Am i irrelevent ?


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 Am i irrelevent ?

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Sam Carver
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MessageSujet: Am i irrelevent ?    Sam 27 Oct 2018 - 12:20



S t o r m
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Tout ce qu’elle touche lui saute à la gorge, au visage, lui attrape les bras et les étire pour l’emporter plus loin, c’est un peu trop parfois, beaucoup trop souvent, tout s’arrête de temps à autre, épuisant.

Cormag m’a emmenée à Édimbourg. Se rendent-ils compte que je ne maîtrise rien ? Que ça vient, ça part, que ce n’est pas fiable quand c’est là, vraiment instable ?
Peut être que j’aurais dû leur dire ? Ils ne demandent jamais rien. Plaisant. Toujours est-il que j’ai pu voyager, louper les cours, dessiner beaucoup, parler très peu. Ils m’ont demandé d’attraper un gars par le bras, sans trop me dire qui s’était, mais vous savez, ils sont pas débiles les sorciers, ils savent que je sais, et ses barrières mentales étaient plus hautes que le ciel. Il avait posé une coupole bleue et grise sur son passé et ses pensées et j’ai eu accès à rien du tout. Cormag, il me râle jamais dessus mais il n’en pense pas moins. Elizabeth est déjà un peu plus expressive, c’est plus simple, mais elle n’a pas pu venir et est restée à Berlin. Et comme je suis gênante et que Cormag n’aime pas que je traine dans ses pattes, il m’a foutu la paix.

Autant vous dire quand glander dans un QG inconnu c’est assez vite la porte ouverte à la gêne « et t’es qui, et tu fais quoi ici » mais mon Ipod n’a plus de batterie et ça, c’est la merde.
Ses bras sur le cuir récupèrent une vague de stress, elle sent presque la sueur et l’acidité sur la peau, ça dit d’attendre et ça dit de rester, elle reste les paumes grandes ouvertes sans réussir à démêler le noeud qui lui est présenté, elle ne sait pas de qui on parle, qui parle, qui est passé ; beaucoup de monde, il y a un éclat de rire et tout se coupe brutalement.

Je me lève d’un coup et déguerpi des sièges usés en face du bureau dans lequel est rentré Cormag. Mes pas sont pressés, j’espère ne rien toucher - je veux tout toucher. Comme Nephilim dans la rue, je suis incapable de me retenir, j’ai besoin de savoir. J’essaie nerveusement de rallumer mon IPod pour espérer que la musique que traîne en dehors des sensations des autres mais il m’affiche le petit signe que c’est mort. Mort de chez moi.
Je tourne à droite, à gauche, mes converses couinent sur le parquet vernis quand subitement j’m’éclate dans quelque chose d’assez dur.
Je ne sens pas le sol sous mes fesses quand je tombe à la renverses.

Il y a quelqu’un qui parle et qui dit « je voulais te sauver » il y a un blanc et ça fait mal, mais un mal constant, diffus, océan de passé et de peine, ça dit « pardonne moi » et il y a Sam au milieu qui ne sait plus qui elle est, si c’est encore elle sur ce plancher, et ça reprend, mais une autre voix, gutturale, déjà morte peut être, peut être pas, « on paye le » et puis « la haine », et elle se fit aspirer à nouveau dans sa réalité, pas certaine de vouloir trop trop se relever.

J’essaie de respirer mais j’ai l’impression d’avoir mis dans mes poumons une purée épaisse et sale, gluante mais habituelle, familière. J’essuie mes yeux vaguement larmoyants - j’ai toujours les yeux qui coulent un peu dans ce genre de moment c’est atrocement chiant. C’est genre vraiment nul.

Elle relève la tête mais avant d’avoir pu vraiment savoir ce qu’elle dit, elle siffle « ça date, c’est tellement vieux, avant c’était là déjà » ses mots sont pâteux et vaseux, comme son coeur qui ballotte dans sa petite poitrine.

Je sors enfin complètement de la flaque de passé dans laquelle j’ai marché. Poisseuse. D’habitude j’ai plutôt les émotions instantanées sur les gens, qui trucs qui passent, pas intéressants. Vraiment chelou le gars. Je relève les yeux, alors que - comme toujours - je marmonne un « désolée » alors que j’ai juste vraiment pas fait exprès.
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Dernière édition par Sam Carver le Dim 28 Oct 2018 - 23:06, édité 1 fois
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Declan A. Ø. Mystery
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Dim 28 Oct 2018 - 22:32



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“À mesure qu'on vit, on prête moins d'importance
aux choses, mais aussi moins d'importance à l'importance.”

- Tom ? J'ai besoin de faire une pause, les lignes des dossiers dansent devant mes yeux.

Mon secrétaire hoche la tête, range les piles de papiers qui sont étalées entre nous. Des missions importantes, des comptes rendus, des départs, des avis de disparitions... Il y a tant à faire et si peu de temps pour. Cela fait trois jours que je ne suis pas rentré dans mon appartement, que je n'ai pas embrassé Morphée plus d'une petite poignée d'heures. La fatigue est là. Plus encore, la lassitude. Mon ventre gronde violemment alors que je permets à mon esprit de se laisser aller. Je secoue la tête. Je sais que Tom me regarde, qu'il note le geste, mais l'impute sans doute à ce coup de fatigue qui m'a saisi brusquement. Il ramasse rapidement ce qui reste et me propose d'aller me chercher un sandwich.

- Non.

Mon refus est habituel. Mais rien ne transparaît en dehors des mots. Je sais, je sens qu'il a des doutes. Il est celui qui passe le plus d'heures avec moi. Il sait sans savoir. il sent, lui aussi. Mais les yeux sont traîtres. Il les écoutent au lieu de voir réellement. Je me lève sans faillir. Aucune faiblesse n'est permise. J'attrape mon manteau et avant de quitter mon bureau, lui jette un sourire d'excuse, joyeux et triste à la fois, dans un paradoxe obligé. La guerre nous plonge vulgairement à l'intérieur de ces confusions intimes, pire que des confessions, mieux que des délivrances. Je passe le pas de la porte. Ma main s'évade sur le mur pendant que mes pensées vagabondent. J'aime mon siège, dans un bâtiment ancien, avec du bois partout, qui craque, qui craque... Et cette odeur légèrement fleurie, pourtant emplie d'ancienneté, d'un autre temps, d'un autre âge, me transporte aussi. Mes yeux s'envole sur le plafond pour s'y perdre. Et vient la rencontre, brutale, choquante, d'un corps d'enfant contre un corps caché. La surprise m'a presque fait lâcher cette attention permanente pourtant en arrière plan, ce pouvoir de me cacher derrière ma propre image.

Deux yeux d'un bleu clair et profond, perdu un temps, reviennent à la surface. La jeune fille marmonne quelque chose que je ne comprends pas. Je ne suis pas encore redescendus moi-même. Je fronce les sourcils, étonné. Nous sommes dans une aile plutôt peu fréquentée du siège d'Edimbourg. Il y a mon bureau, notamment, à côté d'une grande bibliothèque. D'où un certain calme permanent. Je souris gentiment. Et ce n'est pas une façade. J'ai comme l'impression qu'elle pense subir mes foudres. Je ne comprends certes pas ce qu'une enfant fait ici, mais je n'ai pas d'a priori quant à cette enfant. Je ne me sens pas plus élevé qu'elle pour hurler qu'elle aurait dû faire attention à où elle allait et que vraiment, les jeunes aujourd'hui n'ont aucun respect. Ce n'est pas vrai. C'est un abus.

- Excuse moi, je ne regardais pas devant moi. Tu n'as rien ?

J'ai les yeux souriants, car les siens me font rêver. Il y a dans ce visage lisse et enfantin un réconfort sans appel. Je n'ai besoin que de jeter un oeil à une jeune fille comme elle pour me rappeler pourquoi je me bats tous les jours, pourquoi tout ce que je fais est nécessaire. Je lui tends la main gentiment.

- Declan ! Et toi ?

Le tutoiement est venu naturellement. Je ne voudrai pas qu'elle y voit une offense. Surtout que j'ai des tutoiement respectueux, comme des vouvoiement irrespectueux. La différence n'est pas réellement dans les mots. Elle est ailleurs, dans une attitude peut être. Et il n'est pas question pour moi, de discriminer les enfants. Je me demande tout de même encore ce qu'elle fait là. L'entrée est libre, la circulation peu réglementée ici. Sauf à certains endroits que je refuse de mentionner. Mon bureau, au bout de ce couloir, est accessible à tous. Mais rare sont les personnes aussi jeune à venir.

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Sam Carver
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Dim 28 Oct 2018 - 23:08



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Mes mains se posent sur le sol et une déferlante de terreur m’étreint immédiatement. Je pense que la peur est ma barrière principale ; comme ça les émotions ou les souvenirs ne passent pas. Plus je suis terrifiée, moins je reçois d’informations. Mais la peur, ça ne se commande pas, n’est-ce pas ? La vraie peur, celle qui vous rigidifie au fond du lit et serre vos doigts sur la couette, celle qui prend aux tripes et qui les tord, les étire, les déforme. Le mal de ventre qui dure toute la journée. Le mal de ventre avant l’école. Après l’école. Les soirs où on va se coucher mais on n’est plus vraiment là tellement on est terrifiés.

En face de moi, y’a un monsieur qu’il me semble connaître, mais peut être pas. Je suis nulle en visages et nulle en voix et je ne le reconnais pas quand il me dit « Excuse moi, je ne regardais pas devant moi. Tu n’as rien ? » il me tend la main, j’ai l’espoir quelques secondes qu’il veuille me la serrer mais je me rappelle que je suis au sol et qu’il veut juste me relever. Je l’attrape quand même.

Bien sûr que c’est le tourbillon, le contact de la chair sur la peau de l’adolescente et du soulagement d’après la chute, bien sûr qu’elle est happée, naïve petite fille qui n’a pas encore compris comme ça marchait.

J’ai le temps de me relever mais je retire ma main comme si elle avait été brûlée ; mais c’est trop tard.

Je sais.

Elle sait la faim qui finit par mourir dans l’estomac, la faim qui a taraudé, tiraillé, la faim qui a essayé de forcer le cerveau à réagir, à manger, mais la faim qui a perdu, la faim qui est morte dans l’estomac. Mais si la faim est morte les vertiges ont persévéré, eux, light-headed when you stand up, elle sait la réponse unique « non » et ses déclinaisons « non merci » « pas maintenant » « plus tard peut être ». Elle sait le scalpel dans la chair et elle hoquette, elle recule et ses doigts viennent s’entortiller dans ses longs cheveux bruns quand subitement tout repart. C’est venu et ce n’est plus là ; elle porte sa main sur son estomac et presse avec douceur le plexus solaire, ça n’a pas disparu, les fantômes sont coriaces, tenaces bestioles qui se logent là où on ne regarde pas souvent. Elle happe un peu d’air et se tient en arrière mais elle n’a pas fait le tour de la question, ses yeux lorgnent sur la peau nue de Declan, elle a eu mal mais elle veut savoir ; est-on sûrs finalement que le feu ça brûle ?

Je n’apprends jamais.

Mais je suis éduquée et je marmonne encore « désolée » et puis - parce qu’en fait j’sais pas me taire, j’veux juste comprendre et faire des liens, c’est juste ça, c’est si petit comme envie mais elle m’avale tout entière et j’ajoute « c’est juste que.. » mes sourcils se froncent, j’aimerais ne pas parler mais mes lèvres se délient « ..vous avez faim depuis si longtemps ». Et bien sûr, comme ce n’est pas ma place, je regarde mes pieds, faussement honteuse - je sais que c’est impoli mais c’est juste quelque chose que je sais. Je ne le comprend pas. « Désolée. » Elizabeth m’a dit qu’il fallait que je m’explique, quand même, que c’était mieux, mais Elizabeth n’est pas là et Cormag préfère quand j’en dis le moins possible, sauf pour l’aider.

Je déglutis ma salive mais j’ai l’impression d’avaler du sable.
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Dernière édition par Sam Carver le Lun 29 Oct 2018 - 0:06, édité 2 fois
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Declan A. Ø. Mystery
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Dim 28 Oct 2018 - 23:45



Signifiance is nothing but pride
“À mesure qu'on vit, on prête moins d'importance
aux choses, mais aussi moins d'importance à l'importance.”

C'est une main qui se retire d'un coup. La violence d'un rejet. Il n'est pas de pire sensation de dégoût que celle que l'on éprouve pour soi. Et la peur d'une enfant envers un inconnu. La peur et le rejet. Mon coeur se serre quand elle se rétracte, fuit le contact, fuit la douceur. Elle brise cette espèce d'illusion que j'avais créée autour d'elle, ce masque d'innocence à toutes épreuves, ce voile ravissant qui fait fleurir des sourires. Je voudrais lui dire que je ne suis pas ce monstre qu'il faudrait craindre, que je ne suis pas les dents pointues et les griffes sous le lit, la bête du placard, le Croquemitaine ou je ne sais quoi. Je refuse d'être l'ennemi. La crainte qu'elle montre me heurte. Et c'est une habitude qui me désole. Quand j'ai installé non loin du siège, dans un immeuble appartenant à la famille Mystery le Little Orphanage avec Jonathan, j'ai vécu et revécu cette frayeur sans fin. Les enfants n'ont pas de mémoire, dit-on. C'est faux. Ils savent ne pas s'en souvenir néanmoins.

Ses excuses à répétitions sortent comme s'il fallait qu'elles sortent. Je garde le calme qui m'est habituel, la détente qui me semble la plus naturelle, puisqu'il n'y a pas mort d'homme, ni dangers réels. Si je me raidis, elle le sentira, si je recule, c'est un affront, si je me détourne, c'est l'indifférence. Il n'y a rien de pire que l'indifférence. Je n'inflige pas de mépris ou de dédain. J'ai le respect pour tous et la vie en premier. J'aurai aimé avoir le temps de serrer sa main, avant qu'elle ne la retire. Et la voir aussi perturbée, perdu dans un monde que je n'arrive pas à saisir, me déstabilise. Et ses mots sont comme une lame incisive qui transperce le coeur qui rate quelques battements. Ma respiration se bloque un instant et reprend, essayant d'attendrir le galop dans lequel elle veut se lancer.

Elle a raison. La faim est là, dévorante. Le refus aussi. Mon ventre se tord sur le néant et se soulève avec rien. La protestation ronge le creux sous les côtes. Je place une main sur mon ventre, comme un réflexe. A travers le tissus, je sens que mon pouvoir s'efface, juste sous les vêtements, juste le temps de sentir qu'il n'y a plus rien, que le vide. Rien d'autre. Entre vie et vide il n'y a qu'une lettre. Entre vie et vide il n'y a qu'un pas. Je le sais. Et je refuse toujours. Cette attirance n'a pas de raison. La punition continue. C'est le fardeau de la tourmente. Je ne comprends pas, mais je continue. J'essaye de me ressaisir. Je ne sais combien de secondes se sont écoulées sans que je réponde. Je voudrai affirmer que tout va bien, mais face à la jeune fille, je n'arrive pas à mentir. Le mensonge n'est pas toujours mauvais, même s'il est mal. Et là, il me semble pire que tout. Impossible. Ridicule. Je hausse les épaules avec une nonchalance que je ne croyais pas pouvoir afficher.

- C'est vrai, j'ai un peu faim.

Le mot est faible. Euphémisme. Je suis faible. Faible d'une force sans faim, d'une abnégation qui se retourne contre elle même. Un grattement dans la gorge et c'est tout une histoire. Je pourrais saliver à l'idée même de manger. L'eau claire serait déjà un soulagement. Je songe à remonter le temps, doucement. Je regarde les heures s'étaler devant moi. Pas une pause, pas un répis. Et une journée s'est écoulée. Je vais encore plus loin et l'effroi consternant me frappe tandis qu'une seconde se meurt. J'ai beau chercher, je ne parviens pas à trouver le moindre souvenir d'un repas même moindre depuis que je suis parti de chez moi. Et je ne suis pas rentré depuis trois jours. Je sais qu'il faut. Les mots, ils dansaient, s'entremêlaient jusqu'à n'avoir plus de sens. Ca n'a pas de sens.

- Je vais essayer d'avaler quelque chose. Tu m'accompagnes... ?

Elle n'a toujours pas dit son nom. Ma question en est deux. Je ne sais pas pourquoi, mais sa présence est rassurante. C'est comme une promesse que je lui fais et que je pense pouvoir tenir. Comme le mensonge, il me semble impossible de lui refuser cela. Je pourrai m'enfuir encore. Mais je ne peux continuer à fuir si je n'affronte pas de temps à autre. C'est un paradoxe qui me permet de continuer à vivre. Fuir la plus part du temps, se réfugier dans le vide, et se remplir de temps à autre, histoire que le vide ait un sens, une réalité en contraste.

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Sam Carver
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Lun 29 Oct 2018 - 0:07



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Il y a un blanc, un immense blanc qui nous entoure. Moment pendant lequel il ne parle pas et moi non plus et même si j’aimerais le fixer, je n’en fais rien. Je détaille mes converses avec soin. On m’a répété qu’être nonchalante et désintéressée ça ne se faisait pas alors j’essaie de faire ce qui se fait.

Même si j’suis pas très très sûre d’à quoi ça peut vraiment ressembler.

Même pas quand il me dit « c’est vrai, j’ai un peu faim. » C’est mon ventre qui se tord cette fois ; il me parle comme à une débile. Réellement. Il tue sa suffisance par un euphémisme et ça me saoule un peu, je ne comprends pas pourquoi il fait ça. J’ai envie de lui dire que je sais. Qu’il n’a pas un peu faim, que sa faim est tellement grande qu’elle peut et qu’elle doit se passer de mots. Il n’a plus la dalle à ce niveau là, il est après, et parfois, les gens qui sont après ne reviennent pas. Je crois.

Et moi, j’ai toujours envie d’attraper sa main et de lui éclater son passé au visage après, je sais que je peux faire ça, je sais que je peux même modifier ses souvenirs sans qu’il le sache vraiment, sans qu’il puisse discerner le vrai du faux. Je sais aussi que c’est atrocement cruel.

Aucune idée de pourquoi j’ai envie, du coup.

« Je vais essayer d’avaler quelque chose. Tu m’accompagnes ? »

Je relève mes yeux très pâles vers lui et essaie de les ancrer dans ses prunelles. J’ai l’impression qu’il m’annonce une affirmation genre il y croit vraiment mais surtout, genre, il me prend à témoin. Regarde, je vais le faire. Voilà ce qu’il me dit. Il s’appuie un moment sur moi pour réussir ça, parce que s’il ne le fait pas, il aura menti. Et mentir c’est mal. Il doit le faire, maintenant. Parce qu’il l’a dit. Et moi, j’ai pas envie de le rejeter, parce que c’est cruel, ça aussi je le sais, mais j’ai quatorze ans et il me cause un peu comme si j’en avais six. C’est peut être que je suis habituée à Cormag qui me parle comme si j’en avais soixante dix et que je me pouvais comprendre la thermo-fusion-nucléaire; c’est pas le cas. Mais bon, je dis « okay » et puis pourquoi pas, je sais pas trop dans quoi je m’embarque mais bon.

Elle attrape sa veste et force son pouvoir à y passer, élan rassurant de choses anciennes, le Canada, les lacs, l’odeur de la forêt et du pin, l’immense canapé face aux baies vitrées et les murs en lattes de bois imbriquées, la maison, tout va bien à la maison, ça ne va pas à la maison ? Si si, ça va, s’accrocher à un souvenir unique. Son don s’est bien joué d’elle; elle ne sait pas si elle l’a inventé ou si il est réel, elle dit à son père que ça va bien et lâche sa veste.

Bien.

Petite moi qui doit aider le grand lui, l’inconnu qui s’aide d’une adolescente pour manger. D’accord. J’essaie de ne pas être méchante mais je dis quand même « mais sans me toucher » parce que même si je passe pour une enfant traumatisée ou battue ou que sais-je, moi aussi ça tient comme une promesse que je lui fais, j’vais essayer de ne pas savoir et de ne pas comprendre, de ne pas aller au bout de lui quand bien même j’ai juste envie de dépiauter sa vie. Parce que c’est pas poli, on m’a dit. Mais on m’a aussi dit que j’avais du mal à avoir de l’empathie pour les autres, que j’étais trop loin d’eux et que ça pouvait me rendre mauvaise.

Mais ça veut dire quoi, au juste, mauvaise ?

Enfin surtout, mauvaise pour qui ?
Pour les autres ?
Les inconnus ?

..et alors ?
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Dernière édition par Sam Carver le Lun 29 Oct 2018 - 13:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Lun 29 Oct 2018 - 0:34



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“À mesure qu'on vit, on prête moins d'importance
aux choses, mais aussi moins d'importance à l'importance.”

Il y a de la violence dans la douceur. Et celle dont elle fait preuve en acceptant, l'air de rien, me remet à penser à regrets. Je voudrai lui hurler de me regarder dans les yeux, que je n'ai pas à subir cette peur, mais je n'ai que le silence pour répondre à l'imagination qui divague. Je le sais, tant que je n'aurai pas mangé un bout, impossible de penser clairement. Le corps est à bout, encore une fois. Il faut lui concéder un peu de place, pour qu'un instant, il reprenne le devant. Je sens comme une légèreté en moi qui est insupportable. Et ce qui m'insupporte également, c'est cette espèce de condescendance que j'ai l'impression d'avoir. Je veux abolir les barrières en montant des murs. Paradoxe, encore et toujours. Je ne sais pas pourquoi elle a voulu toucher droit au but, ce qu'elle a senti. Mon don se refuse à moi par ma faiblesse, je ne parviens pas à discerner la moindre information sur elle, aucune détection possible sans l'abandon du contrôle de mon pouvoir. Et ça, je ne peux le permettre. Ses yeux me transpercent, sa voix aussi. Je ne saurai dire pourquoi.

- Très bien.

L'amertume de ma voix a abandonné l'idée de passer pour un grand. Je ne suis pas plus grand qu'elle a vrai dire, elle n'est certainement pas plus petite que moi. Et je ne sais quelle affection mon coeur a pour cette gamine aussi vieille que le monde. Il semble que sa naïveté soit violente, comme une histoire qui n'a pas vécu, ancienne pour autant. Je n'y comprends rien moi même et je ne cherche plus de toutes façons. J'accepte. J'accepte la légèreté qui se tord de douleur. Je ne cherche plus à enrober mes paroles. Il n'y a pas pire pour inspirer la défiance, pour cacher l'honnêteté. Je ne veux pas cela. Un refus de plus, un vrai, un bien peut être ? L'adolescente n'a pas de regard frontal, je ne peux m'empêcher de la fixer. Pourquoi une telle réponse d'ailleurs ? De quoi a-t-elle peur ? Et soudain je me rends compte que ce n'est pas la vraie question. Pourquoi a-t-elle accepté ? Elle... Toujours pas de prénom.

Je continue ma route, dans un silence qui me tracasse. Je sais qu'elle me suit, j'ai peur qu'elle me suive. C'est une promesse, Declan, ne fais pas l'affront de revenir en arrière. Je serres les dents. Un goût de sang empli ma bouche, dans un goût de fer. J'ai du me mordre la langue ou l'intérieur de la joue. Les mains réfugiées dans mes poches, je me crispe sans raisons. Le froid est intense. Et l'habitude du froid aussi. Ces habitudes, je les jetterais bien moi. Loin. Au feu. Au feu de la vie. Mais l'emprise est immense. Ce froid est aussi celui de la réalisation, du constat net d'un passé flou. De cette vision toujours présente. Je lui dis dans un soupire, sans aucune emphase, sans aucune condescendance :

- Tu as les mêmes yeux que mon frère. Il est mort il y a des années.

Je marche sans un retour, un pas après l'autre, un pas prêt de l'autre. Je piétine et me retourne quand s'en est trop. Je ne sais quelle colère est mienne, mais elle n'est pas contre elle. Alors je me force à la contenir. Si j'y parviens, je ne le sais. Mais je sais que tout ce qui hurle en moi n'hurle pas contre elle. Je garde les mains dans les poches, un mètre de distance. C'est une autre promesse. Pas touche ! Pas touche... Brusque, franche, d'égal à égal, de elle à moi, les mots, la question, une politesse de retour dans la présentation.

- Qui es-tu ?

Ces yeux... Ces yeux d'un autre monde. Mon frère touchait les gens et captait des choses. Il n'a jamais voulu s'étendre sur le sujet. Il n'en a jamais non plus eu le temps. Et je voyais une incompréhension, une hésitation, un questionnement constant. Je voyais une joie de temps à autres, surtout la mélancolie. J'étais aveugle à nombre de choses, mais pas à ça. Pas à ses yeux.

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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Lun 29 Oct 2018 - 13:51



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Bien sûr que sa tête est lourde, vibrante des souvenirs affluant et bourdonnante de ceux qui repartent. Elle sait encore ce qui est à elle et ce qu’elle a emprunté mais distingue avec difficulté ce qui est maintenant. Qui est ce gars, là, devant qui lui dit « très bien » et se met en mouvement.

Je décroche de la magie avec soulagement. Je sais bien que c’est un peu bizarre d’avoir envie, toujours, d’aller voir. Que je ne devrais pas. Mais c’est ça la magie non ? Les métamorphes ont toujours envie de muter et bien moi, j’ai toujours envie de toucher. Même quand je sais que ça fera mal, même quand je sais qu’il n’y a rien de beau sous la peau des gens.

Je reste derrière et marche dans ses traces. Peut être que Cormag va m’engueuler s’il me voit, peut être qu’en ce moment même il me cherche et que je vais prendre bordel. Une soufflante que j’aurais pas mérité parce qu’il m’a juste laissée seule à attendre. Vous en connaissez beaucoup des gens qui attendent docilement sans se poser de question ?

Moi non.
Et ceux que j’ai croisé étaient tous des adultes. Y’a qu’un grown-up pour agir comme ça, hocher la tête et rester sur place, rester là.
Les adultes, ils sont tout l’temps crevé. Des vieux ballons de baudruche flasques et marqués par le temps.
J’les aime pas toujours trop trop. Surtout quand ils me disent « tu as les mêmes yeux que mon frère. Il est mort il y a des années ». On me compare à un mort, que je n’ai pas connu, un mort qui est là qu’il m’agite sous le nez. Mais qu’est-ce que je réponds à ça, moi ? Qu’est-ce que j’ai à en dire ? Désolée ? Je fronce le nez sans savoir réagir, j’ai pas de plan ou de notice à suivre ici et ils m’effraient, les gens vraiment cassés.

Parce qu’au fond, est-ce qu’il veulent être réparés ? Si l’autre est mort, c’est pas de lui qu’on devrait s’occuper. C’est des vivants.
Et le gars devant moi, j’sais pas trop où il en est. J’sais qu’j’pourrais lui changer son souvenir, j’pourrais aller dans sa tête et tout changer, mais j’suis pas sûre. « Qui es-tu ? » Je le fixe un instant avant de dire, voix blanche d’émotions « Protégée et élève de Cormag Scrimgeour, Directeur du QG allemand ». Et puis je me rends compte que je n’ai pas dit mon prénom, alors je reprends. « Je suis Sloan Carver. »

Peut être que ce gars c’est un méchant et que il va se servir de ça pour faire du chantage. Je sais pas trop. Je sais plus trop ce que j’ai besoin de dire ou pas quand je me présente. Sam, ça me semble un peu léger. Enfin, c’est pas mon vrai prénom quoi. Je hausse les épaules, je sais jamais comment expliquer ça « mais tout le monde m’appelle Sam. »

Comme toujours, les interactions sociales c’est pas mon truc, j’ai peut être pas envie d’entendre mon prénom rouler dans sa bouche, j’aurais pas dû dire pour Sloan, c’est personnel. Cormag me dit que face aux gens importants, faut tout dire, et j’aurais dû dire mon nom complet mais c’est mort.

Déjà que dire la vérité ça me saoule..
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Dernière édition par Sam Carver le Mar 30 Oct 2018 - 14:09, édité 1 fois
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Declan A. Ø. Mystery
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Lun 29 Oct 2018 - 23:08



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“À mesure qu'on vit, on prête moins d'importance
aux choses, mais aussi moins d'importance à l'importance.”

Protégée et élève de Scrimgeour ? Je reste stoïque, mais je n'en pense pas moins. Le directeur conservateur m'avait prit à partie lors d'un gala à Paris, pour appuyer ses propos. Il était dans son droit, semblait-il. Il a prit le droit même, me déniant l'anonymat. Il a exposé la souffrance que j'avais vécu sans aucuns scrupules ni aucuns remords. Je n'aime pas trop cet exorciste. Parfois, il me fait froid dans le dos. Mais les à priori ont bon dos puisque je ne le connais guère. Je ne peux prendre totalement avis sur ce qu'il est par ce qu'il dit et ce qu'il fait. Mais il est clair et net que je désapprouve pour le moment. Je fronce soudainement les sourcils. Il est donc fort probable que le directeur d'Allemagne soit dans les parages. Et la potentialité de sa présence n'augure rien de bon. Je n'ai de plus reçu aucunes notes quant à cette éventuelle visite. Sloan Carver, appelée Sam, protégée et élève de Scrimgeour.

- Sam donc...

Je ne suis pas très loquace finalement. C'est que la faim me tient dans ses bras, en tenailles. J'ai les pensées qui vagabondent et reviennent sans arrêt. Elles ne cessent d'être en mouvement sans trouver à se fixer. Et ma concentration habituelle s'envole, s'envole, s'envole. Et s'envolent quelques pigeons quand nous passons la porte. La rue explose devant nous, tout en craquements, allées et venues, cris, pétarades, rires, vent sifflant, odeurs plus ou moins agréables. Je regarde à droite, à gauche et de nouveau à droite avant de traverser la rue. Quelques pas que je ne comptes pas, dans un silence qui n'est qu'entre nous, et nous arrivons devant un petit restaurant thaïlandais que je connais bien. J'ai vécu deux mois en Thaïlande, avec Maman. Elle qui court le monde au gré de ses envies, m'avais emmené dans ce voyage rocambolesque où il était question d'une retraite spirituelle et musicale. Les odeurs de Bangkok me sautent au nez comme une madeleine de Proust. Ce petit commerce me replonge en immersion. Il est tout à fait authentique et propose des plats que je connais, sur le bout des doigts. C'est sans doute pour cela, que de temps à autre, je parviens encore à en passer la porte.

Je n'ai pas dit un mot de plus à la jeune fille. Je ne sais si c'est par malaise ou autre chose. J'ai l'impression fugace d'une sorte d'attachement qui est trop facile. Je plonge la tête la première dans un bourbier que je n'imagine pas. Les attaches, justement, ne sont pas vraiment aisées, ou souhaitables parfois. Cependant, c'est pour moi comme une nécessité évidente, un piège perpétuel qui ne rate jamais. Elle est toujours là, à mes côtés, et je me demande sincèrement pourquoi. On a mieux à faire, à son âge, que suivre un directeur peu loquace et triste. Quand je ne suis pas à bout, que le ventre se tait patiemment, que la nausée de la faim ne me taraude pas, je ne suis pas morose et plutôt agréable. Je sais alors quoi dire, quoi répondre, quoi demander. Mais il existe à présent, sur cet instant T, une impossibilité. Comment réfléchir à autre chose qu'une simplicité vitale ? Je regarde la dame derrière son comptoir.

- Je voudrais un curry vert s'il vous plait... Tu veux quelque chose, Sam ?

Je me suis naturellement tourné vers l'adolescente, un sourire sincère et retrouvé sur les lèvres. Car le corps sait et s'est un peu calmé. Il ne réclame plus autant son dû puisqu'il est en route justement. Et cet apaisement commence à me laisser revenir à celui que je peux être. Les odeurs me provoquent des maux de tête. Elles sont tellement présentes, alléchantes, qu'il me semble que le monde tourne. C'est un feu d'artifices, une explosion de promesses. Mais la peur est là. La peur me ronge dans une douleur innommable, accompagnée comme toujours de honte et de culpabilité irraisonnées. Je sais en toute logique que le monde ne va pas s'effondrer. Et pour autant...

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Sam Carver
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Mar 30 Oct 2018 - 14:11



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La magie lui passe entre les doigts, tortillon de puissance et de tendresse, mélange de naïveté et de candeur, d’impuissance et de maladresse. Elle sent le serpent effleurer la peau nue de ses mains mais elle ne sait ni comment il est arrivé là, ni comment le faire partir mais elle sourit. Sans savoir pourquoi, ça lutte contre sa solitude. Et sa solitude, elle a toujours été plus grosse que tous les monstres sous son lit.

Il fait rouler mon prénom dans sa bouche, « Sam donc.. » et ça m’hérisse le poil sans que je suis savoir pourquoi. Elizabeth dit que j’suis souvent sur la défensive. Mais je sais pas être autrement. Donc bon. J’dis pas que c’est pas de ma faute, j’aime pas les gens qui ne se pensent jamais responsables de leurs échecs, leurs erreurs, leurs blessures. Alors qu’ils ont qu’à ouvrir les yeux. Les actions, la vie, leurs gestes, ils partent d’eux. J’dis pas qu’il peut pas arriver des trucs extérieurs, j’dis que nous sommes les seuls responsables de ce qu’on en fait.

On passe dans la rue et je le suis. Je sais pertinemment que je ne devrais pas être ici mais j’ai peaufiné mon regard terrifié et désolé que je donne à Cormag quand il m’engueule en public. Dans la sérénité de la maison, il a rarement de quoi me faire la morale de toute façon. J’crois que tout autant qu’il me saoule, je l’aime bien. Il me fou la paix et j’aime vraiment pas l’agitation.

On va dans un restau. C’est encore pire, si j’suis chopée en terrasse, au calme, avec un inconnu en train de grailler un petit truc au soleil. Declan commande et « Tu veux quelque chose, Sam ? » je considère un instant demander un coca, parce que j’aime bien les trucs avec les bulles mais j’aurais l’air d’une enfant. Et c’est exactement l’opposé de ce que je recherche.

« Non merci. »

J’essaie d’être polie, peut être que je sonne effrontée. J’sais pas. J’ai du mal à faire des retours sur moi-même et c’est vraiment trop agaçant quand Cormag me demande de le faire quand même. Genre j’me vois pas agir, j’en ai pas conscience. Ça me saoule.

Je relève les yeux, les vrille dans ses prunelles en les ancrant avec force et lâche « je sais pas exactement ce que j’ai vu, mais, c’est qui, qui voulait te sauver ? C’est qui qui devait se faire pardonner ? »
Mon regard coule sur le côté. « Ton frère ? » mais il est mort, et la personne n’avait pas l’air morte, plutôt bien vivante et trop présente, à entourer de sa personne son interlocuteur. Je sais pas.

Je dérange ?

Peut être. Mais il m’a lâché sans pression que son frère était mort et que j’avais ses yeux. C’est qu’il est pas tellement frileux sur le sujet. Ou alors il est comme les autres, moi je parle et toi tu te tais.

Either way I don’t care.
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Dernière édition par Sam Carver le Mer 31 Oct 2018 - 20:16, édité 2 fois
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Declan A. Ø. Mystery
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Mar 30 Oct 2018 - 22:41



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“À mesure qu'on vit, on prête moins d'importance
aux choses, mais aussi moins d'importance à l'importance.”

Le refus est simple. Est-ce par pure politesse ou s'agit-il d'autres choses ? Je l'ai vu jeter un oeil à la carte comme tout un chacun le ferait et peut être ses yeux ont-ils rencontré un plat, un dessert, une boisson qui lui aurait fait plaisir, mais rien ne me le confirme sûrement. Et je ne la mettrai certainement pas mal à l'aise à lui redemander ou insister qu'il n'y a pas de gêne à avoir. Elle est assez grande pour savoir quand me dire non après tout. Je n'ai aucunement envie de considérer que je me place au dessus. Alors j'attends tranquillement ma commande unique après avoir signifié à la serveuse que ce sera tout. Je n'ai pas haussé les épaules car le dédain et l'offense n'est pas mon vouloir. Je regarde la mise en bol de mon plat, à emporter. Le curry thaïlandais a la particularité de se servir comme une soupe avec un peu de riz à côté. Je ne sais si je parviendrai à avaler le riz cependant. Mais le curry réchauffera mon être jusqu'à la moelle. Je trépignerai presque de l'impatience apeurée qui me torture doucement.

Et quand je la regarde, je tombe sur l'incision de ses yeux dans mon âme. Je pourrai frissonner également. Je sens qu'il va se passer quelque chose et ce n'est pas un indice détecté. Je suis encore incapable de trouver l'énergie de faire quoique ce soit d'autre que de tenir mon pouvoir et mon attention sur elle. Sa voix tranche dans l'air comme la guillotine sur la nuque. Je m'assois tranquillement, comme pour digérer le ventre vide. Mes yeux s'égarent sur le sol, puis reviennent à elle et s'en vont au plafond, se cachent derrière un voile, reviennent à la surface. Je prends mon temps pour répondre à cette question troublante. Les souvenirs sont là, difficiles, comme les erreurs que j'ai commises et que je me prends en pleine figure à chaque fois que je capte mon reflet sur la moindre surface réfléchissante. Et le regard de Clyde comme une supplication muette. Il voulait seulement aider... Mes yeux se ferment un instant, se rouvrent difficilement.

- Je...

Je déglutis. La serveuse pose un sac avec le plat dedans, les couverts, la serviette. Je la vois y glisser une boisson que je n'ai pas commandé, me faire un clin d'oeil énonciateur de bonnes choses. Je ne reçois de ce cadeau qu'un frisson qui me glace l'échine à l'idée de ce surplus que je ne peux accepter. Avec précipitation, je note en tête de le donner à Tom en rentrant. Mon secrétaire aime beaucoup les Cocas. Moi aussi, à vrai dire. Je ne peux plus les supporter à présent. Les mots m'ont asséchés la bouches à vouloir sortir sans s'ordonner. Je ne sais quoi dire et je me sens comme à poils devant elle. Sam a touché un souvenir intime. Et pas le pire pourtant.

- C'est mon frère, oui. Clyde. Il voulait aider, mais ça n'a pas vraiment fonctionné.

Je me revois faire barrière. Je me revois accepter l'inacceptable, pour ne pas qu'ils touchent un cheveux de sa tête. Et je les vois encore passer outre de temps à autre, quand, à terre, il m'était impossible de m'élever. Et quand j'osais, quand j'essayais, ils n'avaient cas me faire tomber, encore, toujours plus bas.

- Tu ne lis pas dans les pensées n'est-ce pas ? Je n'y pensais pas.

J'ai attrapé le sac, et commence à sortir. Je n'aime pas manger sur place, comme si manger là où on a le temps de me voir manger me dérange. Je ne sais. Elle est comme Cillian ou un peu différente. Il y a des multitudes de dons et pouvoirs avec des variations incroyables. Je sais capter l'infime de la magie et tout ce qu'il faut savoir dessus. C'est de ce don que dérive la reconnaissance souvent facile entre êtres magiques, cette espèce d'intuition qui fait que l'on sait qu'en face, ce n'est pas un innocent. Les bruits de la rues sont une violence de plus. Je lui souris pour lui faire comprendre que ce n'est certainement pas un reproche. Je l'invite au contraire par cela à s'exprimer, à demander. Je me sens plutôt ouvert aujourd'hui, capable de répondre.

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Sam Carver
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Mer 31 Oct 2018 - 20:17



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Il prend son plat et j’ai l’impression d’avoir des retours encore un peu flous, comme si je le touchais encore, mais je sais que je me fais des idées et que ce n’est pas vraiment là. Comme les fantômes. Les gens se font des idées parce que c’est plus faciles pour eux que de lâcher prise. Personne ne lâche jamais prise. Comme Declan, qui visiblement, est aveugle à la vérité. La vérité étant : lâche prise. Ton corps sait comment être humain j’pense. Jsais pas, en général un corps, ça oublie pas. « C’est moi frère, oui. Clyde. Il voulait aider, mais ça n’a pas vraiment fonctionné. » Je fronce les sourcils, j’suis pas certaine de ce que je vais dire mais j’crois que j’ai un peu raison et je hausse les épaules en regardant le sol « comme si tu pouvais être vraiment aidé » je souffle « genre par quelqu’un d’autre que par toi ? ». J’veux dire, si il veut pas manger, personne d’autres va lui faire mastiquer quoi que ce soit je suppose. Peut être que ses collègues ou les autres gens du bureau l’ont remarqué et ont dit quelque chose mais si il veut pas qu’ils l’aident, je vois pas trop ce qu’ils peuvent faire. Il reprend « Tu ne lis pas dans les pensées n’est-ce pas ? Je n’y pensais pas. » et je hausse un sourcil. « non, je ne lis pas dans les pensées » et je réfléchis quelques secondes « heureusement. » parce que j’aurais que des trucs trop inintéressant genre l’heure, la météo, les petites préocupations quotidiennes, j’pense pas que je pourrais suivre le fil des conversations intérieures elles sont trop aléatoires. Elles rendent fous ; « vous connaissez des gens qui lisent dans les pensées? » autant il se sent threatened par eux. Peut être qu’il a peur ?
Pourtant c’est pas de la peur que j’ai lu - mais des fois je lis mal. J’ai l’impression d’être comme une petite fille qui réapprend à déchiffrer des lettres ou un alphabet. J’sais pas, ou alors j’interprète trop, ou alors j’ai été aveugle à une émotion. Ce qui serait vraiment naze parce que je m’entraîne dur. J’crois pas être paresseuse - mais si Cormag apprend que j’ai touché Declan sans lui avoir demandé.. il comprendra pas que c’est lui qui m’a tendu la main. Est-ce qu’il comprend, des fois ? Declan n’a rien dit sur lui, peut être qu’il s’en fou mais moi j’aurais bien aimé savoir, par curiosité, les gens sont méchants avec Cormag c’est impressionnant. C’est peut être pour ça qu’il est tout froid, tout triste, tout fermé et que y’a que Elizabeth pour vraiment lui parler.

J’sais pas.

J’finirais sûrement dans le même état.

De toute façon je devrais rentrer, j’attends qu’il réponde à mes questions et j’me taille, j’ai pas super envie de me faire brûler. Parce qu’il sait faire, Cormag, et il sait en jouer.
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Dernière édition par Sam Carver le Jeu 1 Nov 2018 - 22:58, édité 1 fois
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Declan A. Ø. Mystery
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Jeu 1 Nov 2018 - 19:53



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“À mesure qu'on vit, on prête moins d'importance
aux choses, mais aussi moins d'importance à l'importance.”

J'ai l'impression de recevoir plusieurs coup de poignards en même temps et mon souffle ralentis. Je ne dis rien, j'encaisse tranquillement, avec une platitude qui m'horrifie. Et tout cela parce qu'il n'y a rien d'autre à dire. Je ne peux que confirmer ce qu'elle dit, même si elle se trompe sur l'échelle de temps. Je ne peux que hocher la tête. Mais même cela, je ne le fais pas. Si mon frère n'a pas pu m'aider, c'est surtout parce qu'il s'est fait prendre par Sebastian Cross avant d'avoir pu tenter quoi que ce soit et s'est retrouvé balancé dans la même cellule. Si Clyde ne peut pas m'aider maintenant non plus, c'est qu'il ne s'est pas réellement extirpé de la prison. Tout comme moi, son corps est son geôlier, à degré différent. Je vais le voir chaque semaine à Glasgow, dans cet état de torpeur sans fin. Il ne réagis pas. Seul un clignement de paupières, pour humidifier la rétine, et une respiration si lente qu'on pourrait l'oublier. Cela me tue, à chaque fois, un petit peu plus. Je l'ai sorti de là-bas, porté à bout de bras. Il y avait encore une étincelle dans ses yeux, des larmes qui brillaient, des mots qui se battaient, ses blessures sanglantes comme une supplique de plus... Et puis quand le danger s'en est allé, plus rien. Le silence.

- Je sais.

C'est tout. Pas plus. Y-a-t-il vraiment plus à dire. Je ne sais pas. L'aide est toujours bénéfique. Mais aujourd'hui, je ne crois pas que je sois secourable. Et je me raidis à nouveau, comprenant de quoi elle parle finalement. C'est toujours aussi perturbant de se rendre compte que quelqu'un vous a vu. Toujours. Moi aussi, je la regarde. Je souris.

- Mais ce n'est pas la même histoire. Tu veux ma boisson ?

Je lui tend le coca. Je pensais l'offrir à Tom et puis quoi ? Il ne le saura pas et ne m'en voudrait pas de toutes façons. La route est encombrée, ne se libère pas. Les passants patientent tant bien que mal et surtout mal. La colère monte, sans me toucher. Si je ne sais pas ce que c'est, pas encore, pas dans la nuance, je pressens cependant ce qui remue en elle, ce qu'elle doit percevoir ou croit percevoir. Cillian disait que ce n'était pas une science exacte, qu'il y avait beaucoup trop de place à l'interprétation. Mais je ne lui demanderait pas ce qu'elle est. Pour certain, c'est très personnel. D'autres l'affichent sans soucis. Pour moi, la pudeur n'a pas de sens : imaginez, c'est comme si vous aviez le don d'effacer les vêtements des gens. C'est la même chose. Je détecte. Voilà tout. Même si pour l'instant, c'est plutôt un silence de ce côté là.

- Oui, je connais des gens qui lisent dans les pensées. Mais des personnes comme toi, pas beaucoup. Une seule à vrai dire.

Nous arrivons au siège. Je passe la porte de bois. J'ai toujours aimé cette entrée, ancienne, non imposante cependant, avec de nombreux dessins entrelacés dans le bois et du fer forgé finement. Et sans prévenir, cela me saute à la figure, la nuance. Animiste. Le mot est large lui. Mais je la perçois, aussi infime soit-elle, à travers lui, dans toute sa différence avec ce qu'était Cillian.

- Tu sais, Sam, ça doit m'imprégner totalement, tout ça. Je sais que ce n'est pas agréable, on laisse traîner tellement de choses et tu les prends en pleine figure. La magie n'est pas toujours plaisante. Nous sommes tous les deux bien placés pour le savoir.

Nous sommes dans le hall et je me demande ce qu'il en est de la suite. Va-t-on continuer ensemble un peu ? On pourrait se quitter là. On pourrait. Et je me sens triste à cette idée. Je ne la refuse pas cependant. Juste un peu triste.

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Sam Carver
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MessageSujet: Re: Am i irrelevent ?    Jeu 1 Nov 2018 - 23:00



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Il se perd et n’est plus vraiment là, à côté de moi. Je vois que c’est sûrement son passé qui le travaille, ses yeux sont presque vitreux. Ils ont toujours été comme ça ? Pas moyen de le savoir, car ils ne s’éclairent pas quand il me dit « je sais » et j’hausse les épaules. D’accord. Si tu sais, tu sais. « Mais ce n’est pas la même histoire. Tu veux ma boisson ? » je l’attrape en effet, c’est du coca et c’est cool, j’pense qu’il me la refile parce que ça lui semble trop. J’dis « merci » mais j’suis un peu amère. J’sais pas si je trouve ça cool ou pas. Il connait mon prénom, parce que j’ai concédé lui dire et mon identité et puis c’est tout. Les gens ils aiment bien parler d’eux, d’eux, et d’eux et jamais ils retournent leurs questions, ils s’en foutent, ils sont un peu égoïstes. Ils rapprochent les histoires aux leurs, ils rapprochent mes yeux à ceux d’un mort. Tout pour eux, ballons d’egocentrismes qui font le tour d’eux même. Je suis invisible sans avoir le pouvoir. « Oui, je connais des gens qui lisent dans les pensées. Mais des personnes comme toi, pas beaucoup. Une seule à vrai dire. » De ses mots je ravale mon sarcasme. Ou mon ironie. Ou mon cynisme. Je confonds les trois de toute façon et j’ai envie de dire « ouais, ton frère, hein, au hasard » mais je sais pas de quoi je parle. Je sais vraiment pas de quoi je parle, et ça serait être méchant. J’essaie de pas l’être. Même si j'aime pas l'idée d'être comparée à un mort. J'le suis pas et j'suis bien là.

On rentre au siège et je sais que ça sonne un peu la fin de la discussion. Il se retourne quand même, j’pense qu’il va me serrer la main maladroitement mais c’est des mots qu’il me donne « Tu sais, Sam, ça doit m’imprégner totalement, tout ça. » Bien sûr que ça l’imprègne, à quoi est-ce qu’il s’attend ? Mais ce n’est pas un reproche et j’attends « je sais que ce n’est pas agréable, on laisse traîner tellement de choses et tu les prends en pleine figure. La magie n’est pas toujours plaisante. Nous sommes tous les deux bien placés pour le savoir » je sais plus trop ce qu’il a comme dons, lui, ou pouvoirs, mais moi j’ai jamais vu la magie comme plaisante. Comme excitante, comme moyen pour être plus moi, plus libre, plus folle. Un peu moi en mieux, magique, c’était un rêve que j’attendais pas mais jamais comme plaisante. Ça me fait bizarre qu’il dise ça et ça me fait encore plus bizarre qu’il dise « nous » mais je ne relève pas. Il n’a pas posé de question, est-ce que je dois répondre ? Mais ne pas répondre c’est pas fou non plus et je dis « c’est pas grave » parce que j’aime bien savoir quand même et je suis terrorisée à l’idée d’oublier. « je devrais aller retrouver Cormag, quand même. Merci pour le coca ! » et je lui fait un demi-sourire avant de disparaître, converses lisses sur le sol grinçant.
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