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 Here lies someone you used to, you used to love

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MessageSujet: Here lies someone you used to, you used to love   Sam 19 Mai 2018 - 15:35

Il s'agit avant tout d'acquérir un peu d'indépendance.
Sam quitte le foyer sur la pointe des pieds, converses usés et cheveux vaguement brossés. Elle se retrouve rapidement dans la rue bruyante, absolument pas accueillante ou les gens crient des mots allemands.

Ou peut être qu'ils ne crient pas. Peut être que c'est leur seul et unique moyen de communication. Un peu comme Papa et Maman, entre eux.

Elle reste quelques secondes ainsi, sidérée par le bruit sans pourtant en être capable de s'en détourner. Elle a longtemps aimé vivre au bord des rives des lacs canadiens, mais, sans pourtant qu'elle réussisse à se l'avouer, elle se sent incroyablement entraînée par la capitale Allemande. Elle aurait voulu être une vraie campagnarde ; elle n'a jamais autant apprécié que maintenant les transports à toute heure, la nourriture à emporter à la sauvette, les lumières et les animations.

Surtout, les animations.
Même si Elizabeth et Cormag travaillent beaucoup, elle s'en fou. Ils ne savent pas où elle est la plupart du temps, prétextant avoir envie de lire, de rester là plutôt que de partir. Ils la laissent tranquille c'est l'important. Jusqu'à ce que. Ils finiront sûrement par me demander des comptes ou quelque chose. Une utilité, au moins. Une exploitation de mes pouvoirs ?

Elle reste assez sceptiques pour ses pouvoirs. Pour elle, tout le monde les a - ce qui est faux bien sûr - c'est juste qu'ils sont aveugles, comme tout le monde, qu'ils ne savent pas s'ouvrir aux choses. Elle a du mal à envisager d'autres gens qui seraient sourds et aveugles au passé. Ce qui donne des moments absolument gênants où elle a du mal à se retenir du dire des choses, comprendre - c'est une obsession ça, comprendre. Ne jamais rien laisser de côté au cas où il y ait quelque chose, un autre sens. Comme un vers caché sous un rocher qui d'un coup lui dévoilerait un chemin à suivre, une explication à la vie, aux gens, aux mots, aux situations.

C'est ce qu'elle cherche, désespérément.
Et chercher ce qui n'existe pas, c'est long.

Ses écouteurs sont enfoncés dans ses oreilles pour l'isoler dans une bulle confortable, loin de ses sensations. Elle se met à avancer un peu plus loin, vers le QG qu'on lui a montré il y a quelques jours. Elle n'a rien dit et hoché la tête; les enfants silencieux mais souriants mettent tout le monde à l'aise en général.

Sauf les enfants eux-même.

Here I lay
My throat on fire
My stomach acid it keeps getting higher and higher
And I'm locked on my hands and knees
In sweat and tears just begging please
I promise I won't do this again

Ses bras sont nus, ses doigts surtout, mais elle n'aurait pas de réelle raison pour porter des gants en cette saison sans paraître étrange. Elle fait rouler un bille plate d'argile entre ses doigts avant de lever les yeux sur le bâtiment en question, un peu perdue. Elle lâche la bille, lève un bras machinalement en plissant les yeux, pas certaine de l'entrée magique du lieu quand elle percute quelqu'un, c'est une miliseconde peau contre peau mais ça suffit, ce sont des lèvres contre d'autres lèvres, quelque chose dans le coeur, sensation nouvelle et un peu étouffante, grisante mais oh, elle ne sait pas quoi en faire Sam et c'est un mot tout entier qui se gonfle au milieu de sa bouche alors qu'elle lâche, regardant droit dans les yeux l'inconnue.

- Matt.

Le mot est tombé, lourd comme une enclume dans son estomac mais elle sait qu'elle dit la vérité. Mais quelle vérité ? Et pour qui ? C'est comme si tous les souvenirs du monde menaient à la même route, entremêlée entre des liens de couleur et d'âme, ensemble, quelque chose de grand qui va quelque part, un endroit, un endroit qui attend.
Mais peut être que la petite Sam a trop lu, qu'elle attend une plus grande raison à sa vie, elle rêve d'épées et de bagarres, ses pouvoirs ne suffisent pas à combler son manque d'anneau, de dragons, d'elfes, son envie d'être au centre de l'histoire, héroïne masquée et téméraire.

Mais il n'y a rien de tout ça.

Il y a Sam au milieu de la rue ayant donné un mot à une inconnue plus brillante qu'elle, plus éclatante, et malgré toute l'imagination dont la gamine dispose elle se retrouve sans excuse pour ce prénom, sans idée sur la suite à dire, sur le chemin à suivre.
Peut être que le chemin est brouillé.
Sûrement qu'il n'a jamais existé.
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CITATION DU PERSONNAGE : Entreprendre quelque chose peu prendre des annees, Alors que détruire ne prend seulement que quelques secondes

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MessageSujet: Re: Here lies someone you used to, you used to love   Ven 1 Juin 2018 - 15:01


"Here lies someone you used to, you used to love"



C'est vrai, j'aime voyager. Mais mon plus gros désir, c'est de revenir au Mystery, là où tout a vraiment commencé pour moi. Peut-être que je pourrais même devenir professeure, après.


Voilà bien plusieurs mois qu’on a quitté le Nouveau Continent. C’est triste, je commençais à me faire au rythme des américains. Une station essence m’avait même accepté pour quelques mois de travail. Le salaire, c’était pas grand-chose, mais ça restait quelques dollars en moins à récupérer pour Matt. C’est tout ce qui compte. On a bougé à New York, où j’ai rencontré Billie et passé plusieurs soirées à parler avec un SDF tout gentil. C’est d’ailleurs avec lui que je travaillais. Il disait que ce qu’il faisait, ça lui permettait pas de vivre dans une maison ou un appartement. C’était un peu triste. Mais ça a pas duré, Matt et moi on est restés à peine deux semaines à NYC. Il a rien dit, d’ailleurs ça m’a un peu inquiété qu’on parte comme ça sans préavis. En plus, on a filé en plein milieu de la nuit, comme des voleurs. Peut-être un problème avec le propriétaire ?

Quoi qu’il en soit, on a longé les côtes d’une partie de l’Amérique du Nord, dans l’attente de trouver un bateau qui accepte de nous accueillir pour une traversée transatlantique. Les bateaux de croisières, c’était clairement trop cher, et je sais pas trop pourquoi mais j’avais pas non plus envie de prendre l’avion. Mais comme on a pas trouvé, genre pas du tout, on est revenu sur nos pas pour rentrer discrètement sur un bateau de croisière. Comme des réfugiés. Bah, c’était pas déplaisant, on en a bien profité, c’est l’avantage d’avoir des pouvoirs, on peut faire plein de trucs marrants. Y’a juste eu une sacré tempête à un moment et un passager est passé par-dessus bord en voulant faire des photos. Ça a déclenché un vrai drame et au final, on a pas eu de nouvelles. Je crois qu’il était tout seul, en plus. Je pense qu’il est mort.

Et puis, les côtes françaises se sont pointées à l’horizon et ça a déclenché un flot de nostalgie chez moi. Ça me rappelle les côtes écossaises. Ça me rappelle l’orphelinat. Je me revoie aux côtés d’Idgy, avec un Ren qui arrive à toute vitesse sur moi parce que j’ai encore fugué. Les belles pierres du bâtiment, les rires des enfants, les cours et les fantômes aussi. Je me demande à quoi tout cela ressemble aujourd’hui. Certainement plus à ce que ça a été. Je n’ai plus aucune nouvelle des avancées d’Orpheo. Ça devient difficile, de toute façon, de récupérer des informations quand on ne fait pas partie de l’organisation. Surtout sur un sujet aussi tendu que celui-ci.

C’est pas ça qui m’arrête.
On s’est rendus à Paris puis en Belgique avant de traverser la frontière allemande, plus rapide pour rejoindre Berlin. Il paraît que là, on est prêt à s’installer pour un certain temps. Il faut dire que l’Europe a largement de quoi s’occuper niveau magie. A croire qu’on est tous rassemblés ici. Croix et Rosenrot, c’est l’Europe. Orpheo, c’est l’Europe, voir je dirais même plus que tout se concentre entre la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Et quoi de mieux pour rester discret que de se mettre à l’endroit précis des tensions ? ça pourrait marcher. Ou pas, on verra bien.

Moi, ça m’arrange qu’on décide de se stopper à Berlin. A Paris, c’était un peu compliqué et puis on ne s’y est pas vraiment arrêté. Mais ici, on sait très bien qu’il y a plus de sorciers noirs que d’exorcistes. Les exorcistes n’ont pas que ça à faire d’arrêter la moindre personne magique. Et puis il y a les éventuelles représailles. D’un côté, ici, les sorciers noirs et les exorcistes se tolèrent plus ou moins. D’ailleurs, il est probable qu’il y ait eu une altercation ces derniers jours. Je passe devant une rue où un bâtiment entier semble inaccessible. Il y a des bandeaux partout et des restes d’impacts de balle. Des échafaudages sur un pan entier du petit immeuble et du plastique entourant les fenêtres sans vitre. Ça a dû bien péter.

Encore quelques rues et me voilà tout proche du QG d’Orpheo d’Allemagne. Je n’y suis jamais allée mais je connaissais déjà l’endroit pour y être passé à plusieurs reprises il y a quelques années. Passée comme un coup de vent. Je suis là, à hésiter. Et si je rentre, il se passera quoi ? Est-ce que je pourrais rentrer, même ? Ils vont vouloir vérifier mon identité non ? Est-ce qu’ils vérifient immédiatement ou est-ce qu’on y rentre comme dans un moulin ? J’ai un peu peur mais d’un autre côté, c’est peut-être ma chance de récupérer des informations sur l’orphelinat.

Alors, décidée, je m’approche. Mais, trop concentrée sur ma destination, je pousse quelqu’un sur mon passage et m’excuse immédiatement tout en poursuivant mon trajet. Et c’est alors que…

- Matt.

Je me retourne, elle me fixe. Droite. On dirait que le mot s’est échappé de sa bouche mais qu’elle n’en saisit pas le sens. C’est ce que son ton me laisse imaginer. Ce n’est pas une question, une affirmation ou autre. C’est un mot, banal.

Mais pas pour moi.
Je papillonne du regard, pas certain de la démarche à adopter. Ma précédente excuse prend des airs de questionnement cette fois-ci et je souffle à quelques mètres d’elle un :

-Pardon ?

C’est pas agressif, simplement un chamboulement interne. Une bille qui tombe sur un carillon vertical. Ça fait de la musique mais c’est criard. Agréable, à faible dose. Je penche la tête sur le côté. Me demande si elle connaît un Matt comme le mien. Voir si le sien s’apparente au mien. Est-ce que Matt est venu ici pour une raison précise ? Je secoue la tête. Ça n’a aucune logique. J’inspire profondément et me fait bousculer par une personne. On est dans le passage. Il y en a un deuxième qui me bouscule. Ça commence à bien faire. Je devrais au moins essayer de rentrer dans le bâtiment, on sait jamais. Ça se trouve ils ne me chercheront pas de problème et je pourrais partir à la chasse aux informations.

La fille ne me répond pas immédiatement. Je me demande si on vit dans le même monde en ce moment. Si ça se trouve, elle est aussi magique. Je sais pas, son regard me fait parfois songer aux possesseurs de pouvoirs psychiques. Ils ont toujours l’air de toucher un endroit qui n’appartient qu’à eux. Le songe.

Et moi, je songe à poursuivre mon chemin.

_________________


DC de Ren Takahata

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MessageSujet: Re: Here lies someone you used to, you used to love   Ven 1 Juin 2018 - 16:30

La jeune brune ouvre la bouche, laissant un filet d’air en sortir. Ce n’est pas qu’elle étouffe, c’est qu’elle a besoin que ça sorte, mais ça ne sort pas, ça reste là.

C’est bien le problème.

Il y a du bruit autour des les gens s’agglomèrent comme des nuages un peu costauds. L’autre fille s’arrête quand même pour la regarder et pendant un instant, Sam existe pour l’autre. Mais elle est déjà ailleurs, ses yeux clairs dans le vague et ses sourcils froncés. J’arrive rien à rattraper, il n’y a rien à rattraper, c’est Matt qui est là mais les autres.. Elle ouvre et ferme les doigts, persuadées qu’il y avait là quelque chose, mais les secondes sont passées et elle ne sent plus rien, elle a envie d’attraper l’autre à la gorge pour mieux savoir, sentir le flot de sang et puis l’électricité dans ses muscles ; curiosité violente mais muselée. Elle baisse les yeux, enterre son élan. C’est là depuis toujours. Aucune importance.

Elle inspire, et l’autre lui répond « Pardon ? » mais si Sam l’entend, elle ne l’écoute pas vraiment. La voix est posée, plutôt douce mais pas non plus interloquée, peut être que c’est le vent, il m’empêche de comprendre Mais c’est surtout ses écouteurs qui n’ont pas cessés de souffler à ses oreilles d’autres histoires. Il y a toujours d’autres gens autour mais la musique isole encore un peu l’adolescente. Quelqu’un pousse la fille d’en face, elles sont ballottées comme des cailloux dans un torrent et Sam lui attrape la main pour se pousser. Elle a attrapé fort, elle a serré fort, elle a tiré fort.

C’est pour être sûre, c’est tout ce qu’elle veut. Tout ce qu’elle fait, c’est avec énergie - trop d’énergie - pour être certaine d’avoir un résultat. Le reste du temps elle ne fait pas, fuit dans sa bulle et regarde de ses grands yeux bleus, l’air un peu dans le vague, un peu perdue. Les gens pensent que je suis idiote. Tellement pratique.

Elle ne se demande jamais si les gens sont magiques ou pas. Pour Sam, tout le monde l’est, tout le monde touche du bout des doigts les autres, ceux qui sont considérés comme non magiques ont peut être des pouvoirs plus discrets, peut être qu’ils vivent dans le déni, peut être qu’ils mentent.

Elle attrape donc l’inconnue.

Mais cette fois-ci, ce n’est pas une milli-seconde de peau qui lui est offert, c’est plus, c’est un contact franc et ce n’est pas Matt qui l’enveloppe à nouveau.

Ses lèvres restent seules et désertes, asséchées. Il n’y a plus d’oiseaux qui s’y posent ni de papillons, il y a un goût salés des mers du nords, quelques bruits - que Sam ne connait pas.

Peut être que c’est pas loin d’ici, l’odeur de sel et de forêts, l’odeur de pierres et de mousse, quelque chose pas loin, non ?

Mais les noms s’imposent à elle, viennent au bout de ses lèvres qu’elle pince aussi fort qu’elle peut, elle serre les dents à s’en faire éclater le crâne mais elle est emportée, elle ne contrôle rien et elle dit :"C’est comme Ren et Billie. Tu t’en vas toujours." Elle avale sa salive. Elle n’a jamais touché Elie ou Cormag mais elle compte bien laisser ça comme tel - ne pas dire ce genre de choses aux gens qui nous hébergent, c’est bien. Celui qui te nourrit peut t’affamer. La brune enlève ses écouteurs qui hurlent « I got love on my fingers, lust on my tongue, you say you got nothing, so come back and get some, heartache to he| » elle les fourre dans son sac en reculant, haussant les épaules. "Désolée. " Elle devrait partir maintenant, ça serait la bonne solution, mais elle est avide d’en savoir plus, de Ren qui a une odeur de luxe et Billie de frites, pourquoi le sel, pourquoi la forêt, pourquoi Matt et la douceur sur les lèvres, pourquoi est-ce qu’elle part, est-ce qu’elle a laissé Sam aussi ? Est-ce qu’elle part toujours ?

Comme moi ?


Les gens ont souvent besoin de partir mais Sam a du mal à comprendre pourquoi - elle même ne sait pas vraiment comment est-ce qu’elle s’est retrouvée là, avec des gens comme ça qu’elle ne connait pas, ça n’a pas vraiment de sens. N’empêche qu’elle n’a rien dit. Elle n’a pas hurlé, elle n’a pas demandé qui j’étais, elle n’a pas attrapé mon bras - c’est moi qui l’ait fait. Sam voit que ce qu’elle n’a pas fait après tout, elle ne voit pas ce qu’il n’est passé, elle ne lit pas les pensées et elle n’est pas empathe.

Elle donne mais ne reçoit rien.
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