Duck.


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 Duck.

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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: Duck.    Ven 8 Sep 2017 - 21:59

On va aux USA les gars, c'est fou non ? C'est fou.
Hyper chiant.
Ca me fait vraiment penser à Allen qui a fait tout ce trajet pour venir me voir. Mi, ça me fait plaisir, mi, c'est quand même hyper flippant qu'il se soit dit "oui, ça va être génial, ça vaut totalement le coup de trainer avec quelqu'un qui n'est absolument pas sur le même continent que moi. Et puis ça va être génial de prendre trois putain d'avion, se taper des escales trop courtes pour visiter mais trop longues pour rester dans l'avion, manger trois sachets de pistache, des beignets aux pêches russes, faire le plein de kérozène à Paris, accepter des crackers proposés par l'hôtesse, détester ces immondes crackers, boire vingt litres d'eau pour faire passer le goût, avoir super envie de pisser mais préférer se faire exploser la vessie plutôt qu'aller pisser dans l'avion - ça me dégoûte - tracer des runes d'odeur parce qu'on se fait chier, arriver sur le tarmac où il fait mille degré, attendre mille ans ta valise, te faire éventrer la ville par les douanes, attendre dix milles heures ton chien loup qui se regarde, l'air de dire "jvais t'arracher la glotte la minute où tu ouvres cette grille ENCULE j'étais dans la soute gros bâtard" et prendre un taxi, rouler mille deux cent ans, arriver à l'hôtel, se mettre en pls.
Voilà donc pour Allen, malgré tout ça, c'est worth it de trainer avec moi.
Et lui me rouler une pelle.
Ce type, mais ce type.


Bref, Simje s'étale sur son lit deux places, moelleux à souhait, quand la louve monte posément sur son lit. Il la regarde d'un air mauvais, elle baisse la tête et plaque les oreilles contre son crâne en dévoilant les dents. Il regarde par terre, pourquoi c'est du carrelage par terre, c'est bizarre un peu quand même avant de soupirer :

- Très bien. Tu peux dormir sur le lit.

Immédiatement elle se roule en boule, la nez plongé sans sa fourrure épaisse. Il se déshabille, tout engourdi de flemme avant de se poser sur le ventre, en caleçon, complètement en travers du lit avec une seule pensée en tête : « finally »

Quand le réveil sonne, il ne sait plus où il est. La bestiole est carrément sur un coussin, dans un gros manque de respect et lui se redresse, hagard.
Hôtel. Ah oui, Etats-Unis pour quoi déjà ?
Il souffle, se passe une main dans les cheveux en clignant des yeux - gros désavantage d'avoir les yeux aussi clairs - alors qu'il fixe la lumière qui passe sous le volet. Allez réfléchit.
Il s'assoit sur le lit.
Ah oui, Billie. Billie Mukamba Mills.

Il déglutit, tout gêné qu'il est. Rencontrer des gens nouveaux, parler à des gens nouveaux, travailler et prendre la possibilité de totalement rater. Voir de tout faire brûler.
Je dois vraiment, vraiment arrêter de faire référence à lui. Faisons plutôt référence à Hannah qui m'a dit "T'es pas dégueu quand même vieux, tu pourrais vraiment chopper si tu le voulais" et à toi qui est devenu écarlate parce que t'avais dormi avec une fille la veille après avoir couché avec le soir, au milieu de la nuit, et le matin quand elle t'avait regardée, toute jolie, démaquillée et ses cheveux blonds dans un chignon défait et Hannah t'avait regardé suspicieusement en haussant un sourcil.
Sinon, on peut faire référence à rien du tout aussi.
Comment elle s'appelait cette fille déjà ?...


Il a beau réfléchir, même l'eau chaude qui dévale son corps ne lui permet pas de retrouver son prénom. Boh. Autant je l'ai jamais su.
Voilà, affaire close.

Il s'habille, se disant eh, peut être qu'une chemise c'est une idée qui fait plus pro mais à peine il met un pied dehors que la chaleur lui fait comprendre qu'un t-shirt ça sera très bien. Il met jean noir, un t-shirt blanc et ça ira, siffle son chien en se convainquant au pire il dira à la bestiole d'aller trainer by herself et ça sera très bien.

Il hèle un taxi, paye le double du prix normal à cause de l'animal qui halète stupidement à la fenêtre avant d'arriver devant la baraque après avoir traversé un portail et vu des milliers, mais alors des milliers de poneys absolument de partout. Et quelle baraque, les amis. Il regarde un peu le tour, les mains moites et fait signe à la louve de partir et sans grailler des poneys stp. Il souffle, passe une main dans les cheveux, pense aux clopes qu'il a laissé à l'hôtel qu'il ne fume que quand il est stressé avant de penser que plus il pense qu'il est stressé plus ça va être pire.
C'est déjà pire, gros.

Il s'avance, reste à l'affût. Il n'entend rien, ce qui est vraiment bizarre. Ah si, y'a des rats dans les buissons. Gros rat. Et comme c'est un gamin il prend le temps de sautiller comme le trentenaire très mature qu'il est pour aller secouer le buisson, juste pour le plaisir d'entendre le couinement contrarié du rongeur. Hé hé hé.

Bref, il revient devant la porte et sonne.

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Billie Mukamba Mills
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MessageSujet: Re: Duck.    Dim 10 Sep 2017 - 23:30

Elle n'avait pas beaucoup dormi, mais ce matin, Billie n'avait à faire que remplir les mangeoires et sortir la juments Polly qui venait de mettre au monde un magnifique petit poulain à la robe marron et blanche. Ce petit être était déjà debout dès les premières heures de sa vie. Le contact entre Billie et le poulain avait été facile, il n'avait pas encore de personnalité bien définie et son esprit était encore trop vague, ce qui lui permettait de comprendre un peu tout ce qu'il pouvait ressentir, la curiosité, la joie... autant dire que ça lui permettait d'oublier les mois difficiles qu'elle avait vécu cet été. L'agression lui paraissait si proche... et même si elle arrivait à oublier, les quelques douleurs qui lui restaient le lui rappelaient chaque jour, quand elle portait les seaux, ou alors qu'elle nettoyait les boxs. Mais aujourd'hui était un jour où le soleil était particulièrement chaud et rassurant, et puis la naissance du petit Balou avait encore plus illuminé sa vie. Elle l'avait suivit toute la nuit et la matinée, avait nettoyé l'enclos pour sa mère et lui et s'était dépêchée de faire ses papiers. Si le poulain devenait un étalon robuste et grand, et si elle réussissait à le dresser, il rapporterai assez d'argent pour quelque temps, en plus si la pension était payé avec...

Voila donc ce que Billie fit cette nuit et ce matin la.
Elle se trouvait sur la barrière en bois à regarder le poulain s'amuser, quand elle sentit un mouvement.
Elle se tourna et remarqua de la fumée derrière la maison, elle devait venir de l'allée principale du ranch. C'est étrange, elle n'avait pas entendu le véhicule de son oncle revenir pourtant et un moteur diesel comme celui de son vieux pickup s'entendait facilement. Bon et bien il fallait qu'elle y retourne pour se changer au moins (elle avait gardé la salopettes bleu de travail qui était pleine de sang...).
Elle entra par l'arrière de la maison, et alla directement dans la buanderie. mouvement...étrange. ELLES n'avaient pas l'air contentes. Billie passa la tête par l'une des fenêtre et vit un chien partir. Un chien ? Méchant.... Billie pencha la tête et cru voir quelqu'un de diriger vers la porte. Au moment où elle voulu ouvrir pour regarder de plus près, la sonnette retenti dans toute la maison. Elle resta figée les deux mains sur la poignée, à regarder en bas. Quelqu'un était la ? Vraiment ? Elle attendit le deuxième coup de sonnette. Oui, il y avait quelqu'un. Billie prit peur, elle ne savait pas à qui elle aurait à faire. A un homme de Dick qui venait se venger ? À la police ? Ou était-ce monsieur Charles ? La dernière option était celle qu'elle aurait préféré, mais c'était surtout celle qui n'était absolument pas sur le point de de réaliser. Elle descendit les escaliers, et s'arrêta devant la porte qui avait une partie vitrée, mais flou, bien qu'on pouvait voir l'extérieur de l'intérieur mais très rarement l'inverse. C'était une silhouette assez petite, donc ce n'était pas Jack. Au moins c'était une bonne nouvelle... depuis l'agression elle avait faillit le tuer dans une sorte de crise de paranoïa, il était repartit dormir chez ses parents le soir, et ne travaillait plus qu'a mis temps. Grâce à Ca, Billie gagna du travail en plus, et comme son oncle betai pas au courant de ce qu'il c'était réellement passé, elle faisait mine de rien.

Elle alla ouvrir quand elle remarqua qu'elle n'avait pas retiré son bleu de travail. Aussitôt, elle l'enleva et pris le pantalon de son oncle qui traînait là avant de balancer derrière le canapé sa tenue précédente, autant vous dire que désormais, son look était... spécial. Un débardeur gris délavé et sale, et un pantalon militaire décousue aux genoux. Sans parler de ses cheveux en bataille relevés par un chignon minute, remplis de paille.
De nouveau devant la porte, elle l'ouvrit de moitié. Un homme assez pâle et aux yeux globuleux était là, en train de transpirer dans son t shirt blanc.

-Hm... oui ?

Elle parlait assez doucement... en espérant que l'homme parte. Celui-ci avait la mâchoire extraordinairement carrée, et Billie se concentra sur elle pour ne pas perdre pied.

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Ben, il est mort, mais pas autant qu'on l'aurait espéré.


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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: Re: Duck.    Dim 24 Sep 2017 - 10:53

Il se retourne, un peu mal à l'aise d'attendre ici, tout seul. AH MAIS Y'A VRAIMENT DES PONEYS PARTOUT. Les champs semblent s'étendre à perte de vue et le lieu ne ressemble en rien à l'Europe qu'il connaît où de grands espaces vierges comme celui-ci sont rares. Les chevaux sont nombreux et le domaine vraiment immense. C'est chelou, ils doivent vivre à plein là-dedans pour réussir à faire tourner une aussi grande propriété. Où alors c'est un délire aristocrate et ils ont un héritage et ils font ça pour le plaisir ? Ouais non quand même si t'as vraiment beaucoup de thunes tu prends des machines pour pas t'emmerder à tout faire à la main, si ? Nan mais autant tu le vois pas mais derrière le bâtiment y'a des tracteurs ou je sais pas, du lance-grain pour les chevaux. Voilà.
Il se gratte le crâne, se remet bien en face de la porte sans savoir au bout de combien de temps il a le droit d'abandonner totalement la partie et fuir. Il se souvient que quand il était petit, il partait après une ou deux minutes d'attente, bien trop content de pouvoir se barrer le plus vite possible.
Un furet effrayé, le petit Simje.
Le temps lui paraît long et trop court à la fois et il ne peut pas s'empêcher d'écouter. A l'intérieur de la maison ça remue, ça bouge, ça s'approche de la porte - et le cœur de Simje se met à battre à ses oreilles - et ça repart.
Ah okay.
Il reste donc sur place en se disant que autant la personne l'a vue par genre la fenêtre ou du genre et qu'elle est juste repartie en l'abandonnant ici. Ca commence hyper bien cette journée. Un délice.

La porte s'ouvre alors. Wow je m'y attendais plus, et il détaille la jeune femme qui lui fait face. Elle est grande, ou elle te paraît grande parce que tu es petit mec, et fine, et jolie, et sale. Elle est obviously négligée mais pas négligée comme pour faire genre, négligée comme quelqu'un qui a bossé avec les poneys.

-Hm... oui ?

Simje hausse un sourcil. Autant je me suis totalement trompé d'adresse, c'est la merde un peu parce que là en fait maintenant que j'y pense le temps qu'un taxi revienne, j'aurais le temps de reste comme un gland sur le perron et ça va être bien gênant parce que j'ai pas de plan B à moins que je fasse genre d'aller promener le chien mais je suis pas du genre à aller balader avec elle parce qu'elle balade très bien toute seule alors que je vais avoir l'air con parce que bordel [size=10]J'AI AUCUN PLAN B.

- Bonjour.

.. Une suite Simje, nous avons besoin d'une suite ici. Il relève la tête pour la regarder droit dans les yeux, parce que c'est poli, déjà en essayant de ne pas rester parfaitement statique et de garder une gestuelle un peu plus naturelle qu'un homme debout, très raide, et par conséquent vraiment très stressé.
Il lève un peu la main en répondant.

- J'ai été appelé ici je suis guérisseur et du coup on m'a donné votre adresse mais peut être ce n'est absolument pas la bonne adresse ni la bonne personne.

Il sort la lettre qu'il a gardé au cas où il ne se souvienne pas de la personne qu'il doit voir, tout gêné qu'il est de ne pas être attendu. Et il est hors de question de papoter avec des banalités débiles genre "eh vous avez des jolis poneys" alors que c'est plutôt évident, hein. Il la déplie tout en songeant que sérieusement, c'est pas pro du tout du tout de ne pas se rappeler du nom exact de la personne que tu dois voir. Il défroisse un peu le papier en lisant :

- J'avais rendez-vous avec mademoiselle Billie Mukamba Mills.

Il gratte vite fait du bout du pied sur le perron pour essayer de garder une contenance et de ne surtout pas rougir. Il sait bien qu'avec la pâleur de sa peau, le moindre fard lui fait paraître écarlate et stupide.
Et être stupide n'est pas spécialement ce qu'il souhaite, encore moins quand il est en déplacement professionnel et qu'il essaie comme il peut de faire son métier de manière efficace. Après pour le moment, personne ne t'en a encore voulu trop fort d'avoir fait des énormes bourdes. Garde ta chance pour le moment, vieux. Peut être que cette fois, il pourra juste réussir sa mission tranquillement sans rien faire cramer.

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MessageSujet: Re: Duck.    Lun 25 Sep 2017 - 17:48

Son oncle était partie emmener sa mère voir le médecin. Ne pouvant se déplacer seule, elle était obligée de se faire accompagner soit par Billie, soit par oncle Bob.
Ce temps la, Billie était seule, Jack n'était presque plus la et quand il l'était, il l'évitait.
Elle était devenue un monstre à ses yeux. Et plus elle y pensais, plus elle était persuadée qu'elle en était un.

Elle se tenait derrière la porte, une main le long de celle ci, et l'autre sur la poignée, prête à la fermer rapidement en cas de besoins, se tenant légèrement à côté pour se cacher à moitié. L'homme n'avait pas l'air dangereux, il avait même l'air très gentil, bien qu'un peu raide et timide. En tout cas, ELLES ne sentaient rien, ELLES n'avais pas l'air effrayées. Ca devait être bon signe. Mais depuis l'incident, elle évitait de trop se fier à leur jugement. Pourtant, leur sixième sens était plus efficaces que tous les sens de Billie réunirent ensemble, ELLES avaient plus de capacité d'empathie et de réception des sentiments que les hommes, et donc, que Billie. Bref, en résumé, même si elle évitait de fier entièrement à leur analyse, elle y prenait compte toujours et essayait derrière de voir par elle même et de se faire son propre avis.
Ainsi Billie attendait. Elle attendait un signe révélateur, un mouvement, une parole, un... truc...
Sa mâchoire, a l'homme, était vraiment carrée, et elle avait l'impression qu'il serrait constamment la mâchoire. En plus il était pale, très pâles. En même temps, comparé à la peau caramel de Billie, tout était pâle.

-Bonjour.

Billie leva le sourcil. Elle attendait la suite tout en retenant sa respiration.

-J'ai été appelé ici je suis guérisseur et du coup on m'a donné votre adresse mais peut être ce n'est absolument pas la bonne adresse ni la bonne personne.

Guérisseur ? Ca fait pas des milliers d'année qu'on a arrêté de dire 'guérisseur' et qu'on a remplacé Ca par 'médecin', 'docteur' et j'en passe ? Quoi qu'il en soit, Billie leva son deuxième sourcil. La, elle s'étonna, elle n'attendait personne, en effet il avait dû se tromper... mais qui devait il voir ? Y a personne ici, et c'est pas le genre d'endroit où on vient frapper chez toi et te dire qu'on s'est trompé de porte et qu'on cherchait la porte voisine. Les voisins ? Bah, y en a pas. Billie pensa très fort "Oui, vous vous êtes sûrement trompé.... ". L'homme sortie un papier. Il le déplia et Billie reteint chaque son produit par les plis de ce papier blanc d'imprimante, tout en regardant furtivement par dessus, pour essayer de voir ce qu'il pouvait bien se cacher dans ce gros pâtés qui semblait bien trop officiel pour être discret.
L'homme le lu.

-J'avais rendez-vous avec mademoiselle Billie Mukamba Mills.

La, Billie ouvrit grand les yeux. "Quoi ? Rendez vous avec moi ? ". Elle ouvrit la bouche, certainement pour essayer de dire quelque chose mais son cerveau à moitié endormis avait du mal a réfléchir à quand elle aurait pu recevoir un papier qui confirmait l'arrivée du Monsieur à la mâchoire carrée, ou de quand elle aurait pu appeler un 'guérisseur' ou même de quand quelqu'un lui aurai dit qu'il prenait rendez vous pour elle ! Nan, ça n'allait pas la. Un mec de pointe, se dit être guérisseur et elle n'était pas au courant ?
Elle referma la bouche, cligna instinctivement plusieurs fois d'affilée les yeux. Puis regarda le papier.

-Je... je suis bien Billie mais... je ne comprend pas, je n'ai pris aucun rendez vous enfin... je ne me souviens pas avoir demandé quoi que ce soit...

Elle regarda l'homme puis de nouveau le papier. Décidément, elle ne comprendra jamais le sens de sa vie et les choses qui peut lui arriver.
Elle penchât la tête, et pinça ses lèvres.

-Vous dites que vous êtes un... un guérisseur ?

Bien Billie. Essaye d'avoir des infos.

-Et vous... vous vous appelez...?

Bon, si déjà elle a son nom, en espérant qu'il dise la vérité, ce sera un bon début.
Elle réfléchis de nouveau. Avec sa tenu, on pouvait voir les différentes marques de son agression, et les 'cicatrices', qui elle se voyaient énormément sur sa peau matte. De plus, elle faisait négligée. Elle avait toujours réussi à le cacher à son oncle, en mettent le bleu de travail -et en transpirant toute la journée par la même occasion- oh alors en disant que c'était des morsures de cheval, ou alors ds égratignures du au barbelés. Bref, elle pouvait berner son oncle, mais lui elle ne le connaissait pas. Et puis... serait-il vraiment bon de lui mentir ? Et si...
Au final... elle n'avait pas besoins d'un guérisseur ?
Elle ne savait pas comment réagir et surtout comment ELLES réagiraient, elle n'étaient plus aussi contrôlables qu'avant et Billie avait peur de le faire fuir... il suffisait d'une réaction émotionnelle assez forte pour qu'ELLES s'énervent, et qu'ELLES envahissent la maison. Une seule étincelle, une seule allumette et le feu se déclencherait sur lui, et sur elle, remplissant de nouveau son esprit d'idées noires et de sang.
Elle pria intérieurement.
Elle ne voulait pas.
Elle espérait.


Mais bon, peut être que cette fois elle réussira à ne faire fuir personne.

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MessageSujet: Re: Duck.    Sam 6 Jan 2018 - 22:39

Il la regarde bien, incapable de ne pas la détailler. De toute façon avec les yeux qu’il a, encore risque de passer pour quelqu’un de malpoli : il à l’air toujours franchement étonné. Comme s’il était surpris - choqué - en permanence. Donc ce n’est pas un petit dépaillage express qui paraîtra malpoli. Au pire de toute façon, il la regardera hyper mal si elle fait une remarque. Est ce que de toute façon tu t’en battrais pas un peu les couilles de l’avis des gens, par tout hasard ?

Zbizbizbigniew.

Il la regarde donc, et il peut facilement remarquer les cicatrices. De toute façon elle sentait la peur, mais pas une peur genre, comme quelqu’un d’effrayé. Elle sent la peur sourde qui prend au plexus la nuit, celle qui vous rend immobile au beau milieu de la nuit et vous laisse pantelant, incapable du moindre mouvement, le coeur qui prend toute la place avec des battements lourds aux oreilles. Peut être qu’il se trompe un peu et que la peur et plus ancienne. Il n’a aucun moyen de le savoir, certaines personnes gardent l’odeur longtemps sur leur peau, d’autres ont des hormones défectueuses. Mais avec les cicatrices.. Dire que je pourrais juste tendre les mains pour tout illuminer et virer ça. Mais bien sûr, Billie est défiante - et elle fait sûrement bien de l’être. Ouvre-t-on tous les jours la porte à des marabouts ?

-Je... je suis bien Billie mais... je ne comprend pas, je n'ai pris aucun rendez vous enfin... je ne me souviens pas avoir demandé quoi que ce soit...

Il hausse un sourcil, soudain un peu paniqué. C’est son coeur à lui qui accélère dans un moment de gêne et de silence qui lui est imposé. La jeune femme regarde le papier alors qu’il s’entend répondre :

- Ca doit être une erreur alors.

Et beh on en est là. Espèce de teubé. Donc t’arrives avec un papier à son nom exact et à son adresse et tu dis genre, c’est une erreur. Est-ce que par hasard t’aurais pas encore moins crédible ? Mmh ? Histoire d’avoir l’air encore plus con ?
Putain, c’est fou.
Plus elle est jolie, plus t’es con.
Je viens pas vraiment de penser ça par contre. Oh bordel, heureusement qu’Allen il est pas là, je me serais fait violemment victimiser. Genre il aurait lu dans mes pensées, comme toujours et a..
Bref, on arrête de penser à des trucs ou des gens qui ne sont pas là dans l’instant présent. C’est pas comme si t’avais quelqu’un en face de toi qui te causait. Connard.


-Vous dites que vous êtes un... un guérisseur ?

Il se recule un peu en essuyant ses mains un peu moites sur son jean. Nous sommes actuellement sur l’Everest de la gêne. J’espère qu’on ne va pas découvrir une nouvelle montagne encore plus haute, je manque déjà d’oxygène là.

-Et vous... vous vous appelez...?

Il ne sait absolument pas où se mettre, maintenant c’est elle qui a des infos, alors que y’a quelques secondes c’était juste une grosse perdue au milieu des poneys, peut être que c’est genre un espion, que je devrais partir en courant et ne rien lui dire du tout. Autant elle est genre de Croix, je vais dire Simje, elle va sortir des super boules de feu de type Mario de ses paumes et je vais être désintégré avant même d’avoir pu causer. Et tout ça n’est donc qu’un piège depuis le début. Bordel.

- Simje.

Oh, ben très bien, ça, ça fait bien avancer la chose. Comme ça elle saurait pas qui t’es vraiment et ne pourra pas te désintégrer, mais d’un autre côté si c’est juste pour se rassurer elle ne pourra pas non plus. Voilà. Le point mort. Il pourrait insister un peu, lui dire qu’elle en a visiblement besoin mais il n’est pas du genre à aider pour aider, surtout pas en forçant les gens visiblement contre leur volonté et dans leur plus grand stress, hein, elle n’a pas l’air bien à l’aise donc il n’insiste pas, il a quand même bien les boules d’avoir payé super cher le trajet pour ne pas être payé et ne pas pouvoir pratiquer, c’est quand même une perte de temps sans nom d’aller aux états-unis c’est tellement loin, bordel, d’océan, de merde. Alors, plutôt que de parler il reste à distance raisonnable et ouvre ses paumes - comme quelqu’un qui montrerait qu’il est désarmé - et soupire pour fermer les yeux, essayant de relâcher les muscles de ses épaules pour faire apparaître un peu de lumière. Il laisse le pouvoir affluer dans ses paumes même s’il n’y a rien à soigner au bout et une brillance blanche apparaît sur sa peau.

- Je fais ça, souffle-t-il.

Et puis c’est tout, parce que c’est déjà beaucoup.

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MessageSujet: Re: Duck.    Dim 7 Jan 2018 - 14:22

L'homme avait une mâchoire extrêmement carrée. Et de grands yeux. Ça intriguait Billie, c'était même malaisant.

-Ça doit être une erreur alors.

Une erreur ? Mais alors pourquoi le nom de Billie était sur le papier ? Elle n'avait absolument rien demandé. Mais c'est vrai qu'elle avait été questionné suite à l'agression, elle avait donné un nom et une adresse, elle avait du détailler une partie de sa vie. Elle avait une couverture sur ses épaules et des agents étranges lui posaient des questions. Elle avait refusé l'aide des médecins, elle avait tout refusé, disant qu'elle allait bien. Pourquoi ? Par ce qu'elle avait peur, peur d'elle et de son pouvoir, peur de se refaire frapper. Elle avait écris à sa sœur pour lui raconter toute l'histoire, à part elle, personne ne savait. Enfin... si, une quinzaine de personnes qui avaient du lire les dossiers et une vingtaines de policiers présents sur les lieux de l'agression. Haha.

-Simje.

Oh, Sim..gé ? Simgné ? C'est pas un prénom commun. Mais c'était une jolie prénom, en tout cas. Dur à prononcer. Et il avait un chien, c'était bien d'avoir un chien. Il recula puis se frotta les mains sur son pantalon. Il tendit ses mains, et après quelques secondes, une lumière blanche apparut dans ses paumes. Billie ouvrit grand les yeux. Il pouvait donc soigner ? Ça pourrait être bien pour elle... Elle s'apprêtait à s'excuser de l'avoir déranger mais une idée lui vint en tête. Et si... Ann avait fait en sorte que... quelqu'un vienne ? Ce serait possible, elle avait pensé que Ann était désormais une sorcière qui faisait partie de cet Orpheo. Non, Ann n'aurait jamais fais ça sinon elle l'aurait prévenu. Et puis même si elle était dans cet organisation, elle devait être loin. Très loin.
Billie ouvrit la porte puis regarda l'homme.

-Je suis désolée, mais je ne pense pas que ce sois une erreur... même si je n'ai rien demandé...

Elle se grattait nerveusement le bras. Elle osait pas lui demander de l'aider, elle avait pas envie de le déranger, de paraître faible.

-Mais... Je.. pourriez-vous m'aider ?

Billie se pinça les lèvres. ELLES étaient sorties pour la plupart et étaient plus ou moins proche de la maison, prêtes à tout, au cas ou... et puis il y avais un chien, ELLES n'aimaient pas les chiens. "Ne faites rien... ne faites rien...". Billie invita l'homme à entrer, en s'écartant de la porte pour lui faire un passage. Elle n'avait pas vu comme le salon était dans un état pitoyable, elle n'avait pas eu le temps de ranger, et avant de pouvoir l'inviter à s'assoir, elle retira toutes les affaires qui traînait en les rangeant dans le cagibi de l'entrée. Elle était stressée, tout était bon pour s'occuper les mains. Elle se demanda si il aimait le thé, elle pouvait lui proposer du thé ? Ou un café ? Nan... enfin si c'était une bonne idée... mais, elle ne savait pas trop en fait. Elle s'arrêta de gesticuler et s'assit sur le canapé. Elle attendait qu'il parle.

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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: Re: Duck.    Mer 10 Jan 2018 - 10:25

Le problème en soi, c’était surtout le contexte. Un mélange de chose qui avait de base, établi la gêne chez Simje. Ca avait commencé par l’avion, les gens, les milliards d’heures d’attentes dans les aéroports le temps de passer au contrôle, la mauvaise bouffe qui rend fou et surtout, le chien qu’on enferme dans une boîte. Rien de bien, si ce n’est les possibles pratiques de ses talents au bout du compte - sauf que ça venait de lui être refusé.

Trajet retour immédiat.

Et ben voilà, au moins ça t’apprendra à aider les gens, tiens. C’est jamais une bonne idée de toute façon, regarde ce qu’il s’est passé au Sri Lanka, mh ? Enchaînement d’idées pourries.
Il se passe une main pensive sur le coude, souvenir de la luxation - blessure très peu grave mais franchement agaçante et douloureuse - en soufflant.

-Je suis désolée, mais je ne pense pas que ce sois une erreur... même si je n'ai rien demandé..

ET BEN ALORS ON FAIT QUOI ?
Il sent la patience qui couvait sous sa gêne s’éteindre subitement, totalement disparue en un quart de seconde. La lenteur des échanges le force à baigner dans un sorte de malaise qui n’en finit pas face une fille visiblement un peu affolée de sa présence. Il n’a qu’une envie, autant vous le dire, c’est se barrer.

-Mais... Je.. pourriez-vous m'aider ?


C’était l’idée de départ, en effet.
Il regarde la jeune femme montrer également des signes d’agitation jusqu’à ce qu’elle lui cède le passage. Il essaie de ne pas la détailler, ça serait idiot de partir sur des préjugés. Autant je pense que c’est sa peau qui a été entaillée mais c’est son foie qui doucement est en train de la tuer, et je perdrais mon temps sur de fausses pistes. Il entre, tout affairé qu’il est dans ses pensées avant de répondre.

- Si vous me renseignez sur la nature du problème et sur en quoi je peux vous être utile, oui.

Elle s’active comme une fourmis, attrapant des trucs, en reposant d’autres. La maison, après tout, est immense pour une jeune femme qui vivrait seule ici, peut être que quelqu’un d’autre a appelé en pensant l’aider mais sans la prévenir - ce qui, ma foi, est complètement con.

Il prend place sur un canapé, ce qui est encore plus bizarre parce que si les problèmes sont physiques, il va bien falloir qu’on se mette quelque part et elle sera sûrement la personne assise. Bref.
Il sait bien, Simje, que la plupart des guérisseurs s’occupent aussi de l’âme, des tracas, des peines immenses et insurmontables mais il ne sait pas faire. Il ne sait pas faire et il a bien conscience qu’il faut laisser la personne entrer en soi pour la soulager et il est bien trop fermé, pire qu’un cailloux, pire qu’un mur. Les autres guérisseurs sont l’océan, il se sent comme la steppe. Rugueuse, sauvage, guérisseuse.

- Il faudrait juste m’expliquer pour que je puisse travailler.

Ca semble simple mais elle sent la panique à plein nez, elle s’agite, elle s’agite, sérieusement autant ne pas me faire rentrer si c’est pour ne pas parler. Peut être que la personne qui m’a appelée m’a conviée pour cette raison, pour lui apporter calme ou je ne sais quoi. Je devrais peut être lui dire que mes mains, objets physiques, soignent les corps, objets physiques également et que ma tête, ma tête ne guérit rien du tout. Je devrais lui dire, voilà. Oh? Et d’ailleurs le chien ?
Boh tant pis. Tant pis, il ira sûrement pas grailler un poney alors c’est pas si grave que ça si je le perds un jour ou trois.

Il aurait aimer pouvoir envoyer des vagues de calme et de sérénité, comme certains arrivent à le faire mais peut être qu’il serait obligé de les ressentir, ces émotions, lui aussi. Et autant vous dire qu’il ne cherche pas vraiment le calme, il cherche avant tout le confort et le silence.
Allez, au pire, demain, tu seras sûrement de retour chez toi.

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Billie Mukamba Mills
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MessageSujet: Re: Duck.    Sam 13 Jan 2018 - 14:45

Bon, maintenant Billie devait passer pour quelqu'un qui ne savait pas garder un minimum de propreté dans sa maison. En l'occurrence et bien, c'était son oncle qui avait tout posé et qui n'avait rien rangé. Et donc, c'est elle qui devait faire tout le travail. Encore.
Cela faisait maintenant deux mois que son oncle ne faisait plus aucun effort, une manière de la punir d'avoir fais fuir jack certainement. C'était compréhensif, elle avait fais fuir la seule personne qui était capable de travailler pour le ranch gratuitement. Elle le méritait.
Enfin elle pensait qu'elle le méritait. Son esprit partait en vrille et depuis que c'était passé, elle était convaincu qu'elle était fautive.
C'était certainement une conséquence de ce qu'elle avait vécu. Mais elle était persuadée pourtant d'avoir gardée le contrôle de sa vie... une bien triste illusion.

-Si vous me renseigner sur la nature du problème et sur en quoi je peux vous être utile, oui.

Ah, bien. Billie devait donc... devait lui parler. Lui raconter tout ce qu'il s'était passé... Elle finit de ranger le salon quand l'homme s'installa sur le canapé devant la fenêtre. Tant mieux, elle n'aura pas à lui demander, c'est une chose en moins à dire. Tant qu'à faire... Billie s'installa sur le fauteuil en face de l'homme, et évita quelque secondes son regard. Le moment était extrêmement gênant, mais elle devait lui parler. Elle avait ses mains sur ses genoux et sa tête presque cachée dans ses épaules. Son corps entier était crispé.

-Il faudrait juste m'expliquer pour que je puisse travailler.

Travailler ? Le mot faisait peur. Billie en avait peur. Le mot travail diffère dans la bouche des gens, les gens honnêtes eux travaillent honnêtement en lavant des voitures, faisant les comptes ou gardant des animaux. Les autres, tuent, torturent...
Billie soupira, et se remémora rapidement les détails de sont "altercation" avec les homme de Dick. Il l'avait tabassé, puis intimidé, même si le terme était plutôt 'menacé', elle avait perdu le contrôle et... La partie la moins drôle : ELLES avaient pris le dessus.
Comment expliquer à quelqu'un que tout ce qu'elle désirait sur l'instant c'était de tuer ces hommes ? Billie se grattait le front sans s'en rendre compte, sous le coup du stress. Ça devait faire pas mal de temps déjà, ça brûlait.

-Et bien... hm... Pour commencer, il y a deux mois... enfin plus, j'ai aidé une femme et... enfin avec elle on s'est faite..

Billie ferma les yeux. La scène repassa dans sa tête. Entièrement. La douleur réapparut avec les souvenirs. Elle se contenait comme elle pouvait pour ne pas qu'ELLES s'énervent. Elle avala et continua.

-On s'est faite... tabassée par un homme de la ville d'à côté, et après j'ai plus ou moins perdu le contrôle...

ELLES réagissaient. Mais pas pour Billie... ELLES n'aimaient pas la présence du chien derrière la grange. "Nan... les filles..". Dilemme interne. Fallait-il
Billie réfléchis.
ELLES étaient trop instables, et prenaient trop facilement le dessus. Jusqu'à présent le secret... oh...
Tant pis pour le secret de toute façon, il fallait bien qu'il le sache un jour si elle voulait être guérir.

-Il vaudrait mieux que.. votre chien ne traîne pas près de la grange... sinon ELLES vont... enfin... je ne veux pas qu'ELLES s'énervent.

Billie était perdue... son esprit était ailleurs et son corps commençait à faire mal à force d'être tendu. Elle se concentra sur sa respiration.
Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer.

-Depuis, j'ai perdu le contrôle de mon don.. sans compter les douleurs...

C'était dit. Le plus dur étant derrière elle, elle avait réussis à avouer sa plus grande peur : sa perte de contrôle .
Oui car c'était la seule chose dont elle avait toujours été fière, c'était d'avoir ces petites amies cachées, qui étaient là pour elle. Quelle ironie, maintenant c'était devenue sa plus grande peur.

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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: Re: Duck.    Sam 13 Jan 2018 - 21:40

Simje ne comprend pas d'où ça vient. Peut être est-il trop préoccupé par sa propre gêne mais en tout cas, il ne remarque pas à quel moment la jeune femme s'emballe. Elle est là, silencieuse et gênée et subitement elle se parler à parler, à expliquer.

-Et bien... hm... Pour commencer, il y a deux mois... enfin plus, j'ai aidé une femme et... enfin avec elle on s'est faite..

Elle ne continue pas à parler. J'en étais sûr. Les blessures physiques, ça se soigne, mais pas le reste. Le reste ça reste. Peut être qu'au bout d'un moment je pourrais poser mes mains sur un crâne et faire partir la douleur - même si j'ai du mal à y croire. Peut être qu'un jour je pourrais les récupérer et moi, les laisser partir - mais bref. Elle baisse les yeux et je ne sais pas ce qu'il va suivre.
Un viol ?


-On s'est faite... tabassée par un homme de la ville d'à côté, et après j'ai plus ou moins perdu le contrôle...

Le contrôle de quoi ? Le jeune homme fronce les sourcils. Peut être que c'est elle qui a tout détruit, elle a peu être tué quelqu'un ? Autant elle crève de culpabilité, et c'est moi qui vait lui exploser à la gueule.
T'as tué quelqu'un ?
J'en ai buté une centaine à coup de runes mal faites. Voilà. Tu veux essauer de faire pire ? Tu peux pas. Je domine dans cette catégorie, je devrais recevoir une médaille.


Il ne parle pas pour autant, elle a visiblement besoin d'aller jusqu'au bout comme si elle était sans cesse envahie de doutes et qu'elle nageait au milieu, les repoussant un à un pour laisser passer ses mots. Un combat intérieur visiblement compliqué.

-Il vaudrait mieux que.. votre chien ne traîne pas près de la grange... sinon ELLES vont... enfin... je ne veux pas qu'ELLES s'énervent.

Cette personne est sensiblement en train de craquer, non ? Qui sont, elles ? Est-ce qu'elle parle au pluriel ? Hyper chelou. Ouais mais d'un autre côté, comment elle saurait pour le chien..
OH BORDEL, LE CHIEN.


-Depuis, j'ai perdu le contrôle de mon don.. sans compter les douleurs...

Mais Simje est déjà levé, et lâche.

- Je vais juste chercher mon chien du coup et je reviens.


Il sort un peu précipitement, siffle une première fois. Attend. Il ne sait pas qui sont "elles" mais si c'était des panthères sauvages, il sait que la bestiole est assez teubée pour aller voir. Autant la récupérer en un seul morceau. Le silence est étrange mais il s'oblige à attendre avant de recommencer, plus fort et plus longtemps jusqu'a en effet entendre le cliquetis des griffes et le bête qui rapplique. Il rerentre après lui avoir gratouillé entre les oreilles.
Quand il se rassied sur la côté, la chienne se démange.

- Va falloir m'expliquer un peu plus que ça. Votre don ? Quel est-il ? Et que puis-je faire exactement pour vous ?


Il n'a pas envie d'être trop brusque mais il ne peut pas mentir. Ce n'est pas en se confiant à lui qu'elle en retirera sûrement quelque chose. Les amis de l'autre côté de l'atlantique, il sait déjà faire, il sait que c'est déjà trop. Il est là de manière professionnelle et Simje n'est pas un menteur. Il n'a pas la carure d'un psychologue et encore moins d'un psychiatre et il n'en a absolument pas les diplômes. Il connait des gens compétents, des cellules psychologiques, même Hannah est plus douée que lui pour ça.

Mais comment a-t-il pu se retrouver ici ?
La chance ?
Le hasard ?
Le karma qui est une chienne ?

Pauvre billie.

- J'aimerais vraiment vous aider, vraiment. Mais avant que vous ne placiez trop d'espoir en mes talents, sachez que je soigne les corps.

Il ne finit pas la phrase - sous entendu pas les esprits - mais il n'a pas envie de l'envoyer chier, alors il ajoute.

- Mais bien entendu je suis là pour écouter. Toute l'histoire, et puis, l'ensemble du problème.

Mais force est de constater qu'il ferait mieux parfois de refuser des missions. Aider les gens, c'est, tellement dur.

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Billie Mukamba Mills
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MessageSujet: Re: Duck.    Dim 21 Jan 2018 - 16:33

Elle l'avait prévenu, ELLES n'aimaient pas être dérangée et Billie se résignait. Elle obéissait. Avant c'était ELLES qui obéissaient, ELLES étaient gentilles et conciliantes, désormais ELLES connaissaient la failles et Billie n'avait pas la force de se défendre.
Elle avait mal, partout.
Résister n'allait faire qu'empirer le tout.

L'homme au nom étrange se leva aussitôt pour aller chercher son chien. Billie le regarda sortir et siffler, puis un chien assez grand apparut et l'homme lui caressa entre les oreilles avant de le faire rentrer avec lui. Il était beau ce chien... Billie l'admire un quart de seconde avant que l'homme reprenne.

-Va falloir m'expliquer un peu plus que ça. Votre don ? Quel est-il ? Et que puis-je faire exactement pour vous ?

Et bien... son don ? C'est ELLES. Ces petites choses noires qui se baladent partout sous la terre. Et c'est ELLES qui dominent désormais dessous et au dessus du sol. Billie ne répondît pas de suite, elle respira, pour calmer son cœur qui s'était emballé soudainement sans trop de raison.

-Je suis liée aux fournies, enfin... quelque chose comme ça.

Billie sentait une pression accroître dans son cœur. ELLES ne voulaient pas qu'il le sachent ? Non, c'était autre chose. Billie n'arrivait plus à comprendre, elle faisait pourtant tout ce qu'il fallait pour qu'ELLES soient sereines ! Qu'avait elle dit ? Qu'avait elle fait de mal ?

-J'aimerais vraiment vous aider, vraiment. Mais avant que vous ne placiez trop d'espoir en mes talents, sachez que je soigne les corps.

Mais alors... pourquoi ? Billie ne comprenait plus rien, et elle se mis à paniquer. Sa respiration s'emballa rapidement, et elle la bloqua autant qu'elle pouvait. Une crise ? Maintenant ?
Ce n'était vraiment pas le moment.
"Calme toi... "
Elle se rassura, mais les douleurs commencèrent à ses réveiller.

-Mais bien entendu je suis là pour écouter. Toute l'histoire, et puis, l'ensemble du problème.

Billie se leva rapidement et regarda dans les yeux l'homme. Il fallait qu'il parte si il ne pouvait pas l'aider, elle pouvait le blesser à tout instant, et ça c'était hors de question.

-Désolée, je ne voulais pas vous faire perdre votre temps... si...

Les larmes lui vinrent aux yeux. "Non, non....

-Si vous désirez partir, je ne vous retiendrais pas...

Elle fit volte face. Il ne fallait pas qu'il la voit, pas dans cet état. La voir pleurer, non.
Les images de sa mère envahirent son esprits. L'image de cette femme hurlant, envahie de fourmis et fuyant sa fille, cette fille qui était incontrôlable. Elle l'avait fait fuir cause de ça, elle ne voulait pas que cet homme soit une de ces victimes aussi.
Si elle devait faire une crise, il fallait qu'elle soit seule, d'autant plus qu'ELLES ne l'écoutaient plus.
Elle prit son visage dans ses main et se lâcha. Elle ne tenait plus, ses saccades lui faisait mal à ses côtes et les retenir la faisait souffrir. Elle respira fort et tomba sur le côté du canapé, ne tenant plus debout, sa vu devenait flou. Les larmes coulaient désormais, elle ne retenait plus rien.
Douleur, noir, sang...
Elle se revit par terre sur la boue, à gémir de douleur quand l'autre Dick lui mit un coup de pied. Elle voulait hurler mais rien ne sortait.
Elle avait mal, partout, à la tête surtout. Son corps entier criait au secours à chaque secousses. Ses muscles hurlaient silencieusement tendit que ses os se claquaient en rythme avec ses souffles. Allait elle mourir ?
C'est ce qu'elle pensait, et après tout, ça l'arrangerait bien. Elle n'aurait plus à subir tout ça, plus de douleurs, plus de crise, plus de fourmis, plus de Billie.

Mais la elle était encore trop lucide pour songer à mourir.
L'homme était la.
Elle se redressa et entre deux respiration dit :

-Ca va... aller.. juste..

Douleur, noir, sang.
Elle se replia sur elle même, sa tête dans ses mains. Ses doigts étaient crispés se ses tempes.

[i]"Aidez moi.... S'il vous plaît...[i]"


-J'ai mal...

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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: Re: Duck.    Lun 22 Jan 2018 - 21:43

Et là, je vous raconte pas, le, bordel les amis. Mais alors, un bordel comme rarement vous avez pu connaître, et pas un bordel naturel genre, les éléments se déchaînent - coucou Allen - non, un bordel très humain, de type grosse PLS que n’importe qui saurait gérer, mais pas moi, moi je sais pas gérer ça, mais alors pas du tout et autant vous dire que ça fait pas rigoler les mouettes, quand les gens se mettent à ressentir des trucs très forts.

Quand moi je fais tout pour ressentir très peu.


-Je suis liée aux fournies, enfin... quelque chose comme ça.

Jusque là, tout va bien. Il hoche la tête, parce que très bien, les fourmis c’est original mais alright, chacun son truc. C’est fourbe et mesquin une fourmis, ça peut s’infiltrer dans les oreilles et le nez, et qui sait si y’a pas des conduits qui vont du nez au cerveau ?
Bon, si, en vrai, on sait, mais l’important n’est pas là, l’important c’est leur nombre, je suis sûre que des fourmis ça doit pouvoir bouffer un quelqu’un en entier. Donc ça doit être pratique, c’est même offensif comme pouvoir. J’espère quand même qu’elle ne les exploite pas trop, ça serait vraiment trop dégueulasse de leur faire ça.
Est-ce que j’exploite mon chien, moi ?


Et là, on commence le moment que Simje ne comprend pas. Elle se lève d’un coup, comme un ressort tendu qu’on aurait relâché. Et alors qu’elle avait été presque penaude jusque là en regardant le sol ou ses mains, elle fixe Simje d’un coup.

-Désolée, je ne voulais pas vous faire perdre votre temps... si...

Je vous jure, là maintenant elle a les larmes aux yeux, si elle continue c’est moi qui vais faire une crise d’angoisse, te met pas à pleurer s’il te plaît sinon j’vais complètement craquer.

-Si vous désirez partir, je ne vous retiendrais pas...

Simje a super envie de soupirer très très fort. MAIS J’AI JAMAIS DIT ÇA JE SUIS LÀ POUR AIDER J’AI PAS DIT QUE J’ALLAIS ME CASSER. Mais il a pas vraiment le temps de réagir que la jeune femme met les mains sur son visage alors qu’elle respire incroyablement brutalement, comme si elle était essoufflée, essoufflée ou extrêmement affolée,

Elle tombe à côté du canapé et tient ses côtes, elle se roule presque par terre en faisant des bruits chelous, faudrait que je compatisse mais plus elle explose d’émotions, plus elle sent la peur, l’horreur et l’angoisse, plus je me referme comme si j’étais reparti dans ma cabane pour pas trop trop avoir à m’impliquer dans le délire.

-Ca va... aller.. juste..

Ah non, tu peux pas dire ça là, non non, ça va pas du tout.

-J'ai mal...

Mais c’est dans ta tête le problème là, hein, c’est dans ta tête, pourquoi est ce que je suis là SI C’EST DANS TA TÊTE QUE ÇA VA PAS ?
Et donc c’est Simje qui sait pas quoi faire, pour la première fois de sa vie il se sent trop grand, il voudrait faire la taille d’une fourmis et disparaître, s’en aller et ne, plus, jamais, revenir. Mais bien sûr, ça ferait pas hyper pro.
Il s’avance donc vers la femme-boule qui couine et il pose sans demander ses deux mains avant d’envoyer une impulsion le plus fort qu’il peut. Il fait passer un flot d’énergie puissant qui tire clairement sur son physique à lui. Pas besoin de savoir les plaies et les mots, il balance son pouvoir en forçant, il ouvre les brèches et s’immisce dans la douleur de la jeune femme, aussi loin qu’il le peut en essayant de ne pas la brusquer.

Il se recule alors, un peu guinder et sort une feuille de papier. Elle est magique, elle doit bien savoir tracer des runes. Il aimerait bien commencer un très long débat sur l’utilisation de la sauge et du pavot, mais il se doute bien que les gens ont rarement envie de mettre du temps pour soigner leur corps. Les gens préfèrent les pilules, lui, il a sa magie et les plantes.
Il trace les runes de base : sérénité, confiance, sérénité, confiance, sérénité, confiance et puis encore, sommeil, apaisement, sommeil, sérénité. Elles sont simples et peuvent être tracée avec du fusain où dans les chairs - mais la jeune femme n’a pas l’air au point où se scarifier semble plus marrant que cauchemarder.

Il lui tend le papier, tout guindé et tout gêné et dit :

- Tenez. Si vous les dessinez sur votre cou et vos mains, peut être à la base du crâne là où il y a le cerveau reptilien si vous pouvez vous faire aider, tout ça va refluer.

Il se racle la gorge.

- Ca ne va pas soigner, ça va masquer.

Il ne dit pas l’évident vous devriez vous soigner parce que ça lui semble évident, de un, et de deux il déteste être moralisateur, si elle veut continuer de se rouler en boule dans son coin parce que ça lui fait plaisir, que grand bien lui face.
Roulez-vous, madame.

- Mais je ne pense pas rester plus longtemps, en effet.

Et il ne se cherche pas d’excuses, parce qu’il s’en bat les couilles, et dire mon avion est bientôt ça serait complètement con. Il gratouille sa bestiole derrière les oreilles pour se donner une contenance et pis va falloir se barrer maintenant, gros.


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Billie Mukamba Mills
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MessageSujet: Re: Duck.    Mer 31 Jan 2018 - 20:14

Elle sombrait.
Tombait.

Encore et encore.

Vous savez ? Ce sentiment de tomber dans le vide, celui où on sent plus rien, celui qui vous enveloppe et vous emporte au loin ?
Billie se sentait comme ça. Sa douleur lui a avait fait perdre la vue, elle voyait de manière flou, tellement flou qu'elle ne pouvait plus rien distinguer.
L'homme s'approcha d'elle, elle ne le vit pas.
Le noir totale, elle voulait hurler et pleurer mais c'était trop dur. Même ça, c'était devenu impossible.
Elle était en boule, comme une graine sur une étendu déserte et d'ombre, ou le brouillard l'empêchait de savoir ce qui pouvait se passer autour. Ce brouillard ne voulait pas qu'elle sache.
Il lui posa la main sur son dos, elle ne sentait rien.
Le noir...
Puis, une lumière.
Sur ce sol noirci de douleur, apparut des rayon, quelque chose de profond qui l'apaisait doucement et qui se dispersait lentement et tendrement. Un flot, voila, un flot de calme. Comme si désormais le bruit sourd de son cœur était remplacé par les chants des oiseaux un matin de printemps. Billie ne comprenait pas mais elle acceptait ce cadeau.
D'aussi loin quelle s'en souvienne, seul son père arrivait à faire ça. Il était le seul à dissiper les ténèbres pour laisser placer à la lumière. ELLES avaient même peur de lui car il arrivait à contrôler Billie. Et ceux qui contrôlent Billie pouvaient les contrôler ELLES. Mais comme Billie, la jeune fille qu'elle était à l'époque ne comprenait rien, elle l'avait oublié.
Un sanglot la ramena dans son salon. Elle avait les joues mouillées, les yeux gonflés et les doigts humides.
Elle ne comprenait pas ce qu'il c'était passé, et pourquoi elle était avachi par terre au milieu de la pièce. Elle se redressa lentement, clignant des yeux et essayant de retrouver un minimum d'équilibre, car même assise elle avait l'impression que tout tournait autour d'elle. Et pourtant, elle se sentit plus légère.
Allez savoir.
Elle ne remarqua pas l'autre homme qui écrivait sur un papier des choses.
Elle était au milieu, regardant autour, ébahi et maladroite comme à son habitude après une crise. Elle essaya de se relever quand l'homme lui tendit un papier.

-Tenez. Si vous les dessinez sur votre cou et vos mains, peut être à la base du crâne là où il y a le cerveau reptilien si vous pouvez vous faire aider, tout ça va refluer.

Refluer ? Refluer quoi ? La douleur ? L'angoisse ? Les crises ?
"Et puis... ça veut dire quoi refluer ? "
Aider ? Non...

-Ca ne va pas soigner, ça va masquer.

Billie pris le papier lentement. Elle le regarda avec étonnement. Des symboles...des runes ? Elle ne les connaissait pas celles là. Son père seul savait. Billie ne pouvait pas en parler à son oncle... et puis jack n'était plus la non plus. Plus personne pouvait l'aider.
Personne.
Elle devra le faire seule ?
Pas le choix.
Elle se sentit coupable, elle voyait bien que l'homme était... gêné. Beaucoup trop droit pour être vrai. Elle s'essuya la joue et renifla.

-Mais je ne pense pas rester plus longtemps, en effet.

Et voilà... elle l'avait fait fuir.
Encore.
Elle soupira, puis renifla de nouveaux en se passant la main son son nez pour le gratter.
Réflexe d'enfant.

-Je... heum... je vous demande pardon pour tout ça..

Décidément, Billie devra retravailler sa manière de rencontrer les gens.
Jusqu'à présent elle avait fait fuir tout le monde. Lui n'échappera donc pas à la règle...

-Je... désolée je ne pensais pas...

Elle soupira de nouveau, baissant la tête. Elle n'osait pas le regarder dans les yeux.

-Désolée...

Puis elle regarda le papier sur lequel était dessiné ces symboles étranges... elle eu quand même un petit sourire. Il était tout de même gentil cet homme... Un peut comme son père.
Elle leva la tête.

-Merci...


Un petit merci, mais qui signifiait beaucoup pour la jeune fille.
"Oui. Merci monsieur.
Vous avez sauvez la vie... et je ne l'oublierai jamais.
"

_________________

Ben, il est mort, mais pas autant qu'on l'aurait espéré.


*******

Prochain étape, L'olympe !

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