Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]


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 Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]

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Ezra Castellar
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MessageSujet: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Jeu 26 Avr 2012 - 17:40



Artémis & Leca

"La haine engendre la haine" ?
Et qu'est ce que ça peut bien me foutre ?


    « J'vais t'casser ta grande gueule, p*tasse !

    - J't'attends, p'tite b*te.
     »

Londres. Plongée dans une nuit sans étoiles. Une nuit opaque. Et si froide.

Moi, j'aime la nuit surtout qu'ici, elle laisse place à un monde qui fourmille de vie lorsque le soleil disparaît. Un monde tout à fait différent que celui que l'on côtoie pendant la journée.

Un monde de terreur.
Un monde de violence.
Un monde de laideur.
Un monde de démence.

Un monde où j'ai ma place.
Dans une nuit comme celle-ci, cet idiot sait parfaitement qu'il est bien incapable de s'en sortir tout seul. Ça ne l'a pourtant pas empêché, une fois de plus, d'accepter de faire le boulot des autres, à leur putain de place.

Isaya a toujours eu cette foutue manie de vouloir rendre service aux gens, quoi qu'il lui en coûte : il sacrifie sa journée, son week-end, ses vacances et bien plus encore pour aider les autres. Même quand il a parfaitement conscience qu'on se sert de lui.

Bonne poire. Naïf. Trop gentil.

Je peux pas m'encadrer tous ces connards qui usent et abusent de sa gentillesse sans aucune honte. Comme cette grosse conne de Lucy par exemple : sa mère est morte il y a peu et elle est la seule à pouvoir s'occuper de sa sœur, gravement malade ? Mon cul, ouais.
Un jour, Isa a surpris une conversation entre elle et le boss du Morrisons où il travaille, alors que ce dernier demandait à la morue « de cesser d'utiliser la bonté d'Humptington pour que vous puissiez terminer plus tôt. Votre sœur et votre mère se portent très bien alors arrêtez vos conneries et faites ce pour quoi on vous paie ».
Elle ? Ça ne l'a pas empêchée de s'acharner sur lui pour qu'il prenne sa place. Lui ? Ça ne l'a pas empêché de continuer à accepter.

Un jour, je vais lui maraver sa gueule à celle-là.

Le fait est qu'il est bien trop gentil pour ce monde de merde. Je le sais, il le sait, tout le monde le sait : après tout, il ne sait pas comment être méchant, il est incapable de faire du mal autour de lui, il ne pas se servir des autres comme les autres le font avec lui. Et il n'écrase pas de son talon tous ceux qui se mettent sur en travers de son chemin.
Comme s'il était trop pur.
Comme s'il était au-dessus de la souillure, de la laideur et de la crasse des autres.
Et pourtant, Dieu seul sait qu'il pourrait en faire manger beaucoup dans le creux de sa main.
Ce dont il ne se rend même pas compte, au fond.

Crédule. Idiot. Simplet.

Isaya ? C'est le genre de mec à suivre le premier venu avec une gueule qui n'inspire par confiance. C'est celui qui ne se pose pas de question parce que celui qui l'aborde lui dit que sa femme enceinte à besoin d'aide. C'est celui qui ne pense même pas à un moyen de s'enfuir quand il se voit entraîné dans une petite ruelle sombre et isolée et qu'il finit encerclé par un groupe de jeunes beurrés jusqu'à la moelle. Après tout, il croit en la bonne foi de son solliciteur jusqu'à ce qu'un premier poing s'abatte sur son sternum et lui fasse cracher son sang.
Comme cette nuit-là. Par exemple.

    « Putains d'enfoirés. J'vais juste vous réduire en cendres... »

Et là, je suis obligée d'intervenir.

Si Isa n'est mue que parce cette volonté hors du commun de vouloir aider les autres, moi, c'est la rage, c'est la haine qui devrait l'habiter qui me fait vibrer. Isa, c'est la lumière. Moi, c'est les ténèbres. On s'oppose mais on se complète.
Au fond, je suis son côté obscur, son côté noir, malpropre, souillon. Je ne vaux pas mieux que ceux qui lui font du mal par pur sadisme bien que moi, je ne vis que pour lui.
Bien qu'il ignore tout de moi.

Mon poing s'écrase sur la mâchoire offerte en face moi et ce, avec toute la violence dont je suis capable.
Je n'ai aucun remords.
Aucun regret.
Ces putains d'éjaculateurs précoces l'ont bien cherché.

Quand ma dernière victime est à même le sol et qu'elle essaye, en vain, de se relever, j'abats mon pied sur sa colonne vertébrale : un "crac" morbide retentit et, dans un bruit sourd, il hurle à la fois de douleur et de peur avant de s'effondrer dans la poussière. Et tomber inconscient.
Par ma faute, il sera peut-être handicapé à vie quand il reviendra à lui.

Haine. Rage. Colère.
Pour Isaya, ce sont des mots qui n'existent pas.
Pour Leca, c'est ce qui résume sa vie. La mienne.

Vous savez, je ne tue qu'en cas d'absolue nécessité (ou quand je ne me contrôle plus ce qui reste, en somme, plutôt rare). Je laisse mes victimes en vie, mutilée mais en vie, afin qu'elles regrettent pour le reste de leur pathétique existence le fait d'avoir voulu jouer avec le cœur d'Isaya.
Généralement, elles prient tous les soirs pour ne plus jamais recroiser ne serait-ce que mon ombre.

Derrière moi, j'entends un glapissement. Quand je me retourne, je vois un des mecs que j'ai tabassé respirer fort. Un sourire malsain se glisse sur mes lèvres : il est terrifié. Il sait que je vais venir pour l'achever.
Oh ! J'aime tellement cette odeur de peur qui suinte à travers leur peau quand il me voit m'approcher. Tout doucement. Pour qu'ils puissent bien se rendre compte de ce qui les attend. Comme pour faire durer ce plaisir malsain de se sentir supérieure à ces déchets.
Je serais leur cauchemar cette nuit. Leur bête noire. Leur pire angoisse.
Et ça me fait rigoler.

    « Pi... pitié ! On ne voulait pas lui faire de mal à ton mec !

    - Pitié ? PITIÉ ? 
    »

Je n'ai de pitié pour personne et encore moins pour ceux qui me demandent de les épargner.
Je relève les manches trop grandes de la chemise d'Isaya, me dirige vers lui d'un pas nonchalant, prend place sur son torse et le frappe au visage de mes poings, encore et encore. Je ne retiens pas. Jamais.
Pendant ce temps, mon poids sur sa cage thoracique l'étouffe lentement. Avec application.

    « EST-CE QUE TOI ET TA BANDE DE MINABLES VOUS L'AVEZ ÉCOUTÉ QUAND IL VOUS A IMPLORÉ DE LE LAISSER TRANQUILLE ! BÂTARD ! »

Quand je me relève, son visage est tuméfié, ses arcades sourcilières bien endommagées, son nez explosé et sa bouche toute gonflée.
Moi ? Je suis couverte de sang...
Aah... putains d'éjaculateurs précoces pas foutus de crever sans faire tâche.

Spoiler:
 


Dernière édition par Leca Hedge-Humptington le Dim 23 Déc 2012 - 21:30, édité 2 fois
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Artémis R. Nilsson
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MessageSujet: Re: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Sam 28 Avr 2012 - 17:13


Are you mad ?

There's a long long road
To reach your house
I arrived just before
Just before the sunset
And you said ,and you said
Welcome with your eyes
And we said ,and we said
Nothing at all



Londres, ville lumière. Ou pas.
Buckingham Palace, résidence officielle de la monarchie britannique. Tellement impressionnant, tellement chargé d'histoire. La relève de la garde devant. Leurs costumes. Amusant. Lorsque le drapeau du bâtiment est levé, cela veut dire que la reine y séjourne.
Palais de Westminster, abritant les chambres du parlement mais aussi Big Ben. Cette immense horloge est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO est un symbole emblématique de Londres.
Tower Bridge, pont levant franchissant la Tamise à Londres. Son architecture très personnelle en à fait sa réputation au quatre coin du monde.
Abbaye de Westminster, édifice qui date du XIIIème siècle, est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est là où on couronne les rois et reines d'Angleterre.
Piccadilly Circus connu (ou reconnu) via les grandes enseignes lumineuses accrochées aux bâtiments. Il y a toujours beaucoup de monde à cette place, que ce soit aussi bien des touristes que des Londoniens. Place rêvée pour les fous de shopping.
Trafalgar Square, place très célèbre de Londres où l'ont peut retrouver la National Gallery deux grandes fontaines, une église et 2 statues.

Pas si mal en fait ?

Pourquoi Artémis était-elle là ? Bonne question. C'était tellement loin de Little Angleton. Parfois, on a besoin de ressentir la liberté et de ne pas se sentir contraint de rester à un même endroit. La liberté est quelque chose d'abstrait mais on peut la ressentir en faisant ce qui nous plaît.

Ce qui faisait plaisir à Artémis là maintenant, c'était d'aller à Londres. Pourquoi habiter près d'une grande ville et ne jamais y avoir été ? Bonne question. Artémis n'aimait pas trop les voyages plus jeune. Et puis elle avait toujours eu peur de l'inconnu. Mais maintenant elle était plus vieille.

Il faut dire que Londres était une ville plutôt agréable. Tout ces songes d'enfants sur une ville était vrai : de grands bâtiments, de la lumière partout. Une ambiance lugubre dans certaines rues mais une vraie âme qui se dégageait de cette ville. Il y avait cependant quelque chose de dérangeant.

Artémis s'était un peu trop renseignée sur Jack l'Eventreur et l'histoire faisait froid dans le dos. Bien sur ce n'était que du passé mais encore aujourd'hui personne n'a trouvé son identité. Et on ne la trouvera sûrement jamais. Bon. Artémis s'était aussi renseigné : Londres était une des villes les plus surveillées du monde.

Il était déjà tard. La nuit n'était pas étoilée. Bizarre. La jeune femme avait toujours entendu dire que les nuits à Londres étaient étoilées. Peut-être était-ce à cause de la trop grande présence des lampadaires. Le ciel était opaque. Etait-ce un signe à voir dans le ciel ?

Londres n'était pas très peuplé à cette heure-ci. Les rues étaient presque déserte et il y avait si peu de bruit que on se demanderait presque si on est dans la capitale de l'Angleterre. A croire que oui. Il faisait un peu froid dans cette sombre nuit. Pourtant en avril, il faisait meilleur d'habitude.

Artémis dévalait toujours les rues. Pas très rapidement. Elle était plutôt bien habillée. Un jean slim, des bottes avec un léger talon noires, un t-shirt vert et une veste grise. Son médaillon comme d'habitude autour du cou. Il voulait dire tant de chose pour elle.

Soudain elle fit volte-face, elle était sûre d'avoir entendu un cri faible. Qu'était-ce ? Cela venait d'une rue non loin d'elle. Elle s'approcha en essayant de faire le moins de bruit possible. Ses talons en faisaient tout de même, cela l'énervait. Une pointe d'excitation avait surgit au fond d'elle, en même temps qu'une pointe de peur.

Elle ne maîtrisait pas bien ses pouvoirs et elle était plutôt frêle physiquement mais Artémis aimait la bataille. Depuis gamine. Bon, vu les cris et gémissement qu'elle entendait, un mec devait être en train de se faire tabasser. Elle arriva enfin et passa sa tête. Ce qu'elle vit l'étonna.

Une jeune fille rousse. Pas loin de l'âge de Artémis sûrement. Elle était plein de sang. Et autour d'elle, des hommes au sol. Visiblement mort. C'était elle qui les avaient tabassés? Artémis eût envie de prendre ses jambes à son coup mais elle était paralysée. Prions pour qu'elle ne voit pas la jeune fille.

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Ezra Castellar
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MessageSujet: Re: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Ven 4 Mai 2012 - 15:47


"You're so consumed with how much you get
You waste your time with hate and regret
You're broken
When your heart's not open
"

Dans un sens, je sais que j'ai pas ma place dans ce monde. Que je devrais pas exister. Que je suis que le fruit que du côté magique d'Isaya. Et encore. Je ne sais même pas si j'existe pour de vrai. Peut-être que je ne suis qu'une illusion ? Une invention complète de son esprit, bien qu'il n'en ai absolument pas conscience ? Sans le savoir, sans le vouloir, il m'a donné une bouche, un nez, des yeux, un visage, une voix, des doigts, des mains, des pieds, une personnalité.
Et ça me fait me poser certaines questions dont celle-ci, récurrente : suis-je le/la seul(e) à être ainsi, je veux dire... le/la seul(e) à avoir un corps partagé entre deux âmes ?

D'un certain point de vue, du mien en l'occurrence, c'est comme si je n'étais pas totalement vivante. Comme si je n’étais pas vraiment moi.
Comme si j’étais un fantôme, un fantôme enchaîné à un corps déjà possédé par une âme autre que la mienne.
Un fantôme avec sa propre conscience, avec ses propres pensées, avec ses propres mots.
Comme si Isaya n’était plus vraiment lui. Comme si j’étais lui, aussi.

Je suis devenue lui et moi.

Comme une sorte de mutant coupé en deux par son centre, définitivement.
Je suis une contradiction à l’état pure, un oxymore.
Je suis moi et en face de moi, je suis lui.

D'un côté, ça m'effraie. Ça me fait terrifie à un point tel que je n'ose même pas me regarder dans un miroir, de peur de ce que je pourrais y voir.
Parce que je n’identifierais jamais mon reflet comme étant le mien et parce que je serais pour toujours coupée en deux parts inégales.

Comme étrangère à ''mon propre corps'', véritablement incapable de faire ce que je veux, quand bon me semble.
Et d'un côté, c'est assez douloureux.
Parce que c'est à la fois un don et une malédiction.
Parce que je n'aurais très certainement pas eu de vie si Isaya n'avait pas existé et parce que sans Isaya je ne peux pas survivre.

Je sais parfaitement que je ne serais jamais quelqu’un de bien et même, dans l'absolu, quelqu'un à part entière. Mais ça va : après tout, je n'ai jamais demandé à l'être. Surtout que cette envie irrépressible de tout réduire à néant me tord doucereusement le ventre : je veux tout détruire, que ce soit mon monde ou que ce soit moi.
Peut-être pour me convaincre que je vis à travers autre chose que lui.

Cependant...
… cependant, jamais vous ne m'entendrez dire que c'est de sa faute. Toutes les fois où j'ai menti, volé, manipulé ou nuit à quiconque, toutes les fois où j'ai littéralement pris du plaisir à faire souffrir mon pseudo-entourage gratuitement, c'était parce que je l'avais décidé. C'était parce que je l'avais choisi.

Isaya est en quelque sorte une victime. Une victime à pas de chance. Une victime du destin.

Mais aujourd'hui, à quoi ça sert de se foutre en l'air pour des conneries pareilles ? Je vis et j'en suis fière, même si j'essaye de me construire sur des fantômes et des remises en question. Mais qu'est-ce que je peux bien faire d'autre, d'ailleurs ?
Moi, je vis avec ça et je m'en contente parfaitement.
Parce que c'est Isaya qui a fait de moi ce que je suis.
C'est lui qui m'a donné mon identité, même si, paradoxalement, je ne sais pas qui je suis et où je vais.

Au fond, je lui dois tout. Et c'est très bien comme ça.

Alors je retire ma chemise. Avec toute la lenteur du monde.

J'ai beau ne respirer que pour me battre, mais l'odeur du sang, l'odeur de leur sang me fait monter comme une irrépressible envie de gerber.

J'ai pas envie d'être salie plus que je ne le suis déjà, en fait.

Je me retrouve donc en débardeur blanc, mes seins ballottant librement sous le tissu. Pas franchement agréable comme sensation, mais au moins, j'attirerais moins l'attention en marchant dans la rue.

C'est à ce moment là que je remarque une présence. Au début, je croyais que c'était un de ces gros porcs qui avait échappé à ma rogne. Mais le gabarit, plutôt frêle par rapport à ce que j'ai l'habitude de voir en fait, tendait à me faire penser autrement.

Deux grands yeux bleus jaugent la petite silhouette cachée dans l'ombre d'un réverbère.

    « Putain, qui est là ? »

Je déteste les gens qui se planquent comme des peureux. Qu'ils soient frêles ou non d'ailleurs.
Qui plus est, j'ai appris à mes dépends que ce sont les personnes qui, d'apparence, sont les plus faibles dont il faut se méfier en priorité.
Après tout, c'est de cette catégorie en question dont je fais partie : aux premiers abords, qui croirait que la petite rousse aux grands yeux bleus que je suis serait capable, à elle seule, de foutre une sacrée dérouillée à une bande de types complètement pétés ?
Pas moi en tout cas.

    « Tu peux sortir de ta cachette, j'ai pas pour habitude de toucher ceux qui ne m'ont rien fait, contrairement à certains. »

Vrai. Paradoxalement, je ne m'attaque pas à ceux qui n'ont rien à se reprocher et, à part les rares missions que j'ai exécuté à la place d'Isaya, je ne tue pas ce qui n'ont rien à voir avec lui, que ce soit de près ou de loin.

Pour autant, ça ne fait pas de moi quelqu'un de charitable.

Je sors à pas de loup de la petite impasse dans laquelle je me trouve, prêtant vaguement attention aux gémissements qui s'en échappent. Et là, je vois que c'est une femme de petite envergure. Mon âge, certainement. Pas vilaine. Pas du genre à éveiller l'instinct de préservation des personnes en général.
Sauf que moi, ça me fait me méfier encore plus : à coup sûr, elle est magique. Et là, c'est pas dit que ce soit favorable. Pour elle.
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Artémis R. Nilsson
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MessageSujet: Re: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Jeu 10 Mai 2012 - 14:05


You got me so wild,
How can I ever deny,
you got me so high,
so high I cannot feel the fire.
And you’ll never want to leave my side,
As long as I don’t break the...
Promises, and they still feel o’ so wasted on myself


La magie, elle la purifiait la rendait si naturelle. C'est comme si un long chemin zigzaguant sur un arc en ciel voguait au milieu d'une atmosphère argentée dans un quelconque univers perdu. Elle était libre de ses mouvements elle pouvait faire ce qu'elle voulait, comme si tout n'était qu'un monde abstrait et qu'il suffisait d'un mouvement de bras pour tout contrôler.

Son bras était encore trop lourd, elle n'était pas capable de tout contrôler. Elle était encore trop jeune, cela allait venir avec l'expérience et le temps. Sa mère lui avait expliqué une fois quand elle était petite et elle s'en souvenait encore. Cela l'avait marqué. Comme ces histoires de religion dont elle avait parlé avec sa mère.

Doit-on croire en un quelconque Dieu ? Peut-être ou peut-être pas. Chacun est libre de penser ce dont il a envie. Artémis était agnostique, elle se posait des questions et croyait en une entité supérieure. Il y avait quelque chose de plus puissant pour contrôler tout ça, c'était obligatoire. Sinon pourquoi tant de phénomènes resteraient inexpliqués ?

Cependant la jeune femme n'était pas crédule non plus. Elle ne croyait pas aux fantômes, aux vampires et aux extraterrestre. Elle ne pensait pas non plus que Jésus avait pu marcher sur l'eau. Simplement, il y a quelqu'un ou quelque chose pour tous les gouverner. Sinon comment la magie serait venue à nous ? Par magie, non.

Elle pensait aussi qu'on était libre de ses choix, chacun décidait de ce qu'il faisait. Au final, on peut dire qu'on est influençable et qu'on a été influencé parce qu'on est faible. Mais qui prend la décision au final ? C'est bel et bien la personne concernée. Il suffit juste d'être plus solide. Avec le temps, Artémis se forgeait une armure imperméable aux influences.

Là, elle ressentait la magie, elle pouvait la palper. Il était évident que la fille qui se tenait non loin d'elle était pourvu d'un don. Ce qui était nul chez Artémis c'est que ses pouvoirs n'étaient pas très utile en combat. Sa magie de guérisseuse n'était encore qu'efficace que sur les autres. On lui avait dit que ça pourrait efficace sur elle par plus tard.

- Putain, qui est là ?

Drôle de question que toute personne pose devant un inconnu. Pensez-vous sincèrement que Artémis va se diriger droit devant et dire "Moi c'est Artémis Rose Hellsing, j'suis domicilié à Little Angleton !" ? Non, elle n'est pas aussi crédule. Peut-être naïve mais quand elle sent le danger, elle sait être lucide. Une qualité pas si rare que ça mais qu'il faut posséder.

En tout cas grâce à son don d'empathie, elle avait pu ressentir la fureur dans sa voix. Elle voyait ses deux yeux teintés d'un azur rappelant celui de la mer quand elle est déchaînée, en hiver. Artémis sentait plusieurs sentiments qui la traversait, peut-être la fille était en colère mais quelque part elle sentait que c'était la fin de sa colère

- Tu peux sortir de ta cachette, j'ai pas pour habitude de toucher ceux qui ne m'ont rien fait, contrairement à certains.

Elle sentit à nouveau le poids de ses paroles contre la conscience. L'air frais balayait le visage d'Artémis en même temps qu'une brise de vérité qui lui traversait le cerveau. Elle était sincère pour le coup. En vérité, la jeune Solitaire n'était pas cachée, elle restait dans l'ombre parce que cela l'impressionnait. Mais la peur ne la paralysait pas.

Elle fit un pas léger en arrière et la fille débarqua au bout de la ruelle, laissant les corps là où elle les avaient abattus. Elle pouvait la voir pleinement maintenant, elle n'avait l'air très forte physiquement mais ce qui était sûr c'est qu'elle empestait la magie. Voila pourquoi elle pouvait se permettre ce genre de fantaisie : ce n'était pas donné à tout le monde d'abattre une "bande" en plein coeur de Londres.

- Ils sont morts ? demanda Artémis à voix basse.

Le dernier mot arracha une grimace à la jeune femme. Elle n'avait pas pour habitude de parler de la mort depuis que sa mère avait quitté ce monde voilà déjà tant de temps. Elle se remémorerait toujours cet instant, où son âme s'était envolé vers un quelconque paradis. Artémis jeta un coup d'oeil au ciel : peut-être qu'elle la surveillait à cet instant ?

- Vous êtes magique. Ce n'est pas très juste de s'en prendre à de simple humains innocents.

C'était vrai au fond c'était injuste. Il était trop facile d'utiliser une force magique contre des personnes qui n'en possédait pas. Artémis sentit un sentiment de révolte la gagner. C'était totalement stupide, si elle se battait elle allait avoir du mal à se remettre du combat.
Peu importe, force et honneur.

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Ezra Castellar
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MessageSujet: Re: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Ven 11 Mai 2012 - 14:46



« I know you've suffered but I don't want you to hide
It's cold and loveless, I won't let you be denied
Soothing, I'll make you feel pure
And trust me, you can be sure

I want to reconcile the violence in your heart
I want to recognize your beauty's not just a mask
I want to exorcise the demons from your past
I want to satisfy the undisclosed desires in your heart
 »

    « Ils sont morts ? »

Je lève un sourcil, exaspérée, et soupire longuement tout en croisant les bras sur ma poitrine. Tient tient... et voilà qu'après la bande de gros blaireaux imbibés d'alcool j'ai droit à une sainte-ni-touche qui se croit héroïque, à une humaine vertueuse dans toute sa splendeur. À une hypocrite, en somme.
Beurk. Génial.
On dirait que c'est mon jour de chance, aujourd'hui.

Ils sont morts ?

Morts ? Qu'est-ce que j'en ai à foutre que ces enfoirés soient morts ou non ? Rien, exactement. J'en ai rien à branler.

Et puis qu'est-ce que ça peut bien lui faire, à elle ?

Elle croit vraiment que je leur ai tâté le cou pour voir s'ils respiraient encore, juste après leur avoir explosé le nez ? Juste après leur avoir cassé des côtes ? Après les avoir défigurés ? Après les avoir tabassés à mort ? HA ! Ce serait comme si le bourreau, après avoir décapité le martyr, s'inquiétait de son sort en essayant de lui remettre la tête sur les épaules.

Qui plus est, je ne veux plus rien avoir avec eux.

Ne plus les toucher. Ne plus sentir leurs haleines infectes caresser mon visage. Ne plus frôler leurs peaux hideuses. Ne plus croiser leurs yeux révulsés par la terreur. Ne plus les voir en tant qu'humains, tout simplement.

Je n'ai pas envie qu'ils me salissent encore plus.
Et puis, si jamais je me rendais compte que l'un d'eux était encore envie, je crois que...
… je crois que ça barderait pour eux, en définitive.

Ce dont je suis absolument sûre par contre, c'est que je les ai bien défoncés, ces cons-là. Et surtout, qu'ils l'ont bien mérité.
A bon entendeur...

    « Vous êtes magique. Ce n'est pas très juste de s'en prendre à de simples humains innocents. »

Je fronce le nez, contrariée par cette idiote, comme si elle venait juste de m'insulter.
Est-ce que j'ai bien entendu ?
Juste ? Haha... juste ? Moi ? Non mais elle se rend pas compte de ce qu'elle est en train de me baragouiner à la figure celle-là, non ?
Franchement, est-ce que j'ai l'air d'être quelqu'un de juste ? De charitable ? D'être quelqu'un de bien, tout simplement ?
Je me sens presque vexée par cette allusion. Et c'est tellement stupide que je n'ai même pas envie de lui répondre. Les gens comme elle me dépassent. M'irritent. M'exècrent.

Inepties.

Cette fille. Elle est donc ''magique'' elle aussi.
Et ça m'étonnerait qu'elle fasse partie des gens comme moi, des ''humains noirs'', comme on nous appelle plus couramment.
Mmh... En clair, soit c'est un membre d'Orphéo, donc par définition mon ennemie, soit c'est un entre-deux : ça participera quand la bataille entre les différents camps sera presque réglée. Et ça choisira le vainqueur. Évidemment.

C'est tellement idiot que ça me fait serrer les poings de colère. Les gens comme elle me dépassent. M'irritent. M'exècrent.
Ça se prétend bon par devant mais ça n'a pas le courage de choisir son camp. Ça reste dans son coin en attendant que les problèmes s'effacent d'eux même. Ou alors, ça reste dans les jupes de maman, parce que pourvu que je reste en vie.

Isaya est un lâche. Comme la plupart des gens, en fait. Mais à défaut d'en être un, lui a au moins la prévalence de le reconnaître.

A pas de loup, je me rapproche d'elle, de son visage et la regarde droit dans les yeux.

Deux grands yeux bleus scrutent intensément le regard couleur gemme.

Et je souris. Pas d'un sourire doux. Pas d'un sourire tendre, sincère ou même rassurant. Non, c'est plutôt un rictus.
Sadique.
Obscur.
Abject.

Ma main s'empare de sa gorge d'un mouvement soudain, aussi rapide que le serpent qui fond sur sa proie.
Et je la bloque contre le mur de briques.

Entre mes doigts, je sens les pulsions de son cœur accélérer sensiblement.
Entre mes doigts, je la sens qui déglutit péniblement.
Entre mes doigts, je sens son souffle court qui se perd sur mon bras.

La vie se mérite ?
    « Juste, dis-tu. Mmh... c'est un point de vue intéressant... »

Je penche la tête sur le côté, lui offre mon air le plus innocent possible. Et j'enserre, tout doucement.

Dans ce cas, je n'ai pas peur de mourir demain.
    « ... qui ne me concerne pas, tout du moins. Parce que, vois-tu, je ne suis pas quelqu'un qui a... comment dire... ? La chance d'être juste. »

J'ai l'impression d'entendre sa voix, fluette et légère, virevolter dans ma tête : « c'est pas bien de tuer des gens. C'est mal. »
C'est mal.
Mal.
Mais moi, j'ai décidé que c'était BIEN.
Et puis au fond, qu'est-ce que ça peut bien faire que je sois juste, ou non ? Rien. Moi, je me contente de vivre ma moitié de vie comme je suis et comme je l'entends, et c'est pas une gamine sortie de nulle par qui va me faire de la pseudo-morale.

Je n'appartiens pas à son monde. Son monde, je fais de mon mieux pour le renier.

    « Qui plus est... »

Je relâche mon emprise sur elle.
J'aurais pû écouter cette petite voix qui me sifflait tout doucement à l'oreille de lui briser la nuque.
C'est un témoin gênant après tout.
Aah... je lui fais cependant cadeau du peu de ''justice'' que je suis capable de donner... C'est drôle non ? Non ?
On peut appeler ça ma B.A de l'année. Non : j'ai aussi débarrassé la planète de ces coléoptères putrides. Ça compte aussi...

    « … je n'ai à me justifier de rien. »

Parce qu'au final, je ne sers que les intérêts de la personne la plus importante pour moi : je ne sers que mes intérêts personnels.


Dernière édition par Leca Hedge-Humptington le Dim 1 Juil 2012 - 22:03, édité 1 fois
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Artémis R. Nilsson
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MessageSujet: Re: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Dim 1 Juil 2012 - 15:09


I could watch you for a lifetime
You’re my favorite movie
A thousand endings
You mean everything to me
I never know what’s coming
Forever fascinated
Hope you don’t stop running
To me cause I’ll always be waiting

La vie est parfois si complexe. On essaie de se dire que la réalité vaut mieux que le rêve. On se persuade qu’il vaut mieux ne pas rêver du tout. Les plus solides d’entre nous, les déterminés s’accrochent à leurs rêves. Il arrive aussi qu’on se retrouve en face d’un rêve tout neuf qu’on avait jamais envisagé.

Un jour on se réveille, et contre toute attente, l’espoir renaît, et avec un peu de chance on se rend compte, en affrontant les événements, en affrontant la vie, que le véritable rêve, c’est d’être encore capable de rêver. Bien souvent courir après ce qui nous fait plaisir signifie abandonner ce qui est juste à nos yeux.

C’est une bonne chose d’avoir peur, ça prouve au moins qu’on a encore quelque chose à perdre.

Elle fronce le nez, elle a l'air contrarié. Tant pis. Parfois on est obligé de faire face aux événements. Pourquoi diable Artémis s'était-elle mêlé de ça. Elle se sentait comme poussée par son instinct à intervenir. Elle se mit à serrer les poings comme énervé. C'est drôle Artémis n'avait rien dit depuis quelque instants et la jeune femme se contrariait, seule.

Elle se mit à se rapprocher. L'individu de sexe féminin est tellement étrange. On ne peut jamais prévoir sa réaction car de toute façon son esprit de contradiction est tellement développé qu'il fera tout pour vous prendre à revers, toujours. Il n'y a pas d'exception, la femme est fourbe. Elle se mit à sourire.

La jeune femme attrapa le cou d'Artémis et la bloqua contre les briques. Artémis ne tenta même pas de réagir, elle était de toute façon impuissante pour l'instant. Il fallait attendre son heure, comme toujours. Le moment où l'adversaire allait baisser sa garde était le moment propice pour frapper, comme le félin qui attend, tapit dans l'ombre.

- Juste, dis-tu. Mmh... c'est un point de vue intéressant...

La colère et la froideur traversèrent l'âme et le corps de Artémis, chaque molécule du corps de la jeune femme. N'avait-elle donc pas de sentiments ? Artémis en avait connu des gens comme ça mais ils étaient rare. Il fallait juste des mots pour se défendre. Les mots sont plus puissants que les actes. Elle pencha la tête sur le côté en serrant doucement.

Mensonges.

- ... qui ne me concerne pas, tout du moins. Parce que, vois-tu, je ne suis pas quelqu'un qui a... comment dire... ? La chance d'être juste.

La chance ? Comme si elle considérait ça comme une chance. Elle s'en fiche. Artémis n'a pas peur de la mort, elle n'en a plus peur depuis la mort de sa mère. Elle a simplement peur de l'inattendu. L'imprévu peut toujours nous prendre à revers et c'était le cas maintenant. Artémis tenta de se vider la tête.

-Qui plus est...

Le cobra va frapper. Il se dresse, gonflant son corps, sa langue sortie. Il s'apprête à frapper sa proie. A lacérer de ses crocs la chair humaine et à injecter son venin mortel à travers le flux sanguin de sa pauvre victime. Et dans quelque instants elle sera engloutie, sans avoir eu le temps de réagir.

… je n'ai à me justifier de rien.

Pensait-elle vraiment ? On doit toujours se justifier devant quelqu'un. Ses parents, ses amis, sa copine, la police, des responsables, son patron, Dieu. Il y a toujours quelqu'un au dessus de nous, qu'on le veuille ou non. On ne peut pas devenir le plus puissant du jour au lendemain. Et même en l'étant, personne n'est à l'abri.


- Tu te crois puissante, n'est-ce pas ?

Le bluff. C'est ce qui marche le plus. Si vous montrez que aucune peur ne vous habite et que l'autre peut faire ce qu'il veut, vous resterez de marbre, vous gagnerez. La peur n'évite sûrement pas le danger. Le danger peut venir même avant que vous ayez peur. Le temps de réaliser la chose, on vous a déjà tué 3 fois.

- Tu ne m'impressionnes pas. Je pourrais te massacrer en plein milieu de la rue pour ce que tu as fais. Mais ça ne m'intéresse pas. Ca serait m'abaisser à ton niveau. Tu ne m'inspire que pitié.

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Ezra Castellar
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MessageSujet: Re: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Mar 3 Juil 2012 - 3:05

I do very bad things and I do them very well
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    « Tu te crois puissante, n'est-ce pas ? »

Et bien et bien, qu'avons-nous là ? On dirait un petit chat qui gonfle sa fourrure pour paraître plus gros.
Je lève un sourcil, mi-intriguée, mi-amusée, quoi qu'un brin irritée.
Oh. My. God.
Amazing.
J'étire ensuite mes lèvres en un sourire forcé, puis commence à rire, à rire d'un rire sans joie : je vous avouerais que j'ai l'habitude des petites choses qui s'effondrent sur le sol en tremblotant et qui transpirent de peur. Et pour moins que ça. Je ne m'attendais pas à ce que ça rapplique, ni à ce que ça en redemande, encore et encore.
Et bien.

Tu te crois puissante ?

Elle est mignonne. Puissante ? Moi ? C'est l'effet que je fais ? Vraiment ? J'dois prendre ça pour un compliment ?

Alors ? Est-ce qu'au final, je me crois puissante ?

Puissante mmh... ? Et bien... peut-être. Ou peut-être pas. J'en sais rien. Je ne me suis jamais sérieusement posé la question.
Juré. Craché.
En tout cas, je sais que tout dépend du point de vue : du mien, je crois que oui. De celui qui me massacrera à son tour, ça m'étonnerait.

Smirk.

Attention, j'ai pas la prétention de dire que je suis invincible. Disons que je suis tout aussi consciente de mes quelques... capacités que de la mort qui n'est jamais loin, versatile comme elle est. Après tout, elle peut s’incarner en chacun d'entre nous, vous êtes pas d'accord ? Et peut-être que ce sera cette gamine qui lâchera le couperet sur ma gorge (ce qui serait dramatiquement drôle) : après tout, on se méfie jamais assez. Jamais. Et on fini par crever. Le problème, c’est qu’après ça, on ne peut plus retourner en arrière. On ne peut pas dire que « ben merde alors, c'est pas juste », que « je savais pas » et que « la prochaine fois, je ferais plus attention ».

J'ai toujours considéré la vie comme un cadeau empoisonné et la mort, comme sa fin inévitable. Après tout, personne ne peut y échapper.

Pas même moi. Logique, non ?

Inutile donc de gaspiller ma salive à lui raconter ma vision des choses : si je supporte pas les gens qui radotent leur morale à deux balles à ceux qui veulent bien l'entendre, j'ai pas la vertu d'être pédagogue.

    « Tu ne m'impressionnes pas. Je pourrais te massacrer en plein milieu de la rue pour ce que tu as fais. Mais ça ne m'intéresse pas. Ça serait m'abaisser à ton niveau. Tu ne m'inspire que pitié. »

Ohoho~ on dirait que je suis tombée sur un spécimen rare d'inconscience. Ou de connerie, selon.
Question de point de vue, vous vous souvenez ?

Ça n'a pas la langue dans sa poche.
C'est que ça mordrait presque, dis-moi. Grrr...

Épatant. Suicidaire. Alléchant.
Ça change.
Moi, la monotonie ça a tendance à me rendre somnolente, pas vous ?

Je me recule lentement jusqu'à m'adosser au mur juste en face d'elle, histoire de pouvoir la jauger de haut en bas d'un regard lourd, dur, qui se veut scrutateur. Indécemment scrutateur.
Mais c'est surtout pour pouvoir calmer la douleur qui enfle entre mes côtes.

Putain de merde.
Je me suis beaucoup trop transformée ces derniers temps c'qui fait que j'ai beaucoup moins de contrôle sur le temps de mon apparition.

Putain.

Isaya se réveille.

    « Et c'est moi qui me crois puissante ? Haha. Comme c'est fascinant. Tu sais rien de moi et pour toi, je serais bonne qu'à taper sur une bande de déchets lambda (et encore, tu sous-entends que je me sers de la magie pour y parvenir) ? Vraiment fascinant. Un peu fou, certes, bien que ça reste fascinant. »

Pour moi du moins. C'est à dire que j''m'y connais plus en castagne qu'en runes et que le dédoublement de personnalité n'est, jusqu'aux dernières nouvelles, pas répertorié comme un pouvoir franchement dangereux.
Sauf si la personnalité en question a un caractère sanglant à couper au couteau et un grain dans la courge.
Un peu comme moi, hein ?

Ouch. J'oublie presque à chaque fois combien c'est douloureux de redevenir Isaya.
Je rabats instinctivement mes mains sur mon ventre, la souffrance commençant toujours à tisser sa toile dans cette zone là. Je grimace, reposant tout le poids de mon corps en arrière, contre le mur.

    « Ah... on dirait que je ne vais pas pouvoir te tenir compagnie plus longtemps... c'est bête... moi qui commençait à... m'amuser. »

Quelle sensation étrange que devenir un homme : je sens mon corps qui s’étire dans toute sa longueur tandis que, d'un coup d’œil, je vois ma peau, si pâle et si blanche sous les rayons de la lune, se teinter d'une légère couleur halée. Mon visage fourmille, comme si des milliers d'insectes s'amusent à percer chaque centimètre de mon épiderme de leurs petites pattes factices, pendant que mes cheveux, d'un rouge feu à la base, se parent d'un brun obscur presque noir.
Je sens également de chaudes larmes de sang perler sur mes joues, mes yeux lagon se colorant du brun caramel chaleureux caractéristique d'Isaya, comme à chaque fois que je perds le contrôle de ce corps qui m'échappe.

Lentement, je tends mes bras devant moi et, alors que je me sens basculer en avant, remarque que mes doigts, petits mais fins à la base, grandissent et s'allongent. Je sais pas si c'est parce que c'est un pianiste, mais Isa a de longs doigts effilés, très soignés et, contrairement à ce qu'on pourrait croire, très « élégants ». Ses articulations ressortent de façon très masculine et ses veines saillent sur le dessus de sa main quand son poing se serre.
Je laisse un grognement rauque, enroué, s'échapper de ma gorge avant de lancer à la fille d'une voix grave...

    « Sois gentille et... dégage. Il n'a rien à voir avec ça. »

... puis je me laisse doucement tomber sur le sol pour me plonger à corps perdu dans l'inconscience.
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Artémis R. Nilsson
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MessageSujet: Re: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Mar 9 Oct 2012 - 21:34

WHAT DA... PHOQUE ?



Elle sembla soit désarçonnée par ce que Artémis avait dit, soit elle souffrait d’un autre mal qui était étranger à Artémis. Elle gagnait en tout cas en confiance et commençait à prendre l’ascendant petit à petit sur la femme en face d’elle. Pourquoi avait-elle voulu faire le justicier ?



Elle se recula contre le mur et lui lança un regard très dur et analyseur. Qu’est ce qu’elle espérait ? Savoir tout de la vie d’Artémis, toutes ses qualités et tout ses défauts rien qu’en la regardant ? Personne ne savait ça. La jeune solitaire était une fille sans histoire et sans ami. Son monde c’était elle et uniquement elle. Par choix.




- Et c'est moi qui me crois puissante ? Haha. Comme c'est fascinant. Tu sais rien de moi et pour toi, je serais bonne qu'à taper sur une bande de déchets lambda (et encore, tu sous-entends que je me sers de la magie pour y parvenir) ? Vraiment fascinant. Un peu fou, certes, bien que ça reste fascinant.

Le serpent crache du venin pour tenter de se défendre face à un adversaire qui est peut-être trop gros pour lui ? Il plante ses crocs, il agite sa langue fourchue mais tout ça n’est pas plus efficace qu’un chien qui aboie. Encore et encore.



I can’t get no satisfaction. Cette discussion commençait à la faire sourire de moins en moins et elle savait que ça allait se terminer au physique. Ce qui était étrange, c’est qu’on voyait que la jeune femme en face d’Artémis était faible physiquement malgré son regard sévère mais son pouvoir magique était en train de croître à grande vitesse.



Elle se mit encore plus en arrière, comme si elle ne pouvait plus soutenir son corps. Elle posa les mains sur son ventre et une grimace se dessina sur son visage. Etait-elle enceinte ? C’était pas vraiment conseillé de faire du sport comme ça quand on est enceinte.



Elle avait vraiment l’air de souffrir et ce n’était pas une feinte. Artémis se demanda si elle devait agir et user de son pouvoir pour la soigner. Non, elle avait tué des innocents qui n’avait sûrement rien demandé. Mais, il n’était jamais bien de laisser quelqu’un se dépérir sauf si il nous a agressé.


- Ah... on dirait que je ne vais pas pouvoir te tenir compagnie plus longtemps... c'est bête... moi qui commençait à... m'amuser.

Mais de quoi elle parlait ? Elle n’allait pas se volatiliser tout de même ? Elle n’allait pas fondre comme du sucre dans du liquide ? Puis elle commençait à s’amuser, ça doit vraiment être une petite sadique. Alors, soit elle bluff mais elle n’en as pas l’air soit son pouvoir est de disparaître.



- Mais qu’est ce que tu racontes ?

Puis tout se mis à changer. C’est fou comme parfois on se fait surprendre par des choses à des moments où on croit avoir la situation à peu prés en main. L’inattendu c’est vraiment effrayant parfois. Il peut arriver le pire comme le meilleur parfois.

Dans cette situation, l’imprévisible était juste.. surprenant.

La jeune femme en face de Artémis se mit à changer d’un coup : tout son métabolisme se modifiait et la magie dans l’air était encore en train d’augmenter. Elle empestait la magie et Artémis avait rarement vu une concentration de magie comme ça.

Cela en devenait limite oppressant. Si elle avait été plus jeune, elle aurait sûrement fui.

Ses cheveux se rétrécissait et devenait châtains, sa peau bronzait comme si elle était resté quelques heures au soleil. Son nez, ses yeux : tout changeait. Elle était petit à petit en train de se transformer à un homme. Artémis était paralysé par la peur et fasciné à la fois par ce phénomène.




- Sois gentille et... dégage. Il n'a rien à voir avec ça.

Encore un grognement, comme si elle était en train de mourir. Artémis se décida enfin à réagir et posa ses mains sur le corps qui venait de s’évanouir. Elle tenta en vain de le soigner mais il n’y avait rien à soigner ! C’était juste un phénomène normal. Ca faisait vraiment flipper pour le coup.



Elle s’agenouilla et donna quelques petites claques à l’homme inconscient qui avait des yeux paisibles, comme s’il dormait d’un sommeil profond. Il souriait dans son sommeil comme s’il faisait un excellent rêve et comme si le spectre de la douleur n’était qu’un lointain souvenir. Etrange.




- Euh, vous allez bien ?



 Il ne répondit pas, toujours inconscient. Comme la dispute avec la jeune femme lui semblait loin, il y avait un corps humain inconscient dans la rue et quelques corps morts. Si on la trouvait là comme ça, elle y passerait c’était sûr. Elle fit une grimace et donna une claque un peu plus fort a l’homme. 




- Allez reveille toi, j’ai pas envie de me faire accuser à ta place.

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Ezra Castellar
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MessageSujet: Re: Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]   Mar 15 Jan 2013 - 15:43


[J'ai presque fini mon Mattou ♥]
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Orage, eaux des espoirs [PV Artémis <3]

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