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 I try to make it look like it's all somehow getting better

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MessageSujet: I try to make it look like it's all somehow getting better   Sam 20 Jan 2018 - 0:25


"I try to make it look like it's all somehow getting better"


On est en mission, et aller à l'encontre de ce que l'on nous commande de faire, ce n'est pas mon habitude. Je devrais juste faire que le passé est là et qu'il nous rattrape ? Devrais-je simplement l'oublier ? Tenter de jouer l'idiot pour le bien de la mission ? Je n'en ai aucune idée.


Le deal d’aujourd’hui, ç’aurait dû être de partir à la chasse aux esclaves dans quelques coins malfamés, ou bien au Mystery pour bien emmerder Bianco dans son travail de co-direction. Pff, ce mec a trop d’ambition, c’est un gland du travail. Il ignore ce que signifie s’amuser. Je me demande même s’il fait partie de son vocabulaire. Cette famille n’est vraiment plus ce qu’elle fut, un jour, un jour bien lointain. Je n’ai même plus envie de me souvenir, non pas parce que cela me peine – il ne manquerait plus que ça – mais parce que c’est tout bonnement inutile. A quoi bon fouiller le passé s’il ne sert pas à avancer ? J’ai Olive, et ça me suffit bien.

Tiens, parlons-en d’Olive. Il a tout foutu en en l’air celui-là. Malade. Vous vous rendez compte ? Un sorcier noir malade. Est-ce que ça existe encore ça ? Chez les Soul qui plus est ? À quel moment le mot « malade » sonne-t-il comme une excuse dans cette famille ? J’y crois pas. Du coup, toutes les super sorties que j’avais soigneusement programmées sont rangées dans un placard en attendant que Monsieur daigne se remettre de sa brave grippe. Il doit bien y avoir des dizaines de médicaments disponibles pour soigner ce virus et au moins l’équivalent en plus efficace chez les guérisseurs. Mais non, Monsieur Olive veut garder le lit. Eh bien, Monsieur Olive le gardera, je m’amuserai sans lui. Ça se trouve, il est juste terriblement fatigué et profite de ça. Mais je suis là, que diable. J’ai absolument pas prévu de m’enfermer ni de lui chanter des chansons pour qu’il s’endorme. Encore moins qu’il me refile sa maladie.

C’est un zéro pointé en terme d’amusement en ce moment donc, car tout a un goût plus fade lorsqu’il n’est pas là. Odieuse personne, ça se paiera. En… brioches, voilà. En dizaine de brioches. Prépare-toi, vil jumeau.

On m’a assigné à une mission il y a peu. Une infiltration. D’une, c’est dangereux de me mettre sans Olive sur une mission. De deux, c’est d’autant plus fou de m’assigner une autre personne. De trois, choisir parmi tous les membres de Rosenrot et de Croix la seule personne que je ne peux pas voir, c’est totalement hors de question.
Mais hey, on ne remet pas en question les ordres des très hauts. Voilà, me mettre dans une équipe d’infiltration avec Green. Meilleure, mais alors meilleure idée du siècle. Les gens s’en souviendront, c’est moi qui vous le dit. Bon, certes l’infiltration c’est pas le propre d’Olive, lui c’est un fonceur, mais avec moi, ça aurait pu marcher. Tout se serait parfaitement passé parce que nous nous connaissons parfaitement bien et nous pallions mutuellement à nos défauts. Indestructibles.

Ce que je connais de Green ? Haha, est-ce qu’on en parle maintenant ou je prépare l’atomiseur moléculaire ? J’ai même pas envie de me battre, la soirée est foutue d’avance et il est tout à fait hors de question de mettre Olive au courant, il serait capable de péter une durite en cinq secondes et finir avec une grippe doublée d’une extinction de voix et d’une bronchite. Hmm, quoique, ça l’amènerait sans doute à se poser des questions sur la véritable virulence du virus et sur sa capacité à m’accompagner en mission. Mais la perspective de partir avec Green est, quelque part, tentante. Arriverait-il à percer mon éternel engouement pour la joie de vivre ? Sans doute.

Cette réunion s’annonçant particulièrement piquante, je me suis renseigné du mieux que je le pouvais sur les modalités de la mission. Une soirée mondaine entre personnels d’Orpheo. Assez risqué, noms des personnalités à éviter à tout prix, présence de quelques membres de la Police Magique et d’un ancien co-directeur encore très rattaché à l’Ordre. La soirée se passe chez lui et il semblerait qu’il soit en possession de documents confidentiels dont le contenu n’est évidemment pas précisé dans la mission. « Contentez-vous de nous rapporter le porte-document et on s’occupe du reste », hein ? Il n’y a des choses qui ne changent pas et à vrai dire, ça me passe totalement au-dessus de la tête. Mais genre à vingt mètres. Je vis pour l’action et la stratégie, pas pour la paperasse. Il y a plusieurs caméras de surveillance dans la grande maison et plusieurs pièces ont résisté aux méthodes de traçage. Bah, je ne m’aventure pas plus loin sur leurs techniques, ça ne m’intéresse pas. Ils veulent que nous nous rendions au nouveau de ce qui s’apparente être des souterrains et que l’on y découvre ce qui s’y trame. Voilà tout. Ça me paraît faisable sur une soirée.

Je visualise le second document portant sur les portraits et biographies des personnalités importantes susceptibles d’être engagées dans une discussion et celles à fuir comme la peste sous peine d’être rapidement découverts. Il y a également un plan de la maison, vraiment, vraiment énorme et l’emplacement des caméras et de leur champ de vision. Quelques points noirs viennent à manquer pour ne prendre vraiment aucun risque mais c’est ce qui produit cette si chère adrénaline.

Après avoir passé plusieurs heures à tester une dizaine de scénario, l’horloge en vient à sonner et je file me préparer pour revêtir un beau smoking. Les cheveux soigneusement coiffés comme mon frère – une sorte de petit gri-gri pour me donner du courage – et me voilà parti après avoir soufflé sur le nez de mon jumeau qui dort profondément. Comme un petit bébé. C’est trognon.

Vous savez quoi, avec mon schéma bien en tête, la montre au poignet et la certitude de ne pas faire d’impair ce soir, j’en ai totalement oublié le principal élément perturbateur. Les exorcistes ? Naaan, ils ne sont pas une menace, il serait facile de leur échapper. Cela ferait échouer la mission, mais en aucun cas je ne craindrais quoi que ce soit. Non, le problème c’est mon partenaire.
Sérieusement, j’ai beau y penser, je ne sais pas ce qui leur est passé par la tête. Le même nom de famille ? Vous vous entendez avec tous vos cousins et vos frères et vos sœurs vous ? Moi non. Voilà, fin du débat. J’ai une entrave, quatre maillons de chaîne et un boulet. Et le boulet, je le vois ce soir. Vous trouvez que c’est une bonne idée ? Je frappe à mort le premier qui me répond affirmativement. On va finir par s’entretuer, voilà ce qui va se passer. Et cette mission sera un échec total, joie.

J’envoie rapidement un texto à mon jumeau histoire de le réveiller en plein début de soirée et lui rappelle de prendre se médicaments en insistant sur le fait qu’il ne paraîtrait absolument pas crédible sinon. Et je souris tout en envoyant le téléphone sur le siège passager. Cette maison est vraiment perdue au milieu de nulle part et j’ai bien fait de me renseigner par avance sur les meilleures planques du coin. Juste au cas où. Je me gare un peu en retrait de manière à être le premier à pouvoir sortir en cas de départ accéléré et récupère mon téléphone pour l’introduire dans une poche intérieure fermée, en mode avion et silencieux bien évidemment. Je pourrais retirer la batterie mais si Rosenrot décide de me tracer pour une raison ou une autre, il se heurtera à bien des difficultés.

Les visages des personnes sont ancrés dans ma mémoire et je m’arrange pour me poser dans un coin loin des regards, près d’une magnifique plante verte dont je me fiche totalement du nom. Elle me masque, c’est tout ce que compte. J’ai donné ma position à Green avant de tout éteindre et j’espère qu’il aura tout du moins la gentillesse de ne pas se la jouer solo ou tout du moins de me partager son scénario. Je porte la main à ma montre. En avance de 4 minutes. Espérons qu’il ne tarde pas trop, je suis plutôt à cran sur le horaires en mission.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Sam 20 Jan 2018 - 13:27

Il se lève doucement. Il n’a pas dormi avec Anja, il n’a pas pu, il a eu des ordres. Il ne sait pas qui les a donné - peut être Anja elle-même, de toute façon il n’a pas à discuter, ça ne le concerne pas. Il le sait.
Il se tait.
Il a reçu une enveloppe comme il l’avait demandé. Ca évitait les rendez-vous affreux chez les supérieurs, chez Dorian - Dorian étant le pire, abject, aigri, sali; et Green détestait par dessus tout avoir à lui parler. Comme si il allait être souillé de la même façon rien qu’en lui adressant la parole. C’était une croyance idiote mais il ne pouvait s’empêcher d’avoir la nausée à chaque fois qu’il devait rentrer dans le bureau. Il avait associé l’odeur des meubles à celle de la mort et l’angoisse formait toujours une boule au fond de son estomac. Ca ne changeait pas.

Il a donc reçu une enveloppe, il l’a ouverte avec patience. Il se fiche un peu de ce qu’il y a dedans - du moins il le pense - peu importe la mission, elle devra être faite. Point à la ligne.
Puis il voit qu’il est avec Cyan et là, là c’est la défaite absolu. Il en ferme les yeux, les dents serrées, se demandant pourquoi est-ce que ça ne peut pas être le jumeau avec lui ? Ils vont par paire ces deux là, pourquoi souhaiter la briser ? Il se sent blasé et déjà épuisé à l’idée de devoir s’accorder avec Cyan, de devoir lui parler et l’écouter, faire fonctionner l’équipe alors que cette mission débile est débile et pourrait se faire seule. Infiltration ? Avec Cyan ?
Il souffle bruyamment. Une histoire de police magique, d’Ordre, Orpheo, co-directeur, et d’un porte document à récupérer. Personne d’invisible dans les rangs de Rosenrot pour l’effectuer, cette mission débile ? Pourquoi en binôme ?

Green feuillette rapidement les documents avec les caméras, les issus de secours et les sorties qui seraient assez discrète pour effectuer un sprint. Les fenêtres du premier étage donnent devant sur la cour, mais donnent derrière sur un terrain plus haut. Très bien.

De toute façon, ça ne sert à rien de trop réfléchir, c’est le propre même de ce genre de mission. Plus elles sont millimétrées, plus elles sont dangereuse car on a toujours envie de suivre le plan, parce qu’en théorie, le plan est toujours parfait. Mais il y a toujours quelqu’un pour le perturber, changer le timing et ruiner le temps parfait. Il vaut mieux trouver le temps parfait sur place, au beau milieu d’une foule s’il le faut plutôt que de courir après les secondes et les minutes sans jamais trouver le bon moment. Peut être parce qu’il n’existe plus.

Il s’habille en vitesse, mécaniquement. Il devrait mettre un smoking noir pour essayer de ne pas se différencier des autres mais il sait bien que dans tous les cas ils seront vus, les deux frères. Ils feront sûrement parti des plus jeunes de la soirée - si les fils et filles de ne sont pas présent - et, avec leurs airs de riches héritiers, leurs corps sculptés par le combat, Green sait bien qu’il y a peu de chance qu’ils soient évités. Surtout avec le sourire que Cyan est capable de se trimballer et qui illumine son visage, le rendant presque amical, on a presque envie de lui parler.

Enfin les autres, pas Green.
Green il voudrait juste pouvoir l’éviter à l’infini.

Il met donc un smoking gris, ajusté et une chemise blanche, noeud papillon noir. Il tente de faire quelque chose de ses cheveux, puis abandonne en râlant sur cette incapacité à les dresser, ces bâtards de cheveux, de merde. Il espère aussi qu’il pourra tenir en laisse ses pouvoirs. Il se rappelle toujours avec précision du puma qui était sorti de son corps sans qu’il ne puisse y faire grand chose. Ca ne s’est pas reproduit mais la famille, ça a toujours le don de vous faire sortir de vos gonds.

Il arrive donc en voiture, se gare un peu loin et reçoit la position de Cyan. Il ne répond pas - l’autre n’avait qu’à pas être en avance, en avance c’est pas dans le temps, et le temps ça obsède Green. Etre en avance, ça peut tout ruiner.
Il arrive donc pile à l’heure à l’endroit dit et lui fait un petit signe de tête, qui pourrait vouloir dire « héééééé, salut bro! T’es chaud patate pour emmerder les petits gueux d’Orphéhé ? » mais ça veut plutôt dire « Hé. »
Il essaie de résister, mais la tentation est trop forte, beaucoup trop forte et Green lui fait simplement un clin d’oeil avec un sourire moqueur sur les lèvres avant d’entrer dans la lumière, soufflant simplement :

- Allons prendre la température.

Ca ne veut pas dire qu’il va se la jouer solo, ça veut juste dire qu’il vaut mieux causer avant, faire comme si on buvait avec les autres, avant de sortir fumer une clope à deux pour savoir comment c’est en vrai, comment sont les gens, si ils sont préparés, armés ou non, s’il y a des runes de dernier moments sur les murs ou pas.
Mais il connait Cyan maintenant, il sait bien qu’il risque de le rattraper pour lui dire qu’il a un plan ou au moins un projet. Green est uniquement physique, il sent dans ses doigts et ses os et ne réfléchit que très peu alors que Cyan et Olive passent leur vie à causer.

Vas-y frangin, expose-moi tes idées.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Sam 20 Jan 2018 - 19:46


"I try to make it look like it's all somehow getting better"


On est en mission, et aller à l'encontre de ce que l'on nous commande de faire, ce n'est pas mon habitude. Je devrais juste faire que le passé est là et qu'il nous rattrape ? Devrais-je simplement l'oublier ? Tenter de jouer l'idiot pour le bien de la mission ? Je n'en ai aucune idée.


Mes yeux alternent entre le rythme des aiguilles de ma montre et mon entourage. J’ai la tête baissée mais le regard alerte, illuminé, la tension dans les muscles et l’adrénaline dans le sang. J’ai besoin d’action et l’action tarde à se présenter. Le voilà qui se présente, pile à l’heure, pas trop exposé mais pas non plus caché. Il me repère au premier coup d’œil et incline la tête pour me le signifier. Une aigreur remonte jusqu’à ma bouche mais je m’arrange pour répondre en une simple imitation. Un hochement de tête. Deux frères qui se revoient après des années. Des années qui ont su creuser une faille profonde de mille mètres. Et s’il serait possible de sauter par-dessus, aucun des deux n’en prendrait le risque, bien au chaud de son côté, par peur peut-être d’être poussé en arrière en voulant entrer sur l’autre territoire.
Et tomber dans le trou. Mourir. Pour des bêtises.

Ce n’est qu’une métaphore, mais ça s’approche de mes sentiments pour Green. A une exception près, je ne bouge pas par simple envie. A quoi bon après tout ? Je me fiche de son jugement, de ses pensées, il n’y a qu’à Olive que j’accorde cette importance et ça me suffit. Je ne vais pas m’amuser à relier les maillons fraternels pour le bon plaisir de…. De personne d’ailleurs. Cela fait longtemps que plus personne ne recherche la cohésion. Oh, si nous étions une famille unie, il est tout à fait certain que nous pourrions devenir un groupe très puissant, mais il est difficile de mettre sept individus sur la même longueur d’onde, a fortiori lorsque que chacun a appris à fonctionner à sa manière.

Je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils avec un air perturbé au moment où mon petit frère – est-il vraiment mon frère ? – m’adresse un clin d’œil doublé d’un sourire. Un sourire moqueur, par-dessus le marché ? Je bascule un peu la tête en arrière et roule des yeux. Je suis censé faire quoi, lui rendre son sourire ? Ça lui ferait plaisir ? Haha, même pas en rêve. En fait, dans le meilleur des mondes je l’ignorerai magistralement. Contentons-nous d’agir comme des inconnus. Green Soul ? Jamais entendu parler.

- Allons prendre la température.

Je soupire et sort de mon trou, les mains dans les poches de mon pantalon. Les invités sont déjà assez nombreux et rassemblés dans la cour intérieure de la maison – cet endroit est vraiment gigantesque – et les accès vers l’intérieur sont au nombre de trois. Un relié à l’entrée de la maison et au long couloir, difficile d’accéder aux autres pièces, en supposant qu’elles soient bien évidemment fermées. Beaucoup trop de risques d’être découverts par ici. Une autre sortie dirige directement vers la cuisine et doit certainement être interdite, officiellement tout du moins, aux convives. La dernière a de grandes chances d‘être fermée et se trouve bien trop exposée.

Pas le choix, il va falloir s’introduire par la porte de service. Mais pas encore. Je m’approche de Green, à une distance raisonnable de manière à ne pas trop attirer l’attention sur nos deux personnes. Avec Olive, nous n’aurions pas eu besoin de parler à voix haute, pas besoin d’être trop proches, nous aurions pu discuter par télépathie même à plusieurs centaines de mètres. Tout devenait si compliqué. J’inspire et me focalise sur la mission. C’est mon seul objectif, tant pis pour Green, tâchons de ne pas trop mélanger le vert et l’olive. Les teintes sont proches mais différenciables. Un peu trop à mon goût. Nous nous rapprochons non loin du buffet, place d’ors et déjà centrale de cette soirée. Il y a quatre caméras dans ce jardin, un à chaque coin. Deux angles morts.
J’approche ma main pour attraper un verre de champagne au vol et me tourne pour passer ma main dans le dos de Green pour nous placer dans l’un de ces champs morts. Se concentrer sur la mission. Juste la mission. Ôte-toi ce visage de la tête, contente-toi de le considérer comme un simple membre de Rosenrot. Je lève un peu la tête vers lui et plonge mon regard antipathique dans le sien.
C’est si facile d’ignorer sa famille lorsqu’elle n’apparaît pas devant nous. Je connais chaque trait de ce visage, ceux qui ont grandi, ceux qui sont arrivés avec l’âge, je me souviens de sourires et d’époque révolue. De Bleuann. De la famille parfaite que nous avions su être pendant quelques années. Et maintenant, maintenant plus rien. Un tapis de cendre et des morceaux de joies éparpillées comme un miroir brisé.

Cent ans de malheur.

Je serre la mâchoire. Green, si je le pouvais, je partirai à l’instant. J’irai chercher Olive et il se fera un plaisir de te fracasser la gueule. J’espère que c’est assez clair. Mais ça n’arrivera pas. Et je ne pourrais pas feindre de t’ignorer encore longtemps. L’heure passe mais nous ne devons pas trépasser.

-Allons à l’essentiel. Les documents sont au deuxième étage, dans le bureau. – Mais ça il doit déjà le savoir – Les portes de l’entrée sont verrouillées par des runes, on doit passer par la cuisine. Ils prévoient une célébration surprise pour un anniversaire vers 21h – je jette un œil à ma montre indiquant 20h42, leur attention sera focalisée, on devrait profiter de cet instant pour rentrer. J’ai un brouilleur dans mon téléphone pour les caméras mais mieux vaut éviter de l’utiliser de trop, j’ignore si des runes d’alerte ont été ajoutées au cas où ce genre d’incident arrive. Je te laisse le choix de prendre le sous-sol ou les documents.

Ma voix est blanche et je sirote tranquillement mon champagne. Oui, il est de toute manière hors de question de trop travailler en équipe, l’un se chargera de récupérer les documents, l’autre de checker les sous-sols. Si les choses tournent mal, il est également probable de passer par les cuisines pour droguer deux-trois plats, mais cela reste en dernière éventualité, la situation risquerait de tourner au vinaigre et nous ne disposerions que de quelques minutes pour quitter les lieux. Sans vraiment m’en rendre compte, je prends déjà la situation en tant que chef pensant. Une habitude avec Olive. Si ça se trouve, Green est aussi venu avec un plan. Est-ce que je m’en fiche ? Oui, totalement. Est-ce que je devrais lui demander son avis ? Oh, très certainement. Mais hey, l’entraide et l’amitié entre frères c’est pas le credo de cette famille alors on repassera sur les questions d’éthique.

Je lâche son regard et regarde autour de moi. Ces chiens d’Orpheo, à se pavaner comme ça, tels de paons. Ils se croient tout permis, ils se croient forts et puissants alors que leur Ordre s’éparpille et se fissure de partout. Ils me font rire et à vrai dire, en égorger un ou deux ne serait pas pour me déplaire. Mais la mission serait terriblement compromise. Peut-être en sortant. Nous verrons.
Oui, j’oriente ma frustration sur ces hommes et femmes venus pour se montrer. Jamais compris l’intérêt là-dedans, mais soit, tant qu’ils sont là et ne nous embêtent pas… D’ailleurs Green est toujours planté là. Sérieux ? Bonjour, je m’appelle discrétion ? Je hausse un sourcil presque hautain et souffle :

-Des questions ? Par précaution, mieux vaut éviter de traîner ensemble.

Spoiler : Ça veut dire casse-toi et on se cause quand on a besoin de se causer. T’as vingt petites minutes pour causer ou rester dans ton coin. A la réflexion, il vaut même mieux que tu restes dans ton coin. Non, j’ai confiance en ses capacités. C’est en lui tout court que je n’ai pas confiance et tout ça n’est basé que sur une réflexion extrêmement subjective.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Dim 21 Jan 2018 - 12:39

Il prend le temps de détailler son frère. Ils se ressemblent un peu, c’est vrai. Il n’y a que Bleu qui ne ressemble à personne, avec son air de princesse un peu perdue, ses yeux presque noirs et ses yeux bleus clairs. Il aurait voulu qu’elle ne lui ressemble qu’à lui; c’est raté.
Du moment qu’il ne ressemble pas trop à Red, tout va bien. Ce n’est pas comme si un jour il avait eu conscience qu’il avait perdu sa fratrie, c’est plutôt lui qui un jour avait réalisé à quel point ils avaient.. grow apart. Et puis Chloé, et puis il était parti.
Il ne l’avouera jamais mais parfois il jalouse Cyan d’avoir quelqu’un sur qui compter, se reposer et surtout quelqu’un qui ne vous trahira pas. Parce qu’il sait bien, au fond, que si au sein de cette mission Cyan ne le trahit pas c’est parce qu’ils portent le même nom de famille et que maman et papa Soul ne leur pardonneraient pas ça, et que Rosenrot non plus.
Qu’est-ce que Rosenrot pardonne, après tout ? Ni l’échec, ni la faiblesse. Seulement la folie, parfois. N’est-ce pas Anja ?

En tout cas, s’il le jalouse, il n’est pas pour autant prêt à faire un pas en avant. Cyan lui casse trop les couilles, faut l’avouer, et puis c’est plus confortable de garder sa boule de nostalgie en soi que de la laisser éclater. Il ne dira jamais « après tout, nous sommes du même sang, frérot ». Il s’étouffera en l’insultant si il vaut.
De toute façon, ça ne change rien. Ils sont trop vieux, ils ont trop changés. Ils n’ont plus que leur nom de famille en commun, et les autres teubés de la fratrie, et Bleu.

Les deux se glissent dans la cour intérieure de la maison. L’ambiance est fêtarde, l’alcool est sûrement dans chaque verre. Les joues sont rouges et les visages déjà déformés par l’hilarité débile de ces gens débiles. Cyan se faufile dans son dos, dans un angle mort. Il a un verre de champagne à la main mais ne sent pas encore l’alcool.

Heureusement.

Il vrille ses prunelles dans celles de Green, froides et dures qui ne disent plus rien depuis bien longtemps. Langue coupée ou âme censurée ?

-Allons à l’essentiel. Les documents sont au deuxième étage, dans le bureau. Les portes de l’entrée sont verrouillées par des runes, on doit passer par la cuisine. Ils prévoient une célébration surprise pour un anniversaire vers 21h, leur attention sera focalisée, on devrait profiter de cet instant pour rentrer. J’ai un brouilleur dans mon téléphone pour les caméras mais mieux vaut éviter de l’utiliser de trop, j’ignore si des runes d’alerte ont été ajoutées au cas où ce genre d’incident arrive. Je te laisse le choix de prendre le sous-sol ou les documents.

L’autre plonge ses lèvres dans le verre de cristal sûrement. Green hoche vaguement la tête, il sait tout ça mais très bien, si ça rassure l’autre de le dire à voix haute parfait, qu’il fasse comme il le sent. De toute façon, si vraiment la mission dérape, Green pourra toujours se téléporter pour brouiller les pistes. Il ne peut faire que de très petits pas sur le côté mais c’est toujours mieux que rien, et Cyan voudra sûrement égorger tout le monde.
Sauf que cette fois-ci, il n’y aura personne pour assurer ses arrières. Green n’est pas Olive, et le grand frère ferait mieux de prendre entièrement soin de son propre cul.

-Des questions ? Par précaution, mieux vaut éviter de traîner ensemble.

Green roule des yeux et bouge un peu en regardant les milliards de lumières autour d’eux. Il n’est pas question de choisir l’ombre - ils en ont tellement peur que chaque recoin est illuminé. On dirait une putain de fête de Noël débile, où est le sapin ?

- Tu peux essayer de te sociabiliser un peu en attendant ?

Il espère qu’il a une identité toute prête avec des noms d’Orphéo à balancer, les pas trop connus mais les quand même retenus, ceux qui ne sont pas là mais dont le nom rappelle quand même à quelqu’un. Green s’apprête à se glisser dans la foule, mais revient subitement vers son jumeau pour lui dire à l’oreille.

- Quand je dis sociabiliser, je dis parler, pas égorger. Au cas où la nuance te soit étrangère.

Il attrape deux verres de champagne et se glisse entre les gens avant de trouver une dame un peu en retrait. Elle a les cheveux grisonnant et porte un chignon bien fait, quoi qu’un peu lâche. Il s’approche et lui offre avec un sourire lumineux un des deux verres de champagne. Elle sait qu’elle a été vue seule et ses joues se colorent légèrement alors qu’elle lâche un petit rire.

- Je viens de prendre place dans mes fonctions, alors je ne connais presque personne encore..

Le sourire de Green se fait sincère - si personne ne la connait et qu’elle ne connait personne, c’est parfait, personne ne viendra engager la conversation avec eux et elle représente le bouclier parfait. Il engage quelques banalités - il a appris à le faire, ce n’est pas quelque chose d’innée. Croyez le ou non, chez les Souls, il n’a jamais été question de parler sans rien dire. Outre un manque d’intérêt, c’est sûrement un manque à la frigidité Soul.
Pas le genre de famille à se réchauffer les mains autour d’un feu en chantant en coeur.
Il regarde sa montre en essayant de ne pas se faire noyer dans l’adrénaline. Il a hâte de planter la dame ici - il ne connaît pas son nom, juste son prénom, Mathilde - et rentrer dans le vif du sujet. Il n’a pas peur que cela tourne mal. Il a juste hâte d’être dedans, de ne plus avoir conscience du temps mais seulement des actions qui lui restent à accomplir. Il est 20h57. Parfait. Il essaie de donner un coup d’oeil discret à la foule mais il n’y aperçoit pas Cyan - tant mieux, qu’il reste loin avec sa tête de gland - mais les gens se mettent à se rassembler. Quelqu’un est monté sur on ne sait quoi qui le surélève et on voit bien qu’il attend que tout le monde se soit approché pour commencer à parler. Green se rapproche également mais les gens qui se pressent lui fournissent une parfaite couverture pour s’éclipser. Il perd de vue Mathilde et essaie de reculer sans paraître trop à contre courant. Il prend un verre sur une table décalée - comme si il avait fait tout ce chemin pour étancher sa soif - et entre dans un couloir, direction la cuisine.

Attendre Cyan ?
Trouver Cyan ?

Il sait qu’il devrait, qu’ils fonctionneraient mieux à deux, aussi marche-t-il à pas feutrés vers la cuisine en attendant d’être rejoint ou de trouver son frère aîné.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Dim 21 Jan 2018 - 23:34


"I try to make it look like it's all somehow getting better"


On est en mission, et aller à l'encontre de ce que l'on nous commande de faire, ce n'est pas mon habitude. Je devrais juste faire que le passé est là et qu'il nous rattrape ? Devrais-je simplement l'oublier ? Tenter de jouer l'idiot pour le bien de la mission ? Je n'en ai aucune idée.


Espérons que la mission ne s’éternise pas trop. Depuis que ce visage m’est apparu, je n’arrive plus à me maîtriser correctement. Les réponses acerbes, la malveillance et toutes ces émotions négatives m’entourent et m’entraînent dans une névrose désagréable. Devrait-on, pour le bien de la mission, continuer à nous fréquenter ? C’est tout de même assez dingue de s’être dit « Allez, pas d’Olive, alors un peu de Green ! ». Peut-être que les supérieurs ont le sens de l’humour ? Je l’ai aussi, mais visiblement le mien semble plus fin que le leur.

Plus vite nous nous séparons, mieux nous vivrons. J’éprouve un profond besoin d’appeler mon jumeau juste pour achever d’étaler toute ma rancœur contre ce personnage. Je devrais l’ignorer. Faire comme s’il n’existais pas. Mais cet homme-là est trop en chair pour simuler l’apparence d’un fantôme. Green le fantôme. Que je me ferai un plaisir d’envoyer dans l’autre monde. Ou non, attendez, que je préfèrerai enfermer afin de tester de nouvelles armes, n’importe quoi ferait l’affaire. Haha, à quel point je le déteste ? Le verbe est-il seulement assez puissant ?

Je lui fais part de notre plan, enfin de mon plan et n’attend à vrai dire ni son aval, ni même quoique ce soit d’autre. Qu’il en invente un autre s’il ne lui plaît pas, je saurai bien gérer cette affaire tout seul. Le liquide gazeux du champagne traverse mon œsophage en quelques secondes et je dévie mon regard pour me concentrer sur la foule à la recherche de deux-trois personnalités intéressantes. Green, pour peu, il aurait pu devenir une de ces personnes, ces gars et dames d’Orpheo qui pensent qu’on peut tout régler et qui nous affublent du mot « méchant-pas-beau-oh-là-là ». Green est trop gentil. Qui sait, peut-être que les chromosomes des Soul ont pété juste avant qu’il ne naisse. Pour lui et pour Bleuann. Ça peut se tenir.
Peut-être sont-ils simplement partis avant de subir le lavage de cerveau. Impossible à dire.

D’une phrase, je l’envoie vaquer à ses propres occupations, en espérant qu’il ne se décide pas à tester son humour douteux sur moi. Olive, qu’est-ce que tu me manques. Je m’apprête à m’écarter de mon jeune frère lorsque sa voix me fait me stopper net.

- Tu peux essayer de te sociabiliser un peu en attendant ?

Me sociabiliser ? Est-ce qu’il entend par là chercher à connaître mon bien bel entourage ? Le voilà qui frappe déjà. Devrais-je lui renvoyer un visage lassé ? Blasé ? Tout mon humour tombe en lambeaux et les répliques ne trouvent même pas la force de se frayer un chemin jusqu’à mes lèvres. Ça n’en vaut pas la peine.

- Quand je dis sociabiliser, je dis parler, pas égorger. Au cas où la nuance te soit étrangère.

Je souffle bruyamment, agacé.

-C’est bon, t’as fini ? On peut passer aux choses sérieuses maintenant ?

Ne t’inquiète pas, je réserve mes pulsions pour des choses qui en valent la peine. Bien que la tentation d’un micro génocide des membres d’Orpheo soit largement justifiable, je dois m’en tenir à la mission. Nul doute qu’après une ou deux heures passées en compagnie de Green et une mission achevée, mes préoccupations changeront. Mais pas pour le moment. La mission avant tout, même avec un casse-bonbon comme coéquipier.

D’ailleurs, le voilà qui s’éloigne. Bien, me voilà tout à coup plus serein. M’énerver ? Noooon. Il n’en vaut clairement pas la peine. Il me reste quelques minutes à apprécier avant la célébration. Je repère deux des visages retenus dans le document de mission en train de discuter et tâche de m’en éloigner le plus possible. Un troisième visage entre dans mon champ de vision et je me décale au dernier moment, feintant d’avoir trouvé ma compagnie de la soirée et garde un œil posé sur le rassemblement de gens près du buffet. Il semble que les cibles se connaissent très bien. Leur attention est nulle, ils ne se doutent pas une seconde que des sorciers noirs furètent à quelques mètres. Il y a également un deuxième groupe, des membres de la Police Magique si ma mémoire est bonne.

Green est un peu plus loin et je ne peux m’empêcher de garder un œil sur lui au cas où les choses tourneraient au vinaigre. Sauver sa peau ne fait partie de mes priorités, non. Mais faire échouer la mission à cause de lui. Chacun pour soi et tout pour la mission. C’est le credo du jour.

La perspective de me « sociabiliser » appuyée par le gamin Soul m’ennuie à sa simple énonciation. De la bouche d’Olive, elle me paraît si colorée, si palpitante. De la sienne, rien n’en ressort de concluant. Du gris. Un gris perdu à mi-chemin entre deux non-couleurs, le blanc et le noir. Comme Green et moi. Un blanc et un noir, un yin et un yang qui ne parviennent plus à s’emboîter. Qui n’ont peut-être jamais su le faire, comme pour le reste de la famille.
J’abandonne donc l’idée d’afficher ce visage si radieux qui m’est cher, me le réservant pour le retour d’Olive et les missions fantastico-dramatiques. Je m’adosse au mur, quelque part où je suis sûr de ne pas être dérangé, à l’abri des regards et non loin de la foule afin de ne pas m’en démarquer. C’est marrant, au final c’est moi qui suis resté sans rien faire et Green qui est allé cueillir les informations. Enfin, information s’il y a. Au final, la mission ne précisait aucun thème particulier à aborder auprès des gentes masculines et féminines. Tant pis, ça fera du travail pour d’autres sorciers, à l’occasion d’autres missions, sur des sujets précis.

Finalement, après avoir analysé l’ensemble des convives, des manies de certaines personnes, d’un ou deux dessous-de-table – comme quoi rien n’est aussi blanc que ce qu’ils souhaitent faire paraître – et avoir fait le vide dans mon esprit pour limiter les tentatives de télépathes ou lecteur de pensée, une personne finit par monter sur une table, manquant de se casser la figure soit dit en passant et attire rapidement toute l’attention sur sa personne.

Bien, la mission peut commencer.

Je décroise les bras et me faufile discrètement dans la foule, me laissant porter par le flux massif de personnes pour m’approcher des cuisines. La tête basse pour en sortir sans être remarqué. Etonnant qu’ils n’aient pas fait appel à des téléporteurs, passe-muraille ou des invisibles pour une mission de ce genre. Ma télépathie est somme toute inutile sans mon frère et mon pouvoir est tout sauf discret. Ne parlons même pas des capacités de mon coéquipier. Peu importe.

Discrètement mais vivement, je parviens à me frayer une route vers la cuisine et passe derrière la porte. Green est déjà là et semble m’attendre. Attendre quoi au juste ? Ah, certainement de voir la suite des opérations ? Il me semblait pourtant avoir été clair. Sauf que, bien entendu, nous ne nous sommes pas mis au jus de qui ferait quoi. En plein milieu d’une mission, dans un endroit où nous ne devrions pas être. Sérieux ?
Je passe devant lui sans bruit et effectue une rapide rune de détection sur la porte adjacente menant aux autres pièces. Histoire de savoir si elle contient une alarme. Si elle se trouve verrouillée. La déception passe en coup de vent devant mes yeux lorsque mes questions trouvent leurs réponses sur une négation ponctuée. Super, plus facile que ça, tu meurs. Les gars d’Orpheo se croient vraiment hors d’atteinte, c’est pas vrai. On sent que la guerre s’amenuise et qu’un meilleur jour brille dans leur horizon.
C’était mieux avant.

J’ouvre la porte et m’introduit dans la pièce. C’est chic, c’est cosy, y’a un beau tapis et les lumières de la fête éclairent juste assez l’intérieur pour ne pas nous faire trébucher sans pour autant nous discerner de l’extérieur.

-Je monte à l’étage, tu cherches les sous-sols. Si t’as un problème, tu…

Je stoppe net ma phrase et me pince un instant la lèvre en pensant à ma future bêtise. Cette obscurité ne me fait plus discerner correctement le visage de mon coéquipier et même si ce dernier n’émane pas de la même énergie, l’adrénaline de la mission me pousse à penser qu’il s’agit d’Olive. J’aurais achevé ma phrase par un « tu sais quoi faire » ou « tu sais, la télépathie ça nous aide, bro’ ». Sauf que Green n’est pas Olive et cette affirmation dépose un lourd fardeau sur ma tête. Mais ne laissons pas cette phrase en suspens trop longtemps.

-… trouves une solution. Dès qu’on trouve ce qu’on est venus chercher, on se barre.

Ce qui veut dire que c’est la dernière fois qu’on se croise. Chacun pour soi et la mission s’en porte pour le mieux. Il sait se débrouiller, après tout il n’en est pas à sa première mission. Ce sera mieux pour nous deux. Ce sera mieux pour Rosenrot. Et puis, ça réfrènera mes envies de meurtres. Et, sans attendre, en prenant garde aux caméras disposées un peu partout dans le bâtiment, je disparais rapidement.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Lun 22 Jan 2018 - 14:10

Des fois, Cyan joue au grand frère. Et ça, c’est ce qui agace le plus le petit Green, qu’on n’a jamais laissé grandir. Il était toujours mesuré aux autres et, à part Bleuann qui de toute façon était plus ou moins traitée comme une demeurée parce que c’est un fille, Green devait « rattraper les autres ». « T’es en retard Green, pourquoi t’as pas appris ça par encore encore ? » La réponse résidait sûrement dans le fait qu’il avait plusieurs années de moins que les autres, des milliards d’années lumière avec Silver qui, de toute façon, l’ignorait globalement tout le temps. Pas qu’il ait été méchant avec lui, mais les deux cohabitaient tranquillement.

Et Green ne pouvait pas vraiment jouer avec Cyan et Olive, parce qu’avec leur télépathie c’était toujours de gros tricheurs et lui, il était toujours à l’écart. Tu m’étonnes que le petit Green ait gardé Bleu dans son coeur et pas les autres ! Vous vous souvenez, Cyan et Olive, quand vous étiez censé jouer à cache cache avec Green, qu’il s’est caché, et qu’on vous êtes juste rentrer goûter ? Vous avez laissé Greeni seul sous la pluie, bande de poulpes. Vous devriez vous repentir.

Il n’a aucune idée de pourquoi il pense à cet événement en particulier mais ça lui arrache un demi sourire, jusqu’à ce que l’autre souffle tel un dragon.

-C’est bon, t’as fini ? On peut passer aux choses sérieuses maintenant ?

Green plisse les yeux, à deux doigts de dire un truc affreux mais se mord la langue en faisant demi tour, râlant tout ce qu’il sait dans son fort intérieur. Depuis quand Cyan se la jouait mature et discipliné ? Ca l’agace profondément, les deux portent des vieux masques pour faire chier l’autre, et ça rend la mission encore plus lourde. L’air de rien, c’est une activité très familiale que d’aller emmerder Orpheo, mais tout de même.
C’est pas parce que c’est familial que c’est du bon temps.

Cyan rejoint donc Green qui a l’impression d’avoir attendu des heures. Ne voit-il pas qu’il n’est plus dans les temps, Cyan ? Il va tout faire foirer, encore, il en a bien peur. Les deux entrent dans la pièce que le plus vieux a ouvert. Elle ne grince pas, parce que visiblement ici, c’est très riche et chez les riches, les portes ne grincent pas. Comme chez les Souls.
Mais les Souls sont également des névrosés du silence, alors ça se comprend.

-Je monte à l’étage, tu cherches les sous-sols. Si t’as un problème, tu…

Et, plus rien.
Autant vous dire que Green doute un peu de la santé mentale du jeune homme ici présent, qui reste là, la tête toute crispée et qui ne finit pas sa phrase. Le cadet hausse un sourcil, l’air de dire « t’étais bien parti pour me filer des ordres, vas-y, continue » mais le blanc s’éternise, et ça devient gênant.
Mais le pire n’est pas encore arrivé.

-… trouves une solution. Dès qu’on trouve ce qu’on est venus chercher, on se barre.

Green écarquille les yeux. Il sait bien que son frère a eu une absence, mais quand même, y’a des limites. Ce type est-il devenu un légume en son absence ? Si t’as un problème, tu trouves une solution ?
On en est là ?
Déjà ?
Il ne peut pas s’empêcher de sourire en soufflant, en hochant la tête pour dire, oui, je vais au sous sol, mais non, je peux pas me taire, désolé.

- Merci frérot, tes conseils sont très précieux.

Si t’as un problème tu trouves une solution, non mais..
Bref, Green sort de la pièce et glisse jusqu’au sous sol. Il lévite au cas où des alarmes soient posées au sol ou des détecteurs mais visiblement pas toute la maison n’a été sécurisée. Il trace une rune avec le sang de son avant-bras mais elle ne s’illumine pas, puis seulement par intermittence comme s’il n’y avait pas de magie constante. Étrange. Y aurait-il un flux à l’intérieur des murs mêmes ?
Ca lui semblerait étrange, étant donné que la maison à l’air assez vieille, trop vieille pour avoir été sécurisée de l’intérieur. La guerre est encore récente et ça ne fait pas longtemps que nous gagnons la bataille. A l’époque de la construction de cette baraque, les souris dansaient encore.

Les sous-sols sont immenses, mais à part des piliers pour soutenir le plafond, ils se résument en une seule pièce immense qui visiblement sert de débarras. Il y a des dossiers partout mais aussi de vieux meubles, des vélos pour enfant, trois voitures et puis des paires de ski, des couvertures, un panier pour chien à moitié rongé par les rats ou les mites, des sacs d’habits des années passées, une mobylette sans roue avant, etc.
Green soupire et s’approche avec précaution des dossiers. C’est la seule partie qui n’est pas recouverte de poussière, mais les pochettes ne sont pas notées - il n’y a ni nom dessus, ni de mots à vrai dire - et sont seulement triées par couleur. Il n’y en a pas deux de la même couleur d’ailleurs, comme si le propriétaire avec un code précis et qu’il s’y tenait. C’est la première bonne idée d’Orphéo de la soirée, incroyable.

Il commence à patpater les dossiers avec rapidité. Il est méthodique, il sait ce qu’il cherche mais ça va être long, et Cyan va sûrement vriller. Un rat s’approche même de lui, mais pas de trop prêt, c’est dire si ces sous sols sont délaissés. Il ouvre finalement un dossier qui à l’air épais et des notes sont à l’intérieur. Pressing, restaurant, carte postale - que des choses beaucoup trop futiles pour être conservées.

Enfin, de, la, magique.

Il s’ouvre le bras sur une petite entaille et avec précaution trace des runes sur le bureau qui lui fait face avant de poser la pochette dessus. Elle s’illume, mais un craquement retenti derrière lui et par réflexe, Green se téléporte à quelques mètres de là où il était et arme sont bras, prêt à lancer la lame, mais c’est Cyan, ce gros teubé de Cyan incapable de rester à sa place qui lui fait face.

Héhé, t’as vu, j’ai appris à me téléporter, ahah.

- Tu t’ennuyais tout seul ?

Il lui fait immédiatement dos, l’air de dire « casse toi » et continue à scanner les papiers sur le bureau. Ils se révèlent assez rapidement mais ça ne ressemble en rien à ce qu’ils recherchent.

Super, être sur le terrain pour finalement s’occuper de la paperasse, un régal.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Mar 23 Jan 2018 - 16:41


"I try to make it look like it's all somehow getting better"


On est en mission, et aller à l'encontre de ce que l'on nous commande de faire, ce n'est pas mon habitude. Je devrais juste faire que le passé est là et qu'il nous rattrape ? Devrais-je simplement l'oublier ? Tenter de jouer l'idiot pour le bien de la mission ? Je n'en ai aucune idée.


Dans une famille normale, revoir un frère après autant de temps, ça donnerait lieu à des relents d’inquiétude ou tout du moins à des interrogations. Des « Comment ça va, depuis le temps ? » doux et acidulés. Comme des petits bonbons. Mais j’en suis incapable. Ni de prendre de ses nouvelles, ni de lui offrir un bonbon. Ni de lui offrir quoique ce soit à vrai dire. Pas de fraternité, d’amour ou d’amitié. C’est comme ça, dans la famille. Enfin, depuis un certain temps.

Mais le pire là-dedans c’est sans doute l’absence de manque. L’indifférence face au besoin. Le besoin de reconnecter tous les fils pour faire fonctionner une machine d’une infinie puissance, endurante et véloce. Non, ce besoin n’existe pas. La machine est tellement poussiéreuse et fracturée de l’intérieur qu’un moindre coup pourrait la faire tomber en miettes. Je ne trouve pas l’intérêt d’avoir à chercher et rassembler tous les fils pour une machine déjà hors service. Un fil rouge fou à lier, un argenté drogué, un blanc obnubilé par le pouvoir, un bleu noyé parmi les autres, un vert transparent. Un olive que je garde près de mon cœur, rien que pour moi.

C’est comme ça, grandir avec l’éducation des Soul, c’est apprendre à ne pas ressentir, à ne pas trop questionner, à agir et obtenir des valeurs qui ne vous sont pas propres. C’est peu de soi et beaucoup d’autres. J’ai la chance d’être né avec un jumeau. Un jumeau avec qui j’ai su garder mon âme et à qui je peux tout raconter. Je ne suis pas en perdition, je ne suis pas aussi lamentable que le reste de la fratrie. Et tout ça parce que nous sommes deux. Nous représentons la dernière goutte de joie de cette famille : les blagues, les mesquineries ont toujours fait partie de notre quotidien et la cave n’a jamais su être suffisamment virulente pour nous cadrer aussi bien que les autres. Une liberté tolérée qui se fane à l’instant où nous sommes séparés.

Est-ce que c’est ça qui t’abats, Green ? La solitude ?

Même avec dix verres de vins, je ne pourrais pas ouvrir mon cœur. Principalement parce qu’il n’y a rien à gratter dedans. Et que sans Olive, il n’y a pas de Cyan. Nous sommes après tout issus de la même cellule.

C’est sans doute à cause de cette pensée encore et encore ressassée de l’absence de mon frère qu’un léger écart dans mon expression me force à reconsidérer le fond de ma phrase. Pour déboucher sur une évidence qui ne devrait même pas avoir à être formulée. Qu’aurais-je dû dire ? Appelle-moi ? Mon portable est éteint et il est hors de question de le faire sonner ou vibrer pour une quelconque raison. Tracer une rune ? Ces salauds d’Orpheo ne jurent que par la magie, pour peu qu’il y ait des détecteurs qui déclenchent une alarme… Très peu pour moi. J’ai de plus en plus tendance à me tourner vers la technologie pour palier à ces problèmes de toute manière. D’où mon brouilleur.

- Merci frérot, tes conseils sont très précieux.

Je grince des dents sans me retourner et monte discrètement les marches menant à l’étage. L’escalier est boisé et tapissé dans un rouge clinquant, comme dans un manoir. Il faut faire part de beaucoup de discrétion pour ne pas faire grincer ces satanés marches. Je ne m’attarde pas au premier étage. Tout est éteint et les couloirs sont d’une longueur ahurissante. Il y a des tableaux accrochés aux murs, dans ce qui s’apparente presque à une fresque retraçant les portraits familiaux. La famille, hein. A croire qu’il n’y a que chez les méchants que personne ne s’aime. La faute aux parents ou aux enfants ?

Je me retrouve au deuxième étage. Il y a des chandeliers muraux – mais à quelle époque vit-on – où les flammes semblent tout de même avoir été remplacées par des lampes. Je ne repère pas d’interrupteurs et reste donc prostré à deux marches de l’étage, jugeant le moment opportun pour risquer l’utilisation de magie. Je trace rapidement une rune de non-détection sur ma paume et m’autorise enfin un passage dans le couloir. Les lampes restent éteintes à mon plus grand soulagement. L’allumage automatique reste le pire fléau dans une mission d’infiltration. Pire encore que les alarmes. Je superpose le schéma de la maison à ma position actuelle et pousse avec une incroyable lenteur la porte du bureau.

Bien.

D’allure plutôt moderne, d’un style très épuré, à mi-chemin entre le manque de goût total et la vision probablement limitée à plusieurs niveaux de gris – sans couleur donc – ce bureau a tout d’un no man’s land. Sans rire, c’est laid. Je me serai attendu à un beau bureau en bois de chêne, une imposante librairie pleine de bouquins du siècle passé. Et… Non, je suis totalement déçu. Et la déception prend un temps certain à disparaître de mon visage. Concentration.

Le bureau est bien rangé, il y a quelques documents sur le côté mais je devine à leur mise en évidence qu’il ne s’agit pas de ce que je recherche. Non, ce genre de choses est plutôt masqué derrière un tableau dans un coffre-fort. Ça vous paraît être un coup classique ? Oh mais Orpheo est très vieux jeu, n’en doutez pas. Je sors mes gants pour limiter mes empreintes ADN, sait-on jamais s’ils pensent à ça et ouvre un à un les tiroirs du bureau. Rien d’important. Un autre sens me met alors la puce à l’oreille.

Du papier peint qui sent encore la colle.

Aurait-on progressé dans les méthodes de camouflage ? Impressionnant. Je m’intéresse alors au mur et l’effleure à la recherche de la moindre imperfection. Méthode trop longue. J’efface quelques symboles de ma rune pour inverser son effet et ose mon doigt sur la surface lisse et blanche. D’ailleurs, tout est tellement blanc et gris et presque noir qu’on y voit comme en plein jour. Finalement, un léger coup d’électricité m’indique la position de la chose que je recherche. Bingo.

Avec le couteau de ma poche arrière, je commence une entaille du papier peint et délimite la zone. Le beau carré ainsi formé me permet de détacher soigneusement le papier peint et la fameuse boîte m’apparaît. Voilà qui est un bon départ. Pour ce qui est du déverrouillage et du crochetage, je suis à vrai dire navré de le dire mais nos connaissances sont bien supérieures à celle d’Orpheo, et puis chez les Soul, c’est un peu une deuxième nature que de connaître ce genre de choses. En quelques minutes à peine, le coffre s’ouvre et me dévoile le fameux document. Il doit s’agir d’un projet achevé pour qu’ils aient pris la peine de ne pas pouvoir le sortir n’importe quand, sous le papier peint. Je referme le coffre et replace le morceau de papier à sa place en ajoutant une rune de dissimulation par-dessus. Sans m’éterniser davantage, je passe le document dans ma poche intérieure de veste, réajuste ma rune et sors.

A cet instant, je devrais simplement me contenter de disparaître dans la nuit. J’ai fait mon travail. A Green d’effectuer le sien. Est-ce un manque de confiance ? Probablement. Une inquiétude ? Y’a peu de chance. Et puis, Green est peut-être parti depuis le temps. Je veux seulement m’assurer que le travail soit bien fait, voilà tout.

Je repasse par le rez-de-chaussée, constate que la fête bat toujours de son plein dehors et descend au sous-sol. Je visualise une forme, qui disparaît l’instant suivant. Ma main vient instinctivement se poser sur le pommeau de ma lame et je cesse de respirer. J’ai regardé les lumières de la fête et mes yeux sont encore trop mal acclimatés à cette obscurité-ci. Mais c’est alors qu’intervient la voix magistrale de Green.

- Tu t’ennuyais tout seul ?

Green ? Il se téléporte celui-là maintenant ? Genre allez hop, nouvelle découverte, c’est chouette maintenant j’ai plein de pouvoirs. J’y crois pas. Est-ce qu’il remonte dans mon estime ? Un peu. Le « un peu » comme « un pas de souris sur une route de quatre kilomètres ». Mais hey, c’est un début. S’il avait retiré cette question agaçante, peut-être en aurait-il fait deux. Deux petits pas de souris. Le début d’un long périple. Est-ce qu’il en éprouve seulement l’envie, je ne pense pas. On est comme ça, on sait que tenter d’obtenir l’attention d’un frère ou d’une sœur c’est peine perdue.

Je descends les dernières marches et m’intéresse à une autre partie du sous-sol, très très grand. Un dépotoir à merde. On dirait qu’il entrepose les jouets de tous les gamins d’Orpheo. Puisque le propriétaire de ce lieu semble avoir un faible pour cacher des trucs dans des murs, c’est vers ces derniers que je me poste. Ma rune s’efface immédiatement de ma paume et je fronce alors les sourcils. C’est dangereux de rester dans une pièce opaque aux runes.

-Tu as trouvé quelque chose ?

Est-ce que je fais exprès de lui manquer de respect comme ça ? Aucune idée, je n’arrive pas à faire autrement. Et puis à quoi bon réagir à ses piques qui ne valent rien. Le plus grand calme le jeu en premier, n’est-ce pas ? Le mieux serait de rester focalisé sur le travail, rien d’autre. Pas de nostalgie, ni d’émotions, rien. Des machines intelligentes qui mettent leurs neurones au service d’une seule cause, point.
À la ligne.

Rien sur les murs, ils sont un peu fissurés et laissent de la craie sur le doigt. Ça ne sert à rien de chercher.

-Si t’as fini, partons d’ici.

Ma voix ne laisse filtrer aucune émotion. Ni inquiétude ni peur. Une simple constatation. Néanmoins, la pièce est close, hermétique, la seule sortie étant son entrée. C’est un piège parfait. Mis à part mes compétences physiques, mes pouvoirs ne me seront ici d’aucune utilité. Une onde de choc ? Haha, on meurt tous sans aucun problème. Mais alors que je me retourne pour voir où en est Green, deux personnes surgissent du coin le plus éclairé : la sortie.

-Mec, j’te jure j’ai entendu du bruit.
-Doit y avoir une invasion de souris.
Il rit.
-Fais pas le con, y’a quelque chose.

La porte se ferme derrière eux et nous plonge totalement dans l’obscurité. Avec agilité, je parviens à foncer sur Green et l’entraîner dans le dédale de merdes alentours. Pourquoi j’ai fait ça ? Réflexe. Réflexe peut-être idiot, surtout s’il est téléporteur, mais réflexe quand même. On ne change pas les habitudes de sauvetage d’« Olive le fonceur dans le tas » comme ça. Je m’accroupis et plisse les yeux sur la scène plus lointaine. L’un des deux enflamme une de ses mains. Un élémentariste feu. Waw, génial, on avait vraiment besoin de ce pouvoir.
Putain.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Mar 23 Jan 2018 - 21:49

Cyan redescend, donc. Green s’en fou un peu, il n’a pas fini, mais son frère dégage cette assurance un peu soulagée et moi alerte du mec qui visiblement a trouvé. C’est assez désagréable d’arriver à lire quelqu’un comme ça, mais ils ont vécu ensemble et, même s’ils ne se sont pas vus d’un long moment, les Souls agissent tous pareils de la même façon. Aussi étonnant que ça puisse paraître, la fratrie est tout de même liée par des mimiques, des expressions qu’ils ont en commun.

Il se demande un instant ce que ça lui fait, à Cyan, de savoir que c’est lui qui va hériter du patrimoine Soul et du pouvoir, puisqu’il est le plus jeune. Il n’a aucune idée de si Allen lui a dit oui ou non pour Anja, mais s’il le sait, qu’en pense-t-il ? Je suis dans le lit de la grande patronne Cyan, j’vais pouvoir vous contrôler un jour ou l’autre, prend de l’importance et alors là, Red sera sûrement le premier a être envoyé vraiment par hasard dans une mission suicide où il sera transformé en chair à pâté.

Il, sera, le, premier, à, totalement, décéder.

-Tu as trouvé quelque chose ?

Green commence a être relativement fébrile, parce qu’il fouille, il fouille, et okay ça contient des informations super intéressantes mais y’a rien d’essentiel, c’est pas vraiment ce qu’il cherche alors il cherche plus, il fouille il fouille il fouille, il fait que ça, c’est presque devenu une taupe tellement il creuse. La présence de son frère le rend un peu nerveux, surtout quand il parle, il aimerait bien que Cyan la boucle une seul fois pour tous, mais c’est pas trop son truc il paraît.

-Si t’as fini, partons d’ici.

La main de Green se pose finalement sur un papier, mi dans le thème du sujet, mi incomplet, et il l’arrache sans aucun respect. Il y a des photos à la suite, il prend, il ne sait pas trop pourquoi mais il prend, c’est une vieille dame et puis des enfants, et sur les autres il y a des noms avec marqué des déplacements, il y a des photos visiblement de prise de fonction et puis des relevés de plans futurs.
Bref, il fourre tout dans sa veste.

Il se doute que si Cyan a trouvé quelque chose, ça doit être tout bien tout beau tout plié.
Il s’en bat, les couilles, il donnera son rapport tout cracra et puis les autres ils y trouveront rien à redire.
Surtout pas Anja.

La mission pourrait donc s’en finir là, mais pas du tout.

-Mec, j’te jure j’ai entendu du bruit.
-Doit y avoir une invasion de souris.
Il rit.
-Fais pas le con, y’a quelque chose.

Cyan traine Green dans le bordel ambiant. Mais il fait tout noir, il fait vraiment tout noir, il fait noir, c’est noir de partout. Le plus jeune entend déjà son coeur a ses oreilles et il sait que le reste de la mission risque de s’avérer compliqué. Une vague de colère accélère encore son coeur alors qu’il se dit que si il avait fait cette mission seule, il serait sûrement pas mort, alors que là ils vont sûrement mourir tous les deux, parce que l’air de rien faudrait pas rentrer seul - deuil, funérailles, lâcheté, etc, chiant - et puis un petit reste de lien de fratrie, peut être pas de l’amour fraternel mais bref, ça complique vraiment tout, la présence de Cyan.

L’autre enflamme une de ses mains, c’est super c’est la fête, il fait quoi Green dans la vie ?

IL LIT DANS LES RÊVES MAIS QU’EST CE QU’ON S’AMBIANCE ICI ! (Bon, il râlerait moins si il connaissait les pouvoirs de Simje, mais force est de constater que ce n’est pas le cas).

Les deux sont accroupis comme des cons. Il faudrait qu’ils reculent, ou quelque chose du genre, qu’ils tournent un peu pour avoir plus accès à la sortie. Green serait incapable de les téléreporter tous les deux à l’extérieur de la maison. Il ne voit pas grand chose et ne connait pas par coeur les lieux, ça serait du suicide, surtout à deux. Il prend Cyan en lévitation pour être sûr que leurs bruits de pas de fassent pas résonance dans l’immense sous sol. Lui aussi est à un petit centimètre du sol - c’est toujours rigolo de flotter - et il murmure aussi calmement que possible :

- si on se décale à gauche je pense pouvoir planter une lame dans la gorge de..


Il baisse encore sa voix.

-.. celui de droite. je ferai le décompte et à 4, faudra gérer monsieur feu.

Parce que la vérité, c’est qu’en cinq secondes si l’autre personnage est vif, ils peuvent se faire immoler. Cela fait quelques secondes seulement qu’ils sont immobiles et déjà, les deux intrus semblent se détendre quelque peu, jusqu’à ce que.

- Merde, le bureau, regarde ça a été fouillé.
- Putain, c’est tout récent.


Ok, c’est pas du tout le moment de faire le plan A, pas du tout, c’est le moment d’adopter un Plan B, quel plan B, aucune idée, il n’y a pas de plan B mais ils n’ont pas le temps de se mouvoir en silence, c’est fini, le temps a été dissout et il est temps d’agir, mais visiblement pas le temps de réagir pour Green qui, dans un mouvement totalement désaxé, lance sa lame au loin (alors non seulement c’est vraiment sa lame préférée, mais en plus il se retrouve avec juste un couteau dans la poche, et ça, c’est vraiment pas assez).

Si on prend le temps de réfléchir (et ce n’est pas le moment de réfléchir mais on s’en fou) Green n’a jamais développé de grand habilité avec son pouvoir et son don premier, il développe de la magie seconde telle que la téléportation ou le puma - toujours sorti qu’une fois celui là aux dernières nouvelles - mais du coup, tout l’épuise, et la seule chose qui le sauve en général, c’est son habilité a avoir des réflexes parfait grâce à son entraînement.

Et que fait-il ?

Il balance, sa lame, au loin, pour créer, une, diversion.

Malin le lapin.

Bref, il regrette son geste au moment où il est entamé, mais c’est trop tard. Au moins, la diversion fonctionne, l’autre envoie directement une boule de feu vers une voiture - bien sûr, une voiture, qu’est ce que c’est intelligent de mettre feu à une voiture - et Green se dit alors que si Cyan sait danser comme lui, ils feraient mieux de commencer à faire chuinter les lames en se protégeant l’un l’autre.

Il se lève d’un seul coup et lâche la lévitation.

GAME ON BITCHES.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Jeu 25 Jan 2018 - 23:28


"I try to make it look like it's all somehow getting better"


On est en mission, et aller à l'encontre de ce que l'on nous commande de faire, ce n'est pas mon habitude. Je devrais juste faire que le passé est là et qu'il nous rattrape ? Devrais-je simplement l'oublier ? Tenter de jouer l'idiot pour le bien de la mission ? Je n'en ai aucune idée.


Ça ne peut pas aller plus mal. Sérieusement, c’est le pire du pire qui est en train de se produire. Il y a un mot pour ça ? Je ne crois pas. On s’est fait cramé. Et bordel, ça pourrait finir au sens littéral du terme. Je l’ai senti, je l’ai senti que ça puait le hachis parmentier. Oui je déteste le hachis parmentier, un problème ?! Sérieusement, nous n’avons visiblement rien trouvé pour commencer mais en plus maintenant nous sommes piégés comme des rats. Et dieu qu’aimerais-je en ce moment être un rat. Je fréquenterai la famille rat qui semble s’apparenter à une famille tellement nombreuse que le gouvernement refuserait de leur faire toucher les allocations tellement ça ruinerai le gouvernement. Voilà. Accessoirement, si j’étais un rat, j’aurais sans doute plus de chance de m’en sortir en l’état actuel des choses. Se fondre dans la masse, quoi. Encore une expression conne ça. Genre, pour disparaître, tu vas rentrer dans la graisse et la cellulite de ton agresseur, ça se passe comment ? Non parce que rentrer dans sa propre graisse, ça sert pas à grand-chose et ça pourrait amener ce questionnement au même titre que « l’univers est-il infini ? ».

Oui, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je suis furieux. Qu’à cela ne tienne, si mon pouvoir était électrique, je serais une ampoule en ce moment. Pas judicieux lorsqu’on se cache en pleine obscurité, je remercie donc chaleureusement le très haut qui n’existe pas de m’avoir simplement permis de tout détruire sur mon passage. Sauf qu’il est inutile pour le moment. Je pourrais bien sûr canaliser mon pouvoir mais actuellement, je suis tellement hors de moi-même que j’ai des doutes sur ma maîtrise. Bon, je ne suis pas Olive, techniquement je suis le calme de service. Mais techniquement je suis justement avec Olive et il est plutôt doué pour canaliser ma rage lors d’écarts survenus en missions. Comprenez qu’il se fâche avant moi et que ça finit dans une mare de sang avant même d’avoir commencé.
J’ai juste envie de les égorger comme des gorets, les pendre tête en bas comme des gorets, les dépecer et voir le sang couler jusqu’à ce qu’ils se dessèchent. S’il n’avait pas été question d’une infiltration, ces deux-là seraient morts. Morts. Morts. J’en aurais peut-être pris plein la figure, mais l’issue aurait été là. Mais cette fois-ci, il fallait jouer sur la vague du doute et rester le plus silencieux possible.

Les égorger en silence. Couper soigneusement les cordes vocales. Ou bien étouffer ? Oh, noyer ! Mais il n’y a pas d’eau ici. Noyer, ça c’est fantastique. Les sentir se débattre comme des petits poissons pas si bien dans l’eau. Haha.

Retour à la vie réelle, Cyan. Merci. Un élémentariste feu donc et un autre dont on ignore tout. Beaucoup d’incertitudes et peu de résultats engageables. Que faire ? Frapper juste et bien. Green est téléporteur, non ? Vu le temps qu’il a pris pour trouver ne serait-ce qu’un document valable et qu’il est en partie responsable de notre position actuelle, il devrait bien pouvoir faire quelque chose, non ? Sauf qu’il engage son pouvoir de lévitation. Bon, je l’accorde, c’est pas tout à fait inutile même si c’est un peu déstabilisant lorsque l’on n’y est pas habitué.

- si on se décale à gauche je pense pouvoir planter une lame dans la gorge de..

Je le menace du regard, prêt à lui lancer un ultimatum sur le son de sa voix et je suis finalement assez heureux que l’obscurité ne nous permette pas de discerner très bien les choses – mis à part le flambeau ambulant là-bas. Manquerait plus que je lui demande de me parler par télépathie. Ah, fantastique Cyan, encore une habitude à rayer de ta liste. Olive, quand tu reviens, je te promets, tu vas subir. Voilà. Bref, m’a-t-il vu ou a-t-il simplement compris par lui-même, Green poursuit encore plus bas :

-.. celui de droite. je ferai le décompte et à 4, faudra gérer monsieur feu.

Pas de problème, gérer un monsieur feu comme il le dit n’est pas hors de mes capacités. Tout au plus, ça va brûler un peu. Oui, je me suis déjà fait brûler assez violemment. Et oui, ça s’est produit pendant un entraînement, dont le nom très flatteur s’intitule « résistance à la douleur ». J’en garde un souvenir fan-tas-tique.

Je prends ma lame dans ma poche arrière et me tient près aux côtés de Green. Qu’il soit un frère, un inconnu, n’importe qui, pour le moment c’est mon coéquipier et ça, ça ne changera pas avant que nous ne nous débarrassions de ces sales porcs. Gorets. Whatever ce que c’est, laissez libre court à votre imagination. Licorne, si vous le voulez. Quoique, ce serait triste de tuer des licornes, et insultant pour ces dernières aussi d’être comparés à ces messieurs.

Mon attention focalisée sur ces derniers, ou tout du moins sur la torche ambulante, je retiens mon souffle. Plus de colère, plus de rage, tout est canalisé dans un unique but. Tuer. L’adrénaline dans les membres. Mais tout cela se retrouve brisé lorsque les deux hommes s’approchent du bureau. A ce moment-là, mes dents se serrent et ma prise se raffermit sur le pommeau de l’arme. Merde.

- Merde, le bureau, regarde ça a été fouillé.
- Putain, c’est tout récent.


Spotted, we are.

Cependant, nous avons encore l’avantage du terrain, si l’on peut dire. Ils ignorent où nous nous trouvons et mieux éviter un quelconque bruit parasite. Sauf que d’un coup, comme ça, sans prévenir, par une je-ne-sais-quelle tentative de diversion, l’autre il balance son arme au loin. Mon visage tombe en lambeaux. Non, vraiment. En lambeaux. Décrépi, comme le papier-peint attaqué par l’âge et l’humidité et qui montre des signes avant-coureur de maladie. Ce papier-peint-là qui est capable de vous faire refuser une superbe maison alors qu’il suffirait simplement de le changer. Voilà, c’est ce genre d’expression. Abasourdi. Je peux poser une question ?

Pourquoi. Son. Arme.

On est entouré de milliers de choses autour de nous, ramasser ne serait-ce qu’une pierre ou un rat par terre ne nécessiterait pas le moindre bruit. Le lancer en revanche provoquerait le même son, à peu de choses près s’il s’agit d’un rat. Mais ton arme, quoi. Ton arme de service. La seule chose que tu devrais chérir comme ta propre vie en mission. Il. La. Balance. Au. Loin.
C’est quoi ton problème ?

BREF.
Ça aura au moins servi à déchaîner monsieur flamme et provoquer une super petite explosion. En souterrain. Avec plein de méchants gens au-dessus prêt à nous faire la peau. Well done. Si le plafond s’écroule, au moins j’en profiterai pour utiliser mon pouvoir hein, tout n’est pas perdu comme on dit. Mine de rien, la voiture nous fournit assez de lumière pour éclairer tout du moins les deux exorcistes et nous-même, à condition de se dévoiler.
Ouais, à condition de se dévoiler. J’aurais privilégié la montée d’adrénaline et la pression exercée sur les deux exorcistes pour les déstabiliser et profiter de leurs tensions pour les attaquer par derrière mais ça n’a pas l’air d’être le cas pour Green. M’est avis que la prochaine fois n’arrivera pas. Le voilà qui se lève et s’envole droit sur les autres. J’ai compris c’est bon. On gère ça comme on gère une folie furieuse d’Olive. J’attends que Green ait attiré bien l’attention comme il faut et que les deux exorcistes aient dégainés leurs pouvoirs pour concentrer une infime partie de mon pouvoir dans ma paume et la diriger très précisément sur les deux hommes. Ça laissera un temps minimal à Green pour reposer ses pieds sur terre et au moins en prendre un en échec. Effectivement, mon pouvoir est relâché et projette immédiatement les deux hommes contre le mur. Le bruit est sourd mais significatif de l’onde de choc. Pitié que ça ne fasse pas tout écrouler. Pitié que ça ne fasse pas tout écrouler. Pitié que ça ne fasse pas tout écrouler.

Mon objectif principal était de gérer mon pouvoir sur la voiture enflammée, mais avec un élémentariste feu et les dégâts que ça pourrait causer, notre couverture serait immédiatement terminée. Hors de question, le raffut est déjà suffisant comme ça. J’inspire profondément et me lève pour en prendre un à parti. C’est le pote du flambeau. Un pote du flambeau visiblement démuni dans cet espace fermé à en juger par sa simple poursuite. Sans usage d’aucun don ni pouvoir. Vous savez quel est le don que je crains le plus ? Bourreau. Ça, c’est le pire. Tu n’es rien de plus qu’un homme paralysé. Une machine à douleur. Si je venais à devoir développer un don secondaire, je veux que ce soit celui-ci. Et je m’y entraîne. Désespérément.

Mais ce n’est pas le moment. Je me dirige volontairement vers la voiture enflammée et pare les coups de l’exorciste. J’aurais dû m’en douter. C’est un haltérophile. Il me donne un coup et c’est la force de trois hommes qui me tombe dessus. Mes muscles se tendent sous la pression et je dévie son coup avec grande difficulté. Mais un grand sourire illumine mon visage. L’adrénaline coule dans mes veines avec une ferveur inégalée et je fonce de nouveau sur lui, privilégiant la vitesse et la précision à la force. Nous avons beau être au corps-à-corps, il me tient relativement loin de lui et n’a visiblement pas l’air de vouloir toucher mes points vitaux. Encore dans l’optique de faire des prisonniers ? Ils sont terribles ceux-là quand même. On vient les voler jusque chez eux et ils trouvent tout de même le moyen de se dire « oh eh, quand même, faut pas les tuer, on pourrait les interroger. » Non seulement je suis sceptique sur leurs capacités de rétention voir même de capture, mais alors je ne parle même pas du taux de réussite de leur interrogatoire. Il paraît qu’ils commencent à légaliser la torture dans certains pays. Bah, voilà un peu de challenge. Parler n’a jamais été la solution, ça se saurait. C’est la raison même des guerres.

N’empêche qu’il est pas tout à fait mauvais. Pas tout à fond bon non plus, il est bien trop centré sur l’utilisation de son pouvoir et pas assez sur ses capacités physiques en-dehors de ça. Quand je vous disais qu’Orpheo ne jurait que par la magie. Bref, j’improvise un saut sur le côté et trouve enfin la lame de Green jonchée sur le sol. Le temps de l’attraper, réussir à cisailler l’exorciste par l’effet de surprise et je la lance alors violemment vers l’assaillant de son propriétaire en criant un :

-GREEN !

Qu’il ne le prenne pas personnellement si je lui prends un peu sa cible, mais je déteste qu'on se sépare de son instrument de travail. Un travail à la vie à la mort. De toute façon, je n’ai pas le temps de vérifier si la lame s’est effectivement enfoncé dans la nuque du flambeau ou si elle a magnifiquement raté sa cible car de grands bras me forcent à revenir sur mon précédent agresseur. Il me tient fermement la tête et malgré toutes mes tentatives pour l’attraper, me débattre, il prend évidemment l’avantage. Le premier réflexe est de tracer une rune mais je comprends avant même de l’avoir fini que l’effet disparaîtra avant même de se préparer. Et l’étouffement tant attendu qui me fait progressivement lâcher prise. Mon pouvoir en couche protectrice de mon épiderme, prête à exploser au dernier moment, comme toujours après de trop fortes émotions.
La haine est rassemblée. Ces salauds, ces merdeux, cette bande de chacals. Finir entre leurs mains ? Jamais. JAMAIS. Le mot est prononcé tellement fort de ma tête que je le soupçonne d’aller titiller celui d’Olive. J’ai besoin de lui, désespérément de lui. Maintenant, tout de suite. Mais je ne peux compter que sur moi-même. Et Green s’il est encore vivant. Je vais bientôt tout faire péter et ça, ça va, mais alors avec certitude, détruire tout le sous-sol et affaisser l’endroit où tous les convives se trouvent. Tu me diras, il y aura peut-être des morts. Et là, on aura vraiment une raison de m’arrêter. Et peut-être de me torturer. Promis, avant ça, j’lui éclate la gueule à cet haltérophile.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Ven 26 Jan 2018 - 17:07

Les deux exorcistes se mettent alors en garde face à Green, pensant qu’il est sûrement seul. C’est souvent le cas des sorciers noirs mais, si Dorian Cross envoie souvent à l’abattoir des sorciers - car il en possède bien plus qu’Anja - ce n’est pas le cas de Rosenrot. Anja s’est mouillée la chemise la dernière fois pour partir en Green, histoire qu’il n’y aille pas seul - et ce n’était pas amour, loin de là, la chef est avant tout professionnelle, et il la savait coincée pour accepter ce genre de missions - et ainsi ils en étaient sortis sains et saufs.

Ici, même à deux, l’issue ne sera peut être pas la même.

Green est toujours à quelques centimètres quand Cyan décide de relâcher la pression. Les picotements grillent sur la peau du plus jeune bien avant que les hommes ne volent. Intelligent, l’onde ne l’a pas touchée.

Ils forment un si beau duo, n’est-ce pas touchant ?

Leur os tapent contre le mur mais ne se fracassent pas, il ne semblent pas y avoir de vrai dégât - la maison tient toujours debout, ce qui est déjà beau, prenez le pour dit.

Et donc là, Green il voit bien comment va se dérouler ce petit combat, c’est à dire qu’il va se taper torche man, sauf que il sait aussi qu’il aura le temps de tracer environ zéro rune - déjà que c’est un dyslexique runique le petit vert, si en plus il doit les faire en urgence, il y a vraiment, vraiment zéro chance que ça se passe bien. Zéro.
Adieu, runes, donc.

L’autre envoie donc une boule, Green esquive et frappe, et ils se retrouvent ainsi au corps à corps. A chaque frappe qu’il donne, la chaleur fond sur la peau du brun qui frappe plus fort, mais s’épuise, grogne, souffre. Mais la règle étant la règle, il faut serrer les dents et continuer. Très Soul comme façon de voir les choses. Green finit par l’acculer et porter une main à la gorge, il referme les doigts autour de la trachée mais les mains de l’autres viennent sur son bras et même s’il pense pouvoir encaisser, ce n’est pas le cas. Quand l’odeur de chair grillée atteint ses narines il lâche - il a envie de hurler - il ne le fait pas.

Et là, rien ne se passe bien.
Rien.

Green entend vaguement au lointain le bruit d’une lame contre le sol, mais il se téléporte avec son agresseur trois mètres plus loin.

-GREEN !

Autant vous dire que la lame percute un mur et tombe au loin, complètement à côté de lui, mais alors à des années lumières de toute réception possible. Si ça avait été au cours d’un entraînement, Green aurait sûrement du faire une pause pour rigoler, les mains sur les genoux et les larmes au coins des yeux, mais clairement l’humeur n’est pas aux pauses.
Ni aux rires.
Ni aux larmes - pas encore.

Et puis là, monsieur flambeau décide que ce n’est plus le moment de jouer, il sort une lame et l’enfonce dans les abdominaux de Green - heureusement que la lame est courte - et ça décide enfin le brun a réagir, c’est à dire sur téléporter contre la voiture en feu. L’autre n’a pas lâché sa lame et compte visiblement la faire tourner dans la plaie, et le sorcier est donc certain qu’il pourra plaquer l’autre sur la tôle incandescente.
C’est donc ce qui se passe, l’autre hurle, Green recule - et comme la main de torche man est toujours dessus, ça retire donc l’acier de la plaie, il ne sait plus trop trop si il a envie de décéder maintenant, ou maintenant, au choix - et alors que l’autre va s’avancer - Green est super proche des flammes, il sait qu’il va rôtir - le brun lui met un gros coup de tête, aussi fort qu’il peut pour lui briser le nez et si possible lui éclater le crâne et il se recule brusquement pour aller s’acculer tout seul contre un mur comme un grand, une main pressée contre la plaie et l’autre qui tremble. Il a froid, il a chaud, il est en sueur, il regarde le sang comment il est rouge le sang et comment il a pas vraiment l’impression que le sang il a envie de rester à l’intérieur de lui.

Il sent pour la première fois l’animal en lui qui a envie d’exploser et de tout déchirer, mais il sait aussi que s’il mute par on ne sait quel miracle, il mourra.

Il se redresse un peu, il voit un peu flou, et puis il n’arrive pas à trop à se concentrer, mais Cyan est toujours plus loin là-bas, et quand il tâtonne par terre il retrouve sa lame, lame chérie, lame jolie et il dit :

- Cyan !

En lançant le plus fort possible vers son adversaire. Soit tu la rattrapes, soit tu laisses l’autre s’empaler, soit tu te tais si jamais j’ai raté.
En gros, le plan, c’est ça.
Il a de la sueur qui lui coule entre les omoplates mais il se redresse contre le mur râpeux - l’autre est mort, au moins c’est clair - et se retrouve debout, il cligne des yeux en essayant de se dire que la mission s’est vraiment, mais vraiment très très bien passée, mais qu’il faudrait achever l’autre vite avant que lui même ne se vide de trop, qu’il décède comme un chien sur le sol.

Il a froid, bon sang, tellement froid.

Il se tient contre le mur, tout pantelant, et il ne peut pas vraiment faire quoi que se soit, parce que s’il se met en mouvement son coeur va accélérer et le sang va sortir en masse, en quantités, et après il sera mort, et il espère quand même que Cyan il pourra faire quelque chose de son cadavre et ne pas le laisser ici. Il espère aussi que Cyan il est en train de gagner et pas en train de mourir, mais ça, ça ça ne lui fait pas tant peur que ça.

C’est pas parce qu’il ne l’aime pas.

C’est parce que Cyan c’est son grand frère et c’est bien connu, les grands frères ça ne meurt pas.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Ven 26 Jan 2018 - 22:32


"I try to make it look like it's all somehow getting better"


On est en mission, et aller à l'encontre de ce que l'on nous commande de faire, ce n'est pas mon habitude. Je devrais juste faire que le passé est là et qu'il nous rattrape ? Devrais-je simplement l'oublier ? Tenter de jouer l'idiot pour le bien de la mission ? Je n'en ai aucune idée.


Si ça continue… Si ça continue je vais vraiment y laisser ma peau. Son bras est enroulé autour de mon cou et je pense qu’il faudrait un miracle pour le faire lâcher. Ce n’est pas ma force de lilliputien qui parviendra en tout cas à l’arrêter. Et si je lâche l’onde de choc, je ne donne pas cher de nos vies. Je ne sais pas où en est Green. A vrai dire, pour le moment je tente plutôt de sauver ma propre vie. Une distraction, n’importe quoi, un leurre. Je suis trop loin du sol pour espérer pouvoir atteindre quoique ce soit. Il m’a éloigné de tout. Parfois, je me demande si on ferait mieux de ne pas faire semblant de faire le mort. C’est lorsqu’on est dans le feu de l’action qu’on se rend compte à quel point cette réflexion peut être inutile. L’instinct de survie passe avant tout.
Et cet exorciste, oh là, je vais lui déchirer sa face et en faire des grillades que je tremperai dans de l’acide et du piment au cas où une partie de sa cervelle ressente encore quelque chose. Il va regretter de s’être attaqué à Cyan Soul. Mais pour l’instant, faites qu’il me lâche bordel, qu’il me lâche et que je l’étripe. Mais mes forces fondent comme un bonhomme de neige en été. Puis, alors que je cède lentement au déchaînement de mon pouvoir, une voix me parvient de très loin.

- Cyan !

L’exorciste me lâche brutalement et une lame passe à deux centimètres de mes cheveux. Je tombe en avant et tousse avec énergie. L’air est devenu de la poussière et irradie dans mes voies respiratoires. Pas le temps de s’arrêter à mes ressentis. Je pivote sur mes pieds pour être face à l’exorciste, déjà revenu sur moi. Merde, je vois tellement flou qu’il va me falloir encore quelques secondes d’acclimatation pour lui faire face. La voiture enflammée n’est pas loin et je m’empresse de choper quelque chose à proximité. Le feu vient lécher mes doigts et je lance le projectile enflammé sur l’exorciste, forcé de reculer. Ma lame, où est ma lame ? Aucune putain d’idée. Et mon pouvoir toujours à fleur de peau. Si je l’utilise encore une fois, je vais le payer mais tant pis.

J’attrape ce qui me tombe sous la main et fonce droit sur le chien d’Orpheo, les paumes aussi chargées que des défibrillateurs. A cause de ma mauvaise vision, il parvient à m’entailler violemment le bras mais je ne m’arrête pas. Il enserre ma main et ça c’est déjà plus mauvais. Pas encore une fois. Je fouille dans ma poche arrière pour attraper mon dernier espoir et l’enfonce dans sa cuisse. Me retourne et plaque mes deux mains sur ses tempes.

Relâche mon pouvoir.

Le sang gicle sur ma tête, mes vêtements et à peu près tout sur un rayon de quelques mètres. Des morceaux de cervelle suspendus au plafond. Le corps retombe inerte à mes pieds et tombe sur le côté, décapité. Un brusque tournis m’oblige à me tenir au mur le plus proche et de minces filets de sang s’écoulent de mes oreilles. L’objectif est de ne pas finir sourd, ni abruti. Je tombe en arrière, mon oreille interne attaquée par la virulence du pouvoir.

Ce n’est pourtant pas le moment de lâcher prise. Je passe une main devant mes yeux pour au moins faciliter ma vision et me relève tant bien que mal après quelques hésitations. Ramasse les deux lames et revient aussi vite que possible sur l’autre champ de bataille. Et moi qui me plaint que les gorets utilisent leur pouvoir à tort et à travers. C’est pathétique, vraiment, aucun doute que j’ai été meilleur que ça. Peut-être que ces exorcistes-là étaient plus coriaces qu’ils n’en avaient l’air.

Visiblement, Green a l’air d’avoir correctement fait son travail. Le document est encore correctement rangé dans ma poche intérieure. Au moins une chose de réussie. Je secoue la tête et c’est une très mauvaise chose car mon cœur vient frapper à mes tempes avec violence. L’attaque de l’oreille interne, ça ne fait pas de cadeau. Une chance que je tienne encore sur mes deux pieds. Alors, Green, ça va, tu survis ? Haha, on a l’air de deux gros rigolo. Si papa Soul voyait ça, il nous enfermerait dans la salle d’entraînement pour une semaine. Vraiment, j’ignore comment j’ai pu perdre le contrôle aussi facilement. La faute à mon coéquipier ? Non, il a fait son travail, j’ai été incompétent sur ce coup. Je lui lance un regard neutre puis mes lèvres se relèvent pour dévoiler un sourire mauvais mais victorieux.

-Eh ben, tu en fais une tête. Tu as réussi à garder des bribes de documents ou il t’a tout découpé ?

J’ignore si ma voix est blagueuse à cause de la fatigue ou parce que la souris a cette fois-ci fait un pas d’humain sur la grande route qui mène à ma reconnaissance. Il m’a sauvé la vie. Et je pourrais bien me maudire mille ans, ça ne changera rien aux faits. Je suis peut-être dans une famille de détraqués mentaux mais je sais reconnaître mes erreurs et être redevable pour ce genre d’actions. Je jette un coup d’œil à son état et comprend que le sang qui s’échappe de son ventre est le sien. Pas comme moi. Je lui tracerai bien une rune mais ça ne fonctionnera pas ici avec ce fichu bloqueur. Il faut remonter. Ça pisse le sang quand même. Il va y arriver ? Merde. Je ne peux pas l’abandonner ici. Mes sourcils se froncent et forment des rides marquées. C’est mauvais. Je retire ma veste, passe le document dans ma main et roule le vêtement en boule avant de le poser sur sa blessure.

-Maintiens la compresse sur ta blessure. Il faut absolument qu’on sorte d’ici sinon je ne pourrais pas te soigner.

Fichu bloqueur, vraiment. Si je pourrais trouver d’où il émane, je le détruirai sur-le-champ. Mais plutôt que de le chercher, mieux vaut remonter à la surface. Maintenant. S’il y a d’autres exorcistes dans le coin, ils ont dû être interpelés par le boucan. Heureusement, la fête a l’air d’agir comme bon leurre. Je me tourne vers l’extérieur et serre les dents en prononçant ces quelques paroles.

-Tiens le coup. Je vais vérifier si la voie est libre.

Sans attendre, je remonte une à une les marches dans le plus grand silence et ouvre la double-porte dans un grincement désagréable. La fête bat son plein, la maison est toujours plongée dans le noir. Pas de risques. Pas pour le moment. Green, s’il te plaît, tiens bon. Je laisse les portes ouvertes et redescend.

-Appuie-toi sur moi si tu as besoin.

Pourquoi ce revirement ? Avec un peu d’imagination et paradoxalement de réalisme, il va croire que je vais le laisser tomber en plein milieu des escaliers et rire et l’abandonner. C’est vrai, j’aimerais le butter. Butter cette famille parfois même, celle que j’arrive même à ne pas reconnaître comme étant la mienne. Mais malgré tout, malgré la haine, malgré la rancune, malgré ce qui nous a tous séparés, éparpillés comme des âmes en peine qui ont perdu leur éclat, je ne peux m’empêcher de le sauver. Parce qu’il a sauvé ma peau. Parce que merde, si quelqu’un doit un jour le tuer, c’est moi, pas un quelconque exorciste. Parce que c’est mon frère.
Monpetit frère.

Je trace rapidement une rune de guérison sur ma paume, prête à agir lorsque nous serons remontés.

-Tu tombes dans les pommes, je t’en fous une.

Je suis inquiet ? Wouah, grande nouveauté. Qui aurait cru qu'il y avait des bribes de grand-frère dans ce coeur de Soul. Voilà. Remontons maintenant. Et filons.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Lun 29 Jan 2018 - 19:28

Si Green avait eu toute sa tête, il aurait sûrement fait une remarque sur à quel point son frère était un gros dégueulasse sanguinaire, comment ça ne se faisait pas de faire éclater la tête des gens comme ça et que pire, PIRE, il avait sali son smoking. Mais alors, bien. Il aurait peut être même ajouté qu’il avait qu’à ne pas le laver pour pouvoir exhiber l’animalité de sa personne, à quel point c’était un gueux, une bête, un gros, gros sale sale.

Il n’a pas tout sa tête.

Et puis Cyan a sauvé sa peau, ce qui somme toutes, est assez intelligent. C’est en général la seule chose à faire dans une baston, Monsieur d’Orpheo n’a pas réussi, c’est Cyan qui gagne, on est contents et on sorts les pompoms. Et surtout, surtout on ne tombe pas inconscient. Après le corps est lourd, vraiment très chiant à porter, surtout quand on saigne.

Cyan se retourne avec une lenteur qui se veut sûrement calculée avant de laisser apparaître ses dents. Son visage est pourtant presque neutre mais ses lippes étirées sur ses canines ne laissent pas de place au doute. Là aussi, ça aurait bien valu une remarque - soyez étonnés que Green ait envie de causer. Le pauvre, pour une fois que ça lui arrive.

-Eh ben, tu en fais une tête. Tu as réussi à garder des bribes de documents ou il t’a tout découpé ?

Il regarde son frère d’un air un peu vide, c’est pas comme si il était en train de décéder. Il a super envie de répondre un truc d’ado, qui serait tout à fait justifié dans la situation, quelque chose comme « mais tgggggggggggggggggggggggg » parce que Cyan quand il veut il est vraiment trop frappable, mais il est quand même surtout temps de rentrer, et donc pas de faire chier.

- Ouais les documents ça va.

Après on va pas parler du reste, parce que ça fait un peu pitié. Peut être que y’aura pas de guérisseur assez bon pour faire tout refermer, et Anja elle aussi elle pourra lourdement se moquer - ou angoisser. Est-ce que tu rigoles parce que ton keum il a failli totalement décéder - ou va décéder d’ailleurs, mais ça c’est une licence d’auteur, je sais bien moi que Green il peut pas mourir - ou est-ce que tu te dis, oh wait, ça pue ?
Personne ne sait. Vous savez chez les sorciers noirs, on ne peut jamais être sûrs de rien. Alors bon.

Et puis là visiblement, Cyan a un éclair de génie qui lui dit « l’autre, vlà-t-y pas qu’il meurt ». De toute façon, Green ne s’échappe jamais de rien sans être blessé. C’est vraiment une technique de bâtard, mais il choisit en général de s’exposer pour s’abattre sur un point mortel. Exposer son ventre pour toucher la gorge. Ca a toujours marché, et ça marchera jusqu’au jour où il sera totalement décédé.
Bref, on tourne en rond.

C’est dramatique ici quand même.

-Maintiens la compresse sur ta blessure. Il faut absolument qu’on sorte d’ici sinon je ne pourrais pas te soigner.

Il hoche la tête en pressant donc le tissu donc la plaie. Il s’imagine sans mal le rouge salir la veste déjà bien éclaboussée. Le sang va se mélanger et on ne saura pas ce qui est Orpheo, ce qui est Green. Cyan est déjà un pied dans la sortie et il à l’air de s’en être vraiment mieux sorti que son petit frère.

-Tiens le coup. Je vais vérifier si la voie est libre.

Green hoche la tête encore, il radote du mouvement. Il ne se rend pas compte que dire « tiens le coup » ça ne veut un peu rien dire, parce qu’il ne choisit pas de comment son sang il sort de lui, et donc de quand il va mourir. Mais il cligne des yeux et il voit juste des petites étoiles, pas encore des tâches noires. C’est un bon signe et puis de toute façon, Cyan a disparu. La double porte s’ouvre et le bruit vient battre aux tympans du brun.

Cyan revient.

-Appuie-toi sur moi si tu as besoin.

Et Green ne s’en prive pas (adieu fierté), parce que ça lui foutrait trop les boules de devoir ramper comme une vieille limace le long des escaliers.

- Très aimable.

Voilà, parce que quand même, faut montrer qu’on n’a pas un pied dans la tombe encore. Genre « regarde, je suis vraiment très vivant »
Ca n’a pas de sens, mais ça commence à sévèrement chauffer pour son cul, et il se dépêche donc de s’appuyer sur l’autre pour grimper dans les escaliers. Il faudrait être plus discrets que deux connards couverts de sang, mais au point où il en est, Green n’a aucune idée à proposer. Aucune.

-Tu tombes dans les pommes, je t’en fous une.

Regard assassin.

- Si je tombe dans les pommes, je serais tout mort et toi, tout parti.


C’est qui qui est maladroit avec les mots ?
Moooh, c’est le petit Greeni. Il se mettrait bien des baffes, - vous voyez, y’a des tas de choses qu’il aimerait faire mais il ne peut pas - mais il peut plus trop lever les bras.

Ils remontent donc et arrivent au sommet des escaliers. La fête fait énormément de bruit mais l’alcool, surtout, les gens parlent fort, mais de là à ignorer deux connards qui passent par là, c’est un peu gros - et ils ne sont pas dans un film. Il pourrait les téléporter, mais il faudrait une rune de puissance et d’énergie, il se servirait dans les réserves de Cyan et les lancerait quelques mètres plus loin. Il y a un brouilleur et il n’y peut rien.

- On est totalement bloqués par ici.

Autant faire tout le tour de la maison, mais là aussi c’est n’importe quoi, genre personne ne fume à l’arrière du bâtiment ?

- Oh putain.

DING DING DING, l’idée monte au cerveau.

- A droite, il y a la dame avec qui j’ai parlé, elle ne me soupçonnera pas. Si on lance l’alerte, on profite de la panique pour atteindre une voiture ou l’extérieur, ou quelque chose approchant.


Il sent contre ses doigts la veste qui se mouille.

- Ou si t’as.. (c’est fatiguant de parler, oh là là) une meilleure idée c’est l’moment.

Ou jamais.
Ahah.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Mar 30 Jan 2018 - 16:20


"I try to make it look like it's all somehow getting better"


On est en mission, et aller à l'encontre de ce que l'on nous commande de faire, ce n'est pas mon habitude. Je devrais juste faire que le passé est là et qu'il nous rattrape ? Devrais-je simplement l'oublier ? Tenter de jouer l'idiot pour le bien de la mission ? Je n'en ai aucune idée.


C’est la dernière mission que j’accepte sans Olive. Si Rosenrot veut me faire faire une mission, il me ramène mon jumeau sinon ce sera un non pointé, surligné, souligné, surbrillancé, en gras caractère taille 100 en Impact. Voilà. Je sais que si ça doit se produire, je n’aurais absolument pas le choix et j’acquiescerai de la tête en maudissant ces gens, mais l’espoir même infime d’avoir un quelconque pouvoir de décision suffit à me rassurer. Pas difficile le Cyan.

Exploser la tête d’un exorciste, c’est également une bonne méthode pour se détendre. Un peu de sang par-ci un peu de sang par-là, ça en deviendrait presque artistique. Red n’a peut-être pas toute sa tête mais le rouge a indéniablement un effet apaisant sur moi. Qu’il s’agisse de peinture ou non d’ailleurs. Mais là n’est pas le sujet. O doit sortir d’ici. Les exorcistes peuvent débarquer d’un instant à l’autre et je ne donnerais cette fois-ci pas cher de nos vies. Et puis, arrêter un Soul, passe encore, mais deux, c’est l’assurance d’un papa Soul pas très content. Voir même trois car je n’ose pas imaginer ce dont Olive serait capable pour me sortir de cette merde. Certainement plonger dans la masse. Mauvaise idée. Ça mériterait des baffes ça.

Bon, la mission. Il est temps de partir mais il faut aussi soigner Green un minimum. Et vérifier que l’on possède ce que nous sommes venus chercher. Ma priorité ? C’est quoi ma priorité ?

- Ouais les documents ça va.

Bien, c’est déjà ça. Maintenant, on va s’occuper du deuxième souci. A savoir Green qui décède lentement. C’est la joie par ici. Est-ce que c’est possible de s’en sortir indemne ? Je veux dire, comme moi quoi, à peu de choses près. C’est pas difficile, il n’a qu’à faire comme Olive, lui il fonce dans le tas mais il s’en sort. Bon, en même temps je gère un peu mieux ses arrières parce qu’on s’anticipe mutuellement. Oui c’est possible. Et même. D’où il se fait autant amocher par un exorciste ? C’est pas vrai…

Le temps de vérifier si la voie est libre et je redescends en lui proposant mon aide. Ça ne devrait pas être trop compliqué de gérer des marches, si ? Un petit effort quoi, t’as dû subir des choses bien pires en entraînement, c’est pas comme si on nous ménageait enfant. Je me suis d’ailleurs souvent demandé si nos parents nous aimaient. Bon, la réponse est certainement non, mais lorsqu’on est un gosse haut comme trois pommes, on est en droit de se poser ce genre de questionnements. Et après on se demande pourquoi cette famille est fissurée de partout.

- Très aimable.

C’est ironique. Non parce que si t’as la force de te moquer, t’auras la force de les monter seuls, ces escaliers. Je fais pas ça par bonté d’âme et encore moins par fraternité. Et parce qu’il a la langue encore bien pendue pour un mec à deux doigts de la syncope, je lui envoie un départ de feu. Une petite prévention. Une petite pique. Grand-frère quand on le veut. Et l’autre il me fusille du regard. Waaah, je vais le lâcher d’un coup, il va tomber en arrière, se fracasser le crâne contre une marche et adieu Green. C’est vraiment comme ça qu’il veut que ça se termine ? Ah, sérieux, j’ai l’impression d’être écartelé entre le fil de la raison et celui de l’impulsivité. Moi impulsif, je crois qu’on se trompe de personnage.

- Si je tombe dans les pommes, je serais tout mort et toi, tout parti.

Je souffle.

-Aucune chance.

Voilà, qu’il se démerde avec ça. Qu’il se lance dans des théories pour comprendre le fond de ma phrase, ça lui occupera l’esprit et il cessera de causer pour ne rien dire. En vérité, je tiens seulement à lui faire comprendre qu’en étant un Soul, tu ne meurs pas comme ça. Parce que merde, c’est quand même mon frère. Et c’est pas parce que j’ai envie de le frapper et le tuer que c’est une raison pour mourir dans mes bras de la main d’une autre personne. D’un exorciste on top of that. Donc non, Green, tu ne mourras pas ce soir. Ni demain. Ni après-demain. Tu vas récupérer de tes blessures et je vais simplement espérer ne plus jamais te croiser de nouveau. Tout le monde sera content, n’est-ce pas ?

Enfin en haut. Ce n’est plus une fête dehors, mais plus un champ de bataille de bisounours. Ça rit, un peu fort. Mais je ne m’y laisse pas prendre. Il y a toujours des gens sobres dans ce genre de fêtes, attentifs. On ne pourra pas sortir par là où nous sommes entrés. Je n’en ai de toute façon jamais eu l’intention.

- On est totalement bloqués par ici.

Je ne peux pas dire mieux.

- Oh putain. A droite, il y a la dame avec qui j’ai parlé, elle ne me soupçonnera pas. Si on lance l’alerte, on profite de la panique pour atteindre une voiture ou l’extérieur, ou quelque chose approchant.

Hein ? Attends… Non. Enfin, non, je veux dire non. C’est le sang qui lui monte à la tête ou quoi ? Un coup de dague dans le ventre, ça lui a pas suffi peut-être ? Il se dit que tenter la sortie par l’entrée pour parler à une dame dont il a parlé une fois avec suffira à…. J’y crois pas. Et il va l’atteindre comment la dame, hein ? En passant par les cuisines tout en pissant le sang à chacun de ses pas ? Il se croit sincèrement capable d’aller la rejoindre dans son état actuel. Oh, et si il comptait sur moi pour le servir de canne, il peut aller mais alors, bien se faire voir. C’est pas assez visuel le sang sur moi ? Ah, y’a pas de soucis, si il veut déclencher la panique y’a moyen que ça marche. Mais aussi beurrés que soient ces exorcistes, y’en a quand même quelques-uns capables de nous reconnaître dans ce bordel. Et puis, à quel moment espère-t-il un moment de panique. Ok, ces gens sont un peu trop crédules parfois, mais réfléchissons une seconde. Tu te fais attaquer chez toi, tu connais ton terrain, tu es en nombre suffisamment important pour supposer avoir l’avantage numérique, tu es entraîné et prêt à te défendre, même complètement jeté par l’alcool. Tu ne t’enfuis pas. Et nous là-dedans, on risque de se retrouver entourés d’exorcistes en quelques secondes.

C’est du plan fonçage dans le tas. Et j’estime avoir suffisamment subi pour aujourd’hui, alors on se conforme à ce que dit grand-frère parce que grand-frère a toujours raison et est encore en vie aux dernières nouvelles, contrairement à petit-frère qui décède lentement.

- Ou si t’as.. une meilleure idée c’est l’moment.

Heureusement pour toi, je suis visiblement là. Sortir pour parler à cette dame. Et puis quoi encore. Il se fera sentir à des kilomètres. Il doit y avoir des métamorphes dans toute cette assemblée ou des pouvoirs chelous qui détectent les odeurs. Si ça se trouve, on attire déjà l’attention de notre place. Bon, Cyan, à l’attaque.
Je décale Green pour le placer – j’ai pas dit plaquer d’accord – contre le mur et retire sa compresse. Ok, ça pisse vraiment beaucoup beaucoup le sang. J’ai fait une rune de guérison sur ma paume pour l’aider, mais ça ne servira à rien, il va juste me drainer de mon énergie et décéder quand même. Réfléchis mec, réfléchis. Une meilleure idée. Ah. Ça va encore bien me claquer mais ce sera mieux qu’un truc inutile. J’ai appris ça y’a longtemps et je m’amusais pas mal à tester ça sur Olive donc je suppose que ça devrait marcher. Une rune temporelle. Sans se foirer si possible. Ça se tente. Soit il gagne en sursit, soit je le tue. C’est l’un ou l’autre. Si je le tente ?

Bien sûr.

Et hop, je soulève son t-shirt, peu importe ce que c’est, le bout de tissu rapiécé et teinté et trace une rune juste au-dessus. Bon alors. Ça, ça… et le dernier symbole où il ne faut pas se foirer. Ralentir le temps sur une zone bien définie. Limitée à sa blessure parce que merci, mes recharges en magie sont loin d’être infinies. Je crois que c’est… ça. Pas le temps de se poser trop de questions, soit ça pisse le sang d’un coup, soit ça s’arrête.

Et la réponse est… victoire !
Pas le temps de fêter ça, ça pompe déjà dans mes réserves et je me suis arrangé pour faire ça progressivement plutôt qu’en un seul prélèvement de magie qui m’aurait mis à terre en deux secondes. Ça me laissera certainement 10 minutes de rab au maximum, youpi.

Je récupère le document laissé à terre, fouille dans ma veste pleine de sang mon portable, me retrouve bienheureux de le savoir waterproof. Enfin dans le cas présent bloodproof et déclenche le brouilleur. Pas le temps de jouer les agents secrets, on doit fuir.

-On passe par l’arrière.

J’ai aveuglé les caméras de surveillance et je me souviens encore parfaitement du plan de la maison. Elle est assez lumineuse. Il y a beaucoup de fenêtres, voire de portes fenêtres. S’il y a des exorcistes, l’obscurité pourra nous couvrir et je n’ai pas dit mon dernier mot. Je reprends le bras de Green pour l’aider à marcher et suit très précisément les plans dans ma tête. Il devrait y avoir une porte juste… Là.

C’est bien évidemment verrouillé, mais je suis encore doué en crochetage aux dernières nouvelles. Oui, je suis doué en beaucoup de choses, ça s’appelle de la débrouille, me demandez pas de vous faire un homard à l’armoricaine j’en ai strictement rien à foutre. Et hop, nous voilà dehors. Pas d’exorcistes sur le chemin. Je désactive le brouilleur. Toujours pas d’alarme. On a trop souffert c’est ça ? Ça devient plus facile ?

-Rejoins la route. Je t’attendrais dans la voiture.

Et sur ces mots, je le lâche. Il a intérêt à avoir la volonté d’avancer sur quelques mètres parce que je jure que s’il n’est pas là, je rentre sur le terrain en voiture jusqu’à voir sa carcasse. Pourquoi on se sépare ? Parce qu’il y a des exorcistes pas loin qui discutent. Vu leur ton, je dirais qu’ils ne sont plus très réceptifs mais faire passer un cadavre ambulant et un mec couvert de sang devant eux, ça devrait les éveiller un peu.

-Je vais faire diversion. Toi, tu avances.

Je retire ma chemise et mon pantalon et les roule en boule dans ma main après m'être nettoyé le visage au mieux. Le principe, c’est de jouer le jeu. Sans plus me concentrer sur Green, je tourne à l’angle de la maison et marche de manière très débile. Je ne vois pas encore très bien leurs visages et je dois d’abord m’assurer qu’ils ne me reconnaîtront pas.

Bah, avoir l’air bourré, ça pourrait devenir une habitude tant j’aime faire le pitre. Je me rapproche d’eux, parce qu’un gars bourré n’éviterait pas d’autres personnes et jette un coup d’œil à chaque visage. Bon, aucun ne me revient, c’est une bonne chose. Je discute fortement à bonne distance afin de ne pas trop éveiller les soupçons sur mon visage assombri par ce qui pourrait s'apparenter à je ne sais trop quoi mis à part du sang. Je bouge beaucoup pour leur éviter de se focaliser sur mon visage. Ça s'appelle de la manipulation visuelle et c'est très bien utilisé par les magiciens. Je m’éloigne, les bras levés, mimant un retour vers la fête. Ils se mettent à rire et m'oublient rapidement. Tourne au coin. M’accroupit. Rejoint la voiture, balance les vêtements sur le siège passager, ferme la porte et démarre la voiture en toute discrétion.
T’as intérêt à être sur le chemin Green. Soul ou pas, je te roule dessus et je ramène ton corps si t’es pas là où tu dois être. Je respire rapidement et tremble un peu, l’effet de la rune commençant à devenir difficilement supportable. Et je dois encore conduire après ça, hahahaha. Green, si t’étais pas mon frère et que quelque part j’en avais pas totalement rien à foutre de toi, je serai parti. Au lieu de ça, ma voiture est stationnée sur le bord de la route et je martèle furieusement le volant de l’ongle de mon index, mâchoire serrée.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Mar 30 Jan 2018 - 22:11

Green est, à vrai dire, assez étonné de ne pas avoir envie de mourir. Peut être qu’il le sait qu’il ne va pas clamser, que ce n’est pas son tour, ou peut être juste qu’il s’en fou. En tout cas, pas de réflexion sur son frère, pas de crise existentielle sur sa fille, Anja, Chloé, Myaw, rien. Il sent comme un deuxième coeur contre son ventre et des milliers d’abeilles dans ses oreilles qui font un bruit, mais alors un bruit..

-Aucune chance.

Les mots lui passent à des kilomètres et il ne se sent pas vraiment concerné, alors qu’il le devrait. Mais le ton, ah, ça il l’a entendu, le ton ne remontait pas, ce n’est pas une question, il n’a pas à répondre, il peut continuer à se trainer, tout essoufflé qu’il est. Il peut tranquillement par ailleurs continuer à faire des bulles pendant que Cyan trouve quelque chose à redire de son merveilleux plan. Il savait bien au fond que son plan il serait pas validé, parce que Cyan veut jouer au grand frère expérimenté et qu’il paraît qu’il va avoir une meilleure idée. Honnêtement, rien n’est moins sûr, mais il faut parfois laisser les gens faire ce qu’ils pensent être. Après ils sont mieux avec eux-même ?
Pas qu’il ait envie que Cyan se sente mieux. Juste sortir d’ici, maintenant il est fatigué et même s’il semble s’en foutre, il a quand même envie de rentrer à la maison.

Anja.

Le blond attrape la veste et soulève le tissu. Green a l’impression que sa peau est en feu, comme ses muscles et il se retient d’empêcher son frère d’y toucher. Il en a envie pourtant, comme un animal blessé qui feulerait sur une aide pourtant bienvenue, préférant se lécher la plaie jusqu’à l’os. Pas plus utile, mais tellement plus réconfortant.

Green sent le mur froid dans son dos et le sang chaud sur sa peau. Il s’accroche aux petites sensation, il ne va pas mourir de toute façon.
N’est-ce pas ?
Il ne va pas mourir de toute façon.

Cyan se met à tracer une rune sur la peau de Green. Il a l’impression qu’il la trace au couteau à même ses nerfs, en dessous de sa peau mais quelques secondes après le sang s’arrête. Il est assez impressionné par la rune de son frère, il ne se souvient que d’un grand frère dissipé à cause de son jumeau en entrainement - Green, toujours jaloux, il n’a jamais su être jaloux des femmes, toujours de ses frères - absolument pas de quelqu’un d’appliqué .Il faut dire que maintenant son grand frère a plus que la trentaine.

Il ne le connait plus, il ne sait plus qui il est.

Comme son corps qui a oublié Chloé. Au bout de sept ans, toutes vos cellules sont renouvelées, alors ne reste que votre cerveau qui continue de léguer les souvenirs. Votre corps, lui, a oublié. Les doigts, les muscles, les os, tout le monde a oublié, il ne reste plus rien, plus de trace, plus de parfum.

-On passe par l’arrière.

Green se contente de comprendre et suivre. C’est déjà beaucoup, pas trop, mais vraiment beaucoup. Il regarde au travers des fenêtres sans rien dire - et c’est mieux ainsi, il se sent bien plus apaisé sans les mots - et s’appuie en ahanant aussi discrètement que possible.
Il ne peut s’empêcher de s’imaginer ses intestins troués, ce pincement au fond de lui, c’est insupportable.
Il regarde son frère crocheter une serrure et puis la porte s’ouvre, et puis voilà.

-Rejoins la route. Je t’attendrais dans la voiture.

Il se sent soudain plus lourd et il voit Cyan se déplacer un peu. L’angoisse lui tombe un peu dans l’estomac mais elle ne l’effraie plus en elle même, il a l’habitude, elle est tellement familière que la chair de poule qui lui couvre les bras est une chair de poule de soulagement. Il se sent exactement comme à la maison, et si il a la force de ressentir ça, c’est peut être bien parce qu’il ne se meurt pas.

-Je vais faire diversion. Toi, tu avances.

Le bon chien qu’il est obéit. Il ne se demande pas si c’est une bonne idée, il ne se demande pas si Cyan va rentrer. Qu’il se sacrifie pour lui ? Très bien, très très bien. Lui voler des années ne l’embête pas, il n’avait qu’à pas lui les donner.
C’est donc parti pour la voiture, le trajet est long, chaque cailloux fait montagne sous ses pieds. Le sang ne coule plus vers la sortie mais la douleur remonte toujours vers sa tête. La voiture est putain de loin, voilà ce qu’il se dit mais il avance, presque sourd, pas loin d’être aveugle, complètement drogué par son propre corps.
Il entend la voiture, la voiture s’arrête, il monte dans la voiture.

Première réaction ? Il s’étale comme un pâté avec un soupir de soulagement ultime, le front trempé de sueur et les cheveux devant les yeux. Vous savez, cette transpiration acide et brûlante ? Il ne voit plus rien, il a envie de dire « je vois plus rien » mais il ne dit pas qu’il n’y voit plus rien.
C’est tout noir devant.

- Tu dis rien aux parents.

Oui, oui c’est bel et bien la première chose qu’il dit. Oui. On voit le sens des priorités et le niveau de traumatisme familial tout de même, mh. Il est tout pantelant, tout laid, tout fatigué, il entend sa respiration sifflante et il se dit qu’il fait vraiment trop pitié.
Tant pis.

- Et puis merci.

Parce que sinon il serait sûrement totalement décédé dans sa cave, et y’aurait eu personne pour pleurer, surtout pas en public, Anja peut être mais seule au milieu des draps, ou peut être aurait-elle fermé son coeur pour toujours, et il en aurait été expulsé.

Et puis voilà, il pourra rentrer, donner le document, sauver son ventre et faire genre tout va bien, genre j’ai revu mon frère et tout va bien, genre je suis envoyé dans une mission potentiellement mortelle et tout va bien, genre on laisse deux morts derrière nous et tout va bien, genre j’aurais pu laisser Anja, Bleu, Elaïa et tout va bien, genre j’aurais pu juste y mourir et tout va bien, genre c’est ma vie pour toujours et tout va bien.

Tout va bien.

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MessageSujet: Re: I try to make it look like it's all somehow getting better   Mar 30 Jan 2018 - 23:16


"I try to make it look like it's all somehow getting better"


On est en mission, et aller à l'encontre de ce que l'on nous commande de faire, ce n'est pas mon habitude. Je devrais juste faire que le passé est là et qu'il nous rattrape ? Devrais-je simplement l'oublier ? Tenter de jouer l'idiot pour le bien de la mission ? Je n'en ai aucune idée.


Mes mains sont fermement accrochées au volant et je suis complètement HS. Je me sens pantelant et heureusement je suis assis. Je rêve déjà du lit qui m’attend, des gouttes d’eau chaudes frappant mon corps pendant la douche, sans aucune retenue. Il faut avouer qu’avoir du sang sur la figure n’est pas très agréable, même partiellement essuyé. Et puis j’ai pas l’air très fin en caleçon mais heureusement, on ne me demande pas de m’exhiber une seconde fois.

Green arrive. Il est chancelant, c’est à se demander comment il fait pour marcher, pour tenir debout. Comment en est-on arrivé là ? Est-ce qu’il fait souvent des missions suicides de ce genre ou il voulait me tester, ce soir particulièrement ? Sérieusement. Je retire à la dernière minute mes affaires du siège passager. Sur lequel il s’affale. S’écroule. Tombe. Git. Eh ben, va falloir apprendre à se ménager si tu ne veux pas décéder à la prochaine mission. En espérant ne pas recevoir un autre ordre dans la semaine, la pitié n’existe pas trop par chez nous. Enfin… j’espère qu’avec cette histoire, les chefs accepteront de ne plus nous placer ensemble. Question de correspondance dans les duos. Il faut accepter le fait que certains duos ne fonctionnent pas, c’est tout. Y’a rien de mal là-dedans.

La porte refermée, je démarre en trombe. Plus vite on sera rentré, mieux ce sera pour tout le monde.

- Tu dis rien aux parents.

Je ricane à moitié. Au moins, on a vécu dans la même famille. Comme si j’allais leur parler de cette histoire. Il n’y a pas que lui que ça engage. Aux dernières nouvelles, il a quand même sauvé ma peau et moi la sienne. Ça pourrait paraître pour des gestes valeureux mais chez nous ça pourrait bien tourner au « mais pourquoi êtes-vous aussi incompétents. Comment auriez-vous pu mourir au cours d’une si petite mission. » ou quelque chose du même genre. Pas de pitié. Et puis il n’aurait pas tort. Nous avons été mauvais, très très mauvais. Mais le principal, c’est d’être envie, non ?

- Et puis merci.

Mon pied lâche un peu l’accélérateur et je regarde Green d’un drôle d’air. Serait-ce un Cyan gêné ? Je crois que oui. Je crois que ce mot n’est pas répertorié dans son vocabulaire. Ça veut dire quoi merci ? Autrement que pour se moquer, s’entend. Ça n’a pas le ton du merci je m’en fous. Mais plutôt du merci sincère. On dit merci dans la famille ? Depuis quand ? Le sang doit vraiment lui être monté au cerveau. Est-ce qu’il voit quelque chose ? Est-ce qu’il est encore vivant ? Je te défends de mourir sur le siège. Mon pied enfonce l’accélérateur.

-Hm hm.

Un « de rien », « j’sais pas », « merci aussi ». Un pas grand-chose qui aimerait exprimer un peu plus mais qui sait pas trop comment faire avec les étrangers, avec les gens qui ne sont pas son jumeau, avec un frère qui est son frère de sang mais pas de cœur. Mais qui arrive à s’exprimer mieux que son aîné. J’ai pas envie de réfléchir, j’ai mal à la tête et l’envie de m’affaler quelque part. Mais il faut conduire, en pleine nuit, sur une route non éclairée.

Peut-être qu’au final cette mission elle m’a appris qu’en autant d’années passées à s’ignorer, il y aurait peut-être des choses à reprendre de zéro. Repartir au moment où les yeux de Green découvraient le monde pour la première fois et où l’annonce d’un nouveau petit frère m’avait fait bondir de joie et traîner mon frère jusqu’à la maternité alors qu’on n’en avait pas eu le droit. A six ans, tout à fait. Ne pas sous-estimer nos capacités de vadrouilleurs. Tout est tellement plus compliqué maintenant. Ma main vient soutenir ma tête, accoudé à la portière, conduisant d’une main. Je jette un coup d’œil à Green. Il a l’air de s’être endormi, ou ne bouge plus beaucoup. Mais il respire. Un contrôle de police et on est morts haha.

Ça pourrait valoir le coup de reprendre quelques bases avec lui. Un jour ?
Un jour.

FIN

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