette féminine sans vraiment savoir de qui il s'agit. Elle s'attendait à percevoir une chevelure blanche que la lumière refléterait, mais il n'y avait rien. Une fois que la sécurité placée et que les cordes sont bien attachées à la ceinture de sécurité, la petite équipe commença à descendre suivi de près par Sadima. Cette dernière leur avait explicitement demandé de ne pas faire usage de la téléportation dans les grottes... trop de risques que l'énergie magique qui réside ses lieux, influence le don et pas de la très bonne manière. Sadima sent une légère crampe au ventre grandir au fur et mesure qu'elle s'approche de premier niveau du trou. Et s'est quand elle pose le pied sur le sol, que son regard balaye la zone détaillant un à un les deux individus, qu'elle constate que la jeune femme présente est bien son ancienne apprentie.

Elle ne tente même pas de faire bonne figure et de cacher son envie d'être autre part. Elle s'approche malgré tout. « Patron. » Dit-elle, posant une main sur son épaule, elle ne dit rien mais on pouvait facilement comprendre par son regard insistant qu'elle cherchait à savoir s'il allait bien. Son regard se porte enfin sur la jeune femme. « Meiko. » La saluant presque trop vite, son regard ne s'attardant en plus pas très longtemps sur la Greyjoy... Et son attention se reportant très vite sur les hommes avec qui elle était arrivée, fuyant lâchement Meiko. « Vous devriez vérifier leur tension, ils sont restés ici bien trop longtemps. » Annonce l'archéologue tandis qu'elle attache une nouvelle corde à sa ceinture. Elle est suivie de deux autres exorcistes, le médecin du groupe s'en va ausculter le directeur et la Greyjoy. « Professeur Layton ? » Interpelle l'un des agents l'archéologue dont le regard semblait vide.
La femme fit tousser sa gorge à la suite. « Désoler... Je vais vous expliquer. Sous vos pieds, se trouve un espace plutôt gigantesque. La première fois que j'ai découvert l'immense espace sous nos pieds via un scanner thermique, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un simple espace naturel de la caverne. Mais depuis ma récente découverte en Bolivie, rien n'est moins sûre. » Toujours en s'adressant aux agents. « N'utilisez aucun de vos pouvoirs une fois en bas, il existe des runes de pièges qui s'activent sous l'effet de l'énergie magique, l'une d'elle a pour effet d'aspirer votre énergie vitale : vous perdez connaissance dans un premier temps, la rune continuera à aspirer votre énergie jusqu'à... ce que la mort vous fauche. » La Bolivie a été très instructive lors de son étude des runes qui furent présentes dans l'autre antichambre. La question que se posait intérieurement Sadima – dans le cas où c'est bien une antichambre créée par les anciens – s'il y en a une en bas... Une de ses portes.

Si c'est le cas, alors il se peut qu'elle ait finalement et malheureusement pour elle, ouvert la boîte de Pandore quatre ans auparavant. « On descend, on récupère la gosse et on remonte. » En espérant pour la gosse en question qu'elle n'a pas fait usage de son don si elle a survécu à la chute.



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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Jeu 24 Aoû 2017 - 2:36


without hope.
« What if it's a mortal sin, denying the fates their play, then to heaven I will send thee and bismurge only myself with the villainy ».


Et si la vie n'était qu'un jeu, qu'une grande comédie. Et si tout ça n'était pas réel, et si vous n'aviez été créé que pour satisfaire les besoins tordus des Dieux. Combien de chances y avait-il pour que la Terre soit parfaitement positionnée dans la galaxie et qu'ainsi elle puisse abriter la vie. Il suffit parfois d'un rien, d'un coup de vent. Et si vous aviez été à 148 millions de kilomètres, seriez-vous toujours là ? La vie aurait-elle tout de même commencé sous l'eau. Ce sont des pensées philosophiques, métaphysiques. Tu ne cherches pas les faits scientifiques, simplement à illustrer tes propos. Parce que combien de chances y avait-il aussi pour que tu te retrouves dans cette caverne, seule avec lui à traîner le monde et ses malheurs comme un boulet attaché à vos chevilles. Vous cherchiez votre envol, il l'avait pris bien avant toi et regarde l'aujourd'hui. Il n'est jamais tombé aussi bas, il s'est écrasé contre la réalité et maintenant tu le vois lutter avec une aile cassée. Lutter pour oublier, lutter pour ne pas y penser. Lutter pour continuer à voler malgré la douleur. Lutter pour sa survie dans ce monde devenu bien plus hostile. Un monde qui chasse, un monde qui tue. Un monde qui cherche à étouffer la lumière, qui fait couler le sang, qui vous noie dans le noir et ne vous laisse aucune échappatoire.
Vivre ou mourir.
À quoi bon vivre lorsqu'on est déjà mort, à quoi bon mourir lorsqu'il y a encore de la vie. Des larmes. Là où il y a des larmes, il y a de l'espoir, n'est-ce pas ? Et là où il y a de l'espoir, il y a toujours des fous pour continuer à se battre.
C'est un cycle éternel.
Pas de fin pas de commencement.
Juste vous.

Au fond, peu importe si vous osiez parler ou non. Vous avez beau vivre longtemps, si la guerre ne vous emporte pas avant, vous finirez par redevenir poussière d'étoiles. Et alors chaque sentiment, chaque remords, chaque aveu n'aura plus d'importance. Oui, vous pouviez passer vos longues vies à vous lamenter et tout ça pour rien puisqu'au final ; qu'est-ce qu'il restera de vous ? Il parait bien que l'amour transcende le temps et l'espace, les barrières de l'impossible. Le chagrin lui n'est pas le bienvenu, lui est exclu. C'est comme ça que tu aimerais imaginer le futur, c'est comme ça que tu fais face à l'inévitable fin. Puisqu'un jour ce qu'il restera de vous, ce ne sera que les bons souvenirs partagés avec d'autres. La tristesse est oubliable avec le temps, le bonheur lui perdure. La honte, la peur, les regrets. Tout ça devient poussière avec vous.
Vous ne laisserez que le bon.
C'est ce que tu cherches si désespérément à croire.

« La… Mienne ? »

Oui squalala, la tienne. Toi aussi, tu serais presque surprise de le voir aussi stupéfait. À quel moment n'avait-il pas encore percuté ? Parce que tu es douée pour les devinettes et les mystères, mais malgré ton mur de glace, tu as toujours trouvé que tu étais un livre ouvert. Un livre oublié sur le coin d'une étagère, un livre qu'on ne remarque pas, un livre avec une reliure en cuir, des pages tachées d'encre. Un livre neuf qui a l'air si vieux, qui attend d'être effleuré, d'être lu. Qu'on prenne soin de lui. Et si tu étais passée de main en main, encore jamais tu avais eu l'impression d'appartenir, d'être enfin à la maison. C'est idiot, tu penses, peut-être que tu demandes simplement trop.
Peut-être que tu dois simplement dévoiler plus.
C'est même un besoin.
Presque autant que l'air que tu respires.

Tu ne penses pas t'être déjà confié autant, ni même d'avoir un jour été aussi empathique. Ou peut-être que si, mais lorsqu'il n'y avait pas d'autres choix, pas trente-six mille autres choses à faire. Mais là, aujourd'hui dans cette caverne, tu étais libre de choisir. Libre de te taire, libre de hurler. Libre de te mettre à pleurer et commettre une énième bêtise. Pourtant, malgré cette tristesse palpable, tu restes plutôt sereine. Calmée, apaisée par ces pensées qui peuvent enfin quitter ton esprit. Par ces fantômes à qui tu peux dire adieu. Est-ce qu'il voulait t'écouter, savoir ce que tu avais à lui dire ? Peut-être pas, sûrement pas même tu te dis. Pourtant voilà, tu vidais ton sac parce que justement il était là, avec toi, près de toi pour la première fois.
Et lorsque tu redeviendras poussière, tu ne garderas que la paix.
Adieu les regrets.

Alors tu ris. Quelle légèreté, quels sont ces doutes envolés, ceux qui te coulaient au sol. Tu peux le sentir se relever, tu pourrais presque le sentir dans chaque cellule de ton corps maintenant que tu étais éveillée, plus sensible au monde qui t'entourait.
Et dire qu'il ne t'avait fallu que parler.
Ne plus te contenir.

« Je pense que si mon dernier lien familial se trouvait au fond de ce trou sans connaître son état, je me serais déjà précipité à sa rencontre quitte à me faire très très mal. »

Tu souris. Pas parce que tu trouvais la situation amusante, simplement parce que tu étais reconnaissante, en un sens, qu'il comprenne et qu'il l'avoue. Alors tu te tournes doucement vers lui..

« Je pense que j’aurais aussi prié très fort pour qu’une demoiselle absolument sublime et réfléchie m’en empêche et se la joue Titanic pour me protéger. »

Et en fait non. Si on devait décrire à quoi ressemblait ton esprit en ce moment, on dirait qu'il vient de subir une explosion nucléaire et qu'on peut encore voir ce gros champignon de fumé grimper, encore et encore puis dégomme tout sur son passage. Ou est-ce que ce serait l'inverse ? Tu ne sais pas, tu ne sais même plus comment on rougit. Tu te contentes de fixer à nouveau un point inexistant sans vraiment le fixer. Ton regard est perdu dans le vide, tu es déconnectée. Si tu avais actuellement lu ce ramassis de conneries qu'est Fifty shades, comme Katherine avait teeeeeeeellement insisté pour que tu le fasses, tu aurais pu dire que ta déesse intime venait elle aussi de faire un triple salto arrière en hurlant à plein poumons "absolument sublime" jusqu'à t'en donner des migraines.
Et elle aurait oublié le "réfléchie".

« Tu as déjà du courage de faire face à tes propres monstres et d’oser les exposer. Mais tu as raison, nous avons tous vécus plus ou moins les mêmes périodes de trouble. Je ne voulais pas te faire souffrir, désolé. »

De quoi ? Tu clignes des yeux, le regardes assis. Venais-tu de rater autre chose ? Tu te contentes de hocher la tête bêtement en répliquant un tout aussi stupide "hun hun"". C'est parce que tu étais encore plongée dans un rêve et que tu avais bien du mal à vouloir te réveiller. Tu laisses échapper un soupir niais et te rends compte de l'absurdité de ton comportement. Tu clignes des yeux rapidement, comme si tu venais de réaliser le sens même de la vie, et te racles la gorge.
Et tes pensées vont tellement vite que tes mots ne suivent pas.

« Oui bien sûr.. Enfin NON ! Enfin je.. Eh - tu regardes partout sauf Allen, comme si un deus ex machina pourrait venir t'aider en sortant du trou.- Je veux dire, tu ne me fais pas souffrir idiot, ENFIN ALLEN, euh.. »

Bien joué Meiko, bien joué Allen. C'était vraiment le bon moment pour que tu perdes tes moyens et commences à dire n'importe quoi. Fucking fantastic pour le dire grossièrement. Tu te rattrapes avec Rayne. Tiens, c'est vrai qu'il avait réussi à l’éclipser de ton esprit quelques minutes. Envolée elle aussi, avec le reste. Envolée la pluie, envolé le soleil, envolés les nuages. Mais qu'est-ce que tu racontes. Tu as mal à la tête en plus d'avoir froid, que peut bien renfermer cette grotte pour te faire passer du coq-à-l'âne émotionnel ainsi. Et d'ailleurs, pourtant ne ressent-il rien lui.
Toujours assis sur son monticule sans bouger.

Tu as pensé trop vite, le voilà qui fait presque un bon dès que tu ouvres la bouche. Très bien, d'accord, pas la peine de s'énerver. Si tu es la seule à geler, il suffit simplement de le dire sans paniquer.
Vous ne serez pas seuls bien longtemps après tout.

« J’ai surtout l’impression qu’on devrait récupérer ta cousine et nous éloigner de cet endroit rapidement. Histoire d’être à l’air libre, sans phénomène surnaturel, sans potentiel exorcisme. Sans… sans rien en fait.

Sans une grotte qui cherche à nous tuer en gros. Tu vois qu'on peut être sur la même longueur d'onde de temps en temps. - tu marques un petite pause, te mords la lèvre.- Ce "on" implique-t-il que tu comptes descendre aussi ou je me fais des idées ? »

Pas le temps d'ajouter autre chose, pas le temps de rire ou de sourire malicieusement ou autres. Voilà que de la lumière descend sur vous et que les secouristes commencent à vous rejoindre. En fait, tu ne prêtes pas vraiment attention au groupe, c'est une seule personne qui attire ton attention. Celle qui s'adresse à Allen en tant que "patron" et toi en tant que "Meiko". Alors c'est tout ? Après tout ce temps, ce n'est même pas un "bonjour comment tu vas ?" qu'elle peut te dire. C'est à peine si elle te regarde, c'est à peine si tu peux répliquer qu'un médecin te traîne un peu plus loin pour t'asseoir et t’ausculter. C'est vraiment tout ce qu'elle a trouvé à te dire .
Tu ne peux pas y croire.

C'est à peine si tu l'écoutes déblatérer sur ses connaissances de la grotte. Tu rêves et pas d'un doux rêve. Après toutes ces années sans vous adresser la parole, elle te demande sur cette expédition durant laquelle tu risques ta vie et celle de Rayne pour un simple "Meiko" ?! Oui, tu es assez frustrée et en colère. Frustrée qu'elle ne te montre pas un peu d'affection, en colère qu'elle te trouve indigne d'elle. C'est comme ça que tu le prends en tout cas. À l'époque ou tu étais encore son apprentie tu n'aurais pas tiqué, tu aurais simplement répondu sèchement. Mais aujourd'hui tu étais son égale. Tu n'étais pas une simple connaissance, tu étais son ancienne élève, celle pour qui elle a risqué sa peau également.
Tu te contentes de la fixer d'un regard noir.

« Il existe des runes de pièges qui s'activent sous l'effet de l'énergie magique [..] La rune continuera à aspirer votre énergie jusqu'à... ce que la mort vous fauche.

Attends mais tu te fous de moi ? »

Tu te relèves d'un coup, pousse avec un peu trop de force le médecin qui soignait ta tempe et la fusille du regard. Pire même, tu pourrais actuellement la tuer avec un peu plus de volonté. Elle vous envoie la dedans sans les informations complètes du danger que vous alliez courir ? La grotte n'était pas censée être hermétique à la magie ? Non, en fait cette grotte était un énorme piège meurtrier. Tu ne sais plus vraiment quoi penser. Ça lui ressemble bien pourtant. Et tu ne sais pas pourquoi, mais plus tu la tues du regard, plus tu as l'impression qu'elle a changée.
Que Sadima n'est plus là, d'une certaine manière.
Quelque chose en elle est différent, sa posture peut-être ?
Tu n'arrives pas à mettre le doigt dessus.
Et ça t'énerve encore plus.

« On descend, on récupère la gosse et on remonte.
Moi j'ai une meilleure idée encore.. »

La baffe part toute seule. Ou pas. Disons qu'elle était voulue, mais que tu avais mis beaucoup plus de forces que tu ne le pensais. Que tu n'avais voulu. Tu es pleine de fougue Meiko, tu es impétueuse, incontrôlable. Tu brûles comme le feu, tu réduis en cendres ce que tu touches alors tu préfères t'en éloigner. Tu avais laissé Sadima entré, aujourd'hui tu le regrettais pourtant. Aveuglée encore par cette colère.
Par ce sentiment de trahison.
Par du trop.

« T'es totalement cinglée de nous envoyer ici, tu te rends pas compte à quel point c'est dangereux ?! On est pas tous des putains d'explorateurs solitaires, on a des familles qui nous attendent à la maison - là, tu dois bien avouer que tu ne sais pas pourquoi tu dis ça, tes paroles sortent sans s'arrêter.- Tu t'arrêtes même pas deux secondes pour prendre de nos nouvelles, on est quoi alors hein ? T'as, ne serait-ce que, la moindre idée de qui est cette gosse ?! - et tu ne te rends pas non plus compte que tes mains brûlent de plus en plus.- Il s'est passé quoi dans ta vie Sadima, nom de.. »

T'as pas le temps de terminer que la boule de feu part violemment s'écraser contre une paroi. Quand tu dis qu'il ne faut pas t'énerver, c'est bien parce qu'il y a une très bonne raison. Et parce que les professionnels sont là ça veut pas forcément dire que vous êtes tirés d'affaire non plus. Et parce que Sadima est là surtout, t'as pété un câble et maintenant vous en payer le prix. Parce que la grotte avait bien supporté tes éclats de voix tout à l'heure, mais elle en a eu marre on dirait.
Alors l'endroit s'effondre à nouveau.

Bravo Meiko.
Dix sur dix en destruction de grotte pour les Greyjoy.

AVENGEDINCHAINS


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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Sam 26 Aoû 2017 - 16:26

« On s’demande parfois par quel miracle on est encore sur terre. Parfois, ça pourrait même sonner comme une malédiction. »

C’est souvent comme ça que ça se passe. Et puis, il y a tellement, tellement de citations là-dessus. Les meilleurs partent toujours les premiers, par exemple. C’est parfois douloureux de vivre, surtout quand la vie n’est plus aussi clémente qu’à nos jeunes années. Quand l’indépendance devient lourde et que le souffle de la dépendance attire. Cette impression de compter pour une personne, on la cherche tous. On apprécie les qualités des autres et on se dénigre quand tout va mal. Parce que c’est plus facile de subir que de chercher à se battre. Ou bien, on essaye d’oublier, de fourrer ça dans un coin du crâne en attendant que le temps fasse les choses. Ou pas d’ailleurs.

Je ne peux m’empêcher de l’admirer un peu, cette Meiko, cette demoiselle aux cheveux bruns et au regard aussi clair que l’eau. L’honnêteté qu’elle libère dans ses mots me rappelle mon incapacité. La peur qui filtre à travers les pores de ma peau sont recouverts d’un voile de mensonges. Ça me va. Pour l’instant, ça me va. Alors j’écoute. J’écoute sans trop me remettre en question, sans chercher à imiter cette remise en question. C’est tellement plus facile de tout ignorer. Un peu comme une poubelle dont on oublie progressivement la contenance. Les gros dossiers, les plus petits, les peines et quelques joies passées.

C’est pas facile tout ça et je le lui fait remarquer. Je m’excuse ans vraiment savoir pourquoi. Peut-être que c’est une excuse qui m’est destinée, une manière d’apaiser la partie sombre de mon esprit, l’empêcher de déverser les immondices dans ma partie consciente. Il faudrait simplement passer à autre chose, n’est-ce pas ? Certainement. Dans le silence de la caverne, je perçois le léger soupir de la dam face à moi et relève un peu le regard, juste un peu. L’aurais-je blessée, encore plus ? Ce serait bien la première fois qu’une excuse blesse plus qu’elle ne soigne. Enfin, partant du postulat que ce genre de situation s’est produite en mon sens quelques minutes auparavant, je suppose que c’est possible.

« Oui bien sûr.. Enfin NON ! Enfin je.. Eh Je veux dire, tu ne me fais pas souffrir idiot, ENFIN ALLEN, euh.. »

Je cligne des yeux avant de rire très franchement, tous doutes envolés. Aussi mal à l’aise, ça ne s’invente pas. Je ne trouve rien à répliquer mais elle devinera dans mon exclamation que je ne l’ai pas mal pris. En tout cas, j’espère. Quand est-ce qu’on m’a vraiment traité d’idiot pour la dernière fois ? Implicitement, ça ne devrait pas trop dater. En vis-à-vis, par contre. Ça ne me gêne pas. Surtout qu’elle est juste toute mignonne à ne pas trouver ses mots et se rattraper au dernier moment. Un visage amusé prend la suite de mon rire et je soupire discrètement.

Ça ne dure pas bien longtemps car déjà, un froid assez inhabituel investit la place, brusquement. C’en est un peu trop. L’espace d’un instant, j’aurais pu tout ignorer, notre position et le reste. La discussion partait assez bien. Mais non. Non, être exorciste, c’est rarement l’occasion de parler autour d’un verre. Il y a toujours quelque chose pour nous rappeler que notre boulot est là, autour de nous, tandis que nous voici les seuls à pouvoir traiter ces affaires. Les fantômes, les phénomènes inexpliqués pour les non-doués. C’est beaucoup de tracas pour pas grand-chose. Alors je m’exclame franchement. Je fais part de mon ras le bol, de toutes ces histoires qui ne cessent de m’arriver sur la figure. De nous arriver sur la figure et qui entraîne nécessairement une personne que j’apprécie. Le voilà mon problème : je m’attache trop aux gens. Beaucoup, beaucoup trop vite en plus de ça.

« Sans une grotte qui cherche à nous tuer en gros. Tu vois qu'on peut être sur la même longueur d'onde de temps en temps. Ce "on" implique-t-il que tu comptes descendre aussi ou je me fais des idées ? »

Je n’ai pas le temps de répondre car déjà les lumières des sauveteurs nous aveuglent l’un et l’autre. Je suis tout à fait d’accord. Et ce on implique qu’on en finisse rapidement. Avec moi si cela améliore les choses, sans moi si je suis un boulet. Le pragmatisme avant tout. Si je suis inutile, autant rester à ma place et ne pas descendre. S’il y a besoin de bras, alors je descendrais. C’est tout.

Puis, un visage familier m’apparaît. Professeur ? Qu’est-ce qu’elle fait là ? Dans mes souvenirs, elle était partie s’exiler dans le sud. Le vrai sud, de l’Amérique du Sud. Je veux bien croire que les points relais de téléportation sont puissants et rapides mais tout de même, je suis impressionné par la vitesse d’arrivée. Ça me fait tourner la tête. Elle vient me saluer et son contente de deux mots, un par personne. Merci l’accueil chaleureux. Je ne suis pas plus ravi que toi d’être là, madame. En plus de ça, je n’ai pas l’intention de me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais il faudrait être bigleux pour ne pas voir une certaine tension émaner entre Meiko et le professeur. Il s’est passé quelque chose ? J’avoue que je ne chercher pas trop à fouiner dans les affaires de mes agents. Oui, lire dans les pensées ça ne me dérange pas, mais ça, c’est pas dans mes préceptes. Des problèmes ?

Je garde le silence, sans doute parce que l’orage au-dessus de ma tête n’a pas à me concerner. Pas à me concerner du tout certes, mais ça n’empêche que c’est un orage dans une grotte visiblement amène à ne pas nous laisser sortir alors bon. Je dis ça, je dis rien, faites votre propre interprétation, j’ai beaucoup trop donné.

- Il existe des runes de pièges qui s'activent sous l'effet de l'énergie magique [..] La rune continuera à aspirer votre énergie jusqu'à... ce que la mort vous fauche.

« Attends mais tu te fous de moi ? »

Vous le sentez l’orage ? Moi je le sens bien. Et je ne peux m’empêcher d’être en accord avec ses mots. Enfin, je ne sais pas trop s’il y a une profondeur particulière à cette exclamation, mais sur le coup, ça me met un peu hors de moi d’être mis au courant de choses aussi importantes à un stade pareil de la visite transformée en véritable expédition sauvetage. Merde, le slogan de ce QG ça devrait être le libre partage des connaissances. Ils se parlent de temps en temps ? C’est pas comme si on nous annonçait un danger minime. On parle de l’utilisation magique et de son effet mortel dans les sous-sols. Est-ce qu’il y a raison valable pour ne pas nous parler de ce « détail » ? Poussé par la vigueur de Meiko, même menacé par un danger imminent, je ne peux m’empêcher de serrer les dents, froncer les sourcils tout en laissant le médecin prendre ma tension et ajoute immédiatement, très très irrité, à destination du chercheur M. Burgess revenu pour l’occasion et du professeur :

-Vous comptiez nous le dire quand au juste ? Est-ce que vous avez seulement conscience que votre attitude est une faute professionnelle ? Que fait-on si la demoiselle a utilisé son pouvoir en bas, vous y avez pensé ?

Mon ton est plat. Pas puissant, mais antipathique. C’est inconcevable. Je n’arrive pas à croire que l’on nous raconte ça seulement maintenant. J’ai su retenir Meiko de sauter, mais qu’en aurait-il été si ça n’avait pas été le cas ? Putain, bande de glands. Plathelmintes. Langoustes. Bivalves. Pas foutu d’être bien entouré. Le chercheur ne sait plus trop où se placer et doit certainement se dire qu’il aurait mieux fait de pas revenir. En même temps, il devait s’y attendre. À moins qu’il n’ose pas dire qu’il ne le savait pas lui-même ? La hiérarchie voudrait qu’il soit un grade en-dessous du professeur mais leurs rapports sont indépendants donc il ne devrait pas craindre de la dénoncer. Dans l’instant, j’ai pas trop envie de savoir, au risque de m’énerver un peu plus. Je serais capable de renvoyer l’un ou l’autre sur-le-champ. Enfin bref. Le temps se déroule, inlassablement et la discussion se poursuit.

-On descend, on récupère la gosse et on remonte.
« Moi j'ai une meilleure idée encore.. »

Une baffe vole au visage du professeur.

Waouw. C’est ce que j’appelle de la rage.

« T'es totalement cinglée de nous envoyer ici, tu te rends pas compte à quel point c'est dangereux ?! On est pas tous des putains d'explorateurs solitaires, on a des familles qui nous attendent à la maison. Tu t'arrêtes même pas deux secondes pour prendre de nos nouvelles, on est quoi alors hein ? T'as, ne serait-ce que, la moindre idée de qui est cette gosse ?! Il s'est passé quoi dans ta vie Sadima, nom de.. »

Tant de haine dans ces mots. Je suis soufflé. Ça émane de partout. Leur passif a l’air d’être troublé, très très troublé. Je suis surpris, il faut bien l’avouer. Que s’est-il donc passé entre ces deux-là ? Enfin, je n’ai pas trop le temps de me poser la question car déjà, déjà une boule de feu fuse de ses mains et s’écrase contre la roche. Très très gros orage, je l’avais deviné. D’ici à imaginer la boule de feu, c’est moins sûr.

Le sol émet un bruit significatif. Trop significatif. Putain de merde. Le sol cède sous nos pieds. Direct. La chute se voudrait rapide, mais elle me semble durer plus que nécessaire. Peut-être que c’est la peur qui décompose le temps, microseconde après microseconde. Je n’ai même pas le temps de crier ou quoi. Je vois tout le monde se la jouer descente en ascenseur, la roche se fissurer et se soumettre à la gravité. Et évidemment il n’est pas question d’utiliser la téléportation. Est-ce qu’on peut se sortir d’ici ? Est-ce qu’on peut tomber, enfin ? Je ferme les yeux et mon corps tout entier touche enfin la surface dure, inégale, coupante du sol. Je pense que je me suis fait une entorse au bras. Très certainement même. Je suis tellement mal tombé et d’autres roches tombent encore autour de nous. De mon corps, c’est la tête qui finit la dernière son parcours. Violemment, très violemment, elle heurte le sol. Si violemment qu’un important grésillement survient immédiatement. Si fort, si puissant, il se transforme en bruit sourd et ma vision devient toute blanche. Je n’ai même pas le temps d’amener ma main à mon visage ensanglanté. Ce corps, trop lourd, me lâche avant d’avoir pu effectuer la moindre action. Finalement, la douleur disparaît.
Et je sombre, inconscient.

Moralité : Mettez un casque, même s’il vous fait chier.

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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Sam 26 Aoû 2017 - 20:40



"Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire."

C'est dans la solitude que je meurs abattue par ma lassitude ! - Alma




Que se passe-t-il dans cette réalité qui semble toujours m'échapper ? J'ai beau l'atteindre un jour du bout du doigt, elle finit toujours par soudainement se volatiliser ? Espiègle petite chose qui se joue des espoirs des désespérés. J'ai beau utiliser un langage clairement compréhensible pour tous, il subsiste malgré tous des personnes qui souhaitent capter que le sens qu'ils leur convient dans mes propos. J'aurais presque soupiré d'ennui en découvrant celle qui se fit remarquer en premier, tant sa spontanéité cache une en vérité une immaturité prévisible qui n'a jamais vraiment disparu en elle. Elle est défendue naïvement par le patron qui ne semble – à ma grande déception – avoir saisi aussi que les sens qu'il voulait saisir. Je trouve cela triste que j'ai à m'expliquer alors qu'il n'y a pas de raison si toutes les personnes ici avaient, ne serait-ce, pris le temps de raisonner sans se laisser emporter par un quelconque émoi. En fait, je ne veux pas m'expliquer, à quoi bon ? Étant donné que l'émotion est presque à l'étape de la déformation faciale chez cette enfant qui pense être une adulte, alors qu'elle n'est qu'une enfant colérique et irresponsable. Et sa réaction à venir viendra appuyer ce propos.
Puis... Une gifle. Soudain, j'aperçois un enfant se tenant au-dessus de moi, me giflant à son tour. Cela ressemble à un souvenir, mais je ne l'ai pourtant jamais vécu. Ce fut bref, aussi bref que la gifle qu'elle me colle et qui ne crée aucune autre réaction en moi, que le simple désir de détourner de nouveau mon regard d'elle. Il est plus facile de trouver un coupable que de prendre certaine responsabilité. Moi. J'assume la mienne s'il en est ainsi, j'assume d'avoir jeté une gosse dans un secteur dangereux même s'il y a une heure encore, je pensais qu'il ne s'agissait que d'un simple espace naturel. J'assume de prendre toutes les responsabilités puisque, apparemment, je suis censée être celle qui sait tout et à la seconde. On semble oublier que j'ai découverte cette grotte il y a quatre ans, je me suis à peine intéressée à ce que je pensais un espace naturel. Comment ma découverte en Bolivie qui remonte à seulement quelques jours, m'aurait permis de faire le lien avec quelque chose à laquelle j'ai à peine prêter attention il y a quatre ans ?

Encore maintenant, je ne suis même pas certaine que l'endroit en bas soit identique, je me réfère juste au rapport qui m'a été fait. Peu importe, ce n'est pas grave, j'accepte de prendre toutes les charges qu'il faut. Peut-être alors cette journée se finirait plus vite pour moi si je ne cherche pas rétablir la vérité... Inutile de chercher raison lorsqu'on vous donne d'office tort, n'est-ce pas ? Une fois de plus j'ai juste envie de m'isoler, retrouver cette solitude que je souhaite paradoxalement fuir. J'écoute à peine les mots qui sortent de la bouche de cette enfant qui mentionne des choses qui n'ont pas de sens. Pourtant, je ne peux m'empêcher d'entendre ce qu'elle dit, ce qui commence à m'irriter légèrement. Cette grotte devait être sécurisés et ce n'est pas moi en charge de la sécurité... Pourtant, voilà que je fais le parfait coupable, c'est idéale pour la personne de Meiko qui en profite pour ramener les histoires personnelles dans le sujet... Voilà, c'est de ça dont il est question, c'est de cela dont je suis vraiment coupable dans le fond et qu'elle me reproche.

Ne pas avoir été présent pour elle.

Si elle recherchait une amie, une confidente... une mère. Alors, il est évident qu'elle ne l'aurait jamais trouvé en moi. Je suis désolée pour elle de n'avoir été qu'une mentor très peu présente dans sa vie sociale. J'ai vécu des choses par le passé qui me poussent à haïr les relations quelles qu'elles soient, privilégiant une approche plus professionnelle et beaucoup plus éloignée en terme d'empathie sociale. Et lorsque je perçois la boule de feu partir contre la paroi de la grotte, je me rends compte à qu'elle point mon apprentissage fut un échec... J'ai fait un piètre maître et elle une piètre élève. Je pourrais tenter de me satisfaire en l'ignorant, pourtant ce sentiment que j'ai toujours à son égard et que je renie dans un coin très profond de mon cœur, me pousse à me jeter sur elle pour la protéger de cet éboulement qui aurait pu mettre fin à sa courte vie de gamine égoïste. Elle contre le sol, moi au-dessus d'elle, mon corps faisant barrage aux quelques stalactites. L'un d'eux s'enfonce dans mon épaule.
Mon corps est redevenu plus robuste depuis que j'avais repris l'entraînement physique. En effet, il y a quelques mois, je n'aurais probablement pas pu me relever de ça. Une fois l'éboulement finit, je me relève pour constater des dégâts survenus. La lumière revient bien vite, la plupart des agents étaient présents. Pour les autres... C'est l'incertitude. Soit ils avaient chuté à l'étage du dessous, soit leurs corps se trouvaient à l'heure actuelle sous les roches. Une fois que je m'étais assurées que tout le monde allait bien y compris Meiko que j'avais aidés à se relever en premier. Je reviens justement vers elle et sans crier garde, je lui assène un violent coup de genoux dans le ventre. Je reste silencieuse à la suite, elle comprendra très bien pourquoi j'ai agi ainsi... Selon moi, elle mériterait bien pire qu'un coup de genoux, car si on devait compter des victimes, assurément elle devra faire face à la justice... Et avec ces cons de conservateurs qui prennent peu à peu du galon, ce n'est pas l'idée du siècle. « Je n'ai pas la moindre idée de qui est cette gosse, mais tu ne me donnes pas l'impression de vouloir la retrouver vivante, là maintenant. »

Je me retourne vers le médecin qui m'interpellait discrètement, ayant toujours ce fichu stalactite enfoncé dans l'épaule. Je l'arrache moi-même avant de laisser le médecin cautérisé la plaie avec une Rune qui fait appel à de très fortes températures. Aucun cri ne sort, ni même aucune réaction ne déforme mon visage, comme si j'étais détachée de mon propre corps. Mais très vite, j'ai une envie de clope. Je me rends au final compte après avoir remis ma chemise, cachant la plaie cautérisée, que Allen était absent. Une crampe au ventre m'annonce avant que je la ressente ma quiétude. Cependant, étant à présent la personne la plus haute gradée ici et j'étais désormais responsable des vies restantes. « On va se séparer en deux groupes : le premier groupe va s'occuper des blessés qui se trouvent à cet étage et les évacuer. Oliver, O'Neil et Burgess vous serez de ce groupe, cherchez aussi des survivants sous les décombres. Bennett, Ishida et Greyjoy, on descend chercher ceux qui sont potentiellement tombés dans le trou, ainsi que la gosse. » je tends à chacun d'eux une corde et une ceinture de sécurité.
Je parle calmement, je reste sereine... Mais dans le fond, je bouillonne de colère, une colère qui vacille dans un terrible sentiment d'angoisse. J'aimerais cracher tout ce que j'ai sous le cœur à Meiko, mais c'est quelque chose que je n'arrive pas, que je n'arriverais jamais. Ca toujours été ainsi et je ne fais pas vraiment grand-chose pour changer cela, ce qui est malheureux.

Je ne perds pas de temps une fois que tout le monde s'est mis à leur tâche, je me jette dans le trou où je descends en rappel.



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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Mar 12 Sep 2017 - 4:29


without witness.
« What if it's a mortal sin, denying the fates their play, then to heaven I will send thee and bismurge only myself with the villainy ».


Tu aimerais te mettre à genoux et prier, trouver la paix. Tu n'as jamais été croyante pourtant, jamais cru en un dieu. C'est peut-être pour ça qu'on te punissait, pour n'avoir jamais cru en rien. N'avoir aucune attente de la vie, mépriser les Hommes. Mépriser ta propre existence alors que tellement d'autres étaient morts. Tu avais la chance d'avoir vécu, d'avoir survécu et tu n'en as jamais été reconnaissante. Toujours à râler, toujours à pleurer. Jamais contente, pas capable d'apprécier. La vie est une garce, tout le monde le sait. Elle frappe au hasard et manque souvent sa cible. Elle a laissé tellement d'orphelins dans ce monde. Toutes ces personnes qui, comme toi, sont perdues, recherchent leur chemin dans le noir. La raison même de leur existence, ce pour quoi il faut continuer à se battre, regarder de l'avant. Cette raison qui fait que les fantômes du passé deviennent des silhouettes floues le long de la route, qu'on arrive à les oublier.
Ta raison à toi elle était condamnée le moment où vous êtes entrés dans cette grotte.

Tu avais tout vu au ralenti, c'est presque comme si tu le vivais encore. Le feu, le bruit, le tremblement et la chute. Tu n'avais rien pu faire, seulement tendre ton bras comme si tu pouvais tout arrêter, l'empêcher de tomber. Puis tu t'étais retrouvée au sol, le poids d'un autre corps t'étouffant. C'était sûrement mieux que de tomber toi aussi ou de te prendre des roches dessus.
Tu ne demandais pas autant de protection de sa part.

Tu tousses lorsque la lumière revient. Tu n'entends rien d'autre que les battements de ton propre cœur affolé, le son est si fort dans ta tête. Tu aimerais ne pas bouger, rester allonger là, ne plus exister. Une chanson te viens en tête, juste à ce moment précis. Tu ne sais pas pourquoi maintenant, peut-être parce que tu étais sonnée. Vous veniez de vivre beaucoup trop d'événements en une heure, ton esprit n'en pouvait plus et ton corps lui aussi fatiguait. Est-ce que c'est possible de souffler quelques minutes ? Apparemment non. Sadima vient t'aider à te relever, tu t'appuies contre une paroi pour retrouver l'équilibre. Tu as l'impression que le monde est un lave-linge géant, que tu risques de tomber et rendre ton petit déjeuner.
Et le pire reste encore à venir.

Ton ancien maître revient vers toi, tu peux sentir cette tension, cette colère en elle. Tu as le droit de lui en vouloir ? Oui et non. Elle a surtout le droit d'être en furieuse. Ça tu l'admets. Cependant, tu apprécies beaucoup moins le coup que tu reçois au ventre. Bordel, putain. Et là, normalement, tu devrais encaisser, t'as déjà connu pire que ça et elle le sait très bien. Mais tout ce que t'arrives à faire c'est tomber à genoux et vraiment rendre ton dernier repas.
Charmant.

« Je n'ai pas la moindre idée de qui est cette gosse, mais tu ne me donnes pas l'impression de vouloir la retrouver vivante, là maintenant. »

Tu ne réponds pas, tu l'écoutes à peine. C'est drôle qu'elle essaye de te faire la leçon, c'est très drôle. C'est ironique même. Tu t'essuies avec la manche de ta combinaison et lui lance ce fameux regard qui tue tandis qu'elle s'arrache la stalactite. Tu espères bien que ça lui fasse mal, peu t'importait qu'elle t'ai protégé, ta rancœur est bien trop profonde pour être évincée aussi facilement. Et si elle le voulait, tu pouvais lui cautériser sa plaie toi-même, ça serait beaucoup moins plaisant qu'avec sa rune. Un sourire en coin se dessine sur ton visage à cette idée. Peut-être deviens-tu vraiment folle après tout. Cette envie de faire du mal, ce besoin presque. Rendre la pareille, œil pour œil, dent pour dent. C'est plus que de la rancune
C'est quelque chose de sombre en toi.

Tu parcours l'endroit, tes yeux se posent sur les exorcistes encore debout. Tu ne les connaissais pas, tu ne saurais dire combien de personnes manquaient. Qui d'autre était tombé, qui était resté. C'est un grand mystère pour toi. Tu soupires, tu le nies en toi. Tu le nies pour t'empêcher de craquer, parce que tu sais que si tu l'as tué et condamné Rayne par la même occasion, jamais tu ne pourrais te le pardonner. Jamais plus tu ne pourrais te convaincre que tu as le droit d'être.
Si tu devais aller à la potence, tu l'accepterais avec joie.

« On va se séparer en deux groupes : le premier groupe va s'occuper des blessés qui se trouvent à cet étage et les évacuer. Oliver, O'Neil et Burgess vous serez de ce groupe, cherchez aussi des survivants sous les décombres. Bennett, Ishida et Greyjoy, on descend chercher ceux qui sont potentiellement tombés dans le trou, ainsi que la gosse. »

Est-ce vraiment une bonne idée, de t'envoyer là en bas alors que tout est de ta faute. Tu ne contestes pas sa décision. Au fond, tu es sûre que si elle ne t'avait pas laissé descendre, tu aurais sûrement provoqué un autre cataclysme. Alors, tu prends la ceinture et t'équipes sans un mot. Tu ramasses un casque sur le sol que tu enfiles avant de te mettre en position devant le trou. Tu pourrais presque le considérer comme une vieille connaissance maintenant, c'est comme si tu rendais enfin visite à cet ami qui t'avait invité à venir le voir il y a des années.
Étrangement, ça te rappelle bien quelque chose.

Aucun mot n'est prononcé durant votre descente, pas un son. On peut seulement entendre vos respirations, le bruit des cordes, de vos pieds contre la pierre. Tu ne t'en plains pas, même si la situation est plutôt étrange, même si tu as furieusement envie de déballer ton sac devant Sadima. Tu te retiens, tu retiens ta colère pour qu'un nouvel accident n'arrive pas. Ton impulsivité est bien difficile à contenir, mais tu penses aux conséquences terribles de ce feu en toi. Ça n'en vaut pas la peine, tu dois rester calme.
Tu dois le faire pour eux.

Alors tu ravales ta fierté, puisque vous ne pouviez pas vous disputer, autant discuter.

« Qu'est-ce que tu as trouvé en Bolivie ? »

Tu bouderais presque, comme un gosse pas content. À l'époque tu te demandais parfois si Sadima ne faisait pas ressortir les côtés les plus immatures de ta personne, comme si tu cherchais constamment à l'énerver, la faire craquer. Vous étiez passées maître dans l'art d'emmerder l'autre. Il n'y avait pas de quoi être fiers pourtant, ce n'était pas une relation des plus saines.
Quand as-tu connu une relation saine et normale.

Vous arrivez bientôt au bout, tu peux le sentir. Quelque chose en bas te donnait la migraine, comme si on te transperçait le crâne petit à petit avec une perceuse. L'air devenait presque étouffant, contrastant avec ce froid que tu ressentais à l'entrée. Un peu plus et tu penserais être en train d'halluciner. C'est la dernière fois que tu acceptes une mission, ta carrière d'exorciste est terminée, tu en es convaincue. Parce que si Orphéo ne te condamne pas après tes conneries, c'est toi qui vas les quitter en claquant la porte.
Et tu lancerais quelques insultes au passage.

Il fait sombre autour de vous, vos lampes n'éclairent pas toute l'immensité de cette caverne dans laquelle vous vous trouviez. Si la situation n'était pas aussi désespérée, chaotique ou même dangereuse, tu pourrais apprécier la découverte. Tu serais même curieuse d'entendre les récits du professeur, comment elle a trouvé cette grotte.
Dans une autre vie peut-être.

« On est pas censés utiliser notre magie c'est ça ?- tu souffles et murmures dans ton coin. - Remonter sera pas si simple.. »

Et il vous faut surtout retrouver d'abord ceux qui sont tombés. Tu avances précautionneusement dans le noir, te demandant si c'était le moment d'utiliser le pendentif que tu avais offert à Rayne. Elle ne le sait pas, mais tu t'es arrangé pour que vos deux colliers soient reliés, si jamais tu avais besoin de la retrouver, tu pouvais simplement activé la rune et suivre le chemin. Mais n'y aurait-il pas "d'effets secondaires" ici bas ? Tu n'as pas trop le temps de penser plus, voilà qu'une forme par terre à quelques pas attire ton attention. Tu ne peux pas voir s'il respire, s'il va bien. Un courant parcourt tout ton corps et tu te mettrais presque à courir pour le rejoindre. Sauf que tu te heurtes de plein fouet à un mur invisible qui t'envoie valser en arrière.
γαμώτο !

Aïe, tu t'étais mal réceptionnée, tu t'étais même salement mangé le sol. C'est terminé, tu ne bougeras plus, voilà. Ton nez saigne et tu croises les bras, toujours allongée sur le sol. Une vraie gamine qui boude, qui est épuisée. La lumière de ton casque est directement dirigée vers une forme assez grande plus loin.
Tu rêves.
On dirait une statue de Thémis.

Dans une putain de grotte au Canada.
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MessageSujet: Re: Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire.   Mer 13 Sep 2017 - 3:06



"Through crimson stars and silent stars and tumbling nebulas like ocean's set on fire."

C'est dans la solitude que je meurs abattue par ma lassitude ! - Alma




Durant la descente dans cette chambre obscure, vide de toute luminosité, la petite Greyjoy en profite pour ouvrir de nouveau le dialogue avec moi ? Eh ben, je pensais qu'elle allait me faire la tête après le coup de genoux que je lui ai donné au ventre. Il faut croire que cette femme... Non, que cette fille est une véritable gamine qui ne recherche qu'une chose : l'attention. Une vraie princesse... Toujours la même. Mais d'un autre côté, je ne suis pas mieux qu'elle, je suis toujours là même aussi d'une certaine manière. C'est peut-être ce qui l'agace dans le fond, elle aurait peut-être voulu que je sois autrement plus sensible lors de nos retrouvailles. L'empathie est une chose qui m'échappe, je peux comprendre la perte d'un être cher sans pour autant souffrir avec celui ou celle qui a perdu cet individu important à ses yeux. Je trouve cela presque pathétique en y songeant, en fait... J'ai envie de demande pourquoi ? Pourquoi tu pleures la mère d'un autre, alors que la tienne est bien vivante ?
Ou pourquoi pleures-tu simplement parce que ton ami pleure ? Pourquoi rigoles-tu parce que tout le monde rit, alors que dans le fond tu n'as même pas écouté la blague ? Pourquoi tu te lèves parce que les autres le font, alors que tu n'as aucune obligation de le faire ? C'est terrible de constater que la plupart des individus font inconsciemment ce que les autres font, parce qu'ils ont peur d'être un paria dans leur société... L'humain a besoin de ses congénères alors naturellement, il agit comme les personnes qu'il côtoie dans sa classe sociale. Mais il y a des gens comme moi qui échappe malgré tout à cette caractéristique comportementale. Des gens qui repoussent la présence des autres tout en la désirant paradoxalement. Oui. Je ne suis pas une femme simple, je suis bien trop complexe pour que je me comprenne moi-même. J'ai bien envie d'avoir le diagnostic d'un psychanalyste pour me faire ne serait-ce qu'une image de ma personne.

Enfin, bref... Je fais partie de ceux qui ne comprennent pas les sociaux. Je suis une paria, une solitaire qui n'apprécie pas vraiment la solitude, mais pas non plus la présence des autres. Les yeux se posent sur mon ancien apprentie... Avant de me concentrer de nouveau sur la descente, plongée dans mes pensées. « L'égide... » Je ne me rendis pas tout de suite compte que le mot était sorti de ma bouche, alors que je pensais à la question de Meiko posée plus tôt. Et quand j'en pris conscience, je me mordis la lèvre inférieure comme pour me punir de ma bêtise. Même si dans le fond, je venais de chuchoter, c'était quelque chose que je voulais garder pour moi. Elle n'y comprendra rien de toute manière et j'espère qu'elle ne sera pas non plus trop curieuse à ce sujet.
On arrive enfin au sol. L'endroit est effectivement très spacieux. Les faisceaux lumineux des lampes n'atteignent pas les parois potentielles de la chambre... Impossible de deviner l'aspect de la caverne où nous sommes. Dans quelle direction devions-nous allez pour trouver les autres du coup ? Difficile de déterminer une direction pour le moment. J'entends de nouveau une question de Meiko, puis son chuchotement qui se fait très fort dans le silence, raisonnant comme un murmure lointain à travers la grotte. « T'en fais pas, des civières vont arriver sous peu... Meiko. Pour le moment, notre mission est de soigner sur place ceux qui sont tombés. » On ne peut de toute façon pas se permettre de bouger une personne qui a fait une chute de cette ampleur, cela pourrait aggraver sa situation physique et son état de santé par la même occasion. Ishida a reçu une très bonne formation en médecine magique, mais il a assez de science pour appliquer les premiers soin sans faire usage de magie.

Voilà qu'un son étrange attire mon attention tandis qu'on inspecte les lieux sur quelques mètres. À l'opposé, c'est-à-dire derrière nous, Meiko faisait à nouveau entendre parler d'elle. Cependant, malgré sa bêtise, elle venait de nous montrer le chemin. Je cours dans sa direction avant de m'agenouiller juste à côté d'elle... Un creux grandit dans mon ventre soudainement, lorsque je me retourne vers ce qui semble avoir blessé Meiko. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne tiens pas beaucoup à approcher ce qui semble être une barrière de champ de force. En fait, une peur grandit soudainement en moi... Pourquoi, comment ? Je l'ignore, j'ai envie de reculer, retourner un peu plus loin. J'ai l'impression qu'elle va revenir si je m'approche de cette barrière... « Elle » ? Mais... De qui je parle ? Je crois que tout devient confus dans mon esprit, je ne sais même plus penser raisonnablement. « Voilà que je m'invente des personnages. » Venais-je de chuchoter au-dessus de Meiko, mon regard fixant l'endroit hypothétique où pouvait se trouver le champ de force.
Évidemment, il est invisible, mais sa présence m'effraie, sa présence je peux la sentir à travers mes entrailles. Calme-toi ! Je dois me calmer, mon cœur s'est mis à battre trop vite d'un seul coup... et le rythme de ma respiration devient bien trop vite agité à son tour. Allez, c'est bon, reprends-toi maintenant... Les yeux fermés, je me concentre sur mon inspiration et expiration. Une fois calmée, mon regard se pose sur Meiko. Je lui tends silencieuse un mouchoir pour son nez avant de me relever et observer ce qui avait subitement attiré mon regard du coin de l'œil... Je sers le poing en constatant que l'immense statue est la représentation de la déesse de la justice. Même si on ne peut pas le voir depuis notre position, je suis maintenant certaine qu'une porte titanesque se trouve derrière la titanide. Mon regard cherche la deuxième statue, mais il semblerait qu'ici une seule est résisté au temps. Je m'approche de la barrière invisible, jusqu'à ce que ma main entre en contact avec elle.

J'aperçois aussi la silhouette qui avait pu attirer l'attention de mon ancienne apprentie : Allen, gisant sur le sol. Je ne m'attarde pas trop sur mes pensées négatives et mon inquiétude quant à son état. J'observe dans le silence les ondulations causées par le contact de ma main sur le champ de force. Pourquoi Allen était de l'autre côté et pourquoi étions-nous séparés par cette barrière ? Nous sommes pourtant passés par le même trou pour descendre, non ? Le champ de force est-il un dôme ? Mais alors pourquoi étions-nous à l'extérieur de ce dôme et eux à l'intérieur ? Ce n'est pas logique... Qu'elle est la différence entre eux et nous ? Ils sont tombés certes, mais ils auraient dû être dans la même situation que nous... Non. La vraie différence est qu'à chaque fois qu'ils sont entrés dans cette chambre, à commencer par l'apprenti de Meiko, puis ensuite Allen et potentiellement quelques uns de ses hommes, il y avait eu un éboulement. Je retire ma main du champ de force.
« Il y a un mécanisme qui active ce champ de force, il faut le trouver. » Si j'en suis mon hypothèse, l'éboulement aurait désactivé temporairement la barrière... Ce n'est pas logique si la barrière est Runique car les runes sont indépendantes, tant qu'elles ont l'énergie elles continueraient à maintenant une barrière jusqu'à épuisement. Elles ne se désactivent pas pour s'activer plus tard. Non. Donc, une technologie magique est derrière tout ça. « Une technologie magique ? On aurait bien eu besoin d'Amaterasu ! Désoler Professeur, mon esprit s'est immiscé dans le vôtre malgré moi. » Annonce Ishida, un lecteur de pensée, tandis qu'il toucha à son tour la barrière. « Amaterasu ? » Demandais-je, c'est bien la première fois que j'entends ce nom... Je ne suis pas vraiment très brillante lorsqu'il s'agit de connaître et retenir les personnalités d'Orphéo. « C'est la dirigeante d'Orphéo du QG de Tokyo, je travaillais pour elle avant que je change de département pour rejoindre celle d'Allen... Amaterasu est une formidable femme de science, en plus d'être une inventrice de runes de génie... Elle a créé la Rune d'Amaterasu... Que vous, les occidentaux, vous nommez, le feu de... » Il se me mit à sourire sous l'ironie, alors que ses yeux se posent sur la statue... « Le feu de Thémis. »

L'un de mes sourcils se lève sous l'étonnement en songeant à cette mystérieuse flamme d'une blancheur immaculée qui détecte le mal dans le cœur des gens. Une rune dont seul les exorcistes japonais ont le secret. Mais pas le temps de niaiser... « Ishida, Bennett vous irez ensemble de ce côté-là, moi et Greyjoy partons sur la droite. » Je me retourne vers Meiko et rajoute... « Tu vas pouvoir me dire qui est cette gosse maintenant qu'on est toutes les deux. » Voilà, c'était une invitation très claire, que je l'autorisais à déballer son sac sans que je fasse mon indifférente... J'avoue que je préfère qu'elle me parle plus tôt qu'elle se retienne et se transforme en bombe à retardement. Franchement, je n'aimerais pas lui foutre un deuxième coup de genoux si elle venait à exploser parce qu'elle retient tout en elle. Alors qu'elle crache le morceau !



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