A l'oubli, je ne saurai me résoudre...


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 A l'oubli, je ne saurai me résoudre...

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Solitaire
EMPLOIS/LOISIRS : Propriétaire d'un ranch
LOCALISATION : Oklahoma
CITATION DU PERSONNAGE : Oh, regarde ! Un Ornitho-piccolo-elatybus à gorge dorée ! Ça, ça fait un malheur aux mots croisés. Qu'est-ce que je m’amuse !

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Billie Mukamba Mills
Solitaire
MessageSujet: A l'oubli, je ne saurai me résoudre...   Dim 8 Oct 2017 - 22:32

New York, octobre 2017.

Il pleuvait énormément. Billie était en train de ranger ses derniers bouquins quand quelqu'un sonna. C'était la première fois qu'elle entendait la sonnette de l'appartement. En effet, elle venait d'emménager -depuis trois semaines et deux jours exactement- dans l'appartement de l'une de ses tantes maternelles qui était partie en maison de retraite et qu'elle n'avait que rarement vue, et elle n'avait eu le temps que de trouver un travail et de se perdre dans la ville. Oui, New York était une ville immense, et Billie n'arrivait pas à s'orienter seule. ELLES l'aidaient comme toujours, mais Billie avait fait en sorte de leur faire comprendre qu'il fallait qu'ELLES se fassent plus petites... -blague à part...- plus discrètes. Oui, ça peut paraître étrange, mais Billie avait deja formé un nouveau club de fourmis qui la suivaient partout. Elle n'avait pas encore d'affinité poussée comme avec celles de chez son oncle mais ELLES étaient plus dociles, ELLES ne craignaient plus les hommes celles-là, donc venaient plus facilement à elle. Billie avait traversé tout le pays pour rejoindre la ville de tous les possibles, elle avait fait de bonnes rencontres et de mauvaises, mais avait surtout appris à vivre comme la plupart des gens normaux. Elle avait même réussi à trouver du travail en arrivant en ville : vendeuse dans un petit bistro/magasin du Queens, à côté d'une pompe à essence, rien d'extraordinaire mais c'était déjà quelque chose pour elle, une nouvelle expérience. À l'entretien, Billie réussit à ne pas perdre pied et à prouver qu'elle était faite pour ce travail. Elle fut embauchée presque immédiatement et on lui attribua les heures de nuits. Une personne avisée aurait compris que son salaire ne valait pas ses heures de travail, ni que le patron lui avait donné des heures que les personnes normales auraient refusées. Mais Billie était heureuse... elle travaillait beaucoup, et quand elle ne travaillait pas, elle visitait et lisait les livres qu'elle avait pris de la bibliothèque de son père avant de partir. Elle en connaissait déjà la plupart, c'étaient des livres de science, de myrmécologie... elle se donnait un an pour amasser de quoi entrer à la fac. Elle voulait étudier de nouveau les sciences des insectes et surtout celle de ces amies intimes : les fourmis... En attendant elle irait à la bibliothèque, elle apprendrait d'elle-même et elle y trouverait seule les réponses.
La sonnette retentit une seconde fois. Plus longtemps.
Billie se leva et alla ouvrir. C'était la propriétaire, l'air bougon, qui portait des enveloppes.

-La prochaine fois, mettez un nom à la boîte aux lettres. C'est la dernière fois que je fais la factrice mademoiselle Mills.

-Heu... je vous remercie ! Ce sera fait madame... madame Samovar...

-J'espère bien !

Et elle lui jeta les enveloppes dans les mains avant de fermer violemment la porte d'en face.
Billie était assez choquée, elle n'avait jamais été méchante avec elle... pourquoi tant de haine ? Dans le fond elle restait naïve... trop naïve.
Elle regarda vaguement les enveloppes avant de revenir à son livre. Elle était persuadée que c'était tout les papiers de banque et autre factures... elle savait qu'il y avait tout à faire quand on commençait une vie seule mais elle en avait déjà marre de remplir tout ces formulaires et de prendre mille et un rendez vous à la banque...
Mais cela n'entacha pas longtemps son esprit déjà parti ailleurs, loin dans les nuages. Elle se fit un thé, avec plus d'eau que de thé -car elle n'en avait déjà plus et qu'elle ne pouvait pas encore s'en offrir un nouveau pot...- et s'installa sur le rebord de sa fenêtre. Des gouttelettes dégoulinaient le long des carreaux salis par le temps. L'appartement n'avait rien d'extraordinaire, il était composé d'une salle principale ou Billie avait installé une petite table et une chaise unique, avec une cuisine 'à l'américaine' assez peu équipée, comportant seulement une plaque de gaz et un frigo, puis il y avait une arche et derrière un rideau se trouvait sa chambre, enfin... un lit posé à même le sol et une unique armoire ou débordaient les vêtements, ensevelis sous une pile de livres multiples. Il y avait un miroir au mur et un rideau en dentelle à la fenêtre, qui ne pouvait pas empêcher les voisins de l'immeuble d'en face de regarder chez la jeune Billie. La salle de bain était composée d'une baignoire, d'un duo lavabo toilettes qui, s'ils le pouvaient, s'embrasseraient passionnément tellement ils étaient proches, tout ça dans une nuance bleu verdâtre qui n'était pas très bonne pour le teint. De plus, le carrelage n'était pas en excellent état, les dalles du sol étaient toutes brisées, et la baignoire était jaunie par le temps. Tout ça aurait pu faire fuir n'importe qui, mais Billie, elle, appréciait son nouveau chez-elle. Avec ses premiers mois de salaire elle pourrait trouver d'autre meubles pour aménager l'espace, afin que cet appartement devienne le sien réellement. Déjà, elle avait vu un canapé assez ancien dans la vitrine d'un antiquaire à deux pas de chez elle. Il était plutôt cher mais elle s'était promis que ce serait son premier achat.
Oui, certes, Billie était naïve. Mais bon, elle était comme elle était et cela lui permettait d'avancer.

Elle n'avait fait que deux crises de paniques depuis son arrivée. L'une d'elle, une nuit, où elle se réveilla d'un cauchemar sans comprendre où elle se trouvait. C'est d'ailleurs à ce moment-là qu'elle rencontra ses nouvelles amies, plus petites que celles du sud mais tout aussi douces et gentilles. Elle n'avait plus réussi à s'endormir et avait passé une assez mauvaise journée le lendemain au travail, enchaînant les gaffes et les réprimandes de son patron. Pour racheter ses bêtises, elle travailla jusqu'au lever du jour, puis s'effondra dans son lit en rentrant et s'endormit aussitôt, d'un sommeil noir et sans vie. La deuxième se produisit au travail. Un homme d'allure sinistre avait commandé quelque chose à manger et comme Billie était seule à cet instant, elle dû lui servir elle-même sa commande. Au moment de demander de payer, l'homme, très probablement ivre, s'était énervé et l'avait agressée. L'autre serveur arriva à temps pour l'écarter et l'obliger à se calmer. Billie, elle, était restée sur le sol, paniquée, respirant par saccades en pleurant. Le serveur avait été gentil avec elle. Il l'avait calmée tant bien que mal et lui avait servi un bon chocolat chaud en le payant de sa poche. Heureusement pour elle, il ne remarqua pas les milliers de petits points noirs vivants partout par terre sur le carrelage rouge et blanc... Le bon côté des choses c'est que cet événement avait brisé la glace. Elle avait appris à le connaître après ça : il s'appelait Taylor et avait hérité des mêmes horaires de travail que Billie. Il avait 20 ans et travaillait ici pour pouvoir payer son année de fac. La jeune femme fut émue et insista ensuite pour lui rembourser son chocolat, comme une enfant qui veut pouvoir prouver à ses parents qu'elle peut aussi offrir des choses avec son petit revenu d'argent de poche. Mais le jeune garçon refusa catégoriquement. En trois semaines qu'elle était là, dont deux en travaillant comme serveuse, elle avait appris bien plus qu'en 24 ans enfermée dans le ranch de son oncle.

Billie se renversa du thé. Elle essuya vaguement et regarda sa montre. Elle devait aller travailler. Il était 19h45 et elle mettait une demi heure à pied pour aller à son lieu de travail, pour commencer à vingt heure trente. Ce soir là, ce fut assez tranquille. Il n'y eut que madame Partison qui commanda son café quotidien - à 21h-, une drôle de femme qui venait tous les soirs prendre un café avant d'aller faire sa permanence à l'hôpital voisin, deux hommes qui commandèrent des pâtisseries et une jeune femme qui, elle, commanda un gros burger, puis acheta des chewing-gums et des cigarettes. Le reste du temps Billie fit l'inventaire et aida Taylor à nettoyer. Ils rentrèrent ensemble jusqu'à l'appartement du jeune homme et Billie finit seule le chemin. Elle s'était acheté un petit téléphone ou elle avait placé une playlist de musiques qu'elle aimait et que Taylor complétait tous les jours en lui donnant de nouveaux noms et titres originaux, et elle l'écoutait le soir en rentrant chez elle avec ses écouteurs bleus qu'elle s'était offerts. Arrivée à l'appartement, elle fit tomber les enveloppes sur le sol en déposant son sac un peu trop violemment sur le guéridon de l'entrée. Elle les ramassa et avant de les reposer, remarqua que l'une d'entre elles n'avait pas la même forme. Elle la sortit du paquet et observa l'enveloppe. Elle était légèrement jaunie comparée aux autres et étrangement légère. Elle regarda l'écriture, cela ne lui disait rien. Puis l'ouvrit. Elle s'installa près de la fenêtre pour lire la lettre.

"Très chère Billie, "

Aux trois premiers mots elle compris soudainement de qui il s'agissait. Elle n'avait pas envoyé de lettres à beaucoup de monde et sa sœur, elle, n'aurait jamais écrit ça, pas de cette manière. Cela faisait un mois et elle n'avait jamais eu l'espoir d'avoir une réponse.... Son cœur s'arrêta, les larmes lui vinrent aux yeux, et un sourire illumina son visage.

"Je suis à vrai dire plutôt surpris de recevoir votre lettre. D'aussi loin que je me souvienne et bien je ne me souviens pas de vous.

Le sourire de Billie disparut. Comment ça il ne se souvenait pas ...? Cela lui semblait improbable, il avait été une rencontre importante pour elle et là, il ne savait plus qui elle était.
Elle continua à lire, bouleversée. Certaines phrases semblaient avoir autant d'effet qu'un coup de poing dans le cœur. Et pourtant, ce fut sa dernière phrase qui fit pleurer Billie.
Les mots ont un pouvoir... bien plus puissant que les gestes.

"A votre tour de m'aider à comprendre qui je suis..."

Elle pleurait, serrant le papier entre ses bras. Elle ne pouvait imaginer que cet homme qui était si gentil et bon soit devenu amnésique. Pourquoi avait-il tout perdu ainsi ? Qu'avait-il fait à part lui venir en aide et être bon ? Billie était désemparée. Elle s'allongea à même le sol et y resta toute la journée, relisant ses lignes, ses phrases, ses mots... "J'espère que cette nouvelle ne va pas vous fendre le cœur...". Même sans sa mémoire, il restait gentil avec elle, et il pensait à son bien-être. Puis elle se remémora leur rencontre. D'abord les premiers sentiments douteux envers un homme qui avait l'air plutôt bancal, maladroit, puis le moment où elle avait décidé de l'aider.... enfin le moment de libération, où il lui avait appris bien plus que simplement d'où elle venait. Et il avait été si gentil, elle aurait aimé le revoir pour lui parler de tout ce qui s'était passé en deux ans... mais désormais elle devait lui rappeler qui elle était pour lui. Au final qui était-elle ? Une simple femme qui était tombée au bon endroit au bon moment, qui l'avait aidé, mais ils n'avaient pas eu le temps de tisser quoi que ce soit de plus qu'une relation amicale basée sur la reconnaissance d'avoir sauvé l'autre. Était-ce assez ? Allait-elle lui renvoyer une réponse et lui proposer de se voir, et tout lui raconter ? Ou alors... répondrait-elle à la lettre ? Après tout, si elle ne répondait pas, il l'oublierait vite. Il l'avait déjà oubliée et le temps éroderait son envie de savoir qui elle était.
Elle se leva après plusieurs heures pour prendre un peu de pain et alla s'allonger sur son lit. Il lui restait deux heures avant de reprendre le travail. Elle s'endormit en pleurant, espérant que demain soit un jour plus simple. Mais à son réveil, le problème resta le même : qu'allait-elle pouvoir lui dire ? Il ne fallait pas écrire trop de choses dans sa lettre, Monsieur Charles avait été clair, elles étaient ouvertes et étudiées... donc il fallait rester vague et préconiser l'entrevue réelle plutôt qu'épistolaire. Ou alors, elle lui donnerait un numéro, son numéro. Non, l'idée était stupide, le problème était toujours là : et si quelqu'un lisait la lettre et tombait sur son numéro ? Billie ne savait pas ce qui pouvait se passer mais quoi qu'il en soit, elle ne devait pas mettre d'informations trop personnelles sur le papier. Ce soir-là, elle alla au travail plus lentement que d'habitude, réfléchissant aux mots qu'elle pourrait utiliser. Ainsi donc elle marchait et parlait en même temps, sans se soucier des passants qui des fois pouvaient la regarder de travers. On était lundi soir et les fêtards ne manquaient pas, elle passait sans problème pour l'une d'entre eux, sûrement ivre ou défoncée. Au bistro, il y avait plus de monde que d'habitude, ce qui la fatigua encore plus et à la fin de son service, elle n'arrivait plus à se concentrer, si bien que Taylor prit ses dernières commandes et elle ne s'occupa plus que de la partie magasin.
Une fois l'endroit redevenu tranquille, Taylor alla voir Billie.

-Tu as l'air fatigué, ça va ?

-Oui, oui, j'ai juste mal dormi.

-Bon, je retourne là-bas alors, mais tâche de dormir en rentrant !

-Je vais essayer...

Elle n'avait pas l'air convaincu mais le jeune homme parut content de cette réponse et s'en retourna à son travail. Comment pouvait-il travailler la nuit et aller à l'école le jour ? Cela fascinait la jeune femme.
Billie partit sans lui dire au revoir et contourna par le parc pour éviter de le croiser sur le chemin. Arrivée chez elle, elle regarda la lettre de Monsieur Charles et soupira. Billie s'installa alors sur sa table, sortit une enveloppe et une feuille puis commença à lui répondre. Elle s'y mit à trois fois, avant de réussir à tout écrire, par peur de ne pas trouver les mots et ébranlée de temps en temps par la réalité : il ne se souvenait pas d'elle. Au moment de fermer l'enveloppe elle se rappela son mot à la fin : "PS: cette lettre trouvera son chemin dans le monde, une rune de localisation a été placée dans l'enveloppe avec un bout de votre lettre. N’hésitez pas à faire de même dans votre réponse!". Là, Billie était mal. En deux ans elle avait certes appris à manipuler tant bien que mal les runes les plus simples du livre de son père, mais elle n'en avait jamais vu une qui pouvait servir à ça. Elle se précipita sur le vieux bouquin à la couverture de cuir que son père utilisait tout le temps et en feuilleta les pages abîmées par le temps et la manipulation. Elle chercha une bonne heure avant de trouver ce qu'elle voulait : runes de localisation. Elle lu alors tout ce qu'il y avait d'écrit, comment localiser quelqu'un, comment localiser un bâtiment, un groupe, un animal, comment rejoindre quelqu'un... tout semblait extrêmement fatiguant et compliqué. À la fin d'un paragraphe, il était écrit comment retrouver une personne avec quelque chose qui lui appartenait. Billie rejoignit la table et s'installa. Bon, il fallait déjà quelque chose qui appartenait à Monsieur Charles. Il avait dit avoir utilisé un bout de sa lettre, Billie prit donc soin de découper une petite partie et de la mettre de côté. Ensuite, elle recopia à l'identique le dessin de la rune inscrite dans le livre.

-Ensuite, transférer son énergie.... comment je suis censée faire ça déjà ? Oh la la.... je suis pitoyable...

Elle posa sa main dessus, souffla, récita le manuel à haute voix, rien n'y faisait. Et si elle s'était trompée de rune ? Non, c'était une rune de localisation pour retrouver une personne, normalement c'était la bonne. Une dernière fois, elle posa sa main et pria pour que cela fonctionne. Elle sentit alors toute son énergie s'évaporer et la lettre brilla légèrement sous ses doigts. Et maintenant ? Devait-elle la poster ou alors... attendre ? La lettre allait-elle bouger d'elle-même ou.... Un vertige lui rappela qu'elle était à bout de force. Tant pis, elle verrait bien demain ce qu'il fallait faire.
Elle se réveilla en plein milieu d'après-midi, le soleil traversait les carreaux usés et éclairait le lit de Billie. Elle se fit un thé et le sirota devant l'enveloppe close qu'elle était censée envoyer.

-Celle de monsieur Charles est arrivée par la poste normale.... du coup, si je fais pareil elle arrivera ? Nan ?

Elle s'habilla rapidement et descendit dans la rue pour poster sa lettre dans la boîte qui se trouvait à quelques minutes de là. Elle ouvrit le battant, regarda une dernière fois l'enveloppe, puis la déposa.
On était mardi.
Durant les jours qui suivirent, elle se sentit lasse et faible, et puis, le jeudi après-midi, elle eut l'impression d'être libérée d'un poids et se sentit revivre, comme si elle avait bien dormi cette fois. Cela voulait-il dire qu'elle était arrivée ? Dans ce cas, Billie espérait qu'il lise sa lettre et qu'il se souvienne d'eux, de leur rencontre, de leur amitié, de... bien plus encore.

_________________

Ben, il est mort, mais pas autant qu'on l'aurait espéré.


*******

Prochain étape, L'olympe !

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