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 Les tortoises

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MessageSujet: Les tortoises   Mer 9 Mai 2018 - 23:19

La sueur coule entre ses omoplates. Il entend bien le bruit à l’extérieur de l’appartement mais ils sont trop nombreux, il le sait. Les volets sont fermés, runés, mais ça ne suffira pas longtemps. Aussi précautionneux qu’il a été, Green ne s’est pas construit un bookmer en une nuit.

Anja ?

Partie.

Bleuann ?

En Antarctique.

Il déglutit et fait les tours, il est torse nu, habillé d’un short gris délavé de pyjama et d’un caleçon qui dépasse vaguement. Il a eu le temps de lacer ses deux chevilles avec du cuir, une lame dépassant de chaque côté, une troisième au niveau des hanches, un peu à l’intérieur.

Il fait le tour de l’appart, ses yeux ambrés presque jaunes dans la lueur blafarde de la nuit. Il est trois heures du matin, tout au plus. Il était endormi quand un sentiment d’écoeurement l’a saisi au ventre avant de venir prendre sa mâchoire.
Une peur animale et instinctive.
Dès le premier pas sur le parquet il a su que ça n’allait pas, qu’il était acculé, coincé. Il se sentait comme un renard, pris au piège dans son terrier, un feu à son entrée.

Bon.

Il essaie de réfléchir clairement mais il ne sait pas exactement à quel moment les individus vont entrer. Il ne sait pas non plus dans quel pièce il souhaite être quand ça va arriver. Il aimerait bien être parti, à vrai dire. Il enverrai bien un message à un larbin de Rosenrot mais il a runé son appartement pour qu’aucun téléporteur ne puisse s’y rendre. Il ne comptait rester que trois jours dans l’appartement pour être au plus proche du QG de Rosenrot. Il sait vaguement que Cyan habite tout proche, peut être dans l’immeuble il ne s’est pas renseigné.

Putain.

Peut être que ces gens là ne savent pas qu’il habite ici Green, peut être qu’ils viennent là pour son frère. Bleu et Olive sont encore sur un autre continent mais Cyan est chez lui, s’il n’est pas sorti ponctuellement.

Il entend des pas sur son balcon, d’autres devant sa porte d’entrée. Un grondement sourd monte en lui alors qu’il tourne en rond, runant au fusain les pièces pour essayer de les rendre impraticables à la magie, mais un groupe entier contre lui ?
Pourtant visiblement, le groupe rechigne à entrer. Il y a des chuchotements mais il n’arrive pas à les saisir tant son coeur pulse à ses oreilles.

Il n’a vraiment pas envie de mourir.

Puis sur le balcon, ça s’allège et ça passe au dessus.
Putain, Cyan, ouais.

Il entend la pluie aussi, dehors, orage de printemps. Alors qu’il traverse le salon, un éclair fend le sienne et les persiennes révèlent trois individus sur le balcon.
Plus celui qui est monté, ça fait au moins quatre. Au moins cinq en comptant celui à la porte d’entrée. Méthodique, Green verse du sel et fait tout le tour de l’appartement en vidant sachet par sachet de sel rose.

Il ne sait pas si ça marche vraiment, mais au moins il agit.
La sueur lui coule sur les yeux, il sent ses cheveux humides alors qu’il retombent sur son front. Il devrait mettre un t-shirt il le sait, mais il est persuadé que s’il baisse ses gardes quelques secondes, aveugle en enfonçant la tête dans le col, l’attaque se produira à ce moment là.

Il sort son téléphone, priant pour qu’il n’y ait pas de brouilleurs. Tapote le clavier.

Des brouilleurs.

Il traverse l’appartement.
Zone libre.
Petit matériel, petit troupe.

Mal organisée ? Peut être. Les pires, imprévisibles, motivés par une ferveur sans nom, une haine ou un motif bancal.

« C’est Green. Il y a au moins six personnes autour de l’appart. Même immeuble que toi. Brouilleur de téléphone. Balcon et porte d’entrée. Là pour toi ou pour moi. »

Il envoie.

Il aurait du ajouter d’autres choses mais il ne sait pas bien quoi dire. Il entend le bruit d’un volet qui se fait crocheter et se bouge de revenir au salon. Brouilleur. Il dégoupille une bouteille d’huile de friture, énorme, tout à fait empruntée de nulle part et il huile le sol méthodiquement, tout le salon. Le parquet prend une teinte immédiatement plus foncée alors que Green retourne en zone libre.

« Plusieurs ont changé d’étage. Ils sont hyper nombreux. »

Il ne sait pas si Cyan habite au dessus ou en dessous, mais il lui semble judicieux de le rejoindre. Parce que l’air de rien, la mission triton était ultra chiante, mais celle d’avant, mouvementée avait tout de même prouvée qu’à deux c’est un peu moins la merde. Un peu moins.

« Faut qu’on s’trouve »

Il a les doigts plein d'huile qu'il essuie nerveusement sur son short.
Le volet cède alors que Green est dans la chambre. La fenêtre est lisse, pas de balcon ou de grilles mais il sait qu’en lévitant il pourra monter ou descendre, peut être récupérer Cyan et se tirer.

Mais les Souls ne fuient pas.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Jeu 10 Mai 2018 - 22:39


"Les tortoises"



Faut arrêter de s'en prendre à deux pauvres glandus en ramenant une équipe d'élite. J'comprends pas, on a quand même pas l'air si difficile à latter non ? Je sais pas, je crois qu'Orpheo il nous prend beaucoup trop au sérieux. Pour peu que ce soit Orpheo et pas d'autres personnes.


Vrrrrrrrrrrrrrrrrr vrr vrr vrrrrrrrrr…

Cascade de mouvements. Le corps qui roule d’un côté à défaut d’être bloqué de l’autre par le dossier du canapé. La main qui se croit capable de prononcer le jugement dernier et s’allonge, s’ouvre pour saisir le téléphone un peu plus loin. Rate sa cible.

Vrrrrrrrr vr vr.

C’était quoi cette vibration anormale ? Non rythmée, pour ne pas simplement dire complètement anarchique. Comme un spam de messages, mais un spam de messages qui a du mal à passer. Quelqu’un est dans un train ? Qui m’appelle ? Olive ? D’où Olive se sert de son téléphone pour me parler maintenant ?

J’ouvre péniblement les yeux. Les volets sont ouverts tout comme l’une de mes fenêtres. Sa race la pluie a d’ailleurs bien pénétré dans l’habitacle, mouillé le plancher et un début de tapis. Ça tonne au loin. Un orage ? Je bâille. Et j’ai rien entendu. Bon, après réflexion, c’est normal. J’ai eu tellement de mal à m’endormir que j’ai pris quelques somnifères. La boîte sur la table basse est là, fière représentante de son genre et pièce à conviction. Le téléviseur collé au mur affiche le mode veille, avec ce clignotement orange désagréable. Qu’on soit clair, je déteste quand les appareils se mettent en veille. Soit ils sont allumés, soit ils sont éteints. Est-ce qu’on clignote pour dire qu’on veut pioncer ? Non. Alors je vois pas pourquoi l’électronique aurait le droit de le faire.

En fait, le simple fait de voir ce bouton clignoter me donne la nausée et une furieuse envie de me lever. Mais le canapé est si confortable. D’ailleurs, il est probable que je me sois endormi devant la télévision. C’est rare, mais ça arrive. Il faut dire que j’ai la maison pour moi tout seul. Olive revient à la fin de la semaine, dans exactement trois jours. J’ai promis de l’emmener en vacances à son retour, le pauvre s’est gelé les miches pendant deux semaines dans le Grand Nord, ça vaut bien le coup de casser la tirelire.

Vrrrrrrrrr.

Putain, mais laisse-moi débattre. Rabat-joie.

Maintenant que mes yeux se sont acclimatés à l’obscurité, je tâtonne un peu moins jusqu’à trouver le combiné. L’ouvre et ça. Me. Déchire. Les. Yeux.

-‘Ptin.

Ça a intérêt à valoir le coup. Trois heures du matin ? Ça a intérêt à vraiment en valoir le coup. Et autant dire que le mot est faible. Je fais défiler les conversations pour voir qui a été le dernier à me contacter. Pas que je sois particulièrement demandé, j’ai plutôt la fâcheuse tendance à ne pas ouvrir les messages qui, de base, ne m’intéresseront certainement pas. Oui, ça fait beaucoup de conditions purement subjective à passer. D’autant que je n’enregistre pas les numéros. Ça, c’est une habitude ancestrale pour ne pas dépendre de mon répertoire le jour où ce machin me lâche – et ça arrive souvent – et surtout garder l’anonymat des personnes. On est jamais trop prudent.

Quoi qu’il en soit, la top-list est un numéro bien connu. Enfin, re-connu plutôt. Green. Bah dis, il m’appelle pas pour me dire qu’il a fait un cauchemar j’espère ? C’est pas ce que je voulais dire quand je lui avais proposé de lui apporter au moins un soutien lointain. Et je suis très mauvais pour rassurer les gens.

Assez. De. Suppositions.
Clique. Clique pas. Clique. Clique pas ?

« C’est Green. Il y a au moins six personnes autour de l’appart. Même immeuble que toi. Brouilleur de téléphone. Balcon et porte d’entrée. Là pour toi ou pour moi. »

Oh.

« Plusieurs ont changé d’étage. Ils sont hyper nombreux.
Faut qu’on s’trouve »


Je remonte rapidement les messages pour vérifier l’heure de réception. Trois minutes. Pour peu qu’il y ai eu un problème de réception à en juger par l’enchaînement des messages, ça peut bien faire cinq minutes. Je roule le long du canapé avec une agilité proche de l’américain boudiné diabétique. Wah, le réveil c’est pas trop ça, j’ai un peu trop forcé sur les médocs.

Un instant,
Est-ce que j’avais vraiment laissé la fenêtre ouverte ?

La réalité et le danger proche ont cette capacité à réveiller brutalement d’un sommeil quasi léthargique. Je reste un instant sans bouger. Réfléchis, vite. Avec le bruit que je viens de faire, on me serait déjà tombé dessus. De plus, le sol est considérablement mouillé, ce qui indique que la fenêtre est ouverte depuis au moins une dizaine de minutes. A en déduire par le temps que prendrait une personne pour parvenir jusqu’au canapé même sans savoir où elle se trouve…

Ouep, je serai mort depuis longtemps.

Je me relève d’un coup. Commence par éteindre la télévision, parce qu’il faut pas pousser, ce truc est capable de me perturber. Tout en glissant jusqu’au centre de la pièce, je parviens à hauteur de la fenêtre et me colle au mur le plus proche pour la fermer délicatement, sans abaisser la clenche. Trop de bruit.

Je tapote sur le clavier et passe le téléphone en mode nuit tout en abaissant la luminosité au maximum.
Va falloir être un peu plus précis sur ta localisation frérot, parce que j’ai même pas été mis au courant que tu créchais à deux pas de chez moi. Olive sera ra-vi. Mais alors avec un « r » majuscule.

« Appart 612. 6e étage quoi. T’as encore fait qqc de mal ? »

Quoi, on détend l’atmosphère comme on peut. Bon, c’est pas tout, mais il va au moins falloir s’équiper un peu si ces gars ont l’intention d’en vouloir à Green… ou m’en vouloir à moi. J’ai rien fait de mal ces derniers temps pourtant, je sais pas ce qu’ils me voudraient. Peut-être qu’ils sont simplement venus voir quelqu’un d’autre ? C’est pas comme si ce bâtiment regorgeait de sorciers noirs et que c’est aussi pour ça qu’on songeait à déménager. Bref, je me faufile dans l’appartement et récupère la lame sur la table basse. J’ai faim aussi et le paquet de chips m’appelle mais c’est pas le truc le plus discret au monde à se mettre sous la dent.

La lame est fourrée dans la poche arrière de mon jogging et je réajuste celle tout le temps accrochée à mon pied. S’ils sont nombreux, j’ai pas de temps à perdre non plus. Je pousse la porte de ma chambre, me glisse à l’intérieur, ouvre un tiroir et en sort mon pistolet auquel je rajoute le silencieux. Les armes de tir, c’est pas trop mon dada, mais faut quand même avouer qu’on a tout de même l’air moins con et plus efficace qu’à jongler avec des lames. Et ça me fend le cœur de dire ça, moi qui suis bien plus expert dans ce second art. Le lancer hein, pas le jonglage. Quoique.

Ça craque dans la pièce d’à côté. Et ce parquet a la fâcheuse tendance à ne pas craquer de la même façon au même endroit. Je sais donc parfaitement où se trouve l’individu sans même le voir.

Green, si c’est toi, balance le assez fort parce que j’ai pas l’habitude de devoir faire équipe avec un gars qui ne partage pas mes pensées H24. Autant dire que je vise bien et je regarde pas vraiment à qui j’ai affaire. Mais là, l’objectif c’est de ne pas donner ma position. Alors, je reporte mon attention sur le téléphone tout en gardant à l’esprit l’intrus de l’autre côté. Assez loin, côté cuisine. La porte de la chambre est assez invisible, encastrée dans un coin.

« Si t’es dans le studio dis-le-moi, je tire sur tout ce qui bouge. »

Au moins il est prévenu.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Ven 11 Mai 2018 - 10:42

Green ouvre la fenêtre avec des milliers de précautions pour ne pas faire de bruit. Il entend un bruit de chute dans le salon, un bruit de glissade puis un corps sur le sol suivant d’un grognement et, à côté, un soupir étouffé. Au moins deux.

Ils savent désormais qu’ils sont attendus.
La chair de poule hurlent le long de l’échine du brun qui passe un pied dehors, puis s’assied sur le rebord.

« Appart 612. 6e étage quoi. T’as encore fait qqc de mal ? »

Il n’a aucune idée de si les appartements sont tous traversants comme le sien. Celui qu’il loue prend toute la gauche le quatrième étage, mais il lui semble bien que les autres ne sont pas fait comme ça. Au moins six personnes vivent dans celui là et il s’étonnerait que Cyan ne s’encombre d’un appart dix fois trop grand pour absolument rien. Beaucoup de cloisons, et maintenant de l’huile sur le parquet.

Il attrape son téléphone et saute. Lévitant, il se rattrape immédiatement, mais la secousse entre la chute et le moment de suspension fait tomber son téléphone des mètres et des mètres plutôt.
Génial.
Huile sur les doigts, savonnette téléphone tu seras.
Bien sûr le bruit à l’air d’alerter les gens et il y a un petit mouvement de précipitation au milieu des étages ou sur un balcon. Il entend au moins six pas. Il monte et en montant, il jette un coup d’oeil dans la fenêtre de sa chambre, où trois hommes entièrement en noir avec des fusils d’assaut et du sang fraichement dessiné sur leurs habits. Les laines sont luisantes de pourpres.
L’homme ne réfléchit pas, il braque son arme et envoie une salve de balles alors que Green monte en flèche vers le sixième étage, où il tombe sur une fenêtre entr’ouverte qui donne sur.. un studio.
Vide.

Il espère que Cyan ne s’est pas déjà pris une petite rosée de plomb dans la gueule et qu’il attend un peu son frère.

Il déverrouille la porte d’entrée, sautille dans le couloir couverte de moquette comme un rejeté, avant de regarder l’état de la moquette, déjà sanguinolente..

Tant pis. Il s’allège pour ne faire aucun bruit, ses pieds au dessus du sol. Pousse la porte qui grince.
Il file d’un coup vers la cuisine, lame, gorge, bruit sourd d’un corps qui tombe contre le sol.
Il est ravi que Cyan soit le gars supposé l’accueillir parce qu’il est bien conscient qu’il ressemble à un fou. Il est torse nu, couverte de sang, les cheveux coagulés de poisse, le regard ambré de celui, dopé à l’adrénaline qui n’en a pas fini avec sa nuit.

Il se glisse à pas de loup vers la chambre, et dans le même mouvement s’éclate le petit orteil dans un angle de porte, alors qu’une balle est tirée. Un tout petit piuuuuut.
La balle qui aurait du réduire son genou en bouillie siffle un juste un trait brûlant dans sa cuisse alors qu’il bondit sur le côté, apercevant Cyan et ses yeux clairs.

- Putain, siffle le cadet.

Mais il regarde la plaie et il a conscience que de un, son petit orteil l’a sauvé d’être un putain d’unijambiste, et de deux, Cyan a eu la bonté d’âme de viser les pieds « au cas où »
Venant de lui, ça lui fait tout chaud au coeur, presque.

- Ils sont au moins une dizaine, fusils d’assauts, runés jusqu’au cou.

Il sautille jusqu’à Cyan en se demandant si il a le temps de tracer une rune de guérison ou pas vraiment vraiment. L’autre a les yeux gonflés de celui qui dormait, un jogg d’useur de canap et cette tête de gars pas hyper ravi de la façon dont se déroule ces quelques heures.
Il a presque envie de sourire, sans trop savoir pourquoi, remettre les pieds dans une mission d’adrénaline le ravit. Il est sûr de ses compétences et certain de celles de son frère - surtout avec un silencieux - et puis, les Souls sont en général bien surentrainés par rapport aux autres humains. En plus, avec une mitraillette y’a pas bien moyen d’être silencieux, et c’est dans l’ombre et la poussière qu’ils sont les meilleurs. Rien ne bouge qu’il y a dix corps sur le sol, n’est-ce pas ?

Mais dans le couloir ça s’agite, il y a plus que des bruits de pas, il y a des voix cassées ou murmurées qui s’étouffent dans la moquette.

- J’ai rien fait. Ils peuvent pas savoir que j’habite là. Mais toi ?

Un bruit sourd dans la cuisine. Il y a une légère odeur métallique du cadavre dans la cuisine que Green n’a pas eu le temps - ou l’envie - de pousser. Il n’a pas regardé le visage, tous les morts ont le même air de toute façon.

- J’suis pas hyper chaud pour décéder ce soir.

Et ce n’est qu’en lâchant cette affirmation, ses yeux vrillés dans les prunelles claires de son frangin qu’il se rend compte de la réalité de cette affirmation ; ils peuvent totalement décéder ce soir. C’est peut être le moment où ils sont coincés. Green avale une goulée d’air, assez peu fier de son choix de résidence. Ouais, Cyan qui meurt c’est chiant, mais Cyan ET lui qui meurent c’est vraiment casse couilles. Il aurait se méfier et aller s’pieuter ailleurs que dans ce putain d’immeuble.

Raison de plus pour quitter cette putain de famille.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Ven 11 Mai 2018 - 14:51


"Les tortoises"



Faut arrêter de s'en prendre à deux pauvres glandus en ramenant une équipe d'élite. J'comprends pas, on a quand même pas l'air si difficile à latter non ? Je sais pas, je crois qu'Orpheo il nous prend beaucoup trop au sérieux. Pour peu que ce soit Orpheo et pas d'autres personnes.


Ma respiration ralentit pour ne pas perturber le tir à venir. Pas de message. Un vague bruit de poids qui tombe au sol. Green ? Green est entré ? Je doute que les hommes, venus pour on ne sait qui, soient en train de se tuer les uns les autres. Mais toujours aucun message de la part de mon frère. Rien. Pourtant, c’est pas faute de l’avoir prévenu que j’allais lui tirer dessus. Il n’y a plus aucun bruit dans le salon. Comment ça se fait ? A moins de parfaitement connaître l’endroit, on ne peut que difficilement passer au travers des grincements du plancher. Un lévitant ? Green donc. Mais si c’est pas lui.

Ce serait franchement bête de le tuer.

Je me place près de l’ouverture de la porte après avoir passé mon téléphone dans ma poche arrière. Inspire puis retient ma respiration. Réajuste ma position. Une ombre apparaît dans mon champ de vision et je préfère agir dans le sentimental. Je vise la jambe plutôt que la tête ou la poitrine. La détente appuyée, la balle se fraye un chemin précis et part se ficher dans le mur. Cible ratée ? Presque.

- Putain.

Ah, bonjour Green.

-J’t’ai prévenu que j’allais tirer.

Le tout chuchoté avec un fond d’accusation. Juste un fond, parce que j’aurais eu l’air bien fin de l’assassiner. A expliquer à père après, ç’aurait été fantastique. Je pense que je me serai enfui plutôt que de lui faire face. Qui sait ce qu’il serait advenu de ma piètre carcasse. Surtout à présent que le petit dernier est paré pour devenir un Von Duisbourg. Je continuerai à l’appeler Soul, faut pas pousser. Ils vont prendre un nom composé d’ailleurs ? Laisse tomber la longueur du machin.

J’abaisse mon arme et retourne dans la chambre pour récupérer un chargeur supplémentaire. On est jamais trop prudent. Je ne propose pas d’arme à Green, il a probablement déjà dû se préparer avant de monter jusqu’ici. Et puis c’est presque irrespectueux de sous-entendre à un Soul qu’il n’a pas eu le temps de récupérer la base de ses armes de défense.

- Ils sont au moins une dizaine, fusils d’assauts, runés jusqu’au cou.

Je fronce les sourcils. Une dizaine ? Des fusils d’assauts et en pleine nuit ? Ils se prennent pour des agents du GIGN ? Ils risquent d’alerter tout le quartier s’ils essayent de nous canarder. Et pourquoi nous au fait ?

- J’ai rien fait. Ils peuvent pas savoir que j’habite là. Mais toi ?

Je hausse les épaules.

-Aucune idée.

Je tente de me remémorer les derniers agissements de mes dernières semaines. C’est compliqué de me demander si je suis coupable d’un quelconque méfait. Bien sûr que oui, le problème, c’est comment je devrais classer lesdits méfaits. Il y a ce fleuriste qui m’a bien trop pris la tête et que j’ai menacé à plusieurs reprises de séparer la sienne du reste de son corps. Je crois qu’il était prêt à appeler la police. Y’a aussi le chien de cette vieille dame qui arrêtait pas de me gueuler dessus dans une salle d’attente. J’ai attendu mon tour et suivit la nana jusqu’à chez elle. Je suis toujours particulièrement imaginatif en ce qui concerne les simulations d’accident mortel chez les vieilles personnes. Bref, c’est franchement pas quelque chose qui justifierait d’avoir un gang à mes trousses, à moins que le fleuriste soit un chef de bande pas recommandable, accessoirement suffisamment ouverte sur le monde magique pour se prémunir de runes. C’est la seule explication probable. Ou alors.

-Orpheo ?

Eux, ils ont pas besoin de justificatif pour sortir l’artillerie lourde et peuvent se montrer particulièrement coriaces. Je ne cherche pas à masquer ma position même s’il est logique de tirer des conclusions vis-à-vis des meurtres alentours. Je ne suis après tout pas le seul à me frustrer de la moindre chose dans ce bâtiment. Bienvenue dans le nid à sorciers noirs, Green.

Je sors de la chambre. Pas de… Ah si du bruit. Encore dans la cuisine. Arrêtons d’en vouloir à notre cuisine. Je passe ma main sur une des runes de la chambre et la déclenche, entraînant une réaction en chaîne sur les runes similaires des autres pièces. Je suis pas très fan des caméra de surveillance alors j’agis autrement. Ce n’est pas une rune commune en vérité. Je l’ai liée à toutes les autres afin de savoir si l’une de mes créations s’est déclenchée ou a été désactivée.

Y’en a effectivement une de désactivée. Celle du couloir de l’entrée. Mais je n’ai entendu aucun bruit de crochetage.

- J’suis pas hyper chaud pour décéder ce soir.
-Moi non plus.

Il n’y a pas à tergiverser, si les runes ont été désactivées, c’est que les gars savent non seulement à quoi s’attendre de notre part mais qu’il y a aussi de grandes probabilités pour qu’ils aient eux-mêmes des pouvoirs. Et ça, ça veut potentiellement dire des gars invisibles. Et je déteste ô combien ce pouvoir.
Je m’approche de Green pur lui souffler à quelques centimètres de l’oreille :

-Il y a certainement des gars à l’entrée de l’appart’, une de mes runes vient d’être brisée. S’il ne s’est pas introduit par la fenêtre, alors il est passé par la porte. Mais je n’ai rien entendu alors il doit être téléporteur.

J’oublie tout le temps les téléporteurs. Encore un pouvoir que je déteste. Autant ceux qui traversent les murs en temps normal ne le pourraient pas, autant empêcher quelqu’un de traverser un espace-temps précis, ça demande de faire des runes ultra chiantes et ultra longues. Et en quatre ans de vie par ici, c’est la première fois qu’on envoie un commando pour me tuer. M’est avis que ces gaillards ne sont pas venus pour moi.

-Il faut qu’on sorte d’ici. Les runes les ralentiront mais ne les tueront pas.

Je passe à ma ceinture le nécessaire classique ainsi qu’un câble rétractable au cas où le besoin de passer par la fenêtre se fasse sentir et me faufile devant Green en prenant la tête de la marche. Le studio est bien trop silencieux. Je pourrais presque me rendormir si une tension énorme ne rendait pas l’air quasi suffocant. En fait, j’aimerais partir pour deux raisons : utiliser mon pouvoir et récupérer un maximum de mobilier dans un état passable. Sinon adieu les vacances sous les tropiques. J’avance doucement, les deux mains sur l’arme, prêt à tirer. Toujours rien. Le mieux reste de sortir par la fenêtre. Rapide et efficace.

Mais à l’instant où mes yeux se posent sur cette dernière, trois individus tombent sur le balcon et balancent la sauce. Les vitres explosent et déversent leur débris dans tout l’intérieur. Les coussins se vident de leur chargement de mousse, éventrés. Et ça fait un bruit du diable, ça illumine la pièce de dizaines de diamants mortels. Pas de doute, on est partis pour réveiller le quartier. C’est quoi, une mitrailleuse ?

Bon, je discute je discute mais je ne suis pas resté planté là à faire le beau. Mes pas se sont allongés pour me planquer derrière la bibliothèque non loin. Et Green ? Il est parti où Green ? Pas le temps de m’occuper de lui pour le moment. J’inspire et compte les balles… Maintenant. Je me retourne, vise, tire. Deux balles, deux gars. Songe à demander où se trouve Olive avant de comprendre que je recherche Green avant tout et que c’est pas en me parlant à moi-même qu’il devinera quoi que ce soit. L’autre a fini de recharger et à en déduire par l’absence de tir mais celle de discussion, il a été rejoint par d’autres intrus.

Faut vraiment qu’on se casse.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Ven 11 Mai 2018 - 19:26

-J’t’ai prévenu que j’allais tirer.

Green lui offre un petit sourire, tout à fait amusé de la façon qu’ils ont de se dire bonjour, chacun à sa manière affectueuse et enjouée, polie et souriante.

Chez les Souls, ça se traduit en : chacun agresse l’autre.

Le blond disparaît dans la chambre sur la pointe des pieds avec cette manière si particulière de se déplacer. Si Green avait bien une manière de distinguer Olive de Cyan quand il devrait les affronter, c’était bien leurs gestes et leur façon de se mouvoir. Olive, taureau qui charge dans le tas et Cyan, plus..

.. vicieux.

Il revient avec un chargeur et Green se dit que putain, il aurait bien fait d’avoir un cerveau lui aussi, mais il n’a jamais été très armes à feu, et pas pour une raison franchement glorieuse ; Green, sept ans, un fusil d’assaut dans les mains réglé sur trois coups par détente. Le premier coup, dans la cible, troisième coup, en haut du mur, dernier coup, le plafond. Il avait osé dire que Red avait commencé à tirer à treize ans et que lui n’avait pas la force de le tenir, mais Allen lui avait rappelé le concept de « ne pas avoir la force » en lui montrant qui était, en effet physiquement assez fort pour l’écraser s’il ne recommençait pas à l’infini.

Comme quoi, faites gaffes à vos gosses, hein.
Après ils essaieront de vous assassiner pendant la nuit.

-Aucune idée.

C’est au tour du brun de froncer les sourcils, miroir de son frère quelques secondes auparavant. Si Cyan n’a rien fait et que Green non plus, c’est que c’est sûrement..

-Orpheo ?

Green hoche franchement la tête, maintenant convaincu que la soirée va être longue et qu’il ne s’agit pas d’être fier, il s’agit d’être vivant. Cyan se met à tripatouiller des choses, actif alors que le cadet ne sait pas trop que faire sa personne, inutile à lui même et plus exposé qu’il ne le voudrait.

-Moi non plus.

Il y a quand même un canyon entre ce qu’ils veulent et ce qu’il va se passer, et Green en a bien conscience. Cyan se rapproche alors qu’un frisson s’enfuit sur la chair de poule du brun. Il sent bien l’aura que dégage son aîné et ce n’est pas vraiment de la sérénité.

-Il y a certainement des gars à l’entrée de l’appart’, une de mes runes vient d’être brisée. S’il ne s’est pas introduit par la fenêtre, alors il est passé par la porte. Mais je n’ai rien entendu alors il doit être téléporteur.

Téléporteur.
Il sait bien qu’il a su se téléporter un jour et que ça s’est toujours déclenché dans des moments cruciaux. Il pourrait le refaire à nouveau. Il pourrait. Il pourrait aussi les tuer tous les deux dans le stress et la poisse qui le suit, aussi bien le brun enterre cette idée.
Donc face à des téléporteurs c’est la merde, surtout bien entraîné ils peuvent frapper, disparaître frapper, disparaître à nouveau.

-Il faut qu’on sorte d’ici. Les runes les ralentiront mais ne les tueront pas.

Green regarde sans rien dire son frère passer un câble dans son matos. Ce n’est pas le moment de lui gueuler que le principe de léviter, c’est de voler (coucou Anja).
Green fait donc le tour de l’endroit avec parcimonie, prêt à passer par la fenêtre pour en effet ne pas se faire défoncer, quand trois hommes se posent sur le balcon dans un bruit métallique. Immédiatement le brun saute pour esquiver, il sent des éclats de verre lui filer la peau mais il est derrière le mur avant de vraiment se faire saucer la gueule.

Deux autres bruits de pas mais ce coup ci il entend le bruit très distinctif de l’arme de Cyan, piout piout (en moins ridicule) et deux corps s’effondrent un peu plus loin.

Bon. Cyan est à environ cinq mètres.

Green se lève d’un coup, lance une lame qui trouve une gorge alors qu’une nouvelle salve de balles l’accueille tandis qu’il rejoint Green.
Un homme en moins sur vingt, ça fait quand même un très mauvais ratio, surtout quand on sait qu’il n’a pas des lames magiques qui se reproduisent dans son dos.
Il ouvre la bouche pour parler mais la fenêtre de la chambre explose et puis bon, ils sont pris en pince comme des merdes, quoi.

- Il me reste deux lames, ça fait deux morts. Il ne sont pas encore nombreux sur le balcon.

Il halète, la peau brûlée à vif par les éclats et la poussière coupante qui s’y trouve.
A nouveau, torse nu, c’est vraiment complètement con.

- On se jette dans le vide, j’te rattrape.

L’idée est pourrie, si les gars attendent en bas, ils se feront tirer dessus comme des pigeons.

- Ou go dans le couloir, y’avait un autre studio.

L’idée est pourrie, si d’autres sont dans le studio, ils se feront prendre par surprise dans leur fuite et abattre.

- Ou go dans ta salle de bain si elle contient une fenêtre.

L’idée est pourrie, si il n’y a pas de fenêtre ils seront fait comme des rats. Les mots se bousculent dans ta bouche.
Pourquoi est-ce que dans les films les idées ont l’air de venir beaucoup plus naturellement ?
Est-ce que Cyan pourrait viser et faire juste un trou dans le mur ? Sans faire un trou sur eux ? Est-ce que ça serait pas le moment de balancer une onde de choc pour tout raser une bonne fois pour toute ?

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Ven 11 Mai 2018 - 22:21


"Les tortoises"



Faut arrêter de s'en prendre à deux pauvres glandus en ramenant une équipe d'élite. J'comprends pas, on a quand même pas l'air si difficile à latter non ? Je sais pas, je crois qu'Orpheo il nous prend beaucoup trop au sérieux. Pour peu que ce soit Orpheo et pas d'autres personnes.


C’est à en devenir fou. Pourquoi ce soir, pourquoi maintenant ? Ils auraient sérieusement pas pu attendre qu’Olive revienne du grand froid ? Faire la peau à trois Soul au lieu de deux ? Quoique, c’était peut-être l’objectif, de profiter de la séparation de jumeaux. AH. Rosenrot va m’entendre parler, c’est moi qui le dit. Et alors si certains me pensent bavard, c’est qu’ils n’ont pas encore vu l’entièreté de mes talents en matière de relouitude. Parce que ce mot a été spécialement inventé par et pour moi. Plus jamais on me sépare du taureau qui me sert à de frère. Je dois tout repenser autrement sans lui. Mais bon, heureusement que Green m’a prévenu. Dans le cas contraire, je serai mort ou bien soigneusement emmailloté comme un colis dans un des QG d’Orpheo. Qui sait ce dont Olive serait capable pour me récupérer.
A la réflexion, je ne préfère même pas savoir.

Et c’est en pensant à tout ce qui serait advenu si Green n’avait pas élu domicile plus bas ou plus haut en ces jours-ci que les deux bonshommes tombent au sol d’une balle dans la tête. Rapide et sûr, les exorcistes il faut les achever d’un seul coup pour peu qu’il y ait un soigneur dans les parages. S’ils sont une bonne dizaine, il est même probable qu’il y en ait deux. Dans tous les cas, il faut qu’on avance et qu’on sorte de cet endroit.

Un gars de plus tombe dans un râle assez silencieux. Les autres ne vont pas tarder à rappliquer vu le raffut. Je ne préfère pas compter sur les autres sorciers du bâtiment, ces connards sont plutôt du genre à se terrer dans leur trou à rat pour garder leur place bien au chaud. M’enfin, m’est avis qu’ils doivent être les prochains sur la liste.

Ah, Green !
Une ombre passe à côté de moi et je me colle un peu plus à la bibliothèque pour lui faire de la place. C’est pas comme si je lui avais déjà presque intentionnellement tiré dans le mollet. Merci à lui d’avoir esquivé cela dit. Mais on se remerciera l’un l’autre plus tard.

- Il me reste deux lames, ça fait deux morts. Il ne sont pas encore nombreux sur le balcon.

Non, mais je suppose que ça sous-entend qu’ils ne tarderont pas à l’être. La fenêtre de la chambre explose juste avant ses mots. Mes vitres. Putain. La discrétion les mecs, on vous l’a jamais apprise ? Je grince des dents.

- On se jette dans le vide, j’te rattrape. Ou go dans le couloir, y’avait un autre studio. Ou go dans ta salle de bain si elle contient une fenêtre.

Ok. Je pose une main sur l’épaule de Green. Il transpire la peur. Et je suis… parallèlement sans doute un peu trop calme. Sans doute parce que je connais parfaitement les alentours et les probabilités de nous enfuir. Et que… j’ai tendance à tourner ces situations absolument anormales en scène prenantes et pas totalement désagréables. Mais je ne suis tout de même pas si rassuré.

-Calme, Green, on va s’en sortir.

On va absolument s’en sortir, parce que là se trouve le fait : on a pas le choix.

Et ça canarde. Mais ça canarde au-dessus.
AH. Voilà, ma théorie est vérifiée.
Je lance tout bas alors que trois nouvelles figures sont déjà au balcon – ces trucs poussent comme des champignons sérieux :

-Ils attaquent tout le bâtiment, il y a une petite dizaine de gars de Croix et Rosenrot ici.

Tout à coup, alors qu’un éclair s’abat un peu plus loin, le salon se met subitement à crépiter avant de libérer un flux électrisant sur plusieurs mètres. Ah ouais. Ah ouais, alors ça commence à sérieusement utiliser la magie là. Ils ont pas l’intention de faire beaucoup de prisonniers s’il balancent des éclairs dans les studios maintenant. Certains d’entre eux nous passent à quelques mètres à peine et tous mes poils se dressent en réponse. J’ai pas géré non plus les runes anti électricité.
On en veut à ma vie et ça, clairement, ça me permet de changer radicalement d’attitude. Récupérons les idées de Green. Se jeter dans la vide, couloir ou dans la salle de bain si y’a des fenêtres. Y’a pas de fenêtre. Ça laisse deux options. L’entrée du studio est certainement cernée et ces tarés sont certainement aussi présent dans les escaliers. Je veux bien m’occuper d’un mec ou deux, mais trois doués, ça va commencer à faire du beau monde. Du beau, très vilain méchant monde.

Bon.

-Je saute. Tu me rattrapes. On passe par la chambre, moins de monde. Assure-toi de pas être dans ma champ de vision. Faut passer trois bâtiments, t’es lévitant on passera par les toits, ils sont plats. Le…

Cette fois-ci, c’est au tour du feu de se faire une place dans l’appartement qui, bien que certainement puissant, s’évanouit immédiatement. Ça, les runes anti-flamme, j’ai. Mais deux élémentariste, ça commence à être chaud chaud chaud à gérer. Les voilà déjà qui pénètrent dans l’habitacle, faute d’être bloqués dans leur objectif de pyromanie. J’enchaine en accélérant encore le débit de ma voix.

-Sur le quatrième toit, en pente, y’a une fenêtre velux. On la brise et on est à l’intérieur d’un hôpital. Si c’est Orpheo, ils rangeront la mitraillette.

Normalement, c’est Olive qui attire l’attention et que je suis censé couvrir. On va tester Olive aujourd’hui, en espérant que Green gère mon travail à merveille. Je m’étire pour faire les trois mètres qui sépare la bibliothèque du salon à celle de la chambre et me sert d’à peu près toutes les cachettes possibles pour éviter les balles sur ces quelques mètres. Qu’il passe par le balcon du salon ou celui de la chambre, Green aura au moins le plaisir d’avoir un relatif espace sans gars à ses trousses. Parce que je vous assure qu’à en déduire les coups d’électricité balancés sur mon corps, ils ont bien l’intention de me transformer en poulet rôti. Et Soul ou non, c’est pas parce que je continue à courir que je souffre pas le martyr.

Y’a un mec dans la chambre. Il me voit arriver mais son arme est abaissée. Le temps de la lever, je lui ai déjà fiché le pommeau de la mienne dans sa tempe. Trop près pour tirer. Le rebond du lit me permet d’atteindre plus vite le balcon et un des éclats encore accroché à la vitre m’érafle le bras tandis que deux balles un peu trop bien visées viennent se ficher dans mon bras gauche et à quelques centimètres à peine de mon omoplate.
Mais le temps de crier, pas même le temps de grincer des dents. Je pose mon pied sur la rambarde du balcon et saute. Littéralement. Dans. Le. Vide.
Effectue une demi-pirouette pour avoir le bâtiment dans mon axe de vision. Joint les mains avec une douleur atroce. Une immense onde de choc vient souffler toutes les vitres du bâtiment et fait tomber tous les gars accrochés au mur. Ils tombent comme des mouches haha.

Haha. Moi aussi. Help.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Ven 11 Mai 2018 - 23:25

Cyan, patpat Green. Il n’y a pas de terme plus précis en cet instant, il pose une main sur son épaule nue et dit en regardant autour d’eux comme s’ils avaient absolument tout le temps pour vivre et papoter; le cadet attend presque un petit discours remonteur de moral à la Marvel, le moment où le gentil essaie de cheer up l’autre gentil.

Mais bon, force est de constater qu’on n’est pas exactement chez les gentils.

-Calme, Green, on va s’en sortir.

Le cadet n’est pas hyper convaincu mais il se le tient pour dit et ferme sa gueule. Il y a quelque chose d’apaisant dans le fait de suivre les décisions d’un autre, on n’est pas posté le cul entre deux choix foireux.
Surtout quand on doit les prendre entre les balles.

-Ils attaquent tout le bâtiment, il y a une petite dizaine de gars de Croix et Rosenrot ici.

Green ne savait pas, mais Green est vraiment très content d’apprendre ça. Green sait aussi qu’au moins dix gars à buter, c’est une armée entière qu’à du soulever Orpheo - si c’est bien eux.
S’ils ont affaire à des conservateurs, ils ne font sûrement pas chercher à faire des prisonniers. Une bonne ambiance.

Un éclair déchire la pièce alors que le brun se cache les yeux. Bien bien. Il se demande qui s’est fait rôtir sur le coup parce qu’une odeur de barbecue s’élève dans l’air. Green jette un regard à son frère, entre l’accusation d’avoir runé l’appart avec son cul visiblement et d’avoir en plus dit des mots bateaux pour rassurer le petit frère.
C’est con, surtout si ils meurent.

-Je saute. Tu me rattrapes. On passe par la chambre, moins de monde. Assure-toi de pas être dans ma champ de vision. Faut passer trois bâtiments, t’es lévitant on passera par les toits, ils sont plats. Le…

Il y a une histoire de feu, mais visiblement Cyan n’a pas finit de causer. Pourtant Green voit déjà des milliards de raisons pour ne pas suivre ce plan là, qui clairement, craint à mort. Principalement pour la raison suivante :

Comment Green peut-il rattraper Cyan sil ne voit pas quand est-ce qu’il saute ?

Et ben visiblement on sait pas, mais il va falloir trouver visiblement, puisqu’il enchaîne.

-Sur le quatrième toit, en pente, y’a une fenêtre velux. On la brise et on est à l’intérieur d’un hôpital. Si c’est Orpheo, ils rangeront la mitraillette.

Et là, Cyan se casse comme ça. Peut être qu’il est habitué de dire à Olive comment ça va se passer mais Green la boucle juste, pas du tout certain de la fin de cette histoire. Cyan se casse et pouf. Il y a un bruit sourd et c’est tout.
Green se précipite plus ou moins à sa suite - avec la marge du gars qui laisse son frère se prendre tout dans les dents en premier - ne se prenant qu’une fois un coup de jus - toujours étonnant cette impression de brûler mais du dedans - avant de se planquer derrière le lit quand tout explose. Dans sa tête, la possibilité que son frère ait pu passer au milieu des balles et tout ça et quand même déclencher son pouvoir fait de Cyan un super héros.

Un super héros qui lui fait vraiment trop confiance.

Et quand tout explose, c’est plus ou moins le moment de sauter, mais Green est complètement sourd et déstabilisé, un la de répondeur lui sonnant aux oreilles.

Il se jette dans même dans le vide sans comprendre le haut du bas. Mais son pouvoir étant lui, son pouvoir était ancré dans son instinct de survie même il fonce vers le sol à une allure assez peu avenante pour quelqu’un qui peut vivre. Il attrape Cyan à deux mains et remonte, mais pas d’un coup en ligne droite, plutôt vers l’avant pour essayer d’éviter de lui luxer un genou.

Il est lourd, quand même.

- Surtout bouge pas.

Il le soulève un peu plus fort pour essayer de le retourner, et le choppe par le bras et la taille. C’est con, mais c’est la deuxième fois qu’il lévite avec quelqu’un dans une situation vraiment exigeante et ouais, son frère est un poil plus lourd que prévu.

Surtout quand lance-flamme man n’a plus aucun problème pour utiliser son pouvoir en dehors de la porte.
Les gars restés dehors en back-up ne s’étant pas pris l’onde de choc n’ont pas non plus trop de mal à viser Green et Cyan, grosses cibles volantes et bancales.

Nouvelle salve.

Le plan A était voler directement vers le toit en question, le plan B devient vite voler dans des trajectoires aléatoires, sautillant dans le ciel pour essayer de vivre.

Jusqu’au dit toit.

Mais le toit n’existe plus.
Et les immeubles ne ressemblent plus aux immeubles.

- PUTAIN D’ILLUSION, grogne Green

Faut avouer qu’aussi Soul qu’il soit il commence à sérieusement s’épuiser à vagabonder en l’air, surtout quand il se rend compte que y’a un connard qui met des trucs devant ses yeux, c’est pas hyper cool.

- J’vais lâcher.

Au moins ça a le mérite d’être clair, il change de trajectoire, tant pis pour l’hôpital. Dans l’immeuble qu’ils viennent de quitter des coups de feux répondent à d’autres coups de feux, ce qui est en soit une bonne idée, pas tout le monde ne s’est fait égorger dans la nuit, ce qui devrait en cas occuper un peu les autres.

Trottoir donc. Green choisi une rue un peu plus loin, la sueur gouttant de ses cheveux alors qu’il fait quelque mètre en plus et se pose.
Il se retourne pour vomir ni vu ni connu, le corps agressé par les quelques minutes qui viennent de se passer, essoufflé de manière somme toute normale mais toujours agaçante. Faut dire que devant ses yeux, se sont des petites étoiles qui dansent devant ses yeux.

Il se dit qu’ils s’en sont pas mal sortis et qu’ils sont quand même loin de l’agitation. L’illusion n’a pas pu les suivre jusqu’ici et ils sont loin de l’agitation principale. Il lâche donc :

- Putain pas mal.

Mais les mots tombent juste quand une lame court mais effilée lancée de la rue d’en face ne vienne se ficher jusqu’à la garde dans son bas-ventre.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Sam 12 Mai 2018 - 22:28


"Les tortoises"



Faut arrêter de s'en prendre à deux pauvres glandus en ramenant une équipe d'élite. J'comprends pas, on a quand même pas l'air si difficile à latter non ? Je sais pas, je crois qu'Orpheo il nous prend beaucoup trop au sérieux. Pour peu que ce soit Orpheo et pas d'autres personnes.


J’ai pas envie de me dire qu’on a aucune chance parce que ça, c’est la porte ouverte à la défaite. Même si le dieu de la chance me proposait la prison ou une probabilité d’un millionième de m’en sortir – plus ou moins – indemne, je continuerai à choisir la fuite. Parce que c’est bien ce dont il s’agit maintenant. Fuir. D’accord, papa Soul est un grand bonhomme avec des pouvoirs plus qu’abusés, c’est le septième fils de la génération précédente alors la fuite il ne nous l’a pas apprise : il nous l’a grandement déconseillé à sa manière. Mais fort est de constater que contre une armée de doués armés jusqu’aux dents et prêts à nous faire la peau, on joue pas les grandes gueules et on trouve un moyen de se barrer. Si on applique la mécanique Soul à la lettre, ben dans vingt minutes y’en a plus, de Soul. On finit tous les deux cramés. Et p’t’être que quand père aura perdu deux de ses gars, il réfléchira. Bah, j’espère pas lui voir verser une larme à mon enterrement, mais se questionner déjà un millième de seconde, c’est un bon début. Et est-ce que ça vaut le coup de mourir pour une réflexion d’un millième de seconde.

Nop, décidément nop.

Alors, je décide de prendre les choses en main. Puisque les issues semblent se boucher les unes après les autres, il est plus que temps de sauter du navire. Ou de l’immeuble, pour être suffisamment précis. Je peux pas léviter. Avec Olive, on aurait certainement pris les escaliers en balançant le taureau en première ligne.

Mais cette fois-ci, c’est déconseillé. Green, c’est un poids plume. Alors, je saute. Balance mon onde de choc. Fais tout péter, parce que ça reste terriblement satisfaisant. Bon, certes j’attire par le même coup l’attention de tous les gens à l’extérieur mais il y en a déjà une bonne moitié qui tombe. Enfin, je pense, je ne m’offre pas vraiment le luxe de pouvoir observer cela, étant moi-même en chute libre.

Et Green me rattrape. J’étais à deux doigts de sortir mon câble pour m’accrocher je ne sais où et limiter la casse même si Dieu seul sait qu’il y en aurait eu. C’est pas censé s’improviser de sauter du sixième. J’ai clairement pas l’habitude de voler. Ne plus céder à la gravité, c’est agréable mais être attrapé par la jambe c’est assez perturbant quand même. Le sang me monte à la tête et je ferme violemment mes paupières en réponse.

- Surtout bouge pas.

Ça tombe bien j’en ai pas l’envie. Sauf qu’il m’attrape. Il m’attrape par le bras. Le bras gauche. J’en arrive à voir très vite des étoiles. La douleur est si fulgurante qu’elle m’empêche même de crier. Je lute pour me maintenir dans un semblant de conscience tout en sentant clairement mes muscles se tendre et ouvrir encore davantage l’impact autour des deux balles. Ça grésille dans les oreilles et la lévitation n’apporte rien de plus qu’une nausée atroce.

J’ignore absolument où je me trouve, que ce soit au niveau de ma position physique que de la place du haut et du bas dans l’espace. Et rien à me raccrocher si ce n’est Green.

- PUTAIN D’ILLUSION.

Hein ?

- J’vais lâcher.

Quoi ?? Quelques secondes à peine s’écoulent sous cette pluie aussi épaisse et opaque qu’un rideau. Illusion ? Ils ont aussi un illusionniste ? Et je les ai pas tous soufflé ? Il y en avait encore à terre ? Ils sont combien au juste ? Lorsque mes pieds rencontrent le sol, je m’effondre à quatre pattes. L’enchaînement pouvoir, maintien par une zone blessée, lévitation, c’est pas à renouveler de sitôt. La douleur remonte jusqu’à mon oreille et incendie dans toute mon épaule. Et Green qui vomit à même pas deux mètres. Je le suis volontiers dans son action. Haha, ça fait un peu pitié. Au moins avec l’eau qui tombe c’est pas trop salissant. Quoique, quand on se bat pour sa vie, on se fiche pas mal d’être sale. Question de priorité.

Ma main vient instinctivement se poser sur mes douloureuses plaies et je crache par terre pour évacuer le goût abominable. Je ne suis pourtant pas encore très essoufflé et me relève donc assez vite. Face à Green, j’aperçois au loin un groupe visiblement prêt à nous poursuivre à pied maintenant.

- Putain pas mal.

Je parlerai pas si vite si j’étais toi. Encore sonné, je n’ai pas le temps de réagir par rapport à l’arme qui se dirige vers Green. Qui se la prend en plein ventre. Je lève à peine la tête et remarque un guépard près à nous rouler dessus. Et même si je me fiche totalement du règne animal et de ses particularités, je comprends bien vite que lui, il va nous poser problème.

-Cours.

Et sur ces mots, je récupère l’arme à ma ceinture et tout en reculant précipitamment, je fais feu. Une balle, deux, trois, quatre. Cinq. La bête est touchée et tombe sur le côté. Je fais volte-face et coure à mon tour mais à en juger par cette méchante impression de ne pas avancer, j’en déduis que l’illusionniste à décider de nous courser. Impossible de viser. Utiliser une deuxième onde dans ces conditions et a si peu d’intervalles de la première, c’est également très dangereux. Mais mourir, ça l’est encore plus. J’avertis Green, pas certain de l’avoir devant moi ou derrière moi. Tout ce que je sais, c’est que j’ai tourné de 90° et que mes assaillants se trouvent certainement devant moi. À quelle distance, aucune idée. D’où l’intérêt de claquer une onde très, très méchante. pour eux, comme pour moi.

-Je vais balancer une nouvelle onde. Il faut qu’on trouve un endroit hors de leur portée où se cacher parce que je serai HS après celle-là.

Mon organisme tout entier me crie déjà de ne pas le faire. Mais tant pis, l’air se met à crépiter autour de moi, électrisante puis se concentre pour former un trou d’air qui enfle, enfle jusqu’à m’englober tout entier. Mes mains se positionnent de chaque côté de mon corps et je ralentis pour pouvoir maintenir la pression insoutenable qui compresse tous mes organes. Puis, dans un souffle, je relâche toute l’énergie. Le bruit est si puissant qu’il passe au-delà de l’orage et offre la même détonation d’un épicentre d’explosion. Les plus proches sont renvoyés cinq à six mètres en arrière. Suffisamment pour semer nos poursuivants pendant quelques secondes supplémentaires. Est-ce que ça valait le coup ? Oui, au moins, l’illusion ne fait plus effet. Ça nous donne une autonomie de mouvement. Je fais immédiatement demi-tour mais alors que mon pied engage la course, l’autre s’y refuse et je tombe à genoux. Ma main vient immédiatement protéger ma bouche qui ne tarde pas à décharger une épaisse mare de sang. Ça inonde mes poumons et rend difficile jusqu’à ma simple respiration. Le goût métallique rend ma langue pâteuse et sèche.

Je sais même pas si je vais pouvoir me relever. J’espère que Green va s’en sortir. J’espère aussi qu’il aura pensé à quelque chose, l’avantage c’est qu’avec le bordel que j’ai mis, les habitants devraient pas tarder à appeler la police et ça, ça devrait forcer les gars à rebrousser chemin. L’orage peut masquer des tirs, mais une onde de choc de cette intensité, ça devient compliqué. Je ferme les yeux. Il faut qu’on rentre dans un bâtiment. Qu’on se cache. Quelque part. N'importe où. Ça peut pas finir comme ça.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Dim 13 Mai 2018 - 13:23

Les deux garçons s’éclatent donc par terre dans une position classe et stylée, c’est à dire tous les deux plus ou moins la bouche proche du sol pour pouvoir vomir leur vie. Ils sont dans un piteux état, et ça l’entraînement Soul ne l’avait pas prévu : comment survivre en milieu réel face à une montagne d’individus ? Green le sait, les pouvoirs de Cyan ne sont pas rechargeables à souhaits, et clairement il ne pense pas pouvoir refaire léviter son frère avant quelques temps.

M’enfin, c’est ce qu’il pense avant que la lame ne se fiche dans le bas de ses abdominaux dans un bruit mat et un pincement aigu, brûlure fulgurante dans le ventre. Il reste quelques bonnes secondes abasourdi face à ce canif - un peu ridicule certes, mais tout de même tout à fait planté dans sa chair - avant de lever la tête, sonné, sur un Cyan qui dit :

-Cours.

Tout le corps du brun semble se délier d’un seul coup alors qu’il se rend compte de l’urgence de la situation. Cyan dégaine son arme de met à tirer mais, si le guépard roule dans la poussière, tout l’univers autant des garçons reste instable et figé, comme bloqué par un illusionniste, mais un illusionniste clairement épuisé. Ou deux.
Ou plus ?

-Je vais balancer une nouvelle onde. Il faut qu’on trouve un endroit hors de leur portée où se cacher parce que je serai HS après celle-là.

Green se retourne vers le blond et ouvre la bouche, prêt à protester devant cette idée tout à fait pourrie mais il sent lui aussi le changement d’ambiance dans l’air et sait qu’il est déjà trop tard, ce qui est bien dommage car Cyan risque tout à fait de décéder.

Le brun se traine donc dans le dos de son aîné, profitant des quelques secondes de répit pour tracer une rune sur son bras avec son propre sang. Il n’a pas osé bouger la petite lame qui a du transpercer les muscles et les déchirer, mais n’a sûrement pas pu impacter les organes interne.
M’enfin, il espère du moins.

La déflagration arrive d’un coup. Planqué comme il est, il est juste vaguement repoussé en arrière et protège ses yeux de ses bras, et ce n’est qu’à cet instant qu’il voit les traces de sang dans le dos de Cyan et qu’il comprend qu’en plus avoir abusé allègrement de ses pouvoirs, son frère est touché.
Et cette impression d’être en train de le voir crever se double quand il le voit s’écrouler subitement avant de suinter subitement d’un peu de sang, puis d’un torrent.

Bien.

La rue est excessivement calme, comme l’immeuble quelques minutes auparavant. Les attaquants comme les poursuivis ont été soufflés par l’onde de choc, ne reste qu’une poussière qui flotte comme une barre taille humaine sur le trottoir.
Green attrape sur frère sous l’épaule - valide - et galère pour le relever, son coeur battant à ses oreilles et la bouche pâteuse de celui qui n’est pas loin d’être en échec vital.

- C’paslmomentdes’évanouir, siffle-t-il tout d’un bloc, des écrans noirs passant devant ses yeux.

Faut dire qu’il ne s’est absolument jamais mis dans cet état là. Ou alors quand il l’a fait, il n’avait pas une cuisse sanguinolente et un canif dans le bide, ni un frère à moitié mort à traîner. Il trace vite faf une autre rune à côté de la plaie pour arrêter le saignement et tire innocemment d’un coup sec sur la lame qu’il laisse tomber, tout sidéré de douleur qu’il est.
Il secoue la tête, un peu abruti mais les événements mais de remet un peu à avancer. Il attrape aussi l’arme, au cas où quelqu’un soit déjà d’attaque pour recommencer la bagarre, même si honnêtement, il est dans l’état où il pourrait rager de mauvaise foi à coup de ben vas-y, tire, pour ce que j’en ai à foutre.

Alors que mourir n’est toujours pas dans sa première liste de priorité.

Bref, qui dis rue dis maisons, habitations du moins, et qui dis habitations dis portes.
Qui dis portes dis gens, et Green hésite un instant sur l’entrée en matière qu’il est censée établir, étant donnée que l’option un serait de faire les petites victimes, du genre oh, pitié aidez-nous, nous sommes des victimes attaquée - ce qui n’est pas faux en soit - ou alors l’option flingue sur la tempe, laisse nous nous poser là enculé.

Il dit à son frère :

- On s'pose là deux minutes, et dès qu'on peut on décolle l o i n.

Ce qui donne qu’il ne fait finalement, aucun choix.

Il pense fracasser la porte, mais la porte cède juste d’un coup, déjà entr’ouverte, et les deux sont emportés dans l’ouverture. Green tient d’un tiers son frère, d’un tiers le silencieux et d’un tiers son âme et sa dignité qui ont tendance à s’enfuir à petits pas.
Il m’est avis qu’on a jamais vu de sorciers noirs aussi misérable.

La pièce est incroyablement lumineuse, d’une lumière blanche extrêmement désagréable et aveuglante, et Green dépose son frère-flaque en soupirant, les muscles de son épaule tétanisés par la charge. Il y a effectivement un gars dans la pièce, et au lieu de choisir une option viable, il choisit, tout con qu’il est, de couiner :

- On s’est fait attaquer.

Tout en gesticulant avec son arme, le canon pointé vers le bas, inutile mais bien visible.
Absolument rien n’a de sens, ça a un peu cramé dans son cerveau à Green - à moins que l’onde de choc n’aie balayé les quelques neurones restantes.

- De l’aide ?

Et puis ben débrouille toi avec ça pélo. Débrouille-toi.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Dim 13 Mai 2018 - 14:03

Grosse mission Orpheo. Les mecs, ils me cassent les couilles comme jamais, mais je ne peux pas vraiment m’empêcher de leur dire oui. Surtout qu’en théorie, ils balancent la sauce, et moi j’attends juste dans une des fameuses « portes ouvertes » qu’ils peuvent franchir pour que je puisse soigner les blessés directs et les blessés graves.

A vrai dire pour le moment, il a surtout entendu des explosions et a pâli dans le fin fond de la pièce, se remémorant des déflagrations pareilles au Sri Lanka. Il espère surtout qu’on ne le trainera pas dehors.

Non, c’est un peu faux.

Il espère carrément qu’il est trop loin de l’action, et que personne n’aura besoin de lui, et qu’il aura été payé à glandouiller.

Tout à fait son style.

Faut dire que à part écouter, j’ai pas grand chose à faire. Il y a six brancards dans la pièce, du matériel de médecine humaine en cas de problème un peu trop important que je ne pourrais pas gérer - genre dix connards avec des jambes en moins, je ne pense pas pouvoir sauver tout le monde. Il a refusé un ou une assistante en argumentant que le plus de spots soins il y aurait, le plus de gens seraient potentiellement sauvés. On lui a dit oui oui, ça ne l’a pas rassuré mais au moins, personne ne le faisait chier.

J’ai presque réussi à imposer Hannah pour qu’elle puisse les téléporter au plus vite dans une safe zone, genre, au hasard, l’hôpital qui est juste à côté, mais faut avouer que au final malheureusement, on attend surtout des morts, puisque le nid est un nid à sorciers noirs. M’enfin. J’sais plus trop pourquoi on m’a dit non exactement, mais le résultat reste le même : j’attends.

Il attend jusqu’à ce que les bruits se rapprochent, mais alors se rapprochent vraiment. Il y a une déflagration qui semble être dans l’exact rue où il est, et putain j’espère que les bastons ne se décalent pas par ici, parce que j’ai un révolver que j’suis pas sûr d’exactement bien tenir, et j’peux feuler comme un gros chat. Wouhou. On va aller hyper loin avec ça.
Bien sûr, il a runé toute la pièce au fusain, anti flammes, anti explosions, anti ceci, anti cela, mais la déflagration fait tout de même trembler les murs et un miroir s’éclate sur le sol. Il grommelle, ramasse les morceaux sans se couper et s’approche de la poubelle quand la porte est subitement enfoncé par deux gars qui ont l’air pas frais, mais alors, pas frais du tout.

Et c’est le moment exact où je me demande comment on fait pour différencier les gars d’Orpheo, des méchants de Rosenrot.
Et bien.. [/]

- On s’est fait attaquer. De l’aide ?

[i]Disons qu’il ne me menace pas et qu’il demande poliment de l’aide ?
Parce que, entre le monsieur à moitié décédé qui est en train de baver du sang sur mon plancher, et l’autre torse nu qui n’a pas l’air de se trimballer avec un badge orpheo dans son slip, dans tous les cas je n’ai pas trop le choix. Même si j’avoue, j’avoue je trouve ça chelou qu’il dise qu’ils se sont fait attaquer parce que je suis au courant.
Même si bon, ils demanderaient pas de l’aide au pif à n’importe quel pecno ?
Si ?
Non ?


Il hoche la tête vivement et joint ses mains, desquels émane un peu de lumière, avant de s’avancer vivement sur le monsieur debout d’abord. Il pose sans mains sans ménagement sur la plaie du ventre en balançant assez d’énergie pour que la plaie se referme, mais pas entièrement, juste qu’elle soit saine et colmatée assez pour ne plus saigner.
Il illumine brièvement la cuisse en se rendant compte que ce n’est que de surface.

- J’vais surtout m’occuper d’lui, hein.

Parce qu’il a pas l’air jojo son copain.

- Vous êtes..

Il suspend subitement sa phrase. Il allait demander si ils étaient bien d’Orpheo, mais le doute se crée dans son esprit. Si ils sont de Rosenrot de toute façon je suis baisé. Le premier va me forcer à soigner leur deuxième, et autant il me colle une balle dans le crâne pour être sûr que je ne balance rien, ou même juste pour la forme.

- .. en piteux état quand même. Surtout lui.

Il s’accroupit et colle ses deux mains dans le dos du blond - [i]plus très blond, plutôt couleur sang
- et l’inonde de magie jusqu’à la nausée. Son pouvoir se glisse sous la peau et sous les nerfs, au coeur même des os et résonne, ce grésillement insupportable mais salvateur pour celui qui le reçoit. Ses mains deviennent vite moites alors qu’il déglutit péniblement, le petit Simje qui n’a toujours pas décidé si c’était des gentils où des méchants à qui il avait affaire.

- Voilà.

En clair, ça veut un peu dire cassez-vous. Soit, vous êtes d’Orpheo et faites pas trop les chochotes, allez couper des têtes, soit, vous êtes de Rosenrot et svp partez sans essayer de me tuer.
Il se recule un peu, considère le revolver du coin de l’oeil alors qu’une boule de culpabilité lui tombe dans le ventre. Autant en soignant ces deux gars, j’ai condamné des exorcistes d’Orpheo à mourir. Autant, en soignant ces deux gars, j’ai sauvé des exorcistes d’Orpheo.

Il n’est pas hyper serein.

Bien, autant rester dans le déni.

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Spoiler:
 

- Est-ce que tu as déjà tué quelqu’un ?
- Oui mais c’était des méchants !


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MessageSujet: Re: Les tortoises   Lun 14 Mai 2018 - 19:26


"Les tortoises"



Faut arrêter de s'en prendre à deux pauvres glandus en ramenant une équipe d'élite. J'comprends pas, on a quand même pas l'air si difficile à latter non ? Je sais pas, je crois qu'Orpheo il nous prend beaucoup trop au sérieux. Pour peu que ce soit Orpheo et pas d'autres personnes.


A mesure que les secondes s’égrènent tout en me paraissant durer une éternité, je me rends compte à quel point mon idée était mauvaise. Pas dans le sens mauvais tu recommenceras c’est pas grave, dans le sens tu risques ta vie quand même et les gars qui sont balancés en arrière pourront te courir après une fois qu’ils seront remis sur pied. Toi, tu vas juste te noyer dans ton sang d’avoir voulu faire le coq ou joué au grand frère un peu con sur les bords.

Pour ne pas dire complètement.

Lorsque mon pied s’est décidé à quitter le navire de mon cerveau et se laisser littéralement couler, j’ai bien compris que la volonté n’allait plus suffire. Et c’est au moment où la flaque de sang s’est retrouvée sur le sol que j’ai compris que j’en avais vraiment trop, trop fait. Pourtant, on peut difficilement prétendre me détrôner de la place de maître dans l’art de l’entêtement. Comme certains diraient, quand j’ai une idée dans la tête, je ne l’ai pas ailleurs. Mais là… lLà, c’est vraiment trop. Si je ne décède pas simplement sur place, c’est qu’une force divine se trouve réellement au-dessus de moi et me garde bien de lâcher mon dernier souffle. C’est, en quelque sorte, un don et une malédiction.

J’ai même pas la force de me traîner. En fait, mes bras soutiennent tout le poids de mon corps, corps qui me semble peser le double, voir triple de son poids habituel. C’est pas normal, non, mais je suis bien trop occupé à gérer ma respiration saccadée et ô combien anarchique qui s’est, rappelons-le, tapée deux compressions-dépressions. Les poumons et le cœur, ils gèrent ça comme ils peuvent. Et encore, je ne m’occupe que des organes respiratoires. Y’a pas eu de traitement de faveur pour les autres malheureusement.

Mais alors que je suis en train de sérieusement peser le pour et le contre de tirer cette lame accrochée à ma jambe pour me l’enfoncer dans le cœur plutôt que de finir emprisonné, Green arrive. Arrive à la rescousse. C’est peut-être méchant de le penser, mais je l’avais presque oublié, trop concentré sur mes actions futures. Il pourrait bien changer la donne.

Il baragouine un truc dont deux mots me parviennent dans un flou obscur. Si flou que, mis l’un à côté de l’autre, ils ne me permettent même pas de discerner une once de logique. Il me met sur mes pieds, ça je le sens. Je sens craquer toutes mes vertèbres, encore tétanisées par mon pouvoir. Les muscles qui se distendent alors qu’ils menaçaient de finir comme de la viande après une cuisson trop prononcée. Moignon refermé sur lui-même, carbonisé, seul sur la poêle. Poubelle. Fin.

Il me soulève, donc, même si la douleur me fait grincer des dents à m’en décrocher la mâchoire. A en perdre mes dents. A tout ce que vous voulez.

- On s'pose là deux minutes, et dès qu'on peut on décolle l o i n.

J’ai tout compris ! Je suis ravi. D’accord aussi. Le voyage aux Bahamas attendra qu’on retrouve un appartement digne de ce nom et qu’on refuse définitivement les propositions de Rosenrot d’entasser les sorciers noirs dans un même immeuble. Je le sentais déjà pas, de base. Mais ça a tenu quatre ans mine de rien. Cette fois, Olive et moi, c’est fini, on prend un endroit spacieux en plein centre-ville, au-dessus d’un bar ou quelqu’endroit actif de jour comme de nuit et on accepte aucun sorcier noir dans les parages. Terminé les raids, ça devrait même pas exister les expulsions en pleine nuit.

Je note tout de même que Green me sauve la vie pour la deuxième fois ce soir et que ça commence sérieusement à diminuer l’image que j’ai de moi-même. Non pas que je dévalue mon frère. Nan, ce serait vraiment trop méchant et je ne suis plus comme ça. Hein, je suis plus comme ça, j’ai dit.

Alors, tout en se déplaçant de manière totalement désordonnée, Green enfonce une porte entrouverte. Parfaitement. Emporté dans l’élan, je tombe avec lui. Si j’avais la forme, je me serai relevé… Non, si j’étais en forme déjà je ne serais pas tombé. Et j’aurai ri à gorge déployée. Manque de pot, je tombe.

Et ça fait mal. Comme une masse, je tombe.
Et la lumière est incroyablement lumineuse pour mes yeux acclimatés à l’obscurité ambiante. Quelle idée d’allumer la lumière à trois heures du matin. Peut-être quatre à présent. Il y a des gens qui ont sincèrement des problèmes. Et puis laisser sa porte ouverte alors que dehors ça canarde comme en plein attentat ? Pas normal, pas. Du. Tout. Normal.

- On s’est fait attaquer. De l’aide ?

Meilleur rôle play du monde Green. Ça mérite un Oscar. Si j’avais pas le bras complètement mort, je t’applaudirait. Manque de pot, tout ça attendra. Je soupire simplement, pour peu que ce petit souffle soit assimilable à un soupir. C’est plutôt un micro-cri de douleur. Et je pense à ce que l’on m’achève si cette attitude on ne peut plus penaude fonctionne sur… l’autre personne qui doit se trouver dans la pièce.

Ah, j’ai encore envie de vomir, ça va devenir une habitude dans la famille ça. Ma gorge est pleine de sang. Je m’étonnerais même pas d’en voir sortir par mes oreilles.

- J’vais surtout m’occuper d’lui, hein.

Je retire ce que j’ai dit, ne m’achevez pas. Est-ce qu’ils vivent sur la même planète ? Fort possible. Si ç’avait été moi… Ah, j’ai même pas la force de faire des prévisions. Mais ça ne m’empêche pas de réfléchir. Une porte ouverte, un soigneur pile poil à l’endroit de l’assaut, prêt. Qu’on me… Nan. Ce gars est forcément avec les autres. Mais alors pourquoi nous aide-t-il ? C’est pas assez clair de dire « on s’est fait attaquer » ? Sans blague. Quoi, c’est un déserteur ? Ou il a peur ? Actuellement, soigneur ou non, s’il agit raisonnablement, on est mort en deux secondes.
Alors pourquoi ? Je reste méfiant. Ultra, ultra méfiant.

- Vous êtes..

Ah bah voilà. On est bon comme la romaine. Il peut pas être solitaire. N’importe quel solitaire ne se mettrait pas volontairement dans une situation pareille à moins d’en être forcé. Ou bien nous sommes très, très, très chanceux. Et encore, je mesure mes paroles. Je suis suspendu à ses lèvres, paré à me saisir de mon arme même si encore une fois la volonté ne me suffira pas pour faire feu avec précision.

- .. en piteux état quand même. Surtout lui.

Woh. J’en tombe des nues. Mais rien ne peut altérer mon intuition. Et mon intuition, actuellement elle me dit que cet endroit est un repli d’Orpheo, qu’avec toute le bonne gentillesse de ce monsieur ma foi inconscient, il est fort probable que des exorcistes rappliquent à la seconde. Ou un peu plus. Et la sortie ici ? Je vois deux fenêtres mais les volets sont fermés. Il n’y a que cette putain de porte derrière nous. Si des gars rappliquent on est faits. Comme. Des. Rats.

Mais alors, les douleurs disparaissent progressivement. Les soigneurs, c’est vraiment des magiciens. Les balles tombent et ma peau se referme doucement. Agréablement. Et la compression de mes organes devient plus supportable. Je suppose qu’on peut pas y faire grand-chose avec ça. Ça me suffit pour respirer normalement. Bouger relativement normalement, ça soigne pas la fatigue et le stress.

- Voilà.

Ça va mieux oui. Je me relève, effectue des rotations avec mes épaules. Ah le bonheur. Ça, ça c’est du vrai bonheur. Je suis tout heureux. Je retournerai presque au combat juste pour le fun de taper de l’exorciste maintenant que la théorie Orpheo se confirme à plus de 95%. Mais si un nouveau tour pourrait se faire avec Olive, je doute de la volonté de Green. Il a plutôt le regard de celui qui veut se barrer du champ de bataille.
Pas de soucis. Une autre fois.

Mais alors autant je suis soigné, autant la reconnaissance et moi on est pas en très bon termes. Je m’apprête à sortir mon arme à l’instant où deux exorcistes déboulent à peu près dans le même état que nous quelques minutes auparavant. Une femme portant un homme. Peu m’importe de quel camp ils soient. Je sors effectivement l’arme de ma ceinture, gentiment restée dans son étui depuis tout ce temps et les abat de sang-froid. Avant de pointer le canon vers l’autre homme suffisamment gentil… ou juste complètement jeté pour soigner sans savoir à qui il s’adresse, sans aucune assistance. Sans… sans rien en fait.

-Orpheo je suppose ?

La question ne se pose même pas. La question, c’est quand est-ce que je tire. Sachant que le compte à rebours s’affiche en secondes.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Lun 14 Mai 2018 - 21:36

L’homme aide. Voilà, c’est tout ce qu’il faut savoir, le gars en face, pas très grand, les yeux très clairs, il aide. Il pose ses mains et la lumière s’allume sur le ventre du brun qui sent la douleur refluer. Il avait presque oublier ce que c’était que de marcher sans, les choses se referment, la fatigue s’amoindrit.

- J’vais surtout m’occuper d’lui, hein.

Green ne répond rien. Il n’a rien à dire du tout et il essaie d’empêcher son cerveau de faire le tour de la question, il lui met des obstacles dans la gueule, à ses réflexions. Il a percuté en même temps que Cyan mais il espère que personne ne dira les mots, que personne ne menacera personne. Mais après tout, l’inconnu l’a soigné, pourquoi ne ferait-il pas pareil avec Cyan ?

- Vous êtes..

Green retient sa respiration, conscient que Cyan, à moitié décédé ou pas n’hésitera pas une seule seconde sur la marche à suivre.

- ..en piteux état quand même. Surtout lui.

L’homme a compris et il les soigne quand même; même si Green ne comprend pas pourquoi il loue l’action. L’inconnu est-il simplement trop humain pour laisser mourir des gens sous son museau ? Ou contraint, trop peureux pour les affronter ?

Mais quoi qu’il en soit, Cyan est sauvé. C’est ce qui compte à nouveau. Rien d’autre.

Mais Cyan, oh, Cyan ne l’entend pas de cette oreille. Il récupère son arme alors que deux personnes forcent le passage de la porte; il les abat de sang froid sans raison - si, la raison de la survie quand même, ce qui est déjà pas mal, Green peut bien utiliser cette carte pour contrer sa conscience - et lâche.

-Orpheo je suppose ?

L’arme est droite sur l’autre d’en face qui a bien voulu poser les mains sur Cyan pour le sauver. Green pose immédiatement la main sur le canon de l’arme et empoigne Cyan par le col sans ménagement, bouillant d’une colère froide et nauséabonde comme les cendres d’un vieux cigare éteint. Il l’empoigne avec toute la force qu’il a le moment, tremblant de lui casser le bras et le sort de la pièce en grommelant.

- Merci.

Et ils sont dehors, ils sont sortis parce que Cyan est idiot, qu’on n’abat pas la main qui nous a sauvé. Green se permet de reprendre sa respiration, certain qu’il était que Cyan n’allait même pas proposer le luxe de demander, de causer à l’autre. Il a eu bien peur que la balle se colle au milieu des deux yeux et que ça se finisse encore et toujours dans le sang et l’incompréhension.

- T’es complètement con, putain.

Il a envie de le trucider sur place. Rollercoaster émotionnel, il est passé de « ne meurt pas s’il te plaît » à « putain d’enculé » mais ça, il est bien habitué. Cyan reste Cyan, il ne sont pas les meilleurs potes du monde, et ça se ressent toujours un peu.
Mais merde, il lui a quand même sauvé la peau de son cul deux fois, et Cyan n’est pas capable de montrer un peu d’humanité.

- J’sais pas qui s’est qui t’as éduqué mais c’est mal fait. On s’en fou, le pourquoi du comment il a décidé de nous aider, peut être que c’est un infiltré de notre côté, peut être qu’il nous aide de l’intérieur, peut être qu’on a eu de la chance, peut être qu’il a eu peur, on s’en fou, on dit merci et on décolle.

Maintenant. Parce que c’est pas tout mais Cyan, il ne doit pas lui rester tant de balles que ça, et Green est tout à fait à court d’idées, à court de pouvoir aussi un peu, à court de patience également. S’il a épargné l'autre, il a quand même bien envie de foutre le feu à l’immeuble tout entier pour cette nuit de merde. Il fait encore extrêmement sombre, il fait froid, il pleut, la vide, cette sale race. Il se fera des noeuds au cerveau sur le pourquoi du comment le guérisseur les a guérit, peut être que c’est une règle de guérisseurs, ils soignent tout le monde sans distinction, sorte de médecin sans frontières des gens magiques. Peut importe, on s’en fou, mais que cette journée, cette nuit, que cette vie finisse parce que ça commence à faire beaucoup.

Trop.

Rien d’autre à ajouter.

Enfin si.

- Et j’espère que t’as un plan.

Parce que Green, il sauve des vies, il sauve des vies, mais il est pas inépuisable le coco.

Il n’est pas de mauvais poil, il est à bout, c’est trop, il veut un lit, un vrai, grand, doux, lit, calme, oui ça surtout, le calme absolu après la tempête. Vous savez, ce moment où vous posez enfin la tête sur votre oreiller après une énorme journée, une énorme soirée ou un concert, les bruits ne sont plus que dans votre tête et l’oreiller semble absorber toute votre misère.

Absorbe sa misère, Cyan. C’est le moment d’avoir de l’idée.

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MessageSujet: Re: Les tortoises   Lun 14 Mai 2018 - 23:19


"Les tortoises"



Faut arrêter de s'en prendre à deux pauvres glandus en ramenant une équipe d'élite. J'comprends pas, on a quand même pas l'air si difficile à latter non ? Je sais pas, je crois qu'Orpheo il nous prend beaucoup trop au sérieux. Pour peu que ce soit Orpheo et pas d'autres personnes.


J’ai la ferme intention d’appuyer sur la détente de cette arme. Rien ne m’a arrêté pour mettre à terre ces deux probables exorcistes et rien ne m’arrêtera probablement de le faire pour cet autre curieux personnage. Certains diront que je suis cruel. Mais on est jamais mieux servi que par soi-même. L’objectif, c’est pas de me faire des potes. L’objectif, c’est de finir en vie, quitte à tout abattre sur mon chemin. Ce ne serait pas la première fois, pas plus que la dernière fois. Ça le regarde, à l’autre, d’avoir accepté de nous soigner. Chacun a le choix dans l’histoire, le mien est de n’accorder aucune confiance en qui que ce soit. Sauf en Olive. N’espérez aucune émotion de ma part.

Alors, je me place bien en face, prêt à faire feu, prêt à lui enfoncer cette balle pile entre les deux yeux. Ce sera rapide, indolore. C’est un traitement de faveur, non ? Ma manière de le remercier.

Mais Green n’en a pas décidé ainsi. Oh non. Je lâche immédiatement la détente au moment où sa main vient se poser sur le canon et abaisser l’arme, mon bras, absolument toute l’agression envers le curieux personnage. Et comme si ça ne suffisait pas, il sort une force d’on ne sais où pour me sortir de la bâtisse après un :

- Merci.

Sorti de nulle part. Merci ? Et pourquoi pas lui demander son nom, son adresse, sympathiser, aller boire au bistro du coin ? Il s’est pris pour qui ? J’hallucine. Le traînement de ma chair ne dure pas bien longtemps. Je râle et reprend pleine possession de mes moyens alors que nous sommes presque dehors.

- T’es complètement con, putain.

Je lui lance un regard teinté d’un certain mépris. On discutera de nos différends plus tard, sale gosse. On est en plein milieu d’un chemin où peut débouler un ou plusieurs exorcistes de manière totalement aléatoire. Accessoirement, j’ai laissé un gars vivant en haut qui se ferait un sacré plaisir de divulguer nos faces. Tu vois, c’est ce qu’on appelle normalement éliminer les preuves. Ça commence par un interrogatoire et ça finit communément par la mort de la victime. Mais alors là, chapeau bas, aucun renseignement et une cible en vie. J’apprécie les partenaires pareils.
Si ça avait été avec Olive, ça se serait pas passé comme ça. Quoi je boude.

- J’sais pas qui s’est qui t’as éduqué mais c’est mal fait. On s’en fou, le pourquoi du comment il a décidé de nous aider, peut être que c’est un infiltré de notre côté, peut être qu’il nous aide de l’intérieur, peut être qu’on a eu de la chance, peut être qu’il a eu peur, on s’en fou, on dit merci et on décolle.

Un infiltré ? Et l’infiltré, il aurait fait comment si j’avais pas abattu les deux exorcistes hein ? Ç’aurait été quoi son excuse ? « Non mais les gars, je sais pas à quoi vous ressemblez tous. ». Fantastique. Je tue pour moins que ça. Et s’il était débile et infiltré, ça nous fait un débile de moins sur Terre.
Je roule des yeux. Est-ce que j’ai envie de me battre contre ça ? Est-ce qu’on doit vraiment débattre sur qui a raison, qui a tort ? L’objectif, c’est de lever le camp non ? Enfin, si ça l’amuse, on peut retourner se bastonner.

-Tu t’sens mieux, c’est bon ? J’l’ai pas tué, c’est le principal visiblement.

N’empêche qu’il suffit qu’il ait le dos tourné et moi j’en fais de la charpie du gars là-bas. Quoique, il a peut-être dû appeler les renforts et dans ce cas, il faut se barre daredare.

- Et j’espère que t’as un plan.

Un plan. En fait, maintenant qu’on est genre dehors, bien exposés sur le trottoir à deux pas d’un point de relai médical d’exorciste, la première chose qui s’impose à mon esprit, c’est d’empoigner le bras de Green pour le pousser dans la rue perpendiculaire au grand boulevard dans lequel nous nous trouvions. Petite rue très discrète. Parfaite pour disparaître.

-Le plan c’est de prendre la poudre d’escampette et dormir au QG ce soir à défaut d'avoir le moindre sou sur moi. À moins que tu ne préfères retrouver ta chambre au manoir familial. On récupérera les restes des affaires demain, ou après-demain si ça ne s’est pas calmé.

A vrai dire, je dormirai bien au manoir, c’est pas vraiment un endroit qui me file les chocottes et je m’y sens plutôt chez moi. Sans Olive, ça risque de ne pas être tout à fait la même chose mais on s’en remettra. Et puis ce sera plus agréable que le QG qui risque ma foi d’être plutôt surchargé pour la soirée. Et puis, on peut risquer une nouvelle attaque. Au manoir, déjà, ça limiterai la casse. Et puis revoir père, ça n’a pas de prix.

Hein, Green ?

-On y va.

Je suis gentil avec mon petit frère, on va privilégier le QG.


FIN

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