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 Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka

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MessageSujet: Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka   Mer 31 Jan 2018 - 22:09


"Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka"


Un jour, cette histoire sera finie et on pourra enfin passer à autre chose. Mais le pour le moment, c'est pas la priorité. C'est dingue, y'a des choses qui viennent de partout, qui ont l'air d'avoir un rapport avec le Sri Lanka, mais en fait non.


« Je crois que c’est l’affaire la plus longue qui m’ait été donnée. »

Vous savez, mis à part quelques légers détails et une phobie sous-jacente, je suis quelqu’un de relativement optimiste. Je passe d’une mission à l’autre sans problème, j’apprends de mes erreurs et par-dessus tout, je sais me relever. Le Sri Lanka, c’était l’une des missions les plus terribles. Celles qui te suivent toute ta vie. Et pourtant, grâce à mes habitudes, je peux aujourd’hui dire que je suis officiellement passé à autre chose. Y penser sans me sentir trop coupable et surtout avancer. Il m’arrive encore de recevoir des avancements des fouilles, maintenant que le terrain est devenu aussi vierge qu’un no mans’ land. Ça avance doucement mais sûrement, principalement à cause des autorités non magiques venues mettre leur grain de sel dans l’affaire. Bref, les familles de victimes se sont bien déchaînées, les lettres ont bien été envoyées en masse et Orpheo a perdu un peu d’argent pour remplacer les vies par de la monnaie. Voilà, tout va bien dans le meilleur des mondes.

C’est une journée comme une autre. Celle que la routine apprécie et se fait un plaisir de réitérer le lendemain. Le temps passe trop vite, les documents s’amassent sur le bureau, la secrétaire vient annoncer la réunion du lendemain, les résultats des négociations d’avant-hier etc etc. En fait, non, il y a une chose qui change de d’habitude. Phil. Il est humain, il est sur le canapé et s’est auto assigné une pile de feuilles. Il clapote sur son ordinateur avec une mine concentrée. C’est. Trop. Bizarre. Il ne dit rien depuis ce matin. Il est juste assidu. Il pourrait aller dans son bureau – avouez, vous ignoriez qu’il avait un bureau – mais non, le canapé est plus confortable. C’est peut-être son odeur sur le tapis qui le rassure. Je sais pas. Je vais finir par lui demander ce qui ne va pas. J’aimerais bien qu’on me rende la carpette mais d’un autre côté je suis aussi soulagé d’obtenir enfin son aide.

Parce que, faut l’avouer, je suis claqué. On est fin janvier, ça va bien faire deux mois et quelques que je suis rentré. Je me sens lessivé. Kelyann a vraiment aimé le tour du monde et je le trouve un peu plus calme maintenant… Mais le simple fait de ne plus avoir une seconde seul pour soi m’épuise plus que de mesure. J’ai juste envie de m’écrouler sur le bureau et larver toute l’après-midi.

Et c’est tout à fait ce qui finit par arriver. J’abaisse l’écran de mon ordinateur portable, croise mes bras sur la table et enfouit ma tête dans ces derniers en poussant un profond :

-Haaaaaaa.

Ce soupir à fendre l’âme. Y’a rien d’intéressant en ce moment. Enfin, c’est méchant de dire ça, mais réel. J’ai des domaines de prédilections et des préférences. Et là, entre la physique quantique où les mecs ont l’air d’avoir fumé de la bonne et les mathématiques appliquées sur la décomposition de la téléportation, c’est plus possible. J’ai besoin de tous mes neurones mais ils se sont faits la malle aujourd’hui. Mais la malle genre ils ont sauté du ciel ce matin, sans parachute. Purée de neurones à l’arrivée, tout à fait dans l’ambiance actuelle. Il est à peine 10h47. Pas le peine de relever la tête pour vérifier, ça fait vingt minutes que je ne quitte pas la pendule des yeux. C’est que le matin. Bordel, c’est vraiment que le matin et je serai prêt à avancer le déjeuner juste pour accélérer le temps. Trainer pendant le repas. Mais j’ai du boulot. Et le travail n’attend pas que tu sois d’humeur ou non.

Phil se lève. Je l’entends d’ici. Il marche jusqu’au bureau. Vas-y, fous-toi de moi pour toutes ces années où je me suis foutu de toi. J’ai la flemme, p’tain je n’ai jamais eu autant la flemme de lever ma tête. Je n’aurais jamais dû faire une pause, maintenant c’est comme si tous mes membres avaient pris cinq cent kilos dans les os. Ça date de quand la dernière fois que j’ai eu envie de dormir comme ça ? Longtemps. Très très longtemps.

Là, j’suis prêt pour dormir longtemps. Très très longtemps aussi. On me frappe avec un classeur sur la tête. Oui. Un classeur. HEY, t’as fumé ton parquet ce matin ou quoi ?! Je relève la tête, furieux mais bien réveillé – ce type est loin d’être con – et me frotte l’arrière du crâne, bougonnant. Phil dépose doucement sur le bureau un document – et ce n’est pas le classeur, lui il l’a juste emporté pour me défoncer le crâne – avant d’ajouter :

-Tu te souviens du gars amnésique dont on parlait la dernière fois ? Bah cadeau, du taf en plus pour le QG.

Je vais filer en dépression sous peu. Mes yeux se vissent sur le document. Ah, pas de doute possible, c’est la maison mère qui demande. Ce format ne laisse même pas place au doute. Nan mais sérieux, y’a plein de QGs plus proches que nous pour gérer ça. Ce n’est pas parce que ça s’est passé au même moment que le soucis du Sri Lanka que c’est à moi de m’en charger. Je veux dire…. Ce gars, ils le balancent d’IBMM en IBMM. Sauf qu’ils ne connaissent pas son identité, que le gars est évidemment amnésique et qu’on ignore possiblement tout de lui. Apparemment, c’est lui qui aurait provoqué la déflagration mais même ça, personne n’en est sûr. Moi j’étais là, je sais ce qui a provoqué cette explosion. C’est une rune trop puissante qui a été mal tracée. Pas de garçon, pas de pouvoir, juste une vulgaire rune. C’est bon, on ne va pas enfoncer le couteau dans la plaie non plus ? Ça fait chier Orpheo parce que l’organisation a d’autre chats à fouetter que ça et donc on me renvoie l’adulte comme si j’étais responsable de cette histoire. Il était juste là au mauvais moment, d’accord ? Pas la peine de faire des raccourcis comme ça juste pour me refiler le boulot. J’suis occupée d’accord ? Je veux dormir.

Je peux pleurer et déverser ma fatigue sur le monde entier. Une cascade que ça va être, je vous le dis. D’ailleurs vous remarquerez à quel point mon état s’est dégradé par rapport au début. Bon, on ne va pas s’apitoyer sur son sort, si quelqu’un ouvre la porte maintenant, on aurait l’air de sérieux glandeurs. Je soupire et tourne le document vers moi. Ce serait cool de passer à l’ère numérique Orpheo hein. Parce que j’ai beau posséder deux ordinateurs et une tablette, y’a toujours trop de paperasse qui s’accumule à mon goût. Un jour ça va tomber et je vais crier et devenir fou et…

Vous ne voulez pas voir ça.

Bon, j’ouvre le parapheur et visualise le contenu. Beaucoup de blabla. Beaucoup, beaucoup trop. Pour des trucs dont je suis déjà au courant en passant. Quelques piques par-ci par-là trop mal intégrées au texte pour passer sans me décocher un sourire moqueur. Oui, je me fiche de moi et donc par-là même je me fiche d’eux, un problème ?

Et puis, je me lève d’un coup.

-Ils sont pas foutus d’envoyer un mail, ces gros teubés. Un truc comme « hey les mecs y'a un colis surprise qui attend à l'IBMM depuis des mois, ce serait cool d'aller checker ». Putain je vous jure.

Oui je suis grossier. Mais je commence à en avoir marre de leurs trucs de derniers moments. Ce n’est pas comme s’il passait par un portail de téléportation hein. Il a pris l’avion comme quelqu’un de civilisé avec des exorcistes avec lui. En plus ce n’est pas comme si ça datait d’hier. Il est à l’iBMM d’Ottawa depuis un certain temps quand même. Et même pas j’étais au courant. Enfin, si, indirectement, on m’a vaguement fait comprendre qu’un gars du Sri Lanka avait été transféré ici sans vraiment qu’on sache pourquoi et qu’il, je cite « n’avait pas du tout la gueule d’un gars du pays avec sa peau aussi blanche qu’un cul de nourrisson. » Fin de citation. Bref, ça commence à faire un sacré moment qu’il ère là-bas et que j’ignore un peu pourquoi cet adulte a traversé autant de kilomètres. L’IBMM est plutôt bon aussi, mais ils sont tous plutôt pas mal. Mais voilà Orpheo fait son taf dans son coin et il avertit quand il juge que ça prend du temps pour s’en rendre compte tout seul. Je bosse les gars. Autant que vous. Et puis, ils auraient pu écrire un mail. Un mail c’est 0,05sec pour l’envoi. Environ une minute si on est un teubé pour l’écrire. Raah.

Du coup, j’éclate le parapheur sur le bureau, attrape ma veste sur le porte manteau tout près et annonce à Phil que je suis sur le départ. Bon, ce n’est pas trop loin, l’IBMM d’Ottawa c’est quoi, dix minutes en voiture. En vrai, c’est à Gatineau, pas à Ottawa, mais on ne va pas chipoter. Je ne sais pas trop pourquoi je me presse. Après tout, ça peut bien attendre encore une journée ou deux. Voir une semaine si j’arrive à oublier. Mais bon, c’est la sortie ou le sommeil. Pas d’hésitation possible.

Hop, je sors.
Prends mes clés, descends les marches, salue l’accueil, file au parking, démarre la voiture, roule, arrive, descend, rentre dans l’IBMM qui ressemble à un hôpital ultra classique et me dirige vers les sections spécialisées. Vérification rapide de mon identité. Un petit bonjour, un petit café pour me remonter. Quelqu’un vient me chercher. Me salue. Je me sens un peu mal à l’aise en hôpital. Surtout en IBMM. Tu ne sais jamais vraiment sur qui tu peux tomber. Un sorcier noir ultra dangereux en train de se faire soigner par exemple. C’est perturbant.

C’est tout blanc. On pourrait faire original ? Mettre un peu de couleur histoire de pas laisser les gens en dépression ? Je veux sortir d’ici, heureusement qu’il y a des fenêtres. Je rentre dans une pièce et là je vois quelques appareils, deux-trois gars en blouse blanche et une dame parmi eux. À mon entrée, ils viennent tous me saluer. Me dire quelques petites choses sur le patient. Qu’il est à côté, dans l’autre pièce. Encore une pièce. Cet endroit est trop grand et ce n’est pas mon QG alors je serai capable de m’y perdre.

Et puis, enfin, le fameux monsieur arrive par la porte d’à côté, suivi par un autre médecin. Il est maigre. Oh la la, qu’il est maigre. Je m’en vais te le faire manger de la viande et des pâtes et des patates et le soumettre au régime de ma coatch sportif, il va reprendre du poil de la bête. Il a l’air épuisé le pauvre. A croire qu’il n’a jamais pris le soleil. La vitamine D, c’est bon pour le corps. Et l’esprit. Et tout. Contre la fatigue aussi. On sort ? Ça me dit bien de sortir.

-Je peux faire un petit tour avec lui dehors ?

Cet endroit est morose. Les docteurs se regardent et opinent de la tête. Bon, c’est déjà ça. En un instant, la salle est désertée – autant ils doivent juste être super occupés et j’apparais comme un sauveur – et je me retrouve seul avec le fameux monsieur. Garrett apparemment. Je m’approche de la porte menant au couloir.

-Ça ne te gêne pas de sortir un peu ? Ce sera plus sympathique qu’ici.

Il fera certainement un peu plus froid mais bon, j’ai juste une veste et au pire on peut juste se balader dans le couloir s’il ne veut pas sortir. Mais au moins on marchera. Au pire je tomberais malade et j’aurais une raison valable de sécher le boulot hahaha.

-Je m’appelle Allen. Allen Kristiansen. Je suis le directeur du QG d’Orpheo Canada. Ce n’est pas très loin d’ici.

Voilà, maintenant on va voir s’il est un peu bavard ou si je dois poser les questions.
Bien.

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Dernière édition par Allen Kristiansen le Jeu 1 Fév 2018 - 23:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka   Mer 31 Jan 2018 - 23:12

On m'a enlevé ma perfusion ce matin, et on m'a dit que je pouvais sortir le promener quand je voulais désormais. Ça fait drôle, maintenant je dois boire pour ne plus avoir soif alors qu'avant c'était pas comme ça, je pouvait rester allonger sans rien fait devant la télé. J'ai déjà écris dans deux carnet rouge, ceux que le médecin bronzé m'a donné. Et pourtant, je n'ai pu me souvenir que de mon prénom, Garrett.
C'était y a deux jours, l'infirmière parlait dans le couloir et une amie a elle lui a demander une cigarette.
Ça a fait comme un flash !
Garrett.
Je suis Garrett.
Un gars qui apparement a été trouvé nu comme un verre à l'autre bout du monde.
Au Sri machin ka, enfin quelque part par la bas. On m'a pas encore autorisé de lire tout les livres que j'ai demandé, d'abord ils veulent que je lise des comtes pour enfants, ils pensent que je ne savent pas bien lire. Ils se trompent !
Je sait lire !
Je suis pas stupide !
D'abord.

Oh ! Ce matin j'ai eu un cadeau, l'infirmière m'a offert un pyjama ! Il est bleue foncé à rayures blanches. Je le trouve beau. Je vais le mettre tout de suite ! Et je le porterai cette nuit !
Je l'ai mis finalement, il me va bien !
Je suis content, elle est gentille avec moi, pas comme le médecin bronzé... lui il pense que je suis dans espoir...
Ça m'a rendu triste d'entendre ça la dernière fois... je suis pas sans espoirs.

Ah et, ils voulaient me faire un examen.
Un IRM ! Quand j'ai vu la boîte, j'ai paniqué, mais l'infirmière m'a donné un bonbon, et m'a dit de ne pas bougé une fois dedans et que si j'étais sage, j'en aurai un autre. C'est du chantage.. mais pour un bonbon, je dis pas non.
A l'intérieur de la note ça faisait du bruit : clac clac clac.
Horrible.

Ce matin, je me suis réveillée et je pleurais... je ne me souviens pas de mes rêves, c'est horrible. Je sais que je rêve, aussi les images que je vois, je ne les reconnais pas et les gens qui apparaissent dans ma tête sont inconnues. J'aurai aimé les connaître... la maintenant. J'aurai aimé qu'ils me disent ce que je dois savoir.

Tant pis, je dois faire sans.




La jeune infirmière entre et me souhaite le bonjour. On est toujours le matin, on m'a pas servit mon deuxième repas, je me suis réveillé il y a déjà quatre heures, et j'aurai aimé pouvoir dormir plus. Elle me donne mes comprimés à avaler et me dis de boire un grand verre d'eau.
Pourquoi on appelle ça des comprimés ? Ce n'est pas par ce que c'est petit ? Ou alors si justement... bonne question.
Elle est belle ce matin l'infirmière, elle a attaché ses cheveux, avec une nattes. J'ai envie de lui dire qu'elle est belle, après tout c'est vrai.

-Tu es jolie.

Elle se tourna vers moi et rigola. Pourquoi ? J'ai dis quelque chose de drôle ? Apparement. Mince... ça se trouve elle aime pas qu'on lui dise ça ? Le médecin une fois il m'a dit que ça ce faisait pas de dire des choses trop gênantes.
Ça veut dire quoi : trop gênantes ?

-Merci Garrett !

Je sourie à pleine dent. Elle avait aimé !

-De rien !

J'étais content. Très content. Mais bon, le médecin bronzé fit son apparition.
Oh.
Crotte.
J'ai fais une bêtise ?

-Garrett, habille toi, quelqu'un vient te rendre une petite visite !

C'est vrai ? Qui ça ? Mes parents ? Mon père ? Ma mère ?

Qui ??

J'ouvris les yeux en grand, avec le sourire encore plus grand.

-Le directeur d'Orphéo Canada. Tu verra, c'est un homme bien.

Hein ? C'est lui mon père ?
Il resemble a quoi ? Il est grand ? Il dit avoir les yeux marrons, comme j'ai les yeux marrons... il est directeur, je crois que ça veut dire qu'il est important, ou alors c'est juste quelqu'un de normal dans une société normale. Orphéo, ça va faire une dizaine de fois qu'on m'en parle, mais j'oublie à chaque fois ce que c'est. Est-il brun ? Blond ? Oh ! J'aimerai bien qu'il ai de la barbe. Je ne sais pas pourquoi, je trouve ça cool qu'il ait de la barbe. Dans mon esprit, il est grand, Blond avec de la barbe.
L'infirmière me sort des vêtements et les pose sur mon lit. C'était des vêtements d'hôpitaux blanc et rose pâle.
Je les aime pas...
Je regarde les habits posés devant moi et je fais la mou. Je veux rester en pyjama... pourquoi faut-il toujours qu'on s'habille pour sortir de la chambre...? Je regarde d'un air triste l'infirmière. Elle soupire, puis range les vêtements.

-Tu n'as qu'à rester en pyjama, mais met une robe de chambre au moins !

Je lui souris. C'est la meilleure.
Je pris la robe de chambre qu'elle me tendit puis mis mes chaussures. Elles étaient blanches aussi. Comme ma chambre.
Et elle couinaient dans les couloirs. Ça me fais toujours rire.

On me conduisit dans le couloir, puis dans un salle. Je bougeai la tête, frénétiquement, cherchant quelqu'un qui pourrait être ce fameux directeur d'Orpheo.
Et si c'était mon père ?
Un homme entra dans la pièce, lui aussi, grand blond avec un manteau beige. Oh ! C'est lui ? Je regarde l'infirmière. Elle me fait non de la tête. Hein ? Comment ça non ? Bon... lui alors ? Ou lui ? Non c'est pas lui quand même ?
Elle rigola.
C'est méchant... je veux juste savoir moi !

-T'inquiète pas, je te dis quand c'est lui.

Merci mademoiselle. C'est trop aimable.

Ça veut dire quoi aimable ?

Le médecin parle alors à l'infirmière. Il lui dit que le monsieur attend salle de visite.
Oh ! C'est vrai ? Je veux voir !
Le médecin avança et je le suivis. Docilement. Encore et encore.
On entra dans la pièce des visite, et je me mis alors à épier tout le monde du coin des yeux. Il y avait une femme et une enfant près d'une fenêtre, un homme au fond mais lui était en blouse... et puis il y avait lui. Un homme au cheveux noir et à la barbe -IL AVAIT UNE BARBE- qui semblait sévère.
C'est.... lui ?
Le médecin alla lui parler.
Mon coeur se mis à battre. Fort. Très fort. Et j'avais des picotements aux bouts des doigts.

Il était habillé en noir, et avait une chemise... blanche. Il faisait sérieux. Il faisait beaucoup, beaucoup trop sérieux. Il fait comme le médecin bronzé.... il faut que je dise quoi ?
OH IL S'APPROCHE.
Panique.
Heum... il sent bon.

-Ca ne te gêne pas de sortir un peu ? Ce sera plus sympathique qu'ici.

Sortir ? Dehors ? Pour de vrai ?

-Heu... non !

Il salua de la tête les médecins puis commença à marcher vers la salle à l'accueil. Si on peut aller dehors monsieur mon papa, ce serait génial.... je rêve de voir dehors...

-Je m’appelle Allen. Allen Kristiansen. Je suis le directeur du QG d’Orpheo Canada. Ce n’est pas très loin d’ici.

Allen ? Kristiien..... quoi ? Oh la la ! Les directeurs ont des noms compliqués ! A moins que ce soit que lui... à voir. Je n'ai jamais rencontré de directeur. Je suis hypnotisé par son odeur. A l'hôpital, ça sent les médicaments et le trop propre. Je suit donc son fil d'odeur qu'il dégage comme un chien attaché à une laisse imaginaire. J'aime beaucoup. C'est beaucoup moins fort que le parfum du médecin, d'ailleurs qu'il met que de temps en temps, et l'infirmière en met aussi. Ils sont amoureux ?

-Allen.... Heu ! Non, moi c'est Garrett. Je crois.

Il est amoureux lui ? Il sent le parfum. Quand on sent le parfum c'est qu'on est amoureux ? Je me demande si c'est comme ça pour tout le monde. Et puis si c'est un directeur, ça doit être dur d'être amoureux en meme temps, enfin je veux dire.... oups. Je m'égare. Encore une fois. Je réfléchis trop.

Bon.
On passe la porte pour l'accueil et j'ai toujours rien dis à part mon prénom.

Je dois en avoir le cœur net.

-Vous êtes mon père ?

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MessageSujet: Re: Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka   Mar 6 Fév 2018 - 16:11


"Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka"


Un jour, cette histoire sera finie et on pourra enfin passer à autre chose. Mais le pour le moment, c'est pas la priorité. C'est dingue, y'a des choses qui viennent de partout, qui ont l'air d'avoir un rapport avec le Sri Lanka, mais en fait non.


« Je n’aime tellement pas les hôpitaux ».

C’est blanc, c’est froid. Dans un endroit aussi gelé que le Canada, ils pourraient faire des efforts. Transformer le blanc cassé en rouge, orange, jaune. Des couleurs chaudes qui font rosir les joues des malades. Quelque chose, n’importe quoi. Personne n’est heureux de se rendre à l’hôpital. Ni même d’y rester. C’est sans doute justement à cause de l’ambiance, mais ça n’explique pas tout. La nourriture, peut-être ? Hmm, oui ça ça peut jouer. Quoique les IBMM sont plutôt bien fournis. Ou peut-être que ça dépend. Je me souviens que celui de New Delhi était plutôt bon. Après, c’était de la nourriture indienne donc je me sentais un peu comme au restaurant. C’est sans doute pour ça. Je ne sais pas comment sont nourris les gens d’ici mais ça m’étonnerait qu’ils les gavent de poutine. C’est un coup à ressortir avec des kilos supplémentaires et du cholestérol à vie.

Je devrais arrêter de débattre sur les murs.
Je devrais oui.

J’arrive donc dans la chambre. C’est marrant qu’ils m’aient fait rentrer dans une chambre annexe. Parce que, quand le fameux amnésique apparaît, c’est comme s’il avait simplement patienté de l’autre côté et pas spécialement fait des tests ou je ne sais quoi. Les médecins ont peur de ma réaction ? Ou… Je ne sais pas. Cet endroit suit un peu le même intérêt qu’une anti-chambre. Ou tout simplement une salle d’attente. C’est bizarre de ne pas me confronter directement à lui. Enfin, ce n’est pas grave. Le principal c’est qu’il est là, en face de moi. Tout squelettique comme s’il n’avait pas mangé depuis des années. J’ai peur de le toucher tellement cette caractéristique semble poussée à l’extrême. Et puis moi à côté de lui ce n’est quand même pas tout à fait pareil. Des opposés même, sauf peut-être en ce qui concerne les couleurs de cheveux. Quoique les miens sont encore plus sombres que les siens.

Bon, je vais éviter de le détailler trop précisément, ça pourrait devenir gênant et je ne le connais somme toute pas du tout. On m’a prévenu qu’il était amnésique et ce n’est pas forcément facile de traiter avec eux. Je lui propose de sortir. Vu comme il est couvert, ma tentative de vouloir quitter l’IBMM tombe à l’eau. Il va geler sur place le pauvre avec le temps qu’il fait en ce moment. On va se rabattre sur les couloirs, comme ça je pourrais continuer à débattre sur le manque de couleur. Je sais, vous avez hâte.

-Heu... non !

J’acquiesce tandis que l’homme salue les médecins et se dirige vers l’accueil. Ah, il veut vraiment sortir donc. On est en négatif là. Enfin, j’ai dit qu’il faisait beau et oui y’a un peu de soleil. Mais il fait froid. Est-ce que c’était une bonne idée de lui proposer une sortie à l’extérieur ? Je ne pense pas, je vais me faire tuer par les médecins si je le fais sortir maintenant. Du coup, pour le ralentir un peu, je lui donne mon prénom. Puis mon nom, puis mon statut. Réflexe professionnel qui n’a pas lieu d’être ici puisqu’il n’a même pas l’air de savoir ce qu’est Orpheo. Enfin, « c’est vague » m’a-t-on dit.
C’est fait. Il est un peu en arrêt sur image. Sa tête semble fonctionner à plein régime. Je devrais lire ses pensées mais curieusement, je me suis calmé ces derniers temps. Je me suis imposé un filtre pour une raison très simple : Depuis que mon don s’est développé, j’ai souvent des mal de tête à répétition. Avant c’était fluide et surtout comme une sorte de partition pleine de note représentant des mots. Maintenant, c’est plus géométrique. Ça représente des idées très précises et surtout, je n’ai plus aucune barrière linguistique. Alors c’est cool, et franchement, ce n’est pas cool parce que je dois complètement me réhabituer même si la compréhension reste identique.

Bref, parenthèse migraine fermée.

-Allen.... Heu ! Non, moi c'est Garrett. Je crois.

Ok. Donc cette amnésie-là est bien plus grave que je ne le pensais. Il croit que son nom est Garrett ? Aucune certitude ? Il a l’air de se perdre facilement. Manque de concentration. Probablement dû à une importante perte de mémoire. Connait-il son âge ? Se reconnait-il dans un miroir ? Que faisait-il au Sri Lanka, avec son air de caucasien on ne peut plus européen ? C’est vraiment curieux. En fait, si ma curiosité ne me titillait pas, je renverrai un courrier immédiat pour dire à Orpheo que je n’ai pas à m’occuper de son cas. Mais l’organisation me connaît bien. C’est un peu triste d’être aussi faible et de se rajouter aussi inutilement des choses à faire.

-Enchanté. Est-ce qu’on t’a parlé de la raison de ma présence ici ?

Avec un peu de chance, il est au courant. Je suis largement prêt à tout lui expliquer et commencer de zéro, mais s’il a eu vent au moins de quelques petites choses ça m’arrangerait. A commencer par ce qu’est Orpheo. Ce pourquoi il est là. S’il a conscience d’être amnésique. Enfin à ce niveau-là, je pense que oui. En vérité, je me rends ici simplement pour discuter un peu. Evaluer ce qui est possible et voir si concrètement, je peux l’aider. Ou demander à quelqu’un de l’aider. L’IBMM le garde jusqu’à ce qu’il soit rétabli et ça pourrait prendre plusieurs mois. Mais j’aimerais éviter que ses fréquentations le mènent sur un chemin différent. Croiser un sorcier noir ou quelque chose du même genre, s’entend.
Ne pensons pas à ça pour le moment.

-Vous êtes mon père ?

Mes réflexions se stoppent d’un seul coup et je m’arrête pour le dévisager.

C’est une blague ?

Vu son air, je ne pense pas. Il a vraiment des doutes là-dessus ? Je veux dire, c’est vrai que chez les sorciers, on a tendance à s’arrêter de vieillir physiquement assez vite mais j’ai tout de même un visage de jeune, non ? Quoi, je crois que sur sa fiche, on le place aux alentours de la bonne trentaine. Il a au moins cinq ans de plus que moi. il réfléchit ? Même sans connaître son âge, je le penserais plus âgé. Alors bon. Après c’est vrai que le statut de directeur peut induire en erreur, je suis d’accord. Je vais donc devoir répondre à cette question le plus sérieusement du monde.

-Je suis plus jeune que toi, tu sais. Alors non, désolé.

Je ne sais pas trop pourquoi je m’excuse. C’est une habitude. Il a en quelque sorte répondu à ma question précédente mine de rien. Il ne doit pas du tout savoir pourquoi je suis ici. Bien. Ça ne sert à rien d’avoir l’air psychorigide avec lui. J’enfonce mes mains dans mes poches et lui demande :

-De quoi te souviens-tu, concrètement ?

C’est un bon début. J’ai en parti la réponse dans les documents reçus, mais je veux une réponse de sa bouche, histoire de vérifier la véracité des propos. Le problème avec les amnésiques, c’est qu’il est facile de les perturber. Ils veulent savoir ce qui s’est produit par le passé et s’accrochent souvent très vite aux hypothèses qu’on leur propose. « Tu fais partie de ma famille ». Ça, c’est un facteur clé d’embrigadement chez ceux qui perdent la mémoire pendant de longues périodes. J’aurais pu lui mentir, mais me faire passer un père ne fait pas partie de mes capacités, je dois déjà gérer un cousin et un animal de compagnie alors franchement ça me suffit.

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MessageSujet: Re: Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka   Ven 9 Fév 2018 - 21:18

Tout est blanc dans les hôpitaux, pourquoi ? Les choses sur les murs se voient encore plus et des fois c'est très moche.
Pourquoi blanc ?


Le couloir est long. Et le monsieur, en fait il est petit. Même sous son air beaucoup trop sérieux pour son âge, il a quand même une goutte de gentillesse non ?
Hein monsieur mon papa ?
Monsieur le brun, cheveux bouclés, barbe noire... avec une odeur de parfum qui me plaît.
Pamplemousse, bouleau.
Ça doit être ça.

Sur le chemin il me demande :

-Est-ce qu’on t’a parlé de la raison de ma présence ici ?

Non ! En fait... non. On ne m'a rien dit. Le médecin méchant ne me dit rien, et pour cette fois, l'infirmière n'avait aucune informations à me donner. C'est elle qui me dit pour la plupart du temps tout ce que je dois savoir. Elle me dit ce que je doit porter lors des examens, c'est elle qui me fait les rapports des examens, elle me raconte sa vie quand je déprime a cause de la non-mienne, vous saviez qu'elle allait se fiancer ?
C'est quand on dit qu'on s'aime, et qu'on veut se marier apparement.
C'est une jolie histoire.
Tout comme l'infirmière, une jolie histoire pour une jolie personne.

L'homme aux cheveux bouclé marche devant moi.

-Vous êtes mon père ?

Il s'arrête. Il me regarde.
Apparement, j'ai fais fausse route Monsieur faux papa. Vu son regard, il a l'air surpris donc soit il le sait pas soit il est tout simplement quelqu'un d'autre. Un directeur qui sent bon.
Ça fais Un jolie titre pour un livre d'enfant...

-Je suis plus jeune que toi, tu sais. Alors non, désolé.

Ah ? Il est plus jeune ? Pourtant, sa barbe le vieillit, il faudrait que je le lui dise... Enfin, je sais même pas quel âge j'ai... ils disent que j'ai quel âge ? Monsieur le non papa, j'ai quel âge ?
Oh et, finalement, il est gentil, il s'est excusé. Il a dit : désolé. Alors que bon, en quoi il serait désolé... c'est pas grave qu'il soit pas mon père, même si j'avoue que ça aurait pu être cool.

On s'est arrêté depuis, et lui a mit ses mains dans ses poches, attitudes plutôt décontracté. Il a l'air d'être plus a l'aise désormais.

-De quoi te souviens-tu, concrètement ?

Je réfléchis un instant. C'était une question vague, et si je devait énumérer tout ce dont je me souvenais ça pouvait être long.
J'ai envie de voir le parc.
Je me mis à marcher avec les mains dans le dos, rêvassant à moitié.

-Et bien... Déjà, je pense que je m'appelle Garrett. Enfin, je sais que je m'appelle Garrett, mon nom de famille, je ne me souviens pas encore. Le matin, je me souviens que j'aimais manger des tartine de pain et je sais qu'un steak haché c'est de la viande de bœuf brouillé de forme ovale, long de dix centimètres et de hauteur d'environ deux centimètres.

Je me mis à marcher comme si j'étais en équilibre sur un fil, les pieds un après l'autre, en étirant les bras pour le pas tomber. Je m'en rendait pas vraiment compte en fait. Je regardait mes pieds, avancer l'un après l'autre.

-Je me souviens que... le soleil se lève à l'Est, se couche à l'ouest. Je sais que j'avais une famille, enfin j'espère en avoir une, mais rien d'autre ne m'est revenu en tête. Je sais que vous êtes directeur et que ça veut dire quelque chose d'important, Orphéo, mais ça, je l'ai pas encore bien compris. Mais si vous êtes là c'est pour m'expliquer tout ça, et certainement me demander ce que je faisait dans un coin perdu loin de tout complètement nu.

Je m'arrête lorsqu'une dame avec un fauteuil roulant poussé par une vieille infirmière me coupe la route pour aller à de l'autre côté. Une fois que celle ci soit passé je me retourne vers monsieur Allen directeur.

-Votre parfum... il sent les agrumes... Je dirait du pamplemousse, mais je pense qu'il y a un peu de bouleau... ou du pin peut être ?

Je réfléchis une nouvelle fois. C'était un parfum fort mais quand même délicat, d'où la présence d'agrumes. Cet homme était un homme qui prenait soin de lui, déjà l'état de ses cheveux, ils sont impeccables. Et ses ongles ! Immaculés. Les directeurs sont donc des êtres propres sur eux qui font attention à leur image, qui plus est il a l'air...

DU CHOCOLAT.

Je venais de remarquer un distributeur de friandise, et il y avait une tablette de chocolat aux amendes, ma préférée. La dernière. Il fallait que je l'ai !

-Vous avez de la monnaie, s'il vous plaît ? Promis je vous rembourserai ! C'est pour...

Je fis la mou, en regardant soudainement mes pieds, je sais pas pourquoi. Certainement par ce que je n'osai pas demander à ce monsieur directeur si il pouvait me prendre la dernière tablette de chocolat aux amendes disponible dans ce distributeur de friandise. Le médecin, si il l'apprenait il serait furieux.
Quoi qu'il en soit c'était déjà demandé, j'avais parlé avant de réfléchir. Tant pis. Je mangerai ce chocolat, et puis si le médecin veut me parler sérieusement, il le fera.

-...Du chocolat ... ça fait longtemps que j'en ai pas eu...

Pitié monsieur le gentil directeur !

Je veux ce chocolat moi...

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MessageSujet: Re: Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka   Mer 14 Fév 2018 - 20:02


"Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka"


Un jour, cette histoire sera finie et on pourra enfin passer à autre chose. Mais le pour le moment, c'est pas la priorité. C'est dingue, y'a des choses qui viennent de partout, qui ont l'air d'avoir un rapport avec le Sri Lanka, mais en fait non.


« Je crois que de toutes les questions qu’on ait pu me poser jusqu’à présent, celle-là est la plus bizarre. »

J’ai déjà eu affaire à des amnésiques. Rarement parce que ça n’entre pas dans mon domaine ni mes compétences, mais j’ai déjà répondu présent à des colloques sur les méthodes de soins et souvent ça causait des amnésiques et des difficultés évidentes autour de ce type de « maladie ». Visiblement, même dans le domaine magique, ce n’est pas si évident de faire retrouver sa mémoire à un amnésique. En plus il y a plusieurs stades et certains sont difficile à évaluer.

Garrett, je ne sais pas trop à quel stade il se situe, mais pour me demander si je suis son père, ça doit être assez grave. C’est comme s’il était piégé dans un corps d’adulte avec une mentalité d’enfant. Quelqu’un de très crédule et donc de facilement manipulable. Ce genre de personne est assez dangereuse, surtout concernant des personnes douées. Heureusement, celui-ci s’est retrouvé dans un IBMM assez rapidement. Mais il y a également déjà eu des cas de doués amnésiques pris en charge dans des hôpitaux classiques. Pas une partie de plaisir pour les maquilleurs.

J’aimerais bien connaître son état après cette question. C’est étonnant d’avoir affaire à un cerveau réfléchissant presque comme un enfant mais s’exprimant de manière très correcte. Il est assez attachant comme garçon, je dois avouer. Je suis loin d’être antipathique et je m’attache facilement. Enfin, pas au point de vouloir le ramener chez moi ou même de me taper la plus longue discussion de mon histoire mais il est vraiment sympathique. Ça me change de certains requins d’Orpheo.

Il marche les mains dans le dos. Je me place un peu plus en retrait, lui laissant libre champ pour s’exprimer. C’est déjà ça, au moins il répond à mes questions. Certains sont tellement sur leurs gardes qu’ils n’osent rien laisser paraître. Enfin, c’est ce qu’on m’a dit. Ils cherchent des réponses sans se dévoiler. Ça ne les aide ni eux ni ceux qui leur veulent du bien, mais ça éloigne très certainement ceux qui leur veulent du mal. Ou presque, le désavantage d’avoir oublié c’est qu’on peut vous faire croire relativement n’importe quoi sous réserve de construire une histoire cohérente.

-Et bien... Déjà, je pense que je m'appelle Garrett. Enfin, je sais que je m'appelle Garrett, mon nom de famille, je ne me souviens pas encore. Le matin, je me souviens que j'aimais manger des tartine de pain et je sais qu'un steak haché c'est de la viande de bœuf brouillé de forme ovale, long de dix centimètres et de hauteur d'environ deux centimètres.

Se souvenir de son prénom… C’est assez perturbant pour quelqu’un comme moi qui n’a jamais vécu ce genre d’événement de savoir qu’on peut oublier son prénom. Bon, quand on est très très bourré, ça peut arriver, mais pendant un très court instant. L’angoisse n’a pas le temps de s’installer. On reprend rapidement le fil de nos pensées et on repart sur de bonnes bases. Les amnésiques n’ont pas ce « retour ». C’est en cela qu’ils sont facilement influençables.
Je souris un peu à sa seconde partie de phrase. C’est amusant, il se souvient de ses goûts. Des plats. Ça peut paraître anecdotique mais pas tant que ça. Ça en dit plus sur ses habitudes alimentaires. Le steak haché ne se trouve pas partout et vu la taille annoncée, il est peu probable qu’il s’agisse des steaks américains et canadiens. La viande en Asie coûte assez cher et il n’est de toute façon pas typé de ces pays. Amérique du Sud ou Europe. Le pain est assez classique des pays européens au petit déjeuner. L’Europe donc ? C’est un bon début. Je ne sais pas si les médecins sont déjà aux faits de ces informations, mais je pense que c’est le cas. C’est assez captivant de recoller des morceaux de souvenirs pour tenter de retrouver un lieu de naissance. Ça prend du temps. En plus, il n’a pas l’air de se souvenir de son nom de famille et ça c’est assez embêtant. Les recherches seraient bien plus rapides auquel cas.
Mais Garrett n’a pas fini, décidément bien lancé :

-Je me souviens que... le soleil se lève à l'Est, se couche à l'ouest. Je sais que j'avais une famille, enfin j'espère en avoir une, mais rien d'autre ne m'est revenu en tête. Je sais que vous êtes directeur et que ça veut dire quelque chose d'important, Orphéo, mais ça, je l'ai pas encore bien compris. Mais si vous êtes là c'est pour m'expliquer tout ça, et certainement me demander ce que je faisait dans un coin perdu loin de tout complètement nu.

Hmm, pas si crédule que ça. Gentil mais pas aussi naïf qu’il veut le faire croire. Il possède une réflexion logique, donc cette attitude un peu enfantine n’est peut-être qu’une façade. Enfin, je ne vais pas m’éterniser. Il semble connaître Orpheo de nom. Ou bien est-ce à force de le lui avoir rabâché qu’il a fini par assimiler ça à une valeur connue alors qu’il n’en était rien auparavant ? C’est un problème récurrent. On s’attache au plus d’informations possibles pour relier avec son passé oublié, quitte à absorber des choses dont on ne connait en réalité pas la signification. D’ailleurs, je penche plutôt pour cette option. Il n’a même pas fait allusion à ce que l’organisation faisait, simplement un « c’est important ». Il est donc probable qu’il n’ait eu aucun lien avec Orpheo dans sa jeunesse.
Une dame nous sépare l’espace d’un instant et puis nous voilà de nouveau côte à côte. Son histoire est plutôt bien résumée. Et même si dans l’ensemble, il ne se trompe pas trop sur la raison de ma présence, il n’a pas tout à fait raison non plus.

-Dans l’ensemble, je suis effectivement venu vous parler d’Orpheo et de votre situation. Malheureusement, vous vous êtes retrouvé « au mauvais endroit au mauvais moment ». Il y a d’énormes recherches en cours sur le site de fouille proche de là où nous vous avons trouvé et nous ne savons pas encore si vous êtes relié à cette histoire.

Si je devais donner mon avis, je dirai non. Ça a pété à cause de beaucoup de facteurs mais certainement pas à cause de cet homme. D’importants moyens sont mis en place pour découvrir ce que recèle encore cette caverne. Elle semble être devenue complètement hermétique à la magie après notre passage et personne ne sait vraiment pourquoi. Du coup, les recherches prennent un temps fou. Et… comment dire, sans vouloir être méchant, le boulot de mon QG, c’est la recherche. Il y en a beaucoup qui se fichent totalement de cet homme et fuit cette mission comme la peste. Bref, c’est pas vraiment fantastique et son histoire est plutôt placée en arrière-plan. Par-dessus tout, je ne peux pas me permettre de gérer personnellement cette affaire. J’ai d’autres choses plus urgentes. Bon, sauf là, je suis tout de même un peu moins fatigué à force de bouger.

-Votre parfum... il sent les agrumes... Je dirait du pamplemousse, mais je pense qu'il y a un peu de bouleau... ou du pin peut être ?

Je ne peux m’empêcher de paraître un peu surpris, une fois encore. Dis donc, il a un sacré nez. Je ne suis pas très fan des parfums. Je préfère les eaux de toilette, c’est plus discret. Et effectivement, le mien sent l’agrume. Ça m’aide à rester en forme en temps normal. Vertus thérapeutiques tout ça. Bref, est-ce qu’on est vraiment en train de parler de mon parfum ?
Je crois bien. J’acquiesce de la tête, pas sûre de savoir quoi répondre à ce genre de remarques.

-Vous avez de la monnaie, s'il vous plaît ? Promis je vous rembourserai ! C'est pour...

Son engouement tombe la seconde suivante, avant même d’avoir achevé sa phrase. He bien. La définition du « je change d’avis comme de chemise ». Je retire ce que j’ai dit, il a vraiment l’air d’être très jeune dans sa tête. Ça ne m’étonne pas qu’il m’ait pris pour son père. Je voudrais bien savoir ce qu’il se passe dans sa tête. Je peux un peu non ?
Pouf, géométrie, vagues, couleurs, assemblage de formes. Ça a l’air parfaitement bordélique mais je comprends tout avec une fluidité incroyable. Ça parle du médecin, du fait qu’il ait été réduit à une visible diète. Interdire le chocolat ? Quelle idée, c’est un excellent anti-dépresseur. Je ne m’attarde pas sur ses idées qui partent dans tous les sens et me masse les tempes juste après. Migraine en approche dans trois, deux, un. Youpi.

-...Du chocolat ... ça fait longtemps que j'en ai pas eu...

Tout ça pour du chocolat. Je pourrais utiliser mon don pour quelque chose de plus utile tout de même. Mais non, je préfère le faire pour une raison pas valable. Je me ferais engueuler à la sortie, tant pis. Mais je ne dirai pas non à du chocolat pour quelqu’un, surtout vu la tête qu’il me sort.

Je m’approche de la machine et sors mon porte-monnaie. Il y a pas mal de tablette, mais seulement une avec des amandes. C’est celle-là qu’il veut donc. Bien. Je tape le numéro et fait tomber la friandise avant de la tendre à Garrett.

-Chocolat aux amandes. Votre préféré apparemment.

Et hop, lecteur de pensée spotted. Pas que je veuille vraiment m’en cacher. Je n’ai pas vraiment faim alors je prends un thé au citron dans le distributeur à côté.

-Vous voulez aussi à boire ?

Tant qu’à faire.
J’inspire profondément et souffle sur mon thé. Ça aura au moins le luxe de me réveiller un peu plus. Je devrais commencer à parler un peu moi aussi, non ?

-Pour en revenir à notre histoire, des hommes vous ont trouvé près d’un site ayant subi une très importante déflagration. Le souffle a tué la grande majorité des personnes présentes mais vous avez été retrouvés quelques jours plus tard totalement amnésique et indemne. Il se trouve que j’ai été l’un des hommes présents sur les lieux de l’incident et c’est pourquoi vous avez fait tout ce voyage jusqu’au Canada. Nous essayerons de vous aider, mais cela risque de prendre du temps. Vos informations ont été transmises en interne afin de toucher le plus de monde possible et donc potentiellement un parent. Nous ne connaissons pas votre pouvoir ni même votre don et ces informations nous sont d’une grande utilité.

Je n’ai pas vraiment de question. Je suis là pour poser les faits, voir s’il tique à certaines de mes paroles. S’il avait été typé indien, j’aurais pu l’assimiler aux légendes issues du rocher, mais ce n’était pas le cas. Pire encore, Garrett n’avait rien à faire au Sri Lanka. Ne pas connaître son identité, c’est énervant quelque part. Il pourrait être un ami, un innocent, un sorcier noir. N’importe qui. Il pourrait aussi devenir n’importe qui. Reste à déterminer beaucoup d’infirmations.

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MessageSujet: Re: Et maintenant on a un amnésique sur les bras. #SriLanka   Jeu 5 Avr 2018 - 12:02

Je marche, tranquillement, dans ce couloir blanc et beaucoup trop lumineux. Le monsieur directeur est toujours derrière moi, il me suit d'assez loin et on dirait qu'il m'évite.
Ça doit être à cause de mon odeur... je dois sentir l'hôpital. Ça sent pas bon ça ! Le truc tout bizarre qu'on t'oblige a te mettre quand tu te laves. J'ai oublié le nom tiens... hm.. J'adore me doucher. Allez savoir, même si de toute façon je passe pas assez de temps sous la douche pour profiter de l'eau chaude. Ça c'est dommage, mais quand j'aurai une maison, je choisirai une grande douche.

-Dans l’ensemble, je suis effectivement venu vous parler d’Orpheo et de votre situation. Malheureusement, vous vous êtes retrouvé « au mauvais endroit au mauvais moment ». Il y a d’énormes recherches en cours sur le site de fouille proche de là où nous vous avons trouvé et nous ne savons pas encore si vous êtes relié à cette histoire.

Cette histoire ?
"Au mauvais endroit au mauvais moment" ?
Quelle histoire ?
Je sais que j'ai été retrouvé nu quelque part au beau milieu d'un pays dont je retiens jamais le nom. Et je comprend son envie de savoir pourquoi, je ressent la même chose ! Je veux savoir aussi.
Quelle histoire déjà ?
Je ne suis plus très bien...
Cet homme est beaucoup trop sérieux ! Mais au moins il est franc.
Je réfléchis, j'aimerai bien lui dire quelque chose mais je ne sais pas quoi. Et puis... le distributeur au chocolat me nargue je le sens.
J'ai mes mains désormais dans mes poches.
Je ne sais pas trop ce qui m'arrive mais je m'en veux un peu d'avoir demandé de l'argent. Le médecin a essayé de m'expliquer que l'argent était quelque chose de special, enfin, que c'était la base du 'monde moderne'. Quelque chose d'important...? Je ne comprend pas. Pourtant ce ne sont que des pièces, ou des bouts de papiers. Non ! Pas de simple bouts de papiers, apparement ils ont une composition différentes et son imprimé avec une peinture spéciale... quelque chose dans le genre. Ou alors je ne me souviens plus de ce que le médecin a dit...
Quoi qu'il en soit, je m'en veux, mais sans trop m'en vouloir.
Paradoxale... sauf que je ne sais pas ce que cela signifie.
Chocolat.

Donc me voici, en train de faire les yeux d'enfant triste pour avoir du chocolat... dans l'autre film ils ont dit... de chiens battus ?
Pourquoi on battrait un chien pour avoir ses yeux ? C'est pas bien de faire mal au chien juste pour... faire ça !
D'abord.
Beaucoup de choses m'échappent encore.

Il réagit !
Il me regarde, je ne détecte rien d'anormal, il n'appellera pas la sécurité ou alors l'autre médecin, c'est bon signe non ?
Monsieur le non papa...
Il s'approche de la machine. Je le suis, comme un petit chien, dont la laisse de parfum me tire vers le distributeur de friandises.
Il tape un numéro, entre une pièce et BIM ! La tablette bleu foncée tombe dans le bac en bas. Je pince mes lèvres.
Monsieur le non papa est gentil en fait...
Il me tend la tablette.

-Chocolat aux amandes. Votre préféré apparement.

Je souris et prend vigoureusement la tablette bleue si précieuse. J'inspire de l'air en souriant. Puis je le regarde et au moment où je m'apprêtais à dire merci, je m'arrête et fronce les sourcils.
Ma tablette préférée, comment il le sais ?

-Vous voulez aussi à boire ?

Je secoue la tête, j'ose plus parler.
Il sait comment ce qui se passe dans ma tête ? Enfin, j'ai juste réfléchis à quel chocolat je voulais et il le savait ? C'est un espion qui lit dans les pensée ? Un espion c'est quelqu'un qui espionne et qui utilise ce qu'il trouve pour... pour je ne sais plus quoi. Mais c'est un espion lui ?
Mince ! Et si il écoutait dans ma tête ?
Chuuuuuut !
Je fis mine de rien, en lui souriant mais sans les dents, sinon ça se voit que je fais mine de rien.
J'ouvre délicatement le papier bleu, et déchire le papier argenté qui crac. J'aime bien ce papier, il fait beaucoup de bruit et ça a tendance à agacé le médecin des fois. Je coupe un carré et le met dans ma bouche, doucement, je prend mon temps.
J'ai tendance à manger trop vite et je ne veux pas que cet homme le voit. Je suis pas un glouton ! Même si je ne sais pas ce que ça veut dire.
L'homme monsieur le directeur souffle sur son thé qu'il vient de choisir, il sent bon d'ailleurs.
Il se tourne alors vers moi.

-Pour en revenir à notre histoire, des hommes vous ont trouvé près d’un site ayant subi une très importante déflagration. Le souffle a tué la grande majorité des personnes présentes mais vous avez été retrouvés quelques jours plus tard totalement amnésique et indemne. Il se trouve que j’ai été l’un des hommes présents sur les lieux de l’incident et c’est pourquoi vous avez fait tout ce voyage jusqu’au Canada. Nous essayerons de vous aider, mais cela risque de prendre du temps. Vos informations ont été transmises en interne afin de toucher le plus de monde possible et donc potentiellement un parent. Nous ne connaissons pas votre pouvoir ni même votre don et ces informations nous sont d’une grande utilité.

Des personnes ont été tuées ? Ça veut dire... qu'elles ne reviendront plus ?
C'est triste...
Je regarde dans les yeux monsieur Allen, et croque dans le chocolat. Il a été aussi la ? Et il est vivant ? Et les autres sont tous... morts ?
J'ai mis du temps à comprendre le concept de la mort. C'est la gentille infirmière qui me l'a expliqué quand ma voisine de chambre est partie soudainement.
C'est dur.

-Je peux pas trop vous aidez... je me souviens vraiment de rien, de ce qu'il s'est passé la bas et de ce que j'aurai pu faire dans ce pays... et puis...

Des parents...
Si j'en ai, évidement. Je ne sais pas si j'ai de la famille et il parle de pouvoir et de dons, comme dans le film ! Un hero ? Je suis un hero ? Un super hero ça a des pouvoirs ! C'est fort et c'est génial un super hero.
Mais ça a une famille un super hero.
Je finis ma bouchée, et m'essuie maladroitement la bouche avec mon poignée.
Une famille.
Un élan de tristesse envahi ma tête. Ça me rappelle tout les matins où je me lève avec les larmes aux yeux, c'est... étrange.

-Pour la famille je ne sais pas, je ne me rappelle de rien non plus. Mais j'ai le sentiment d'être seul... si ça peut aider...

Et si j'en avais pas ? Et si au final, j'étais seul ? Ça se peut ?
Il faudrait que je pose la question à l'infirmière. Elle est gentille elle pourra me répondre.
Lui aussi et gentil, je peux lui poser des questions ?
Tant pis... au pire j'aurai l'air bête.

-Et puis vous dites pouvoir et don, comme des super hero, vous êtes un super hero ? J'ai vu des supers héros dans les films et ils sont chouettes. Enfin j'ai vu qu'un seul film avec un super hero et il savait que voler... et faire 'pfiou pfiou' avec ses yeux c'était tout rouge. J'en suis un aussi ? Moi, je me dis que vous en êtes un, vous avez quand même devinez mon chocolat préféré... et ça c'est cool ! C'est sur vous avez des pouvoir.

Je lui souris, puis casse un carré de chocolat et le lui tend, mes doigts sont plutôt fin et longs en fait. J'avais jamais vraiment remarqué.
Le carré semble énorme comparé à mes doigts.
Énorme et noir.
Alors que la peau à moi est bien blanche, plus blanche que ça tu peux pas. Je repris un carrée de chocolat et croquai dans une amande, oh la la. Le meilleur de tout l'univers. Nan mais vous imaginez ? D'abord le chocolat, fondant et sucré avec une note d'amertume a la fin, et puis l'amande.... douce et apaisant qui se lie à tout ça.
Le meilleur de tout l'univers j'vous dis.

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