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 Chambre à louer {avec John}

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EMPLOIS/LOISIRS : Propriétaire d'un ranch
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MessageSujet: Chambre à louer {avec John}    Sam 1 Juil 2017 - 17:10

On est ruiné, Billie.

Oncle Ben avait sortit ça lors du repas, et Billie ne s'y attendait pas. Elle resta plantée avec sa cuillère à en l'air, son regard coincé dans son assiette comme si elle y cherchait une sortie de secours, mais le soucis c'est que y en avait pas. C'était qu'une simple assiette pleine de légumes et Billie n'allait pas y trouver comment y gagner de l'argent tout en mangeant avec sa grosse cuillère, ça aurait été trop beau. Tout au long de la conversation entre Oncle Ben et l'apprentie stupide et illettré nommé Jack, Billie ne disait rien. C'est seulement maintenant qu'elle osa poser une simple question : pourquoi ?

-Mais tu m'avais dis que la semaine dernière ça allait ? Que nous allions reprendre de nouveaux chevaux en pension ?

Son oncle baissa les yeux. Il lui avait menti.

-Ils ont trouvé un autre ranch plus au nord, moins cher. Du coup ils m'ont appelé il y a deux jours.

"Comment ça moins cher ? "

-Et du coup...

Oncle Ben hésita. Il inspira et ferma les yeux.

-Du coup la banque à appelé, si nous continuons comme ça, nous devront hypothéquer la maison, et sûrement vendre le ranch.

Hypothéquer ? Vendre ? Billie ne comprenait pas. Elle pensait depuis le début que ça allait s'arranger, que malgré la charge de travail et le peu de revenu qu'ils empochaient chaque mois ça allait suffire à vivre encore un peu. Elle avait même commencé à faire un potager derrière la grange, et depuis quelques jours elle n'avait pas eu besoins à faire de nouvelles courses.

-Je ne voulais pas t'affoler, déjà que tu en fait beaucoup pour garder le ranch en état, je n'allais pas te rajouter quelque chose à ruminer.

Billie ne savait pas quoi penser, ni comment réagir. Elle était là, ébahie, ne sachant ni quoi dire ni quoi faire. Elle resta muette, impuissante face aux événements. Le repas se termina dans le silence. Jack sortit de table en premier et retourna s'occuper des chevaux. Oncle Ben se leva, débarrassa son assiette et alla s'assoir dans le rocking-chair sur la terrasse pour fumer une cigarette. Billie détestait quand il fumait, ça voulait dire que ça n'allait pas et en y repensant, il fumaient beaucoup ces derniers temps. ELLES lui chatouillèrent l'esprit. Billie secoua la tête. "Du calme, tout va bien...". ELLES ne l'entendaient pas, mais le simple fait que Billie le pense fit baisser la pression sensorielle, elle les avait calmé.
Après avoir finis la vaisselle, Billie retourna dans sa chambre. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle pouvait faire pour aider son oncle, et à part ranger la grange, d'occuper des chevaux et faire la cuisine, elle ne savais faire rien d'autre. Si, elle savait retrouver la trace d'une fourmilière dans le sable la nuit et pouvais reconnaître n'importe quelle race de fourmis rien qu'avec la longueur des antennes, mais ça lui serait d'aucune utilité là. Elle se jeta sur son lit et enfoui sa tête dans son oreiller. "Une idée.... Allez Billie bouge ton cerveau et trouve quelque chose."
Une fourmi vint se balader sur son plancher. Billie leva la tête et la regarda dans l'encadrement de la porte.

-Qu'est ce que tu fais là toi ?

La fourmi continua son chemin jusqu'à l'autre bout du couloir, et entra dans la pièce d'en face. C'était la chambre d'Ann. Ou plutôt, ce qu'il en reste. Billie eu les larmes aux yeux. "Si jamais tu venais a l'apprendre... Oh comme j'aurai aimé que tu sois là..."
Billie se mît à pleurer. Bientôt, le soir s'engouffra dans sa chambre, emportant ses rêves et ses larmes.

Elle avait mis une semaine à trouver une idée. Celle-ci lui vint quand elle décida de chercher d'où venait la fournis vagabonde. Elle était retourné dans la chambre de sa sœur et avait eu un déclic.

-Je propose qu'on loue la chambre d'Ann, elle a sa salle de bain indépendante et est assez grande. Sur internet, ce genre de chose se fait de plus en plus et peut nous rapporter une rentrée d'argent supplémentaire qui servira exclusivement à rembourser la banque. Tu en dis quoi ?

Oncle Ben n'était pas emballé par l'idée, mais c'était la seule qu'ils avaient eu jusqu'à la et sur ce, il autorisa Billie à placer des affiches en ville. Elle ne se fit pas prier. Des l'accord de son oncle, Billie Se pressa de tirer des affiches.

Location de chambre au ranch Mills
Prix entre 90$ la nuit ou 120$ repas compris.
Cadre idéal pour prendre un peu de bon temps au calme, loin de toute animation de la ville.
Possibilité de balade à cheval autour du domaine. (Réservation a faire à l'avance, activité en supplément du prix de la nuitée)
Pour plus d'information appeler le numéro suivant : ......

En dessous, Billie avait ajouter deux photo du ranch et deux de la chambre ainsi que l'adresse. Elle était fière de son affiche, elle n'était certe pas aussi belle que celle des grands hôtels mais elle n'avait pas la prétention d'être comme eux et la simplicité du carde et la beauté de la vallée allait, ça elle en était sure, attirer du monde. Demain, elle posterait une annonce sur le net.
Elle se rendit dans l'après midi en ville, son paquet de feuille à la main. Premièrement, elle alla déposer au restaurant une dizaine de feuille, et en accrocha 2. Bay en mis une sur son comptoir, bien en valeur.

-Merci Bay tu es la meilleure !

-Compte sur moi pour apporter des clients ma belle.

Et elle lui fit un clin d'œil. Billie adorait Bay, elle adorait ce qu'elle faisait pour elle mais aussi elle aimait son accent du sud et ses longs cheveux noirs, toujours tiré en arrière. Bay était quelqu'un de bien.
Billie plaça des affiches au bureau de tabac, au magasin de Dick et se rendit sur la place central pour déposer une affiche sur le tableau principal du post du shérif. Le vent s'était levé et elle avait du mal à tenir son tas de papier, tenir l'affiche et la fixer. "Pourquoi le vent se lève maintenant... J'espère que Jack à fermé l'étable, et qu'il a rentré le foin, sinon il va s'envoler et on va mettre trois ans à..". La feuille qu'elle tenait dans les mains s'envola.

-Non !

Elle courut après pendant plusieurs mètres, sans arriver à l'attraper : la feuille s'envolait à chaque fois que Billie s'approchait et se posait toujours dix mètres plus loin. Celle-ci finit sa course au pied d'un homme qui venait d'apparaître sur la place publique. Billie se précipita sur elle et se redressa, le paquet sous le bras, totalement décoiffée et essoufflé. Elle leva la tête pour voir à qui elle avait à faire, passant sa main sur son visage pour libérer celui-ci de l'emprise de sa crinière, tout en pensant que l'homme en face d'elle était soit le mari de Bay soit Monsieur Arison, le shérif. Elle se retrouva nez à nez avec un inconnu. " Ah ! C'est qui lui ? ". Par réflexe elle fit un pas en arrière et baissa les yeux. " Je le connais pas celui là ! C'est qui ? ". Elle ne savait pas quoi dire. Pas quoi faire.

-Je.. Désolée.

" Vas t-en. Tout de suite."



_________________

Ben, il est mort, mais pas autant qu'on l'aurait espéré.


*******


Dernière édition par Billie Mukamba Mills le Sam 15 Juil 2017 - 12:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Mar 4 Juil 2017 - 17:32

Run, run, run

    En fuite, je suis en fuite. Depuis longtemps, trop longtemps. On pourrait dire que j’ai peur. Oui, John Smith a peur. Pas seulement pour ma vie mais aussi celle de ceux que j’aime. Ceux que j’aime dont j’ai été séparé un soir d’été il y a déjà quelques années. Ceux que j’aime dont les noms sont Edwin, Kurt, Nawel, Logan, et Luka, et bien d’autres.
    Une cavale de quelques mois. J’ai appris combien de temps il s’était déroulé entre mon enlèvement et mon évasion des sous-sols d’Edimbourg où me retenaient les soldats de Rosenrot et plus précisément où me torturait Redwan Soul plus que régulièrement, mais jamais assez pour me tuer, toujours empêché par un mystérieux ordre, émanant d’un mystérieux bienfaiteur pour mon salut. Deux ans enfermé dans des souterrains humides et froids, à côtoyer les fantômes de ceux qui avaient déjà péri sous la capitale de l’Ecosse, à entendre leurs cris, ou leurs railleries, les voyant amusés par ma souffrance et impatients que je les rejoigne pour certains, et voyant les autres revivre leurs douleurs dans mes yeux, être désolés de ne pouvoir m’aider sous peine d’être exorcisés par mes geôliers.

    Les souterrains d’Edimbourg se visitent, inutile de vous préciser que la partie dans laquelle j’ai été retenu est une partie privée et cachée aux innocents, protégée par des runes placées là par les Sorciers Noirs. Il semble que ça fait un long moment que cet endroit est utilisé par les Sorciers Noirs, ce qui m’oblige à penser que je suis un très mauvais enquêteur. Ne pas trouver ce genre d’endroit dans mon propre pays, je me sens plus que pathétique à l’idée de ne pas avoir été assez attentif. Dieu sauve la Reine.

    Redwan Soul, principal acteur d’une opération musclée, a réussi à m’attraper il y a trois ans. Il y a trois ans quand tout allait parfaitement bien. Avant que le Mystery ne soit dévasté. Bien avant le malheur.
    Je ne sais aucunement si j’ai une quelconque utilité dans les plans de Rosenrot, ou de n’importe qui d’autre d’ailleurs. J’ai peur, et je n’ai pas revu mes amis depuis si longtemps. Sont-ils à ma recherche ? Pensent-ils que je suis mort ? Seule l’avenir nous le dira. Mais ils me manquent, et pour le moment je dois faire profil bas. Je ne peux pas débarquer après 3 ans d’absence au siège d’Orphéo de Londres, comme ça, les mains dans les poches, et revendiquer mon poste. Mes autorisations doivent être annulées donc ce n’est pas possible. Il y a des passages secrets, certes, mais vu la façon dont le Mystery a été pris, rentrer en catimini serait sûrement assorti de la peine de mort. Or pour rentrer chez moi, je dois être vivant. Et soigner mes blessures.
    Malgré ces longs mois de cavale, certaines entailles sont encore suintantes, profondes, et le sang arrive encore à se frayer un chemin à travers le tissu cicatriciel. La plupart sont des blessures magiques, et elles ne se soigneront pas sans les contre-sorts et runes adaptés.

    Vous êtes en train de vous dire que John Smith est complètement con car il pourrait aller dans un IBMM. Un Institut pour Blessures et Maladies Magiques. C’est pas faux. Et pourtant je ne fais plus confiance à personne. Même si les médecins sont neutres, je ne peux m’empêcher de me méfier. Je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais je vais tenter de me soigner seul, pour le plus gros, et quand j’aurais assez de forces pour me défendre seul j’irais sûrement soigner ce que je n’ai pas réussi à avoir.

    Mais nous n’en sommes pas encore là. Et les seuls IBMM des Etats-Unis sont ceux de New York, Los Angeles, Miami et de Denver. Dans les états de New York, de Californie, de Floride et du Colorado. Autant vous dire aux antipodes de ma position. Je suis en Oklahoma. Même si l’IBMM le plus proche se trouve à Denver. L'Oklahoma, il s’agit d’un état du Sud des Etats-Unis, placé entre les états du Colorado, du Kansas, du Missouri, de l’Arkansas, du Texas et du Nouveau-Mexique. Le Sud des Etats-Unis, avec le Texas et le Kansas, ces états ouvertement racistes, ne cachant pas leur xénophobie non plus.

    Et comment suis-je arrivé là ? Lors de mon évasion risquée, j’ai réussi à utiliser mes talents de marionnettiste quelques instants, trop faible pour une prestation longue et exceptionnelle, je me suis débrouillé avec le peu d’énergie que j’avais. J’ai repéré les entrées et les sorties pendant tout ce temps, le son que faisaient les pas dans les galeries pour comprendre comment était fait le réseau, un peu à la manière d’une chauve-souris. A force de répéter les mêmes gestes jours après jours, mes geôliers m’avaient tout appris sur l’endroit où je me trouvais. Le marionnettisme m’a simplement aidé à détacher mes liens. J’aurais dû le faire plus tôt, lorsqu’il me restait des forces. Mais j’aurais tourné dans le mauvais couloir et j’aurais été repris aussitôt, ayant mis un long moment pour comprendre où je me trouvais.

    Profitant de l’absence de Redwan Soul et de la plupart des gardes, j’ai utilisé le reste de mes forces avec ma vélocité, et tenter de fuir le plus loin possible, sans me retourner et en essayant de ne pas me perdre dans le dédale.
    Ma vue et mon ouïe ont été stimulés par ces trois sans sous terre, j’ai réussi à sortir de là.
    Enfin, sortir de là. Je suis tombé dans le réseau d’égouts de la ville et j’ai été emporté dans le Firth of Forth, la mer d’Edimbourg. Trop épuisé, j’ai dérivé dans la mer agitée aux abords de l’Ecosse pour me retrouver recraché dans la baie de Dundee.

    Puis je n’ai pas arrêté de courir, aucune chance de repasser chez moi, je pensais être attendu, je me suis caché, je ne sortais que la nuit, j’ai fait du trajet à pieds, sans chaussures, dans des vêtements abîmés. Au cœur des Highlands j’ai volé des vêtements et de l’argent, c’est mal, je me suis retrouvé à traîner en kilt dans les collines, et à braconner.
    Puis continuant de fuir j’ai pu descendre en Angleterre où j’ai évité Londres le plus possible, je ne m’y suis rendu qu’au dernier moment, pour prendre l’Eurostar en utilisant l’argent que j’avais amassé durant les semaines. Mon état était terrible, j’ai été couvert de mon propre sang plusieurs fois, alors j’ai trouvé la combine, en essayant de mettre des vêtements rouges le plus souvent possible, exactement comme l’armée britannique lors des révoltes Jacobites qui secouaient ma belle Ecosse sous George III d’Angleterre. Un Écossais ne se soumet pas. Essayant de cacher, tout de même, mes blessures sous mes vêtements rouges mais également sous une veste noire que j’ai réussi à acheter cette fois-ci.

    Depuis Paris, j’ai essayé tant bien que mal de me faire discret, ça tombe bien je parle français, et j’ai réussi à rejoindre les Etats-Unis en prenant un cargo au Havre, clandestinement. Et toujours, en marchant depuis le Tennessee, je suis arrivé ici.
    Je n’ai pas de papiers, je ne touche pas à mes comptes en banque. John Smith n’est personne. D’ailleurs John Smith est le nom le plus faux que vous puissiez trouver. Je l’ai déjà dit, mais il est très utilisé par les imposteurs ou ceux qui veulent passer inaperçu. Il doit y avoir plus de 3 millions de John Smith dans le monde, alors je pourrais garder cette identité. Mais il me semble que ça soit une mauvaise idée.

    Je suis dans cette bourgade dont j’ignore ne nom en Oklahoma, ayant toujours une chemise rouge et une veste noire pour cacher au mieux les blessures à vif dont certaines saignent encore, j’ai réussi à trouver des chaussures à ma taille dans le coin et mon pantalon noir n’est pas encore assez sale pour être lavé. L'Oklahoma est le 49e état des USA, son nom vient de okla humma en chactas, cela signifie peuple rouge car il est formé par l'unification du Territoire de l'Oklahoma et du Territoire indien depuis le 16 novembre 1907. Malgré une rigueur religieuse sans pareille dans cet état, les Oklahomans sont très tolérants et ouverts aux peuples amérindiens de leur état. Paradoxal.

    Sur cette place centrale dans cette ville plutôt calme, je sens le vent s’engouffrer dans mes cheveux. Placé non loin de ce qui ressemble à un panneau pour l’affichage municipal, je sens l’une de mes plaies suinter plus qu’une éponge humide, et j’ai mal. La rune que j’ai placée sur le bandage de fortune que j’ai réussi à me faire quelques jours plus tôt cesse de faire effet jours après jours. J’ai quelques capacités en médecine magique, assez j’espère pour faire le plus gros du travail. C’est ma vie qui en dépend. Sinon il y a les IBMM. Mais j’ai déjà dit que je me méfiais.

    Soudain, déconcentré par un bout de papier arrivé à mes pieds par le vent. Je fronce les sourcils et j’ai rapidement le temps de lire une partie de ce qu’il y est imprimé :
    « Location de chambre au ranch Miles
    Prix entre 90$ la nuit ou 120$ repas compris.
    Cadre idéal pour prendre un peu de bon temps au calme ... »

    C’est tout ce que j’ai vu, l’instant d’après, une personne arrive pour me tirer une nouvelle fois de mes réflexions et prend la feuille dans ses mains.

    Je lève la tête, et une femme, jeune ? Plutôt oui, assez mince, de ma taille on dirait, et métisse. En Oklahoma. Métisse en Oklahoma. Bon je me calme avec les préjugés sur les états du Sud des Etats-Unis.
    Elle a l’air surpris de me voir, elle fait alors un pas en arrière et baisse les yeux avant de parler :
    -Je.. Désolée.
    Désolée de ? Je fronce les sourcils encore plus fort, je vous avoue que je suis autant décontenancé qu’elle, pris au dépourvu, en fuite, face à une inconnue. Elle tient dans ses mains un paquet de feuilles du même format que celle arrachée à mon regarde. J’en déduis qu’elle doit tracter, et peut-être est-elle propriétaire du ranch dont j’ai rapidement vu le nom.

    Alors John, qu’est-ce que tu vas faire maintenant. La chambre proposée sur le papier semblait être une bonne nouvelle pour toi, qui cherche à te cacher. Honnêtement, qui irait chercher un policier d’Orpheo dans l’Oklahoma ? J’ai réussi à voler de l’argent à plusieurs personnes durant ma cavale. Ce n’est pas bien je sais. Mais je suis du côté des gentils. De toute façon c’est marche ou crève, et je ne veux pas mourir maintenant. Est-ce que les dollars que j’ai récoltés de façon honteuse et malhonnêtes sont suffisants ? Combien de temps peux-tu rester ?

    Cette femme a l’air innocente, tâchons de faire bonne impression. Mes muscles raidis se détendent et mon visage ô combien barbu par des jours sans rasage essaye de se détendre lui aussi, tentant un sourire et libérant mes sourcils pour adopter un regard doux voire amical.
    - Cette chambre est libre ? demandais-je.
    Mince mon vieux, on dit bonjour normalement.
    Je tends une main vers la jeune femme et souriant de plus belle malgré cette fichue blessure qui me donne envie de crier à la mort, j’ajoute :
    - Bonjour je suis Charles Smith.
    John Charles Smith. Je ne mens pas, je maquille la vérité. Je veux rester discret et surtout pour les gens innocent autour de moi il vaut mieux que personne n’entende parler de John Smith.


Couleur:
 

_________________

John pas content

Johnlemignon:
 

Johnlesexy:
 

T'en a trop envie, bah voilà


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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Mer 5 Juil 2017 - 15:20

Des fois, Billie se demande ce qu'il se passe dans sa tête. Vous savez, quand vous prenez une décision sans réfléchir aux conséquences et surtout à : comment réussir sans perdre les pedales ? Elle savait que c'était son idée de louer la chambre d'Ann, mais elle ne s'était jamais posé la question encore de comment elle allait réagir face à des inconnus qui souhaitent réserver ! Billie avait tendance à perdre confiance quand des personnes lui adressent la parole, surtout si elle ne les connait pas. En l'occurrence, l'homme en face d'elle : elle ne le connaissait pas. Elle ne l'avais jamais vu dans les parages et elle se demandait ce qu'il faisait ici, dans une ville pommée d'Oklahoma. Ici, la seule choses interessante à visiter c'est la bibliothèque, et encore. Il y avais les ranchs aux alentours mais chacun est séparés de plusieurs dizaines de kilomètres, se balader à pied dans la région, ça se relève être un exploit.
Il n'a pas l'air d'avoir de bagages... sûrement qu'il a déjà trouvé un hôtel pas loin... même si cette idée lui parut saugrenue, le seul hôtel était à Springfield et c'était assez loin à pied. Elle jeta un coup d'œil de nouveau vers lui. Leurs yeux sont au même niveau, ça lui faisait une sensation étrange. De plus, il lui a semblé le voir froncer des sourcils, elle espérait ne pas l'avoir insulté de quelques manières ! Maintenant, il arbore un visage détendu et lui souri. Billie ne pu s'empêcher de rougir, même si sous sa peau de metisse, cela ne se voit presque pas. Elle était gênée... et elle priait intérieurement pour qu'il ne le remarque pas. Elle lui jeta un sourire furtif en baissant la tête rapidement et s'apprêtait à partie lorsqu'il prit la parole.

-Cette chambre est libre ?

"La chambre ?" Quelle chambre ? Oh oui ! Elle avait totalement oublié pourquoi elle était là. La chambre, là tout de suite ? Mince, il fallait encore qu'elle finisse de la ranger et d'accrocher tout ca et... ELLES picotèrent son esprit. "Non les filles ! Ne vous y mettez pas s'il vous plait...". Bon, c'était la première personne qui demandait et il ne fallait pas que Billie refuse. Non, il ne fallait surtout pas qu'elle pète les plombs, et surtout il ne fallait pas que ELLES fassent de conneries. Non, par ce que des fois, ELLES pouvaient être vraiment lourdes, le lien entre ELLES et Billie s'était tellement affiné que des fois Billie réagissait à leur émotions. Oui oui... Une fois, ELLES étaient en colère pour X raisons, et Billie eu des envie de frapper Jack pendant plus d'une heure... Oui Jack était son souffre douleur et ELLES s'en profitaient également.... Bon, tout ça pour dire qu'il ne fallait pas qu'ELLES pètent un cable maintenant, sinon c'était une chance de perdue.
Elle ne savais pas si il eu pitié d'elle ou autre mais il lui tendit sa main. Elle la regarda avec de gros yeux avant qu'il ajoute :

-Bonjour, je suis Charles Smith.

C'est un piège, Charles Smith ? Smith est un nom répondu... il peut être oui et n'importe quoi cet homme. Genre, un militaire, un banquier, un pâtissier, un tueur.... Mais ELLES avaient l'air plutôt confiantes, du coup Billie s'en remis à leur jugement et prit sa main timidement. Le contact de la peau de Smith lui paraissait bizarre, et la chaleur de sa main la fois frissonner. Il fallait pas qu'elle flanche. "Pense au ranch ! Pense à Oncle Ben !"

-Je, heu... je suis Billie. Et oui la chambre est libre..

Bien répondu. En espérant qu'il prenne la chambre ! Allez prend la ! Billie espérait pouvoir la louer rapidement, avec les sous elle aurait largement de quoi finir les courses, et si l'inconnu Charles Smith pouvait rester longtemps Ca l'arrangeait encore plus... Rien qu'avec quelques nuits on pouvait payer les graines aux chevaux, et ca c'était une bonne perspective. Il fallait que Billie le ramène au ranch. Mais son cœur était encore serré, elle ne savait pas vraiment comment parler à des inconnus.

-Vous... vous voulez l'affiche ? Si ça vous intéresse..

Elle lui tend le papier qui s'était envolé : c'était un signe du destin ! Elle cherchait des locataire et c'est son affiche qui a trouvé le premier... merci le vent ! Merci l'affiche !
Une petite bourrasque s'engouffra dans sa crinière et Billie se retrouva de nouveau avec une touffe hirsute de lion... l'humidité commençait à monter et ses cheveux frisaient désormais. [i]"Allez répond vite ! Si il pleut je suis dans le pétrin....."[i]. Elle pinça les lèvres. Il ne fallait pas qu'elle se tire en courant, tant pis si ses cheveux allaient doubler de volume. [i]"Pense au ranch...."[i]

_________________

Ben, il est mort, mais pas autant qu'on l'aurait espéré.


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Dernière édition par Billie Mukamba Mills le Sam 15 Juil 2017 - 12:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Jeu 6 Juil 2017 - 23:17

Painful life

    Je sens la jeune femme un peu tendue. En réalité je ne sais même pas si elle est plus jeune que moi, j’essaye de deviner, elle en a l’air. Je suis aussi pas mal jeune, surtout si l’on considère les moins de trente ans comme jeunes. Péjoratif.

    Elle le tend également la main et celle-ci vient timidement serrer la mienne. Relax, je ne vais pas te manger. Même si j’ai très faim, beaucoup trop faim. Et ma plaie suintante continue de me faire l’effet d’un dépeçage à vif. Je ne sais pas si je supporterais la douleur plus longtemps. Il semble que mon corps ne produise plus de morphine, et la rune a complètement lâché.
    Je suis l’esclave de mon propre corps, et il ne faut pas que je cède à la douleur. Aussi je serre les dents pour éviter tout gémissement. J’ai la sensation qu’on remue un couteau à l’intérieur de cette plaie. Je ne saigne pas abondamment mais je sens bien que le bandage est complètement imbibé, et que ma chemise doit aussi être tâchée. Mais rouge sur rouge ça ne se voit pas, encore moins avec une veste par-dessus..

    -Je, heu... je suis Billie. Et oui la chambre est libre..
    Billie coucou ! Je suis John Smith, directeur du département de la police magique au siège d’Orphéo de Londres. Mais ça c’était avant.
    Pardon de vous mentir Billie, il en va de votre sécurité, et de celle des habitants de cette charmante bourgade. En espérant fortement qu’aucun Sorcier Noir de Rosenrot ne se retrouve à trainer dans le coin.
    -Vous... vous voulez l'affiche ? Si ça vous intéresse..

    Une fois de plus la jeune Billie me sort de mes pensées et mes muscles tendus se relâchent, néanmoins la douleur me reprend et je me remets à serrer les dents, j’espère qu’elle ne l’a pas remarqué. J’ai envie de m’allonger, de m'asseoir, je suis exténué, j’ai besoin d’une douche, de me laver parce que je suis sale, et de laver mes plaies pour ne pas qu’elles s’infectent, et que je meurs prématurément dans ce coin paumé des USA. Ou que je meurs tout court en fait.

    Billie me tend l’affiche qu’elle a ramassé à mes pieds il y a quelques minutes, aussi je tente un sourire pour répondre à sa question.
    Le vent recommence à souffler, plus fort que tout à l’heure, et les cheveux de mon interlocutrice se décoiffent. On peut commencer à sentir de l’humidité dans l’air, et le vent se fait plus fort encore. Il va y avoir de l’orage.
    Un orage naît de la relation difficile entre instabilité et humidité de l’air, il peut se produire en n’importe quelle saison, et il est associé au cumulonimbus.
    Le cumulonimbus est un nuage qui s’étend verticalement, il flotte à 3500 mètres du sol et il lui arrive de dépasser les 21 kilomètres de haut.

    Un orage, alors que je cherche un abri, coïncidence parfaite. Peut-être même trop.
    - Oui merci. En fait j’ai absolument besoin de trouver un endroit où passer mes nuits cette semaine, dis-je en attrapant l’affiche que Billie me tendait.
    En réalité mon corps aurait voulu que je dise « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH ». Crier n’aurait certes pas endigué la douleur, mais j’aurais été soulagé quelques instants. Je préfère néanmoins éviter de me faire trop remarquer, je suis déjà un étranger, on comprend à moitié ce que je dis à cause de mon accent écossais, et j’ai sûrement l’air un peu miteux. Puis je ne voudrais pas faire peur à cette jeune femme, qui est en position de me donner ce dont j’ai le plus besoin : un endroit où je puis trouver le repos du corps, et une chose en entraînant une autre, celui de l’esprit.

    Une nouvelle bourrasque de vent me dit que nous devrions peut-être nous abriter. Je lève la tête vers le ciel et je le vois, le gros cumulonimbus qui approche. Très beau mot au passage. Cumulonimbus. J’espère qu’il n’y aura pas de grêle.
    - Il commence à y avoir mauvais temps, pardonnez-moi mais vous connaissez un endroit où nous abriter, peut-être pourrions-nous discuter de cette chambre que vous louez ? demandais-je alors que le vent commençait vraiment à devenir inquiétant, couvrant presque ma voix.

    John Smith vous êtes trop sympathique. Ouais je sais, ça pourrait cacher quelque chose, mais en l’occurrence je suis comme ça avec pas mal de gens. J’ai rencontré Luka comme ça après tout. Et je n’aurais jamais engagé Edwin si je n’avais pas été sympathique, la télépathie avec les objets ça vous fait passer pour un fou, et les gens n’aiment pas les fous. Mais j’aime mon équipe. Et j’aime Luka.
    Luka qui doit probablement m’avoir oublié depuis 3 ans. Et les autres, s’ils me cherchent, ne peuvent pas me trouver, j’efface les traces de mon passage. Peut-être qu’ils me trouveront un jour, rien n’est impossible. Mais pour l’instant je suis mort, enfin, inexistant.

    La douleur continue à prendre mes chairs, et j’ai de plus en plus de mal à me retenir de crier ou de l’allonger sur le sol pour me tordre de douleur. Au moins si je trouvais des toilettes je pourrais nettoyer la plaie et peut-être tenter d’appliquer une nouvelle rune avec le peu de forces que je possède. Je n’arrive même plus à sentir si les gens sont magiques autour de moi. A cause de cette fichue plaie, de 15 centimètres de long et profonde sur trois centimètres au moins, non loin de mon foie. C’est un miracle que je sois encore en vie à ce stade. Et j’ai de la chance qu’il n’y ait que cette plaie qui ne se referme pas, les autres sont sur la voie de la guérison, même s’il leur reste un moment avant d’y arriver. Je ne sais pas si j’aurais des cicatrices. Je pense que oui, blessures de guerre.

    J’ai surtout envie de m'asseoir à l’heure qu’il est, pour faire bonne figure, autant j’espère que Billie va me conduire dans un endroit confortable, sinon je m’en irais.
    Le vent s’est levé soudainement tout à l’heure, il ne doit plus rester beaucoup de temps avant la saucée, et on ne peut pas savoir ce qui va nous tomber sur la tête. Et pourtant une bonne douche froide me ferait aussi du bien.

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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Ven 7 Juil 2017 - 17:42

Reponse Billie a John 2 :


Billie n'aime pas les hommes. Elle a tendance à faire attention avec eux, depuis qu'à la fac un de ces stupides mammifères était venu l'emmerder dans le parc de l'école par ce que apparement c'était drôle de me bousculer. Bien sûr, celui là c'était retrouvé avec une dizaine de piqûres sur le corps. Savez vous que les fourmis changent leur couleur selon ce qu'elles ont mangé ? En effet, leur abdomen est en grande partie transparent, ce qui fait qu'elles prennent la couleur de ce qu'elle ingurgitent. Pourquoi les fourmis rouges sont-elles rouges ? Je vous laisse imaginer la réponse... Quoi qu'il en soit, Billie n'aime pas beaucoup les hommes excepté son défunt père, son oncle Ben et Jack, lui Billie le connais depuis qu'elle a 15 ans ça compte pas, de plus il a toujours été stupide alors bon... Mais en regardant Charles Smith, elle eu un sentiment étrange de déjà vu. Non pas part son visage mais par ce qu'il faisait ressentir. Un sensation que son père lui donnait tout les jours quand elle était petite, quand il revenait du travail et quand il travaillait avec elle. ELLES avaient l'air confiantes, allez savoir pourquoi, les fourmis -les petits insectes en général- sont des animaux emphatiques de nature et peuvent mieux comprendre la vie humaine que nous autres appartenant à l'espèce. Billie remarqua quand même qu'il serrait les dents, avait-il un problème ? Le vent commençait sérieusement à être violent, et les nuages plus dense. Avait-il peur de l'orage lui aussi ? C'était pour ça qu'il était tendu ? Billie prit pitié de lui, dans le sens où elle le comprenait, et étonnement elle avait envie de l'aider. Une vague de sympathie qui lui était encore inconnue venait d'envahir son corps. Elle lui tendait le papier, et monsieur Charles le lui prit des mains. Ses mains étaient assez sales... couverte partiellement d'une couche marrant/ocre, de la terre ? Il a dû vivre de drôle d'aventures...

-Oui merci. En fait j'ai absolument besoin de trouver un endroit où passer mes nuits cette semaine.

Une semaine ! C'était beaucoup plus que ce qu'avait prévu Billie. Elle était heureuse et même si son visage était toujours un peu fermé, à l'intérieur d'elle ça faisait la fête. Si il allait rester une semaine il allait sûrement prendre les repas, et comme c'était son premier client... Allez savoir, sûrement qu'elle fera une petite réduction pour les premiers jours ! L'homme ne venait pas d'ici, son accent était étrange, comparé à Billie, qui elle parlait à la manière du Sud, assez mou et mangeant ses mots.
Là ce qui l'inquiétait le plus c'était l'orage. Elle n'aimait pas ça et si il pouvait se dépêcher de rentrer au ranch ça arrangerait Billie.... Elle le vit lever la tête et elle l'imita. Oui le ciel s'assombrissait, et le vent s'intensifiait. Les feuilles dans les bras de Billie se secouaient de toute leur force comme possédées par un démon, prête à se disperser dans toute la rue au moindre faux mouvement de la part de la jeune fille. Jeune fille, oui, elle n'avait eu ses 23 ans que il y a deux semaines. A cet âge là elle aurait été en dernière année de fac et elle aurait eu son diplôme en juin. Mais bon, Billie n'était plus à la fac et les études, elle les avait abandonné. De plus, Ann étant partie, elle n'avait plus vraiment de raison de fêter son anniversaire en grandes pompes, encore moins de faire des études. Qui allait s'occuper du ranch ?
Le vent remit une belle baffe à Billie et l'inconnu. Celui-ci venait de dire quelque chose et Billie n'avait pas vraiment bien entendu.

-Il commence à y avoir..... Connaissez vous un endroit où nous abriter, peut être pourrions nous..... De cette chambre à louer ?

Oui elle était d'accord, fallait vite se casser de là avant que ça empire. En plus elle devait rentrer les chevaux. Billie commença par proposer d'aller au ranch directement mais sa voix trop fluette filait dans le vent. Bay venait de fermier le restaurant pour le reste de l'après midi, et le bureau d shérif était le dernier endroit où Billie imaginait aller. Elle finit par lui faire signe de la suivre, et l'emmena jusqu'à sa voiture. Là dedans au moins on pourrait s'entendre parler. ELLES lui envoyait des pics. Étrange, Billie ne faisait aucune crise quelconque et elle n'avait pas vraiment peur... Sûrement que celles-ci voulaient la prévenir de quelque chose, mais les pics envoyé était plus de la douleur que de la peur. Avaient-ELLES un problème ? Cela serait stupide... [i]"Parlez plus distinctement les filles je vous comprend pas."[i]. Ironie, évidement. Elles n'avaient jamais échangé de mots entre elles depuis que Billie avait découvert son don. Un fois monté dans la voiture, elle regarda l'homme s'assoir. Il avait une posture bancal, ce n'était pas naturel. Bon. Billie ne posera pas de question, ce n'est pas son problème. Et puis elle était sure que monsieur Charles n'avait pas envie d'en parler.... Mais elle se demanda quand même intérieurement si il avait mal. Elle posa son paquet de feuille à l'arrière. Celui-ci, en déséquilibre, s'étala sur le fauteuil et tomba au pied, sous le siège conducteur. Tant pis, elle ramassera ça plus tard.

-On va pouvoir s'entendre maintenant... Hm... Si vous voulez je vous emmène directement au ranch, la chambre étant libre je ne voit pas d'inconvénient à vous la louer... Comme vous êtes le premier client vous aurez un prix... Un prix de bienvenu disons !

Elle même était impressionnée. Elle n'avait pas flanché, sa voix était restée plus ou moins forte et elle avait réussi à dire tout ce qu'elle pensait. Bravo Billie. Même si elle n'avait fait que regarder les pieds de l'homme au lieux de ses yeux. Elle mît le contact, passa la première et regarda furtivement monsieur Charles en attendant une réponse.

-Dites moi où sont vos bagages et nous passerons les prendre, enfin bien sur si vous voulez bien...

Étrangement meurtrie. Voilà, elle se sentait étrangement mal. ELLES devaient influer sur ses sentiments personnels, encore une fois. Elle priait pour que ça ne déteigne pas sur elle et son humeur...

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Ben, il est mort, mais pas autant qu'on l'aurait espéré.


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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Lun 10 Juil 2017 - 16:18

My body hurts

    La jeune femme mima un geste, elle m’intimait de la suivre vers.. le ranch ? Je ne sais pas. Sans aucun doute, je la suis lorsque nous arrivons rapidement à une voiture. J’ai compris c’est bon.
    Je laisse la propriétaire s’assoir au volant tandis que j’essaye de m’installer sur le siège passager sans laisser paraître la douleur.

    Celle-ci est de plus en plus insoutenable. Je ne saurais la décrire. Je peux tout de même essayer, mais ça ne sera pas très représentatif. J’ai mal, terriblement, l’impression que mes chairs, qui sont encore à vif malgré plusieurs semaines de soins pantois grâce à des runes et des bandages de fortune, sont recouvertes de sel, un sel gros, et grossier également. Comme si quelqu’un ne faisait que l’enlever et l’étaler sans arrêt, ainsi qu’une autre sensation, celle que des fils de nylon sont attachés aux extrémités de ma blessure et essayent de les tirer l’une vers l’autre. Ajoutons un peu de pus et de sang et le mélange est parfait. Je suis presque mort, c’est comme si je pourrissais de l’intérieur.

    Garder une telle douleur en soi est très difficile, autant pour les douleurs mentales que les douleurs physiques. Pourtant, en tant que membres d’Orphéo, nous avons été entraînés pour ce genre de cas. Pas exactement le mien, mais des supplices de même nature.
    Une voix dans ma tête me dit de sortir de cette voiture et d’aller me confronter à la tempête naissante. D’y aller, d’arracher ma veste et ma chemise et d’hurler un bon coup, avant de me jeter dans le blizzard. Qu’est-ce que ça changerait de toute façon, les gens ici ne me connaissent pas, et ma santé ne s’améliorerait pas, autant tenter le coup ?

    Non. Il faut rester sérieux, et ne pas montrer la douleur. Nous l’avons appris aux entraînements d’exorcisme et aux formations de la Police Magique, l’ennemi ne doit pas savoir, personne ne doit savoir que tu n’es pas au top de ta forme. « Au top », c’est gentillet.
    Installé sur le siège, je m’enfonce dans le dossier nonchalamment. La position assise soulage un peu la douleur. Un peu. Je pose ma main sur ma plaie. Très mauvaise idée, la douleur me fait sursauter et je retire ma main aussitôt. Au même moment, le tonnerre résonne, parfait, au mieux j’aurais l’air d’un type qui a peur des orages, au pire.. Rien du tout.

    Dehors le vent souffle tellement que les moulins à vent ne s’arrêtent plus, il est même impossible de voir leurs pales.
    - On va pouvoir s'entendre maintenant... Hm... Si vous voulez je vous emmène directement au ranch, la chambre étant libre je ne vois pas d'inconvénient à vous la louer... Comme vous êtes le premier client vous aurez un prix... Un prix de bienvenu disons !
    Je tourne la tête vers Billie, l’air complètement ahuri, mes yeux bleus doivent être révulsés. La douleur doit me donner l’air fou. Heureusement elle regarde mes pieds et pas mon visage.
    Je suis navré, c’est trop fort, à chaque respiration des milliers d’aiguilles traversent ma blessure, me contenir est très très dur. Pardonnez-moi Billie mais j’espère ne pas vous faire peur, vous êtes si gentille. Et vous êtes mon salut, « Au secours Obi-wan Kenobi, vous êtes mon seul espoir ».

    Billie semblait surprise. Par moi ? Je ne sais pas. Peut-être pas du tout. En tous cas elle me propose une ristourne. Il faudrait accepter John.
    - Je veux bien que l’on aille directement au ranch si ça ne vous dérange pas.
    Pitié, vite.
    - Mais hors de question que vous me fassiez payer moins cher, si c’est un revenu supplémentaire c’est que ça ne va pas, hors de question que je vous prive d’une aide.
    Mais ta gueule John. T’as l’air d’un putain de mendiant, elle doit voir que tu ne peux pas te payer cette chambre. Bon en fait si je peux, mais bon, c’est de l’argent volé. C’est mal. Ovarb John.
    Pour le revenu supplémentaire, j’ai observé. N’est-ce pas ce que l’on attend d’un policier ? Qu’il observe et tire des conclusions ? Tenir un ranch par ici c’est difficile. Il y a la concurrence des autres, il y a aussi la déloyale concurrence des gros éleveurs intensifs qui vendent mieux leurs parts, puis il y a l’absence de main d’œuvre. Au-delà de ça, je ne pense pas qu’une personne avec un ranch qui roule sur l’or aurait besoin d’envoyer une jeune fille en tractage. Ce n’est que mon avis. Peut-être que je me trompe complètement.

    - Dites-moi où sont vos bagages et nous passerons les prendre, enfin bien sur si vous voulez bien...
    Des bagages ? Non. Regardez-moi bien. Je suis au bout de ma vie, c’est le cas de le dire, je ne peux plus attendre très longtemps avant de pousser un hurlement de douleur, qui ne la calmera certainement pas mais qui soulagera mon mental.
    Et je me refuse de pratiquer la magie devant Billie, car je ne sais pas ce qu’elle est, mes sens magiques sont troublés, et en plus je n’ai pas assez d’énergie pour ça. Et surtout je risque de lui faire peur et ce n’est certainement pas ce dont j’ai envie. Si je fais ce genre de connerie, je vais devoir lui effacer la mémoire, or je n’ai jamais aimé ça, même si on y est souvent confronté. Quand vous effacez la mémoire d’une personne vous devez d’abord lire en elle pour trouver le bon moment, puis, s’il est trop ancien vous devez lui fabriquer de nouveaux souvenirs pour ne pas qu’il y ait de trou, et finalement au moment d’agir, les yeux de la personne se vident de toute substance, de toute émotion, et voir n’importe qui dans cet état est très difficile.
    Et plus difficile encore, je ne suis pas de ceux qui effacent la mémoire, ce n’est pas mon métier, il y a des brigades spéciales pour ça, ils sont formés, dans mon cas si je dois le faire ce sera en urgence, et comme je ne sais pas bien le faire je pourrais oublier des choses ou laisser des séquelles terribles, des lésions mentales aux personnes concernées.
    On ne joue pas avec la magie que l’on ne maîtrise pas.

    - Je n’ai pas de bagages.
    Non, je n’ai pas de bagage... J’ai l’air d’un sale vagabond, j’ai un accent écossais dégueuli-dégueulasse, que personne ne comprend, je suis presque sale, je suis presque mort.
    Lika hobo from my broken home, comme disait l’autre là.

    Je me sens seul. J’ai fuit, j’ai l’impression d’avoir abandonné mes amis, à Londres, à Orphéo, partout. Je ne suis qu’un lâche, un égoïste. J’ai dû réfléchir au prétexte « entrer dans Orphéo sans autorisation c’est du suicide gniagniagnia ». Pas tant que ça en fait. Là-bas, beaucoup connaissent mon visage, au pire on m’aurait fait passer des tests, et on aurait demandé à Edwin, Logan, Kurt, Nawel et d’autres de témoigner, de me faire passer eux-mêmes ces tests pour prouver mon identité, et même dans le cas où j’aurais été un métamorphe prenant la forme de John Smith, ils auraient compris et m’auraient foutu en prison, même si il est aussi possible de voler les souvenirs pour créer une réplique parfaite grâce à la métamorphose.

    D’ailleurs, pendant que j’y réfléchis, peut-être qu’un John Smith identique a pris ma place là-bas. Je fronce les sourcils. Cette idée me dégoute, et m’exaspère. Nawel saurait me reconnaître, on a couché ensemble plusieurs fois. Et Luka, oh ma Luka, elle saurait directement si je suis moi ou pas, la lueur de ses yeux aurait sorti celle des miens et elle aurait su, au premier regard. Je pense à elle. Je suis désolé Luka, j’ai été plus que con et égoïste. Même si tu sais que la Police Magique réserve forcément des surprises, j’aurais pu te dire que j’allais bien. Enfin. Que j’étais vivant.
    J’ai surtout peur que tu ais refait ta vie avec quelqu’un maintenant. On n’attend pas les gens pendant trois ans. Sauf Zacharia Creed, le petit nouveau, qui ne doit plus être trop nouveau maintenant. Il l’a attendu cette fille.. Hayley ? Nom écossais, facile à se rappeler. Il était tellement content qu’il l’a crié dans tout le service. Je ne connais pas l’histoire dans les détails mais elle a l’air belle.
    Je suis du genre à attendre, mais Luka peut-être pas. Et je ne le saurais probablement jamais si je meurs.

    Une nouvelle rafale de vent me ramène sur Terre, et d’un coup la pluie s’abat sur la taule de la voiture. Le bruit est assourdissant, et le vent fait presque remuer la voiture, tandis que Billie conduit vers notre destination finale.

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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Mer 12 Juil 2017 - 21:24

Jusqu'à présent Billie arrivait à tenir bon. Malgré les nombreuses infusion de douleur diluée provenant des fourmis elle allait bien et était heureuse de savoir qu'un homme allait louer sa chambre une semaine. Une semaine ! Vous ne vous rendez pas compte, c'est énorme. Et Billie était fière de pouvoir aider oncle Ben. Une fois dans la voiture, l'homme à la posture bancale, Monsieur Charles, eu comme un moment de détente, comme si le fait d'être dans la voiture était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Avant de poser sa question, un orage se mit à tonner au dessus d'eux. Billie serra encore plus ses mains sur le volant. Merde... si elle prend peur maintenant, ELLES allaient se ramener. Si ELLES se ramenaient, elle allait a tout les coups faire fuir Monsieur Charles, comme elle a fait fuir sa mère il y a longtemps, comme elle fait fuir la femme de ménage, comme elle avait fait fuir les gens qu'elle ne connaît pas. Elle les aimait, ELLES faisaient partie de Billie, ELLES la défendaient mieux que personne ne l'a jamais défendu, ELLES étaient toujours présentent autant physiquement que par leur lien, mais tout ça était a double tranchant. Bref, Billie avait peur des orages depuis toute petite et depuis qu'elle était avec ELLES, leur réactions étaient... toujours imprévu quand Ca se produisait. Billie regarda le tableau de bord, a tout les coups quelques unes étaient ici et se cachaient. Il ne fallait pas qu'elle sorte. L'homme répondît de son accent étrange et découpé, et le simple fait qu'elle ne soit pas seule la fit se détendre.

-Je veux bien qu'on aille directement au ranch si ça ne vous dérange pas. Mais hors de question que vous me fassiez payer moins cher, si c'est un revenu supplémentaire c'est que ca ne va pas, hors de question que je vous prive d'une aide.

Cela fit plus d'effet que l'orage précédent. Comment il le savait ? Il arrivait à deviner ses pensées ? Comment ça ? Oui Billie et son Oncle était dans une mauvaise passe et oui en effet ils avaient besoins de cet argent, mais comment cet homme qui ne connaissait rien à la vie de Billie avait su ? La connaissait-elle ? Papa lui avait parlé de gens comme elle qui arrivaient à lire dans les pensées, et un jour il s'était enguelé avec l'un d'eux. C'était lui ? Cet homme ? Non... impossible. Billie avait à peine 10 ans, il ne pourrait pas être... aussi jeune ? D'ailleurs : quel âge a Monsieur Charles John ? Billie se résolu à penser que c'était un espion. Un concurrent de son oncle ? C'était absurde, cet inconnu la voulait plus lui payer et il n'aurait jamais dit tout ce qu'il savait. Quoi qu'il en soit, elle n'était plus trop aussi confiante qu'avant. Mais bon, le monsieur Charles présent bancalement sur le siège passager à côté d'elle allait payer. Elle démarre la voiture.

-Je n'ai pas de bagage.

What ? Cet homme a l'air d'arriver de l'autre bout du monde et il n'a pas de bagage ? C'est assez.... intéressant, étrange, saugrenu... à vous de choisir. Billie resta bloqué un instant avant de prononcer un mot qui ressemblait presque à un murmure. Oui Billie avait perdue toute confiance en soit. Cette réponse sèche et déconcertante, elle ne l'avait pas prévu. Mais soit, monsieur Charles n'a pas de bagage. Bien, dans ce cas pas la peine de s'éterniser ici...

-Je... très bien...

Billie sortie de la ville, une balafre de vent secoua la voiture quand les maisons, qui cachait celui ci, disparurent du chemin. Puis, quelque minutes après, la pluie se mis à tomber sur toute la vallée. Billie regarda le ciel rapidement et laissa échappé un "Merde" aussitôt effacé par le bouquant de l'eau sur la voiture. Elle ralentit, puis tourna sur un chemin sur la droite. Avec la pluie, elle pria pour que la voiture ne reste pas coincée en plein milieu du chemin. Un flash surgit. Billie compta intérieurement les seconde qui séparait la lumière, du tonnerre qui gronderait ensuite. 1... 2... 3... 4... 5... 6... boum. Il était proche ce con... Billie reteint son souffle. Arrivé, devant le portail fermé, elle soupira.

-Je reviens.

Puis aussitôt dit elle était dehors, sous la pluie et les pieds dans la boue, pour ouvrir le portail en fer qui permettait d'entrer dans le domaine de sa famille. Un domaine, oui on peu dire ça comme ça, aussi le terrain de sa famille, mais domaine ça claque plus quand même. Elle rentra dans la voiture trempée pour avancer de cinq mètres et ressortit fermer le portail derrière eux. On ne voyait pas la maison avec la pluie, ni le terrain et les enclos tout autour, ni les plaines à l'est et les collines en face... quel dommage, Ca aurait pu avoir un autre effet sur Monsieur Charles. Celui ci regarda Billie rentrer de nouveau dans le 4x4. Elle lui lança un sourire furtif et redémarra la bête. Au bout de 2 min, Billie se gara dans une cours devant une maison en bois rouge, typique de la région. Ils étaient arrivés, et Billie était soulagée. Avant d'éteindre le contact, elle remarqua trois fourmis, chacune respectivement sur le levier de vitesse, le pare-brise et le tableau de bord. Oups.... une autre sortie de la bouche d'aération pour faire chemin vers la jeune femme.

-Nous y sommes, vu le temps je vous ferai visiter demain... en attendant suivez moi.

Elle sortie la clef et ouvrit la portière pour trottiner vers le perron en bois, qui heureusement était couvert. Elle secoua ses cheveux et ouvrit la grosse porte marron en faisant signe à Monsieur Charles d'entrer.

-Ben ! Jack ! Je suis rentrée !

On entendit un fauteuil se décaler dans une salle plus loin, puis des pas rapides et bruyant. Ah, c'était Jack... Billie aurait aimé qu'il soit dehors encore en train de rentrer les chevaux.

-Ah tu es enfin rentrée ! Ben commençait à...

Il se coupa net en voyant que Billie n'était pas seule. Jack dévisagea l'homme et fronça les sourcils.

-C'est quoi ça ?

Autrement dit : tu fou quoi avec un autre mec ? Et surtout pourquoi tu rentres à la maison avec lui ?
Billie ne supportait pas quand il se comportait ainsi. Jack était possessif et avait décidé que Billie était sa future petite amie, depuis un pari stupide qu'ils avaient fait à l'âge de 16 ans. Il a du courage le petit... jusqu'à présent Billie avait réussis surtout à le faire dévorer à moitié par les fourmis. Mais ça ne l'avait pas fait fuir et malheureusement Oncle Ben avait usé de son autorité sur elle pour lui demander d'arrêter. Dommage...
Mais avec l'accent américain de Jack, et le vocabulaire de la régions, Billie n'était pas sure que Monsieur Charles ai compris. Bon, à vrai dire elle espérait fortement ne pas l'avoir vexer....

-Je te présente Charles, et 'ça' c'est notre nouveau locataire.

Billie était gênée, mais elle était énervée contre cet imbéciles d'être devant elle. Celui ci regarda de haut en bas Monsieur Charles

-Ah, bienvenu. Surtout ne faite pas attention au fourmis.

Il balança la réplique de manière normale, et il s'en retourna à son point de départ avant de se rassoir dans une symphonie de crissements. Billie devint rouge. Il fallait qu'elle parle et qu'elle passe à autre chose.

-Hm... je vous montre là où vous allez dormir, pas la peine d'enlever vos chaussures.

Elle monta les escaliers. C'était la porte en face. Billie l'ouvrit, et entra avec Monsieur Charles. Elle poussa les rideaux, et ouvrit la porte de la salle de bain pour qu'il puisse la voir.

-Voilà, ce sera votre chambre pour autant de jours que vous désirez, pour les tarifs c'est écrit sur le papier et les repas si vous désirez, ils seront servi à 19h le soir et le midi à 13h.

Elle regarda l'homme. Il avait triste allure dans ses vêtement détrempés. Elle se pinça les lèvres. Elle savait que il restait des vêtements de papa quelque part dans le grenier, et comme papa n'était pas plus grand que le monsieur Charles, Billie était presque sure de trouver quelque chose à sa taille.

-Si vous voulez aussi... je peux vous apporter des serviettes, et aussi de quoi vous changer au moins le temps que vos vêtements sèchent.... ah et je peux aussi les passer... à la machine... et au sèche linge... Comme vous voulez...

Elle baissa les yeux. Elle n'en faisait pas un peu trop ? Elle même était trempée et au fond elle voulait faire bonne impression. Bien, Monsieur Charles avait l'air sympathique, mais bon il en savait trop sur elle. Ou alors... c'était du bluff. Elle était plus sure de rien, l'orage qui se ramenait et le fait qu'elle devait contrôler ses émotions sous peine de retrouver la chambre envahie par ELLES lui préoccupait plus l'esprit que de savoir si l'inconnu était bel et bien un espion, un tueur ou juste un gars qui s'est retrouvé la par hasard, sans valise et avec une allure bancale.

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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Lun 24 Juil 2017 - 22:45

    La jeune Billie n’a pas l’air d’apprécier l’orage. Bon, en même temps, on ne peut pas se réjouir d’être sous une pluie pareille. Pendant notre trajet, un éclair traverse le ciel et le tonnerre claque soudainement, raisonnant dans toute la vallée. Je sens comme une atmosphère tendue dans le véhicule.
    Nous arrivons devant un portail fermé, Billie descend de voiture dans la tempête pour l’ouvrir. Il semble que nous soyons à l’entrée de la propriété. Elle revint s’installer au volant, complètement trempée. Puis quelques mètres après avoir passé le portail, elle recommença. Ma pauvre jeune Billie.
    Une fois de nouveau dans la voiture, elle redémarra. J’essaye de discerner les formes et le paysage à travers ma vitre, mais l’eau brouille toute vision. Au moment où nous nous arrêtons, Billie s’agite à côté de moi, comme pour chasser des insectes. Bon, je n’y fais pas attention, je suis concentré sur ma plaie depuis quelques secondes. Le coup fatal ne saurait tarder, j’ai soudainement ressenti une sorte de crampe. Il faut que je sois seul, et vite.

    J’essaye de m’extirper tant bien que mal de la voiture, sans tomber. J’ai peur que mon corps décide de me faire un moment « WHAT THE FUUUUUUCK », alors je me concentre.
    -Nous y sommes, vu le temps je vous ferai visiter demain... en attendant suivez-moi.
    J’acquiesce, inutile d’aller sur ce terrain aujourd’hui, on ne voit pas à 5 mètres. L’épaisse pluie qui tombe forme un rideau vraiment impressionnant. J’avais entendu parler des orages dans les plaines d’Amérique du Nord mais je n’en avais jamais vu.
    Bon, en Ecosse on a aussi des trucs bâtards. Déjà il fait froid tout le temps, la température la plus chaude qu’on a en été c’est 20°C. En plus il fait très humide, dès que la chaleur monte, les midges sortent de leurs nids pour se poster sur les chemins et foncer en nuée sur le premier bonhomme qui passe. Il est déconseillé de sortir à certaines heures pour ne pas les croiser. L’Ecosse est un pays dangereux haha.

    Billie monte les marches du perron avant d’ouvrir la porte et de m’intimer de la suivre à l’intérieur.
    -Ben ! Jack ! Je suis rentrée ! Crie-t-elle en entrant.
    On entend une chaise se tirer, et des bruits de pas. Mes muscles se raidissent, mon corps se protège contre l’inconnu. J’ai été un peu surpris. Un homme se montre :

    -Ah tu es enfin rentrée ! Ben commençait à... C'est quoi ça ?
    LOL.
    Ça.
    Je t’en foutrais du ça mon bonhomme, y a plus de respect ou quoi ?
    Je fronce les sourcils, je me sens grandement insulté. Dans mon pays, la première fois que l’on rencontre quelqu’un, on ne le traite pas de « ça », on reste poli même si l’autre est un con total. La bienséance avant tout. Même les rebelles sont des gentlemen. You can’t deal with Scotland.

    Ma main gigote un peu, j’ai envie d’utiliser mon don sur lui pour qu’il se foute une claque. Mais c’est déloyal John.
    Je pourrais faire comme au XVIIIe siècle : coup de soufflet et duel à l’épée. Haha. Pas comme si j’avais pratiqué l’escrime à Orpheo hein.
    En attendant, si cette personne accueille tout le monde comme ça, Billie va perdre des clients potentiels. Vous savez à quel point ça compte l’accueil. Donc il va falloir qu’il se calme celui-là.
    -Je te présente Charles, et 'ça' c'est notre nouveau locataire.
    Bien dit !

    Arrête de t’exciter Smith.
    Pendant que le benêt me lorgne de haut en bas, ma blessure recommence encore à me picoter sévèrement, je serre les mâchoires pour ne pas extérioriser ma douleur.

    -Ah, bienvenu. Surtout ne faites pas attention aux fourmis.
    Des fourmiiiiiiiiiiis. Génial. J’adore les fourmiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. J’ai peur des fourmis putaiiin !
    Non, je rigole.
    - Ça tombe bien je les adore ! Dis-je alors avec un sourire plus que narquois.
    John Smith le gamin de 4eme. John Smith est en train de se comporter comme Drago Malfoy…
    Ce ne sont que des fourmis, sir.

    Pendant que Billie semblait tendue, ce type au jemenfoutisme incroyable retourna d’où il venait. Parfait.
    -Hm... je vous montre là où vous allez dormir, pas la peine d'enlever vos chaussures.
    Je ne peux pas me baisser de toute façon alors pour les chaussures on repassera.
    Billie me montre la voie en gravissant les escaliers. Je ne pensais pas avoir autant de mal à suivre. Je vais devoir rouler pour descendre ce n’est pas possible. Je concentre mon esprit et me sert du marionnettisme sur moi-même pour passer les trois dernières marches.

    Et la douleur reprend, en plus d’une tension défectueuse, d’un rythme cardiaque qui s’accélère comme si je venais de faire un 100m. Je ne pensais pas que 4 secondes de marionnettisme pouvaient autant me fatiguer. Mais je suis déjà dans un état pitoyable. Pour mon bien il faut que je diminue l’exercice de la magie ce soir.
    Arrivés à la chambre, Billie ouvra les rideaux pour laisse entrer le peu de lumière que laissait passer la pluie diluvienne qui continuait de tomber à l’extérieur.

    -Voilà, ce sera votre chambre pour autant de jours que vous désirez, pour les tarifs c'est écrit sur le papier et les repas si vous désirez, ils seront servis à 19h le soir et le midi à 13h.

    C’est bien tout ça mais j’ai perdu toute notion du temps. Je ne sais même pas quelle heure il est. Et là j’ai mal. Juste mal, je veux qu’on me suicide. Please.
    Allez courage Johnou, be brave as an Highlander !
    -Si vous voulez aussi... je peux vous apporter des serviettes, et aussi de quoi vous changer au moins le temps que vos vêtements sèchent.... ah et je peux aussi les passer... à la machine... et au sèche linge... Comme vous voulez...
    Hein ? Comment ? J’ai un peu décroché avec mon histoire sur l’Ecosse…

    Ce n’est pas une mauvaise idée. Mais pense, John, pense. Si je lui dis oui, elle va vite voir que je suis blessé, plein de sang, de pu, que je sors d’un genre de champ de bataille ou d’une tombe, on ne sait pas. Je suis sale, c’est certain. Et je suis surtout bien en train de mourir et de douiller ma race lààààààààà. Mon corps m’empêche de répondre en criant un truc du genre « MAIS CASSE TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII » pour que je reste seul, mais Billie est gentille et je ne veux, pas la brusquer.

    Mais je ne peux pas nier que j’ai besoin d’aide. Et ça serait dangereux de lui en demander. Mais aussi de ne pas le faire.

    Je me tourne vers la fenêtre, pour aller regarder au travers. En réalité on ne voit rien, mais je réfléchis à ce que je viens de me dire, et j’ai l’idée soudaine de demander de l’aide à Billie pour me soigner. Ça impliquerait la mettre au courant du Secret. Je ne peux pas faire ça.
    Une nouvelle vague de douleur et je m’appuie contre la vitre, en serrant toujours les dents. Et en gémissant un peu.
    N’ayez pas peur. S’il vous plaît.

    Les yeux dans le vague, comme si quelqu’un parlait à ma place je dis :
    - Il va falloir que vous m’aidiez avec ça…
    En parlant, mes mains déboutonnent ma chemise et ma veste tombe au sol.
    Les cicatrices sont presque effacées grâce à des soins magiques spéciaux qu’il me faut encore pratiquer si je ne vais pas dans un IBMM. Je dévoile ainsi ma faiblesse, mes blessures et surtout celle qui me pourrit l’existence en ce moment même. Le bandage est beaucoup plus imbibé que je ne le croyais. Ce n’est pas beau à voir, mais au moins ça ne sent pas mauvais, je ne suis pas encore en décomposition, Dieu merci…

    Ainsi, voilà, soudainement je me mets à nu, façon de parler. Et j’espère ne pas faire fuir Billie, ni qu’elle me foute dehors.
    Je prends une profonde inspiration, mon torse nu se gonfle et ma plaie est tirée par l'emplissage de mes poumons.
    - Ecoutez, ça va vous paraître fou -complètement tarééééé John- mais j’ai besoin de votre aide…
    En bas, on entend une chaise se tirer. La porte est restée ouverte, tant pis.
    Je m’avance difficilement vers elle, sans pour autant tendre une main ou la toucher et je soupire :
    - Je vous expliquerai tout.
    Ainsi voici John Smith qui change d’avis, ne voulant pas impliquer une innocente, décide finalement de demander de l’aide. Au pire je pourrais toujours l’amnésier. Même si je suis mauvais. Mmh.

    Me voilà, torse nu et blessé devant une totale inconnue à qui je vais confier ma vie, si toutefois elle accepte de m’aider.

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T'en a trop envie, bah voilà


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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Mar 25 Juil 2017 - 21:23

Il arrive parfois à des inconnus de disparaître malencontreusement, ou de manière étrange comme vous voulez, et sans traces, de réapparaître quelque temps après dans un mur encastré, ou alors dans un fleuve flottant à la surface. Morts évidement. Tout ça par ce que certaine personne on fait confiance à des inconnus, ou même des personnes qu'ils connaissaient mais qui restaient au final des étrangers. Ils se sont dit : je n'ai rien à craindre, et ils ont fait confiance. Par acte de bonté, de générosité, ils se sont dit que sûrement ça allait aider leur karma, pour effacer le fait qu'ils ait un jour viré un clodo de devant leur magasin, ou qu'ils avaient écrasés un chat, que l'acte allait leur soulager la conscience. Du coup, le point positif c'est qu'ils sont mort la conscience presque tranquille, le karma mis à jour.
Au final, aider n'est pas la meilleure chose à faire. Du moins, c'est ce que Billie pensait. Elle n'avait jamais voulu aider qui que ce soir car elle ne voulait pas d'ennuies. Elle espérait vivre ainsi tranquille le restant de ses jours, dans son ranch avec ses chevaux et des fourmis de compagnies, sans que personne ne lui cause d'ennuis. Mais elle a décidé ce jour de louer la chambre de sa sœur et, à des inconnus. Le premier locataire est un spécimen assez étrange, mais Billie avait décidé de faire confiance, vous savez ? Car elle voulais aider son Oncle et rendre service, car elle avait décidé de s'émanciper un peu, de prendre des décisions par elle même et de s'occuper de quelque chose pour une fois dans sa vie. Jeune et naïve Billie.

L'homme a l'air d'aller mal en fait. Billie lui dit qu'il peut garder la chambre et lui propose de laver ses vêtements, et pendant ce temps, même si Billie ne le regardait pas, l'homme n'avait pas l'air d'écouter tout ce qu'elle disait. Elle laissa donc s'installer le léger silence d'après, sans bouger, ni détourner les yeux du sol. Non, Billie n'était pas courageuse, elle préférait fuir les regards, beaucoup trop lourd à son goût, et qui jugeait trop, beaucoup trop, sauf exception. Bay a un regard gentil et aussi sucré que le milkshake vanille qu'elle pouvait lui servir. Oncle Ben a un regard beaucoup trop sévère, qui semblait constamment reprocher quelque chose. Jack, lui son regard était vide, sans histoire et sans goût, tout comme lui au final. Quand à Billie, elle ne savait pas ce que son regard disait, mais le peu qu'elle voyait devant son miroir tout les soirs la dégoûtait, elle se trouvait beaucoup trop lisse, insignifiante, beaucoup trop faible. Du coup, elle s'était résigné à baisser les yeux pour éviter de sentir les regards.
Monsieur Charles s'approcha de la fenêtre. Au moment où Billie voulu lui dire qu'elle allait partir et le laisser réfléchir, il émis un gémissement, comme un signal de détresse.

- Il va falloir que vous m’aidiez avec ça…

Billie ne compris pas tout de suite, mais elle remarqua qu'il enlevait les boutons de sa chemise, au moment où elle décida de se bouger pour l'aider, les vêtements tombèrent au sol révélant une quantité non négligeable de blessures, cicatrices et surtout de sang. Billie se figea. Elle s'était soudainement arrêté au milieu de son geste et ne bougeait plus. Du sang. Des blessures. D'où venaient tout ça ? En vrai Billie ne réfléchissait plus, elle ne se demandait rien, ni ne pensait à quelque chose.
Du sang.
Elle n'a jamais eu peur du sang. C'est ce que ça signifiait pour elle qui lui faisait peur... Des images de longs couloirs blancs au carrelage brillants et à la lumière blanche éclatante. Des salles d'opérations toute autant morbides que propres. Des enfants allongés sur leur lits redressable aux linges blancs, avec un masque pour respirer et des câbles plantés dans leur bras. Les bruits des roulettes qui crispent dans les virages et les médecins en blouse blanche et droites. Pour Billie, le rouge du sang appelait à beaucoup trop de blanc. Elle le regardait ainsi, et cette fois elle regardait ses blessures. Elle ne se posait aucune question sur le pourquoi du comment et sur le : faudrait-il fermer la portes ou non ?

-Ecoutez, ça va vous paraître fou mais j’ai besoin de votre aide…

De son aide ? Quoi ? Le monde s'écroula sous ses pieds. Elle se sentit soudainement flotter. Elle ne voulait rien faire de dangereux et ce que lui demandait l'homme en fasse d'elle était dangereux. Qui pouvait l'assurer qu'aucun type au fusil de chasse allait pas se ramener dans les trente secondes qui suivaient ? Et si quelqu'un allait pas faire exploser son ranch ? Nan mais qui était ce type surtout ?
Billie le regarda dans les yeux cette fois, pleine de questions et à la fois remplie de peur.
Le bruit de la chaise de la salle à manger retentit en bas. Ca devait être Ben qui était rentré des écuries, et Jack qui l'accueillait en allant comme d'habitude l'aider à enlever son manteau. Monsieur Charles détourna les yeux vers la porte, celle ci était restée ouverte. Billie le regarda se déplacer vers elle et remarqua qu'il n'avait même plus la force de la fermer. Elle avait le souffle toujours coupé, le regard dans le vide.
Que ferait Ann ? Que ferait son père ? Et pourquoi ils étaient partis tous les deux ? Pourquoi ? Son père aidait toujours tout le monde et avait éduqué Billie a aider son prochain avant que Ca le tue. Mais elle savait que à ce moment précis, son père aurait directement trouvé la solution et aurait deja résolu l'affaire en deux temps trois mouvements. Ann elle, aurait pris le taureau par les cornes et l'aurai soigné direct. Elle, au moins, était douée pour les runes de soins. Et Billie ? La qu'est ce qu'elle allait pouvoir bien faire la ? Elle n'avait aucune capacité magique qui pouvait le soigner. Contrôler le sable et échanger des émotions avec des fourmis ça n'allait pas vraiment l'aider et en plus, elle ne savait pas utiliser les runes, elle n'en avait qu'une seule en tête que son père lui avait appris et c'était de pouvoir allumer un feu. Autant vous dire que depuis l'arrivée des allumettes et du briquet dans la maison ça ne lui a jamais servit. Elle n'avait que des connaissances sur l'entomologie et la myrmécologie, et la, à part savoir que certaines fourmis sont utilisés pour suturer les plaies en Afrique, elle ne savait rien.
Elle n'avais pas encore pris de décision. Elle ne savait toujours pas si elle allait l'aider ou lui demander de partir... mais pour aller où ? Les hôpitaux à côté sont loin et Billie était bien placée pour le savoir. De plus, ses blessures n'allaient pas passer inaperçues et allait trop attirer l'attention, voir même faire sujet d'une enquête et Billie ne savait pas comment expliquer tout ça.

-Je vous expliquerai tout.

Billie n'avait pas envie de savoir. Elle ne voulait rien savoir du pourquoi monsieur Charles était lacéré de partout et ensanglanté. Non en vérité elle voulait juste retourner dans le passer et oublier. Un orage tonna. Nouvelle suffocation.... ça faisait trop d'informations en même temps et Billie recevait des pics de ses grandes amies les fourmis qui devait se faire inonder de leur côté, même si leurs galeries étaient trop bien pensées et n'allaient jamais sombrer entièrement sous les flots.
Billie regarda le sol avant de fermer les yeux. Elle essayait de calmer sa respiration.
Bon.
Elle passa devant monsieur Charles et ferma la porte doucement en décomposant le geste délicatement, évitant les bruits. La porte avait tendance à grincer mais elle savait qu'en la soulevant légèrement avec la poignée elle pouvait la faire fermer aussi silencieusement que possible. Elle était à côté de lui mais avant de penser qu'elle était proche d'un inconnue elle pensait surtout à ce qu'elle faisait. Elle l'aidait. Oui mais elle n'avait pas la force, elle ne savait même pas quoi faire... il fallait quoi, nettoyer les plaies ? Billie avait du désinfectant dans la grange pour les chevaux, pas sur que ça fonctionne pour les humains. Du bandage ? Dans la grange également. En disposition rapide elle avait des serviettes propres, quelques médicaments pour la douleur et...
Elle posa la tête contre la porte. Trop de choses à penser en même temps et elle n'avait pas tout le temps qu'elle aurait espéré avoir pour prévoir tout ce qu'il fallait sans rien oublier. Elle se concentra sur sa respiration.
Inspiration, expiration...
Pendant ce temps là monsieur Charles attendait et il était en train de perdre trop d'énergie.
Elle souffla. [i]"Aidez moi les filles.... s'il vous plaît..."[i]
Elle se redressa, ferma la porte à clés puis inspira. Elle n'avait pas envie de parler, et de toute façon, qu'est ce qu'elle pourrait lui dire ? Du coup elle prit le tabouret de l'angle dans une main et l'avant bras de monsieur Charles dans l'autre, et l'attira dans la salle de bain. Elle y plaça le tabouret dans la douche, pris le pommeau et activa l'eau. Papa l'avait un jour nettoyé sous la douche quand elle était tombée par terre, et l'avait lavé à l'eau et au savon. De toute façon, vu l'état de monsieur Charles elle allait tout nettoyer à l'eau, comme ça la crasse et le sang partiraient plus rapidement et elle n'aurait plus qu'à y mettre de l'alcool et les bandages. Elle le regarda, il était pas bien, presque prêt à s'écrouler mais elle n'appréciait pas de grosse plaie ouverte encore, à part celle dissimulé sous le bandage rouge sang. [i]"Encore un peu de courage monsieur Charles..."[i] . Rapidement elle sortit des serviettes de mains, des gants de toilettes et un tapis de sol. Elle trouva au passage une paire de ciseaux. Elle l'aida à s'assoir et lui fit couler un peu d'eau sur les épaules. Elle pinça les lèvres et haussa les sourcils. Il fallait qu'elle enlève le bandage. Elle prit la paire de ciseau et découpa le côté délicatement, en essayant de ne pas toucher la peau de l'homme.

-Hm... ca risque de faire mal...

Elle retira le bandage, doucement, elle jeta sur le carrelage blanc, qui perdit sa couleur.Rapidement elle baissa la température. Elle regarda le pantalon. Était-il autant amoché en bas qu'en haut ? Fallait-il qu'elle le déshabille pour le soigner entièrement ? Elle n'osait pas poser la question... et puis elle n'osait surtout pas le faire. Mais il fallait qu'il se nettoie partout, et surtout que Billie passe toutes ses affaires à la machines avant que son Oncle Ben remarque quelque chose. Ou même que cet imbécile de jack s'en mêle malencontreusement.

-Je... excusez moi mais... je pense qu'il vaudrait mieux retirer le pantalon également...

Là, Billie était rouge pivoine, même derrière sa peau métisse ça se voyait. Mais une vague d'encouragement arriva jusqu'à elle. ELLES avaient entendu ses prières et soudainement ELLES avaient décidés de l'aider. Elle releva les cheveux et les attacha rapidement avant de se prendre une serviette à mettre en guise de tablier. Expliquer le fait qu'elle soit mouillée à son Oncle était simple, mais pour le sang potentiel sur son jean, c'était autre chose.

_________________

Ben, il est mort, mais pas autant qu'on l'aurait espéré.


*******
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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Jeu 3 Aoû 2017 - 19:21

I'm closer to death

    Je ne savais pas vraiment quoi faire. En cet instant la meilleure solution semblait de confier ma vie à une inconnue. Qui semble encore être une enfant. Et finalement ma vie, qui ne tient qu’à un fil, comme toutes les autres, ne vaut pas grand-chose. C’est alors avec un immense soulagement que je comprends que la jeune Billie est disposée à m’aider. Elle décide finalement de fermer la porte, puis d’appuyer sa tête dessus quelques secondes.
    Oui, j’en demande peut-être trop. Elle tente de ne pas flancher et de faire face. Je lui impose ma condition et j’aimerai pouvoir m’excuser. Elle souffle un moment avant de fermer la porte à clé, dans le silence le plus total.
    Quelques secondes à peine s’écoulent et Billie m’attrape par le bras en même temps qu’un tabouret qui se trouvait là. Elle m’entraîne dans la salle de bain de la petite chambre. Je n’ai qu’une seule envie, me laisser guider. Me laisser guider par cette jeune femme qui a pris les choses en main, et maintenant je peux me reposer, être tranquille, avoir confiance. Je pense qu’elle sait quoi faire.

    Je ne m’attendais certes pas à un comportement pareil. N’importe qui d’autre aurait eu la trouille, aurait crié, tourné les talons, m’aurait fichu à la porte. Moi, mes plaies et mon arrogance nous ne sommes pas beaux à voir, et c’est un miracle que nous soyons les bienvenus.
    Pendant que Billie m’aide à m’assoir sur le tabouret qu’elle a pris soin de placer sous la douche, j’ai un léger vertige. Mon corps sent ce que mon esprit comprend : il peut relâcher les tensions, et ne plus tenter de paraître en pleine forme. Ma tête me fait aussi mal que le reste de mon corps, je ne sais même pas si une échelle de la douleur peut vous donner une idée de ce que je ressens précisément.
    Je sens un liquide parcourir mon dos et mes épaules, aucune idée de sa température, je ne ressens plus le chaud ni le froid à cet instant précis. Je sens Billie s’agiter autour de moi, je ne fais pas attention, je ne sais pas ce qu’elle fait, même si je devine qu’elle va probablement essayer de laver ce qui suinte de ma plaie.
    En parlant de celle-ci, je sens un léger tiraillement qui me fait serrer les dents. Billie me dit quelque chose, que je n’entends pas, et je sens mon flanc me brûler très fort. Je serre les dents, encore, plus intensément, et j’étouffe une complainte de douleur en fermant les yeux.

    -Je... excusez moi mais... je pense qu'il vaudrait mieux retirer le pantalon également...
    Cette fois ci j’entends parfaitement ce que me dit Billie. J’ouvre les yeux et je tourne la tête soudainement vers elle. J’espère ne pas lui faire peur. J’ai mal. Terriblement. Beaucoup trop. Faites que ça s’arrête. Ça m’épuise. Ma respiration s’emballe.
    Retirer mon pantalon… Ça va être dur. Mais si il le faut vraiment. Je ne suis pas non plus en position pour discuter les recommandations que l’on me donne. Bille m’aide, mais je suis aussi à sa merci.
    Je détache ma ceinture, ouvre ma braguette et j’essaye de me lever avec difficulté. J’ai mal, mes chairs me brûlent, mes muscles me tirent, j’ai juste envie de m’étaler par terre et d’attendre que tout soit fini.
    Pourtant il faut continuer ce que l’on a commencé. Je m’appuie sur le tabouret avec mes mains pour me donner la poussée nécessaire et me lever. Je titube brutalement vers le mur le plus proche et je m’y rattrape avec les avant-bras. Je serre toujours les dents et une nouvelle plainte tente de s’échapper de ma bouche.
    Mon corps est en train de me dire que je devrais rester tranquille à coup de douleurs furtives et extrêmement bâtardes. Je parviens néanmoins à descendre mon pantalon jusqu’à mes genoux, toujours appuyé sur le mur. J’ai l’air stupide, je le sais. Même pas capable de me tenir debout convenablement et à moitié nu, tout en étant partiellement infirme comme un vieux papi. Ne m’imaginez pas incontinent avec une couche s’il vous plaît. Et surtout pas chauve.

    Mon problème c’est que maintenant que mon pantalon est baissé et que j’ai l’air d’un mec bourré à l’accent pirate-écossais, je reprends lentement mes esprits car la douleur s’est légèrement calmée et je me rends compte de la situation dans laquelle je me trouve. Pour le côté sexy on repassera.
    Je comprends vite que Billie a enlevé le bandage il y a quelques instants et que ça coule. Comment décrire ? C’est légèrement gluant, un mélange de sang et de pus qui essaye de coaguler tant bien que mal, formant une espèce de croûte translucide rougeâtre sur la plaie, croûte percée par endroits d’où s’échappent les gouttes qui ont petit à petit imbibé le bandage que je vois gisant pathétiquement sur le sol aux pieds de Billie.
    Je contemple la plaie, et pose mes mains de part en part. Et mauvaise idée. Ça fait un mal de chien, même les chairs autour sont touchées. Je gémis.
    Puis je lève la tête vers Billie qui n’a pas perdu le Nord et qui s’est équipée pour éviter de se tâcher. Je vois aussi que la salle de bain est arrangée pour recevoir une opération d’urgence. La mienne en l’occurrence.
    Et je réfléchis trop vite. Ma phase de conscience se termine d’un coup et la douleur revient, plus forte. Douleur aveuglante, qui coupe presque tous les sens. J’aurais aimé être « conscient » de mon environnement un peu plus longtemps. Mais cette conscience soudaine, sûrement dictée par l’adrénaline, est terminée.
    Il me faut regagner mon siège, ce que je tente de faire pendant que le vertige me reprend. Et j’avais oublié que mon pantalon était toujours là, maintenant au niveau de mes chevilles. En faisant un pas en avant, mes pieds entravés me font comprendre que je n’arriverai pas comme je le veux jusqu’à ce tabouret qui m’attend. Et je me casse la gueule le plus lamentablement du monde. La tête dans le tabouret et la plaie qui heurte et frotte le sol…

    - AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH !
    Putain, ça fait mal.
    Voilà. Ce que je veux faire depuis un petit moment. Crier. J’aurais juste préféré que ça soit ailleurs, et pas en face de Billie qui va me prendre pour un con anti discrétion. Résister je devais. Manqué. Sur tous les plans. On entend déjà les chaises se déplacer au rez-de-chaussée tandis que je reste lamentablement par terre.

    Finissons ce que nous avons commencé. J’entends les pas précipités en bas, puis rapidement dans les escaliers. Puis je me souviens avoir vu Billie fermer la porte de la chambre à clé. Ça me rassure légèrement. En cas de défonçage de porte, je tiens à dire que je ne suis pas en état de me défendre efficacement si on me fout dehors manu militari.
    Malgré mon mal de tête atroce, ma mâchoire endolorie par le tabouret qu’elle s’est prise il y a quelques secondes, et ma plaie qui frotte le sol, enfin la serviette/tapis sur le sol que Billie a placé avant ma lamentable chute, je me hisse sur le tabouret à l’aide de mes bras, tout en me servant de mes pieds pour me débarrasser de mon pantalon. Une anguille avec des bras, voilà exactement.
    Maintenant assis et en caleçon, je frissonne et je ne peux pas m’empêcher de penser que cette situation est la plus tragicomique de ma vie. Qui pouvait prédire qu’une des parties les plus importantes de ma vie se jouerait au milieu de l’Oklahoma avec une totale inconnue, et un ou deux hommes qui vont probablement défoncer la porte et me laisser jeter dehors pour m’y laisser crever.
    Il ne me reste pas beaucoup de solutions pour échapper à une mort précoce : que Billie empêche quelqu’un de me jeter dehors, ou que j’empêche tout ceci d’arriver. Est-ce que je peux y arriver ? J’ai déjà mis toute la peine du monde pour arriver jusqu’au tabouret, qui n’a jamais été loin. Ce que je m’apprête à faire risque de me coûter très cher. Tu en as vu des vertes et des pas mûres John Smith mais celle-là…
    Soit tu meurs, soit tu vis.
    On verra après.

    J’utilise le peu de force que j’ai encore pour arriver rapidement à la porte grâce à ma vélocité. Et maintenant on fait quoi ? J’entends les pas pressés arriver en haut de l’escalier. Je suis en panique. Je m’appuie sur la porte. Le front contre le bois, j’ai la plus intelligente et la plus stupide idée qui puisse exister en tête.
    Je vous ai dit être mauvais pour amnésier les gens... Néanmoins des runes d’amnésies ça existe, c’est efficace, sur une courte période. Et là, il doit s’agir de quelques minutes tout au plus, alors ça sera bon pour cette fois. Si ça ne marche pas, je suis foutu. Et foutu pour foutu, je tente quand même. Je en pensais pas me sentir plus en danger dans un ranch au milieu des USA qu’entre les mains de Redwan Soul.
    J’enfonce mes doigts dans… ma plaie (j’allais pas dire mon cul hein héhé). C’est la pire idée. Du. Monde. Je grimace et je me retiens de crier cette fois-ci. Encore en train de serrer les dents, je ne devrais pas faire ça. J’ai extrêmement mal. Et c’est gluant. Je veux mourir.
    Je les sors, et comme je le pensais, ils sont couverts de ce mélange rougeâtre ignoble qui stagne dans mes chairs. Et je trace sur la porte, avec la main tremblante, la douleur qui raisonne dans tout mon organisme, une rune d’amnésie. Un peu moche, pas parfaite, mais sur des humains elle fera l’affaire. Si ils sont humains, et je l’espère.
    A peine ais-je le temps de finir que la poignée tourne. Et l’instant d’après j’entends une main se poser sur le bois. Puis plus rien. Quelques secondes de silence.

    Et les pas retournent d’où ils viennent. C’est carrément surréaliste. Mes chances étaient de 1 contre 500 000. Ils ont oublié les dernières minutes, 10 tout au plus. Je soupire de soulagement et je me laisse doucement glisser sur le sol, surtout rattrapé par la fatigue, par le manque d’énergie, par celle pompée par deux actes magiques l’un après l’autre. Je suis mort. Je ne sais pas. Mes yeux sont entrouverts, et tourné vers la porte de la salle de bain, mais je ne distingue pas grand-chose. Je ne sais pas si Billie est dans la même pièce que moi ou toujours là-bas..
    - Billie.. Désolé pour ça.. Arrivais-je à peine à articuler.
    J’essaye de tendre un bras en avant, alors que je suis pitoyablement allongé par terre. Il retombe mollement sur le sol. Je ne sens plus rien. Je sais juste que je suis épuisé.
    - Billie..
    Il est joli ce plafond en fait.
    - Bi..
    C’est inutile John. Tu es presque mort.
    J’aurais voulu lui dire que j'ai menti.. Je suis John Smith.

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CITATION DU PERSONNAGE : Oh, regarde ! Un Ornitho-piccolo-elatybus à gorge dorée ! Ça, ça fait un malheur aux mots croisés. Qu'est-ce que je m’amuse !

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MessageSujet: Re: Chambre à louer {avec John}    Ven 11 Aoû 2017 - 21:01

Par ou commencer ? Par le fait que Billie ai décidé d'aider un homme à moitié mort ? Ou justement par le fait qu'elle aurait dû s'abstenir ? Question intéressante. Billie aurait sûrement pu y répondre si elle n'avait pas dû nettoyer la plaie pustuleuses de Monsieur Charles, le laver entièrement de la crasse. Et puis encore une fois et comme toujours, elle ne savais pas ce qui allait lui arriver. Elle n'avait pas anticiper la chute de l'homme, ni son cri sortant du plus profond de son être, ni encore sa vitesse et son habilité en magie.
Mais reprenons ou nous en étions. Billie, qui comme à son habitude faisait ce que son esprit ne voulais pas mais que son cœur décidait, venait de retirer les bandage de Monsieur Charles. Suite à sa demande d'enlever le pantalon, celui-ci la regarda. Elle esquiva le regard un instant puis elle l'observa se lever d'une manière lamentable, et tomber à moitié sur le mur. Elle ne bougeait pas, à part quelques sursauts suites aux bruits violents, elle savait qu'elle aurait dû l'aider mais elle n'osait pas le toucher. Elle le regarda retirer sa ceinture, son bouton, et sa braguette. Elle baissa les yeux et se leva pour lui laisser un peu d'intimité, au moins le temps de se rassoir. Pendant ce temps elle installa des serviettes par terre, et alla dans la chambre tirer les rideaux. Même si elle n'avait pas de voisin, elle ne voulait pas compromettre cette petit entreprise secrète. Entreprise.... ELLES lui envoyaient un peu d'énergie... Billie ne savait pas que c'était possible. En vrai, celles la ne lui faisait que ressentir leur adrénaline et leur propre volonté. Mais tant que Billie croyait que l'énergie pouvait se transmettre, elle avançait. Et pourtant, son corps aussi se fatiguait. Les échangent d'émotions, les différents contacts étaient plus forts que d'habitude et lui pompait son énergie sans qu'elle s'en rende particulièrement compte. Encore une fois, Billie ne savait pas ce qu'elle faisait.
Un cri sortie la jeune fille de sa rêverie. Elle couru jusqu'à la salle de bain, et vit monsieur Charles étendu sur le sol de tout son long, tordu de douleur. Billie respirait rapidement et gardait la bouche ouverte. Que faire ? Elle ne savait pas. Elle ressemblait à un poisson à moitié mort, le regard grand ouvert et la bouche qui pompait le plus d'air qu'elle pouvait. Des pas raisonnèrent dans la maison. Jack ! A tout les coup il allait venir jouer les chevalier servant. A ça non. Billie se décida à bouger et essaya de relever monsieur Charles. Elle tira son pantalon, pour qu'il puisse bouger. Il fallait au moins le cacher ou alors... il y avait trop de sang partout c'était totalement mort de passée inaperçu. À peine elle enleva le pantalon des pieds, que l'homme se leva et aussi rapidement qu'un lièvre, atteint la porte de la chambre. Cette fois, Billie avait l'air conne, assise, avec un pantalon d'homme dans les mains, à regarder devant elle. Quoi ? Non. C'était impossible. Qui était-il au juste ?
Elle se leva doucement et alla dans l'encadrement de la porte. Elle le vit la tête contre la porte à respirer lamentablement, il était comme elle il y a à peine 5 min. Il réfléchissait.
Imaginez vous, debout, les bras ballant dont au bon de l'un pend un jean plein de sang, regarder l'homme presque nu couverts de cicatrice, la tête contre votre porte à mettre ses doigts dans.... QUOI ?
Il avait planté deux doigts dans sa plaie. Il était fou, et elle l'aidait. Elle était complice de tout ça et en un instant elle eu envie d'ouvrir la porte pour laisser Jack entrer. Mais elle détestait Jack. Mais elle le connaissait. Mais elle appréciait monsieur Charles. Mais elle ne le connaissait pas. Choisir l'aventure ou la connaissance ? Appréciait-elle vraiment cette homme ? Ou juste savoir quelle l'aidait lui faisait se sentir plus vivante ? Plus vrai ?
Vous prendriez quoi vous ?
Billie ne bougeait pas. Elle le regarda faire un truc sur la porte. Un dessin ? Elle ne savait pas, mais en regardant de plus près, elle remarqua que ces dessins ne lui étaient inconnus. Pas exactement les mêmes, mais son papa lui savait en faire. Pareil pour Ann. Une Rune ? Oui Ca devait être ça. Elle vit la poignée se baisser et par on ne sait quel moyen, elle eu peur, et se précipita pour la soulever quand, arrivée devant, le silence se fit dehors. La poignée se releva. Les pas s'éloignèrent et descendirent les escaliers pour revenir d'où ils venaient. Nan, décidément, Billie n'y comprenais rien. Elle contempla le dessin sur la porte puis regarda Monsieur Charles. Il avait l'air tout aussi étonnée qu'elle. Mais pourquoi ? Il savait le faire alors pourquoi ?
L'homme glissa par terre.

-()

Billie était toujours debout devant la rune. Celle-ci lui rappela son père. Elle l'avait perdu quelques années avant et elle ne s'était pas encore faite à sa mort. Personne ne l'a comprenait chez elle et même si Oncle ben était gentil avec elle, il n'avait jamais accepté sa naissance. Non, Billie ne se sentait pas bien. Des larmes lui venaient progressivement aux yeux et quand elle voulu lui répondre, elle entendit l'homme à terre, prononcer sont nom.

-Billie...

Elle se tourna.

-Monsieur Charles ?

-Bill....

-Non !

Billie se précipita sur Monsieur Charles. Non il ne fallait pas qu'il meurt. Les pleurs lui vinrent aussitôt.

-Non non non non !!

Elle se pencha sur lui et lui mis les mains au visage.

-Restez avec moi !

Ca y' est, elle pleurait. Elle paniquait. Plus qu'avant évidement.
Son souffle haletant, son poux qui explosait et surtout sa gorge totalement nouée.

-Nan...

Elle l'implorait la. Elle le suppliait d'ouvrir les yeux. Intérieurement c'était la folie. La mort même, elle revivait celle de sont père. Le moment où, elle lui mis les mains sur son visage. Comme la. Les images revenaient, une part une. Elle se laissa tomber à son tour et son dos heurta le mur à côté de la porte. Cette fois ci elle paniquait réellement. Elle pleurait et suppliait. Puis ses paroles devinrent des sanglots. Ses sanglots des lamentes. Des images remplissaient son esprits... son père sur le tapis, sa mère qui cirait... du noir, du rouge, et du blanc. Le rouge appelait au blanc. Toujours.
Et....
Un soupir.
ELLES lui accordèrent un soupir.
Elle senti soudainement la pluie sur ses cheveux et la fraîcheur du vent sur ses joues. La vision des gouttes d'eau qui tombaient sur la terre, emportant d'énormes morceaux et qui se joignaient aux autres, formant un torrent unique et majestueux lui redonnais un peu de calme, de paix. Oui, Billie était comme revenu enfant, toute petite, minuscule. Elle pouvait tout voir en plus grand, et en plus beau. Son pouls ralentit et sa respiration redevint plus naturelle. Mais elle continuait de pleurer pourtant.

Elle retrouva la chambre de sa sœur quelques minutes ensuite. Le plafond blanc et le lit drapé de rouge, aux coussins jaunes, tout était redevenu normal. Elle cligna des yeux. Monsieur Charles était allongé sur le sol et respirait encore. [i]"Billie. Bouge toi."[i]. Elle ne voulais plus perdre personne dans cette maison. Plus personne n'allait mourir.
Elle se glissa à côté du corps.

-Tenez bon...

Elle retira les quelques fourmis qui se baladaient sur lui, et regarda de nouveau le visage de Monsieur Charles. Il semblait déjà plus apaisé. Elle se leva et le prit sous les aisselles, le tira de nouveau dans la salle de bain. Il était lourd. Très lourd. Une fois allongé sur le sol elle réfléchis. Elle n'arrivera jamais à le placer dans la douche seule, elle devait donc le laver a même le sol. Elle cala une serviette sous la porte, pris le pommeau de douche et alluma l'eau. Elle frotta tout ce qu'elle pu aussi bien qu'elle le pouvait, mais sa plaie était encore trop fraîche, et le sang coulait énormément. Elle frotta le pus et compressa celle-la avec une des serviettes. Il lui fallait des bandages et les seuls qu'elle avait étaient dans la grange. Elle soupira.

-Encore un peu de patience Monsieur Charles...

La pluie était toujours aussi forte. Billie sortie de la chambre sans bruit, descendit les escaliers et alla dehors. Elle courut jusqu'à la grange pour prendre les bandages. Une fois tout ça dans les mains, elle revint à la maison, totalement trempée. Dans l'entrée, Oncle Ben attendait Billie.

-Bonsoir, ou étais-tu passé ?

-Le locataire à oublié un paquet dans le coffre...

Joli mensonge Billie. Ton père n'aurai pas apprécié. Elle sourit.

-Ah ! Il est deja installé ? Pourquoi n'est-il pas la pour...

-Décalage horaire ! Il... il s'est couché...

Son Oncle eu un léger bug.

-Ah... Bon ! Nous le verrons demain !

Billie souriait. Puis elle passa à côté de son Oncle et monta les escaliers de la manière la plus naturel qu'elle pu. Jouer la comédie n'était pas son point fort et de plus elle ne voulait pas éterniser la conversation, sinon son Oncle allait bientôt découvrir qu'elle lui cachait des choses.
De nouveau dans la chambre de monsieur Charles, elle fit mine de dire qu'elle avait retrouver un bagage puis claqua la porte, fit quelque pas dans sa chambre à elle et revint en arrière. Elle ferma à clef et retourna dans la salle de bain, ou elle avait placé monsieur Charles sur des serviettes et l'avait séché rapidement. Elle posa des compresses sur sa plait et commença à mettre le bandage. Autant vous dire que seule elle n'y arrivait presque pas. Il lui fallut bien un quart d'heure pour mettre de manière correcte un bandage qui n'était pas suffisamment serré, ce qui l'a fatigua énormément. Il fallait désormais qu'elle le place dans le lit. Elle souffla et retourna en arrière, avec le corps de monsieur Charles qu'elle tirait lentement. Elle prit dans l'armoire un short et un t shirt, habilla l'étranger et commença l'ascension du lit. Il avait beau faire sa taille, il était très lourd. Tant bien que mal, elle réussi à le hisser sur le matelas, et l'installa le plus droit possible, avant de poser sur lui les draps.

-Billie !

Ca c'était son Oncle. Pitié qu'il ne monte pas.

-Tu viens manger ?

Billie cria à son tour. Façon de parler, quand Billie criait c'était pas si fort que ça.

-[color=mediumseagreen]Heu... non je suis fatiguée je vais me coucher ! Il reste du porc d'hier dans le frigo, assez pour vous deux ! [/b]

Il y eu un léger silence.

-Bien. Bonne nuit.

C'était moins une. Elle allait le faire, elle allait se coucher mais il fallait qu'elle fasse le linge... elle prit toute les serviettes, épongea le sol et les balança dans la panière à linge, qu'elle emporta dans le petit cellier où se trouverai la machine. Ce qui est pratique, c'est que les hommes de la maison ne s'occupait pas de ça. C'était Billie qui faisait les tâches ménagères ici, donc elle était sure qu'il ne verrait rien. De plus, Oncle Ben avait mal aux jambes donc il s'était installé dans la chambre du bas, et Jack créchait dans la dépendance à l'extérieur de la maison. Après avoir lancé la machine à laver, elle ferma la porte et retourna auprès de monsieur Charles.[i]"Je ne vais pas le laisser seul... "[i]. Un tour de clef et ils étaient de nouveaux enfermés.
Elle repris le tabouret, l'essuya et le plaça à côté du lit, pour s'y installer, le dos droit et les mains sur ses genoux. Elle le regarda longtemps, tout en se posant des questions. Qui était-il ? D'où venait-il ? Était-il comme elle ? Différent ? Pourquoi était-il dans cet état la ? Et surtout, qui lui a fait ça ? Tout ça lui fit oublier le mauvais temps, et l'orage qui s'éloignait.

Elle ne sais pas comment, mais elle s'endormis sur le rebord du lit avant que la nuit tombe, la tête dans ses bras, placé à côté des pieds de monsieur Charles, ses cheveux qui envahissait l'espace, et avec des traces de ses pleurs qui marquaient ses joues. Elle rêva de son père, de sa mère. C'est deux être dont l'un était partie trop tôt et l'autre enfermer dans une cellule blanche à vie. Elle ne les reverrait plus jamais. Et sa sœur... partis elle aussi. Elle ne s'était jamais sentie aussi seule, avec ses pouvoirs étranges qui faisaient fuir tout le monde, et sa capacité à s'attirer des ennuies. Un jour elle trouvera quelqu'un qui l'aidera. Mais qui sait... ce jour peut être loin encore.

_________________

Ben, il est mort, mais pas autant qu'on l'aurait espéré.


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Chambre à louer {avec John}

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