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 La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander

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Oz
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MessageSujet: La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander    Sam 3 Nov 2012 - 0:44


    Nancy & Alexander



    La naissance d'une relation, au dessus de l'Atlantique...


    Finalement, j'ai opté pour prévenir Miss Mystery que je rentrais aux États-Unis, que je devais reprendre le boulot. Je ne peux pas me permettre d'être en congé un mois de plus sans justificatif valable, je cours déjà vers de grands risques de licenciement. Si je perds ce boulot, je perds tout... J'ai toujours rêvé de travailler pour le F.B.I, d'être un de leur agent et maintenant que j'y suis, je dois faire en sorte d'y rester. Mon père m'a élevé de sorte à ce que je réussisse dans l'avenir, c'est pour cela qu'il m'a fait réaliser de grandes études. Aujourd'hui, je m'amuse à construire ou perfection des objets que j'invente pour la plupart, d'où le fait que ce surnom me soit attribué et réapparaît à chaque fois en compagnie de mes amies... Ce surnom qui est autre que, « Stark » où « Mademoiselle Stark », surnom qui fait référence à Tony Stark alias, Iron Man. Je trouve ce surnom touchant pour ma part et il me fait vraiment rire. Enfin, tout cela pour dire, qu'il sera dommage que ce talent soit gâché.

    19H36, Aéroport d'Edimbourg...

    Je fais enregistrer et peser mes valises avant de les déposer sur le tapis en mouvement, mon regard reste un moment vague. Suis-je pensive ? Sûrement, je n'ai toujours pas compris le pourquoi du comment, de ce qui est enseigné à cette orphelinat. La magie ? Non, c'est absurde... Je relève mon regard et me retourne billet en main vers l'avion, quand... Mon regard vint se poser sur un ange tombé du ciel, dont les yeux semble avoir été aimantés dans ma direction et je songe ainsi, surtout pour éviter de dire tout haut « mais quel putain de beau brun qui m'observe en ce moment, oh mon dieu ». Respire ma vieille poule, c'est la dernière fois que tu le verras, aller soit sérieuse et va faire poinçonné ton billet. Je passe mes deux sacs dans le tapis glissant, dont l'un contentant seulement mon ordinateur portable et l'autre mes petites babioles comme mon neuf millimètres de service, ainsi que mon insigne, pour finir je me dirige enfin vers l'appareil, évidemment toute hésitante. J'ai horreur des avions, surtout depuis que j'ai regardé « Destination Finale ».

    Je sors de mon sac des cachets contre le stress et j'en avale deux, me répétant que tout va bien se passer, qu'il s'agit seulement d'une gigantesque boîte de conserve qui peut voler et que c'est tout à fait normal... Finalement, je prends trois cachets de plus. Je marche dans ses couloirs sombres, il ne fait pas si sombre en temps normal, mais mon esprit est plongé dans l'angoisse. Le couloir se déforme sous mes yeux peu à peu comme si j'assistais en direct à une distorsion dimensionnelle entre deux mondes, celui de la lumière et des ténèbres. Puissant ces foutus cachets ! J'arrive enfin dans l'avion, je me dis que le couloir était un peu comme le couloir de la ligne verte... Genre je marche vers la chaise électrique, que dieu nous protège pendant ce vol. Oui, bon je vous avais prévenu un jour que j'étais fan de film en tout genre, enfin tout ce qui touche le cinéma et les films d'actions et fantastiques... Et puis, les bonbons acides c'est mon péché mignon, voilà comme ça c'est dit...

    « Votre place est ici, Madame. »

    M'annonça l'hôtesse de l'air presque qu'en chantant, elle aime son métier en tout cas. Oui, en réalité, je ne savais pas vraiment où se trouvait ma place et comme j'étais préoccupé à chercher chaque défaillance dans la coque et autre... Bon avez, compris. De plus, j'étais aussi sous l'effet des cachets, un peu à l'ouest. Donc voilà, je suis dans l'avion, assise à la place côté fenêtre... Apparemment, on doit attendre deux petites heures avant que l'avion ne décolle. Je finis miraculeusement à m'endormir grâce à la magie des cachets, qui n'était bien sûr, en aucun cas des cachets antistress, mais de petits somnifères. Bien que, j'en ai pris plus que trois cachets, je finis par me réveiller seulement, vingt minutes après le décollage. Je demande à la première hôtesse de l'air qui passe un café noir sans sucre, pour me réveiller. C'est seulement après un petit moment que, je remarque la personne à côté de moi et... Oh mon Dieu !

    Le type super canon, super sexy de tout à l'heure, assis là à côté d'une fille comme moi... Je le voyais assis dans les sièges cinq étoiles à l'étage plus haut, au-dessus du miens. Je lui souris, lui fait juste un geste hésitant de la main, pour le saluer. Je me fais honte, à mon âge, être aussi timide qu'une petite fille de dix ans... je n'aurai pas de petit copain à ce rythme. L'hôtesse me rapporte du café que j'engloutis immédiatement, manquant de me brûler la lèvre inférieure. Je baisse le petit volet de ma petite fenêtre, même si on ne voit rien avec la noirceur, j'ai des vertiges en pensant qu'on est juste au-dessus de l'océan Atlantique. Je suis à mon troisième café et à peine quinze minutes se sont écoulées, depuis mon réveil. Je jette de petits regards en coin pour observer discrètement notre « suspect »... Je me demande s'il me regarde ou va me regarder ? Peut-être que nos regards vont se croiser, « encore ». Pour un rien mon coeur s'affole et mon esprit batifole...

    Il me faut du café...

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MessageSujet: Re: La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander    Lun 5 Nov 2012 - 1:12


Il y a comme un relent de poussière et de clope qui me prend à la gorge. Comme un manque de lumière aussi. Et il fait chaud. Terriblement chaud. C'est sous le regard des fumeurs qui tapinent au comptoir, des maris infidèles et des filles qui errent de bar en bar à la recherche d'un coup d'un soir que je retire mes gants et dénoue mon écharpe. Bon sang, si ça n'avait tenu qu'à moi, je n'aurais jamais posé un doigt de pied dans cet endroit.

Les bars ne sont définitivement pas pour moi.

Je laisse mon regard voguer lentement sur la salle illuminée par des lanternes si minuscules que je les apparenterais davantage à des cierges, levant de temps à autres les yeux sur cet épais flot de fumée grise à la hauteur des plafonds... jusqu'à l'apercevoir enfin, assise à la deuxième table sur la gauche, les pupilles plongées dans une chope de bière conséquente. Elle a l’air fatigué et vieilli de ceux qui enchaînent nuit blanche sur nuit blanche. La raison ? Je ne peux que m'en douter : moi.

    « Depuis quand tu fréquentes les bars ? »

Elle relève la tête, très certainement étonnée par l'accent glacial de ma voix, puis fronce les sourcils, comme outrée par tant d'indifférence, avant de se replonger dans sa boisson.

    « Qu'est-ce que ça peut bien te foutre, à toi ? »

Je m'installe en face d’elle sur la chaise style écolier au bois usé et aux nuances d’un autre temps. Je me sens lointain quand elle pourrait paraître tout à fait effacée. Mais je la connais un peu malgré tout : elle est tendue et je sais que, même si elle ne semble pas spécialement contente de me voir, elle me supplierait presque de rester. Presque, si je ne l'avais pas autant blessée.

    « Ça fait longtemps que tu n’es pas passé me voir…

    - Disons que j'ai mes priorités.
     »

Sa bouche se plisse en un sourire crispé et amer, ses narines se dilatent et se pincent sur un millimètre, tandis que sa tête hoche dans un presque imperceptible mouvement d’acquiescement et que ses doigts tapotent nerveusement la table à rythmes saccadés. Elle tente malgré tout d'afficher un air que je qualifierais de faussement serein.

    « Et je n'en fais pas partie, évidemment.

    - Non. 
    »

Faire cesser l'espoir. En elle, il n'y en a jamais eu en moi. Ou peut-être un peu : celui de parvenir à l'aimer un jour, qui sait ?
Tuer l'espoir.
C'est pas si difficile après tout.
Lui dire que c'est fini, terminé, expiré, même si rien n'a commencé. Ils faut qu'elle parvienne à comprendre qu'il n'y a pas de retour possible, qu'il n'y a jamais eu de « nous », et que ce ne sont que deux vies parmi tant d'autres qui se séparent.

    « Je t'en veux. »

Je ne peux m’empêcher de retenir un sourire : après tout, ce n'est pas comme si nous étions liés, comme si je lui avais fait miroiter devant les yeux monts et merveilles. Je l'avais même mise en garde, et il ne sert à rien de s'accrocher.
Ne pas en faire un drame, c'est tout et c'est comme ça.

    « C'est ton droit, mais je t'avais prévenue : il n'y a pas de nous deux. Et il n'y en aura jamais. Nous ne sommes qu'une banale histoire de sexe entre collègues. Une histoire révolue, qui plus est.

    - Pourquoi ? Tu n'as même pas essayé d'être véritablement avec moi ! Je suis autre chose qu'une paire de seins et des jambes écartées, Alex !

    - Tu n'écoutes jamais quand on te parle, Ana, et à mon âge, j'ai besoin de ressentir autre chose que du désir purement physique vis-à-vis d'une femme. De toute manière, je ne suis pas venu pour ça, et tu le sais très bien.
     »

Elle reste un instant interloquée et me dévisage. Juste quelques secondes. Puis elle s’enfonce tranquillement dans sa chaise, et porte à sa bouche sa chope glacée, silencieuse. Je me redresse, m'appuie à mon tour contre le dossier de mon siège pour lui rendre son regard froid et scrutateur.

Vieillie. Fatiguée. Pas vraiment belle.

    « Je t’en veux.

    - Je ne tisse qu’avec la soie que tu me donnes. Et cesse de m’accuser injustement. Remettras-tu mon rapport à Anja sur ma mission concernant le groupe d'exorcistes de Milan que j'ai mené à son terme, oui ou non ?

    - Oui. Bien sûr que tu peux compter sur moi, Alex. Mais pourquoi tu dois te rendre aux États Unis, dis-moi ?
     »

Je lui tends une enveloppe marron scellée, me lève tranquillement et commence à renouer mon écharpe.

    « Ce n'est pas dans ton intérêt de le savoir. »

Elle soulève son verre, observe intensément le liquide qui y loge, prend une gorgée qu’elle déglutit en faisant claquer un peu la langue sur le final.

    « Tu ne bois rien avant de partir ? »

Je laisse à la seconde le droit d’être silencieuse, et au soupir le droit d’exister à la suivante.

    « Ce n'est pas une bonne idée, et tu le sais. »

Il fait chaud et l'air est presque irrespirable entre la clope, l'alcool et l'odeur soporifique de parfums interdits. J'enfile mes gants et commence à me diriger vers la sortie à la hâte.

    « C'est la dernière fois qu'on se voit alors... »

Je ne me retourne pas.

    « Il faut que tu oublies. »

Ce sera la dernière fois que nous nous verrons. Je disparaîtrais de sa vie comme j'y suis entré, sans prévenir, soudainement, mystérieusement. Dehors, je remonte l’écharpe sur mon nez avant de commencer à marcher, les mains dans les poches, les doigts gourds et la pensée vagabonde.
Après tout, je lui dois bien ça...

***

J'ai décidé d'accepter une mission relativement périlleuse qui promet de durer sur du long terme. Aujourd'hui, j'ai fais mes valises et me voilà prêt à prendre l'avion, direction New York. Ce qui m'a poussé à accepter ? D'abord, le fait que je ne pourrais plus voir Mikeal aussi souvent que je le voudrais, maintenant qu'il est à Mystery. Ensuite, parce que de nouvelles informations me sont remontées aux oreilles concernant la disparition de Meda et que je tiens à les vérifier moi-même. Peut-être que ça me permettra de mettre la main sur Hayley, qui sait ? Et puis, putain, ce que ça fait du bien de ne plus avoir des parents condescendants sur le dos...

Me voilà donc valise et billet en main, fendant la foule avec un grand sourire sur le visage, lunettes de soleil sur le museau et écouteurs bien enfoncés dans les oreilles.

Et c'est là que je la remarque.
Je la remarque de loin déjà et, si la distance est trop grande pour des yeux ordinaires qui n’ont jamais eu la grâce d'offrir une évidence à leur propriétaire, je laisse mon don courir dans mes veines pour m'attarder sur ses traits. Jolie. Très même.
Si mes pupilles avaient été faiblardes – pour ne pas dire humaines-, peu importe à quoi elle aurait pu ressembler, j'aurais dès lors deviné d'instinct qu'elle a la forme qui me caresse.
Le chanteur dans mes conduits auditifs continue de pousser la chansonnette. Je crois. Je ne sais plus très bien. Peut-être même qu’il ne dit plus rien.

Je ne suis nulle part sinon cinquante mètres plus loin...

… ou pas, si je m'en remets à la grimace qu'elle vient de me servir quand elle s'est aperçue que je la fixais. Je lui offre un sourire contrit en guise d'excuse, mais au moins, tout est clair. Et puis, mon bon Alex, cette fille est définitivement trop jeune pour toi. Et elle doit certainement avoir quelqu'un.
Ne perd donc pas ton temps à draguer des minettes avec le peu d'expérience que tu as en matière de relations amoureuses. Tout le monde sait que tu finiras vieille fille entourée de chats et... attendez une petite seconde, j'ai vraiment dit ''vieille fille'' en parlant de... moi ?

...

Peu importe.

Après avoir enregistré le peu de bagages que je me trimbale, avoir appelé l'hôtel dans lequel je vais séjourner quelques jours le temps de me trouver un appartement sympa à louer, et avoir fait un petit détour pour acheter Le Times et un roman sympa pour patienter durant mon vol, je me dirige nonchalamment vers mon avion.

Quand je pénètre à l'intérieur, je sollicite immédiatement à un steward -que je soupçonne d'être gay, mais bon... - pour qu'il me conduise à ma place et, lorsqu'il me demande si j'ai besoin de quelque chose, je l'enjoins gentiment à me donner un verre de jus de fruit. Celui qu'il veut, n'importe quoi fera l'affaire. Je mets ensuite mon billet dans la poche arrière de mon jeans, m'installe confortablement dans mon fauteuil puis jette un coup d’œil rapide à la jeune fille de tout à l'heure, assise juste à côté de moi, avant de remettre mes écouteurs en place et de fermer les yeux.

C'est là que je réalise.

WTF ?

Je lève le voile de mes paupières et laisse mes pupilles virevolter sur les traits tendus de son visage, perplexe. Elle est en train de dormir. Du moins, je crois qu'elle est en train de dormir. Quand le steward réapparaît avec mon verre de jus de pamplemousse à la main, je le retiens par la manche un instant et lui demande :

    « Heu... dites-moi, il y a bien une fille, là, à côté de moi, pas vrai ? »

Il fronce les sourcils comme si je venais de lui demander un truc aberrant, avant de me dire avec un sourire en coin :

    « Oui, en effet. Vous auriez préféré un homme, peut-être ? »

Question que j’interprète ainsi : toi, tu préfères coucher avec les gars, les vrais, non ? Allez savoir...

    « Non... non, c'est parfait, merci. »

Je détourne les yeux du steward qui retourne à ses occupations, avant de me pencher sur mon journal. Je laisse de temps à autre mon regard voguer sur son visage calme, détendu, bien que pas tout à fait apaisé. Entre les sourcils, elle a une petite ride qui fait croire qu'elle pense même quand elle rêve : elle renifle puis murmure des phrases incompréhensibles dont je ne comprends cependant que ''avion'', ''crash'', ''bonbons'' et ''la mer''. Ce qui me fait sourire, vous vous en doutez.

Je suis en plein délire. Je crois que je ne suis définitivement pas fait pour Édimbourg. Ou le jus de pamplemousse.

Je ne remarque pas tout de suite quand elle se réveille, concentré sur les nouvelles qui défilent sous mes iris. C'est quand j'entends un hoquet de surprise s'échapper de sa gorge que je me retourne vers elle : elle me fixe, commence à rougir légèrement, à sourire et à me faire signe de la main, comme si on était de vieux amis. Un ricanement -que j'essaye malgré tout d'étouffer - franchit la barrière de mes lèvres alors qu'elle se détourne de moi pour fermer son volet. C'est là que je me rends compte qu'elle en est à son troisième café. Troisième ?

Sans vraiment contrôler mes gestes, je pose ma main sur la sienne quand elle va pour porter sa tasse à ses lèvres et lui dit :

    « Vous partagez ? C'est votre troisième après tout...»

_________________




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Dernière édition par Alexander O'Callaghan le Mar 5 Fév 2013 - 14:50, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander    Lun 5 Nov 2012 - 4:22

    Le ciel... juste derrière ce petit volet fermé, il y a le ciel obscure de la nuit sans lune et l'océan Atlantique, plus bas. J'en suis à mon troisième verre et ce n'est pas une plaisanterie, louez-moi, prosternez-vous ! Ne suis-je pas divine ? Bon, ok j'arrête... Je commence surtout à avoir des mots d'estomac et une pressante envie de faire pipi, comme la femme enceinte à deux sièges devant moi et « beau brun », qui n'arrête pas de squatter les W.C tous les cinq minutes, depuis un moment déjà. Quoi ? J'ai pris de grandes tasses de café... Vous savez, je pensais qu'avec l'envie pressante de liquide les tonnes de litre de café, que j'ai engloutis et devoir avant cela, attendre qu'une femme enceinte qui a sûrement des besoins nettement plus important que les miens, j'en conviens, ben je pensais qu'il n'y aurait plus rien de pire que d'attendre qu'elle libère la place avec ma vessie qui est pleine...

    Voilà, que l'avion à une secousse, une secousse ! Une petite secousse à peine remarquable, mais une secousse quand même ! Le plombier vous dira, que c'est le meilleur moyen pour qu'il y est une fuite sous ma culotte rose Dora l'exploratrice... Bien que, cette culotte n'est pas en ma possession ! Enfin, à part si en compte Babouche... Donc voilà, mon troisième verre de café que je vais l'engloutir comme les autres, les secousses n'en pas calmer ma nervosité. Puis au moment où je m'apprête à entamer mon troisième verre, je fus arrêter dans mon élan... La main du charmant monsieur à côté de moi sur la mienne, je le regarde avec deux petits yeux ronds sans dire un mot. J'étais un peu dans mon petit monde sur le coup, du genre... « Il m'a touché, je peux mourir en paix ». Ne m'en voulez pas d'être ainsi, je n'ai pas vraiment beaucoup eu de chance avec les beaux mecs. Au lycée, j'étais la petite intello craignosse, bonne qu'à faire les devoirs des autres.

    Peut-être pour ça, que je ne tiens pas spécialement à renouer avec le passé en allant à la fameuse journée des anciens élèves de mon ancien lycée, qui malheureusement aura lieu bientôt. Je sais, je ne vois pas pourquoi, cela me fait peur... Aujourd'hui, je suis un agent spécial du FBI, ce n'est pas comme si Mendy et sa bande de pom-pom girl allaient m'enfermer de nouveau dans un casier... Et aujourd'hui, je ne porte plus d'appareil dentaire, elle ne me reconnaîtront pas. Je l'espère du moins... Bref, pour en revenir au « beau brun », le fait qu'il soit à côté de moi c'est vraiment incroyable, alors qu'il vienne à poser sa main sur la mienne... Je ne peux que le fixé, la bouche entrouverte.

    « Vous partagez ? C'est votre troisième après tout... »

    Et il parle ! Enfin, je sais qu'il parle, mais il m'a parlé, à moi... Nancy Anakin Drust ! Il m'a parlé comme le fera un roi à une paysanne, avec une de ces classes royales... Et puis je fonds devant ses yeux qui me fixent, ma gorge devient subitement sec et mes mains moites... En même temps, je tiens une tasse de café assez chaude. Je tente de lui répondre avant de m'en courage, comme avant d'aller à la guerre... Sauf bien sûr, je ne crie pas pour réveiller les esprits, cela aurait été gênant dans l'avion.

    « Je... je... »

    Eh ben... Je ne sais plus comment parler, c'est grave docteur ? Je me contente de lui tendre mon verre, avant de me rendre compte que j'y ai posé les lèvres dessus à plusieurs reprises. Je vous rassure, je me suis, restreinte à lui donner la tasse avant qu'il l'apprenne, en lâchant un « ah » qui voulait dire dans la langue de Nancy « pas celui-là ». Oui, c'est ma passion première d'être ridicule, surtout devant les hommes. Je me mets faire des exercices de respiration, histoire d'être moins nerveuse. Je regarde devant moi, pour ne pas regarder l'homme.

    « Vous voulez que je demande un verre pour vous ? »

    Ai-je dis, d'une voix basse... Oh mon dieu, mais pourquoi suis-je autant pathétique ? Pourquoi je n'arrive pas lui parler comme je parle à certains hommes dans mon boulot ?... Bon, oui en effet... Dieu me répondrait sûrement que c'est parce que, je parle à des criminels durant un interrogatoire... Mais ce n'est pas une raison, avec cet homme à côté de moi, je suis obligée d'éviter de le regarder pour réussir à parler... sans que mon coeur batte tellement vite qu'à tel point mon poumon touché n'arrive plus à suivre.

    « Je vais aller au... au petit coin, je reviens ! »

    Je suis contente que mon envie de pipi est eu raison de moi, car franchement, une minute de plus et je craque. J'ai une certaine limite et si je franchie cette limite, je risque « peut-être » de malencontreusement me jeter sur lui et malencontreusement lui voler un baiser... Et comme je ne suis pas ce genre de fille, je vais favoriser les W.C. Je me lève, mes yeux croisent de nouveau ceux de l'homme... Pipi ! Vas faire pipi, Nancy ! L'homme se décale pour moi, je lui souris et puis... Je ne lui souris plus. Ouais, plus aucun sourire, néanmoins plus de grimaces comme si le monde s'écrouler devant moi. Oui, parce qu'au moment où je passe presque entre les jambes de monsieur « charmant », il y a eu secousse. Une secousse assez violente pour que, je m'écrase à la fois sur l'homme, mais que mon café en fasse aussi autant. Pourquoi ai-je eu la brillante idée d'emporter ma tasse avec moi ? Je suis maudite...

    « Oh non ! Non pas ça ! Je... je suis vraiment désolée, je suis... enfin j'ai toujours été maladroite... »

    Oui, sauf que là c'est l'avion qui t'a poussé sur lui, Nancy... maudit l'avion !

    Les secousses continuent de nouveau et s'intensifient, ce qui ne rassure pas mon petit coeur. Puis, le pilote depuis sa cabine, nous informe que nous traversons une zone mouvementée. Et moi toujours sur l'homme, en train de me faire un scénario apocalyptique. Je me retourne vers mon voisin sur lequel je suis presque assise et je lui dis en regardant la tâche de café.

    « Je vais vous prêter ma chemise que... que j'ai dans mon sac ! Pas sur moi... »

    Tais-toi, Nancy !

    « Je pense qu'elle vous ira bien, c'est la chemise préférer de mon père que je trimbale partout avec moi depuis... m'interrompis-je, avant de rajouter d'un ton plus bas. Qu'il n'est plus. »

    Peut-être que je devrais arrêter de le regarder et de me lever, car peut-être, je commence à le gêner.

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Nancy The Beast The Scientist


Dernière édition par Nancy A. Drust le Lun 5 Nov 2012 - 17:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander    Lun 5 Nov 2012 - 17:26

S'il y a de ces mots un compliment qui peut se targuer de me faire plaisir, je pense que c'est celui qui souligne aux yeux de tous combien mon frère et moi sommes différents. Quoi ? Ne soyez pas si surpris ! J'aime mon frère malgré tous ses défauts – et Dieu seul sait le nombre de défauts qu'il collectionne -, mais c'est juste que... je ne suis pas lui, bien que j'aurais préféré qu'il soit comme moi. Souci d’ego ? Fierté mal placée ? Vous avez la liberté d'interpréter ça comme vous le souhaitez. Ce que je peux vous dire par contre, c'est que j'aurais pu lui ressembler lorsque j'étais à la recherche de ce que je tendais à devenir, ce que j'aurais voulu devenir et ce que j'étais vraiment. Mes parents ont essayé un nombre incalculable de fois de profiter de mes faiblesses pour me façonner à leur image.

Je me suis fait sourd, aveugle et muet. Et j'ai claqué la porte. Violemment.

Je sais parfaitement que c'est depuis ce jour que j’ai égoïstement éteint toute once d’espoir en lui. Celui d'un avenir meilleur. Salvateur. Depuis ce jour où je suis parti en marchant lentement sans me retourner. Depuis ce jour ou pour la première et la dernière fois, je l’ai blessé.
Depuis ce jour où sur mon nom il a tiré un trait.

Pour lui, maintenant, je ne me résume qu'à une voix perdue dans un dialogue de sourds et à un coeur cerné par une mort cérébrale définitive.

Mikeal fait partie de ces bourreaux capables de cracher et d’insulter, d’égorger et de torturer, de trahir et de venger, de noyer des enfants, de flamber des visages, de battre à mort quelqu'un à terre, de décapiter sous couvert de principes et de justice, d'écarteler des membres avec un grand sourire sur le visage, de tronçonner la face de ceux qui ont le malheur de l'irriter avant de leur pisser à la face. Il fait aussi partie de ceux qui savent devenir fou au nom d'un roi, détruire des vies sans remords, collectionner les conquêtes les unes après les autres, souiller les ventres de ces dames sans leur consentement et réduire un homme au rang de bête sauvage.
Et s’endormir juste après.

Moi, je serais toujours révulsé par l’alcool, la drogue et la cigarette. Je ferais toujours en sorte de remplir toutes les missions que l'on me donne, sans faire durer le plaisir. Je n'ai d'ailleurs jamais pris de plaisir à prendre une vie, quelle qu'elle soit. Je ne lèverais jamais la main sur un enfant. Je n'accumulerais pas les conquêtes d'un soir - bien que je conçoive n'être qu'un homme qui ne soit pas contre un peu de chaleur humaine, quelques fois : je n'ai rien d'un Alexandre le Conquérant.

Malgré tout, il monte toujours en moi la peur panique de finir comme lui.
Seul, plein de haine, sanglant.

    « Je... je... vous voulez que je demande un verre pour vous ?

    - Ce n'est pas la peine de vous déranger, j'ai tout ce qu'il me faut ici... 
    »

Regard pétillant de malice. Sourire équivoque. Je lâche sa main sur un pincement de regret, m'empare de la tasse que je porte à mes lèvres dans un geste qui se veut langoureux, avant de retenir in extremis une grimace de dégoût. Ah oui ! J'oubliais ! Jamais, Ô grand jamais je n'avalerais du café à nouveau. J'ai toujours détesté le café après tout et, si ce n'était pas pour les beaux yeux de cette fille, je parierais sur un petit côté maso de caché en moi.

Et puis je ne suis pas un grand séducteur -contrairement à Mike qui sait parfaitement jouer de ses charmes- alors...

    « Je vais aller au... au petit coin, je reviens ! »

D'a... ccord... Elle a le don pour casser l'ambiance et... de manière à ce que je ne m'y attende pas...
Je secoue sensiblement la tête pour chasser mes pensées, la regarde se lever assez gauchement pour ensuite essayer de passer avant s'effondrer comme une masse contre mon torse. Du coup, je ne sais pas trop si je dois remercier la zone de turbulences que nous sommes en train de passer.
Non, finalement, ce n'est pas une chose dont je dois me réjouir : oh la ! C'est même pas une bonne idée ! Pas une bonne idée ! Du tout ! Je ne suis qu'un homme après tout...

    « Oh non ! Non pas ça ! Je... je suis vraiment désolée, je suis... enfin j'ai toujours été maladroite... »

C'est là que je me rends compte que son café s'est tout autant écrasé contre moi. Avec un sourire amusé – et sans pour autant la quitter des yeux – je lui murmure, espiègle :

    « Ne faites pas cette tête, ce n'est pas si grave voyons. Ce n'est qu'une chemise... »

Je suis accroché à ses pupilles, comme un combiné que l’on refuse de raccrocher. Ça picote ! Ça picote dans mes yeux tout ce bleu là. D’un seul coup, comme un raz de marée qui m'aurait pris pour un rocher. Alors évidemment je ne bouge plus et me laisse glisser dans la noyade avec une respiration pourtant tranquille. Je ne comprends pas l'effet qu'elle me fait, alors que je ne la connais même pas.

Je suppose que c'est parce que l’instant est à vivre et pas à comprendre.

    « Je vais vous prêter ma chemise que... que j'ai dans mon sac ! Pas sur moi...

    - Vraiment ? Quel dommage... Quoi que vous me direz, nous n'avons définitivement pas le même gabarit.
     »

J'essaye d'étouffer un rire moqueur, en vain.

    « Je pense qu'elle vous ira bien, c'est la chemise préférée de mon père que je trimbale partout avec moi depuis... qu'il n'est plus. »

Mon sourire se fane instinctivement. Oops... j'ai l'impression que ce vol va nous faire nous souvenir de choses pas très agréables, à l'un comme à l'autre...

    « Oh... je ne sais pas si je dois, dans ce cas. Ne prêtez pas quelque chose qui vous est aussi précieux à un inconnu inattentif dans mon genre. Vraiment ! Et puis, j'ai de quoi me changer dans mon sac. Par contre, et non pas que cela me soit désagréable, je serais bien incapable de faire quoi que ce soit si vous ne vous levez pas de mes genoux... mademoiselle...? »

Je pense avoir le droit -à juste titre - de connaître le prénom de ceux qui côtoient mes genoux, non ?

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MessageSujet: Re: La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander    Lun 5 Nov 2012 - 20:29

    Vous croyez au destin ? Oui, parce que moi pas, du moins, pas jusqu'à maintenant ? Je pensais que tout avait une logique et que rien n'était dû à une sorte de destinée à laquelle, nous sommes embarqués. Je pensais que la destinée n'était qu'une fable, du moins jusqu'à maintenant. J'ai vu cet homme à l'aéroport et il m'a fait de l'effet, dans l'avion je me suis réveillée à côté de cet homme en question et voilà que je me retrouve dans ses bras... J'aurai beau chercher, je n'arrive pas vraiment à trouver une logique à ceci et en aucun cas cela est dû au hasard. Pourquoi ? C'est simple, parce que ce hasard, serait d'une, si belle précision ce qui est impossible. Le destin ? Je ne sais pas si mon coeur accepte de croire au destin, cela risquerait de m'attrister davantage de croire que la mort de mon père est dû à son destin. L'homme aux yeux qui me paralysent, rien quand les fixent, j'ai encore du mal à croire, que je sois tombée sur ce Dieu vivant. Hallo, réveillez-moi !

    « Ce n'est pas la peine de vous déranger, j'ai tout ce qu'il me faut ici... »

    M'avait-il dit quelque minute avant que nous entamions la zone de perturbation et que j'atterrisse sur lui. Il avait pris la tasse et posé ses lèvres sur celle-ci... Bon dieu, ce que j'aurais aimé être cette foutue tasse. J'ai de drôle de fantasme, merci je sais... Ce n'est pas vraiment comme si c'était de ma faute, enfin je pense. Enfin bref, pour en revenir au moment je suis sur l'homme comme s'il était le siège qu'il me fallait dans ma vie... J'ai renversé le café sur sa chemise, quoi de mieux pour casser une future approche, plus personnelle ? Donc, je ne sais pas comment je dois le prendre. Est-ce une blague du destin, ou est-ce que le fait que je sois sur l'homme ainsi que le café fait partie de son plan que lui seul comprend ? L'homme ne semble pas énerver, au contraire il sourie et me fixe... Je ne sais pas si je dois aussi sourire, je suis comme envoûtée par son regard que je ne lâche pas non plus.

    « Ne faites pas cette tête, ce n'est pas si grave voyons. Ce n'est qu'une chemise...

    - Mais, une chemise blanche... »

    Je me sens vraiment coupable, j'ai même sortie un mouchoir pour essayer d'éponger la veste du liquide sombre. Je commençais à marmonner des trucs du style, je vais au moins vous essuyer que c'était le moins que je puisse faire pour rattraper mon erreur. J'avais vraiment envie d'être gentille avec lui et quand je le regarde droit dans les yeux, mes hormones crient à rejoindre fièrement le front de la bataille, sans vous mentir. Peut-être, pour ça que je me sens si alaise sur ses jambes et que j'ai complètement oublié justement, que c'était sur ses jambes que j'étais. Et puis, ses yeux continuent à fixer mes pupilles et les miens, à dévorer les siennes. Je crois, que si l'un de nous deux ne fait pas le premier pas pour interrompre la scène, on risque fort de rester ainsi jusqu'à ce qu'on arrive à New-York. Voilà, que je me pose enfin cette question... Pourquoi, lui, me regarde-t-il avec de tels yeux ? Avec ce regard qui semble avoir plein de désirs... Pour moi ?

    Oui, j'ai le don de dire si il y a un genre d'envies chez les autres personne, à force de jouer les profiler avec les criminels.

    « Vraiment ? Quel dommage... Quoi que vous me direz, nous n'avons définitivement pas le même gabarit. »

    Je lui souris bêtement, il est drôle et je le fais rire.
    Je lui avais proposé la chemise à mon père, mon défunt père pour qu'il n'attrape pas froid avec sa chemise trempée. Et si j'en viens à lui proposer la chemise de mon père, c'est que j'ai un soucis. Je ne ressens même pas de regret, je suis prête à lui donner mon coeur, alors une chemise de mon paternel... Attendez un peu, ai-je dit que j'étais prête à lui donner mon coeur ? Non, non je ne l'ai pas dit, je l'ai seulement pensé, c'est tout... Oui, oh mon dieu ! Je l'ai seulement pensé, ce n'est pas comme si c'était vrai... J'ai l'impression d'être dans un scénario d'un film de romance, je hais les films de romance. Lentement, je sens mes bras, mes mains remonter le long de son torse. Je le fais inconsciemment comme si une force me poussait à le faire, mon coeur plus que mes hormones le désir. Je trouve quand même la force, de m'arrêter avant qu'il s'en aperçoive.

    « Oh... je ne sais pas si je dois, dans ce cas. Ne prêtez pas quelque chose qui vous est aussi précieux à un inconnu inattentif dans mon genre. Vraiment ! Et puis, j'ai de quoi me changer dans mon sac. Par contre, et non pas que cela me soit désagréable, je serais bien incapable de faire quoi que ce soit si vous ne vous levez pas de mes genoux... mademoiselle...? »

    Je mettrais ma main à couper qu'à cet instant, mon visage a viré au rouge... Je rigole avant de me lever du côté du couloir, bien que les turbulences et les secousses ne se sont pas arrêtées pour autant. Je regarde l'homme et je rajoute, ma main tendue vers lui, sourire aux lèvres.

    « Nancy... Nancy Anakin Drust ! Vous pouvez m'appeler comme vous le voulez. »

    Néanmoins, j'ai toujours envie de faire pipi avec tout ça, moi et comme les hôtesses de l'air ne nous en pas informer de rester assis... Ben, je pense que je peux aller à cette cabine et peut-être que l'homme peut m'accompagner. Enfin pas pour aller au W.C en même temps que moi, mais pour changer de chemise, il ne va pas montrer son corps à tout le monde. Ce n'est pas comme si cela me rendrait un peu, jalouse... Non, après tout, je le connais à peine, non ?

    « Vous devez vous changer, vous risquerez d'attraper froid... Prenez-votre haut de rechange et accompagnez-moi à la cabine. Vous vous changerez et juste après, j'irai faire mes... mes besoins. »

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MessageSujet: Re: La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander    Ven 14 Déc 2012 - 22:19

    « Nancy... Nancy Anakin Drust ! Vous pouvez m'appeler comme vous le voulez. »

La coïncidence a fait naître ce côte à côte tant heureux que funeste, bien que nous ayons tout du choc des contraires : les infimes centimètres qui séparent nos deux corps n'ont pas l'épaisseur d'un mur de béton ou l'étendue d'un monde mais le bourdonnement d'un nom et l'impassibilité de la nature humaine.

Drust.

Ai-je seulement bien entendu ?

Nancy Anakin Drust.

Je laisse mon regard voguer dans sa chevelure d'un noir profond avant de m'attarder sur le geyser de ses yeux, d'un clair à en couper les respirations, deux joyaux de cascade qui ne semblent pas du tout décidés à s'ancrer ailleurs.

Il semblerait que oui.

Chaque jour, à chaque minute, chaque seconde, et peu importe l'endroit dans lequel nous nous trouvons, nous croisons des centaines de regards. C’est instinctif : vous remarquez quelqu’un juste en face de vous, vos yeux se rencontrent une seconde puis vous continuez votre chemin l’un et l’autre, sans plus de questions.

Et ça s'arrête net.

Un regard, ce n'est pas grand chose.
Ce n'est résumé qu'à un instantané.
Un regard, ce n’est presque rien.
C'est un geste tout à fait banal, sans grand intérêt, sans signification particulière, sans conséquence.

Mon problème, c'est que ce qui aurait du rester un regard a déclenché bien plus de choses que ce que j'aurais pu espérer. Des choses qui commencent déjà à échapper à mon contrôle. Oui, c'est cela : tout cela commence à devenir hors de contrôle.

Pourquoi l'existence d'un seul être arrive-t-elle a être autant chamboulée par quelque chose d'aussi éphémère et d'aussi périssable qu'un regard ?

    « Je suis tout à fait ravi de vous rencontrer, Nancy. »

Et pourquoi a-t-il fallu que je tombe sur ce regard en particulier ? Serait-ce une sorte de punition, de... de juste retour des choses ? Un prix à payer ? Qu'ai-je bien pu faire de si terrible dans ma vie pour tomber sur une connaissance (que dis-je, un membre de la famille !) de l'homme le plus recherché du monde de la magie en ce moment ? Pis ! Puisque je la trouve visiblement à mon goût. Très à mon goût s'entend...

Je m'oblige à la quitter du regard pour prendre un t-shirt propre, laissant toutefois mes lèvres s'étirer en un doux sourire franc.

Ne vous y fiez pas, à l'intérieur je cogite franchement, à un point tel que mes pensées me brûlent à force de se bousculer.

Ma bêtise, c’est comme les tiroirs et les valises dans les films d’espionnage : il y a toujours un double fond, un compartiment secret. Quand j'ai beau penser avoir touché le fond, je parviens toujours à découvrir une couche de plus en dessous.

Oh ! Rassurez-vous, je n'ai rien du tout contre les humains. En fait, je n'ai rien contre personne en général, sauf quand on m'en donne l'ordre bien sûr. Cependant, j'avouerais être souvent fâché contre le destin. Parce qu'il paraît que rien n'arrive pas hasard, que la vie n'est gouvernée que par le chaos et surtout, parce que certains êtres attirent à eux les histoires exceptionnelles comme le miel attire les mouches.

    « Moi, c'est Alexander, mais vous pouvez également m'appeler comme vous voulez. »

Les croisements de regard, les sourires tendres, les gestes désintéressés.
Ça ne fait pas tout.

Je crois que le destin a, depuis toujours, une dent contre moi.

On n’oublie jamais vraiment. On vit avec.
On n’efface jamais proprement. On se tait.

    « Vous devez vous changer, vous risquerez d'attraper froid... Prenez-votre haut de rechange et accompagnez-moi à la cabine. »

Je fais traîner un silence avant de répondre et laisse le temps s’égrener lentement, mon t-shirt blanc en main. Puis je me tourne à nouveau vers elle.
Du bleu dans mes yeux pour tout paysage, du bleu empli d’une tendresse qui vous caresse les cheveux et vous console en silence. De quoi ? L'avenir nous le dira, certainement... Ce que je sais par contre, c'est que j'en reste presque cloué d’étonnement, le ventre légèrement tordu par l’émotion.

Et cela n’en finit pas.

    « Serait-ce une invitation ? »

Moqueur.
Pour comprendre combien de secondes dans une éternité.
Et les possibles.

    « Je plaisante. »

Ou pas.
Mais rien ne change le fait que je sois debout, au beau milieu d’une phrase qui ne sert à rien, bien que derrière les jacasses des autres passagers.

    « Vous vous changerez et juste après, j'irai faire mes... mes besoins. »

L'aurais-je désarçonnée ? Moi-même je me sens un peu désarmé face à ces réponses pour le moins... inattendues...

    « Oh... ce n'est pas la peine. Je n'aimerais pas vous retenir et puis, je peux me changer ici après tout : voyez-vous, j'ai l'avantage certain de ne pas être une femme et de n'avoir rien à cacher. »

Je crois que je fanfaronne -après tout, je ne suis pas peu fier de mon corps- : je me fais presque l'effet d'un olibrius attiré par la fraîcheur de ses vingt ans, un de ces m'as-tu-vu qui joue au macho qui maîtrise. Je m'attends presque à ce qu'elle décharge sa bile dans ma face de prétentieux pendant que je déboutonne ma chemise.

J'aime les femmes aux yeux qui me tirent vers d'autres ailleurs, d'autres horizons. J'aime les femmes dont les yeux me dépaysent et me noient dans un océan de couleurs.

Les siens me font l'effet d'une fin d’après-midi avant la tempête, le souffle du vent apaisé que caresse le jour, accroché aux herbes folles, derrière une colline jonchée de pins. Et puis les rouleaux de pluie s’amoncellent et la mer se creuse de petites vagues sombres et teigneuses, tandis que dans le sable fin s’entassent des trésors oubliés.

Les siens ont le don de m'ensevelir consciencieusement jusqu’au cou, le nez au ras des coquillages.

Les siens ont la vertu d'être aussi beaux que le désespoir qui vient de mourir à vos pieds.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander    Sam 15 Déc 2012 - 1:32

    Je suis envahie par une drôle d'émotion, une émotion que mon père avait prédit que cela arriverait un jour où l'autre et bien sûr, moi je ne le croyais pas. Pourquoi ? Eh bien, parce que, je n'ai jamais cru à l'amour, ou plutôt, je croyais que jamais l'amour viendrait-à moi, depuis que j'ai arrêté de croire au prince charmant. Depuis que j'ai compris que, jamais personne n'irait s'intéresser à la petite intello aux grosses lunettes et à l'appareille dentaire du fond de la classe, j'ai arrêté d'espérer que l'amour existait... pour moi, du moins. Mon seul véritable amour est ma petite peluche Winnie l'ourson, que j'ai laissé à mon appartement de New York. Bien sûr, aujourd'hui j'ai beau dire que l'amour n'est qu'une calomnie, je ressens en ce moment une drôle de pression dans mon coeur quand le regard de cet homme se pose sur le mien. J'ai l'impression de me pétrifier sur place, mais mes mains sont chaudes et presque humides et je n'arrive plus à prononcer une parole compréhensible.

    Non, je sais ce que vous allez dire et par pitié, ne le dites surtout pas... pas encore, s'il vous plaît. Laissez-moi le temps d'y croire encore une toute dernière fois, qu'il existe peut-être un prince charmant pour une fille aussi inintéressante que moi, comme on me l'a souvent dit. Laissez-moi le temps de comprendre, l'émotion que je ressens en ce moment rien que pour lui. Oui, laissez-moi le temps, c'est trop rapide, le coup de foudre ce n'est que dans les romans, ou les téléfilms du dimanche. Laissez-moi comprendre la réaction logique de mon corps, quand cet homme me sourit et quand je sais que ses sourires me sont destinés. Laissez-moi le temps de décrypter ce désir fort, ce fantasme, qu'il me sert dans ses bras et qu'il me dise, « je suis celui que tu attends depuis toujours ». Pathétique, c'est un peu le mot qui me va le mieux en ce moment, je suis pathétique de laisser mon coeur s'emballer pour un inconnu...

    « Je suis tout à fait ravi de vous rencontrer, Nancy. »

    Et tu ne peux pas imaginer quel point, je suis triste que d'être tombée sur toi... Oui, car une fois que l'avion aura atterri, tu auras disparu de ma vie comme tu en es apparu et quand ce moment viendra, ce sera le retour à la réalité... fini les rêves de prince charmant. Je retournerai à mon travail et on m'ignorera comme on le fait chaque jour, on me fera travailler plus que les autres, pour une somme ridicule, comme d'habitude. Et toi, tu n'auras été qu'un rêve, auquel j'y avais mis mes derniers espoirs de connaître l'amour. Puisque oui, je l'avoue, je suis amoureuse et c'est plus fort que moi, je voudrais, cent fois te haïr, que je ne peux pas. Je sais une chose, je t'aime, mais jamais je ne te l'avouerai, je risquerai de passer pour la fillette de service. Je ne te le dirais pas et tu ne le sauras pas, seule peut-être mes yeux me trahirons, mais sache-le... Jamais je ne ferai le premier pas, je suis bien trop lâche pour ça.

    « Moi, c'est Alexander, mais vous pouvez également m'appeler comme vous voulez.

    - Alex... »

    Dis-je d'une voix qui semblait commencer une fable, ou un poème. Je lui avais demandé de m'accompagner, pour qu'il se change... Je m'en voulais énormément, d'avoir renversé mon café sur sa chemise. Ma maladresse et moi, c'est aussi une longue histoire d'amour, elle m'accompagne depuis la maternelle jusqu'à aujourd'hui. Alex, se retourne vers moi et me lance d'un ton moqueur, « serait-ce une invitation ? », je baisse la tête pour ne pas lui montrer, mon visage sûrement devenue rouge à la seconde et je le relève peu après souriante... Puisque quand on réfléchie à cela, c'est assez drôle en effet. J'aime les hommes sexy, qui a des yeux qui tirent une flèche signé Cupidon, en plein coeur et j'aime encore plus ceux qui ont le sens de l'humour (il arrive à supporter le mien). Il est tout ça à la fois, c'est terrible... Je me demande s'il aime les films, les séries ou les Mangas, aussi ? Il deviendrait l'homme plus que parfait à mes yeux, si c'était le cas. Il finit en rajoutant, qu'il plaisantait...

    Je ne serai pas vous le décrire ce que je ressens avec certitude, mais... J'ai envie de vous dire que d'être avec lui en ce moment, d'être à ses côtés, me détends, je me sens bien, comme si j'étais dans mon élément. Est cela peut-être qu'on ressent, quand on trouve sa moitié ? Qui sait.. .

    « Oh... ce n'est pas la peine. Je n'aimerais pas vous retenir et puis, je peux me changer ici après tout : voyez-vous, j'ai l'avantage certain de ne pas être une femme et de n'avoir rien à cacher.

    - Oh non... je veux dire, ça ne me dérange vraiment pas et puis, c'est ma punition pour avoir tâché votre haut. »

    C'est tout ce que j'ai trouvé à dire, tout en essayant de cacher mon envie pressante. Vous voyez, je vous avais dit que j'étais pathétique.. .

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MessageSujet: Re: La météo annonce une perturbation au-dessus de l'Atlantique ! Ft. Alexander    Jeu 13 Fév 2014 - 0:21



    « Oh non... je veux dire, ça ne me dérange vraiment pas et puis, c'est ma punition pour avoir tâché votre haut. »

Je ferme les yeux un quart de seconde.

Retour de fantômes... Une envie sans nom qui flotte, insidieuse, une envie de revenir en arrière, de vous revoir, de tout effacer, de croire que les choses changent, qu'elles vont changer...

Je ferme les yeux un quart de seconde pendant laquelle je revois le visage de toutes les femmes à qui j'ai brisé le cœur de mes mains.

Chaque pleurs. Chaque peine. Chaque déception. Chaque dégoût.

D'abord Cassandre. La douce mais intrépide Cassandre qui tenait aux cheveux la blondeur des chérubins et aux bras les tatouages de canailles. Regan. Regan dont le regard tendre ne se méfiait que de celui des autres, ce qui lui léguait une solitude perpétuelle dont on ne savait jamais si elle l'avait choisie ou si elle la subissait. Puis Billy. Billy qui s'extasie en rigolant comme une enfant devant un ciel brodé de feux d'artifices dorés et qui cherche tant à être aimée. Et Ana bien sûr. La pudique Ana qui ne s’étale que peu sur l’absence d’une famille, acceptant parfois d’évoquer les centres de rééducation, s’autorisant de temps en temps le souvenir de sévices saupoudré de quelques larmes cinglantes et amères.

Et puis je pense à toutes les journées qui ont suivi, à ces jours, ces minutes, ces réveils douleureux à fixer un point invisible depuis mon lit, tandis que la place à mon côté demeure désespérément froide et vide.

Demeure la trace sur le coussin qui me rappelle combien l'homme que je suis est noir, sale, et enchaîné à un puit sans fin de solitude. Un homme qui a vendu son âme un soir où le diable semblait en vacances. Un homme dépossédé de son coeur, dépouillé du sentiment le plus profond, le plus irrationnel, le plus inattendu mais le plus doux qui puisse exister.

Juste un homme incapable d'aimer.

J'y croyais. Dur comme fer ! Oui ! Je croyais que mon être ne pouvait pas battre pour quelqu'un. Que j'étais trop disloqué, trop rompu par mon passé, par mes erreurs et mes regrets pour ressentir, tout simplement.

Et la voilà, devant moi. Et me voilà moi. Plein de projets, des bouquets de sourire à ravir à chaque coin de rue, désireux de me laisser vivre à nouveau, de retrouver le droit de vouloir, de savoir désirer.

Aimer.

Ses grands yeux brillants de malice, son sourire timide, son visage doux et tendre, ses cheveux d'un noir ébène, ses mimiques, ses gestes, ses soupirs... Je voudrais déjà tout prendre, tout lui prendre, la prendre et risquer de m'y perdre à ma manière égoïste, pourvu qu'elle reste entre mes bras. Sans rien céder en retour. Mais en serais-je vraiment capable ?

Ai-je réellement perdu mon âme ? Ou vais-je la perdre pour avoir cru la trouver ?

J'ai fermé les yeux un quart de seconde.

Un quart de seconde. Juste le temps de douter. Le temps de penser aux raisons qui pourraient me pousser à m'éloigner d'elle comme j'aurais dû le faire depuis longtemps.

Puis le voile se lève, balayant comme un souffle sur la cendre l'essaim de pensées qui bourdonne bruyamment dans ma tête. De même que toute trace de lucidité.


    « Oh... Donc vous voyez le fait que je vous tienne compagnie et que je vous accompagne là-bas comme une punition... Mmh... Ma présence vous est donc si désagréable et si insupportable que ça, Nancy... ? »

Je soupirais et secouais la tête, l'air déçu, baissant les yeux pour ne pas croiser son regard et éclater de rire. Puis, sans lui laisser le temps de répondre, j’enchaînais...


    « Je comprends, et je suis désolé de vous imposez ainsi mon horripilante présence... »

Histoire de la titiller, de la taquiner, de la regarder agir, contester, dénier, rougir, s'embarrasser, s'embraser.

Et m'embraser, par la même occasion...


    « Hahaha ! Je vous taquine ! Encore... Vous êtes adorable, Nancy... »

Une fois encore, la pensée de l'écarter de mon chemin pour la sauver de ce que je suis et de ce que je traîne à mes côtés -et pas seulement Rosenrot- me traverse l'esprit.

Je me dis que nous ferions mieux de n'être l'un pour l'autre que deux ennemis qui s'évitent : elle ignorant ces sentiers de troubles qu'elle ouvre en moi et moi avec la seule excuse que je crains de la blesser si je me laissais aller au confort âpre d'être réellement ce que je suis, monstre d'instincts qui pour le moment sommeille.

Mais je tire aussitôt un trait sur toute pensée rationnelle. Je me laisse aller. Je m'empare de sa main, la porte à ma bouche et sème sur sa peau délicate un chaste baiser. Puis je poursuis...


    « Nancy, allez faire ce que vous avez à faire... je vais tranquillement vous attendre à nos places et je vous promets que je ne m'envolerais pas, à moins de sauter depuis une issue de secours : cependant, je vous assure que je n'ai aucune envie de prendre un bain dans l'Atlantique -surtout que l'eau doit être glaciale en cette saison-, et que je n'ai pas non plus de tendance suicidaire cachée... »

Un éclat de rire enjoué et espiègle s'échappe à nouveau de mes lèvres tandis que, sans m'en rendre vraiment compte, mon corps se tend lentement en avant et mes lèvres roulent nonchalamment jusqu'à son lobe. Puis, d'une voix grave, un peu rauque, je lui murmure doucement :


    « Et puis, si vous souhaitez réellement être ''punie'' pour l'affront que vous avez fait subir à ma pauvre chemise, je vous propose d'y aller seule pour me laisser le temps de nous commander quelques petites choses à manger. Qu'en pensez-vous, Nancy ? Seriez-vous d'accord pour un rendez-vous, certes totalement impromptu et pas avec l'homme le plus charmant qui soit, mais qui nous feraient vraiment plaisir, à ma misérable chemise et à moi ? »


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