Give him the polygraph eyes


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 Give him the polygraph eyes

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Exorciste Humaine
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Rhyan L. James
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MessageSujet: Give him the polygraph eyes   Mar 23 Oct 2018 - 11:51


Quiet when i'm coming home
My mind, my bones
Salves de pluie, salves de nuit. Londres est comme je m'en souvenais, sale, bruyante, pressée mais joyeuse et entraînée par la musique sourde sous nos pieds. Sans savoir si c'est la grisaille ambiante ou le souvenir de Berlin et de l'aéroport désaffecté sous le soleil, la bière froide entre mes mains et les visages chauds de mes potes, mais je hais être ici. Peut être que ça n'a finalement rien à voir avec la ville ou le temps, rien à voir avec le pluie ou les passants et tout à faire avec une convocation. Papier froid entre mes mains glacées.

J'me suis précipitée chez Simje mais les yeux fous du polonais m'ont assez vite fait comprendre qu'il avait ses propres spirales à gérer. Ses mains tremblaient sur mon papier alors qu'il tournait en rond dans son appartement de Varsovie jusqu'à ce qu'il me siffle au visage : « il y a eu un mort. Alcott, quarante ans, dessinateur et étrangement proche du Directeur assassiné il y a des semaines. Forcément que ça fait se poser des questions à la Police Magique. »

J’ai rejoué la scène de la Pologne des milliards de fois sous la pluie. J’croyais qu’avec Cyan, le fait qu’en parler ça m’avait aidée à enterrer l’événement mais à chaque fois que je me relâche un peu, tout ressort en courant. Le binôme qu’on a formé sous la pluie, l’un avec l’autre, l’escalier, le toit, les lames qui apparaissaient dans mes mains. Et puis quoi, il s’est choisi lui au lieu de moi ?
J’ai une boule de plomb dans l’estomac.
Il s’est même pas vraiment choisi, il est reparti avec le téléporteur parce que j’étais à moitié morte dans la nuit, parce qu’il a des enfants et une famille parce que..
Enfin, parce qu’il a. Parce qu’il avait. Et là, subitement, au beau milieu de nulle part alors qu’il fait sauter la couverture de Cyan Soul je lui cale deux balles dans le front. J’ai abattu froidement un des miens pour sauver un Soul. Peut être qu’il avait mal agi, Alcott, peut être qu’il m’avait laissée pour morte sans avoir un soupçon de regret sur le toit, mais il avait en soit rien fait. J’aurais sûrement agi de la même manière à sa place. Mais je ne suis pas à sa place et il est mort ; j’ai plus vraiment peur de me faire chopper par Orpheo. J’ai peur de ne plus jamais plus pouvoir croiser un miroir.

J’suis un peu fatiguée d’éclater en morceaux de le bus, me transformer en poussière dans le métro, vomir dans les toilettes d’inconnus. J’ai augmenté d’un cran l’entraînement, mon corps dur et musclé ne représente en rien à quel point je suis molle et au bout de ce que je peux supporter. J’me suis trahie et j’ai commis une erreur. Ça arrive à tout le monde ? Laissez-moi rire.
Pourtant, quand j’arrive au Qg je suis calme, les cheveux relevés dans un chignon sophistiqué, yeux entourés d’un trait noir discret et d’une pointe de doré. Cernes effacées et sourire posé avec douceur sur mes lèvres délaissées.

Je me présente au secrétariat, on me dit d’attendre ; c’est ce que je fais de mieux, attendre. Je sais déjà parfaitement ce que je vais dire : il est hors de question que je salisse la mémoire d’Alcott et que je dise qu’il a trahi et que je l’ai abattu.
J’ai perdu mon silencieux dans les décombres du bâtiment, une humaine noire a tiré. Mais il y a des trous dans mon histoire et j’en suis consciente.
Pourtant, maintenant plus que jamais je garde Cyan Soul entre mes dents et il hors de question de le trahir. Je suis fidèle à mes horreurs, persistante dans mes horreurs et j’attends, j’attends sur ce petit fauteuil en sky brun qu’on me dise enfin que je ne suis plus rien.
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Kurt Höwigräsche
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Mar 23 Oct 2018 - 16:49



Baby shot me down
“Il est difficile d'accepter la vérité lorsque les mensonges
étaient ce que tu voulais entendre.”

La lassitude est puissante, accablante. Et la pluie grise qui crache sur Londres cet après-midi là ne montre en rien que la vie peut être lumineuse. Je l'écoute tapoter contre la vitre, avec ce tintement joyeux et triste à la fois, comme l'oxymore de l'existence. J'ai les bras croisé, le cœur lourd d'entendre encore et toujours les mêmes récits, de voir étalés devant mes yeux les souvenirs éparpillés, dépareillés, morcelés. Il n'est d'exactitude que le passé. La vérité est autre. Et moi au milieu, je dois démêler tout cela, apprendre pour comprendre. Comprendre pour apprendre. Apprendre à lutter, ne pas refaire les mêmes erreurs, éradiquer les problèmes présents pour aller au devant des problèmes futurs. La pluie me berce tranquillement et s'éclate férocement en vain. Elle ne traversera pas la fenêtre. Je voudrais le lui dire, comme une promesse, mais elle n'écoute pas. Et je voudrais dire à tous les dangers qui nous menacent qu'ils ne passeront pas. Mais cette promesse là n'est pas tenable. Cette promesse là n'a pas de sens. Pas dans notre monde. On ne peut qu'espérer et se battre, toujours, sans lâcher. Mais pas promettre. Jamais.

Assis derrière mon bureau, je contemple l'extérieur dans un songe que je ne réfléchis pas. Je laisse les pensées vagabonder où elles doivent, sans les cadrer. Elles savent où elles vont, je n'ai qu'à les suivre. Cela fait quatre personnes déjà que je reçois depuis ce matin. Pourquoi autant ? Parce que. Parce que c'est la guerre ouverte et que c'est la seule explication valable. Parce qu'il y a des missions risquées et primordiales, parce qu'il y a des échecs et des trahisons. Parce qu'il faut apprendre puis comprendre et apprendre à nouveau. Les victoires sont rares et minces en ce moment. Et la rage de mon écoute silencieuse bouillonne sagement. Je n'ai plus le temps de faire des missions de terrains en ce moment. Mon service est débordé, saturé d'informations. Je n'ai plus le temps de me battre en vain. Il n'y a pas de place pour l'échec. Après plus de quatre ans maintenant à les essuyer vulgairement, ce sont les dernières gouttes d'eau avant que le verre ne déborde. Et la pluie continue de clapoter dehors.

- Horaaaaaaace ?


Le dit Horace arrive en courant. Il est essoufflé d'avoir couru les dix mètres entre nos deux bureaux, essoufflé sans doute de le faire un nombre incalculable de fois. Je ne suis pas là pour lui demander un café, le houspiller parce que dossier Meryweather n'est pas encore bouclé, lui ordonner de faire des heures supplémentaires. Je ne suis pas un chef terrible que l'on craint. Ce que l'on craint, c'est le débordement de cet affreux combat permanent entre les exorcistes d'Orpheo, déchirés en deux, et tous ceux qui sont dehors à vouloir nous mettre à terre. Alors quand j'appelle, peu importe l'heure de la nuit, le caractère de ma demande, tout est important. Un simple regard suffit.

- Prend rendez-vous avec Declan Mystery. Le passage à la machine à souvenir est obligatoire pour les directeurs de siège et il le sait. Revivre ce qu'il a vécu et le partager est essentiel et je sais qu'il ne fuit pas pour trahir, mais si les conservateurs le savent... Enfin, je dois recevoir Rhyan James au sujet de sa mission en Pologne. Je n'ai pas le dossier, je veux bien qu'il soit sur mon bureau quand je reviens.

Horace s'en va après avoir hoché la tête. Il s'en va, me laisse seul avec cette éternelle mission de recueil. Je descends les marches à la volées et discute deux secondes avec le réceptionniste histoire qu'il m'indique qui je vais recevoir. Quand je l'aperçois, je découvre une jeune femme au chignon élégant et à la taille fine, au regard de glace. C'est une gamine qui a vu la guerre, une femme d'un autre temps, une exorciste. Je m'approche, dans mon éternel manteau de capitaine.

- Bonjour. Kurt Höwigräsche. Chef du département des souvenirs et archives au sein de la Police Magique. Vous voulez un café ?

J'ai tendu la main. On ne sait jamais. Je ne sais pas qui elle est. Je suis poli, par nature, pas par complaisance.

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Rhyan L. James
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Sam 27 Oct 2018 - 11:30


Balance toi au bout de mes mots
Balance moi du haut de tes maux
Tap tap tap tap tap,
tap tap tap tap tap tap tap. Mes doigts rebondissent sur l’accoudoir du fauteuil, morceau de patience émoussée qui se retrouve exposé au grand jour. Je ne suis pas très douée pour maîtriser mes émotions ; il faut dire que Shybaï ne m’a pas appris à gérer celles-là. Elle m’a entraînée à la frustration, la patience et la concentration. Surtout la concentration, adolescente joyeuse et édulcorée qui reprenait pied au sein d’une famille drôle et nombreuse. J’ai définitivement l’impression d’avoir muée et que ma nouvelle peau fait de moi une nouvelle personne.

Ce qui m’a conduit ici, l’anxiété chevillée au corps comme un nouveau super pouvoir.

Quand finalement quelqu’un arrive, je sais de qui il s’agit. Dans l’apprentissage de dossiers et de visages j’ai mémorisé beaucoup de personnalités, lui y compris. Nawel m’en a déjà parlé, mais elle cause plus volontiers d’Edwin. J’sais pas pourquoi elle aime bien les gens qui devraient l’horripiler, genre Zach. Le mystère reste entier.

Je me lève.

- Bonjour. Kurt Höwigräsche. Chef du département des souvenirs et archives au sein de la Police Magique. Vous voulez un café ?

Je serre la main qu’il me tend, appréciant la franchise et la décontraction de l’intervenant. Nawel supporte le sexiste avec docilité en roulant des yeux et ignorant le peuple mais j’ai depuis longtemps passé mon seuil de tolérance. Aussi, c’est plutôt appréciable d’avoir quelqu’un de normal dans les parages. C’est effrayant, non, d’être étonnée de si peu ?

- Rhyan Lyvie James, agent de terrain polyvalent.

Je me doute qu’il le sait déjà - il est là pour moi - mais l’éducation c’est quand même quelque chose qui fait en sorte que les choses se passent mieux. Et mieux, c’est tendre vers un idéal.
Autant tenter sa chance.
Je passe sous silence que peut être je vais intégrer le QG du Simje car rien n’a encore été fait. Pour l’instant j’ai juste été trimballée de ville en ville selon les besoins, répondant à plusieurs autorité. Soldat de bas de casse.
Mais ça aussi, ça me va. Je n’ai pas d’ambition de pouvoir et de directrice.
Je le regarde dans les yeux et lâche poliment ma réponse.

- Volontiers.

Je sais ce que gars qu’il est dessinateur mais c’est tout. Peut être compile-t-il d’autres talents, peut être sait-il lire dans les esprits.
Dans tous les cas, je sais que l’ami de Simje-le-polonais, Allen Kristiansen est lecteur de pensées. Autant vous dire que je compte éviter le pays comme la peste, pour toujours et à jamais, ou me runer le crâne sous les cheveux pour masquer ça à tout jamais.
Sans oublier.
Je ne sais pas pourquoi mais j’crois qu’j’aime trainer derrière moi mes boulets de souffrance. Une bonne piqûre de rappel que c’est la vraie vie, que le temps passe et que je n’aurais pas une seconde chance. Que c’est mes choix, maintenant, et qu’il n’y a rien d’autre. Pas de rebondissement suprême, pas de grand sens à découvrir, que mon costume tout déchiré j’vais me le trainer un moment encore.

J’crois que ça me va, même si la mort d’Alcott m’a lattée à grand coups de barre de fer. J’aimerais refaire le passé. Mais encore une fois, ce n’est pas le jeu, n’est-ce pas ?
Je me force à ne pas triturer ma veste en jean, planter mes ongles dedans ou gratter une couture. Entrée intégralement dans le carcan de Rhyan-en-public, je sais que je n’aurais le droit d’en ressortir que plus tard, quand le masque aura collé à la peau et aura fait sens dans ma chair. En attendant l’enjeu est trop grand.

Est-il seulement au courant ?
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Kurt Höwigräsche
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Dim 28 Oct 2018 - 23:18



Baby shot me down
“Il est difficile d'accepter la vérité lorsque les mensonges
étaient ce que tu voulais entendre.”

La réponse de la jeune femme est ferme, sans aucun tremblement, sans courbettes et sans manières. C'est appréciable. Elle est belle. Mais Edwin est plus beau. Le visage souriant et quelque fois benêt de mon petit ami me saute au visage, ainsi que de nombreuses idées sur ce que j'aimerai lui faire ce soir après le restaurant dans lequel nous avons envie de dîner. Le boulot est long, rude, mais on se garde toujours du temps pour nous, évoluer ensemble. Même s'il s'agit de discuter travail, il n'y a pas une journée où passer une heure à nous deux est impossible. Avancer les dossiers ensemble, manger quelques choses, boire un verre, se faufiler dans un recoin sombre et baiser comme des lapins... Je m'égare peut être. Mais c'est la vie non ? C'est ça, notre vie. Capturer les moments, les voler au temps qui passe trop vite. Et vivre justement, vivre jusqu'au bout de ce que l'on peut vivre, sans aucunes concessions. Je voudrai lui dire à quel point cela me réjouit, justement, de passer ces minutes précieuses à ses côtés. Et quand je reviens encore et toujours à visualiser ses yeux, ses yeux qui me reprochent gentiment de m'égarer, je reviens également à cette réalité présente qui me frappe d'un coup. Je veux parfois rire de cette rupture violente et étonnante.

Je souris à sa réponse positive et me détourne, l'invitant ainsi à me suivre. Les dédales de couloirs se succèdent à l'infini. Je ne sais comment parfois j'arrive à me repérer pour retrouver mon bureau. Il ne s'agit pas seulement de s'orienter dans le siège de Londres, de la partie de la police, de l'aile de la police secrète, mais du labyrinthe d'archives et d'entassement de souvenirs. Je la mène à travers des salles qui s'étalent en sous-terrain. Je ne sais comment l'architecte a construit cette partie. Mais l'être magique derrière tout cela est un génie quant à la protection. Il a réussi l'exploit de penser à imprégner les lieux d'un sort qui dépasse mon entendement. Impossible de se repérer si l'on n'est pas du département. Il s'agirait de ne pas avoir d'intrus tout de même. Et même en étant dans les secrets, ce n'est pas toujours évident. J'arrive progressivement proche de mon bureau, dans notre salle de repos, entre deux salles d'archives.

L'espace est plutôt grand, sans fenêtres cependant. Au sol, comme une espèce de moquette un peu éliminé à laquelle j'apporte un attachement sans borne depuis que j'ai passé un instant torride avec Edwin et cette même moquette. Disons que le don de mon amour, que je vole de temps à autre sans pouvoir m'en empêcher, nous place souvent dans une position étrange, comme si nous faisions un plan à plusieurs et pourtant rien qu'entre nous deux. Je m'y suis fait. Encore une fois, je m'égare entre les jambes de... Hum. Je stoppe instantanément les pensées qui reviennent et montre d'un geste l'immense présentoir de capsule Nespresso (What else ?) qui s'étale devant nous. Le choix est immense, c'est ce que j'aime.

- Servez-vous !

On passe tellement de temps la tête dans les documents, à lire et à devoir relire, qu'il nous faut un stimulant. C'est peut être pour cela qu'Orpheo accepte notre budget café. Je ne sais pas. Je m'en fiche. J'attrape un Caramelito que je fais couler. Il y a même trois machines, au cas où une ne suffirait pas. Le café brûlant glisse dans la tasse dans un bruit étourdissant de marteau piqueur. J'attrape ma tasse, attendant qu'elle prenne la sienne, et nous rejoignons, après quelques couloirs, mon bureau. Pas vaste et spacieux, mais étonnamment confortable. Je n'ai pas besoin de plus, je ne suis pas à l'étroit non plus. Je vois que le dossier est sur mon bureau. C'est comme si je n'avais pas envie de le lire. Pendant qu'elle sirote le kawa et qu'elle s'installe, je consulte, lassé, les interminables lignes qui ne veulent rien dire, et ce nom qui revient sans arrêt.

- Bon. J'aurai besoin d'éclaircissement. Ce que vous avez raconter a soulevé bon nombre de questions apparemment. Je sais que l'on vous a déjà posé ces questions, mais c'est important que je fasse également le point. Pouvez vous re-situer la mission ? Date, lieu, partenaires, but, bref tous les détails dont vous vous souvenez.

Je ne voudrai pas qu'elle s'offusque, mais je n'ai pas qu'à recueillir ses propos, on les a déjà. Ce qui m'importe, c'est sa manière de formuler ses propos, son ton, son attitude. Je suis plutôt doué pour déceler les signes, les petites hésitations, les silences obstinés. Je ne veux pas m'imposer dans ses souvenirs. Elle a le droit de refuser la machine et je voudrais même éviter de lui demander. Et puis, les informations que celle-ci transmet sont aléatoires, difficiles à déchiffrer. Je voudrais m'éviter la peine.

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Rhyan L. James
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Lun 29 Oct 2018 - 14:18


Balance toi au bout de mes mots
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De toute façon, je ne vois pas en quoi aujourd’hui est différent du reste de ma vie. J’me mens plutôt toujours à moi-même et je mens aux autres, je mens à mon père, à Cyan pour nous protéger, à tout l’monde quoi. Donc un peu plus ou un peu moins.. Vous savez compris où je veux en venir. J’essaie de déposer mon angoisse à l’entrée alors que je le suis. Nous avançons ensemble dans un dédale de couloirs. Il semble à l’aise, détendu, perdu dans ses pensées qui l’éloignent d’ici. Ça me va. Les gens qui n’ont que le travail dans leur vie me dérangent un peu, ils sont étranges. Genre Simje.

Je critique pas hein.
Jamais.

- Servez-vous !

J’attrape une capsule au hasard ; je n’y connais rien. Je ne suis pas du genre habituée aux appareils électroniques ou quoi, j’sais que Nawel chez elle a une machine a thé qui fait bouillir ou pas, qui met à la bonne température l’eau et qui retire les feuilles au bon moment et tout. Et à côté de ça elle s’achète des vieilles clopes roulées dégueulasse brunes qui dégoûtent. Sérieusement cette meuf j’la comprends pas trop.

J’attrape ma tasse et, pressée j’y trempe mes lèvres, me crame allègrement et ravale mes jurons. Sa mère la pute, j’ai envie de jeter la tasse de rage. C’est dire s’il m’en faut pas beaucoup, mais la langue brûlée c’est casse couille, après c’est tout râpeux tout immonde, ah j’suis conne sa mère putain.

J’arrive devant son bureau, clair et bien rangé. Il ressemble à ses affaires et ça me fait sourire. J’me sens plus détendue ; jouer je sais faire.

-Bon. J’aurai besoin d’éclaircissement. Ce que vous avez raconter a soulevé bon nombre de questions apparemment.

Haha! Sans blague.

-Je sais que l’on vous a déjà posé ces questions, mais c’est important que je fasse également le point. Pouvez-vous resituer la mission ? Date, lieu, partenaires, but, bref, tous les détails dont vous vous souvenez.

J’hoche la tête, prend le temps de formuler calmement des phrases cohérentes. Je sais que c’est vraiment désagréable d’avoir quelqu’un incapable de produire une linéarité égale.

- Okay. Alors, mission par Simje Voniestosiwjski. Alcott et trois autres exorcistes étaient déjà infiltrés dans un groupe d’humains noirs depuis trois semaines. Je crois. Ma mission était de m’infiltrer dans le sous sol et de faire tout exploser. J’avais quartier libre sur la façon de procéder. J’ai payé un intervenant externe pour m’aider; il désire rester anonyme.

Je ne grogne pas genre « ouais et d’ailleurs il a le droit de rester anonyme, ewai mec, tu vas faire quoi ? » j’dis rien.
Et c’est bien Rhyan, c’est bien.

- Nous avons réussi à descendre au -3 et nous avons tout fait exploser. Mon pouvoir nous a rémonté à la surface mais il y a eu des accros car les runes étaient brisées dans l’explosion. J’ai perdu mon arme à feu, c’est de ma faute, j’aurais dû refermer les liens de cuir mais j’ai toujours peur de ne pas dégainer assez vite.

Parce que j’suis putain de maladroite et ça me stress à foison.

- Nous sommes arrivés à la sortie, il y a eu deux coups de feu, Alcott est tombé et j’ai fuis. Je savais qu’il était mort. Mais les trois autres exorcistes, pour garder leur couverture, ont fui dès le début des explosions. Je ne sais pas qui est resté.

Je baisse les yeux. J’ai vraiment beaucoup de peine pour Alcott et c’est sincère. Je déglutis.

- Je ne sais pas qui a tiré. J’aurais dû rester pour traquer le tireur.

Je me pince les lèvres.

- Je ne suis pas restée.

Et j'en suis vraiment désolée.
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Dernière édition par Rhyan L. James le Ven 2 Nov 2018 - 17:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Lun 29 Oct 2018 - 23:45



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étaient ce que tu voulais entendre.”

L'amertume du café est presque palpable, contrebalancée par l'arôme caramel, note légèrement brûlée, sucrée, noisette. Je prends quelques gorgées en silence, doucement, pour ne pas brusquer ma langue de la chaleur violente du liquide sombre. Elle déballe des faits d'une banalité affligeante pour un compte rendu de mission en temps de guerre. Il y a des morts, du sang, du feu. Le succès ou l'échec, peu importe finalement. Ce qui nous manque, c'est l'information qu'elle dit ne pas avoir. Deux balles perdues dans un flot rapide et une fuite nécessaire ? Ou deux balles précises, meurtrières, volontaires. Être témoin et ne pas savoir semble paradoxal. Il est possible que la jeune femme n'ai réellement pas vu. Mais les doutes persistent. Les miens ? Je ne sais pas. Je regarde son visage comme triste, mais stoïque. Ses yeux s'échappent un dixième de seconde quand elle prononce le nom de l'exorciste décédé.

Je reste songeur. Je sais lire les visages et c'est loin d'être magique. Merde ! Moi aussi j'ai un putain de doute qui est venu s'immiscer insidieusement. Je cherche, je cherche, mais son discours est plat, calme comme l'eau qui dort. D'où viennent donc ces petits cercles qui s'éloignent doucement en vaguelette ? Qui a jeté la pierre ? Pourquoi me demande-t-on de faire ce genre de choses, encore et toujours, quand on sait que la vérité n'est pas une, qu'elle est toujours plus compliquée qu'à première vue ? Peut être parce que je suis souvent à même de décider, de trancher entre souvenirs et mensonges, entre imagination et refus de coopération. Ce que cache Rhyan n'est peut être pas bien grave, mais le malaise dans mon ventre est une affirmation : j'ai un putain de doute ! J'inspire longuement. Je bois une nouvelle gorgée, toujours dans un silence qui commence à m'agacer moi même. Je voudrais lui dire que je comprends, que je ne serais peut être pas resté non plus. Mais à quoi bon ?

- C'est précisément ce qui est trouble. Vous ne savez pas et vous auriez dû.

Ce n'est pas un jugement négatif. Je veux dire par là que c'est un fait, voilà tout. C'était aussi sa mission, savoir. Elle devait la mener, de A à Z sans aucune faute. Et si faute il y avait, savoir. C'est ce que l'on demande toujours. Mais les zones d'ombres qui existent sont dérangeantes. Et plus dérangeant encore est son regard si convainquant qu'il manquerait de me berner. Je ne sais vraiment ce qui fait qu'elle n'emporte pas mon adhésion directe, car son jeu est parfait. Pour autant, j'ai une certitude, une conviction profonde que, si un homme est mort, et à tord, il y avait une certaine raison à cela. Je ne sais que dire là-dessus. Des exorcistes meurent tous le temps en mission. J'ai perdu des compagnons dont je ne me souviens même plus le nom. C'est triste. Elle vient de le vivre. Mais pourquoi ce regret que je pressens, regret qui ne tient pas au fait qu'elle aurait pu le sauver. Il semble qu'elle n'aurait rien pu faire. C'est ce qu'elle dit, c'est ce qui est écrit sur le dossier. Alors ?

- Avez-vous quelque chose à vous reprochez Rhyan ?

C'est une question simple, sans doute très procédurale. Mais la question est essentielle. J'ai souvent le rire aux lèvres, mais quand mon regard capte un reflet dans le miroir, parfois je perçois cette ombre que j'ai créé à travers les années de terrain. Je me sens alors sale. Et toi, Rhyan, tu en penses quoi ? J'observe minutieusement l'exorciste, l'air de rien cependant. J'aimerai vraiment qu'Edwin soit là. Il sait remporter la sympathie avec une facilité déconcertante. Je ne suis pas en reste, mais je dois rester ferme dans ma position. Il n'est pas question de faire copain copain n'est-ce pas ? Ce n'est pas pour autant l'envie qui manque.

- Votre café, il est bon ?

Le mien est plutôt goûteux. Mais je n'ai pas le mérite du hasard : je prends celui là presque à chaque fois. J'aime presque tous les cafés. Mais celui là passe au dessus, loin devant. Je voudrai parfois être perfusé, comme pour le boire en continue. Et étrangement, la caféine n'a pas de réels effets sur moi. Il ne s'agit peut être que d'une habitude, un geste agréable et facile.

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Rhyan L. James
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Ven 2 Nov 2018 - 17:27


Balance toi au bout de mes mots
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Je sais que c’est sûrement son métier de capter les visages, lire les expressions et trancher les maxillaires pour voir les pensées qu’il y a en dessous. Mais j’ai toujours mes chances. J’ai toujours mes chances parce que j’y crois et que je ne me suis pas lancée dans le vide, sans filet. J’ai de la pratique, m’voyez. Et la pratique ça peut compenser le talent comme ça peut magnifier ce dernier. Il se pose des questions, je le vois bien, mais l’enjeu n’est pas le même. Moi je joue ma vie, mon amour, mon travail. Lui ?

Qu’est-ce qu’il a vraiment à perdre ? A prendre ? La vérité ? Je doute que le niveau de motivation soit le même.

Je laisse la vérité couler en moi et je deviens celle que je suis supposé être.

- C’est précisément ce qui est trouble. Vous ne savez pas et vous auriez dû.

Je baisse immédiatement les yeux. Ses mots sont absolument cruels à fouiller dans la plaie, je sais ma faute, est-il obligé de brûler les lèvres de la blessure ? J’évite de monter en pression, pas parce que ça serait me condamner mais pour essayer de rester professionnelle. Je pourrais tout à fait envoyer valser la table, hurler après lui et claquer la porte. Ça serait tout à fait mon genre mais paraît-il que je dois me canaliser. Je ne réponds pas, mes lèvres se pincent, mes joues se colorent de ce léger rouge de malaise. Je sais que j’aurais dû savoir. Je le sais que j’ai fauté, je le sais que je suis une mauvaise exorciste.

- Avez-vous quelque chose à vous reprocher Rhyan ?

Je hausse un sourcil ; bien sûr que j’ai une putain de chose à me reprocher. Il n’a donc pas écouté mon rapport ? Il n’a donc pas compris ? Mon visage se froisse alors que je réponds, la voix blanche :

- Un collègue est mort et je n’ai pas été en mesure d’agir, je n’ai pas su, faire. Bien sûr que j’ai quelque chose à me reprocher. Les gens ont une famille, des amis, une vie, et moi, moi j’ai pas été à la hauteur.

Je détourne le regard.

- J’ai pas d’excuses, c’est de ma faute.

Mes yeux de lune plongent dans les siens, je suis mal à l’aise, j’ai l’impression d’être dans ses rêves où vous hurlez et personne ne vous entend. Vous êtes comme un fantôme, rien n’atteint personne, ce gars là ne m’écoute pas. Son job, c’est de me lire, pas de m’entendre. J’en ai la nausée, des restes de cauchemars se déposent sur le bout de mes doigts.

Écoute-moi bon sang.

- Votre café, il est bon ?

Je le regarde cinq secondes de trop, le coeur battant. Quoi, mon café ? Y’a quoi, dedans, mon, café ? Est-ce qu’il va me dire que c’est le dernier que je prendrais avant trente ans, parce que j’vais être emprisonné pour avoir été une sale race, une exorciste de mauvais rang ?

- Oui ?

Je suis interrogatrice parce qu’il me fou un peu les jetons. J’le trouve chelou - vous le trouvez pas chelou, vous ? Sa mère, j’aimerais être partout qu’ici. Mais bon, ça c’est un sentiment qui me caractérise quand même pas mal, n’est-ce pas Papa ? Petite Rhyan voulait pas être à la maison, ne voulait pas être dans les bras de maman, voulait qu’on aille la chercher quand elle s’était faite putain de kidnapper. Non ?
Haha, j’suis en train de craquer un peu, mais c’est rare qu’on s’intéresse à ce que j’ai à dire avec autant d’intensité et d’attention. D’habitude c’est pas qu’on ne m’écoute pas, c’est qu’on ne me demande pas.
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Kurt Höwigräsche
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Lun 5 Nov 2018 - 20:23



Baby shot me down
“Il est difficile d'accepter la vérité lorsque les mensonges
étaient ce que tu voulais entendre.”

J'avale difficilement la dernière gorgée, et ce n'est pas par regret que ce soit la dernière. Il a quelque chose qui me fait froid dans le dos. Et je déteste jouer le rôle de celui qui doit mettre le doigt dessus, qui enfonce le couteau dans la plaie avant de le faire tourner et de le retourner. Il n'y a pas d'échappatoire pourtant. Là-haut, ils pensent qu'il y a un soucis. La réponse de Rhyan James est à la fois pleine d'une vérité indiscutable et d'un mensonge éhonté. La mort de l'exorciste, bien sûr qu'il y a un soucis là dessus. Si elle se le reproche, c'est également tout à fait banal ou du moins je l'espère. J'ai l'impression de juger sans le vouloir et je n'aime pas cela du tout. Je m'assois plus profondément dans mon siège. Tant pis si elle pense que c'est sa faute s'il est mort et tant mieux si elle aime son café. On s'en fou du café en fait C'est toujours de notre faute si quelqu'un meurt et qu'on est à côté, comme ce n'est jamais la notre. La culpabilité réside dans l'acceptation qu'il y avait quelque chose à faire. Si elle se sent coupable, y avait-il quelque chose à faire ?

- Vous savez très bien que ce n'était pas ma question.

Je ne demandais absolument pas si elle se sentait mal quant à la mort d'Alcott. Ce reproche là, elle peut se le garder, je ne pourrais rien y faire. Il est des choses que je suis en mesure de résoudre et cela n'en fait clairement pas partie. Je n'ai pas forcément vocation d'être un mouchoir dans lequel on peut pleurer. C'est dur, mais c'est une façade. C'est mon travail à vrai dire. Je collecte les informations, je les trie, les ordonne, et donne du sens, j'en tire des conclusions, je recherche les erreurs, le moindre petit écart ou qu'importe. Et dans ce travail, il est plus que nécessaire pour moi de faire rempart entre mes sentiments de compassions parfois étonnants et la dureté de ce que je peux voir. Je n'ai rien à reprocher personnellement à Rhyan, je ne la connais pas. Qui sait ce qu'il s'est réellement passé ? Je sens qu'elle va éclater et je ne saurai dire d'avance si c'est en pleurs ou de colère. Je sens une force incroyable qui se joue devant moi, comme un refus de céder quoi que ce soit, montrer un visage sans fêlure, contredit par son regard vacillant.

- Donc, avez-vous quelque chose à vous reprocher ?

A part Alcott, à part cette foutu merde qu'est la mort ? Il est mort, mais ça, en soit, ça se change pas. Pourquoi il est mort, c'est plus intéressant. Pourquoi un blanc, un silence, l'évitement, le contournement. Il y a quelque chose de pas clair bordel ! Je déteste ne pas comprendre. Je ferme les yeux un dixième de seconde pour me préparer. C'est toujours un passage délicat et je ne m'y habituerai jamais. Jouer au con. Au putain de con.

- Là-haut, ils ne se préoccupent plus de la mort d'Alcott, c'est un nom rayé à présent. Là-haut, ils veulent savoir s'ils auront à rayer d'autres noms bientôt, parce que ce n'est pas clair. Dans votre dossier, ce que vous me dites, il y a des blancs Rhyan. Et ces blancs sont impossibles.

Je me lève.

- Avec qui avez-vous travailler ? Vous savez qu'Orpheo refuse de travailler dans le noir. Si il n'était pas mort, personne n'aurait relever. Mais y'a une poussière dans l'engrenage. Soit c'est la personne extérieure que vous avez engagée, soit c'est vous. Un exorciste est mort et oui sa famille pleure et je veux savoir où est le danger.

J'essaye de la pousser à bout. A cet instant précis, je me déteste cordialement. J'appuie, sur les douleurs, les souffrances, les horreurs, je pousse à la culpabilité. Je me déteste, cordialement.

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Rhyan L. James
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Mar 6 Nov 2018 - 19:53


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Il continue de me scruter, d’essayer de voir derrière mais derrière, il n’y a rien. Rien que ma vérité que je continuerai de clamer, posément, doucement même ; qu’ils m’enferment s’ils veulent mon moi sur la conscience. Je ne suis pas un danger pour eux, je n’ai aucune motivation externe, il était pas là au bon moment et il aurait dû se taire. Moi, avoir un alibi pour Cyan et Cyan aurait dû fermer sa gueule. Ça en fait des plans sur la comète dis-donc.

- Vous savez très bien que ce n’était pas ma question.

Non, je ne savais pas, c’était idiot de présumer l’inverse. Putain, sérieusement, pourquoi on se retrouver à dire ça et à se regarder en chien de faïence ? On est tous les deux dans le même camp non ? C’est ça qu’il faut vérifier ? C’est ça qu’il veut vérifier ? Il continue posément mais la ligne de ses épaules le trahit, tout comme ses mâchoire. Je ne sais pas s’il s’en rend compte mais s’il continue, il va grincer des dents.

- Donc, avez-vous quelque chose à vous reprocher ?

Non. J’ai fait ce que j’avais à faire. Point à la ligne, fermons donc le chapitre. Mais quoi que je dise je sais que je vais rester ici encore, encore et encore, nous allons faire le tour du même pot sans qu’il puisse réussir à y voir une ouverture. Il ne retourne pas la question dans le bon sens ; je ne sais pas s’il est en conscient. Je m’humecte les lèvres et termine le café.

- Là-haut, ils ne se préoccupent plus de la mort d’Alcott, c’est un nom rayé à présent. Là-haut, ils veulent savoir s’ils auront à rayer d’autres noms bientôt, parce que ce n’est pas clair. Dans votre dossier, ce que vous me dites, il y a des blancs Rhyan. Et ces blancs sont impossibles.

C’est pourtant bien ce qu’ils sont. Des blancs.
Il se lève et je me tasse sur mon siège, je me serre un peu plus. J’aimerais pas trop trop qu’il me frappe. Un éclat de peur se reflète dans mon oeil.

- Avec qui avez-vous travaillé ? Vous savez qu’Orpheo refuse de travailler dans le noir. Si il n’était pas mort, personne n’aurait relevé. Mais y’a une poussière dans l’engrenage. Soit c’est la personne extérieure que vous avez engagée, soit c’est vous. Un exorciste st mort et oui sa famille pleure et je veux savoir où est le danger.

J’hésite un quart de seconde entre rejouer la même boucle et m’effondrer ; je prends les yeux. Je lève des yeux mouillés vers lui, iris glacées et je passe une main dans mes cheveux alors que j’ai un chignon. Les mèches s’en échappent, bien sûr, alors que je bégaye :

- Mais, mais le danger c’est.. c’est moi le danger, c’est ma putain d’incompétence le danger, vous .. si vous.. enfin mettez moi à pieds, un mois, six, je sais pas ce que vous attendez..

Mes sourcils crispés me donnent cette expression de malheur pas bien difficile à trouver. Je suis malheureuse. Y’a pas de rocher dans mon jeu, il est sincère.

- Bien sûr que j’aurais dû et j’ai pas fait, qu’est-ce que.. qu’est-ce que je fais là à part répéter que je suis nulle ? Que j'ai pas fait bien, que j'aurais dû mieux savoir, que je suis pas assez ?

Je me serre dans mes propres bras et dévie le regard. J'suis réellement désolée.

- J’ai employé quelqu’un de confiance. Demandez à Mr. Voniestosiwjski, il pourra vous appuyer mes dires.

Je me gratte le cou, réflexe tout à fait naturel quand je suis pas bien, persécutée, anxieuse et stressée et ma peau blanche marque avec une terrible facilité, laissant apparaître des plaques rouges et légèrement gonflées. Je suis une exorciste de bas rang, always have been, pourquoi a-t-il du mal à comprendre l'étendue de ma stupidité ?

Il est débout et je suis minuscule, petite Rhyan qui n’atteint pas le mètre soixante-dix, j’espère qu’il est conscient de sa suprématie de mâle blanc immense, qu’il se fait plaisir à m’écraser de sa position et de son rang, de ses atouts et de mes faiblesses, de mes échecs. J’espère qu’il se délecte, qu’il se pourlèche les babines sur les éclats de terreur que je lui laisse.

Parce que ça va pas durer.
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Dernière édition par Rhyan L. James le Jeu 8 Nov 2018 - 16:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Mer 7 Nov 2018 - 21:34



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“Il est difficile d'accepter la vérité lorsque les mensonges
étaient ce que tu voulais entendre.”

Il y a ce que l'on sait et ce que l'on croit puis encore ce que l'on croit savoir. Ce qui est important, au final, cela dépend. Je pense aussi que cela dépend des gens. Pour ma part, je place en premier ce que je crois et ce que je sais. Je ne fais pas confiance en ce que je crois savoir. Et elle répond, pour me convaincre, avec les larmes aux yeux, le désespoir dans la voix et une main dans les cheveux, comme perdue dans un souvenir qui ne s'accepte pas. Pour une fois, et alors que je ne veux pas toucher à l'approximatif, que dans mon métier, c'est un danger constant, je décide que ce qui est important, c'est ce que je crois savoir. Et je crois savoir que la jeune femme devant moi, aussi forte soit-elle, aussi faible soit-elle, ne représente rien à craindre. Je ne questionne pas sa version de la vérité. Après tout, finalement, je ne pense pas que ce soit cela qui m'ai un jour intéressé réellement. Je dois évaluer l'information et en faire ce qu'il me semble bien à défaut parfois de ce qu'il me semble juste. Rhyan James a peut être merdé quelque part, et peut être même que quelque part elle ment. Mais je décide que je m'en fou. Et j'en prends la charge.

Je déteste entendre ses plaintes déchirées, les lambeaux de sa culpabilité. Elle creuse sa propre tombe avec une efficacité consternante. Elle vient à s'enserrer seule, comme s'il n'y avait qu'elle même pour la rattraper. Je ne bronche pas. Elle cite le nouveau directeur du siège de Pologne, Simje Voniestoziwjski. Cela me rappelle qu'il doit un jour passer me voir, comme tous les directeurs. C'est au minimum une fois par an, plus si le conseil le demande. Et surtout dés sa prise de poste, c'est une obligation. Je me rassois tranquillement. Je tapote mon bureau de mes doigts, et je songe qu'il est temps de rendre un verdict. Je relis quelques notes sur le dossier. Je ne sais si je suis dans le vrai, mais je suis dans le bien. Je n'ai aucun droit de jugement négatif quant aux informations qui me sont ainsi offertes, dans la souffrance et le sang. Il y a des doutes, certes, pas de certitudes. Et pas d'hésitation, pour ma part. J'esquisse un petit sourire, bien plus proche de celui que je suis que de celui que j'étais. Je tranche :

- Monsieur Voniestoziwjski répondra de votre homme. Je répondrai de vous.

J'en deviens peut être responsable. S'il y a une merde, elle m'entraînera dedans. C'est le risque, mais je ne risquerai pas de gâcher quelques jours de sa vie pour une faute qui, si j'en crois mes sentiments, n'est qu'une faute parmi tant d'autres dans la guerre, une erreur comme on en commet tous les jours. C'est quelque chose qu'elle semble déjà payer et dont je ne l'absoudrai pas.

- Rhyan, quoiqu'il se soit passé, quoique ces blancs cachent, ne me faite pas regretter ça. Je ne sais pas pour le passé, je vous accorde ma confiance pour l'avenir. Je sais que vous portez déjà votre culpabilité où qu'elle se place. Je ne vous l'enlève pas. Je vous offre seulement la possibilité d'en faire quelque chose.

Je lui fais un clin d'oeil, léger, tranquille, sans arrière-pensées. Je ne sais ce que l'avenir nous dira, mais au bout du compte, tout ce qu'il nous reste, c'est les uns et les autres, à protéger jusqu'au bout. Jusqu'à preuve du contraire, et cela je le crois sincèrement, Rhyan James est encore et toujours des nôtres. Je n'ai qu'à espérer que cela ne change.

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Rhyan L. James
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MessageSujet: Re: Give him the polygraph eyes   Jeu 8 Nov 2018 - 16:32


and i've fucking won
why can't i be happy now ?
Le temps semble changer autour de nous, une histoire d’électricité ; c’est peut être lié à mon don. Je sais pas trop. Je sens les changements de température, pas vraiment d’humeur mais de tension entre deux personnes. Peut être que c’est placebo mais c’est là, subitement j’me sens idiote d’être larmoyante parce que j’en ai plus besoin. J’ai l’impression de ne plus en avoir besoin. Subitement, il sourit - putain l’enfoiré, il sourit - et il me dit calmement :

- Monsieur Voniestoziwjski répondre de votre homme. Je répondrai de vous.

J’ai envie de sourire parce qu’il a un poil mal prononcé le nom de famille de Simje - c’est s et pas un z qui doit sonner. Mais bien sûr je fais fermer ma gueule à mes zygomatiques. C’est pas le moment d’afficher quoi que ce soit et j’attends.

- Rhyan, quoiqu’il se soit passé, quoique ces blancs cachent, ne me faites pas regretter ça.

Ah parce qu’il se met dans l’équation ? Très étrange petit jeu qu’il joue ici et j’avoue que je suis surprise. Qu’il regrette ou pas son choix, moi…
Je suis toujours fidèle à Orpheo bien entendu mais j’ai un léger pincement au coeur pour cette organisation que je pensais plus.. enfin j’crois que je pensais me faire chopper et que quelque part ça m’aurait rassurée. Ils savent les gentils des méchants, okay, mais ils savent plus que ça, ils sont ultra doués et efficaces. Mais bon ; c’est peut être pour ça qu’on perd la guerre. Pas assez radicaux. J’suis pas conservatrice pour autant mais j’suis mal à l’aise. J’ai fait passer Cyan devant mon organisation et mes valeurs et personne ne le sait.

J’suis peut être trop douée, haha.

- Je ne sais pas pour le passé, je vous accorde ma confiance pour l’avenir.

Sa confiance après ses regrets.

- Je sais que vous portez déjà votre culpabilité où qu’elle se place. Je ne vous l’enlève pas. je vous offre seulement la possibilité d’en faire quelque chose.

Et.
Il me fait.
Un.
Clin d’oeil.
Dis donc ! Il est vraiment tranquille quand même pour quelqu’un qui examine une potentielle meurtrière ! Enfin, pas meurtrière du coup. J’me doute qu’il me fait pas vraaaiment vraiment confiance mais quand même. Le résultat est là, il a tranché et n’a même pas sorti la boite à souvenirs - je sais pas exactement ce que c’est ni comment ça marche mais ça existe.
Je m’incline respectueusement et je me lève. Bien. J’en reviens vraiment pas que ça se finisse seulement et uniquement comme ça; heureusement que j’ai pas totalement pété un câble et décidé de faire sauter tout Orpheo parce que wow, c’est pas si dur de trahir quoi. Je garde mon masque de peine - sincère - et de gratitude - totalement feinte - et m’éclipse. J’ai hâte d’atteindre à nouveau l’air frais. J’me fais pas d’illusion, ils savent bien que y’a eu une couilles chez Orpheo et je serais sûrement mise à l’écart pendant un moment mais au moins c’est pas quatre putains de murs.

Les locaux me semblent interminables quand je remonte. Peut être que l’agent de la Police Magique m’a eu, qu’il n’a pas été sincère et que c’était un piège qui mènera jusqu’à Cyan mais je n’ai pas revu le Soul depuis la dernière fois et j’espère ne pas être aussi idiote. J’espère et puis merde, il avait l’air sincère et moi j’avais l’air innocente. Ça nous suffit tous les deux. Je sais que je le juge durement, ce gars qui au fond, a un peu raison de m’avoir crue. Mais j’sais pas. Peut être que je débloque, peut être que je cherche juste des cadres et des limites,

peut être que j’attends qu’on m’attrape le bras et qu’on me dise droit dans les yeux « arrête toi, c’est bon. Je sais que tu mens. »
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