UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS


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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Mar 16 Jan 2018 - 14:39

Sérieusement Simje, déménage. Cesse d’être polonais, abandonne l’appartement et la vie à Varsovie et puis voilà, achète toi un appartement qui te servira sûrement plus que celui que tu as actuellement, puisque visiblement tu passes ta vie ici. Ou aux Etats-Unis. Les gens ne sont-ils pas au courant de ta nationalité ? Je suis sûre que c’est parce que je suis ne suis pas marié et que je n’ai pas d’enfants qu’ils se permettent ça. Je vais finir par me pacser avec Hannah, on sera bien plus tranquilles comme ça.

Je sais toujours pas si elle est lesbienne ou pas. Vlà-t-y pas qu’elle dit jamais la vérité celle là. Un coup c’est blanc, un coup c’est gris (moi jsuis plutôt vers le vert doré vous voyez) et puis elle éclate de rire quand elle voit qu’elle vous perd.

Et si je raconte n’importe quoi, c’est parce que je suis, trop énervé. Je ne suis pas là pour Allen, parce que monsieur court partout et a tellement de travail que c’est à peine si on a pu se voir. Mais c’est pas important, ce qui est important, c’est que par contre, il a le temps de m’envoyer des messages pour garder cet espèce de machin qu’il garde. Autant vous dire que c’est une PLS sans nom. UN ENFANT ! On parle d’un enfant là ! Et relou en plus !
Oh bordel.

Le pire c’est que juste là j’étais vraiment content, tout content parce que j’ai pris un cours de rune, oui oui, et j’ai appris des trucs et on m’a refilé des livres anciens de runes super anciennes que j’ai pu tracer et en mettant de la chaleur dedans, elles étaient plus puissantes et plus précises, moins fatigantes aussi et c’était tout bénèf. Sauf à apprendre, ça c’est la douille, mais habituellement j’ai le temps de bosser.

Sauf que là non ! Et pourquoi là non ! Parce que je suis gentil, trop bon trop con, trop d’Allen et pas assez de Simje dans cette conversation (ce qui est le concept d’un SMS envoyé, disant plus ou moins « Wsh, gros, j’suis dans la merde et je sais que t’es au QG, tu gardes Kely un moment stp ? J’en ai pas pour longtemps et après j’te paye un café, cimer, j’t’en dois une. »
Non c’est une blague, il a pas dit qu’il m’en devait une, il a pas dit wesh non plus, bref, mais vous avez saisi.

UN ENFANT !
PIRE
UN ADO !

Bordel, de, ses morts.


Il traverse donc le QG en marchant aussi vite qu’il peut pour dissiper ce qu’il ressent, l’animal bondissant derrière lui comme une biche. Oui, comme une biche. J’ai parlé d’un animal, pas d’un chien, et si c’est une biche en forme de chien, c’est pas votre problème. Je pose pas d’étiquette sur les choses et les gens moi, laissez là bondir si ça lui fait plaisir.

L’animal se rapproche, lui lèche la main et part en sprintant pour pas s’en prendre une, SI JE TE CHOPPE PETITE SALE SALE JE TE TONDS !

Bref, vous l’aurez compris, il est un peu à cran.
Un peu.

Il se rend donc où il doit se rendre, dans une partie du Qg très peu exploitée visiblement faite pour.. pour.. et bien recevoir des gens, il y a une grande table et pas mal d’objet, un tapis, des fauteuils et canapés, ça fait très salle de détente quand même mais aucune idée de ce qu’on peu glander avec un miasmeux par ici. Mais le miasmeux en question est déjà là quand Simje rentre avec sa louve. Oh là là, je sais même pas par quoi commencer, « hé, salut! » lol, il va tellement directement comprendre que je suis proche de la crise d’angoisse rien qu’à cause de sa présence, il va pas kiffer, oh là là là là là là là là là là putain de ses morts.

- Hé. J’suis Simje, enchanté.

Mais je connais même pas ses pouvoirs et puis c’est pire je vais pas lui causer rune, c’est un ado mou et inefficace il va s’en battre les couilles et je vais encore me retrouver avec quelque chose de brûlé sur les bras.

Oh, pitié, faites qu’on mette le feu à rien.


- Si y’a quelque chose que t’as vraiment envie de faire, c’est le moment où jamais de le dire. Ah, et ça, c’est euh, Nym, elle est pas hyper sympa mais voilà, c’est un animal quoi faut pas..

Il regarde la bestiole les poils hérissés face à une statue chelou dans un coin, les yeux écarquillés, prête à grogner, avant de la voir repartir vers l’ado en le regardant du coin de l’oeil, pas super confiante.

- Faut pas faire gaffe.

ALLEZ, FAITES QU’ALLEN REVIENNE VITE.

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Kelyann Lindström
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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Jeu 18 Jan 2018 - 23:51

Pourquoi il fallait presque toujours que j'accompagne Allen à son bureau ? Y avait rien à faire là bas, j'm'ennuyais comme un rat mort. Surtout qu'Allen s'occupe de plein de trucs en même temps, il a pas le temps pour moi. Pourquoi ils me mettent pas à l'école ? Pas une école pour les gens normaux, hein, pour les magiques. Au moins je gênerai personne et même moi je m'occuperai. J'aime bien apprendre en plus.

Pourquoi ya pas des cours dans les locaux d'Orpheo ? Ya bien des enfants d'exorcistes, non ? Ils vont où ? Ils font quoi ? Juste que je refuse de quitter Allen. Tralala. Il me parle souvent de Kily et pour une obscure raison... Je lui fais confiance et j'ai foi en lui. Alors oui je continue de péter des crises mais … Moins souvent quand même. Et moins contre lui et l'incapacité des adultes de me réunir avec mon frère. Je sens qu'il est sincère. Et j'le sens au sens premier du terme, il essaie réellement, en plus de tout le boulot qu'il a.

Des fois j'ai envie de lui faire des câlins. Mais, erh. J'ose pas. J'suis pas encore hyper à l'aise. Tant pis, j'ai des peluches pour compenser. J'les prends toutes dans mes bras et je m'endors comme ça. Ca fait du bien. J'ai moins de crises la nuit aussi. Je m'endors un peu moins en m'évanouissant. Je suis … Apaisé.

Sinon, on m'a encore changé d'endroit. Je suis … Seul dans une pièce, presque comme d'habitude. Les gens ont peur de moi je crois, ils savent que j'ai tendance à faire pas mal de crises de rage et que des fois ma magie fait n'importe quoi et a tendance a explosé. Et puis on a eu de nombreux témoins avec le coup de l'ascenseur... Donc les gens me fuient. Et puis je suis pas encore hyper à l'aise au QG. J'ai pas l'habitude de tous ces nouveaux gens. Et j'aime pas les gens. On en a eu tellement qui nous ont manipulé et tout que … J'ai du mal à faire confiance. C'est hyper dur, tu risques d'être trahi à tout moment, d'être brisé à tout moment. J'trouve ça trop compliqué. Pourquoi faire confiance si un jour on risque de la perdre ?

Donc, salle. Seul. Heureusement que y avait des bouquins. Sinon ça a plus l'air d'être des activités qu'on fait au moins à deux. Du coup j'me suis mis à l'autre bout de la pièce, et je peux voir ce qui arrive d'ici. Enfin, j'aperçois quand ya du mouvement et je lève la tête. Sinon je lis. Et c'est pas terrible. Alors pour me distraire de cette lecture (je me distrais de ma distraction, oui), je fais promener mon don dans le QG. Enfin, je vais pas très loin. Mais j'essaie de déceler les humeurs et sentiments des gens qui sont pas loin.

Soudain, une vague d'angoisse est arrivé jusque moi, j'me suis redressé d'un coup, stressé. C'est quoi tout ça ? Et il est rentré dans la pièce, il avait l'air sûr de lui pourtant, je l'ai scanné pour voir si tout ça venait bien de lui et … Oui. Une énorme boule d'angoisse. Il était accompagné d'un loup, je crois, ou un chien. Un truc du genre. Ca avait pas l'air de m'apprécier. Ca devait sentir l'humeur de la personne à côté de lui – son maître ? - et répondre en même temps ? J'en sais rien. J'suis nul sur les animaux. Même sur les humains je suis pas terrible. Sauf Kily, et un peu Allen.

-Hé. J’suis Simje, enchanté. 

J'ai un peu plus relevé la tête vers lui. Euh... Oui ? Tu me veux quoi ? Tu fais du baby sitting ? J'ai vraiment besoin de baby sitter ? Sûrement. Mais je vous jure que mes crises se sont calmées. Et en soit, si je parle à personne, potentiellement ça a moins de risque de m'arriver. J'en sais rien.

-Pourquoi vous êtes tout angoissé comme ça ? Faut se détendre, j'vais pas vous manger.

Enfin, si c'est à cause de moi qu'il est comme ça. Mais sa voix avait l'air toute raide aussi. Ca vous fait mal de parler Monsieur Simye ? Faut pas parler dans ce cas là. C'est bien aussi.

-Si y’a quelque chose que t’as vraiment envie de faire, c’est le moment où jamais de le dire. Ah, et ça, c’est euh, Nym, elle est pas hyper sympa mais voilà, c’est un animal quoi faut pas.. 

L'animal regarde une statue, et puis avance, recule, ou je sais pas quoi. Elle bouge. Elle a toujours pas l'air de m'aimer. Je sens comme une animosité. J'aime pas trop ça moi, j'lui ai rien fait et pour une fois je suis parfaitement calme. Si vous voulez pas que je casse tout, laissez moi tranquille, non ?

-Faut pas faire gaffe. 

Je me détourne de l'animal et regarde mon livre inintéressant et Simye. Je pose doucement mon livre sur la table où ils se noient dans les autres. Je me rassoie sur la chaise, et frotte mes mains sur mes genoux.

J'aime pas trop beaucoup ça de parler moi. Pourquoi je dois dire ce que je veux ?

-Je... Euh...

Je respire. Ce mec tout angoissé déteint sur moi, sérieusement. Je suis hyper perméable à toutes les émotions, elles me traversent de part en part et … Et... J'les ressens, j'les prends pour moi. C'est tout affreux.

Je me retourne vers l'homme.

-Je... Voudrais aller à l'école.

Je le fixe du regard. Je sais que je peux pas aller dans une école d'innocent, je suis trop capricieux, irascible, incontrôlable, asocial... La totale.

-Une école de magie, où je pourrais apprendre mes pouvoirs, apprendre à me battre, apprendre plein de choses.

Je rebaisse vite la tête, j'l'ai regardé trop longtemps dans les yeux. J'aime pas regarder les adultes dans les yeux. Sauf quand je les provoque. Mais là... Non. Non. Je veux pas. Je chuchote, la tete baissée, mes poings serrés sur mes genoux.

-Apprendre plein de choses.

Je suis juste curieux. Et là je m'ennuie. Depuis que je suis arrivé ici ou presque. Après Allen a été privé de travail quelques temps, on a voyagé c'était trop bien. J'ai dû insister un peu pour venir avec lui par contre. Mais on a vu plein de trucs fantastiques, je lisais le guide et tout, j'étais tellement aux anges. J'ai pu découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux paysages, de nouveaux lieux, de nouveaux gens (façon de parler, je les voyais juste parler entre eux et dans la rue, ça me suffisait amplement). J'veux juste en découvrir plus sur le monde, le passé, l'univers, et sur moi, et sur plein de choses différentes.

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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Sam 20 Jan 2018 - 17:09

Le chien se casse dans un coin et Simje se met automatiquement à penser putain, ce que j’aimerais être un chat de famille qui dort et mange et dort et mange, c’est fou, et puis j’espère que le gamin il est pas lecteur de pensées comme Allen, hein, ahah et puis surtout ah putain, le con. En fait si, je sais qu’il est empathe, c’est Allen qui me l’a dit.

-Pourquoi vous êtes tout angoissé comme ça ? Faut se détendre, j'vais pas vous manger.

Euh déjà, ça, on sait jamais.
Ensuite.
Parce que j’ai pas d’enfants, et pas d’amis, ahah. Ahahaha. Les interactions sociales, je connais pas. Il hausse les épaules en se disant que c’est pas le moment de mentir à un gosse en disant genre j’ai eu une réunion stressante avant ça mais que c’est pas le moment de dire la vérité non plus : J’AIMERAIS TELLEMENT NE PAS ÊTRE LÀ il opte donc pour la nonchalance pas trop assumée en avalant sa salive. Il a déjà réussi à juguler son angoisse des centaines de fois, c’est pas aujourd’hui que ça va changer. Ca mettra peut être quelques minutes de plus mais il calme sa respiration et se concentre sur un souvenir précis.
Qu’il gardera secret.

-Je... Euh…

Sans savoir vraiment pourquoi, le polonais a un peu l’impression d’avoir un miroir en face de lui. Il s’efforce de se calmer et cligne des yeux, détend sa mâchoire puis essaie de relâcher sa nuque, ses épaules. Peut être finalement que c’est le chiar qui va lui apprendre quelque chose - à traiter ou masquer ses émotions ? Le débat est ouvert. Cette entrevue sera-t-elle saine ?

-Je... Voudrais aller à l'école.

Super ? Qu’est-ce que j’en fais moi de ça ? Je crois qu’il a pas compris le sujet là, le machin. Qu’est ce qu’il veut faire maintenant, dans l’instant présent avec moi, qu’est ce que j’en sais moi de pourquoi il va pas à l’école ? Qu’il en cause deux mots à Allen, il a qu’à lui monter un dossier avec toutes les points positifs qu’il y a à aller à l’école. Allen est un homme raisonnable, un directeur qui plus est, c’est impossible de l’avoir aux sentiments - sauf quand le mec se met à paniquer tout seul dans une chambre d’hôtel, ça, ça reste quand même une exception - et ça doit être encore plus dur de l’avoir à l’usure.

-Une école de magie, où je pourrais apprendre mes pouvoirs, apprendre à me battre, apprendre plein de choses.

Il lui jette un regard un peu désolé, vaguement gêné, mais son angoisse est définitivement passée. Il se sent un peu plus ancré dans le sol, toujours pas ancré dans la réalité.
Mais ça, c’est une autre histoire.
Non mais très bien, ça me ferait très plaisir aussi qu’il soit à l’école, là tout de suite, il pourrait se faire pleins de copains et de copines, il gambaderait dans la cours et serait sûrement trop jaloux des métamorphes - ces petites daubes qui se baladent à moitié à poil avec leurs vieilles bandes moches parce qu’ils passent leur vie à muter - et puis tout le monde serait soulagé. Même lui.
Mais être empathie à l’école ça doit être très chiant quand même hein.


-Apprendre plein de choses.

Il a dit ça la tête baissée et les poings serrés. On progresse là, c’est cool, dans quelques minutes il va complètement vriller parce que j’ai une capacité à distraire les autres proches de zéro.

- Je pourrais en parler à Allen, ça, de l’école.

Il se retient de débiter un truc horrible du genre mais je suis sûr que tu apprends plein de choses avec tonton Allen déjà, ah, ah, ah parce qu’il trouve toujours ça affreux, les gens qui parlent aux enfants comme si c’était des gros teubés avec la stabilité émotionnelle d’un nourrisson de six mois.

- Et euh en attendant..

En attendant, on va jouer au roi du silence et de l’immobilité jusqu’à ce que le caribou il revienne, ahah, je suis sûr qu’on va vraiment s’amuser comme des petits fous !
Mais il serait mensonge que de dire que Simje est totalement insensible face à la détresse du petit machin tout recroquevillé qui veut aller à l’école quand il saura comment l’école c’est la guerre et comme les autres ils sont cruels, il aura peut être moins envie d’y mettre les pieds. Il ajoute donc :

- ..en attendant, j’peux essayer de t’apprendre deux trois trucs. Pas sur tes pouvoirs à toi, parce qu’on n’a pas les mêmes, mais sur les runes.

OH PUTAIN, j’ai une idée trop bien, j’vais lui apprendre un truc trop bien, Allen il va adorer, ça va lui faire trop plaisir j’en suis sûr.
Il est certain que Kely a déjà entendu parler des runes (Allen en a des dessinées partout dans les bureaux donc quand même) et Simje se lève pour aller chercher une feuille et des crayons. Il est déjà beaucoup plus détendu - c’est incroyable le pouvoir qu’on les runes sur lui, dès que ça cause rune, monsieur est le plus à l’aise de la pampa. Il les rapporte vers Kely, s’assoit par terre - non casse-toi Nym, on truffe pas les gens dans le visage comme ça - avant de lui dire :

- Si tu veux, je peux t’apprendre à mettre feu à cette feuille de papier.

Comme ça après je pourrais t’apprendre à faire brûler un QG tout entier, ahah.

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Kelyann Lindström
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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Dim 21 Jan 2018 - 21:43

Le monsieur hausse les épaules. Comme si il était pas sûr de ce que je venais de lui dire … Pourtant, il n'y a qu'à voir mon gabarit, je fais pas le poids, clairement, c'est pas moi qui vais lui faire du mal. Et en vrai, tant qu'on me provoque pas, qu'on me fait pas chier et tout bah … J'suis plutôt quelqu'un de calme. Après oui, faut pas m'énerver, clairement.

Simye a l'air désolé pour moi. Ca va pas beaucoup m'avancer ça, qu'il a l'air désolé. Ouais, ok, il peut rien faire pour moi. Tout comme il peut probablement pas retrouver mon frère. Même quand mon cousin fait tout ce qu'il peut il y arrive pas, alors comment lui, qui n'est même pas directeur pourrait ?

J'ai juste envie de lui dire d'abandonner, d'arrêter de se torturer, d'aller s'occuper de ses propres affaires et que je pourrais très bien me débrouiller tout seul. Si justement on me laisse tout seul. Laissez moi tout seul dans cette pièce, il y a des livres, j'ai de quoi m'occuper. Enfermez moi si vous voulez, barricadez moi pour que je n'abîme pas plus votre précieux QG. On voudrait pas d'autres ascenseurs pétés.

-Je pourrais en parler à Allen, ça, de l’école.

Je relève doucement la tête, lance un sourire timide et finit par hocher. Oui, se serait peut être bien. J'ai souvent peur de l'embêter déjà. Parce qu'il doit s'occuper de moi, alors qu'il avait juste rien demandé, voilà qu'un gamin arrive dans sa vie. En plus un gamin qui fait plein de crises. Plus ou moins violentes, plus ou moins souvent. J'dois être la risée de ce coin de l'institution. « Non mon dieu c'est le gamin qui explose ». Bah... Désolé. Et puis il essaie déjà de retrouver Kily aussi, ça lui prend déjà plein de temps. Si en plus j'lui demande de me trouver une école, c'est des problèmes en plus pour lui, non ?

Surtout que, je me débrouille bien tout seul. Regardez, ça faisait un moment que j'étais tout seul avant que Simye il arrive. Et j'ai pas explosé.

-Et euh en attendant.. 

En attendant on s'ennuie, on se regarde en chien de faïence parce qu'on est deux asociaux qui ne savent pas communiquer avec les autres gens. Et c'est chelou, et on sent qu'on doit dire quelque chose mais ya rien qui vient. Alors on continue de dire « euh » et d'essayer de meubler. Mais ya rien qui vient. Et on ose pas reprendre le livre, parce que ça paraît quand même assez impoli, alors que quelqu'un est là pour être avec nous. Alors on regarde nos pouces qui tournent l'un contre l'autre.

Et les blancs pesants qui s'éternisent.

- ..en attendant, j’peux essayer de t’apprendre deux trois trucs. Pas sur tes pouvoirs à toi, parce qu’on n’a pas les mêmes, mais sur les runes. 

Je relève la tête, me tourne doucement vers lui, un sourire commence à illuminer mon visage. Moi j'veux bien apprendre à utiliser la magie, oui oui oui ! Des runes en plus, je sais que c'est quand même un peu compliqué. J'en ai déjà fait, bien sûr, mais ça fait longtemps que j'ai plus pratiqué maintenant. Alors... C'est un peu compliqué.

Il part alors, mais revient vite avec des crayons et des feuilles dans les mains. Il commence à s'asseoir par terre, chasse son animal qui voulait lui faire un bisous, je crois, je sais pas, c'est chelou. Déjà qu'un humain c'est compliqué à comprendre alors que ça parle, imaginez un animal. Mais justement, leurs émotions sont plus brutes, moins façonnées par la société, moins compliquées, se serait peut être plus simple au final, de les déchiffrer. Je sais pas, j'ai jamais trop pris le temps d'y penser. J'ai jamais eu d'animal non plus. Et je suis pas sûre que celui-ci veuille passer beaucoup de temps avec moi donc bon. Tant pis.

-Si tu veux, je peux t’apprendre à mettre feu à cette feuille de papier. 

Je secoue alors vigoureusement la tête, mon sourire toujours présent et vient m'asseoir par terre, près de lui, en faisant attention à … Nmyeh ? Je sais plus son nom.

Je prends alors un crayon, et une feuille et … Je sais plus du tout de comment assembler les runes, ou de laquelle fait quoi. J'sais juste qu'on doit mettre de la magie dedans pour l'activer. J'crois me souvenir que c'est assez compliqué de faire ça quand même, faut bien dosé, faut prendre l'habitude en fonction de ce qu'on veut.

-Il faut faire quoi du coup ?

J'étais heureux que quelqu'un s'occupe de moi. Mais pas uniquement dans le sens « fait chier je dois m'occuper d'un marmot ». Et qu'on m'apprenne des choses qui me serviront plus tard.

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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Mar 23 Jan 2018 - 12:58

Bon, le gamin à l’air plutôt content, et l’ambiance se détend un peu. On est passé d’un jaune vert écoeurant à du gris plus pâle, plus apaisant. Je pense que ça nous convient tous les deux. Il faut dire que Kely a sa réputation qui le poursuit, et cette réputation n’est pas excellente. Il doit le savoir de toute façon, mais les réputations sont toujours un peu tordues et ne s’expriment souvent que dans certaines conditions.
On dit de moi que je suis awkward et asocial, Allen l’a-t-il ressenti comme ça lorsque nous sommes allés à la plage ?
Voilà.


Le polonais est donc assis par terre et en tailleur. Il connait des tas de runes, et par ailleurs c’est son métier, mais il faut toujours choisir les plus simples, celles qui, avec un graphique un peu aléatoires marchent toujours. Il faut commencer par elles, parce qu’admettons que ça ne marche pas du tout, soit Kely provoque une explosion grave, soit, rien du tout.
Mieux vaut encourager le gamin.

-Il faut faire quoi du coup ?

Il réfléchit donc, pas très certain de ce que va, ou ne va pas pouvoir effectuer le mioche en face de lui. Il suppose tout de même que si Allen lui a appris quelques trucs, il doit peut être y avoir des runes dans le tas, même les plus simples ou celles qui servent à rien. Un rond bien tracé peut avoir une incidence sur le corps alors pourquoi s’en priver ? Il attrape donc un stylo rouge, et se place de manière à ce qu’il puisse être observé avec attention. Il ne se l’avouera sûrement jamais mais il aime bien enseigner quand les gens en face sont intéressés. Il adore transmettre à Rhyan alors qu’il a eu envie de buter Ian et Nawel. Toute la différence ce sont les autres, de toute façon.
C’est pas comme si c’était une nouvelle affolante non plus.
Qui a dit que l’enfer c’était les autres ?

Mais pire.

Qui a dit un roi sans divertissement est un homme plein de misères ?

Peut être que Kely est comme tous les autres, comme tout le monde. Il a besoin de mettre son énergie au profit de quelque chose, son temps au profit de quelque chose. Avant, il y a longtemps, nous étions entièrement tournés vers la survie (et le chant). On avait toujours un truc à faire - trouver de la nourriture principalement (et chanter) - alors que maintenant, faut ‘trouver’ des trucs à faire.
Si on regardait bien, je suis sûr que le mot « ennui » est récent.


Il trace un trait droit. Sa main est habituée et sa micro-motricité a presque un cerveau a elle toute seule, ce qui le fait sourire. Peut être que même amnésique ses doigts se souviendraient de comment tracer, comme les pianistes qui doivent fermer les yeux pour rejouer les morceaux de leur enfance, le cerveau détaché mais les doigts enfin libérés.

Il sourit.

Un trait droit donc, et puis le symbole de la chaleur, celui de l’explosion. Ca ressemble un peu à ce qu’ils avaient tracés avec le canadien sur la plage mais en plus simple (étonnant comment le feu, c’est quelque chose qui est facile à produire. Comme si c’était naturel, comme le vent en mieux encore).

MAIS PUTAIN, EST-CE QUE JE POURRAIS ARRÊTER DE TOUTE RAPPORTER AU CANADIEN ?

Bien.

- Alors d’abord tu traces ça comme ceci (ᚳ) et ensuite, sans que les branches ne se touchent mais bien droit, bien en dessous sur la feuille, tu traces ça (ᛉ) comme ça. Ensuite c’est bon, il faut juste que tu transmettes ton énergie magique à la feuille mais avec douceur, comme si tu soufflais sur des braises et que tu voulais les allumer.

Le polonais laisse la magie partir de son plexus solaire jusqu’à ses épaules, ses bras, et puis ses paumes. Il essaie de ne pas créer une tempête mais de seulement laisser passer qu’un petit flot à travers sa peau qui picote légèrement avant de chauffer et rougir.

La feuille se met à fumer, puis prend feu. Il sait qu’il est possible pour les magiciens plus forts que lui de retirer toute magie en la rattrapant comme on l’insuffle mais il a beau essayer, il en est encore incapable.
Enfin, encore.
Peut être en sera-t-il incapable toute sa vie durant, mais il garde espoir. C’est long, deux cents ans.

Il souffle donc d’un coup sur la feuille et les petites flammèches s’éteignent même si la feuille continue de fumer. Il en prend donc une autre et la temps au jeune garçon.

- A toi.

Ne pas mettre feu au QG, ne pas mettre feu au QG, ne pas mettre feu au QG, ne pas, mettre feu, au, QG.

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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Sam 27 Jan 2018 - 19:50

Simye s'assoit en tailleurs à proximité de la table basse et pour être honnête, je le rejoins bien vite à terre. Un peu trop vite à mon goût d’ailleurs. Je suis censé ne pas être à l’aise quand je suis avec des gens. Encore plus quand je les connais pas. J’ai plutôt l’habitude de continuer à rester bouder dans mon coin. Mais là on s’intéresse à moi. Mais pas genre comme un enfant débile, pas comme quelqu’un qui a tout perdu. Quand il m’a proposé de m’apprendre, il avait l’air tout guilleret, il frétillait. Sa pression diminuait, et la mienne aussi.

Je sais pas comment expliquer ce que je ressens en ce moment. Oui, je suis empathe et les émotions des gens peuvent me chambouler et tout, mais c’est pas pour ca que j’arrive à mettre des mots dessus.

Simye prend un crayon rouge. Je commence déjà à frétiller tout dedans. Je vois qu’il prend une position dans laquelle je peux observer ses moindres faits et gestes. Et donc, mieux apprendre. C’est vrai que c’est mieux, parce que quand on se met à la droite d’un droitier avec une énooooooorme paluche, bah on voit plus rien du tout. Et lui qui nous dit «tu comprends ? » oh oui, oui, tout compris. Rien du tout, j’ai rien vu. Tant de tristesse.

Il commence par faire un trait droit. Je m'extasie devant la précision et le la que de tremblement de cette petit ligne du par faire et si droite. Non, c’est faux. C’est un trait. Il agrémente son segment de petits branches pour lier deux runes en même temps et ainsi modifier l'effet en les combinant.

Mes cours me reviennent, c’est merveilleux. Enfin… plus ou moins. Je sais plus quelles runes c’est par contre. Autant pour les cours remémorés n’est-ce pas.

Alors d’abord tu traces ça comme ceci (ᚳ) et ensuite, sans que les branches ne se touchent mais bien droit, bien en dessous sur la feuille, tu traces ça (ᛉ) comme ça. Ensuite c’est bon, il faut juste que tu transmettes ton énergie magique à la feuille mais avec douceur, comme si tu soufflais sur des braises et que tu voulais les allumer.

C’est cette dernière partie qui risque d’être compliqué. Je ne sais pas géré mon énergie magique. Ca plus le fait que mes émotions ont tendance à faire n'importe quoi, et vous avez une jolie explosion. Se serait probablement mieux si je ne faisais pas exploser le GQ d'Allen.

Il se concentre alors. Enfin, pas vraiment, ça a l’air tellement usuel et habituel pour lui qu’il n’a pas l’air de forcer ou quoi que se soit. Moi aussi j’aimerais arriver à être aussi serein que ça, aussi calme et détendu.

Le papier prend alors feu, tranquillement, fumant avant qu’on ne voit les petites flammes danser et lécher le papier. Quand celui-ci est presque entièrement dévoré par le feu, Simye souffle dessus pour éteindre le tout. Ça a l’air si facile avec lui.

Il me tend alors une nouvelle feuille de papier avec un crayon. Au moins, je me souviens de ce qu’il a tracé, je m'applique donc à bien tracer comme il l’a fait précédemment, sans trembler, le moins que je peux en tout cas. Je fais attention à ce que les deux branches ne se touchent pas, comme il me l’a indiqué. Elles sont alors finies. Mes deux belles runes qui vont se combiner pour donner un nouvel effet, deux runes qui vont se consumer.

Je ferme les yeux, me concentre. J’essaye d’avoir une respiration calme, apaisée, profonde. J'inspire alors longuement, pour être bien avec moi-même et me donner de l’énergie pour faire cette prouesse qui est de faire flamber cette feuille de papier.

Je cherche au fond de moi mon énergie magique, que j’essaye de ressentir, jusqu’à ce qu’elle soit presque palpable. Je la sens, je sais qu’elle est là, au fond de moi, attendant d’être utilisée, un énorme potentiel qui ne cherche qu’à sortir. J’essaye alors de faire bouger tout ca. Faire des vagues. Ça m'obéit, bien. Je visualise alors le chemin qui va de la source jusqu’à mes mains, qui sont en contact avec les runes, qui doivent être remplies de magie.

Je me concentre, très fort. Il se pourrait même que je fronce les sourcils. J’essaye d'envoyer ce que j'ai à l’intérieur dehors.

Et y'a rien qui vient. Rien du tout. Aucun fourmillement, rien. Même si j'essaye de tout envoyer, comme si je soufflais très fort en espérant qu’un peu va passer, rien ne bouge, rien ne sort. J’arrête alors, reprends ma respiration et essaye de calmer mon cœur.

-Comment on fait pour faire sortir la magie ?

Ca commence bien tout ça.

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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Lun 29 Jan 2018 - 18:53

Autant vous dire que Simje, quand il fait cours, il est habituellement sûr d’obtenir un résultat. De plus, il fait habituellement cours à des adultes qui donc savent gérer leur frustration face à l’échec - et comme dit précédemment il a rarement à faire avec l’échec. Il suffit de voir à la plage, Simje a montré quelque chose et sans pression le caribou a réussi à lâcher plus de vent que moi. Première leçon, l’élève dépasse le maître, assez cours comme histoire quand même. Vous imaginez ? Karaté kid en dix minutes. Star Wars - dont je ne peux parler mais j’en parle quand même - en un film au lieu d’un bon milliard.

Le brun est donc incroyablement confiant lorsqu’il voit le petit blondinet se mettre à tracer. Il écrit doucement et avec application - exactement comme il se doit de le faire pour que cela fonctionne. Pour l’instant, ça reste qu’un dessin de môme, mais on sait désormais grâce au Sri Lanka que les dessins, c’est, absolument, très puissant et donc on est bons, petits. Ca va brûler, tu vas être vlà content, on va peut être en faire une deuxième sans modèle comme ça on voit si t’es sûr que ça marche et bam, qui voilà ? Allen qui revient. Tout le monde est content.

Ca ne marche tellement pas comme ça.
Mais alors.
Pas du tout.

Kelyann ferme les yeux et commence visiblement a essayer de transmettre de l’énergie. A vrai dire chez les enfants, c’est rarement cette étape qui rate puisqu’ils sont souvent pleins d’énergies, ils s’amusent à faire n’importe quoi avec des runes et le problème réside souvent - sauf chez les introvertis assurément - dans le tracé. Hors, le tracé cette fois-ci est bon, il devrait marcher, ça va marcher, aller, mais il voit bien que c’est un échec. Ca le fait un peu flipper et il est à deux doigts de balancer sa magie à lui pour faire écran genre oh là là, regarde ! Regarde comment t’as réussi mais mentir, c’est mal, mentir à un enfant, c’est mal, et en plus ça serait le priver de certaines compétences. En plus je suis vraiment sûr qu’il est pas con, et qu’il se rendra bien compte que j’ai fait le fourbe, et que rien du coup n’est passé au travers de ses mains.

Bref, le vide, le néant, l’échec, y’a ni magie ni réussite par ici.

Il relève la tête.

C’est la merde, bro.

-Comment on fait pour faire sortir la magie ?

Et ben aucune idée, voilà. J’étais super énervé seul dans ma chambre, j’avais envie de cramer ma maison, alors c’était facile de faire sortir les choses, mais, le but c’est pas que tu fasses cramer le QG, ça manquerait bien trop d’originalité. Donc, on va fouiller dans les souvenirs qui ouvrent les vannes, pas dans ceux qui font exploser les bouchons.

Le brun réfléchit et se gratte la barbe naissante sur les joues. Comment expliquer ça ?

- Rappelle toi un endroit où tu te sentais bien, ouvert, serein. Tu attrapes les feuilles et tu laisses l’énergie se déverser sur la feuille, tu ouvres les vannes en quelque sorte. Ca peut passer par tes paumes comme si il y avait eu un trou.

tais toi tais toi tais toi

- Ou alors tu penses à quelque chose qui t’énerves au point que tu pourrais tout faire exploser, mais là en l’occurence, tu ferais sûrement juste brûler la pièce avec nous dedans. Faut garder cette solution en cas d’urgence, ou quand tu maîtriseras un peu mieux ta magie.

En vrai, je devrais dire qu’il ne faut jamais utiliser cette solution, mais en général les gens découvrent tout seuls que la colère folle peut très bien fonctionner à leurs dépends. Donc autant prévenir, mieux que euh guérir, oh là là, mais c’est chiant aussi cette histoire, je suis pas prof à la base, j’espère que le môme il place pas ses espoirs en moi parce que mes explications elles sortent du fin fond d’une grotte, là, quand même. Il va me dire « euh, il revient quand Allen ? » et j’aurais bien les boules parce que je saurais définitivement que j’ai bien fait de pas avoir d’enfants, pas que j’ai vu passer l’occasion, clairement pas, mais au moins c’est un regret en moins, m’voyez ?

Bref.


Il espère donc que Allen, il ne va vraiment pas tarder, et puis si possible que ça soit Allen et pas Phil parce que ça serait un peu méchant pour le mioche qu’on lui dise « j’viens te chercher » et puis « et beh non, j’ai délégué ça à quelqu’un d’autre, surprise, j’ai toujours pas de temps pour toi ! » et pi voilà.

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Kelyann Lindström
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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Dim 15 Avr 2018 - 23:53

Je fixe ma petite feuille de papier avec mes jolies runes dessus. J'aimerais tellement que se soit aussi facile pour moi que pour Simye. C'est pas le cas. Mon énergie magique elle fait de la merde, elle se barre toute seule de mon corps quand je suis hyper en colère, ou déçu, ou triste. Enfin, les émotions fortes, je crois. Et rien quand je veux moi la manipuler. Pourquoi ? Pourquoi ça me fait ça sérieux ? J'ai jamais vraiment cherché à contrôler l'énergie magique que j'avais en moi en vrai, ça … venait juste, ça se fait tout seul normalement. Mais … Voilà.

Là j'suis bloquée parce que je sais pas la contrôler. Même mon marionnetisme en vrai je suis hyper nul à ça. Ya juste mon empathie qui est décuplé x1000. Mais, on s'en fiche un peu. J'veux juste que ce papier prenne feu moi. Du coup je demande à Simye. Parce que j'ai juste zéro idée.

-Rappelle toi un endroit où tu te sentais bien, ouvert, serein. Tu attrapes les feuilles et tu laisses l’énergie se déverser sur la feuille, tu ouvres les vannes en quelque sorte. Ca peut passer par tes paumes comme si il y avait eu un trou. Ou alors tu penses à quelque chose qui t’énerves au point que tu pourrais tout faire exploser, mais là en l’occurence, tu ferais sûrement juste brûler la pièce avec nous dedans. Faut garder cette solution en cas d’urgence, ou quand tu maîtriseras un peu mieux ta magie. 

Moi j'aime bien cette solution. La colère. C'est quand je suis en colère que ça marche le mieux. Mais effectivement, je risquerai de faire tout péter. Et c'est pas trop ce qu'on veut, pas vrai ? Je crois. Mais... Un endroit où j'étais bien ? Je sais pas. J'en sais rien. J'suis plutôt bien chez cousin Allen mais … Il manque toujours mon frère. Alors j'suis toujours pas au top. En plus je m'en veux tellement d'aller un peu mieux qu'avant alors qu'on est toujours pas réuni. J'trouve ça hyper égoïste. J'ai failli à ma promesse, vous comprenez ? Je peux pas ne plus arrêter de me battre pour le retrouver, se serait affreux. Mais c'est comme si, y avait des jours, ou des fois … J'me rendais pas compte qu'il était plus là. Comme si j'avais pris l'habitude.

Je suis une personne immonde. Affreuse. J'oublie mon propre frère. J'ai oublié de me battre tous les jours pour lui.

Je commence à sentir mon énergie magique déferlée dans mes mains.

Trop puissant, c'est trop puissant, calme toi Kely, calme toi, on a dit pas comme ça. On a dit pour les urgences uniquement. Aller, calme toi. Calme toi.

Je secoue la tête, refoule les larmes qui arrivent, renifle bruyamment et tente de respirer convenablement. C'est compliqué. Je culpabilise tellement.

Non, pas ça. Heureux. Un temps où on était heureux.

Un temps où on était tous les deux.

Un temps où on était tous les quatre.

Tous les autres, ça remonte à si longtemps. Il ressemble à quoi déjà, papa et maman ? C'est à peine si je m'en souviens. Mais j'me souviens de leurs éclats de rire. De nos éclats de rire. Je me remémore ces moments de joie, ces moments de bonheur, ces petites choses qui font qu'on était bien, heureux, tout ça. Je m'y revois, à côté de ma famille.

Je sens des fourmillements dans les doigts, rouvre les yeux et envoie le tout sur la feuille qui prend feu goulumment. C'est pas aussi subtil que Simye mais c'est déjà bien. J'suis tout content de voit que j'ai réussi, j'me retourne vers Simye, tout sourire, l'air de dire « t'as vu, j'ai réussi », et je me retourne de l'autre côté de la table.

Ah oui. Elle est vide.

Je suis seul.

Je baisse la tête, la colère monte, je la sens monter et … Je ne fais rien pour l'arrêter. Mes bras sont toujours portés vers la feuille. Je fais rien pour l'arrêter, et le feu commence à grandir rapidement, à avaler ce qu'il y a à côté de lui, à grignoter la table en bois sur laquelle la feuille est posée.

Et je ne fais rien pour arrêter ça. Je continue de nourrir le feu. C'est à cause de cette organisation que j'ai plus mon frère, n'est-ce pas ? Pourquoi est-ce qu'elle s'obstine à ne pas me le rendre ? J'vais leur faire rendre mon frère moi. J'vais tout cramer.

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Simje Voniestosiwjski
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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Ven 20 Avr 2018 - 12:42

La feuille prend feu. On peut dire que c’est une bonne chose, on peut le dire en effet, si seulement j’étais télépathe ou lecteur de pensée et que je savais par quoi il était passé. Et à vue de nez - de nez félin bien sûr - ça craint. J’pense qu’on a tous des cercles qui nous emmènent à faire fonctionner notre magie mais ils doivent rester cercles, et pas tourbillons ascendants.

La feuille crépite un peu, bruit si particulier alors que l’adolescent ne la lâche pas, laissant une empreinte d’humidité du bout de ses doigts. Il sourit au brun qui lui renvoie un sourire pas des plus confiants, conscient de la tempête dans laquelle s’engage Kelyann. Son instinct, tout animal qu’il est son instinct, lui dit de se barrer. Les animaux ne sont jamais à l’aise à côté de personnes totalement instables. Mais il n’est pas entièrement animal, il est surtout humain et il regarde avec un soupir réfréné le gamin enflammer feuille et table, continuer à laisser grandir sa colère pour mieux nourrir sa propre peine.

Il le sait bien, il y a été, aussi.

Simje ferme les yeux et laisse souffler aussi fort qu’il peu une déflagration de magie qui mange immédiatement celle de Kelyann plus fébrile, plus immature et le feu s’arrête immédiatement. Le crépitement s’éteint et le brun regarde avec un brin de désespoir la table qui a fait plus que roussir et affiche un certain degré de noir. Mais ce n’est pas moi qui ait perdu le contrôle, c’est bien le gamin, et c’est peut être de la faute d’Allen si il est toujours pas capable de se retenir. [/ï] Il se sait injuste en disant ça, mais les caprices, ça lui casse les couilles.

- On te donne un toit, de l’attention, Allen se démerde pour gérer à la fois son travail et toi, qui est sorti de nul part, il se démerde pour t’aimer autant qu’il peut et t’aider, te faire découvrir ce qu’il peut, t’enseigner ce qu’il sait et tu peux pas rester dans une pièce sans essayer de faire cramer un bâtiment ? OSTENSIBLEMENT ?

Il souffle et secoue la tête. Rien ne l’agace plus que les gamins pourris-gâtés qui font une fixette sur une seule et unique chose qui ne va pas. Il sait très bien qu’il est trop dur, qu’il est trop cassant mais il s’en fou. Il sait aussi qu’il y a une histoire de frère sous-jacent.

- On ne fait pas payer sa propre misère aux autres.

La chienne s’est levée.

- Surtout pas à ceux qui on acceptés de penser moins à eux pour penser plus à toi. Surtout pas à ceux qui te choisissent quand t’es pas le choix de la facilité. Et même si tu faisais cramer tout son QG, tu sais quoi ?

Il souffle. Ce type ne parle jamais, et quand il parle il ne s’adresse pas aux bonnes personnes, il n’est tellement pas dans le bon temps qu’il fronce le nez, frustré.

- Il te choisirait quand même, encore.

Simje grattouille sa boule de poil avec un brin d’amertume sous la langue couplée avec le début de migraine d’avoir soufflé la magie du jeune homme - à vrai dire ça l’a vraiment fatigué.

- Malgré ce que tu penses, t’es pas tout seul.

Il lui adresse un petit signe de tête, [i]et puis je me casse, hein. Vraiment, les caprices, c’est non, je m’en bats les couilles qu’il réponde où qu’il se mette à se rouler par terre, mais je suis pas face à un enfant de six ans là, qui pleure et qui ne sait plus trop pourquoi. J’y peux rien si il est névrosé et que visiblement les gens autour de lui essayent toujours d’aller dans son sens - ou de s’en débarrasser, je ne sais pas.
Sans s’en rendre compte et par automatisme il s’est blindé, inaccessible. Allen voudrait lire dans ses pensées qu’il en ressortirait avec une migraine atroce. Sûrement que Kely ne peut pas éponger ses émotions non plus.

Il siffle, la chienne sur ses pas et ouvre la porte. Il n'est vraiment, vraiment pas d'humeur de supporter quelqu'un qui chouine ou lui dit "niania nianianou tu sais rien de ma vie". Il est temps de décoller et il le sait. Il traverse le couloir, ni en colère ni rien, juste vaguement saoulé. Il tourne, oh, Allen, dit :

- Salut, Allen.

Mais ne s’arrête pas pour autant, choppe la volée d’escaliers. Dieu merci j’ai pas d’enfants ou quiconque qui puisse dépendre de moi, vouloir quoi que se soit de moi, et surtout, surtout bon courage Allen. Bon courage. Il ouvre la porte et se tire.

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Kelyann Lindström
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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Mar 1 Mai 2018 - 18:54

Alors que je ne fais rien pour arrêter toute la haine qui m'envahit petit à petit, un souffle léger provient de Simye et éteint le feu qui avait commencé sur la table. Doucement, mais complètement. Je ne ferais pas cramer le QG ce jour là.

Des idées claires reviennent à mon cerveau. La rage est partie quasiment en même temps que le feu. Soufflée par le pouvoir de Simye. Ne restait plus que la honte, la culpabilité. J'aurais pu me contrôler, je le sais. J'aurais pu contenir ce feu, largement. J'aurais pu me maîtriser. Mais encore une fois, j'ai laissé mon trop plein d'émotions prendre le dessus. J'ai laissé tout ça me consumer, j'ai pas réfléchi. Depuis quand je réfléchis ?

Les émotions de Simye m'écrase, il est beaucoup trop proche de moi et j'me sens encore plus mal. Je sais qu'il a raison. Je sais que j'aurais pu faire mieux.

On dirait que je veux faire fuir tout ceux qui s'intéressent un peu à moi. Comme si je me complaisais dans ma solitude. Sauf que c'est pas marrant d'être seul. Vraiment vraiment pas marrant.

-On te donne un toit, de l’attention, Allen se démerde pour gérer à la fois son travail et toi, qui est sorti de nul part, il se démerde pour t’aimer autant qu’il peut et t’aider, te faire découvrir ce qu’il peut, t’enseigner ce qu’il sait et tu peux pas rester dans une pièce sans essayer de faire cramer un bâtiment ? OSTENSIBLEMENT ? 


Ces mots me font l'effet de plein de petites aiguilles en plein cœur. A chaque mot, une nouvelle aiguille qui le traverse de part en part. Pourquoi faut-il qu'il ait raison sur toute la ligne ? Pourquoi faut-il que je sois si nul ? Que je fasse fuir tout le monde en explosant à chaque fois, que je veuille rester seul.

Kily, qu'est-ce que je dois faire ? Est-ce que je te trahis si j'essaye d'aller mieux sans toi ? Est-ce que je dois continuer de te chercher et de ton mettre en œuvre pour te retrouver ? Quite à devoir partir d'un nouveau foyer dans lequel on pourrait être si bien tous les deux ?

Qu'est-ce que je fais sans toi ? C'est toi le raisonné de nous deux. Moi je suis la brute, celui qui frappe avant de réfléchir, le gars au sang chaud. On frappe et on parlera après. C'est toi qui arrive à me mesurer dans ce que je dis ou fais normalement, comment je dois agir sans toi. J'suis pas complet, c'est à nous deux qu'on arrive à s'en sortir. J'suis que la moitié de moi même.

Honteux, je replie mes genoux sous mon menton et serre mes jambes dans mes bras. J'ose pas regarder Simye. Pas du tout. Il a raison. Je sais pas quoi faire. C'est la première fois que je me sens si bien quelque part, j'veux pas partir, j'veux retrouver mon frère, et je connais que la violence pour parler, pour m'exprimer. Comme si les gens ne comprenaient que ça.

-On ne fait pas payer sa propre misère aux autres.

L'échine toujours courbée, je subis uniquement ses paroles. Sans répliquer. Je pourrais dire quoi de toutes façons ? Rien. Rien du tout. Il a raison. Je sais pas quoi faire et je suis complètement perdu.

-Surtout pas à ceux qui on acceptés de penser moins à eux pour penser plus à toi. Surtout pas à ceux qui te choisissent quand t’es pas le choix de la facilité. Et même si tu faisais cramer tout son QG, tu sais quoi ?

Pourquoi fallait-il que cet homme ait raison sur toute la ligne ? Je me sentais encore plus mal. Vis à vis de moi, vis à vis de Simye qui a pris de son temps pour essayer de m'enseigner quelque chose, que j'ai déçu. Vis à vis d'Allen... Que j'ai trahi.

C'est vrai que je suis difficile à vivre. Beaucoup aurait déjà abandonné et m'aurait déjà envoyé ailleurs il y a belle lurette. Mais Allen, il s'acharne, malgré tout, malgré moi, il est là, et je suis encore avec lui. Et c'est ouf. Et je sais pas comment il fait. Et je me sens d'autant plus mal face à tout ça.

Je sens mon cœur qui se serre, ma gorge qui se comprime, j'ai du mal à respirer. Je bloque même ma respiration et contracte mes abdos autant que je peux pour ne pas que Simye entende les chouinements qui se profilent.

Les larmes arrivent, je les sens dans mes yeux. Je sens que tout est flou autour de moi, elles sont là, abondantes, dans mes yeux, attendant juste que je cligne des paupières pour évacuer à flot.

- Il te choisirait quand même, encore.

La respiration toujours coupée, je cligne fermement des paupières et les garde closes. Ca fait si mal. Je sens toutes les larmes rouler sur mes joues. J'espère que Simye ne voit rien. Je l'espère vraiment. Il a raison sur toute la ligne. Je m'évertue de faire du mal aux gens. Des gens qui n'ont rien demandé, des gens bons et gentils avec moi. Et continue de les chasser. Je m'adresse aux mauvaises personnes et je le sais.

Alors pourquoi je continue de faire les mauvais choix ?

-Malgré ce que tu penses, t’es pas tout seul.

Je l'entends tourner des talons et sortir de la pièce. Je reste prostré là, par terre, entre la chaise et la table basse, la tête dans les genoux.

Il faudrait que j'aille m'excuser. Il le faudrait vraiment. Mais comment on parle quand on a la gorge toute nouée comme ça ? Ya rien qui va vouloir sortir, ya tout qui va s'étrangler, je vais chouiner encore plus.

C'est hors de question que les gens me voient dans cette position de faiblesse et de vulnérabilité.

Vraiment ?

Une autre force qui m'habite me lève. Je renifle, ça ne changera rien, j'essuie mes yeux mouillés d'un coup de manche et vais dans le couloir.

A ce même moment, Allen arrive.

Non...

Je veux pas qu'Allen me voit dans cet état. Je veux pas qu'il voit ce que j'ai faillit faire. Je veux pas qu'il voit que j'ai brisé sa confiance. Je veux pas qu'il en ait marre de moi. Je veux pas qu'il me chasse.

Je veux pas qu'il voit tout ça. Je veux pas qu'il voit que j'ai aussi fait perdre du temps à son ami. Aucun doute possible entre ces deux là, leur lien est fort. Je veux pas être une nuisance pour eux. Je veux pas déranger. Je veux juste aller m'enterrer et fond d'un trou et mourir.

La force merveilleuse revient, me pousse en avant, je passe devant Allen également sans aucun regard, j'ai peur de ce qu'il pourrait dire, faire, penser. C'est ma faute. C'est entièrement ma faute.

J'attrape le haut de Simye pour qu'il s'arrête, le temps d'un instant. Je baisse la tête, je regarde mes chaussures.

Ce temps d'attente est trop long. J'ai peur. J'ai si peur. Je sais que ma voix va faire n'importe quoi, qu'elle va être rocailleuse, qu'on va rien comprendre, qu'elle va se briser. Je sais qu'on va entendre toute cette détresse qui m'habite dans ces trois petits mots. Quelque chose que je refuse normalement de montrer consciemment.

-Je suis désolé.

Je sais même pas si ça a été audible ce que j'ai dit. J'ai lâché Simye aussitôt après. Les bras ballants, entre les deux adultes, je ne sais pas quoi faire. J'ai honte. Si honte.

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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Mar 1 Mai 2018 - 21:05

« C’était censé bien se passer. »

Non, vraiment je suis restée plein d’espoir du début à la fin. Que Simje ait été présent pile poil pendant mon urgence, je l’ai vu comme un cadeau venu du ciel. Non pas que laisser Kelyann a une autre personne n’ait pas été possible, mais ce dernier peut parfois devenir… quelque peu embêtant. Une tête brûlée, en quelque sorte. Alors Simje, j’étais à peu près certain qu’il parviendrait à le canaliser suffisamment longtemps. Ce n’était après tout que l’affaire de cinq petites minutes.

Enfin… techniquement.

En fait, l’urgence a duré un peu plus de temps et je vous avoue que causer à un octogénaire pas foutu d’empiler plus de deux mots par minute, ça a de quoi perdre ma patience lé-gen-daire. Quand on parle d’urgence en général, ça sous-entend que tout risque de se passer d’un claquement de doigts. Qu’une seconde de retard pourrait provoquer la fin de toute chose. Eh bien non, pas ici. L’urgence, c’était cet homme. Par contre, visiblement son message l’était moins à en juger par ses temps de réflexions. J’ai tout fait pour ne pas marquer mon agacement, accuser le choc sans orienter mon esprit vers d’autres choses. Bon, ça a merveilleusement foiré, j’ai à peu près achevé deux projets particulièrement houleux pendant qu’il me causait.

Et j’ai pensé à ce que mon cousin était en train de faire avec mon ami. J’ai à peu près évoqué toutes les possibilités sans ciller. De la plus catastrophique à la plus normale. Puis j’ai évalué les pourcentages de chances. J’en suis arrivé à soupçonner qu’une connerie avait de grandes probabilités de se produire à mesure que le temps passait et que je ne revenais pas.

Mais le temps passait effectivement très vite et le vieux face à moi n’avait décemment pas l’air de vouloir lever ses fesses du fauteuil. Je penserai à mettre des clous sur le dossier la prochaine fois qu’il viendra. M’est avis qu’il prendra congé plus rapidement. Si vous vous demandez ce qu’il fait ici, sachez qu’il m’a fallu cinq bonnes minutes pour le deviner. Cinq minutes qui auraient dû clore l’échange.

Mettez ces vieux à la retraite, sérieux.

Bref, il a finalement décidé de prendre congé après m’avoir fait les gros yeux à de nombreuses reprises. Je pense qu’il voulait un thé ou un café. Plutôt un thé considérant le fait qu’il était britannique. Mais écoutez, je n’allais pas lui offrir de quoi en plus occuper sa bouche qui déjà ne faisait aucun effort pour s’animer. Faut faire un choix dans la vie, parler vite ou dans son cas, j’aimerais dire se taire à jamais.

Je suis donc rapidement éclipsé une fois son message transmis, en n’ayant aucune intention de le revoir. Je l’ai lâchement abandonné aux mains de Phil, qui saurait apaiser sa contrariété. Ce métamorphe est très doué pour plaire quand il le veut. Un beau sourire, de belles manières, peut-être même lui a-t-il proposé un thé tout en déblatérant faussement à mon sujet, comme quoi je n’ai pas été très cordial, etc etc. Qu’il le brosse dans le sens du poil pendant que je vais récupérer la bombe à retardement.

Et quelle bombe à retardement. Sérieusement, je parcoure les couloirs à la vitesse de l’éclair, saluant à peine mes collègues au passage. Les couleurs des sections se succèdent et à force de volonté, je finis par les trouver. Il faut croire que tout n’a pas l’air de s’être passé franchement bien.

Non pas que Simje ait été un grand comédien ni même un gars très expressif, mais je devine à son regard qu’il n’a pas l’air tout à fait réjouit. Il me repère immédiatement et je le salue de la tête en clignant frénétiquement des yeux, tel un comédien expérimentant le trou de mémoire pour la première fois. Je m’apprête à lui demander si tout va bien mais il me précède par un :

- Salut, Allen.
-Simj…

Il me dépasse. Non mais bonjour. Et son chien qui le suit. Ok, il est énervé ? Il doit être énervé. Pour me dépasser comme ça, il est forcément énervé. Ou bien il ne veut pas me voir ? Dans les deux cas, c’est passablement surprenant. Et là, Kelyann débarque si l’on peut dire en plein vol. Pareil, il me dépasse, se frotte les yeux, fonce jusqu’à tenir l’habit de Simje. Il a pleuré ?

Mais.
Bordel.
Salut les gars je suis là.

-Je suis désolé.

Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer d’où vient ce drama ? Bon, puisqu’on a l’air de m’ignorer avec une puissance particulièrement malaisante, je vais continuer mon chemin. Mes pas me portent donc vers la pièce. Une pièce qui pue la fumée et qui visiblement n’a pas résisté à quelques essais pyromanes. Je ne sais pas quel mot est incompréhensible dans le « ne brûlez pas mon QG, svp. » mais je songe sincèrement à changer de discours et remplacer le « svp » par un « connards ». Je ne rigole pas, c’est chiant sérieux.
C’est moi qui les brûle la prochaine fois.

Je reviens à nouveau dans le couloir, très rapidement et passe ma main sur la tête de Kelyann tout en m’adressant à Simje. On va rester cordial quand même.

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Enfin, déjà merci de l’avoir gardé mais euh, une table carbonisée sérieux ? Et… Mais pourquoi tu pleures Kely ?

Que quelqu’un m’explique. Et pourquoi il s’excuse ? Bon, mettre Simje et Kelyann dans une même pièce c’était pas forcément très judicieux et fort heureusement je suis arrivé avant que ça ne craque en dehors de ladite pièce. Est-ce que je suis élementariste glace par hasard ? Je ne pense pas.
J’aurais dû faire pompier.

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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Mer 2 Mai 2018 - 11:48

Il court il court, le furet..
Non, en vrai j’ai bien conscience Kely qui s’est levé subitement, je l’entends bien et si mes sens me renseignent aussi c’est aussi pour m’envoyer une dose de stress conséquent. Tu es suivi, accélère. Instinct primaire.
Quoi que si j’avais été métamorphe, et donc un gros chat, j’aurais pu juste me retourner et lui crever les yeux. Mais crever les yeux des gens, c’est mal.


Le caribou galpit un début de prénom mais voilà, ce n’est pas le moment de glapir quoi que se soit. La chienne sur le sol émet un bruit feutré tout à fait rassurant, comme si une ombre suivait le polonais. C’est incroyablement gênant de savoir qu’il doit se concentrer sur ce genre de sons pour se remettre dans le confort.

Y’a sûrement un peu d’autisme chez Simje.

Le brun sait bien qu’Allen doit déjà fourmiller de pensées diverses et variées et ne pas vraiment bien le prendre puisqu’il a du voir l’état de la pièce. Si ses yeux se sont posés sur la table déjà un peu brûlée il doit être en colère et si il y a bien quelque chose que Simje veut éviter, c’est la colère des gens.

D’où sa déflagration de mots face à celle, injuste de Kely.
Kely qui arrive, tout mouillé du visage, tout trempé comme après un très gros chagrin. Mais les très gros chagrins c’est pour les mômes. Mais bon. Vaut mieux pleurer que tout garder non ?
Putain, ça devrait peut être me faire de la peine qu’il pleure mais avouez, avouez que c’est peut être pas pire si il a retenu quelque chose de aujourd’hui.


-Je suis désolé.

Amen.
Simje pose une main sur son épaule, ce qui n’arrive jamais, attention, contact physique et tout ça, mais il le fait avec une sincère affection pour le garçon parce que il a un cerveau et que c’est la plus agréable de toutes les qualités.

Mais vlà-t-y pas que le polonais n’a pas le temps de répondre que Allen arrive au pas de course, mais au pas de course très lourd. Je n’oublie pas qu’il doit faire dix kilos de plus que moi et que quand il a visiblement envie d’apparaître énervé, il en a plus les moyens.

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Enfin, déjà merci de l’avoir gardé mais euh, une table carbonisée sérieux ? Et… Mais pourquoi tu pleures Kely ?

Il a très envie de penser nia nia nia je suis Allen et je ne suis pas content mais il ne le pense pas par mesure de sécurité.
Cohérence.

- Ca s’est très bien passé.

Comment faire des réponses en s’arrangeant autant que possible avec les questions. Il n’a absolument pas envie de tout étaler, déjà parce qu’il a envie de partir et ensuite parce que peut être que Kely veut garder ça entre eux. Comme genre un secret ou une private joke qu’ils pourront se raconter un peu plus tard, quand le drama sera sorti de leurs vies.

- J’suis quand même étonné que ton mobilier ne soit toujours pas fireproof.

Le petit sourire ironique qui passe bien, voilà, désolé vieux je fais pas exprès c’est juste vraiment marrant. Ne le prend pas mal surtout. Reste à savoir aussi pourquoi quand Allen est présent dans la pièce, presque toute l’attention de Simje lui est dédiée.
Rien que ça.

- La prochaine fois on fera ça au bord d’un lac.

Au moins ça implique que y’aura une prochaine fois, j’espère que t’es content Kely et que tu comprends que ça veut dire que, je t’en veux pas, que c’est sympa que tu sois venu t’excuser et pi voilà.

Hop, un clin d’oeil, hop, ouvrir la porte et cette fois-ci Simje dévale bel et bien l’escalier avec l’animal qui se dandine pour ne pas se vautrer en allant à cette allure.

Allez, à la revoyure.

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- Est-ce que tu as déjà tué quelqu’un ?
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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Mer 2 Mai 2018 - 16:44

Quand le contact se fit sur mon épaule, la première réaction que j'ai eu a été la peur. La peur de recevoir un coup. Alors j'avais rentré la tête. Et puis, cette main était agréable, apaisante. Une main de pardon. J'étais rassuré, apaisé, d'un coup. Comme si, très vite, je m'étais accroché à cette personne, et que je voulais pas qu'elle me fuit maintenant. J'en avais marre de faire fuir les gens qui prenaient de leur temps pour moi, des gens qui pourraient m'aider à retrouver mon frère, des gens qui étaient bons, vraiment, à l'intérieur.

Et je sentais que Simye ne me voulait aucun mal. Et je faisais confiance à Allen. Jamais il ne m'aurait fait approcher un tel individu s'il n'avait pas lui même confiance en lui. Et jamais il ne m'aurait gardé aussi longtemps malgré tous mes déboires si il ne s'inquiétait pas pour moi.

C'est à ça que ça ressemble une famille ? On peut faire des bêtises et être pardonné, tranquillement aussi simplement que cela ? Pour autant qu'on pense nos excuses, et vraiment, je les pensais.

J'avais hâte que mon frère soit ici.

Kily, j'ai trouvé l'endroit idéal pour nous. Où les gens sont gentils, veillent sur nous, nous protègent. En espérant que rien de mal n'arrivera ici.

Cousin Allen se rapprochait, j'l'entendais derrière moi.

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Enfin, déjà merci de l’avoir gardé mais euh, une table carbonisée sérieux ? Et… Mais pourquoi tu pleures Kely ?

La honte revint. La peur aussi.

Je rentrais à nouveau ma tête dans les épaules, alors que je m'étais détendu après avoir compris les intentions de Simye. Je relevais la tête vers lui, avant de la tourner vers mon cousin. Je ne savais pas quoi dire. Il fallait pas qu'Allen prenne Simye comme responsable. Il a juste essayé de m'aider. C'était moi le fautif. C'est moi qui suis nul. C'est moi qui ne sait rien faire et qui ne connaît que la haine, la douleur, la colère et la violence. Alors que Simye m'avait prévenu.

-Ca s’est très bien passé. 

J'me retournais vers Simye, abasourdi. Toujours les larmes aux yeux à cause de tous les restes qui sont encore là même si l'heure n'était plus à la tristesse. Pourquoi mentait-il pour moi ? Je n'en revenais pas. Ca me rassurait, mais c'était étrange. Comme si, pour une fois, quelqu'un prenait ma défense, m'aidait, avec autre choses que ses poings.

-J’suis quand même étonné que ton mobilier ne soit toujours pas fireproof.

Simye souriait. Ca le faisait rire en fait. Je sais pas quel était le passé de ces deux là mais y avait eu quelque chose. Il aurait pas dit ça comme ça sinon. Je crois. Qu'est-ce que j'en sais des histoires de grandes personnes.

-La prochaine fois on fera ça au bord d’un lac. 

Il me fit un clin d'oeil et tourna les talons. Toute la pression que je ressentais jusqu'à présent s'envola. J'étais si rassuré, comme si tout ce qui s'était passé... N'existait plus ? Que c'était oublié, pardonné ?

Il y aurait une prochaine fois. J'étais ravi.

Le merci que je voulais lui lancer resta coincé dans ma gorge. Pas assez rapide pour le dire, il était déjà trop loin, trop lent Kely, trop lent, ça plus le fait que toutes les émotions étaient encore toutes coincées ici, embouteillées.

Un dernier reniflement, je m'essuyais les yeux pour me tourner vers Allen.

-Je l'aime bien. Et je m'excuse pour la table.

Mais c'est tout ce que je dirais. Simye m'a protégé, se sera notre petit secret.

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MessageSujet: Re: UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS   Mer 2 Mai 2018 - 22:38

« Vous vous êtes déjà senti complètement mis à l’écart ? »

Ça ne m’arrive pas souvent, je dois l‘avouer, mais quand ça arrive en général j’ai du mal à accuser le choc. Mais bon, parce qu’on ne se refait pas du jour au lendemain, j’essaye de laisser couler. Même en voyant une table carbonisée. Calme, ce n’est justement qu’une table carbonisée. Pas un pan entier de QG. Ce n’est pas grand-chose. Ça aurait pu être pire. Bien, BIEN pire.

Je reste un peu en retrait, conscient d’être finalement de trop. Suis-je arrivé au bon moment ? Certainement un peu trop en avance. Les bras croisés, j’observe le déroulement de la scène. Puis revient pour poser à plat mes questionnements parce qu’il ne faut pas non plus trop pousser. Kelyann à deux doigts de pleurer ou l’ayant déjà fait, Simje sur le départ…

Ça sent mauvais.

-Ca s’est très bien passé.

La prochaine fois, dis-le avec les sentiments s’il te plaît. Mais bon, je en préfère pas insister. Je sens bien que ces deux-là ont envie de garder le secret et à vrai dire, si Kelyann peut s’ouvrir un peu aux autres comme il l’a fait avec moi, c’et le chemin vers la guérison. Je ne peux pas lui en vouloir. Je ne suis pas non plus son père, il n’a pas à tout me raconter. Je me contente donc d’acquiescer silencieusement. Soit. Ma curiosité maladive va rester au trou et je ne lirais pas dans les pensées.

On reprend la phrase et on la mâche. Je ne lirai pas dans les pensées. Bien. Y’a du progrès.
Du très très grand progrès.

-J’suis quand même étonné que ton mobilier ne soit toujours pas fireproof.

Je lui lance un regard du genre « cause toujours ». À la limite du gars blasé par tout ça. Sérieusement, la prochaine fois, c’est ce qui risque d’arriver. Je mettrais même une rune fireproof, comme il le dit, sur Simje. L’empêcher de générer la moindre étincelle. Ou je le gèlerais sur place. Il est prévenu. Voilà, prévenu. Je ne dis rien, tout passe par mon regard.

-La prochaine fois on fera ça au bord d’un lac.

Il dirige cette phrase vers Kelyann et je reprends enfin connaissance de la présence du petit. Alors, comme ça il l’a complètement transformé en flambeau ? ça y est, la génération future est prête à poursuivre le travail des grands ? Sérieusement, Kelyann il passe pas mal de temps dans mon bureau. Je vous jure, il y a ne serait-ce qu’une odeur carbonisée dans les jours à venir dans cette pièce, c’est punition direct. Si ça crame au bureau, c’est plein de documents super importants qui partent en fumée, littéralement. Alors on va se calmer.
TOUT DE SUITE.

Je remercie brièvement Simje alors qu’il fait déjà demi-tour et me concentre alors complètement sur le petit bout d’homme en plein milieu du couloir. Il renifle et s’essuie les yeux. Il est un peu chiant parfois mais quand il est comme ça, je ne peux pas vraiment me décider à lui faire de remarque. Et puis, il a tout de même l’air d’avoir passé un relativement bon moment… Enfin malgré tout ce cirque, je ne ressens pas de tension particulièrement oppressante.

-Je l'aime bien. Et je m'excuse pour la table.

Il me regarde et je lui souris en farfouillant ma main dans ses cheveux. On remplacera la table. Ça ne vaut pas grand-chose comparé au potentiel ami que tu t’es fait ? Et Simje ? Il est parti un peu précipitamment. Je devrais tout de même l’appeler histoire de voir si tout s’est si bien passé qu’il me l’a dit. Je pousse Kelyann en avant pour qu’il me précède dans la marche.

Si tu peux avancer sur ton propre chemin le temps de retrouver ton frère, ce sera une bonne chose. Je resterai derrière pour m’assurer que tout va bien.

[FIN]

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UN DEUX TROIS, TROIS PETIT CHATS, TROIS VILAINS PETIT FRIPONS

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