May the bridges i burn light the way.


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Sorcière Noire | Membre de Croix
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CITATION DU PERSONNAGE : פּיערסעס מיין אָפּשיילן.

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June H. Williams
Sorcière Noire | Membre de Croix
MessageSujet: May the bridges i burn light the way.    Mar 5 Sep 2017 - 12:28

C'est impossible de disparaître sur cette terre. Je vous jure, les gens vous reconnaissent toujours, voient votre visage et voient le reflet de votre organisation. Que j'ai plus ou moins quittée. Plus ou moins.
Je n'ai pas vu Mike depuis des semaines. Dorian depuis des mois.
Peut être qu'il pense que je suis morte, peut être que je me suis tirée - c'est le cas - mais je n'ai pas eu de nouvelles. Après tout, il ne m'a pas requise pour une autre mission, je n'ai rien refusé, rien divulgué. Il s'en bat sûrement les couilles de ma gueule, ce qui m'irait à merveilles si "pas de nouvelles, bonnes nouvelles" voulait plutôt dire "pas de nouvelles, tu as un assassin à tes trousses jusqu'à ce que tu sois totalement décédé" chez Croix. Le même silence me suit, me précède même. France Albanie, Roumanie, Irlande.
Canada.

J'ai du forcer une dizaines de personne pour montrer de train, en train, en train, en train, mais au final aucune idée exacte de où je suis. Je vois bien défiler les noms, les paysages et les visages mais on ne se perd pas aussi facilement. Après deux tours en ville dans la capitale, j'ai croisé Harry.
Il m'a vue et n'a rien dit avant de se fondre dans la masse. Impossible de savoir où va sa loyauté, si c'est une balance, si c'est lui qui me suit ou non. Je ne vois pas pourquoi Harry ferait ça mais sait-on jamais. J'me suis tirée de la capitale, j'y suis revenue. Impossible de passer aux Etats-Unis sans utiliser ma magie sur des milliards de personnes. Impossible d'avoir un visa sans passer par des contacts de Croix, fuck, je pensais pas que je m'étais à ce point enfoncée dans l'organisation.

Impossible d'appeler Mike.

Sérieusement, je vais pas me mettre à la pêche ou quoi, chasser du Caribou, vivre dans les bois, manger des baies, et puis quoi ? D'un autre côté, on a eu tellement de pertes dans nos rangs que ce n'était plus qu'une question de temps avant que je sois à mon tour envoyée en chair à pâté au combat. Je connais ma valeur. Je sais qu'elle est faible, vraiment faible.

Putain, on n'est même pas en hiver, pourquoi est-ce qu'il fait autant, froid, sa mère ?

Je rentre dans mon appartement d'Edmonton, loué pour la semaine. Rien que le nom est improbable mais au moins c'est peuplé, y'a de vrais trucs du genre pour gens civilisés, j'peux sortir prendre un petit dej en extérieur, trouver un bar à Avocats, un putain d'endroit où boire un verre qui ne soit pas agrémenté de têtes d'ours.
Personne pour me proposer d'aller sur un lac ou dans une forêt, bordel, je survivrais jamais dans ce pays, pourquoi est-ce que les gens ont un problème à ce point avec la nature ? La terre, les .. les fougères et la crasse, les lacs qui sentent le poisson.

Allez. Dans deux jours, la Norvège. Croix ne peut pas savoir que je suis là. Super safe.
Billets réservés avec une vieille identité que je m'étais crée avant d'arriver à Croix avec les moyens du bord : faire comme si on avait perdu sa carte d'identité, gratter un peu les lettres sur son permis pour pouvoir en changer une ou deux. Jude Haylia Wiliemn.
Vraiment nul mais les moyens du bord sont les moyens du bord.

Réserver sur internet. Imprimer ses billets. Faire ses affaires. Vingt-deux heures, sortir s'acheter un truc à manger avec une bière. « Vous me l'offrez ». Faire le chemin du retour à pied, hors de question de se mêler aux gens, à la masse, aux autres, aux humains dégueulasses qui ne servent à rien d'autre qu'à être des esclaves, des choses utiles mais grouillantes, amassées dans les mêmes endroits..

Réellement, la nausée.

J'attrape ma bière pour le trajet, tant qu'à faire en profiter avec une clope, deux, trois, allez soyons fous, quatre, c'est pas comme si t'avais payé pour ça de toute façon. Mon appartement est un peu à l'écart - j'ai payé pour ça, incroyable - mais assez difficile à repérer pour Croix. Enfin je pense. C'est un rez-de-chaussée. Oh man, un jardin ! Ils me connaissent, ils savent que c'est pas possible de me trouver proche de.. nature et.. arbres et tout.

Au moins s'ils me trouvent, ils comprendront que je me planque.

Mais ça m'étonnerait qu'ils me trouvent. Après la Norvège, ça sera fini. Je me fondrais dans la masse, je parle à peu prêt la langue, je me ferais discrète aussi longtemps que besoin et puis voilà. On verra quand la guerre sera finie, ce qui ressortira de tout ça.

J'attrape les clés dans la main au moment où une nausée m'envahit le ventre. Quelque chose ne va pas. Quelque chose ne va pas, mais alors pas du tout. Je reste interdite devant ma porte, totalement exposée - putain Junie bouge de là - avant de battre en retraite, le dos collé au mur. Putain J'ai pas de lame. J'ai juste moi, en jean, t shirt et baskets. Rien pour frapper, rien du tout. Mon pouvoir mais putain si ils sont plusieurs.
Autant c'est juste Harry calme toi.

Mais bien sûr que non Junie. Cette fois tu ne t'en sors pas.

_________________

Six heures du matin, quelque part dans le XVIIIe, des poubelles et des gens. Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours.


Et je suis la seule à le savoir.
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Admin | Fou furieux, oui Nicolas
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Zacharia Creed
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Lun 25 Sep 2017 - 22:19

Twenty minutes and I'm ready, it's not raining today !

Bloup bloup bloup, blouppy bloup. C'est ainsi que chantonne mon cerveau en ce frais matin canadien de Novembre. Il chantonne tandis que je pique un bisou sur la joue toute douce de ma jolie femme. Elle dort encore. Il chantonne alors que je pars en mission potentiellement dangereuse, pour aller arrêter du sorcier noir. De la sorcière noire, pour être plus précis.
Elle s'appelle June Heylin Williams, 26 ans, Française. Elle aurait été repérée près d'Edmonton, c'est à dire dans le trou du cul du Canada (non, je rigole, on sait tous que c'est le Nunavut). Mais enfin, c'est tout de même à plus de quatre heures d'avion d'Ottawa, où nous résidons en ce moment avec Hayley. Donc pas tout près, quoi. Enfin d'ailleurs, on habite à Barryvale, pour être exact, DANS LA FORÊT WOHO ! C'est très joli, c'est bucolique, et on est pas loin du boulot. Que demande le peuple ?

Parfois, je vais même dans la forêt juste pour soulever des cailloux. Avec la télékinésie, s'entend. Sinon ce serait bizarre. Bon, encore plus bizarre que ce que je fais déjà. Ca fait vraiment du bien de revenir vivre au Canada. Les élans et les caribous m'avaient manqué. Non mais, pour vrai hein. Y a tout plein de bestioles au Canada qu'on ne trouve pas en Ecosse. A commencer par mon brocousin. Octavius. Oui, Octavius est une bestiole. Oui, vous pouvez rire de lui, il adore qu'on se foute de sa gueule. Fufufu.

Après m'être douché en chantant des chansons canadiennes pour enfant (spoiler alert : parfois ça parle de poutine), je me sèche en chantant de plus belle, enfile une chemise à carreaux de trappeur des bois, un pantalon en toile beige, et essuie vaguement les bouclettes trempées qui ornent le sommet de mon crâne.
Je trempe un donut dans du sirop d'érable -je fais ce que je veux- tout en sirotant un bon café au lait, mord dans une banane, me brosse les dents, et je prends le bubus (oui, le bubus, c'est un surnom affectueux pour le bus, j'ai le droit). Le bubus, donc, pour me rendre à Ottawa. A Ottawa, où m'attend ma coéquipière du jour. Nawel Meish, qu'elle s'appelle la dame. Je l'ai déjà rencontrée plusieurs fois pendant ma formation. C'est genre, une fille trop belle et trop hautaine pour moi, mais j'm'en fous, j'l'ai déjà surnommée Nawiwi dans ma tête, parce que j'suis sûr qu'on peut être potes, tous les deux. J'suis sûr qu'elle est capable de bien m'aimer. Peut-être. En tous cas ce qui est sûr c'est que je vais être nerveux, et dire de la merde. Genre pas de la merde "j'ai envie de dire de la merde parce que c'est drôle". Mais plutôt de la merde "je vais dire de la merde pour détendre l'atmosphère". Et là ce sera gênant. Et du coup, comme je serai gêné, je vais dire encore plus de la merde. Jusqu'à ce qu'elle devienne ma coupine la gentille dame. Généralement ça marche. J'ai gagné Edwin Al Hattal comme ça. Je crois. Après Edwin il est fou. Donc bon.

L'un dans l'autre... Voilà.

Donc j'arrive à Ottawa. Je dis au revoir au bubus en lui tapotant affectueusement la carrosserie. Il est joli, il est rouge et blanc, comme le Canada, et avec un peu de jaune aussi. Un joli bubus, somme toute.

Comme je suis en avance, je marche comme le petit pédestre joyeux que je suis en direction du QG d'Orpheo Canada. Je suis un petit lutin tout content de partir en mission contre une vilaine sorcière noire. Vilaine, certes, mais fort jolie. Enfin, pas mon type, mais elle est belle quoi. Pourquoi je me fais cette réflexion ? Je sais pas. Comment j'ai réussi à intégrer la police magique ? Aucune idée. J'ai envie de pain perdu. P'têtre que Nawiwi aura envie de passer au Starbuck outoutautrecafébienmeilleur pour prendre un second petit déjeuner ? Ou est-ce que prendre un second petit déjeuner est une mauvaise idée lorsqu'on part en mission ? Chépa. Chépachépachépachépa. C'est rythmé ces deux petites syllabes. Tellement rythmées que je commence à en faire une petite chanson en tapotant mes cuisses pendant que je marche :


-Chépachépachépachépachépachépa....

Je m'arrête avec une onomatopée genre "gasp" devant le vigile de l'entrée du QG, qui, clairement, me prend pour un demeuré. Je sais pas s'il connait mon prénom, mais je lui adresse un petit sourire gêné accompagné d'un :

-Bonjour..., sorti d'une toute petite voix.

Nawel m'attend dans le hall du QG. Je la vois, mais pas elle. Chose incroyable, je croise Phil. Phil Burgess, mon poto. Ouais, alors, Phil Burgess, j'vous ai pas expliqué. C'était mon mentor. Et j'l'aime trop. J'me fous tout le temps de sa gueule, globalement, genre, je sais pas comment il a réussi à m'enseigner quoi que ce soit au final, mais toujours est-il qu'aujourd'hui je suis officiellement membre d'Orpheo et de la police magique. Donc, pourquoi pas.
Et re-donc, il est surprenant que je croise Phil, puisqu'il est le sous-directeur d'Allen Kristiansen, notre beau, doux, soyeux et ô combien charismatique directeur de QG qui avait été mis à pied pour plusieurs mois. Ca a fait mal, je dois dire, et j'étais pas d'accord. Parce que, comme je l'ai déjà dit, ce type est soyeux. Genre super soyeux. Il a une soyance qui se voit dans ses yeux, m'voyez. Si vous ne comprenez pas, c'est que vous avez perdu votre âme d'enfant, dommage.

Bref, c'est surprenant parce qu'en tant que sous-directeur, Phil a du boulot. Et quand Allen avait été mis à pied, bah il avait encore plus de boulot. J'suis bien content qu'il soit revenu Allen, d'ailleurs. Pas que j'aime pas Phil, hein. J'adore Phil. C'est un boulet. Il est con. J'l'adore. Mais il est pas soyeux comme Allen. Phil est plus... Appétissant je dirais. Epicé même. Et boueux. Genre je sais pas. Boueux est un terme qui lui va bien. Mais boueux positif. Boueux dans le sens fermier du Languedoc qui donne toute sa vie pour ses patates et ses chevreaux. Je suis jamais allé dans le Languedoc. Je crois que c'est en France.

Chose surprenante également, est que je croise Phil, sous forme humaine. Alors que le gars, c'est un loup les trois quarts du temps. C'est une bestiole, on le patpat sur le crane quand on le croise. Du moins, moi je le fais. Même si ça le vexe.
Du coup, j'en profite pour me foutre de sa gueule au passage, et puis lui il a pas le temps, parce que, beh, il doit remplacer Allen figurez-vous -allez-y, figurez-vous-, donc voilà, je fais une vanne, il fait une bouche de bébé qui boude, m'indique que "eh, Miss Meish est là bas" (chose que j'avais déjà remarquée de mon oeil de lynx, si vous avez tout bien suivi), et repart les bras chargés de paperasse, tel le glandu galérien qu'il est. Je le laisse vaquer, allez, parce que moi aussi je dois vaquer. Je dois surtout faire bonne impression à ma collègue, qui vient du QG de Londres exprès pour moi tavu. Ou pas en fait, je sais pas. En tous cas j'suis presque sûr qu'elle est pas rattachée au QG du Canada. Donc bref. J'avance à grands pas vers elle, et me plante devant la jeune femme avec un grand sourire.


-Bonjour Nawiwi ! Ca va bien ? Pas trop dur le voyage ? Tu nous téléporte ?

Un larbin quelconque du QG rapplique dans la minute pour appliquer une rune de puissance afin de décupler la magie de ma collègue. Oui, parce que si j'ai bien tout compris, c'est elle qui nous emmène à Edmonton, et on aimerait, d'une part, éviter de se retrouver en Nouvelle Ecosse pour aucune raison, et, d'autre part, de crever la plus expérimentée de nous deux avant même d'avoir vraiment commencé la mission.

Sautillant -frétillant même- comme un gosse qu'on emmène à la plage, je m'accroche au bras de Nawel comme si c'était ma maman -elle a genre un an de plus que moi, tout va bien-, et pouf, on est partis.

J'adore la téléportation. Y en a que ça fait flipper, que ça rend malade. Moi je trouve ça genre trop drôle. Pour moi la téléportation c'est Disneyland. J'aurais bien aimé avoir de la téléportation. Mais d'un côté j'adore ma télékinésie. Genre trop beaucoup. Mais je n'ai jamais trompé Hayley avec la télékinésie. Non mais.

On se retrouve dans une petite rue d'Edmonton, comme ça, jolie, pas trop passante, pas trop commerçante, mais pas loin du coin sympa des hipsters et des bars à smoothies. Ouais je critique les hipsters, ouais. J'suis comme ça moi. Même si j'adore les smoothies. Le premier qui dit que j'ai un côté hipster je le trempe dans du sirop d'érable et je le donne à manger à un grizzly. Non. Je suis pas capable de faire ça. Rien que de l'imaginer je suis pas capable. Alors bon.

J'adresse un grand sourire con, toutes dents serrées, à Nawel. Je sors mon calepin -de hipster- sur lequel j'ai noté l'adresse à laquelle on devrait trouver la Williams en question. On est à deux pas, si mon sens de l’orientation (nul en vrai, vraiment nul, il ne marche que dans les vastes forêts du Canada, et dans les champs du Tennessee, c'est très limité) ne me trompe pas. Ou du moins sur les panneaux de signalisation et numéros de rues ne trompent pas. Ne croyez pas hein, c'est fourbe un numéro de rue. Je suis sûr que certains se téléportent. Juste pour faire de la fourberie. Parce que c'est des fourbes. Vous l'aurez compris.

-Bon, on fait quoi ? On entre et on fait "Haut les mains June Williams, vous êtes en état d'arrestation ?".

Passque j'ai déjà arrêté des gens, mais souvent bah c'était pas moi qui le faisait. Enfin je faisais que suivre. Enfin je veux dire, c'était pas moi qui menait l'expédition quoi. Enfin bref. En fait j'suis surtout pas hyper sûr de moi et je préfère m'en remettre à celle qui est la plus expérimentée ici, c'est à dire Na-wel.

On est devant l'immeuble. On checke de potentielles runes autour du bâtiment, sur les murs. Tout bien comme monsieur -inspiration mentale- VONIESTOSIWJSKI -hallelujah- -j'aime bien ce type au fait- On entre. Escalier, pas ascenseur, déjà parce que j'aime pas ça, et ensuite c'est plus facile de déjouer un méchant escalier qu'un ascenseur. Si.

Et donc voilà, on est devant l'appart. Comme deux jolies asperges. Deux courges, même, je dirais. Enfin Nawel est tout de même plus jolie qu'une asperge. Faut quand même rendre à Meish ce qui est à Meish. Plutôt à Nawiwi ce qui est à Nawiwi, c'est quand même un vachement chouette surnom, même si je suis pas 100% sûr que ça lui plaise.

J'crois que je devrais arrêter de me poser des questions.

J'entends un bruit venant de l'intérieur. Je jette un regard à ma coéquipière, un couteau repliable dans la main. Genre un couteau de trappeur canadien qui dépiaute des ratons laveurs avec. Sauf que moi je dépiaute pas de ratons laveurs, j'trouve ça tout mignon. J'me ferais même pas une toque avec.
Y a un bruit donc. Je me concentre. Je m'entaille un peu la main et trace une rune de détection de la magie sur ma paume. Je sens une présence, mais pas genre de gros piège tout baveux pas beau avec des dents. Juste une magie normale, un peu en alerte. J'entends un autre bruit. Et là je panique un peu.

TELEKINESIE !

Boum, la télékinésie ouvre grand la porte et pouf, comme la panique fait "blblblblbl" dans ma tête, la dame derrière la porte se retrouve projetée au fond du couloir, et moi je glapis :


-J'suis désolé !

Non Zach, on ne s'excuse pas contre la sorcière noire qu'on est supposé venir arrêter.

Je fais une grimace de crapaud attardé mental et me reprend :


-Euh, je veux dire, June Heylin Williams, au nom d'Orpheo, je, euh, nous, vous arrêtons.

Je jette un coup d’œil angoissé en coin à Nawel. Elle doit me détester. Ohlala, Zach. T'es une tanche. Ouais, une tanche. Genre de celles que t'as pêché avec Octavius dans la rivière l'été dernier. Et qui avaient l'air profondément stupides, jusqu'au plus profond de leur cerveau mou et blanc. Ouais, celles là même.

A ce niveau là je sais pas si je me pose trop, pas assez de questions, ou juste pas les bonnes.

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Exorciste | Agent de la Police Magique
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Nawel Meish
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Sam 6 Jan 2018 - 23:18

Je n’ai pas encore décidé. D’un côté, génial, j’ai une mission, de l’autre côté, c’est au Canada - donc clairement pas chez moi, loin de chez moi même. Honnêtement j’suis fatiguée, et j’en ai un peu rien à branler. C’est pas contre eux, c’est que la police secrète des fois c’est marrant, des fois c’est fatiguant et honnêtement, pas moyen d’avoir une vie à côté. Imaginez j’ai un mari. Et beh je suis tout le temps à l’étranger - à courir avec cette poche de Jack par exemple, mh, ça prend du temps ça - et là au Canada.

Et le pire.

C’est que c’est avec qui ?

Zach.

Tuez-moi.

C’est pas que je ne l’aime pas, détrompez-vous, il est tout chou et là se trouve, le vrai fond, du problème. Il est mignon, il frétille et il est content, content, content, content tout le temps et choupinou, choupinet et je remercie chaque jour le dieu de la chance que je ne puisse pas lire dans les pensées. Imaginez moi, glauque, sale, chiante, et lui qui sautille à côté ? C’est un self-contrôle au quotidien qu’il m’a fallu acquérir. J’ai vraiment sans cesse envie de briser son bonheur en lui montrant des horreurs ou au moins de lire dire « mais par pitié Zach, ferme ta gueule. T’es beaucoup trop heureux. »

Peut être que je suis une grosse aigrie de la vie.

Sûrement.

En attendant, on doit aller chopper une poulette à deux.

J’arrive donc au QG, « bonjour, ça va, blablabla, bonjour, moi c’est Mademoiselle Meish, bonjour, Nawel enchantée, oui oui la mission, blablablabla, blablabliblou, aucune idée de ce que je fais là, pitié laissez moi aller fumer une clope. » On m’a dit que monsieur le directeur lisait dans les pensées, j’ai intérêt à bien fermer ma gueule une fois dans son bureau et que je ne pense pas - histoire de respect - à aller fumer une clope.

-Bonjour Nawiwi ! Ca va bien ? Pas trop dur le voyage ? Tu nous téléportes ?


Et voilà. Vla-t-y pas que j’ai déjà envie qu’il meure. Je lui fais un sourire gentil, parce que vraiment je l’aime bien, mais pas trop, enfin si, mais à petite dose vous voyez ? Alors j’évite de trop causer pour pas trop souhaiter son décès. Je hoche néanmoins la tête assez vivement. Il paraît que chez les gens contents ça peut passer pour de l’optimisme.

Bref, un monsieur, de type monsieur ruine, un peu comme Simje mais pas vraiment - il faut avouer qu’il est vraiment, vraiment très petit et qu’il a des yeux globuleux. Je ne sais absolument pas comment il peut rester sexuellement attirant après ça, mais c’est le cas ! C’est le cas. C’est mystérieux.
Je le baiserais bien.
Bref.

J’ai une rune, j’ai Zach, j’ai mon cerveau, allez on est parti.

On arrive donc où on devait arriver, Zach il à l’air tout content et ça me rend un peu content de l’avoir rendu tout content - ce mec est communicatif, c’est aberrant, je sais pas trop pourquoi, je sais pas trop comment - et je lui fais un patpat sur l’épaule parce que là ça va.
Il sort un calepin (sérieusement mec, pas un téléphone ? Un calepin ?) et on avance. A peu près aussi vite que si on faisait des pas de chou-fleur. Vous connaissez le jeu ? Chou. Fleur. Chou. Fleur.

BREF SORTEZ MOI CA DU CRANE PAR PITIE.


-Bon, on fait quoi ? On entre et on fait "Haut les mains June Williams, vous êtes en état d'arrestation ?".

Moh.

- D’abord on tape dessus je pense.

On fait donc notre travail, des histoires de runes, des vérifications, absolument aux aguets comme des petits furets, on scrute, on est prudents comme il faut parce que il ne faudrait pas oublier qu’on y’a moyen qu’on meure. J’ai pas du tout envie de décéder.

On est comme des pros.

Je dis comme si parce que en vrai j’me sens comme un Cm2 à qui on demande de faire de la physique quantique appliquée. A peu près.

Et là.
Mais alors là.

J’ose même pas dire ce qui s’est vraiment passé.

Personnellement, je me dis que je devrais dessiner des détecteurs. Genre des petites pièces qui pourraient nous êtres utiles pour plus tard. Mais d’un coup, je comprends rien, Zach s’entaille la main, puis bruit, puis re gros bruit, personne projetée, j’ai mille trains de retard, quelqu’un est percuté et s’explose au fond du couloir, oh merde c’est June Williams, putain, j’entends Zach qui s’excuse (???) et puis je cours vers la proie, et Zach qui s’écrie :

-Euh, je veux dire, June Heylin Williams, au nom d'Orpheo, je, euh, nous, vous arrêtons.

Sérieux, ici y’a rien qui va.

La sorcière me regarde et s’écrie :

- Ne bouge plus.

Et subitement je suffoque, et voilà je vais mourir, mes poumons se ralentissent - oh putain, mon coeur, lui aussi il va s’arrêter - et je dessine en panique un seau d’eau qui est supposé se renverser sur elle genre de l’eau, mais s’il est effectivement plein d’eau il s’écrase juste sur elle, plastique en premier, ça tombe sur ses côtes qui craquent, elles relâchent la pression et je saute dessus en visant la gorge, elle me colle un plein coup en visage et j’enchaine trois coups, dessine une flamme et la brûle à l’épaule, j’me prends un coup dans l’entrejambe et je lui mets un gros coup de tête alors que Zach, je sais pas où il est passé mais c’est passé trop vite, la seconde d’après j’ai ma main sur sa gorge et je dis :

- Viens on la ligote.

Alors qu’en vrai je sais pas trop comment on est censés la livrer. Vlà-t-y pas qu’on la ligote, et je suis super impressionnée parce que Zach qui à l’air d’être un caribou sorti de la forêt, il fait des noeuds vraiment trop cools putain j’ai l’air d’une débutante à côté.

Finalement on peut dire que la mission s’est bien passée.

Je crois qu’on peut rentrer.

Surtout qu’elle a pas dit un seul mot, ça veut dire qu’on aura rien à répéter aux autres, faudra juste pas trop que Zach il balance des précisions sur comment on est nuls mais on réussit quand même, et puis on pourra rentrer chez nous, moi avec mon oeil poché, et Zach tout mignon tout chou.

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darkgoldenrod
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Allen Kristiansen
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Dim 7 Jan 2018 - 15:10


"May the bridges i burn light the way"


On devrait tout faire pour que le monde aille mieux, mais c'est quoi aller mieux ? On se base sur quoi pour dire que c'est mieux ? Moi je trouve que chacun a le droit de parler et qu'en discutant on serait tous plus forts, au lieu de se castagner sur la figure à longueur de journée.


« Ça va faire DEUX jours. »

Oui, exactement deux jours que je suis revenu à mon poste. Et vous savez quoi ? Franchement, ça ne m’a pas manqué. J’ai pu visiter nombres de villes, je me suis fait mon petit tour du monde en deux mois et quelques et vraiment, ça s’est bien passé. Pour preuve, mon don s’est même développé. Je n’aurais pas pu rêver mieux – bon, sauf en ce qui concerne les maux de tête qui ont suivi le temps que je m’habitue à ma nouvelle faculté. Bref, j’ai passé de super vacances, et Burgess ne m’a – presque – pas appelé. Il faut dire qu’il s’est tout de même bien débrouillée pour un mec qui passe sa vie en pls sur le tapis. Ce qui me fait me poser la question actuelle de la prétendue utilité d’un sous-directeur. En a-t-il eu un, même, impossible de dire, je m’en fiche, à vrai dire, royalement.

Je ne vais cependant pas m’étendre sur ces prétendues « vacances » passées à dilapider mon argent pour éponger ma rage explosive comme un volcan en éruption. Je suis rentré, et c’est tout ce qui compte. Tout était encore résolument à sa place et tut le monde me disait bonjour, comme d’habitude. Les regards n’avaient pas changé non plus. Si, peut-être un peu de surprise, mais au final, l’histoire de ma mise à pied ne s’était pas vraiment ébruité dans tout l’organisme. Au pire se disait-on que cela faisait longtemps. Et je peux le dire, j’ai littéralement épié chaque conversation mentale des gens qui croisaient mon regard.

AH. Ça fait du bien d’être chez soi.

Aujourd’hui, rappelons-le, deux jours après ma (re)prise de fonction, il se trouve qu’on a chopé une sorcière noire, de Croix d’après le registre. June Williams, il paraît. Demoiselle en cavale, il paraît. Je ne la connais pas, on m’a simplement balancé son dossier sur la table ce matin. Balancé hein, pas posé. Genre, vas-y, démerde-toi avec ça. Ça a fait volé des papiers que je lisais et j’ai juste lancé un regard terrifiant au secrétaire qui s’est aussitôt excusé. Nan mais oh. D’accord, ça n’avait pas été prémédité. En fait, il avait juste essayé de rattraper ce dossier au moment où il m’avait apporté un café. Peu importe les circonstances, les faits étaient là et j’étais déjà de mauvaise humeur avant même d’avoir lu l’histoire de la fameuse June Williams.

Et Phil qui s’accommode déjà de son retour à l’état larvaire. Il pourrait aider, maintenant qu’il s’est montré fantastique dans la direction du QG. On pourrait travailler ensemble et boucler des journées en moins de dix heures. Il pourrait rentrer plus vite chez lui et faire autre chose de sa vie. N’est-ce pas. Il a une vie même ? Une copine ? J’en sais rien. Putain, mais est-ce que juste je m’en fous pas un peu ? Si, je crois que je tiens quelque chose là. Ouais, j’en n’ai vraiment rien à faire de sa vie. Comment ça je suis méchant. On m’a balancé un dossier à la figure, oh.

Je soupire d’un seul coup, comme si j’avais frappé le temps avec une tapette à mouche, et cette dernière semble tout à coup reprendre son cours normal. Phil qui dort, donc, sous sa forme de loup à la crête blanche. Je m’attarde sur le document que je lisais avant que l’on ne vienne me déranger, boit deux trois gorgées de café puis abaisse tous les écrans pour lire enfin l’intégralité du contenu du porte document. C’est marqué et surligné et souligné et surbrillancé « URGENT » et on ne m’a rien dit. On me l’a juste balancé. Je veux rien savoir, on m’a dérangé, je suis énervé, fin du débat. Bon, un regard sur ma montre m’indique que l’urgence a tout de même attendu dix bonnes minutes déjà. Pas le temps de bailler, je détache les élastiques et parcoure le tout très rapidement. Oui, c’est bien ce que je disais. On a arrêté une sorcière noire. Sauf qu’elle est actuellement dans les locaux, en interrogatoire et où l’on attend ma présence. Apparemment, ils étaient sur sa piste depuis pas mal de temps mais hey, je viens juste de rentrer et visiblement Phil n’a pas l’air pressé de m’en parler. Il n’a pas l’air pressé de parler tout court. Nouveau soupir.

Je prends ma veste et Phil relève subitement sa tête canine avant de s’étirer tout en longueur.

-J’ai besoin de toi, prépare-toi.

Le voilà qui file dans la pièce d’à côté et revient en un instant habillé et bien peigné. Wouah, c’est qu’il a doublé sa vitesse depuis la dernière fois. Oui, enfin qu’importe, je ne vais pas m’ébahir devant ce don tout à fait inutile. Nous parcourons les allées jusqu’aux salles d’interrogatoire, au sous-sol. On n’en a que deux, parce que le QG n’est pas du tout spécialisé là-dedans. Il semble même que les principaux concernés par l’arrestation ne soient pas tous les deux du Canada. C’est pour vous dire. Un agent de la Police Magique, Nawel Meish et Zacharia Creed, certainement le plus sympathique bonhomme que je connaisse. Et un Creed. On ne crache pas sur un Creed quand on vient au Canada, c’est tout. Les histoires de famille, tout ça tout ça.

Bien. Phil et moi parvenons enfin à destination. Le couloir est silencieux principalement parce que les murs sont très bien isolés et inscrits de runes anti-bruit. C’est à peine si l’on entend nos pas. Je continue de lire le document tenant compte de l’état de la fameuse Williams et constate qu’elle n’a visiblement pas dû passer un bon quart d’heure. Tout comme nos exorcistes d’ailleurs. Enfin, personne n’est mort et ça, c’est le principal. Il n’y a curieusement personne sur les lieux. Pas les exorcistes sur le coup en tout cas. Peut-être sont-ils déjà à l’intérieur. Nous passons en salle annexe, celle derrière les épais miroirs teintés pour observer la scène de toute notre hauteur. La porte pour accéder à cette pièce est bien cachée, à vrai dire tout porte à croire qu’elle n’existe pas. Je me pose, les bras croisés et observe à travers la fenêtre. Il y a June à l’intérieur et deux exorcistes que je ne reconnais pas vraiment. Ce qui veut dire qu’il s’agit de membres de la Police Magique d’Angleterre, par élimination. Peut-être nawel Et Zach se pointeront un peu plus tard. Je ne leur en voudrais pas d’avoir pris un café pour faire redescendre la pression. Devrais-je en proposer un à June ? Bah, on parle plus volontiers lorsqu’on se sent en confiance, c’est un fait et les recherches psychologiques le prouvent. Faites un entretien d’embauche et vous verrez comme c’est véridique.

Qu’importe, je fronce les sourcils et me tait, préférant écouter les échanges entre les personnages présents. M’es avis que cette discussion va mal finir.


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Cormag D. Scrimgeour
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Jeu 11 Jan 2018 - 15:25

Cormag était de retour derrière son bureau à lire des rapports sur les différentes sections de son QG après le déjeuner. Le telephone sonna. Il haussa un sourcil sachant que ca arrivait directement sur sa ligne sans passer par sa secrétaire. Il décrocha rapidement et cala le combiné entre son oreille et son épaule tout en continuant de feuilleter le rapport qu’il tenait. Bien vite, il laissa tomber ce dernier pour prendre correctement le telephone et payer attention à ce que son interlocuteur lui disait. L'appel fut court mais il savait ce qu’il devait faire. Et surtout, il devait agir vite avant que cette chochotte de directeur du Canada ne gâche tout. Il fit un court appel interne au département des téléporteurs pour qu'un se prépare rapidement le temps qu’il arrive. Ni une, ni deux, il quitta son bureau et envoya un message à sa femme pendant qu’il marchait. Elle le rejoindrait juste après.

Il mit bien cinq minutes avant d'arriver au bon département. Ils auraient bien eu le temps de se préparer pour le téléporter au Canada. Ils savaient que ça barderait si ils n’étaient pas prêts à temps pour accueillir et transporter leur directeur. Tout était en place.

-Dans le hall d’entrée du QG d'Ottawa, Canada.

Et ils disparurent de Berlin.

Instantanément, ils furent au Canada. L'homme qui l'avait appelé se tenait devant lui et salua Cormag. Rapidement, ils se mirent à avancer.

-Je vous ai prévenu dès que je l’ai su. Ils ont capturée sorcière noire de Croix. Elle est en bas en salle d’interrogatoire. M. Kristiansen est soit déjà prévenu soit il ne va pas tarder.

Il le fit taire d’un signe de la main. La moitié de ces choses, il lui avait déjà dit il y avait à peine dix minutes. Cet homme avait suivi le mouvement des conservateurs et était basé au Canada. C’était bien pratique d’avoir des «espions » dans différents QG. Surtout dans un QG de progressistes bisounours comme celui-ci.

Il savait également qu’il était assez haut placé pour être notifié des sujets sensibles et avoir accès à toutes les parties du QG. Notamment les sous sols.

Le directeur d'Orpheo Allemagne marchait d’un grand pas, rapide et sûr de lui. L’homme à ses cotes, plus petit, essayait de suivre en faisant de plus petites foulées et devait allonger le pas souvent pour rester à sa hauteur. Tout le monde dégageait le passage en apercevant Cormag, comme si les lieux lui appartenait. Son allure et surement sa notoriété devait y être pour quelque chose.

Le petit conservateur s’arrêta devant une porte et chuchota que c’était ici, tout en ayant peur. Cormag le regarda avec insistance pour qu’il déverrouille la porte. Une fois cela fait, le directeur tourna rapidement la poignée de la porte et entra avec virulence, les mains brûlantes, se préparant à faire souffrir mille morts à cette sorcière. Un rapide coup d’œil et il s’aperçut que le propriétaire des lieux était absent. Cela l’arrangeait grandement. La sorcière, June Williams apparemment, membre de Croix, était sur une chaise. Deux exorcistes près d'elle, essayant de l'interroger. Cormag s’imposa, les poussant des épaules et attrape violemment les cheveux de la vilaine. Sa main toujours brûlante, on sentit bien vite l'odeur de la chair brûlée.

-Tu vas parler maintenant.

Un interrogatoire en douceur, c’était n’importe quoi. Eux n'hésitaient pas à les torturer, à les tuer, et pire encore. Ils ne connaissaient pas la pitié, la gentillesse, la générosité, l'amour de l’autre et de son prochain.

Il créa une boule de feu avec son autre main, la regarda tranquillement, s'accroupit, releva la tete de la sorcière avec sa main brula te toujours au sommet de son crane.

-Tu devrais nous dire tout ce qu’on veut savoir si tu ne veux pas faire disparaitre ce joli minois.

Il approcha sa boule de feu de son visage, surement devait elle sentir la chaleur quelle dégageait. Et même que tout le corps de Cormag dégageait. Il devait en profiter avec que le glaçon ne fasse retomber l’ambiance et qu’il plombe tout cet interrogatoire.

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Elizabeth M. Porter
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Sam 13 Jan 2018 - 20:49

Définitivement.
J'en avait définitivement marre des journalistes. Ces vautours étaient prêts à tout pour nous faire tomber ! Nous qui passons toutes les journées de notre vie a les protéger, à éviter que les sorciers noirs les détruisent… Quoi qu'il en soit, cette journaliste étaient encore revenue. Pour poser des questions embarrassantes sur l'évolution d'Orphéo, et surtout, la "non-évolution". Evidement, je lui ai dis que nous progression dans nos enquêtes et que nous avons des nouvelles preuves pour trouver les sorciers noirs et leur repère. Mais c'était un mensonge, et même si j'avais été particulièrement convaincante, j'était déprimée à l'idée de ne rien avoir a offrir comme publicité.
Je soufflai. Mon café avait refroidis à force de répondre aux mails et à signer et rédiger des dossiers. Les enquêtes sur les quartiers nord de Berlin n'avaient aboutis à rien de concrets, à part des blessés qui eux étaient concrets. Leurs rapports n'avaient rien apporté de plus que de nouvelles questions…
Cela commençait à peser, et il nous fallait un nouvel angle d'attaque et assez rapidement. Mon téléphone vibra, mais sur le coup je n'avais pas fait attention. Il me fallait un autre dossier et celui la se trouvait dans le bureau de Cormag. Je pris par reflex mon téléphone et regarda mon message. Je m'arrêtais net devant la porte et fit demi tour. Une fois mon manteau mis, et mon sac à main sous les bras, je laissa un mot sur le bureau de Djenna et me dirigea vers le département des téléporteurs à toute hâte. J'aurai tant aimé être véloce… Je n'imagine même pas ce que Cormag pourrait faire a cette fille, mais le véritable problème, c'est le directeur du Canada. Le tout sera d'éviter qu'ils se retrouvent dans al même pièce que lui, il faudrait éviter qu'un incendie se déclenche par ce que ces messieurs ne sont pas d'accord.
Un homme m'attendait au département et me fis un rapport rapide, que le principal à savoir. Cormag avait fait vite… Le travail de nos espions portait ses fruits et cela me remonta le moral.
Avant que l'homme me téléporte, je souris.
Finalement, ça allait surement s'améliorer la situation…
J'espère qu'on aura de nouvelles informations et qu'on pourra avancer dans notre chasse aux sorcières.

Arrivée au QG Canada, j'eu un léger vertige. Je n'aimais pas me téléporter… Cela me retournait l'estomac. L'homme qui nous avait donné les infos arriva quelques minutes après pour venir me chercher. Il me dit tout ce que je voulais savoir. Je commençais à noter ce qu'il dit, puis me mis en route à mon tour vers le quartier où elle était détenue.
June H. Williams.
Sorcière de Croix.
Bien, mademoiselle, j'espère que tu parlera… Sinon j'en connais un qui va te faire très mal, et un autre qu'il va falloir que je baratine pour éviter de déclencher une guerre.
Quelle magnifique journée.

Devant la porte de la salle d'interrogatoire, l'homme s'inclina légèrement et s'excusa, avant de s'éloigner pour refaire le chemin inverse. Je mis la main sur la poignée.

Je suis excitée comme une puce !

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surprise....:
 
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June H. Williams
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Sam 13 Jan 2018 - 22:05

La porte s'ouvre d'un coup, et c'est mon corps qui est soufflé comme un foetus de paille.
Cette averse est un feu de paille,
La chaleur va l'étouffer.
Eluard.
Vous connaissez Paul Eluard ?
Peut être que dans quelques minutes, je ne connaitrais plus parce que je serais morte. La panique me paralyse alors que j'entends.

-J'suis désolé !


?

-Euh, je veux dire, June Heylin Williams, au nom d'Orpheo, je, euh, nous, vous arrêtons.


Vous n'imaginez pas à quel point c'est un soulagement. Enfin, un demi soulagement - parce que c'est sévèrement la merde - mais bordel, les hommes de Dorian n'arrêtent pas, ne prononcent pas de choses aussi sentencieuses. Ils tuent, ils rangent et lavent, et c'est tout. Fin.

Au moins là, je ne mourrais pas ce soir. Je ne connais pas leurs techniques après, je ne sais pas ce qu'ils veulent de moi - mais ça me semble logique. Ils vont sûrement faire comme des humains pendant la seconde guerre mondiale, c'est à dire "bouhouh, on est en train de perdre, donnez nous des informations s'il vous plaît !" Des sales humains. Même que ils en ont plein leurs rangs.

Bref.
En vrai, je papote, je papote, mais j'suis en train de prendre bordel.

Malgré l'ordre que j'ai donné, une charge m'a éclaté les côtes et j'ai relâché la pression, mais je frappe un visage, on me brûle, je frappe, coup de tête et c'est fini.
Deux contre un de toute façon c'était déjà fini.

- Viens on la ligote.

Y'a une histoire de liens et puis c'est fini, je suis téléportée et emmenée dans un QG. Les personnes qui m'ont capturée n'avaient pas le même accent quand ils parlent alors autant vous dire que je n'ai aucune idée d'où je me trouve. Orpheo ne doit pas attraper des sorciers noirs de Croix bien souvent - du moins pas de ceux qui avaient accès à Dorian en direct - et je suis peut être un objet sensationnel.
Peut être pas et que c'est la routine.

En attendant on me place dans une salle d'interrogatoire, j'ai mal au nez et j'ai sûrement le coin des deux yeux pochés, l'épaule brûlés et des exorcistes en face de moi. La téléportation m'a filé la gerbe et je ne comprends pas grand chose à ma vie, si ce n'est que j'ai bien, bien intérêt à fermer ma gueule. Les autres causent, causent, j'ai la gerbe et j'ai mal et je m'en branle, parlez les petits moutons, parlez. Je ne crains pas les laines blanches, je crains Dorian, ce gros enculé de ses morts.

Un homme rentre soudainement - dieu qu'il est laid - et m'attrape par les cheveux. Ma tête part en arrière et je sere les dents alors qu'il me brûle, je siffle entre mes dents closes.

-Tu vas parler maintenant.

Il ne me lâche pas, j'en salive de douleur - mais c'est dégueulasse ça mademoiselle - alors qu'il continue, ce trou de cul.

-Tu devrais nous dire tout ce qu’on veut savoir si tu ne veux pas faire disparaitre ce joli minois.

Et y'a une histoire de boule de feu, ce mec est fou.

- Vous avez même pas posé de question.

DONC JE PEUX PAS Y REPONDRE, AHAH !
On ne se marre pas du tout.
A vrai dire, si ils me défigurent, au moins, Dorian ne me retrouvera jamais, je serais une vieille moche grillée, et je pourrais passer tranquillou ma vie à compter, des, moutous.

Ou à trouver une façon de buter ce nouvel inconnu, visiblement un fils de pute violent et sûrement très, très mal baisé.

Et puis une meuf rentre.
Dis donc, c'est l'attraction du siècle la Junie ! On adore la vie par ici, on adore la vie. Vous voulez pas ramener les enfants aussi, histoire qu'ils puissent apprendre comment torturer les gens ?
Et après ces peinge-culs, ils se pensent mieux que nous. Avec les mêmes méthodes. C'est vraiment des vieilles peaux.

- Si je vous parle, je meurs, si je me tais, je meurs ?

J'ai un sourire dur et métallique. Je m'en fou, j'ai bien, bien, bien moins peur d'eux que de Dorian. Si on faisait une échelle de la peur avec Dorian au sommet, Orpheo ne serait même pas visible. C'est dire.

- Vous ne vous rendez pas compte de ce qui m'attend là-bas si je trahis. Je préfère mille fois mourir ici, même entourée de petites merdes.


Le mépris est sur mon visage, un dégoût sans fin, sans nom, un mépris qui s'étire et s'étale et tâche les murs.
C'est dire si ce type, c'est vraiment un vieux tas de merde. Et l'autre meuf un géranium.

_________________

Six heures du matin, quelque part dans le XVIIIe, des poubelles et des gens. Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours.


Et je suis la seule à le savoir.
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Zacharia Creed
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Mer 17 Jan 2018 - 23:24

C'est pas très bien d'être méchant !

Bon je sais que Nawel voulait qu'on tape d'abord sur la sorcière noire, mais voilà, la télékinésie a fait "wouh !" et elle est partie toute seule, comme un courant d'air, en direction de la porte, et en direction de la dénommée June, qui, donc, par le fait, est aplatie devant nous, pouf, à notre merci. Moi j'ai proféré mes âneries, je suis content. Pouic. Bam, re-pouf. Les onomatopées sont ma passion. C'est tellement plus représentatif de la vie et des pensées -en tous cas des miennes- que je ne sais pas comment je ferais sans. Il parait que le japonais comporte plein de mots onomatopées d'ailleurs. J'sais pas où j'ai entendu ça. Peut-être que c'est ce je-sais-tout d'Octavius qui m'en a parlé. A moins que ce ne soit Hayley ?
J'en sais rien.

Je pense à des choses totalement pertinentes dans un contexte de capture de sorcière noire. Wololo quoi. Skouloulou. Pouloulou même.

BREF. Ce mot résume ma vie. Mais de façon ironique m'voyez.

J'abrège.

J'ai pas tout compris mais à un moment y a Nawiwi qui a eu l'air de s'étouffer toute seule, mais comme je suis un branquignole, avant que j'aie pu réfléchir à une solution optimale au problème qui venait de m'être présenté, y a un seau d'eau -waaaah- qui apparaît, et qui se renverse -plouf- sur la vilaine méchante, mais plutôt belle, quoique pas mon style. D'ailleurs le seau il fait pas d'abord plouf. Il fait d'abord sploutch, puis crac -ça j'aime pas-, puis blang-plouf-splash. Donc plutôt à la fin le plouf quoi au final.
Et Nawel qui saute sur la madame, et moi qui reste planté dans l'entrée en bon navet de première catégorie -genre les plus beaux et les plus gentils sur le marché fermier du coin, vous visualisez bien, je suis sûr-. Et voilà, donc je réalise que je suis inutile, ça échange des coups, j'accours vers là où il y a toute l'action parce que j'ai des défauts mais que je suis pas lâche, mais surtout, je suis curieux. J'ai toujours ma main qui goutte du sang sur la moquette, ça me donne l'air encore plus con, bravo, Creed. Des fois, je me demande si je suis bien le fils de mon père, parce que lui, il a toujours l'air classe, et que euh, bah, pas moi. J'dirais pas que ça vient de ma mère, parce que ma mère est pas mal classe elle aussi. Bref j'en sais rien, j'suis un peu Jean Neige quoi. Il a des bouclettes brunes comme moi et EH mais il ressemble vachement à Allen Kristiansen non ? Allen Kristiansen. Gentil Allen. Doux Allen. Soyeux Allen. Je vais ronronner. AH NON, pas le bon moment. Rho.

Je suis au niveau de Nawel, je la vois se la jouer coup-de-boule-qui-défonce (j'ai mal pour elle), et comme un con je m'essuie la main sur mon jean, qui est maintenant plein de sang -voilà comme ça on va croire que je me suis battu alors que clairement, c'est ma coéquipière qui a fait tout le boulot.
NICE.

En tous cas, Nawel, elle domine, et je suis partagé entre mon admiration pour elle et ma honte d'être aussi inutile.
Quoique tout à coup, elle m'adresse la parole, j'entends qui faut ligoter Junie. Ouais ouais j'arrête une sorcière noire, je la projette dans un couloir et je lui ai déjà trouvé un surnom. Ouais je retourne dans ma forêt avec les orignaux et les carcajous. Ouais.
Les carcajous c'est joli, même si un d'entre eux a voulu me bouffer quand j'avais onze ans.

Mais du coup j'acquiesce, quoi, je hoche la tête, et je chope les cordes enchantées qui étaient dans mon sac à dos depuis le début, parce qu'en général, bah, si tu veux ramener quelqu'un, vaut mieux qu'il soit entravé, menotté, ou un truc tu vois. Qui c'est "tu" ? C'est qui, "tu" ? J'en sais rien, putain, faut que j'arrête de parler aux voix dans ma tête, qui, en fait ne sont que des échos de la mienne et... VOILA ! J'a fait un joli nœud.
J'adresse un grand sourire niais à Nawel qui a l'air plutôt fière de moi, en tous cas pas déçue, donc tant mieux.
J'hésite à m'excuser de l'avoir laissée se faire tabasser toute seule parce que j'ai la réactivité d'une huître déshydratée, mais je me dis que si je veux avoir l'air ne serais-ce qu'un touuut petit peu classe en mission -comme mon papa, HIHI-, bah faudrait éviter d'avoir ce genre de conversation devant la sorcière noire quoi.

Donc elle est ligotée, on la lève, tak, la téléportation toujours amplifiée par la rune, bim, on est rentrée. Mon visage se tourne automatiquement vers Nawel, je la regarde avec des grands yeux, l'air de dire "MAIS WAW. On s'en est sortis meuf. Incroyable." Maintenant j'ai envie d'une poutine. Et de quantités faramineuses de sirop d'érable. J'espère qu'Hayley aura faim quand je rentrerai, parce que manger seul, c'est tout de même moins fun.

On est accueillis par un mec du QG, que je connais pas, que j'ai envie d'appeler "larbin quelconque", mais que je ferais pas parce que c'est méchant et que si ça se trouve c'est quelqu'un de ma famille éloignée. Wai. Beaucoup de Creed dans le game au Canada. N'épiloguons pas là-dessus.

Le type emmène la sorcière noire, alors que c'était la notre, quoi, c'est nous qui l'avions capturée, même qu'on aurait pu la garder et l'adopter, lui donner des petits nonos à manger et lui offrir un joli panier. Comment ça je suis en manque de chien ? J'vous zut d'abord. J'aime les cockers. Et les corgis. ET LES SHIBAS OH MON DIEU. Et quand j'serais grand j'aurais un malamute. J'espère qu'Hayley dira oui.

Enfin bref. Je re-regarde Nawel pour qu'elle me dise quelle est la suite des opérations, sauf qu'un autre type se ramène, nous disant qu'il faut qu'on signe des papiers et qu'ensuite on pourra aller en salle d'interrogatoire rejoindre le directeur du QG. Le directeur du QG ? Là vous voyez, si j'étais un chien, mes oreilles se dresseraient. Allen ? Soyeux Allen. Moi content.
Et puis tout à coup je me demande si la sorcière noire s'est cassé un truc à cause du seau d'eau. Nouveau regard de pigeon vers Nawel. On est tous les deux en train de marcher vers le secrétariat. J'en profite, on est seuls.

- Euh Nawel, j'suis désolé bah... D'avoir été nul. Enfin un peu nul quoi. Et euh... Je me demandais, tu crois que Jun... la sorcière noire, elle s'est cassé un truc ?

Là je réalise qu'un truc cloche, et je sursaute :

- ET TOI AU FAIT ? T'as pas mal ??

Je me mets sur la pointe des pieds, même si je suis un peu plus grand qu'elle en vrai, afin de regarder si elle a bobo. Je me retiens d'ailleurs de mettre mes doigts dans ses cheveux pour vérifier, et heureusement, parce qu'on arrive dans le bureau, et on signe notre paperasse, et on nous demande d'aller nous faire examiner à l'infirmerie pour la forme. C'est nul. J'ai pas envie. J'ai envie de voir Allen moi. Juste pour le voir soyer. CE VERBE EXISTE. Dans mon imaginaire personnel.

Infirmerie, donc. On me met un bandage sur la main, et on me donne une banane. Pour l'énergie. UNE BANANE QUOI. C'est vraiment hilarant comme fruit je trouve. On peut faire plein de blagues avec. Des blagues sexuelles, des blagues de gamin en jetant la peau par terre pour faire glisser quelqu'un... Voilà quoi. J'engloutis ma banane, même si j'ai pas faim, mais ça me donne une contenance, je sais pas.
Ils gardent Nawi un peu plus longtemps parce que, hé, c'est elle la plus amochée, et moi je me retrouve à errer dans les couloirs, ma peau de banane dans la main. Je me demande où est Phil.
Quand elle ressort, la Nawel, elle a pas l'air jouasse, mais globalement j'ai l'impression que tout l'emmerde. Alors, je vise son épaule, et je plante mon doigt dedans :


- Poke.

Voilà, c'était une tentative de... Voilà. Je sais pas. Maintenant on veut (et on doit ?) assister à l'interrogatoire de Junie WILLIAMS, BORDEL DE MERDE, WILLIAMS, ZACH, PAS JUNIE. Rho. J'me désespère. Je crois que je désespère Nawel aussi, à ce propos. Peut-être que je désespère Allen aussi. Et qu'il ose pas me kicker hors de son QG parce que je suis un Creed ? J'espère pas, parce qu'il est important pour moi d'être bien aimé de Sa Soyance Magnifique. Ok j'me calme ou sinon quelqu'un va faire des blagues homo-érotiques et moi même pour des blagues je trompe pas Hayley. J'suis vraiment con.

On arrive devant la porte de l'annexe à la salle d'interrogatoire, et en rentrant, tout mon corps se tend parce que l'ambiance y est vachement lourde. C'est là que je me rends compte que j'ai toujours ma peau de banane dans la main, parce qu'elle est joliment écrasée dans ma paume maintenant. Miam. Mais je ne m'en formalise pas et j'entre.

Il y a Allen. Mes yeux s'illuminent, mes doigts frétillent et picotent. Soyeux Alleeeen...

Je me retiens de toutes mes forces pour pas courir vers lui et je déglutis en voyant à travers la vitre sans teint les yeux de J... LA SORCIERE NOIRE. Elle est pas genre en colère, pas vraiment. Je trouve qu'elle a l'air lasse, avec du désespoir au fond, une franche fatigue, des souvenirs de souffrance.

Y a Phil aussi. Je lui fais un grand clin d’œil exagéré, je me demande si ça va le faire rire.

Nouveau sursaut. Dans la salle d'interrogatoire, un type fou avec une boule de feu et un accent chelou se met à gueuler. Je l'avais pas remarqué avant celui là. Je me demande comment j'ai fait parce que j'ai l'impression qu'il occupe toute la pièce, et qu'Allen est devenu un tout petit chaton dans un coin. Mais toujours aussi soyeux.
Je sais que techniquement on est pas dans la même pièce, mais pour moi, le ressenti est le même.
Ce gars là, il est piquant. Pas épicé comme Phil, non. Vraiment, méchamment, piquant. Et... Brûlant, si j'en juge par son pouvoir. Hyper flippant les élémentaristes de feu. Comment ça ma femme en est une ? J'vous permet pas de comparer Hayley à ce gars là.
Ma p'tite femme... Pourquoi t'es pas là ? Snifouille. J'apprécierais bien la présence d'Octa également. Pour que les glandus soient plus nombreux que les psychopathes et les NOIENT DANS le... dans la... Je sais plus, j'me perds dans mes pensées, la situation est trop compliquée et stressante pour moi.

Donc le gars est fou, il menace de défigurer la nana, clairement il est dans un mood torture que je cautionne pas trop.
Pendant ce temps, June me confirme toute la profondeur du mal, du mal être, du quelque chose qu'il y a au fond d'elle et là, je vois, je vois ce que c'est que d'avoir presque rien à perdre, d'être blindé à un point que c'en est douloureux pour ceux qui regardent. Je me dis qu'elle a raison quand elle souligne le raisonnement stupide du gars... Un conservateur, voilà, c'est ça ! J'ai identifié le problème. Le gars, c'est un conservateur, je sais pas d'où il vient, mais sa tronche me dit vaguement quelque chose, je crois qu'il est important. Ohlala, ma tête tourne trop vite, j'ai presque envie de pleurer, pleurer parce que je suis triste pour June, et pour Orpheo, qui compte des types comme ça dans ses rangs. Et moi je fais quoi là ? Je fais le glandu. Le navet de bois planté avec une peau de banane dans la main. Et je me rends compte que j'en veux pas à June, même si elle a peut-être tué des gens que je connaissais, à Little Angleton, ou autre part, mais putain, est-ce que ça nous donne le droit de lui faire ça ? Chépa, mais ce que je sais c'est que je supporte mal, tout ça, la violence. Sauf en situation de légitime défense.

Et là, je suis un navet qui a besoin de se défendre contre cette oppression morale que lui inflige le type qui menace la nana, là, celle qui est supposée être l'ennemie.

Donc là je déraille, j'avance de quelques grands pas, en m'efforçant de canaliser la télékinésie, qui en a assez fait pour aujourd'hui. Je sors de la pièce où je me trouve pour passer dans celle d'à côté, la salle d'interrogatoire. Je ressent même pas de gêne, je ne pense à rien.
J'ai un élan (pas un élan orignal, même si on est au Canada), et je crie :


- STOP, FAITES PAS CA ! C'est pas comme ça qu'on va obtenir quoi que ce soit.

Et sploutch. Ma main avec la peau de banane écrasée de dedans se retrouve étalée sur la jolie chemise du type vilain qui est... Ah, ça, y est, je me souviens. Qui est le directeur du QG d'Orpheo Berlin et Copenhague. Mais qu'est-ce qu'il glande là, celui là ? Pourquoi je suis devant lui les larmes aux yeux en train de lui étaler des restes de banane sur le torse ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

En tous cas, mon autre main est tendue vers June Williams et dangereusement proche d'elle, j'espère qu'elle va pas essayer de me la manger.

Je suis tellement fatigué de la violence.

Tellement fatigué que je regarde l'allemand dans les yeux sans bouger et sans penser à m'excuser de quoi que ce soit.


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Nawel Meish
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Jeu 18 Jan 2018 - 16:52

C’est fou parce que les mission en général, quand même, ça rate. Je dis pas que celle là, on ne la mérite pas, on a beaucoup bossé quand même, j’ai fait du sport et tout et le petit Zach il connaissait ses runes bien comme il faut, il avait pensé aux liens, et c’est comme ça qu’on a pu ramener la sorcière tranquillement. Elle ne s’est pas débattue - elle avait l’air un peu soulagé et je sais pas quelle théorie est la bonne :
1. Elle avait peur que ça soit Orpheo mais plutôt Dorian, dans ce cas je suppose qu’elle a bien raison d’être soulagée.
2. C’est une folle sociopathe comme les tueurs en série qui finissent pas ne plus être très discrets et envoient des indices à la police tellement ils sont longs à arriver.
3. Elle en pouvait plus d’être perdue, elle avait besoin d’être retrouvée.

Je sais pas trop entre la 1 et la 3, parce qu’en vrai elle a peut être relâché son attention mais on a du éplucher (comme des kiwis) des milliards de documents et de relevés bancaires et c’était vraiment la pire partie du boulot je déteste être dans la police magique rien que pour ça des fois. De la paperasse ! Alors que j’suis quelqu’un sur le terrain ! De la pa-pe-ras-se vous imaginez ?

Ca me les a profondément brisées.

Bref, on enchaîne, la madame est ligotée et c’est bien fait parce qu’elle a pas été hyper gentille et je me téléporte pour la livrer, je sais pas trop à qui mais c’est pas bien grave. Je sais bien que ce QG là, c’est un Qg de gentils et que à l’intérieur y’a que des gentils et que c’est pratique du coup, personne va essayer de vous assassiner douloureusement - en théorie. On va directement signer des papiers avec Zach qui dévoile tous ses sentiments sur son visage, genre, il me fixe, pense à autre chose, sourit l’air de dire « oh, j’suis content, content, content » et puis directement après il a l’air désolé et dit :

- Euh Nawel, j'suis désolé bah... D'avoir été nul. Enfin un peu nul quoi. Et euh... Je me demandais, tu crois que Jun... la sorcière noire, elle s'est cassé un truc ?

Je suis à deux doigts de m’arrêter pour lui faire un petit dessin genre « ici c’est les gentils, là-bas c’est les méchants, June est une sale pute qui mérite sûrement de mourir pour toutes les personnes qu’elle a tué, ALORS CROIS MOI C’EST PAS UN BRAS OU DES CÔTES CASSÉES QUI DOIVENT NOUS PRÉOCCUPER » mais le pire c’est qu’il enchaîne.

- ET TOI AU FAIT ? T'as pas mal ??

Je roule des yeux, parce que en vrai j’ai rien, presque rien, et j’aurais pu être morte et Zach aurait du se battre et il aurait sûrement gagné et après il l’aurait ramené et les gens ils auraient quand même dit « cette mission est une réussite ! » et même si des obsèques auraient été organisées pour moi, y’aurait pas eu beaucoup de monde, sûrement juste les gens du service et puis d’autres un peu mais pas trop, vraiment pas beaucoup même.

Glauque, un peu, la petite Nawel là quand même.

Bref, je secoue la tête parce que j'ai rien du tout, j'suis vivante et c'est déjà bien.
Même que je lui fais un p'tit sourire. Parce qu'il a pas été nul.

Et puis parce que ça va Zach je l’aime bien, et puis on signe des trucs, on va à l’infirmerie et ils considèrent que je peux voir un guérisseur pour que je puisse retourner au boulot demain, donc un monsieur avec les mains qui brillent arrivent, il me brille dessus et j’ai plus rien, juste une grosse envie de vomir et un peu des vertiges - je supporte pas cette magie là. On me file une banane que je laisse sur un comptoir en douce avant de réclamer comme une enfant de six ans une brique de lait au chocolat - je sais que vous en avez, ne mentez pas - et en effet, j’ai le droit de m’en enfiler une en entier.

Génial.

On repart, et Zach il a un petit bandage - étonnant qu’on ait pas effacé la cicatrice de sa rune mais certes - et vlà-t-y pas qu’il me plante le doigt dans mon gras d’bras.
J’hallucine.

- Poke.

Je lui met une claque à l’arrière de la tête (mais si, vous savez, tu plats de la main) et ronchonnant :

- Claque.

Puis regard un peu méchant l’air de dire « SI TU RECOMMENCES JE TE JURE JE T’ÉCLATE ». J’aime pas trop les contacts physiques surprises. Genre baiser dans les toilettes avec un inconnu c’est oui mais sérieusement, se faire attraper l’épaule dans la rue sans s’y attendre, oh mais oh, c’est, affreux. Rien que d’y penser j’suis pas bien.

On va dans une salle qui donne sur celle d’interrogatoire. Je ne sais pas vraiment ce qu’on fait là, c’est plus vraiment notre boulot et je n’ai qu’une envie, c’est rentrer chez moi. Si j’avais été seule je me serais déjà tirée en disant à l’infirmier que ça allait pas, mais y’a Zach et je reste.

Il y a le directeur à qui j’ai cramé le QG, et malgré moi je toussote pour faire passer ma gêne - heureusement que c’est Simje qui a tout pris pour sa gueule parce que je serais bien mortifiée de le croiser - et j’espère que c’est pas trop cramé. Il y a le maître de Zach aussi, que je n’ai vu que quelques fois en coup de vent mais je ne parle pas, en vrai je n’en ai pas le temps parce que quelque chose se met à irradier dans la salle et ce quelque chose c’est une boule de feu.

Je le reconnais bien vite, l’autre trou de cul qui fait du feu et qui sert à rien et qui est laid et con et moche et teubé et inutile et disgracieux, faible, putain. Il agresse Williams qui bien sûr ne dit rien - elle ne parlera jamais, je le sais. Ici ils le savent tous je pense sauf le petit roquet dans la pièce. Il y a une femme dans une coin qui se terre et personne ne dit rien, genre « okaaaaai, super idée ça ! » et ça me choque un peu, même si je ne connais personne.

Et là, Zach se dit « JE M’EN VAIS PORTER MES COUILLES » et il rentre dans la salle (alors qu’il n’a pas de rang hiérarchique suffisant pour faire ça mais visiblement c’est pas un problème) et il crie :

- STOP, FAITES PAS CA ! C'est pas comme ça qu'on va obtenir quoi que ce soit.

Et ouaaaaaais, trop bien, c’est trop mon copain Zach quand il est utile ! Ouais, ouais, ouais. Pendant ce temps, je siffle bien fort.

- Vous savez de toute façon qu’elle ne parlera pas, n’est-ce pas ?

Et je sais que je devrais me taire parce que je les connais pas ces gens et autant je vais me faire virer de la police secrète parce que j’aurais trop causé, mais se serait la faute de Zach parce qu’il a tout commencé, mais je dis :

- J’savais même pas que la torture c’était légal au Canada.

Long regard très, très appuyé (adieu discrétion) aux deux gens supposés diriger Orpheo Canada, les deux qui n’ont pas bougé pendant que Zach écrasé sa peau de banane (rien que d’y penser j’ai la nausée) sur l’autre petit rabougris pas beau chiant qui hurle partout et crame tout.

Hitler le directeur de l’Allemagne, Hitler. Même dégaine, même air « GNNNN J’SUIS FRUSTRÉÉÉÉÉ » je le hais, putain, pitié, dites moi que je peux le téléporter plus loin pour qu’il arrête de faire chier.
On est entre adultes là, putain, faîtes le brûler.

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Allen Kristiansen
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Ven 19 Jan 2018 - 18:15


"May the bridges i burn light the way"


On devrait tout faire pour que le monde aille mieux, mais c'est quoi aller mieux ? On se base sur quoi pour dire que c'est mieux ? Moi je trouve que chacun a le droit de parler et qu'en discutant on serait tous plus forts, au lieu de se castagner sur la figure à longueur de journée.


« Qu’on m’explique ce qu’il vient de se passer. »

Ok. Jusqu’aux dernières nouvelles, j’observais avec mon très cher coéquipier Philip un interrogatoire des plus classiques composés de deux inspecteurs cadrés et experts dans leur domaine. Des professionnels en somme. De notre place, cachés à la vue des autres, tout semblait se dérouler, et on peut le dire, parfaitement bien. Normalement en tout cas. Juste des sourcils froncés pour rester attentifs et des bras croisés pour marquer la position immobile et debout.

Tout. Etait. NORMAL..

Jusqu’à ce que la porte s’ouvre assez brutalement et que de ma position nous puissions voir un cher monsieur débarquer. Monsieur qui n’a clairement rien à faire là. Monsieur qui s’est visiblement découvert une nouvelle passion pour les interrogatoires. Enfin non, pour la torture plutôt. Il est déjà en train de lui attraper les cheveux.

Qu’est-ce que Monsieur Cormag Scrimgeour, directeur des QG d’Allemagne et du Danemark. Fout. ici
Je veux dire, il n’a pas assez de travail comme ça par chez lui ? Il veut que je le lui en envoie, je veux dire, de manière officielle cette fois-ci ? Non parce que d’une, il n’a rien à glander ici et de deux il n’a rien à glander ici. Ne cherchez pas à me prendre la tête, elle est déjà suffisamment pleine comme ça. Phil m’observe du coin de l’œil sans rien dire. Ou pas.

-M’es avis qu’on devrait peut-être interv…

Sa fin de phrase est stoppée et il se retourne pour voir apparaître Zacharia Creed, le fameux gentil monsieur du QG. Sérieux, on trouvera difficilement plus gentil. Des fois, je me demande comment il fait pour supporter ce QG, même s’il est loin d’être l’endroit le moins vivable de tous. C’est plutôt la Suisse ici. Enfin, officiellement c’est la Suisse, officieusement je suis en rage contre les conservateurs donc c’est une Suisse de parti pris. Il est suivi par sa coéquipière du moment, Nawel Meish. J’avoue, j’ai mes anti-sèches dans la main, je connais déjà une grande partie de mes chercheurs, je ne m’amuse pas à apprendre tous les agents de la Police Magique aussi.

Et parce qu’il n’y a pas de trois sans quatre – ancienne expression mise au goût du jour – la poignée de la salle d’interrogatoire s’ouvre pour dévoiler… ne serait-ce pas cette très chère Elizabeth ? Eh bien eh bien. Ça va faire quoi… six mois que l’on ne s’est pas vus. Un silence radio pendant ce temps. Enfin, c’est drôle, en même temps pendant la moitié de ce temps j’étais à l’autre bout du monde. Haha. Ha.

Je reste là, sans savoir si intervenir est la meilleure des solutions. Pour l’instant, mis à part les actes violents de M. Scrimgeour et ma furieuse envie de lui geler la bouche, ça reste relativement soft. Et puis, si nous commençons à nous battre en salle d’interrogatoire et que la dénommée June Williams voit ça, ça donnera une super image d’Orpheo. Bon, ce ne doit être une nouvelle pour personne que nos camps s’écartent mais déclencher une querelle ici, ce serait puérile et inutile. Et Phil qui regarde la scène, déconcerté, avec la bouche gonflée comme s’il était devenu un hamster – pourtant je vous assure que ça ne figure pas sur la liste de ses métamorphoses, je lui aurai déjà acheté une boîte sinon. Il tourne les yeux vers moi et remarque que je le fixe. Toute sa bouche se dégonfle d’un seul coup et il me sourit d’un air pincé. Ouais, je sais, pas le choix, il va falloir y aller.

Le petit clignotement d’un des boutons d’appel de magie me fait subitement baisser la tête vers la salle. Une boule de feu jaillit de la main du directeur et là, là j’en perds mes mots. Cette boule de feu est un euphémisme par rapport à celle qui gronde dans mon estomac. C’est un four, une usine à gaz, Tchernobyl et Fukushima sur un même épicentre. Un épicentre oui, parce qu’il y a aussi un séisme en cours. Mais avant d’avoir pu bouger le petit doigt, Zacharia ouvre furieusement la porte et passe immédiatement de l’autre côté.

Je suis statufié. Ok. Ok ok ok ok ok, va falloir reprendre la situation en main, cette histoire est en train de dégénérer et malheureusement pour moi, ça se passe dans mon QG en présence d’un autre directeur de QG. Je m’en vais lui faire comprendre ce que ça fait d’être mis à pied, à celui-là. Oui, j’ai pas encore digéré, ça fait deux jours que je suis rentré, faut pas trop espérer de la vie non plus.

- STOP, FAITES PAS CA ! C'est pas comme ça qu'on va obtenir quoi que ce soit.

Et le voilà qui se… Enfin, j’aurais bien dit ridiculise mais au final je suis juste mortifié lorsque la peau de banane s’éclate contre la chemise du directeur. Et un rire tonitruant retentit à côté de moi. Phil qui se plie en deux en se tenant les côtes comme s’il était à deux doigts de l’infarctus. Merde, reprends-toi.

- Vous savez de toute façon qu’elle ne parlera pas, n’est-ce pas ? J’savais même pas que la torture c’était légal au Canada.

Mais mais mais mais. Laissez-moi parler. Oui. Et l’autre qui rit comme personne. La dénommée Nawel est donc actuellement en train de mettre en doute l’application des valeurs canadiennes sur le territoire et ça m’embête, pour rester poli. Parce que les sourcils froncés sont visiblement partis pour être mes meilleurs amis aujourd’hui, je réplique tout en plongeant dans ses yeux verts-bruns.

-Elle ne l’est pas. Et ce directeur n’a rien à faire ici.

Ce conservateur n’a rien à faire là et si ça continue, je vais finir par virer tous les exorcistes inscrits dans ma black-list conservateurs-qui-crèchent-à-Ottawa. Je n’aime pas les mouches, je leur fais la peau et j’invente des runes juste pour les voir souffrir. Les agents infiltrés c’est la même sauf que, comme l’a si bien dit cette charmante dame, non, la torture n’est pas légale au Canada. Enfin, c’est un peu plus compliqué que ça, mais sur le fond il en est ainsi.

Je n’ai pas peur de dire cela à haute voix, de toute manière, il n’y a que Nawel qui nous entende, le bouton des hauts parleurs n’est pas activé. En me dirigeant rapidement vers la sortie, j’invite néanmoins la dame à nous suivre et fait tout de même preuve de bonne foi :

-Merci de nous avoir ramené cette sorcière noire. Si vous voulez vous reposer, n’hésitez pas. Vous pouvez nous rejoindre sinon, je pense que nous ne sommes plus à une personne près…

Un maigre soupir et je passe l’autre porte. Bon, qu’est-ce qu’on doit dire à un homme qui devrait débarrasser le plancher illico mais qui est légèrement plus grand, légèrement plus âgé et légèrement plus effrayant ? Haha, si vous croyez que ça va me faire peur. Et je ne dirai pas que ce n’est pas la taille qui compte parce que je sens d’ici les rires gras. Non, on fonce dans le lard. Comme Zacharia. Bonne intervention, monsieur. Ça mérite une augmentation de salaire, ça. Haha, non je rigole.

J’attrape donc le gentil canadien que tout le monde devrait aimer pour lui éviter un je-ne-sais-quoi incontrôlable de la part de l’allemand et le place un peu plus en retrait même si je suis un peu le plus petit dans cette histoire, encore plus quand le dénommé Phil se pointe à son tour dans la pièce et surplombe à tout le monde.
Bref. Je passe mon pouvoir au-dessus de la main enflammée du directeur pour l’inciter à stopper son action.

-Mme Porter, M. Scrimgeour. Il semblerait que je n’ai pas été vraiment informé de vos présences. Je peux savoir ce que vous faites là ?

La vérité, c’est que j’aimerais simplement leur dire de débarrasser le plancher mais que ça ne se fait pas trop. Phil s’adosse au mur et croise de nouveau les bras, dans cet air du mec qui s’apprête à monologuer. Mais je t’en prie, fais-toi plaisir.

-Mh mh, à vrai dire, étant donné les circonstances, il semblerait que vous soyez là de manière tout à fait officieuse puisque je n’ai pas vu passer de papier officiel. En fait, il n’y a pas non plus eu de communiqué quel qu’il soit tenant compte de l’arrestation de Mme Williams – très jolie aussi – ici présente. – Il décale sa tête vers la sorcière noire et lui lance – Tout à fait entre nous, prenez le temps de respirer un peu, il y a conflit d’intérêt, ça peut durer. – Il recentre son attention sur le directeur – Alors soit, vous avez des mouchards dans ce QG, mais vous êtes au Canada – alors que vous n’avez rien à y faire, et ce QG-là n’est non seulement pas le vôtre, mais il est également progressiste. Moralité, remballez vos tours et allez chasser sur votre territoire. Nous vous mettrons au courant dès qu’il y aura du nouveau. Bien, maintenant, j’ai soif, quelqu’un veut du café ?

Et il termine sur un grand sourire. Ok, ça c’est fait.

-Tout ça pour dire qu’il serait mieux de laisser faire les professionnels. Non pas que je doute de vos capacités…
-Oooh si, il en doute. dit-il en exagérant volontairement son hochement de tête.
-… Mais rien ne prouve que la torture soit vraiment efficace.

Et à Phil de faire un clin d’œil à la dénommée Williams avant de prendre finalement le temps de saluer Zacharia comme il se doit et lui glisser un « Si ça devient tendu, accompagne-moi pour chercher le café, c’est toujours des bras supplémentaires de pris. » Et hop, la tempête ambulante ouvre et referme la porte. Je soupire.

Conflit d’intérêt, ça oui.

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Cormag D. Scrimgeour
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Dim 21 Jan 2018 - 19:38

Il était très énervé par la bande d'incompétents qui se trouvaient dans ce QG de l'autre bout du monde. Des méthodes pacifistes, quelle blague. Offrez leur le thé avec des petits gâteaux pendant que vous y êtes, on sera encore plus pris au sérieux. Forcément que les organisations noires se riaient d'eux, et faisait tout pile sous leur nez, Orpheo avait des principes beaucoup trop gentils. C'était pas comme ça qu'ils allaient arrêter la guerre ou même récupérer l'orphelinat. Foutaises, enfantillages. « Ah mais c'est pas bien de faire mal ». Bien sûr. C'était pas le monde des bisounours ici, fallait arrêter de se faire prendre pour des cons. La prison pour vingt ans, c'est rien pour un sorcier. Il ressortait, il retournait dans son organisation et les tortures et tueries continuaient. Ca n'arrangeait rien. En plus, Orpheo avait juste privé l'organisation d'un membre pendant quelques années. Ca leur faisait une bien belle jambe, étant donné que les capturés ne parlaient pas. Effectivement, c'est pas en s'excusant de leur avoir fait du mal qu'ils vont causer. Non, ils vont juste les mettre sur des pistes encore plus mauvaises, faire perdre le temps d'Orpheo. Il se rit de nous. C'est eux les rois dans l'histoire, qui nous manipulent. Et Orpheo reste béat, impuissant, parce que « mais on doit pas faire bobo ». Faut arrêter les conneries au bout d'un moment. A quel moment votre méthode pacifiste a-t-elle marché ?! Quand on voit que ça marche pas, on essaye autre chose, des trucs plus radicaux. Alors, Cormag était là pour ça, même si il se doutait que ça n'allait pas faire plaisir à tout le monde.

La sorcière n'avait pas l'air hyper heureuse du traitement infligé par Cormag. Encore heureux, c'était le but de cramer le cuir chevelu de quelqu'un, n'est-ce pas ? Faire mal, infliger de la douleur, pour que la personne veuille juste qu'elle cesse. Alors, il va juste falloir se mettre à parler.

- Vous avez même pas posé de question. 

Faisait-elle la maline ? Il intensifia la chaleur au niveau de son crâne. Si ce n'était pas déjà fait, la peau de son crâne aurait des cloques, et progressivement se liquéfierai, pour se détacher, tomber en lambeaux, petit à petit.

Cormag ne prenait pas de plaisir à torturer, il n'étais, justement, pas un sorcier noir. Mais il avait cruellement besoin des informations que ceux-ci pouvaient leur fournir.

-Et si on commençait par la localisation de ton QG ?

Il entendit la porte par laquelle il était rentré s'ouvrir, et claquer doucement. Il n'y prêta pas attention, il devait avoir ses réponses. Ils ne pouvaient se permettre de continuer à stagner dans la chasse aux sorciers noirs. Et elle, avait les réponses.

- Si je vous parle, je meurs, si je me tais, je meurs ? 

Un sourire se forme sur les lèvres de la femme. Cela n'impressionna pas le directeur, le moins du monde. Elle pouvait être cruelle autant qu'elle le voulait, cynique et tout le reste, il était en position de force, de décision. Et il n'avait absolument pas peur de ses raclures du monde magique.

- Vous ne vous rendez pas compte de ce qui m'attend là-bas si je trahis. Je préfère mille fois mourir ici, même entourée de petites merdes. 

-On peut potentiellement avoir un accord. Peut être te laisser la vie sauve, si tu nous balances les noms et les positions de tes collègues. Et surtout de Dorian Cross et de ses héritiers à la tête de l'organisation. On sait très bien que si le roi tombe, les soldats ne savent plus où aller, quoi faire, et se dispersent, font des erreurs, et c'est là que nous les avons. Telles de vulgaires petites mouches.

Les changements d'expression de la sorcière n'affectait en rien Cormag, qui gardait un visage impassible. Mais lui aussi savait se montrer cruel, il n'y avait pas que le parrain de Croix qui savait torturer.

-STOP, FAITES PAS CA ! C'est pas comme ça qu'on va obtenir quoi que ce soit.

Il se retourna alors en direction de la voix. Qui était cette personne qui osait l'interrompre ? Pas quelqu'un d'important, sinon il connaîtrait son nom, son grade et tout ce qui s'ensuit. Peut être un membre de la police magique qui a aidé à l'arrestation de la sorcière. Son travail est terminé, elle est en détention, que faisait-il encore là ? Et plus encore, comment osait-il l'interrompre ? Lui aussi pourrait finir au bûcher.

Cormag se déplia lentement pour prendre possession de la pièce de toute sa hauteur. Le gamin – car c'en était un – minuscule à ses côtés. Il avait lâché la sorcière pour se mesurer à ce jeune progressiste qui ne voulait pas que le directeur fasse son travail, apparemment.

Le jeunot s'approcha d'autant plus du nonagénaire et … Lui écrasa une peau de banane sur son torse. Décidément, il n'avait peur de rien. Il le gênait en plein interrogatoire et maintenant il lui manquait de respect en étalant ses détritus sur ses vêtements ? Décidément, il rejoindrait la sorcière sur le bûcher.

Le regard de Cormag se durcit alors, foudroyant le jeune du regard, petit qui essayait tant bien que mal de protéger la vilaine. Il fit augmenter la température de son corps, pour réduire en cendre la reste de banane qui était encore sur lui. Aussi simple que cela. Mais l'attitude de cet homme l'énervait au plus haut point. On ne protège pas les ennemis. C'était vain. Elle allait lui mettre un coup de couteau dans le dos à la première occasion.

La porte par laquelle est arrivé le jeune est encore entrouverte et Cormag pouvait alors entendre quelques voix à l'intérieur.

-Vous savez de toute façon qu’elle ne parlera pas, n’est-ce pas ? 

Après une brève pause, la même voix retentit, plus faible.

-J’savais même pas que la torture c’était légal au Canada.

Etant donné que les lois du Canada n'était pas effective pour Orpheo, cette jeune dame ne savait clairement pas de quoi elle parlait. Être un membre de la police ne veut pas dire qu'on sait tout d'Orpheo, au contraire. Et quand on sait pas, on laisse les grandes personnes parler, vous savez, celles qui sont au courant de comment le monde il fonctionne réellement.

Il décida donc juste d'ignorer les deux critiques acerbes de la jeunette, répliquer ne servirait à rien, ces gens sont beaucoup trop campés sur leur position pour qu'ils puissent apercevoir que tout ce qu'ils font ne sert strictement à rien.

La porte, ayant encore un peu d'élan, se referme alors, laissant Cormag dans l'incapacité d'entendre toutes les critiques qu'il pouvait y avoir encore sur lui. Il fit un tour du regard dans la salle et aperçut alors sa femme. Il hocha légèrement la tête pour la saluer, il était heureux qu'elle soit ici, elle arriverait sans doute mieux que lui à apaiser les esprits et à leur faire comprendre que les disputes internes d'Orpheo ne résoudraient aucun problème ici.

La porte s'ouvre à nouveau, laissant passer Allen Kristiansen, directeur du QG où ils étaient présentement ainsi que son directeur Philip Oswald Burgess. Et la jeunette sans importance. Que des jeunes, évidemment. Comment peut-on diriger un QG si on a aucune expérience de la véritable vie ? Des pertes, des dommages, des monstres des organisations noires ? Pas étonnant que se soit un QG de bisounours, vu l'âge des principaux concernés.

-Mme Porter, M. Scrimgeour. Il semblerait que je n’ai pas été vraiment informé de vos présences. Je peux savoir ce que vous faites là ?

-Vu votre incapacité à diriger un interrogatoire, j'ai décidé de venir prendre les choses en main. Après tout, nous sommes dans le même camp, n'est-ce pas ?

Il eut un regard très appuyé. Cormag se sentait effectivement dans le même quand que le jeune Kristiansen quand il fallait arrêter des organisations qui pillaient, violaient et tuaient des innocents.

Le sous directeur s'avança plus avant avant de s'appuyer au mur et de parler, d'un air nonchalant. Cet attitude mettait les nerfs de Cormag à rude épreuve.

-Mh mh, à vrai dire, étant donné les circonstances, il semblerait que vous soyez là de manière tout à fait officieuse puisque je n’ai pas vu passer de papier officiel. En fait, il n’y a pas non plus eu de communiqué quel qu’il soit tenant compte de l’arrestation de Mme Williams, ici présente. Tout à fait entre nous, prenez le temps de respirer un peu, il y a conflit d’intérêt, ça peut durer. Alors soit, vous avez des mouchards dans ce QG, mais vous êtes au Canada – alors que vous n’avez rien à y faire, et ce QG-là n’est non seulement pas le vôtre, mais il est également progressiste. Moralité, remballez vos tours et allez chasser sur votre territoire. Nous vous mettrons au courant dès qu’il y aura du nouveau. Bien, maintenant, j’ai soif, quelqu’un veut du café ?

Cormag se pinça l'arrête du nez, s'empêchant de créer une énorme boule de feu pour les décimer tous. Ils ne comprenaient décidément rien.

Allen et Philip reprirent alors la parole. Cela laissa Cormag de marbre. Il aimerait beaucoup que Elizabeth interfère pour leur expliquer les bons fondements de leur venue.

-Vous pensez sincèrement qu'en s'excusant et en servant le thé à une prisonnière de guerre, ça la fera parler ? Laissez moi rire. Par contre, quelle brillante idée de venir ici pour montrer à l'ennemi à quel point Orpheo est brisé et a d'énormes querelles internes au lieu de juste nous dire de vous rejoindre dans la pièce adjacente. Je vous félicite de votre initiative messieurs.

Il passa alors devant eux, pour aller dans la dite salle.

-Du coup, irons-nous parler de tout ça plus en privé ?

Quelle bande de dégénérés immatures.

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Vice présidente des QG Allemagne et Danemark | Femme dévouée de Cormag
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Elizabeth M. Porter
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Dim 28 Jan 2018 - 13:16

Avant d’entrer, je ne pensais pas que les évènements allaient tourner de cette manière…

Je me fis une petite place dans la salle au fond, juste pour observer la situation. Cormag était comme d’habitude, très entreprenant. La sorcière noire ne se laissa pas pour autant impressionner, il faut dire qu’elle a du caractère. Je l’aime bien. Mais ce n’est pas pour autant que je serai tendre avec elle, et Cormag non plus. De toute manière que ce soit une femme ou non elle est avant tout un membre de ces sorciers noirs, donc elle aurait pu être une chèvre, cela n’aurait rien changé. Elle meritait de mourir. Un homme entra alors dans la pièce, tout aussi sur de lui, et hurla presque sur mon époux.

-STOP, FAITES PAS CA ! C'est pas comme ça qu'on va obtenir quoi que ce soit.

Cormag se redressa, lentement, lâcha momentanément les cheveux de la sorcière, puis s’approcha de cet homme. L’homme qui était lui bien plus petit que mon cher. Je notai néanmoins son courage et sa stupidité, car vous voyez ? Ecraser une peau de bananes sur la chemise de Cormag était une mauvaise, très mauvaise idée… Je rigolais intérieurement. Sérieusement ? Il devait désormais être dans la liste des gens à bruler. Une femme réagit dans l’autre salle.

-Vous savez de toute façon qu’elle ne parlera pas, n’est-ce pas ? J’savais même pas que la torture c’était légal au Canada.

Interdit ? Au Canada certes mais la nous sommes... a Orpheo. Bah dis donc, il faudrait lui apprendre les choses à elle. Je rajouterai donc un commentaire à ce sujet dans mon… Oh ! Bien, voici Allen. Ce cher directeur d’Orphéo Canada. Il a l’air un peu remonté. En même temps, c’est comprehensible.

-Mme Porter, M. Scrimgeour. Il semblerait que je n’ai pas été vraiment informé de vos présences. Je peux savoir ce que vous faites là ?

Je hochai la tête pour saluer le directeur. Cormag enchaina, à sa manière…

-Vu votre incapacité à diriger un interrogatoire, j'ai décidé de venir prendre les choses en main. Après tout, nous sommes dans le même camp, n'est-ce pas ?

Je voulu continuer mais le sous-directeur enchaina rapidement. Je me tue donc, et attendis.

-Mh mh, à vrai dire, étant donné les circonstances, il semblerait que vous soyez là de manière tout à fait officieuse puisque je n’ai pas vu passer de papier officiel. En fait, il n’y a pas non plus eu de communiqué quel qu’il soit tenant compte de l’arrestation de Mme Williams, ici présente. Tout à fait entre nous, prenez le temps de respirer un peu, il y a conflit d’intérêt, ça peut durer. Alors soit, vous avez des mouchards dans ce QG, mais vous êtes au Canada – alors que vous n’avez rien à y faire, et ce QG-là n’est non seulement pas le vôtre, mais il est également progressiste. Moralité, remballez vos tours et allez chasser sur votre territoire. Nous vous mettrons au courant dès qu’il y aura du nouveau. Bien, maintenant, j’ai soif, quelqu’un veut du café ?

Il déblaya son monologue tout en étant adossé au mur. Ca tournait en pièce de théâtre, l’autre sorcière était toujours là, nous étions donc en train de lui donner une magnifique représentation gratuite montrant bien a divergence d’idée et d’intelligence au sein d’Orphéo. Bravo. Je soufflai. Il valait donc mieux attendre d’être de l’autre côté pour leur parler. Je regarde Cormag, en fronçant légèrement les sourcils. C'était un peu comme pour dire : tu aurai du m'attendre...
Mais que voulez vous ! Mon époux est impulsif et j'avoue que j'adore ça. Sauf que la, l'incident diplomatique est à deux doigts d'exploser et tout mon travail pour rallier les différents QG va sûrement partir en fumée... ah la la... les hommes. Je vous jure...
Quoi qu'il en soit la situation était plutôt amusante, voir Cormag avec de la banane sur sa chemise est plutôt... pas banal. Voir rare. Voir, c'est la première fois en fait. Même moi j'ai jamais réussis à lui faire une chose comme celle la.

-Vous pensez sincèrement qu'en s'excusant et en servant le thé à une prisonnière de guerre, ça la fera parler ? Laissez moi rire. Par contre, quelle brillante idée de venir ici pour montrer à l'ennemi à quel point Orpheo est brisé et a d'énormes querelles internes au lieu de juste nous dire de vous rejoindre dans la pièce adjacente. Je vous félicite de votre initiative messieurs. Du coup, irons-nous parler de tout ça plus en privé ?

Bon. J’entrai en première dans la salle et ouvrit mon dossier. Une fois tout ce beau monde entré dans la petite pièce, je fermai la porte et avança pour plus ou moins être à la vue de tous.

-Bien, déjà je vous souhaite le bonjour messieurs dames. Pour ceux qui ne me connaissent pas je suis Elizabeth Porter sous directrice de Orphéo Berlin et la femme de Monsieur Scrimgeour. Tout d’abord, je tiens à m’excuser personnellement de ne pas avoir pu vous prévenir de notre venue, en effet la dessus nous sommes en tort et nous aurions dû vous prévenir. Nous sommes venus grâce à des informations qui nous ont été transmises par l’un de nos membres présents ici. Je tiens à préciser tout d'abord qu’aucune loi d’Orphéo n’interdit la torture, et vous savez bien Allen que tant que ce QG sera au nom d’Orphéo, il ne reconnait pas les lois du Pays où il se trouve. Me tournant vers la fille qui avait posé la question tout à l'heure.Ça fonctionne comme une ambassade si vous préférez. Néanmoins, étant donné que la suspecte a été arrêtée par vos hommes évidement que vous avez le droit de faire l'interrogatoire à votre manière et nous nous interposerons plus. Mais avant de commencer et de nous battre comme nous venons de le faire si ridiculement de l'autre côté de la vitre, pouvons nous essayer de coopérer ? Nous sommes certainement pas là par ce que vous nous avez inviter mais tant qu'à faire nous pouvons travailler ensemble, essayer de mettre toute nos méthodes et notre travail à profit dans le but de faire avancer l'enquête ? Mettre de côté ne différents politique et sentimentale quelques minutes, dans le bien d'Orphéo ?

Bon les enfants on arrête de jouer à celui qui a la plus grosse et on peut commencer le travail des grands ?
Je souris à Allen. Oui, précisément à lui.

-Bien évidemment, nous n’oublierons pas de préciser dans les différents rapports votre sérieux et l’efficacité de votre travail, ainsi que de donner tout le mérite à votre QG pour une aussi belle capture. Je ne souhaite en aucun cas piétiner sur votre sérieux.

Bien.
Sur ce, je souris à Cormag, cette fois pour dire quelque chose du style : voilà ! C'est réglé, ça te coûtera un dîner. Et sûrement un câlin ce soir.
Voir les deux.
Je venais en plus de passer pour l'avocate du diable -si ce n'est à la maman- mais j'espèrai quand même pouvoir avoir un café...


Tout ça m'avais donné encore moins envie d'avoir des enfants.

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June H. Williams
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Dim 6 Mai 2018 - 10:56

Globalement je suis donc coincée et j’ai quand même aucune idée de comment ça va finir. Dorian m’aurait sûrement déjà tuée, c’est un fait, mais eux, ils n’ont pas le droit n’est-ce pas ?

N’est-ce pas ?

Aucune idée de jusqu’où ils peuvent aller niveau torture, niveau « on essaie de te faire parler » parce que clairement, je ne desserrai pas les dents. J’me retrouve bloquée entre deux choix mais aucune solution n’est satisfaisante. Soit je desserre les dents et je meurs par Dorian, soit je ferme ma gueule et possiblement, cet homme fou va me tuer ? En se prenant pour le roi du monde en plus ?

Roi du monde et des flammes visiblement. La douleur est insupportable et irradie dans la colonne, la chaleur faisant fondre la peau, brûlant nerfs et cheveux.

-Et si on commençait par la localisation de ton QG ?

Nianiani nianiania.
Putain, j’prends toujours des décisions à la con. Qu’est-ce qu’il pense, que je vais livrer comme ça où qu’il est le QG ? Que je vais m’excuser d’être la méchante dans leurs yeux ?

-On peut potentiellement avoir un accord. Peut être te laisser la vie sauve, si tu nous balances les noms et les positions de tes collègues. Et surtout de Dorian Cross et de ses héritiers à la tête de l'organisation. On sait très bien que si le roi tombe, les soldats ne savent plus où aller, quoi faire, et se dispersent, font des erreurs, et c'est là que nous les avons. Telles de vulgaires petites mouches.

Bon, je ne suis pas experte, mais il m’est d’avis qu’on ne passe pas un interrogatoire comme ça parce que c’est idiot. Je suis plutôt en bas de l’organisation, je ne suis ni un lieutenant ni un bras droit et ils me demandent directement la tête du serpent ?
Déjà, lol, genre je suis au courant de leurs mouvements. Dorian est bien plus sérieux que ça et ensuite, donner tous les Cross, mais non quoi. Putain, si il avait été intelligent, il m’aurait demander de balancer des gens moindres parce que ça me coûterait beaucoup moins. Et puis de pleutres en pleutres ils pourraient au final réunir une toile d’araignée de gens liés à l’organisation, établir un schéma, etc.
Ensuite il me propose la vie sauve, mais il à pas l’air de comprendre que Dorian il me tue, si je parle. Donc entre mourir maintenant et là bas..

S’il pense que la souffrance qu’il inflige m’effraie il se trompe.
Et puis là, d’un coup, y’a un p’tit type qui rentre d’un coup et gueule :

- STOP, FAITES PAS CA ! C'est pas comme ça qu'on va obtenir quoi que ce soit.

Et puis bon.
J’suis pas hyper certaine que ça m’aide, cette intervention, mais j’apprécie. Il est un peu stupide le gars, il m’attrape et me force à venir ici telle la méchante pas belle que je suis mais après il est contre le fait d’utiliser la torture.

Vous voyez la faille dans son raisonnement là ?

Dans tous les cas, si c’est pas comme ça qu’ils vont obtenir quelque chose, ce n’est visiblement pas autrement. Il est face au fou, très très proche de moi et j’ai envie de gueuler que c’est à cause de cette petite merde que je suis ligotée, mais force est de constater que je suis pas vraiment en mesure de râler sur mon défenseur. Ni en mesure de choisir le défenseur.

La chaleur cesse brutalement. Il n’y a plus rien, juste les pulsions d’un deuxième coeur placé sur la blessure.

Et puis là, c’est le défilé du grand, grand n’importe quoi.
Y’a un autre gars qui rentre. Puis encore un autre gars. Puis la meuf qui m’a choppé chez moi.

-Mme Porter, M. Scrimgeour. Il semblerait que je n’ai pas été vraiment informé de vos présences. Je peux savoir ce que vous faites là ?

-Vu votre incapacité à diriger un interrogatoire, j'ai décidé de venir prendre les choses en main. Après tout, nous sommes dans le même camp, n'est-ce pas ?

Oh là là, les brebis s’engueulent entre elles, fantastique.

-Mh mh, à vrai dire, étant donné les circonstances, il semblerait que vous soyez là de manière tout à fait officieuse puisque je n’ai pas vu passer de papier officiel. En fait, il n’y a pas non plus eu de communiqué quel qu’il soit tenant compte de l’arrestation de Mme Williams, ici présente. Tout à fait entre nous, prenez le temps de respirer un peu, il y a conflit d’intérêt, ça peut durer. Alors soit, vous avez des mouchards dans ce QG, mais vous êtes au Canada – alors que vous n’avez rien à y faire, et ce QG-là n’est non seulement pas le vôtre, mais il est également progressiste. Moralité, remballez vos tours et allez chasser sur votre territoire. Nous vous mettrons au courant dès qu’il y aura du nouveau. Bien, maintenant, j’ai soif, quelqu’un veut du café ?

Après, si ils pouvaient me laisser tranquille le temps de causer ça serait pas mal. Mais ouais, un café serait bienvenu ouais.

-Vous pensez sincèrement qu'en s'excusant et en servant le thé à une prisonnière de guerre, ça la fera parler ? Laissez moi rire. Par contre, quelle brillante idée de venir ici pour montrer à l'ennemi à quel point Orpheo est brisé et a d'énormes querelles internes au lieu de juste nous dire de vous rejoindre dans la pièce adjacente. Je vous félicite de votre initiative messieurs.

Et c’est moi qui devient le geranium du projet. Si quelqu’un pouvait m’arroser d’un peu d’eau ça serait pas de refus les chiens.

-Du coup, irons-nous parler de tout ça plus en privé ?

Non ben non, surtout ne vous gênez pas. Parce que si vous me laissez effectivement partir après ça, j’vais pouvoir touuuut dire à Dorian pour qu’en échange il me laisse la vie sauve.
Joke.
A peine les informations données je pense qu’une balle se perdra dans mon crâne.

Et voilà, ils sortent et c’est terminé.

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Six heures du matin, quelque part dans le XVIIIe, des poubelles et des gens. Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours.


Et je suis la seule à le savoir.
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Zacharia Creed
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Mer 15 Aoû 2018 - 20:41

C'est mieux d'être gentil

Si mon père sait ça je suis dans la merde. Mais dans la merde, ohlala, comment vous dire. Cosmique. Il va me tirer les oreilles, m'envoyer en exil chez les vieux du Nunavut, et basta, il entamera une procédure de divorce d'avec Hayley en mon nom juste pour me punir je pense. Ok j'en sais rien et franchement je pense pas, mais alors que je sens ma main se réchauffer pour une raison tout à fait mystérieuse, je pense à toutes les conséquences de mes actes. Et ça me stresse. Et plus ça me stresse, plus un sourire totalement niais s'étale bien comme il faut sur mon visage. Une grosse tache bien dégueue sans aucun rapport avec le contexte actuel. Contexte actuel qui est : on a arrêté une sorcière noire, je me suis excusée, une fois rapatriée au QG y a des conservateurs qui sont arrivés en faisait "WOLAH c'est pour nous ça", ça m'a rendu pas content, j'ai écrasé une banane sur la chemise du directeur du QG d'Orpheo Berlin en beuglant des inanités. Voilà. Le contexte. Le bonheur est présent.

Hm.

Le monsieur, Cormag de son prénom -je suis sûr qu'on peut inventer tout plein de surnoms rigolos avec ce prénom, type "Cormichet", même si le bonhomme en question ne s'y prête pas du tout- me regarde avec des yeux tout droits sortis des enfers que même mon papa, et même le plus vieux des vieux du Nunavut ne saurait pas reproduire. J'entends un rire dans le fond, un rire boueux, mais je fais pas le lien, je sais pas qui c'est, mon cerveaux est brumeux.
Y a Nawel qui dit chépakoi, mais je sais que c'est plutôt sympi-sympa alors j'suis content dans toute ma brumosité.
Et puis il commence à faire vachement trop chaud au niveau de ma main, et je remarque que je tiens plus rien, si ce n'est des cendres. Et là mon sourire irréel se fige sur mon visage, rétrécit jusqu'à disparaître, je retire mécaniquement ma main et recule. Un pas, deux pas. Ma bouche fait un son genre :


- Gyiiiiii

Mais pas trop fort. Genre j'ai pas crié. J'ai poussé mon cri de l'improbabilité sur le ton de la conversation. J'sais vraiment pas c'que j'fous là. Je recule encore d'un pas, mon regard voit Nawel dans le flou, puis la sorcière noire là, June. Ses cheveux sont jolis et soyeux, mais un peu ébouriffés. Je patpat le sommet de son crâne de ma main légèrement cramée. Patpat, je pense. Patpat. C'est rassurant ça patpat.
Et je murmure :


-Patpat...

De façon inaudible, en me retournant vers Nawel, qui, je crois, a fini de râler. Je lui tend ma main brûlée que je n'ai pas cessé de soutenir de la façon la plus rigide possible depuis que je l'ai posée sur Scrimgeour. Je commence à sentir de la tension dans tout mon bras. Patpat. J'me répète ça, ça m'rassure, ça n'a aucun sens, peut-être même que Nawiwi l'a entendu, ohlala, vraiment ma vie est foutue. Je ne sais pas qui a eu l'idée de m'octroyer le statut d'exorciste, franchement... Wait. C'était Phil. Tout s'explique.
J'suis totalement en passe d'aller me réfugier auprès de Nawel, parce que, je ne le vois pas, mais je sens. Je le sens le regard désespéré du fond des âges d'Allen qui a vraiment, vraiment autre chose à foutre que de réparer mes conneries. J'sais pas pourquoi j'ai fait ça, il est tellement soyeux que de toute façon il aurait pas laissé faire ça, mais j'ai paniqué, ok ? Bon. Je suis un super mauvais diplomate et politicien. Mon père est déjà pas fier de moi vous savez. Alors là, je pense que je vais arriver au niveau -20 de l'estime paternelle et du coup on songe fortement à la reconversion en éleveur de caribous. Mais pas pour les manger parce que j'les aime bien, alors pourquoi donc, me direz vous, bé j'sais pas. Juste pour le plaisir d'être entouré de caribous. Des caribous tout doux, des caribous partout.

HEY !

En plus j'suis sûr que Ferdinand s'entendrait super bien avec. Ferdinand c'est mon cocker. Pour ceux là bas que ça intéresse, j'ai un cocker. Il a son propre instagram, même. Ma passion, c'est le lâcher dans la chambre quand Hayley dort encore pour qu'il la réveille d'un gros "MLEM" bien baveux.

Voilà.

Que ne ferait-on pas pour échapper au moment présent.

Moment présent. J'ai entendu une voix toute soyeuse et merveilleuse provenir d'un haut-parleur, et m'invitant très très gentiment et de façon tout à fait diplomate (lui au moins) à déguerpir avant que ça ne dégénère, tout ce bordel. Je hoche la tête avec toujours aussi peu de vie à l'intérieur de ma personne -donc je me suis auto-choqué, bravo Zacharia- et tandis que je continue de faire ce mouvement stupide, je sens les douces mains soyeuses de mon directeur de QG qui m'écarte soyeusement et subtilement de la sorcière noire et du vilain conservateur. J'aimerais vraiment bien que Nawel porte une longue jupe que je puisse me réfugier en dessous et m'accrocher à ses pans. A la place, j'ai un super clin d'oeil de la part du poto Phil qui me propose d'aller chercher du café.

Je me remets à hocher frénétiquement de la tête, puis je me calme :

- Le café. Ouais. C'est plutôt bien le café. Plutôt très bien même.

Je recule encore, pouf, main qui agrippe le t-shirt de Nawel, faute de jupe, et faute de mesurer un mètre pour pouvoir bien bien me cacher du vilain pas beau et des situations trop compliquées pour moi.


- Tu viens ? bredouillé-je à ma coéquipière en la regardant avec des yeux suppliants totalement piqués à mon chien.

Phil est en train de refermer la porte. Je veux m'éclipser. Je veux. Je veux très très aller chercher le café, parce qu'après je sais, je sens que je vais vouloir savoir ce qu'il est advenu de Williams, du grade d'Allen, de l'allemand-qui-fait-peur. Je suis inquiet. Ok, là, je suis surtout sous le choc de... Bé de ma personne hein, faut pas chercher midi à quatorze heures. Mais en vrai, je pensais tout ce que j'ai dit, je suis d'accord avec Nawel, et avec la reformulation calme et politiquement presque correcte qu'est en train de nous faire Allen-que-j'aime-et-que-j'admire-de-tout-mon-cœur. Cet état second, là, il va me passer, j'vais m'éloigner, me calmer, boire un café et PAF, tout va me revenir, j'vais pas vouloir qu'on torture, oh ça non. Je suis contre la violence.

Mais qu'est-ce que je fous dans ce monde ?

Et surtout, que fais-je dans la police magique ? Vraiment couper du bois, j'aurais du apprendre, ça m'aurait permis d'avoir une carrière plus en adéquation avec mon mental. Quoi que faire du mal aux arbres, peut-être que ça me ferait pleurer, à terme.

Au passage j'vois arriver une dame hyper classe et son visage me dit quelque chose mais franchement, euh, trop la flemme de réfléchir. Je pense juste "Phil. Café. Nawel. Copains."

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Nawel Meish
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Ven 17 Aoû 2018 - 16:46


May the bridges i burn light the way
Le truc c’est quand même qu’avec Zach, on est des victimes. Genre les grosses victimes du lot qui ne servent à rien, parce qu’elles n’ont aucun pouvoir. Vous savez à quoi ça me fait penser ?
Déjà c’est pas normal que je pense à ça, ça doit être l’air du Canada, il doit être trop pur pour moi ça doit m’irriter les neurones. Mais, ça me fait penser aux gens qui dressent des loutres pour pêcher. Après les loutres elles vont pêcher seules sans l’aide de personne et elles ramènent le poisson. Et t’sais t’as envie de lui dire : mais graille-la meuf ta truite, t’as pas besoin de la ramener ! Et ben non, elles le font quand même, c’est dans leur crâne, c’est comme ça. Ben avec Zach, on aurait pu la garder pour nous June Heylie Williams et après on aurait eu des informations et après ça serait nous qu’on dirait qu’on a bien bossé.

Moi, parler, la France.

-Elle ne l’est pas. Et ce directeur n’a rien à faire ici.

Honnêtement, moi j’appelle ça avoir le seum. Un bon gros seum des familles même. Il a les boules, ça se sent, ça s’entend, t’es chez lui mais tu perds tout contrôle, en effet, tu devrais pas respirer les fraises et la joie.
Ça va toujours ensemble ça.

-Merci de nous avoir ramené cette sorcière noire. Si vous voulez vous reposer, n’hésitez pas. Vous pouvez nous rejoindre sinon, je pense que nous ne sommes plus à une personne près..

Autant vous dire que c’est le genre d’invitation, si vous voulez ce que je veux dire, qu’il faut éminemment refuser. Déjà, parce que je ne pense pas que Monsieur Directeur du Canada ait besoin d’une armada de gens pour asseoir à nouveau son autorité.

- Non non ça va, je passe mon tour.

Je reste donc tout à fait passive et en retrait pour ne pas me mêler de ce qui ne me regarde pas. J’ai officiellement été congédiée, c’est, absolument, parfait. Bon, par contre il faudrait récupérer Zach avant qu’il ne commence à sentir le cochon grillé.

Mmmh, cochon grillé.

On entend une sorte de couinement à l’intérieur, je comprends pas tout ce qu’il passe mais c’est pas plus mal, et quand il ressort il me présente sa main.
Qui a donc brûlé.
Vous voyez, quand je vous disais que y’allait avoir du porcelet au barbuc. N’empêche qu’il a l’air de douiller mais il est bien mignon, j’suis pas guérisseuse. Va falloir aller soigner ça, parce qu’après ça a tendance à s’infecter et puis le pu, c’est, immonde.
Immonde.
Y’a une proposition de café, on est contents d’avoir cette proposition de café, ça fait qu’on va changer de pièce et qu’on va se tailler. Genre pour toujours et à jamais, désolée pour la vie June Williams, c’est pas ton jour de chance.

-Le café. Ouais. C’est plutôt bien le café. Plutôt très bien même.

Et ben dis donc, c’est qu’il est secoué comme un prunier le p’tit chat ! C’est ouf, avec Allen ils se ressemblent un peu. Sauf que Allen il garde tout dedans et il fait son air de « bwaaaaaaa comment j’suis pas conteeeeent j’vais niquer des mères » alors que Zach fait des roulades qui font des paillettes.
Phil est sur une autre planète. Y’a pas à dire.
Même s’il est sexy as fuck.
Je pense pas qu’Allen ait déjà dis un jour « niquer des mères ». Il a pas la tête de l’emploi, on dirait un bébé capybara.

- Tu viens ?

Oh, que, oui. Faut pas me le dire deux fois, j’emboîte le pas à la troupe et je me glisse près de Zachy-Zach et dis :

- Oui. Et après on va faire soigner ta main, et après on se casse.

C’est pas une question parce que de toute façon, si il veut pas venir je m’en tape, je l’attrape par la main et j’le téléporte. A ma guise. Vous imaginez un peu le délire ? Si vous avez un pote qui vous empêche d’avancer et qui vous téléporte sans cesse au même en droit, en boucle ?
Faudrait que je tente sur Edwin quand il est en vacances. Histoire de tester le prototype.
Bref, café et salut les pecnos !
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Ven 14 Sep 2018 - 20:02


"May the bridges i burn light the way"


On devrait tout faire pour que le monde aille mieux, mais c'est quoi aller mieux ? On se base sur quoi pour dire que c'est mieux ? Moi je trouve que chacun a le droit de parler et qu'en discutant on serait tous plus forts, au lieu de se castagner sur la figure à longueur de journée.


« Tout ceci est un bordel monstre. »

A quel moment la situation a-t-elle pu à ce point dégénérer ? Bientôt, on ne fera même plus la différence entre mes rides et mes sourcils froncés. D’abord Zacharia qui écrase une banane sur Cormag, et maintenant quoi ? Maintenant, c’est au tour d’Elizabeth de faire son joli come-back. Enfin, non, pas tout à fait. D’abord, cette allumette de Scrimgeour trouve à jubiler de plaisir et rabaisser un peu plus ce QG. Et puisque j’en suis le directeur, oui, ça me touche. Je dirais même que ça m’atteint en plein cœur. Aurait-il simplement pu tenir un QG à mon âge, hein ? C’est bien beau de jouer les imperturbables et rigido-maniaques, mais derrière, faut aussi apprendre la tolérance. Et si mes méthodes ne lui plaisent pas, sincèrement je m’en fiche. Il n’a rien à faire ici. Nous ne sommes pas même sur le même continent et Berlin est un nid à sorciers noirs alors pourquoi faire tant de chahut pour une dame de plus ? On a peur de s’avouer vaincu ? D’avouer même que nos propres exorcistes progressistes soient parvenus à l’arrêter ? Il me sort par tous les orifices, cet homme.
Bon Dieu, a qui appartient toute cette colère ?

-Vu votre incapacité à diriger un interrogatoire, j'ai décidé de venir prendre les choses en main. Après tout, nous sommes dans le même camp, n'est-ce pas ?

Ah oui, elle sert à répliquer aux accusations balancées à tout va et d’un air complètement dédaigneux. Si c’est ce qu’il veut, soit, nous allons nous mettre sur un même pied d’égalité. Nous sommes des êtres civilisés après tout et je n’ai pas son expérience. Cependant, il est tout à fait hors de question que le directeur mène lui-même l’interrogatoire. L’objectif, c’est de la laisser en vie. Pas de la transformer en rôti.
Je ne cille pas et laisse mon co-directeur prendre le relais, visiblement toujours aussi détendu. Toujours peut-être trop détendu. Il doit se droguer aux calmants et euphorisants pour être aussi posé en toute circonstance ce gars. Bref, il fait le travail aussi bien, sinon mieux que je l’aurais fait, étant une bible des droits à lui tout seul. Et il termine par une proposition de café. Ça me tue. Ça me détend aussi, son aura est particulièrement puissante. Mais bon, elle n’a pas l’air de toucher Cormag, ou sans doute trop, car une tension extrême émane de lui. Mais lui non plus ne cille pas. S’il était plus gros, je l’aurais bien comparé à une bombonne de gaz prête à exploser.

Mais tout s’enchaîne assez rapidement. En l’espace d’un instant, la proposition de Phil déclenche un ras de marée humain. D’abord Zacharia qui, toujours un peu perdu, toujours le gentil de l’histoire qui n’a pas l’air de savoir où se placer, prend finalement une main tendue pour le diriger vers la sortie.

- Le café. Ouais. C'est plutôt bien le café. Plutôt très bien même. Tu viens ?

Je me déride et hausse un sourcil un peu amusé. La coéquipière de Zacharia, qui peu avant m’avait montré sa préférence pour rester en dehors de ce merdier, se pose à côté de lui et lui murmure quelque chose. Phil ouvre la porte, me jette un regard interrogatif avant de recevoir un hochement de tête négatif de ma part, puis la referme. Et paf, trois personnes de moins en quelques secondes. Ce qui entraîne quelque chose comme une infériorité numérique importante. Me voilà contre une sorcière noire qui ne compte visiblement pas intervenir – tant mieux – et deux progressistes déterminés à prendre le relais.
En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Phil était encore sur le seuil de la porte lorsque le directeur s’est lancé dans un sombre discours. Quelque chose comme :

-Vous pensez sincèrement qu'en s'excusant et en servant le thé à une prisonnière de guerre, ça la fera parler ? Laissez-moi rire. Par contre, quelle brillante idée de venir ici pour montrer à l'ennemi à quel point Orpheo est brisé et a d'énormes querelles internes au lieu de juste nous dire de vous rejoindre dans la pièce adjacente. Je vous félicite de votre initiative messieurs. Du coup, irons-nous parler de tout ça plus en privé ?

Mais Phil a simplement haussé les épaules. Et Phil est parti. Merci Phil de ton soutien. Bien, dois-je faire une dissertation mentale de chacune de ses paroles ou je me limite à penser qu’il ne s’agit que de venin et que je suis un peu au-dessus de ça ? J’ai ma réponse sur le bord des lèvres mais autant jouer sur son terrain de jeu et en montrer le moins possible. Déjà, s’il n’était pas venu comme une tempête ici, personne n’aurait eu à témoigner de nos légers désaccords. Sa faute donc. Mais soit, allons parler en privé. Les mains dans les poches, j’en sors une et la dirige vers la fenêtre teintée. Dans un discours silencieux, je fais signe aux personnes de l’autre pièce de garder un œil sur la demoiselle assise et sort en dernier de la salle d’interrogatoire pour passer dans une pièce adjacente. Voyons, à quoi va-t-on jouer à présent ? A savoir qui a raison, qui a tort ? Peu importe, nous sommes là. Et dans l’immédiat, j’aimerais reprendre les affaires au plus vite. Ce qui sous-entend un départ rapide des deux allemands ici présents.

Et wow, je ne m’étais pas attendu à réceptionner un pareil monologue. D’abord une présentation. Mais je suis seul donc je la connais déjà. Mais peut-être est-ce simplement une habitude. Ou bien n’a-t-elle pas parlé de notre petit dîner avec Monsieur. Est-ce qu’il me crame si je l’appelle Elizabeth ?
Qu’importe. Elizabeth vient à peine de commencer et Phil se fraye un chemin jusqu’à moi. Sans café. Ah, donc il a tout de même dû penser qu’il était plus judicieux de rester avec moi plutôt que de s’esquiver. C’est une… réaction inattendue de sa part. Mais appréciable. Très appréciable. Il me lance un clin d’œil pendant le discours d’Elizabeth mais mon attention est focalisée sur la dame.

Donc, une excuse pour ne pas s’être donné la peine de prévenir. Ça fait plaisir de savoir à quel point on nous respecte et on nous estime, vraiment. S’excuser est une chose, suivre un protocole par respect en est une autre. Mme Williams ne va pas s’échapper d’une seconde à l’autre et nous ne sommes plus à l’âge de pierre, envoyer un mail est aussi rapide qu’une téléportation. Donc oui, ça, c’est une preuve de mauvaise foi et d’irrespect. Mais passons.
Et allons-y donc. Maintenant on me fait spécialement la morale sur les lois du pays et celle d’Orpheo. Et qu’on m’infantilise en me donnant même un exemple. Mais je vous en prie. C’est quoi, la prochaine étape, comment signer et remplir un document ? Ça me sidère et j’ai beau y être habitué depuis de longues années, ça ne m’empêche d’être pissed off. Non seulement Phil n’a aucunement fait mention des lois sur la torture, mais pour ma part, puisque ses yeux sont entièrement dirigés sur moi, il se trouve que je répondais à une question de cette demoiselle exorciste. Et, pour répondre au sens strict de ses paroles, la torture est illégale au Canada. Je n’ai, en aucun cas, parlé de ce qu’il se passait ici. Et, ne lui déplaise, bien qu’aucune loi ne soit liée à celle des pays, en attendant, je suis à la tête de celui-ci. Et si j’ai déclaré que la torture était interdite, alors.
Elle.
L’est.

Point.

Puis, tout devient un peu plus incohérent. Ils ne s’interposerons plus et nous avons le droit de mener l’interrogatoire comme nous le désirons ? Pourquoi, dans ce cas, être venus tels de preux chevaliers sur leurs destriers ? Pourquoi s’être montrés avec une telle agressivité et ensuite se montrer tels des brebis agitant le drapeau de la paix ? Je ne comprends pas. Nous n’étions pas en salle d’interrogatoire. S’ils avaient voulu nous parler dès le début, ils auraient pu le faire et tut ce merdier ne se serait pas produit. Je ne comprends pas et l’incompréhension se lie malgré moi sur mon visage.
Mais ça continue. Maintenant c’est nous qui nous battons. Ben voyons. C’est notre faute maintenant. Ces européens, je vous jure, s’ils peuvent trouver des boucs émissaires partout, ils le font. J’ai envie de souffler d’un air désabusé pour montrer à quel point je suis tout de même un tout petit peu choqué par ses paroles, mais m’en retient. C’est le souffle de Phil qui paraît. Et lui, il y met les formes. Il croise les bras, lève les yeux au ciel et souffle brusquement, la bouche grande ouverte, lorsqu’elle propose de collaborer.
Et puis quoi, avancer l’enquête en travaillant ensemble ? Allons bon, nos « méthodes » sont aux antipodes l’une de l’autre. Il n’y a rien que nous puissions faire ensemble, et le précédent conflit l’a bien montré. On ne peut pas mettre de côté nos différends politique et sentimentaux, comme elle semble si bien le croire.

-Mais tout à fait. Néanmoins, la prochaine fois, pour ne pas inutilement créer de tensions supplémentaires, vous penserez à au moins signaler votre présence et ne pas débarquer en plein milieu d’un interrogatoire, hm ? Nous ne sommes après tout pas à quelques minutes près. Commencer par votre très charmante présentation dans une pièce comme celle-ci nous aurait évité les problèmes évoqués précédemment par M. Scrimgeour.

Et son sourire. Un grand sourire qui sait se montrer honnête et vrai, transparaître dans sa voix et ses mots, ce qui est assez unique pour être précisé. Un sourire de réponse, pointé sur moi. Cette ignorance, incroyable. Pas de doute, Mme Porter est bien la femme de cet odieux personnage. Intelligente au possible mais finalement un peu impitoyable aussi.

-Bien évidemment, nous n’oublierons pas de préciser dans les différents rapports votre sérieux et l’efficacité de votre travail, ainsi que de donner tout le mérite à votre QG pour une aussi belle capture. Je ne souhaite en aucun cas piétiner sur votre sérieux.

Et c’est reparti, l’infantilisation à l’état pur. Maintenant, il me faut un accord parental avant de toucher la madame enfermée dans la pièce d’à côté, et un diplôme à la fin pour me dire que c’est bien Allen, tu fais bien ton travail. Si j’attendais de la reconnaissance dans ce milieu, ça ferait longtemps que je l’aurais quitté.

Bon, je suppose que le monologue est terminé ? J’aurais bien des milliers de choses à répliquer, mais l’expérience m’a fait comprendre que ce ne serait destiné qu’à flatter un égo mis à plat sans faire avancer les choses, au pire à les faire reculer. Et Mme Porter semble être prête à tenter une coopération, n’est-ce pas ? N’engageons pas un combat de coq, quand bien même les enchaînements de répliques me sifflent dans les oreilles. Prenons l’infantilisation au premier degré.
On a plus à gagner d’être pris pour un idiot qu’à être pris au sérieux de toute manière. Et je parle d’expérience.
Je soupire et sort finalement les mains de mes poches pour les croiser sur ma poitrine, amenant une de mes mains caresser mon menton et compter les poils de barbe.

-Pour être honnête et connaissant le gouffre qui isole nos deux méthodes d’opération, je doute qu’une quelconque association nous fasse avancer. Nous risquons simplement de nous tirer dans les pattes et faire assister un peu plus à la sorcier noire les conflits qui opposent nos deux courants. Et puis faire intervenir deux directeurs pour une simple arrestation ? Vous devez avoir affaire à bien plus de cas de l’autre côté de l’Atlantique. Ce qui m’amène à la question suivante : Pourquoi prendre la peine de vous déplacer en personne sur le cas de Mme Williams ?

Les arrestations ne sont certes pas légion, mais elles ne sont pas non plus rarissimes. Peut-être sont-ils donc en possession d’informations que nous ne possédons pas. Qui sait, ils possèdent des oreilles jusqu’ici. Des oreilles qui nous sont parfois même inaccessibles. Le mieux est encore de gérer la chose telle qu’elle s’est présentée.

-Cependant, vous avez raison sur une chose. Nous devons travailler pour Orpheo. Et malgré mes doutes sur cette coopération, il est sans doute profitable d’au moins essayer. Phil, tu peux aller chercher le dossier ?

Le grand gaillard acquiesce et disparaît en un instant. Me voilà de nouveau seul face aux deux allemands. Perdre la face ? Oh non, jamais. Je reste bien planté sur mes pieds et poursuit par un :

-En attendant, je vous écoute.

Puisque vous êtes, après tout, les premiers en faute.

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Cormag D. Scrimgeour
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Sam 3 Nov 2018 - 0:09

Sa femme avait pris le relais pour expliquer la situation à ses compatriotes outre Atlantique, comme à son habitude, elle avait énormément de tact, il pensait que ça ferait passer la pilule en douceur. A voir les têtes des deux têtes d'affiche du plus important QG du Canada, ce n'était pas le cas. Kristiansen se renfrognait au fur et à mesure, peu heureux de se faire prendre pour un enfant incapable de diriger un QG. Cormag aurait bien aimé savoir lire dans les pensées, pour voir s'il insultait mentalement les deux conservateurs. C'était probablement le cas. Il valait mieux ne pas savoir, l’octogénaire se serait emporté pour des choses qu'il n'était pas censé savoir. Et il fallait la jouer fine.

Les deux membres d'Orpheo qui avait procédé à l'arrestation de la sorcière noire s'étaient en allés, normalement pour aller chercher du café, mais Cormag n'en avait pas forcément besoin, il était bien assez remonté comme ça. Et vu l'état tremblotant du canadien, quelque chose lui disait qu'ils ne reviendraient pas. Pas de café pour la prisonnière au moins, ce qui était une fort bonne chose. Quelle idée aussi, d'écraser une banane sur le conservateur, personne ne l'aimait, tout le monde le craignait. Il avait certes, moins de sautes d'humeur que différents noirs qu'il avait déjà pu capturé par le passé mais tout de même, ce n'était pas l'homme le plus patient du monde.

-Pour être honnête et connaissant le gouffre qui isole nos deux méthodes d’opération, je doute qu’une quelconque association nous fasse avancer. Nous risquons simplement de nous tirer dans les pattes et faire assister un peu plus à la sorcier noire les conflits qui opposent nos deux courants. Et puis faire intervenir deux directeurs pour une simple arrestation ? Vous devez avoir affaire à bien plus de cas de l’autre côté de l’Atlantique. Ce qui m’amène à la question suivante : Pourquoi prendre la peine de vous déplacer en personne sur le cas de Mme Williams ? Cependant, vous avez raison sur une chose. Nous devons travailler pour Orpheo. Et malgré mes doutes sur cette coopération, il est sans doute profitable d’au moins essayer. Phil, tu peux aller chercher le dossier ? En attendant, je vous écoute.

Le sous directeur s'était éclipsé pour aller chercher le dossier sus-mentionné. Ils n'étaient donc plus que trois dans cette petite pièce exiguë. Il jeta un coup d’œil à Mlle Williams, de l'autre côté de la vitre sans teint. Elle était à présent toute décoiffée, et rougie d'un côté du visage, des cheveux bruns à terre, cramés, frisottés.

Il se retourna alors vers le directeur, se redressa, croisa ses bras sur sa poitrine, une attitude qui se voulait fermée et sans négociation possible voulue.

-Mlle Williams est allemande, membre d'une organisation européenne, se serait plus logique qu'un QG qui se situe dans les environs proches de l'endroit où elle travaille s'en occupe. On sera beaucoup plus efficace sur place pour aller chercher ou vérifier les informations qu'elle nous transmettra. Que vos téléporteurs fassent des allers retours en Europe serait du gâchis de ressources absolument peu nécessaire.

La vérité était là, il n'avait pas du tout envie de négocier, il ne voulait pas du tout passer par la méthode douce, ça faisait des années qu'ils l'essayaient, tout le monde, lui y compris, sans que cela ne change quelque chose. Pourquoi cette fois là changerait quelque chose ? Effectivement, il n'allait pas dire tout cela à voix haute, il fallait faire croire qu'ils étaient prêts à négocier et voir les tentatives de leur approche douce, mais la vérité était là, dans tous les cas, ils repartiraient avec June Williams à Berlin.

-Vous pouvez essayer vos méthodes douces, je vous en prie, mais vous savez aussi bien que moi qu'elles ne seront pas effectives. Mais allez-y, je n'interviendrais pas, je resterai ici et vous regarderai. Je ne vous dirais rien, ne proposerais pas de questions si vous ne m'en faites pas une demande explicite.

Il allait évidemment trépigner sur place pendant l'interrogatoire, il allait se ronger les sangs, cela allait le démanger d'intervenir, pour que la méthode forte soit mise en place. Mais il tiendrait évidemment sa promesse et ne fera rien. Et puis, dire dans un micro « demandez lui ça ! », qui est ensuite transmis dans les hauts-parleurs n'est absolument pas dans leur intérêt commun, et même si c'est une oreillette, ça ne ferait que les déconcentrer. Certes, ça bâclerait leur travail, mais il pouvait tout de même jouer franc jeu. Mais il n'avait pas fait de promesse pour le compte de sa femme, il ne parlait évidemment, qu'en son propre nom.

Il se redressa davantage.

-Mais vous savez très bien que tout vos efforts ne lui feront rien dire. Alors June Williams repartira avec moi.

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Allen Kristiansen
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Lun 5 Nov 2018 - 22:10


"May the bridges i burn light the way"


On devrait tout faire pour que le monde aille mieux, mais c'est quoi aller mieux ? On se base sur quoi pour dire que c'est mieux ? Moi je trouve que chacun a le droit de parler et qu'en discutant on serait tous plus forts, au lieu de se castagner sur la figure à longueur de journée.

« Est-ce qu’on fait un pâté parce que je suis suédois et que je dirige un QG au Canada ? »

Non ? Bah là c’est pareil. Y’a peu de barrières qui me retiennent de lui répliquer ça à la figure, mais la bienséance reste à jamais ma plus belle bienfaitrice. De loin. Sans elle, j’aurais peut-être pu tourner sorcier noir qui sait. Ou pas. Non, ou pas en effet. Sincèrement, c’est la seule réflexion qui me vienne à l’esprit lorsque, mon discours achevé, le directeur d’Allemagne croise ses bras avec la ferme intention de ne pas en rester là.
Ben tiens, je l’aurais parié.

-Mlle Williams est allemande, membre d'une organisation européenne, se serait plus logique qu'un QG qui se situe dans les environs proches de l'endroit où elle travaille s'en occupe. On sera beaucoup plus efficace sur place pour aller chercher ou vérifier les informations qu'elle nous transmettra. Que vos téléporteurs fassent des allers retours en Europe serait du gâchis de ressources absolument peu nécessaire.

Voilà. Parce que Madame est d’origine allemande, on la rapatrie en Allemagne. Il se croit dans une agence de voyage ou quoi ? Et puis quoi encore. Oui, allons-y, rapprochons-là de son organisation, risquons de la laisser s’évader à proximité de tous ses fantastiques collègues. Berlin, en plus. M’est avis que l’on découvrira bientôt que Rosenrot crèche en-dessous d’Orpheo ou trois mètres plus loin. Comment ça je suis énervé. Bien sûr que je suis énervé. Ça me dépasse cette prise de pouvoir. Et qui nous dit que cette June ne se trouve pas au Canada pour une raison précise ? C’est vrai qu’il ne se passe absolument rien au Canada, qu’aucun sorcier noir ne cherche à nous faire la peau ou même qu’aucune très récente ville vient de tomber entièrement sous la domination noire. Non non. Un sorcier noir au Canada c’est nécessairement un paumé de la vie qui doit être rapatrié en Europe. Ben voyons. Et puis tous les sorciers noirs du Canada échoués en Europe sont rapatriés chez nous pour être interrogés aussi.

Ben voyons.

J’ai autant de réponses à lui contrer au visage que lui m’en fournit. Mais ce qui m’énerve le plus, c’est la désagréable sensation de ne pas avoir mon mot à dire. Je pourrais bien entendu amener la directrice de Washington et alors rira bien qui rira le dernier, mais je ne suis pas aussi puéril que ça. Il est d’ailleurs même probable qu’elle décide de ne pas se mettre en travers de cette petite bataille de coqs.

Mais vous savez quoi ? On est déjà bien embourbés alors autant la poursuivre, cette dispute, puisque l’issue semble déjà déterminée. Quitte à perdre, autant lui taper sur le système un ma-xi-mum. Ça rendra la défaite un peu moins cuisante et âcre.

-Sa présence sur le sol canadien n’est sans doute pas liée au hasard. Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler la situation actuelle de ce pays mais Croix et Rosenrot ont autant de raison de se trouver sur nos deux continents à présent.

Occupez-vous de vos fesses, cordialement.
Faut apprendre à déléguer, M. Scrimgeour et arrêter de se penser seul au monde ou alors seulement allié avec ceux qui partagent vos idéaux. N’est-ce pas lui qui s’est proposé dans un premier temps ? Bon, sa femme, c’est pareil. SI nous devons collaborer, collaborons. A commencer par nous laisser agir librement. Hein ? Librement. Pas sûr qu’il connaisse ce mot.

-Vous pouvez essayer vos méthodes douces, je vous en prie, mais vous savez aussi bien que moi qu'elles ne seront pas effectives. Mais allez-y, je n'interviendrais pas, je resterai ici et vous regarderai. Je ne vous dirais rien, ne proposerais pas de questions si vous ne m'en faites pas une demande explicite.

Ah oui, genre un peu flippant sur les bords. Je l’imagine bien, comme un croque mitaine, observer dans l’ombre en ouvrant de grands yeux globuleux, dans l’attente de la moindre défaillance pour frapper. Frapper et encore frapper. Je n’ai pas besoin de me sentir en plein examen, merci, je pensais qu’on avait passé cette période.
Le gros problème, c’est que l’on ne se fait pas absolument pas confiance. Pas du tout. On reste persuadé que les méthodes de l’autre ne sont pas efficaces et il ne se gêne d’ailleurs pas pour me le dire le plus simplement possible. Parce que c’est vrai que la torture oh la la, meilleure méthode, on se demande pourquoi tout ça a été aboli tiens. Si mes yeux pouvaient vraiment lancer des éclairs Cormag il serait grillé depuis trente minutes. Oui, avant même d’être arrivé. Je l’aurais senti, j’aurais pris mes précautions. C’est tout.
Au lieu de ça, je me contente de le fixer, les pieds solidement ancrés sur le sol, un air vaguement ennuyé sur le visage, encore curieusement respectueux. C’est un métier, directeur, je peux vous l’assurer.

-Mais vous savez très bien que tout vos efforts ne lui feront rien dire. Alors June Williams repartira avec moi.

Je ne peux pas lui en vouloir d’être directif, au moins. C’est clair, précis, sans fioritures et sans bavures. Une parfaite lettre en capitale d’imprimerie. Les formes ? Connais pas. Et la patience, il connaît ? Parce que j’ai une belle épreuve à lui soumettre. Et croyez-moi, celle-ci, il s’en souviendra.

-Les « méthodes douces » comme vous les nommez ont déjà fait leurs preuves. Les sorciers noirs ne sont pas uniquement réceptifs à la douleur, ils restent humains et ont des désirs. Employez les bonnes personnes et vous obtiendrez le résultat souhaité.

Il m’amuse avec son emploi du terme « méthodes douces ». Je ne trouve pas ça particulièrement doux en soi. Nous avons quelques très bons inspecteurs effectuant un travail efficace. Parfois ce n’est pas toujours aussi rose que ça devrait l’être. Il y en a un d’ailleurs qui a un passif de sorcier noir mais en qui j’ai une entière confiance. Mais hors de question de le dire à M. Scrimgeour, il serait bien capable de le lyncher sr la place publique. Voir de le brûler comme une sorcière de Salem.

-Par ailleurs, rien ne presse. Laissez-nous au moins essayer. Vous l’emmènerez après.

Non, rien ne presse. Et essayer, ça prend beaucoup de temps. Beaucoup, beaucoup de temps. Ajoutez à cela un inspecteur soigneusement choisi par mes soins et pour qui l’efficacité est médiocre, vous obtiendrez un Cormag ma foi for peu patient s’il tient jusque-là doublé d’une véritable haine pour ce QG. Haha.
Je pense que je suis en train de faire péter les fusibles de mon cerveau pour en arriver à vouloir m’ennuyer à ce point.

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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Mar 6 Nov 2018 - 18:57

Le directeur allemand était persuadé de pouvoir reprendre Mlle Williams sur son sol. Il était après tout, venu surtout pour ça. Enfin, pour l'interroger mais il se doutait que se serait l'issue en voyant l'incapacité des canadiens à mener un interrogatoire efficace. A commencer par ceux qui voulaient offrir le café à la prisonnière... Il pouvait parfaitement comprendre le fait qu'on ne veuille pas torturer des gens, évidemment. Comme dit précédemment, il avait déjà essayé cette technique, pendant de nombreuses années, quand il se cherchait encore. Il avait essayé de ne pas succomber à ses pulsions et à mener des interrogatoires de manière humaine. Sauf qu'il n'avait jamais au les résultats escomptés, jamais. Alors pourquoi eux devraient faire ça bien, quand leur propre membre étaient tués par ces même sorciers noirs ? Pourquoi les épargner alors que eux ne s'en donnaient pas la peine ? Oui, il était tombé à leur niveau, aucun soucis, il pouvait très bien encaisser les répercussions. Il l'avait fait toute sa vie. On ne pouvait pas établir de liens socials quand on torturait et tuait des gens. Après tout, pourquoi il y avait des gens spécialisés dans l'abattage d'animaux ? Pour éviter que le « mal » ne se répercute sur toute la population. Tuer et torturer fait ressortir ce qu'il y a de plus mauvais dans l'être humain, ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir le cran de le faire, et il faut ensuite pouvoir vivre avec. Alors il y a des « élus » qui s'en occupent pour que le reste de l'humanité puisse vivre paisiblement, sans se préoccuper de ses problèmes, pour vivre normalement.

Lui avait choisi sa voie. Il prendrait tout le mal nécéssaire pour éradiquer la menace qui menaçait la terre entière. Il prendrait sur lui, aucun soucis. Il avait l'habitude de la solitude, évidemment, depuis qu'il était jeune il n'arrivait pas à se lier d'amitié profonde et sincère avec des gens. Ce n'avait toujours été que des camarades de classe, et par la suite des collègues. Rares étaient ceux qui arrivaient à rentrer dans une sphère plus privée.

Il était prêt à combattre le mal par le mal.

-Sa présence sur le sol canadien n’est sans doute pas liée au hasard. Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler la situation actuelle de ce pays mais Croix et Rosenrot ont autant de raison de se trouver sur nos deux continents à présent. 

Il hocha la tête.

-Assurément que la menace des sorciers noirs impacte le monde entier, et tous les quartiers généraux doivent s'entraider pour les éradiquer. Mais certaines informations sont remontées à Berlin, dont une selon laquelle Mlle Williams n'a pas été envoyée sur le sol canadien pour une mission ou autre.

Il lui était d'avis qu'elle cherchait plutôt à fuir quelque chose ou quelqu'un. Peut être la pression de son organisation, peut être Dorian Cross, ou autre chose encore. Dans tous les cas, sa raison d'être outre Atlantique n'avait rien à voir avec l'Alliance Noire. Alors pourquoi la garder ici si elle n'avait pas de mission ? Pourquoi lui arracher un ordre de mission et essayer de protéger quelqu'un alors qu'il n'y avait personne à protéger de cette menace ? Encore une fois, pourquoi gaspiller des ressources inutiles ?

-Les « méthodes douces » comme vous les nommez ont déjà fait leurs preuves. Les sorciers noirs ne sont pas uniquement réceptifs à la douleur, ils restent humains et ont des désirs. Employez les bonnes personnes et vous obtiendrez le résultat souhaité.

Il voulait bien le voir faire. On allait rire. Encore une fois, ce n'était pas en faisant preuve de sympathie qu'ils allaient avoir les informations qu'ils souhaitaient. Les noirs étaient formés pour ne rien dire, ils riaient des méthodes d'Orpheo, beaucoup trop douces. Rien que l'entraînement auquel ils faisaient face pendant leur enfance était cent fois pire qu'un interrogatoire. Même la plus affreuse des tortures qu'il avait inventé ne suffisait parfois pas à délier les langues des plus endoctrinés d'entre eux.

-Et la perspective d'un bon café serait donc suffisante ?

Il avait un rictus mauvais, cynique, repensant encore une fois à l'invitation qui avait été donnée dans la salle d'interrogatoire, en présence de la sorcière noire, l'incluant donc.

-Par ailleurs, rien ne presse. Laissez-nous au moins essayer. Vous l’emmènerez après.

-Non, c'est vrai que les enfants mêlés qui sont massacrés à la douzaine chaque jour, ou encore les enfants humains qui ont été réduits à l'esclavage à l'orphelinat ne sont pas du tout un sujet urgent. Enfin, c'est vrai que eux ont de la chance, ils sont encore en vie. Je ne mentionnerai donc pas les purs sorciers qui se sont juste faits embrigadés par l'Alliance et qui doivent donc trimer nuit et jour pour avoir leur idéologie gravée dans le crâne.

Son don avait volé de lui même, enroulant le directeur du Canada de ses paroles, pour qu'elles s'ancrent davantage en lui. Parfois, c'était tellement naturel pour lui que son don se déroule qu'il ne s'en rendait même plus compte, tellement habitué à devoir convaincre les gens de la véracité de ses paroles.

-Après, vous pouvez toujours essayer de l'interroger, mais vous savez aussi bien que moi que toutes vos tentatives seront vaines. Vous savez, au plus profond de vous, que vous ne sortirez rien de Mlle Williams en utilisant vos gentilles méthodes. Vous savez très bien, que dans ce cas, seule une méthode plus vindicative viendra à bout de cette femme.

Encore et toujours son don qui flottait dans la salle, M. Kristiansen était la seule cible qu'il fallait convaincre. Il fallait que Mlle Williams arrive en Allemagne.

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Mike roule une pelle à Invité
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Allen Kristiansen
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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Mer 7 Nov 2018 - 16:40


"May the bridges i burn light the way"


[justify]On devrait tout faire pour que le monde aille mieux, mais c'est quoi aller mieux ? On se base sur quoi pour dire que c'est mieux ? Moi je trouve que chacun a le droit de parler et qu'en discutant on serait tous plus forts, au lieu de se castagner sur la figure à longueur de journée.

« Je sais que cette histoire n’est pas faite pour durer. »

Franchement, j’ai bien conscience que le sort est lancé, les dés jetés. C’est comme ça et je ne peux rien faire d’autre à part retarder l’échéance. Je suis un peu mauvais joueur parce que j’ai toujours respecté l’équité et cette partie-là ne la représente pas. C’est difficile de rester dans le politiquement correct quand un homme pareil nous fait face. Sa maturité, son intransigeance et le poids qu’il supporte sur ses épaules sont impressionnants et méritent le respect. Je remets en question ses méthodes et la direction vers laquelle il mène notre organisation et le futur de nos enfants. C’est d’ailleurs typiquement le genre d’homme que je n’imagine pas avec des enfants. Il voit le présent, il voit les solutions à court terme et bats la peste par le choléra. Je suis là pour lui montrer que ces idées sont peut-être majoritaires mais pas pleinement partagées. Si je parviens seulement à lui en faire prendre conscience, alors mon travail aura porté ses fruits.

Il hoche la tête à mes paroles et je me dis très fortement qu’il ne s’agit que d’un accusé de réception, nullement d’un avis.

-Assurément que la menace des sorciers noirs impacte le monde entier, et tous les quartiers généraux doivent s'entraider pour les éradiquer. Mais certaines informations sont remontées à Berlin, dont une selon laquelle Mlle Williams n'a pas été envoyée sur le sol canadien pour une mission ou autre.

J’aimerais bien voir le dossier en question. Loin de moi l’idée de remettre ses paroles en question, mais l’entraide passe par l’échange d’informations. Jusqu’à présent, il semblerait que cet échange se fasse à sens unique. Amusant, n’est-ce pas ? Je lui répliquerais bien une petite phrase bien cynique mais peu importe, ça ne participerait pas à l’enrichissement de cette conversation de plus en plus personnelle. J’en ai déjà marre de m’abaisser à chercher la meilleure réplique, j’aurais bien aimé avoir ces informations immédiatement, dans un joli dossier. Phil prend d’ailleurs un certain temps pour revenir, connaissant ses affinités avec Hermès.

-Et la perspective d'un bon café serait donc suffisante ?

Mais ta gueule.
Oups.

Je blêmis un instant non pas en réponse à sa phrase mais à la violence de mes propos. Une chance qu’il ne soit pas lecteur de pensées ou télépathe tiens. Il m’insupporte franchement, pour rester poli. Y’a que moi qui insulte Phil, personne d’autre. Ses méthodes, je ne les remets pas en question tant que les résultats sont là. On ne vit pas pour le rendement, ici. A chaque QG ses habitudes. Si ça ne plaît pas, qu’on me licencie et point, ça ne sert à rien de passer par mille et unes excuses.

-Comparé à des méthodes vieillissantes et banales pour les organisations noires, peut-être.

Hahaha. J’avais dit pas de réponse stérile. Depuis ma mise à pied, j’avoue avoir pris du poil de la bête. La très grande souveraineté d’Orpheo s’est effondré dans mon esprit et m’a permis de supplanter mon travail à mes valeurs. De les maintenir et les revendiquer sans peur. Qu’est-ce que je risque, au pire ? Ma vie vient juste de commencer.
Il me tire un sourire assez mauvais et je fais mine de l’ignorer. J’aimerais qu’on en finisse au plus vite et je ne crois pas si bien dire lorsqu’il ajoute d’un drôle d’air :

-Non, c'est vrai que les enfants mêlés qui sont massacrés à la douzaine chaque jour, ou encore les enfants humains qui ont été réduits à l'esclavage à l'orphelinat ne sont pas du tout un sujet urgent. Enfin, c'est vrai que eux ont de la chance, ils sont encore en vie. Je ne mentionnerai donc pas les purs sorciers qui se sont juste faits embrigadés par l'Alliance et qui doivent donc trimer nuit et jour pour avoir leur idéologie gravée dans le crâne.

Je ne peux pas contrer ça, c’est une vérité générale. Je pense sincèrement à tous ces gosses retenus à l’Orphelinat, je me mets à la place de ces enfants privés de leur famille, de mes précédents amis de race humaine dorénavant soit morts soit réduits en esclavage. Je pense à ce qui aurait pu se produire si j’avais l’âge de ces mêmes enfants aujourd’hui. Je serre les dents et me trouve face à un mur haut de plusieurs mètres, incapable de répliquer le moindre mot, d’arranger mes arguments pour les lui rendre. Ça m’insupporte au plus haut point.

-Après, vous pouvez toujours essayer de l'interroger, mais vous savez aussi bien que moi que toutes vos tentatives seront vaines. Vous savez, au plus profond de vous, que vous ne sortirez rien de Mlle Williams en utilisant vos gentilles méthodes. Vous savez très bien, que dans ce cas, seule une méthode plus vindicative viendra à bout de cette femme.

Je ne suis vraiment pas fan de la cigarette et pourtant, là j’ai l’impression d’en subir les effets doublés d’une alcoolémie élevée. Y’a mes revendications qui volent en éclat et ses mots qui se gravent dans ma tête et j’aime tellement, mais alors tellement pas ça que mon corps recule complètement, sur la défensive. Les phrases tournent et retournent pour donner à ses mots une valeur de vérité générale. C’est bien vrai, c’est inutile ce que je fais ? Mon don s’étend alors jusqu’à l’esprit du directeur, comme animé d’une personnalité propre. Vous vous êtes déjà essayé à deviner les pensées d’un homme qui use des pouvoirs psychiques, quels qu’ils soient, sur vous ? Ce n’est franchement pas la joie. A vrai dire, ça me donne envie de vomir, d’être happé dans une sphère tourbillonnante, un de ces escargots en effet d’optique que l’on fait tourner pour hypnotiser. C’est ça, avec l’impression d’avoir son corps projeté contre cette sphère tournante, soumis à une force centrifuge mille fois pire qu’une montagne russe. Autant dire que mon don me claque entre les mains. Paf, comme on éclate un ballon à deux centimètres du visage. La nausée fait brutalement son apparition et je me cale contre le mur le plus proche pour pas perdre pied. Si j’ai conscience qu’il utilise sciemment son don sur moi pour obtenir ce qu’il veut et que ça ne fait que creuser le fossé de mon estime pour lui, j’ai aussi conscience de perdre à ce jeu très rapidement. Impossible de dire si mon don me fait écran et m’impose des nausées pour me recentrer sur d’autres informations plus… biologiques, ou si ces valeurs-là sont trop profondément ancrées dans mon esprit pour me questionner et me donner le vertige, mais c’est la gerbe totale.

Y’a Phil qui revient comme une fleur avec les documents et j’ai juste envie de les balancer à Cormag et son épouse pour qu’ils se barrent d’ici illico. Je préférerais lui claquer dans les pattes que de lui faire entendre raison sur les méthodes pratiquées ici. Tu ne feras pas voler mon travail avec ta saloperie de don.
Je balaye l’air de la main, les sourcils si froncés qu’ils pourraient se rejoindre, un soupir agacé précédant ma prise de parole.

-Allez-y. Prenez les documents, la sorcière, ce que vous voulez. Testez vos méthodes et nous en reparlerons plus tard.

Ou jamais. A choisir, je préférerais que ce soit un jamais, même si au fond, tout au fond de moi, j’ai l’intime conviction que cette certitude n’est encore une fois qu’une réponse à son don de persuasion. Qu’ils partent, tous les trois. Je prendrais de l’aspirine pour calmer tout ça. Je récupère le dossier des mains de Philip et le tend au couple allemand, me forçant à respecter un semblant de maîtrise de moi. C’est inutile et ils me prendront certainement pour une tête brûlée, mais peu importe.

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MessageSujet: Re: May the bridges i burn light the way.    Dim 18 Nov 2018 - 20:35

Le directeur du Canada restait muet face aux répliques de celui d'Allemagne, et ce n'était pas pour déplaire à ce dernier. Il n'avait pas envie d'argumenter. Il voulait que le travail soit fait, et le plus vite possible. Mais pour se mettre au travail, encore fallait-il que un des QG prenne en charge la sorcière noire qui attendait, muette, dans la pièce attenante. Il savait qu'il allait la récupérer, à l'usure, le jeune Kristiansen allait forcément craquer. Le poids de l'expérience, il était décidément trop jeune pour tenir un QG. Enfin, Cormag savait qu'il faisait du bon travail, sinon ça aurait fait bien longtemps qu'il aurait été viré et mis à un poste de moindre importance, mais il ne pouvait pas rivaliser contre des personnes telles que lui, et c'était sa jeunesse précisément qui lui faisait défaut.

-Comparé à des méthodes vieillissantes et banales pour les organisations noires, peut-être.

Cormag pouffa et vit sa femme esquisser un sourire du coin de l'oeil. Comme si. Il pouvait bien se garder ses illusions de « je fais le bien » pour lui, Scrimgeour n'y croyait absolument pas. C'était bien gentil et bien mignon ces méthodes, mais si peu efficace, il savait que Eli pensait la même chose que lui, surtout vu le regard qu'elle lançait au progressiste. En tout cas, elles n'avaient jamais marché avec lui. Peut être aussi parce qu'il n'avait aucune empathie pour les autres, qu'il ne pouvait pas se mettre à leur place, ça n'aidait pas à faire un interrogatoire « normal ». Ce n'est pas pas qu'il se sent supérieur aux autres, c'est que … C'était un sentiment difficile à expliquer. Il ne se sent pas lier aux autres, comme si il vivait dans le même univers, qu'il vivait les même chose, mais sur un autre plan. Que rien de tout cela ne pouvait l'atteindre, le toucher ou même le blesser.

Les répliques de Cormag fusent, implacables. C'était comme si la prestance de l'un augmentait, qu'il se grandissait, et que l'autre se ratatinait sur lui même, à court d'argument, à court de tout. L'herbe coupée sous le pied. Il n'y avait juste rien à répliquer. C'était des faits. C'était la vérité. Il n'y avait rien à contrer.

Et tout Orpheo a été faible face à l'attaque de l'Alliance, Cormag le savait pertinemment. Il s'en mordait encore les doigts évidemment. Ils s'étaient écroulés sous les noirs, ils n'avaient rien pu faire, ils avaient juste été désemparés. Et il fallait remettre les choses dans l'ordre. Reprendre l'orphelinat d’Écosse, sauver les personnes qui peuvent encore l'être, et punir ceux qui ont fait du mal à leur précieuse pupille. Certes Cormag n'aimait pas les enfants, il avait tendance à les fuir comme la peste, mais jamais il ne les enverrait au casse pipe, il n'était pas si inhumain. Il préférerait de loin, de très très très loin, que tous les enfants du monde soient dans des QG progressistes, à l'opposé même de ses idées, que tous ces enfants ne rejoignent jamais son camp, plutôt qu'ils soient sous le joug des sorciers noirs, à subir il ne savait quel traitement.

Alors que le don de Cormag dansait dans la pièce, tournant autour de Kristansen pour l'ensorceler sous ses paroles, il sentit celui du directeur venir chatouiller son crâne à son tour. D'instinct, des barrières vinrent se placer sur ses pensées, pour que le pouvoir rebondisse sans pouvoir toucher à ce qu'il voudrait. Personne ne rentrait dans sa tête. Personne. Le fait que son opposé le fasse l'irrita quelque peu et il raffermit la prise de son don autour de lui. Même s'il rentrait et qu'il lisait ce qu'il voulait, il se perdrait davantage dans le tourbillon de Cormag a raison, Allen a tord, June part en Allemagne. Ça aurait pu être aussi un bon stratagème, mais le but n'est pas de le rendre encore plus malade, chose qu'il était déjà, étant donné qu'il fit un pas en arrière et s'accrocha à une table.

Eli continuait de griffonner dans son carnet ce qui se passait dans cette salle. Mais tout était déjà scellé.

Le sous directeur revint dans la pièce à ce moment là. Mais la partie était déjà gagné, il sentait son don rentrer plus profondément en M. Kristiansen. Il était convaincu de sa défaite et de la suprématie de Cormag à ce moment précis.

-Allez-y. Prenez les documents, la sorcière, ce que vous voulez. Testez vos méthodes et nous en reparlerons plus tard. 

Cormag afficha un sourire on ne peut plus satisfait et prit les documents de la main de M. Burgess.

-Merci messieurs. Bonne journée.

Il sortit de la salle en enlevant sa veste, d'un geste de la main il fit dégager les deux gardes qui étaient de part et d'autre de la sorcière, il lui mit la veste sur la tête et fit une rune pour la serrer, assez pour que la veste ne tombe pas, qu'elle se comporte tel un sac, assez pour que la sorcière se sente mal, qu'elle ait envie de l'arracher, sentant que le filet d'air qu'elle respirait était peu suffisant, ça plus le fait que respirer dans un sac... Pas assez pour la tuer ou la faire s'évanouir. Elle allait juste souffrir le long du voyage.

Il entendit Eli saluer leurs collègues du Canada et sortit de la pièce en même temps que lui. L'heure était venue de retrouver un téléporteur et rentrer en Allemagne, avec leur butin.

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