Passage de niveau : Lola Hellin


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 Passage de niveau : Lola Hellin

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Humain Noir
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CITATION DU PERSONNAGE : Vous croyez que je suis calme. Mais dans ma tête, je vous ais déjà tué trois fois.

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Lola Hellin
Humain Noir
MessageSujet: Passage de niveau : Lola Hellin   Jeu 13 Mar 2014 - 21:07








« Celui qui a dit « Je préfère la chance au talent » avait un regard pénétrant sur la vie. Les gens n’osent pas admettre combien leurs vies dépendent de la chance, ça fait peur de penser que tant de chose échappe à notre contrôle... »



Lola entre dans la chambre, avec douceur. Le lit a été fait, les rideaux tirés, le lavabo est propre tout comme la petite table et la minuscule cuisine. Tout est blanc, immaculé, reste l'armoire avec quelques effets de la blonde qui l'ouvre, pour vérifier. Tout est là. Quelques habits, chaussures, bijoux, rien de vraiment étonnant pour une jeune fille dépassant la vingtaine.

Elle s'assoit alors sur le lit. Il n'y a rien accroché au mur. Pas de photos ni de tableaux, ni même une seule tâche qui ressemble à de la vie. Pas de poussière, pas une seule chaussure qui traîne, un mouchoir, un coton tige, même pas un parfum oublié sur un rebord et encore moins quelques pièce ou des clés.

Broken home.

Elle triture un instant un bijou en or à son poignet, un sourire absent sur les lèvres. C'est la seule chose qu'elle garde de ses parents. Non, ses géniteurs. Lola n'a pas de parents. Pas de famille.
Et seule, ses cernes se colorent sous le masque qu'elle arbore. Pourtant elle reste lumineuse, plus que jamais, avec ses yeux clairs troués d'égoïsme. Lola a tout quitté, subitement. Son employeur lui en voulait de n'avoir tué Evan et était à ses trousses. Dorian Cross la méprisait et la laissait  la merci de toute l'organisation. Ainsi, Lola avait dù disparaître.
Alors, Lola avait disparue.
Dans toute l'élégance quelle avait pu utiliser, son don avait quand même quelques inconvénients. Bien sûr, elle n'avait pas un sous en poche et il n'était pas dur de convaincre quelqu'un de lui vendre un sandwich à la sauvette ou un autre de lui laisser prendre tous les habits qu'elle voulait. Mais premièrement, quand il s'agissait de mécanique ou d'électronique, elle n'y pouvait rien. Les barrières du métro n'allaient pas s'ouvrir parce que Lola allait leur sourire. Non. Elles restaient closes et meurtrières.
Secondement, ça l'épuisait.
Et si ses boules de lumières avaient toujours réussi à illuminer son chemin, elles n'avaient jamais pu protéger la jolie blonde qui ne savait les rendre encore franchement incandescentes. C'était aberrants. Lola n'était qu'une parure avec laquelle on se pavanait, et elle en avait assez d'être au bras du premier venu. Elle voulait prendre les choses en main, pour une fois.
Alors elles avaient réfléchis, avec Marie-Jane pour une quelconque organisation, un truc meilleur, mieux, ambitieux.
Cela s'était ébruité.
Lola avait fuit.
Berlin, Londres, Los Angeles, Oslo. Elle était restée aussi longtemps qu'elle avait pu dans cette capitale avant de partir plus au Nord de la Norvège. Mais quand la nuit était tombée pour plusieurs mois, elle avait su qu'il était temps de partir à nouveau. Elle n'était pas une fille de Londres.
Alors elle était simplement revenue à Berlin. Elle se sentait chez elle partout, mais sans personne. Les gens ne valaient pas le coup. Pas plus qu'elle. Alors son quotidien semblait s'éterniser derrière les volets blancs de l'hôtel de haut vol quand elle avait su que son voisin était un sorcier. Et là, elle avait su qu'il était encore temps de faire ses valises. Lola est une survivante.
Elle excellait dans ce domaine plus que dans tous les autres. Après tout elle était vraiment crasseuse dans les autres. Reccouverte de sa poisse comme d'une longue traîne de mariée. Qu'attraperait celui qui penserait avoir le bouquet entre les mains ? Un mort ?
Pas loin, sans aucun doute.


Lola attrape donc sa valise et balance toutes ses fringues dedans, sans rien froisser cependant. Elle prend soin des choses sans hésiter à les abandonner pourtant.
Toutes les affaires ainsi ragnées sous la toile noire, la blonde prend l'ascenseur. Elle se mène au rez-de-chaussé. Les roulettes couinent sur le sol glacé de marbre gris. Lola se fond bien dans la masse : des bottines taupe avec deux ou trois centimètres de talons; des collants noirs semi-opaques, une jupe noire arrivant à mi cuisse montant jusqu'à la taille, un pull bordeaux arrivant simplement jusqu'à sa taille et une besace taupe, également. Peu maquillée sur les yeux, un coup de liner et de mascara mais des lèvres relevant la couleur de son jersey. Un accord simple mais habituel : être toujours impeccable pour être sûre de soi.
Peut être.
Essayer, du moins.
Elle s'apprête à sortir quand son collant s'effile brusquement. Elle n'aurait pas bronché si ça avait été au mollet ou au genou, mais ça part de l'entrejambe jusqu'à l'intérieur de la cuisse, cela lui semble presque vulgaire.
Elle dépose sa valise et ainsi, le destin lui fait prendre un collant dans sa valise et remonter par l'ascenseur pour se changer rapidement dans la chambre dont elle n'a pas encore rendu la carte.
Alors elle remonte.
Se change.
Et retourne dans l'ascenseur.



« Destiny is a bitch. »

_________________


Spoiler:
 

Monter c'est prendre le risque.
De tomber tout en bas.
Sauf que si on chute de très haut.
L'espace d'un instant on vole.
Myaw Nienta ~
.
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Sorcier Noir ~ Membre de Rosenrot
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Evan Adams
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MessageSujet: Re: Passage de niveau : Lola Hellin   Dim 13 Avr 2014 - 21:56

« Nos destins sont étroitement mêlés Élisabeth, mais jamais ils ne se rejoignent. »

J’allume une cigarette sans réelle conviction. J’achète toujours de la qualité, même si je n’apprécie pas vraiment le goût. Je n’aime pas vraiment ça, en fait. Mais le geste me plait. Allumer la clope, aspirez, sentir la fumée descendre dans la gorge. Souffler. Machinalement. Comme on respire. Comme on vit. C’est une routine diabolique, certes, perfide, qui vous ronge les poumons, les noircit, à l’aune de votre futur. J’aime à penser que je suis au-dessus de tout ça. Que je me rie du destin, du hasard, de la chance, du karma ou de je ne sais quelle entité que vous aimez nommer. J’aime à penser que je suis l’exception à la règle, le privilégié qui a reçu le pouvoir de contrôler ses actes à venir. Évidemment, ce n’est que du bluff. Je ne mourrai peut-être pas d’un cancer mais ce qui est sûr, c’est qu’un jour je vais bien finir par m’éteindre, moi aussi, avant d’avoir eu le temps de comprendre pourquoi, et ce qui m’aura mené là. Comment ? Hasard ou destin je n’en sais rien, toujours est-il que ces deux copains auxquels il me tarde de croire sont les seuls à le savoir.
Je tire une nouvelle bouffée de fumée.

« Je pose quelques questions et je me tire » je pense tranquillement. Pas de quoi y passer la nuit. Le dos appuyé contre le mur froid d’un interminable immeuble où s’entassent les bureaux, j’attends. J’attends mon client. Qui lui ne m’attend naturellement pas…
Ma nouvelle montre de marque m’indique 18:57. Ce n’est plus qu’une question de minutes, à en juger par la ponctualité impressionnante de l’homme qu’il m’a été donné de suivre depuis deux jours. Le rapport de cette enquête sera maigre, à l’inverse de notre sujet qui, à part ses copieux repas du midi, ne m’a apporté aucune informations notoires. Je lui pose quelques questions, donc, et m’empresse de classer son dossier. À l’évidence, il ne sait rien qui puisse un jour être utile à notre organisation. Notre organisation… La formulation sonne étrangement entre mes lèvres. Comme si j’appartenais à quoi que ce soit !

Dix-neuf heures. Les lumières s’éteignent une à une, paresseusement pour certaines, avec entrain, pour la plupart, avides de quitter leur lieu de travail pour retrouver leur routine.
Moi je n’ai pas de routine. Pas de femme qui m’attend dans une maison à deux étages, un bébé dans les bras et un deuxième gamin gambadant entre les jouets. Pas de nid douillet. Pas de présence. Ça vous fait froid dans le dos ; j’adore ça. Efficacité et modernité sont les maîtres mots de mon duplex luxueux. J’aurais les moyens de m’offrir une maison dans les dix plus belles villes du monde ; je préfère un hôtel différent à chaque fois. Confort assuré, et sans aucune attache. Rien qui ne me retienne nulle part. Pas même un animal de compagnie. Surtout pas un animal de compagnie.

Monsieur Personne s’extirpe de l’immeuble, un café à la main, deux collègues sur les talons. Ils échangent des banalités, s’adressent de brefs au revoir suivi d’un timide « à demain ». Comme hier, et avant-hier. Et avant avant hier. Et tous les jours auparavant, ainsi que tous ceux qui suivront. Il va rentrer chez lui maintenant. Retrouver sa femme et leur fille de trois ans.

C’est alors que je remarque l’absence de son vélo, habituellement parqué à l’entrée. Il aurait pu se le faire voler, mais je l’aurai notifié. Il a peut-être décidé de rentrer à pied. Peu probable néanmoins, Monsieur Personne, comme tout le monde, est un grand flemmard.
Contre toute attente, il traverse la route et enfourche la magnifique moto noire que j’avais reluqué deux heures auparavant. Je crois halluciner. Le rire qui manque s’échapper de ma gorge me trahit presque. Je me contiens de justesse pour évaluer la situation qui risque de s’avérer plus critique que prévu. Plus longue, surtout. Moi qui avait faim… Le moteur gronde déjà. Je lâche ma cigarette et appuie dédaigneusement le talon de ma chaussure dessus. Un bip discret retentit ; j’ouvre la portière d’une grosse Mercedes noire elle aussi. Me glisse sur le cuir pourpre et embraye les vitesses.  Le deux-roues démarre ; je compte cinq secondes et je le suis, conservant néanmoins une distance raisonnable entre les deux véhicules.
Je ralentis quelques rues plus loin. La moto emprunte une ruelle piétonne par laquelle il est inutile de tenter de passer avec la voiture. Je pousse un juron, coupe le moteur, attrape les clefs et sors.

À partir de là, n’ayant prévu aucun GPS et n’ayant à disposition aucun moyen de traquer virtuellement le sujet, je n’ai d’autre choix que de courir.
Je regrette immédiatement le choix de mes chaussures.
Après cinq bonnes minutes de course effrénée qui vient presque à bout de mon souffle, l’homme s’arrête devant un hôtel relativement bien tenu (je prends note intérieurement pour un éventuel séjour dans les environs). En retrait derrière le dernier pâté de maison alentour, j’attends qu’il y pénètre.
J’entre à mon tour et avise le périmètre. Décor sommaire et discret mais, à en juger par les quelques étoiles qui ornaient la devanture de l’hôtel, de bonne qualité. On a vu mieux mais ce n’est pas si mal.  Cela ne m’explique toutefois pas ce que notre homme vient faire ici. Une amante, peut être ? Voilà qui me promet une soirée intéressante, je grince pour moi-même…

L’ascenseur est arrêté au deuxième étage, j’appuie calmement sur le bouton. Docilement, il redescend ; je monte. Je n’ai même pas le temps de déclencher l’appareil qu’il se remet en route pour le second degré de l’immeuble. Je fronce les sourcils, vaguement intrigué. Cela m’étonnerait que le sujet ait déjà fini sa course ou pour sur, il ne visitait pas son amante ! Quoi qu’il en soit, si c’est bien lui, ce sera l’occasion de lui poser les quelques questions nécessaires pour classer l’affaire.
L’ascenseur est formidablement lent. Je prends mon mal en patience en remerciant le type d’avoir choisi le deuxième étage et non pas le dixième pour sa petite escapade. J’en profite pour remarquer que je me suis fort bien vêtu pour l’occasion. Ouais, le hasard aura voulu que je m’apprête particulièrement pour rencontrer la petite amie secrète de notre homme… Chemise en lin, couleur li de vin, jean sombre, une paire de Bexley bleues marines et une veste blazer de la même couleur. Du charme à n’en plus finir. Je souris tristement, me rendant bien à l’évidence que mon seul rencard ce soir sera une porte d’ascenseur et un petit homme à la mine un peu passée.

Mais là encore, votre cher destin s’est bien foutu de ma gueule. Car, lorsque les portes de l’appareil de fer daignent enfin s’ouvrir dans un grincement digne de fin du monde, ce n’est pas Monsieur Personne qui l’attend nerveusement, une valise et un collant filé à la main.

Il y a un long flottement dans l’air. Comme si le hasard lui même n’était plus très sûr de son coup. Comme si trop de forces contraires s’accumulant en un même point pouvaient être néfastes à l’ensemble des vecteurs terrestres.
Le monde lui même semblait s’excuser de ce malheureux hasard.  
Tout est une question de timing. J’aurais pu prendre les escaliers, perdre cinq précieuses secondes et ne pas voir la fille entrer dans la cage grise. Seulement après un tel footing olympien, j’avais préféré emprunter l’ascenseur. Quoi de plus normal ? L’humanité a bien souvent la flemme, et quoi que l’on dise, je ne suis presque qu’un homme.

Je dresse mentalement la liste de mes certitudes actuelles :
L’ascenseur produit des grincements de plus en plus inquiétants.
Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’est devenu M. Personne.
Je m’en fous.
J’ai faim.
Il y a une fille en face de moi qui aimerait prendre l’ascenseur.
Cette fille est blonde, de taille moyenne, agréable au regard.
Cette fille s’appelle Lola Hellin, et je la connais.
Super.

Je suis incapable du moindre mouvement. Mes doigts sont agrippés à la rampe et ont commencé à pâlir. Je recule à peine ; elle entre. Ses talons claquent. L’espace est étroit. Très étroit. Trop étroit.
Je fixe les boucles de ses cheveux, c’est plus fort que moi.

Lorsque les portes de l’ascenseur claquent avec un bruit de métal atroce et qu’il se met à descendre plus rapidement que la normale puis s’immobilise, quelque part entre le 1er et le 2ème étage sans que personne n’ait rien demandé, j’ajoute une note à ma liste mentale : nous avons un problème.

- Oh merde.

_________________



- I wear your granddad's clothes, I look incredible. -
« life sucks. get a helmet. »



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Humain Noir
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Lola Hellin
Humain Noir
MessageSujet: Re: Passage de niveau : Lola Hellin   Mar 8 Juil 2014 - 23:32



« On a compté les lendemains
Qui nous restaient mais incertains
On s'est perdus sur un chemin
Une inconnue dans le refrain
De grands sourires n'y changeraient rien
Car le début jouait la fin. »


Les ombres dansent, dansent dehors,
et notre amour qui traîne encore,
se glisse sur l'aube, quand tout renaît,
les morts, les vivants, la limite se tait.

Entre chien et loup,
entre moi et nous, Evan.



Lola entre dans l'ascenseur. Ses perles azurées rivées sur le sol, elle ne les relève pas mais détaille les chaussures bleues de l'inconnu. Il serait abruti de le regarder, de laisser un souvenir de son visage qui, il faut bien le dire, est susceptible d'être notifié.
Elle se demande un instant si c'est son voisin face à elle, puis sa mémoire lui rappelle que non, c'est impossible. Il n'a aucun goût vestimentaire.

Les portes se referment dans son dos dans un léger courant d'air qu'elle ne sent même pas. L'appareil entame sa longue course dans le vide, course qui semble immensément pénible. Au première grincement, la blonde accroche ses doigts à la rambarde.
A la première secousse, elle lève les yeux.
L'image s'imprime immédiatement dans sa rétine un peu brûlée, et le coeur de Lola s'emballe de manière folle. Elle se redresse un peu, outrée de la situation qui lui paraît irréaliste. Elle pourrait penser à un tour de magie, mais ce n'est clairement pas le cas, voilà le destin qui se mêle de ses affaires en plus de la chance.
Bullshit, aurait-elle adoré dire.
Mais elle ne dit rien, respire un grand coup et empêche le rouge de lui monter aux joues.

Deux choix se présentaient alors à elle, choix qui se divisaient encore en deux options.
Elle pouvait baisser à nouveau les yeux. Son masque d'impassibilité n'avait pas glissé de son visage. Soit, Evan pensait qu'elle ne l'avait pas reconnu. Que dirait-il ? Allez savoir, peut être rien. Soit il la connaissait bien et voyait le bluff. Encore une fois, une question de coïncidence et de chance, très peu appréciable soit dit en passant.
Ca, c'était pour la première option.
Soit, elle le détaillait, parce que c'était un visage qui lui avait manqué, et qu'elle en été venue à oublier la courbe de ses sourcils et ce léger air contrarié.
De toute façon, c'était trop tard, ses yeux s'accrochaient sur ses yeux, ses lèvres, ses joues, ses cheveux, sa chemise.

Alors seulement dans une plainte des plus stridente la machine s'arrête. Le silence glisse entre les murs, et l'homme face à elle lâche.

- Oh merde.

Le cerveau de la jeune femme se bloque immédiatement sous la panique que ressent la pauvre perdue.
Mais putain, c'est pas possible que ma vie soit nulle à ce point !
Alors elle se retourne, et soupire de manière totalement pincée. Son front rejoint le miroir tandis qu'elle tente de réfléchir.
Quand, enfin, ses pensées se rejoignent, elle se retourne pour faire face à son amant, son tueur, ce gars là qu'un sacré paquet de filles rêveraient de se retrouver avec, coincées dans un ascenseur. Elle aurait payé pour qu'on prenne sa place. Donné tout ce qu'elle possède à vrai dire.
M'enfin, y'a des moments comme ça où fermer sa gueule n'est même pas une option valable.

Son regarde se porte sur le bouton de sonnerie pour appeler de l'aide. Il est plus proche d'Evan que d'elle, elle a peur qu'ils se touchent en ayant la même idée alors elle reste dans son coin, hésitante.
Le jeu n'en vaut clairement pas la chandelle.
Puis, comme si elle n'était pas absolument au bout de sa vie, elle le regarde finalement dans les yeux avec un petit sourire.

- En temps que téléporteur tu peux déserter les lieux.

Léger regard suffisant. Que l'appareil ne marche plus, en soit, elle n'en a pas grand chose à faire, ça devrait être l'affaire de quelques minutes, une demi heure tout au plus. Mais qu'il y ait Evan dans la pièce, non mais vraiment. Belle ironie. Alors qu'il s'en aille. Elle ne risque pas de demander une quelconque charité, bien sûr. Alors qu'il se barre et lui laisse l'opportunité merveilleuse de pouvoir papoter avec un intendant qui viendrait la sauver.
Au pire, elle trouverait bien un moyen de sortir. Avec une petite rune de force scarifiées sur son poignet et elle pourrait ouvrir la porte.. mais après l'espace serait sûrement trop fin pour qu'elle se faufile. Elle lève les yeux : aucune trappe.
Ben ouais, ta vie, Lola, n'est pas un film.

Puis alors, les plombs sautent, et la lumière avec. Le rayon tout faiblard et bien malade qui dépasse de la porte est posé sur la main d'Evan et la seule chose qu'il lui vient à l'esprit, c'est le souvenir de cette même main posée sur sa hanche à elle, et le souvenir tout flétri des frissons qui courraient sur son dos.
Quel passé.

Et au creux des soirées enragées,
aux vicieux sourires de chienne,
les doux murmures effacés
lui souffleront qu'elle n'est plus sienne.




NON, je n'ai PAS mis BEAUCOUP de TEMPS pour répondre.
Pardon, en vrai, et pardon aussi pour les essais de poésie au début et à la fin.
AMOUR.

_________________


Spoiler:
 

Monter c'est prendre le risque.
De tomber tout en bas.
Sauf que si on chute de très haut.
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Myaw Nienta ~
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