Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]


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MessageSujet: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyMar 13 Mar 2012 - 21:18

" Dieu c’est un type hyper jaloux. "

Huuumm.
Je ne suis pas du genre flemmard. Et pourtant. Le réveil sonne. J'ai envie de l'écraser. Ce que je ne fais pas. Je suis à Paris. Je me rend à Wesel. J'ai envie d'y aller. C'est plutôt rare. Il y a des tas de choses que je déteste. Surtout à Rosenrot. Mais que voulez-vous... Je croise les bras derrière ma tête. Le plafond est bleu. C'est pour éviter qu'une sorte d'insectes vienne. Je crois. Je suis dans un hôtel. J'aime bien la France. En plus, il fait beau aujourd'hui. Je me lève. Douche. T-shirt gris et vert, jean noir, paire de baskets grises. Devant la glace, je me passe une main dans mes cheveux blonds. Ou châtains clairs. Soupire. J'attrape une veste en jean et je sors, pressé d'y être maintenant que j'y suis parti. C'est inutile de traîner plus. Je vais prendre un taxi. Ma famille à de l'argent. Quand j'étais petit, j'étais persuadé que c'est ce qui comptait, l'argent. Qu'avec tout ça, je serais heureux car j'aurai une superbe voiture, une superbe maison, et puis je pourrai voyager et je serais heureux. Mais c'est faux. Avec la mère de Myaw, on n'avait pas d'argent, mais moi j'étais heureux. Et l'argent n'y aurait rien changé. On était ensemble. Une voiture arrive, je lève la main. C'est une jeune femme qui conduit. Elle est assez jolie. Je monte dans la voiture. Quand j'indique Wesel, elle refuse. C'est trop loin ? Je lui fais un joli sourire avant de lui glisser trois billets de cents. Elle hésite encore, s'agite sur son siège. J'en rajoute un, elle accepte, je souris. Enfonce mes écouteurs dans mes oreilles, me cale bien profondément dans la mousse et pousse le volume à fond. J'oublie le temps qui passe. Je ne m'endors pas vraiment, mais je vais loin.
Un sourire, un rire. Ses cheveux sous le soleil doré.
Elle me manque. Si elle savait à quel point elle me manque, elle reviendrait peut être ? Je souris à cette pensée enfantine. Ca me rappelle qu'un jour, j'ai été heureux.
C'est inutile de ressentir autant de choses. Complètement inutile. Pour ça, j'admire Anja. Elle au moins, on dirait qu'elle ne ressent rien. Je suis sûre que c'est faux. Mais c'est l'impression qu'elle donne alors c'est tout ce qui compte. Ses sentiments sont fait pour rester dans sa tête. Dans son coeur. Moi, c'est ce que je veux. Un jour, ne plus rien ressentir. Parce que quand je m'autorise à tout ressentir, il ne me reste rien. Un vide. Son vide. Heureusement que y'a Myaw dans un coin. C'est tout ce qu'il me reste d'elle. Elle lui ressemble beaucoup je trouve. Beaucoup, beaucoup.
Anja. Je pense à elle sans vraiment savoir pourquoi. Alors que j'ai de Macklemore dans les oreilles.
La jeune femme roule doucement. On a de l'argent, mais je ne paierais pas plus cher pour qu'elle roule plus vite. Cinquante euros pour dix minutes de plus, ce n'est pas assez. De toute façon, je suis en avance. Je suis ponctuel.
Elle s'arrête. Je ne comprend pas. On n'est pas à Wesel. Elle me rend un billet de cent avant de me dire.

-" Vous êtes magiques monsieur. Et noir. J'ai peur d'avoir des embrouilles à l'arrivée. Excusez-moi, descendez. "

J'ai envie de la descendre sur le champ. Aucune motivation pour changer de taxi. Je soupire. Je m'approche d'elle et je vois les cheveux sur sa nuque se dresser. Elle a peur ? Ca me ferait presque plaisir. Je me racle la gorge et plante mes yeux dans les siens.

-" Continuez. Sinon c'est moi qui serait votre principal problème. "

Elle déglutit. J'ai vraiment envie de l'étrangler sur le champ. Je la vois clairement peser le pour et le contre.
Ca va être vite régler.

-" Bon, je suis sorcier noir, bingo. Tu roules pas, je te tue. "

Je n'ai aucun sens moral ? Oh, parfaitement. Je n'en ai rien à faire.
Comment la tuer ... ? Comment provoquer le maximum de dégâts avec le minimum d'énergie, et minimum de répercutions. Je n'ai pas envie d'avoir la police sur le dos. Elle frémit. Se téléporte.
Fait chier !
Je donne un grand coup sur le siège avant. Merde ! Merde et merde !
Je rage. Ah, elle était doué. Et les téléporteurs sont définitivement les gens que je peux le moins me voir. C'est super énervant, et en plus la plupart du temps c'est des gros lâches. Enfin, c'est ce que j'en pense. Je sors de la voiture. J'ai envie de la démolir. La lévitation, ce n'est pas comme la télékinésie. C'est presque la même chose mais ça marche différemment. En plus, ça me fatiguerait pour rien.
Je trouve un autre taxi qui accepte sans rechigner d'aller ou je veux. Alléluia. J'en avais marre. Franchement marre.
J'ai rendez-vous dans une immense bâtisse. Elle est moderne, blanche. Un peu moche. Elle ressemble à la Tate Morden de Londres.
Sauf que ce n'est pas vraiment des tableaux et des regards accueillants qui m'attendent. Je n'en ai rien à faire. Je n'ai pas peur d'Anja. Ni de ces ordres. Ni de la mort. C'est bien d'autres choses qui me terrifient. J'ai l'impression d'être un gamin face à ça. Face au vertige. Face à ma claustrophobie. Face à une image. Je déglutis et rentre dans le bâtiment. Ca sent le propre. Un étrange mélange de lessive et de savon. Le sol brille. Mes pas résonnent sur l'espèce de sol-plastique. Je n'aime pas le bruit. Je lévite jusqu'aux escaliers. Je n'aime pas les ascenseurs. Je repose les pieds sur le sol, pour les marches. Rien ne grince. J'aime bien.
J'ouvre une première porte. Ca sent le sent. Comme une sensation d'une peur ancienne. Ou morte. Je n'arrive pas à me décider. Tout ce qui était moderne est devenu ancien. C'est un parquet grinçant à présent qui recouvre le sol.
Je lévite.
Je n'aime pas me faire entendre. J'aime surprendre les gens dans leurs activités. Je m'approche donc sans aucun bruit de la porte. Ouvre subitement. Je sais que je risque de me faire hurler dessus, et je n'en ai rien à faire. Vraiment. Anja est dans la salle. Avec ces cheveux blonds et ses lèvres rosées. La seule pensée qui me vient à l'esprit et qu'elle est terriblement belle.
Hum.
Je suis pathétique.

" Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition. "


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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyJeu 15 Mar 2012 - 20:46

[...]

Green. Green Soul. C'est de lui dont je veux te parler à présent Maman. Je l'ai convoqué aujourd'hui dans le QG de Wesel. Je ne sais pas si tu connais les lieux où se réunissent Rosenrot, après tout tu as travailler toute ta vie à la Croix. Mais à Wesel il y a une grande maison blanche. Elle n'est pas vraiment belle, elle n'est pas vraiment moche. Pas vraiment vieille, pas vraiment nouvelle. Elle est juste là, comme si c'était une évidence qu'elle se dresse devant nous. Parfois elle change de forme, de couleur, de taille. Comme si elle avait une âme, comme si c'était une maison vivante. Mais il est bien évident que ce n'est pas le cas ; les maisons ne vivent pas. Ce sont les hommes qui vivent, les animaux et même les plantes. Mais pas les maisons. Je ne suis plus une enfant animiste qui offre une vie imaginaire à tout ce qui l'entoure. J'ai grandis et j'ai appris. Et je sais à présent que si la maison change de forme, se fond dans le décor, se glisse dans le paysage c'est bel et bien grâce aux illusionistes du clan.
Mais une nouvelle fois je dévie de mon but, je dévie de Green. Green Soul. L'âme verte. Grüne Seele. J'ai lu son dossier attentivement et je peux maintenant me permettre d'assurer que son nom lui convient parfaitement. D'habitude les âmes sont noires ou blanches. Grises parfois. Mais pas la sienne. La sienne il a su la peindre, lui donner une couleur, la faire changer un peu. Il a fuguer tu sais. Tout ça à cause d'une femme... Chloé Nienta. C'est drôle de constater la faiblesse des gens face aux sexe dit faible. Mais ce sont eux les faibles, eux qui flanche sous nos regards, qui se laissent abuser par notre beauté. Les hommes ne méritent aucun égard.

Mais revenons-en à Green, tu veux bien ? Green Soul. Est-ce que je l'ai déjà rencontré ? Je ne sais pas, peut-être. Mais pour moi ce n'est qu'un soldat. Un jouet. Dont je peux faire ce que je veux. Parfois, être cheffe de Rosenrot m'effraie. Un claquement de doigt et je peux tous les casser. Ils me respectent tellement... C'est lourd tu sais. C'est tellement lourd. Mais je n'ai le droit de me plaindre. La chance qu'on m'a offert... Je sais pourtant que ce rôle aurait dû te revenir Maman. Que si tu n'étais pas morte à cause de moi ça serait à toi qu'ils auraient offert le poste. Mais l'avion a explosé. Mais ma vie s'est brisée. Et j'essaie de te laisser mon coeur, j'essaie de te laisser ma vie à moi. Comme si tu étais moi Maman. Comme si tu vivais encore. Par procuration...
Es-tu heureuse ?
Je ne vais pas m'attarder sur cette question. Je le sens Maman. "Le" c'est Green. J'ai lu son dossier tout à l'heure et je sais qu'il est capable de léviter. Moi aussi je peux, tu sais ? Non, bien sûr que tu ne sais pas, tu ne m'as jamais vue utiliser mes pouvoirs... Mais je peux. Et je le sens. Je suis dans mon fauteuil face à la fenêtre et lui utilise ce pouvoir qui nous rapproche et nous éloigne à la fois. Il est derrière moi maman, juste derrière...
Attends.

[...]


Anja referma la plume rouge qui lui permettait d'écrire. Face à elle, de l'autre côté de la vitre, s'étendait un ciel nuageux et l'horizon à peine percevable par ce temps là. Sans doute parce qu'ils avaient le même pouvoir, la jeune femme blonde sentait la présence du sorcier derrière elle. La cheffe de Rosenrot se retourna sur Green, un air imperturbable sur le visage, un air sur d'elle-même, qui ne montrait rien de ses sentiments. Quels sentiments de toute façon ? Anja n'avait pas de coeur...
D'un geste calme, elle posa la lettre qu'elle était en train d'écrire sur le bureau parfaitement bien rangé devant elle. Il y aurait pu y avoir le dossier de Green, mais la sorcière avait une assez bonne mémoire et au bout de trois ou quatre relecture, elle l'avait appris par coeur. De toute façon la jeune femme ne regarda son bureau à aucun moment, ayant verrouiller son regard dans celui du nouvel arrivant. D'un geste de la main elle déplaça une chaise pour l'amener vers son soldat grâce à sa télépathie. Puis elle le fixa quelques instant, sans oser vraiment s'attaquer au silence qui régnait dans la salle.

- Green Soul...

Pourquoi ce nom résonnait-il si bizarrement entre ses lèvres ? Pourquoi avait-elle l'impression de mordre dans du gravier, de cracher des cailloux lorsqu'elle le disait ? Ce n'était pas de la haine, pas vraiment, en tout cas ça ne pouvait pas l'être. Anja ne le connaissait pas. Pour elle, c'était juste un homme. Le fait qu'il soit sorcier et à Rosenrot le remontait un peu dans son estime, mais ça restait un homme. Un fichu homme, un de ces bâtard capable d'abandonner sa famille, de vouloir fuir ses devoirs, de se casser. Les hommes et la fidélité... La demoiselle Duisbourg n'y croyait pas une seule seconde. C'était un mélange incompatible.
Et une des raison pourquoi elle haïssait tant le sexe masculin. À cause de son père aussi. Un peu. Un peu beaucoup.

- Comment puis-je savoir si je peux te faire confiance ?

Il avait déjà trahi une fois, pourquoi ne trahirait-il pas une deuxième fois ? Aucun rictus de doute, de haine ou de colère ne vint déformer le visage de la jeune femme alors qu'elle posait cette simple question. Elle restait neutre, neutre comme elle était toujours, comme si elle portait un masque, comme si elle se cachait derrière son propre visage.

« Ainsi avons nous commencé à découvrir leurs vies. À acquérir des souvenirs communs que nous n’avions pas vécu. Nous avons compris l’emprisonnement que c’est d’être une fille, qui vous oblige sans cesse à réfléchir et à rêver, et fini par vous apprendre à marier les couleurs. Nous avons appris que les filles sont des femmes déguisée. Qu’elles comprennent l’amour et même la mort. Et que notre seule tâche est de produire le bruit de fond qui semble les fasciner. Nous avons appris qu’elles savent tout de nous, et qu’elles nous demeurent insaisissable. »

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« Oiseau moribond, elle est plus proche de l'envol que je ne l'ai jamais été et j'ai mal.
Déchirure.  »



« Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d’ pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures »


- Do you know how to fight ?
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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptySam 17 Mar 2012 - 23:28

Une chaise. Vers moi. Je m'assois. Sans dire un mot de plus. Je suis rentré parce qu'on m'avait demandé de le faire. Je ne suis pas plus que quelqu'un qui obéis. Le fait que je puisse juger par moi même les choses ne change rien. Je n'ai plus aucune raison de trahir. Puisqu'elle est morte.
Pourquoi ne feriez-vous pas ce qu'on vous demande, vous ? Parce que vous n'avez juste pas envie ? Ce n'est pas valable chez moi. Je n'ai rien à faire sinon. Rosenrot, c'est le but de ma vie. Mais le problème, c'est que ce n'est pas moi qui me suis fixé ce but. On l'a très bien fait pour moi. Mes parents, Rosenrot, celui qui a tué Chloé. Parce que son accident, je n'y crois pas. Mais je ne peux pas me venger, je n'ai pas de quoi le faire.
Et puis ce que je pense n'a aucune importance après tout. Je ne suis qu'un objet. Qu'un pion. Je l'ai très bien compris, et ça ne me fait ni chaud ni froid. C'est comme c'est, et je n'ai pas mon mot à dire. A force, on s'y fait. Mais face à Anja, je n'ai pas envie d'être un pion. Quand elle me parle, j'ai envie de lui dire ce que je devrai. Mais pourtant, je vais me borner à lui dire ce que l'on m'a appris. Ne suis-je pas là pour ça ? Si. Je crois. On se fou de ce que je pense. On veut juste savoir si on peut me faire confiance. On dit, je fais. C'est comme ça.
J'ai l'impression que mon avenir est tout tracé. Mais ce n'est pas moi qui tiens le stylo.

- Green Soul...

Elle aurait craché mon nom ou l'aurait écrit à la craie crissante sur un tableau noir, ça aurait donné le même effet. J'observe tout le temps les gens. Je note leur comportement. Chacun à quelque chose qui ne va pas, un tic, un toc, une expression, un mouvement, une tonalité.
Et là, chez Anja que je ne connais pourtant pas beaucoup, mon nom sonne presque comme un insulte. Pourtant soufflé presque, enfin, dis doucement. Je tressaille. Je n'aime pas. Pas du tout la manière dont-t-elle l'a dite. Je me raidis. Je pense qu'elle le sent bien quand même.
Je m'en fou.
Je n'ai rien dis, et cracher mon don, même de manière imperceptible n'est pas pour me mettre en confiance. Pour tout vous dire, je suis tendu. Pourquoi ? Parce qu'Anja à tout pouvoir face à moi. Elle lèverait le petit doigt que j'aurai déjà un couteau sous la gorge. Alors oui, je suis tendu, et si je peux éviter ses faces à faces j'aime autant.

-" Anja Lilli Von Duisbourg... "

Moi aussi, j'en sais un peu sur elle. Je parle trop vous trouvez ? Et bien pas moi. Non, vraiment, pas moi. Elle crache mon nom. Mais elle, discrètement. Je n'aime pas la discrétion. C'est de la méchanceté cachée.
J'ai plissé le nez en disant son nom. Cela doit faire deux minutes que je suis avec elle, et je n'ai qu'une envie, c'est sortir. Et pourtant, quelle bombe atomique ! Mais Anja à un problème avec moi. Moi personnellement ? J'crois pas, elle ne me connait pas. Alors je n'en sais rien.
Je soupire. Infimement.

- Comment puis-je savoir si je peux te faire confiance ?

Masque. Impassible. La jeune femme à parlé. On ne croirait pas. C'est tout juste si son visage avait bougé. Ses lèvres avaient formée des mots puis étaient retournées à leur place. Ni sourire. Ni moue de peine. Rien. Juste Anja, Anja face à moi. Je prend une grande respiration. Un peu pour me donner du courage. Ne pas laisser l'émotion faire sa place. Ou les sentiments. Tout ça ne sert à rien. J'aimerai être comme elle.
Neutre.
Je ne le suis pas.

-" Je n'ai aucune raison de trahir. Puisqu'elle est morte. "

Elle sait de qui je parle, ça j'en suis sûre. Elle a dut lire et relire mon dossier. Anja ne se lance pas dans le flou, ne va pas dans des endroits qu'elle ne connait pas sans savoir en sortir. Enfin, c'est comme ça que je la vois. Et je n'y crois pas, une Anja autrement. Tout simplement.
On ne se demande pas pourquoi elle est là, sur cette chaise. Pourquoi elle commande. Simplement.
Parce qu'elle n'a pas de sentiments visibles.
Je ne m'autorise pas à ressentir. Parce que si je m'y autorise, il ne restera que sa mort. Et je n'ai pas envie. Qui aurait envie ? Seulement ?
J'aurai aimé rester debout, finalement. Et je me demande ce qui va tomber. Qu'est-ce qu'elle va demander ?
Pour l'instant, je ne me suis pas trahi. Sauf avec son prénom.
Oh, t'a trop de personnalité Green. Juste parce que t'a un jour été heureux. Les doigts de ma main gauche viennent courir tout doucement sur la cicatrice de mon bras. Je n'en ais pas qu'une. Mais celle là, elle se voit. Les autres non, pas trop. Sur mon bras je parle. Mon dos est marqué. Trop.
Merci, Papa.
" C'est pour ton bien " Semble-t-il répéter dans mes rêves.
Oh non, ce n'était pas pour mon bien. J'ai un sourire amer en y pensant. Et toucher les lignes où le cuir est venu cingler la peau serait presque douloureux. J'arrête donc. Qui a envie de se rappeler de ses vieux démons ? Hum ? Qui a fait de moi ce que je suis ? Un peu tout. Un peu Chloé. Un peu lui. Un peu elle. Tous. Je ferme un instant les yeux. Vous savez, si je ne dors pas plus de six heures par nuit, c'est parce que je n'arrive plus à supporter plus. Parce que le sommeil n'est plus que rarement un endroit reposant. Mes rêves sont depuis toujours des cauchemars, et à part quand il y a Chloé, je me réveille toujours en nage. Oh, c'est injuste. Mais je n'y peux rien. Alors j'aime bien aller dans les rêves des autres. Au moins, s'il n'y a pas Chloé, il n'y a pas non plus de ceintures, de 'c'est pour ton bien', de cagibi à l'entrée. Pas de claustrophobie. Pas de vertige. Pas de douleurs, pas de peur. Juste Chloé, son rire, son sourire. Ou quelqu'un d'autre. Peu m'importe qui à vrai dire.
Je soupire encore un peu.
Pourquoi tu peux me faire confiance Anja ?
Parce qu'au fond, je suis déjà mort.

" Je sais.. que ce qui ne tue pas nous rend plus fort,
mais moi..,
mais moi je suis, déjà mort. "

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyLun 19 Mar 2012 - 0:44

Anja vrilla ses yeux froids sur la bibliothèque au fond de la pièce, abandonnant un instant le regard de Green pour se concentrer sur les livres ranger dans un ordre parfait, comme si personne ne les avait jamais touché, comme s'ils avaient été posé là pour faire joli, intellectuel alors qu'en vrai ils étaient juste bon à prendre la poussière.
Un jour la jeune femme avait pris un livre au bol. C'était un livre en français et, bien que la sorcière ne maîtrisait pas cette langue aussi bien que l'allemand ou l'anglais, elle la comprenait suffisamment pour ce livre là. Elle avait alors saisis le livre, caressé la couverture, observé le titre "Les jours fragiles" et l'illustre inconnu du nom de Philippe Besson qui l'avait écrit. Puis elle l'avait ouvert, voulant dévorer les mots, avaler les phrases, déguster les paragraphes.
Elle n'alla jamais plus loin que la deuxième page.
Dès le début, les mots s'acharnaient à lui rappeler son père, son demi-frère, des traîtres. Les tous premiers semblaient empoisonnés ; « Dans notre famille, les hommes ne restent pas. Vrai, quand on y songe, ils n'ont jamais rien fait d'autre que de s'éloigner, prendre le large et s'affranchir de nous, les femmes, condamnées à demeurer au pays, reliées à la terre. Je n'ai cessé de me demander d'où ils tenaient cette attirance pour d'autres ciels, alors que le ciel est le même partout. » Face à ça Anja avait tressaillit, presque faiblit, puis s'était résignée à continuer, en se forçant à ne pas penser à son père qui, alors qu'il avait tout pour être heureux, avait décidé de partir.
La jeune femme avait alors tourné la page du livre, comme elle n'avait jamais été vraiment capable de le faire dans sa vie. Ses yeux avaient alors traîné, comme si elle espérait qu'aller plus lentement changerait tout, que les lettres danseraient et trouverait un autre ordre, un place plus acceptable, des phrases moins parallèles à sa vie. Mais elle avait tout faux. Une nouvelle phrase la frappa de plein fouet ; « Oui, il y a ça, sans équivoque : les yeux sont ceux du père. ». C'était son cas. Ses yeux étaient bleus. Exactement comme son père. Jumeaux de son père. Comme une marque indélébile. Un sceau apposé pour l'éternité. Sur le moment, Anja avait eu envie de se crever les yeux. Elle avait juste balancé le livre à travers la pièce et était sortie.
Lorsque la jeune femme était revenue, le livre avait été remis à sa place - sans doute par un esclave -, comme si rien de tout ça n'était jamais arrivé. La sorcière noire avait préféré oublié et désormais ne touchais plus aux livres de la bibliothèque.

Le regard bleu fuit à nouveau les livres pour se reposer sur le jeune soldat, le jeune pion en train de s'asseoir sur la chaise. Pas un sourire n'écorcha les lèvres de la demoiselle alors que chacun jugeait l'autre sans tressaillir. La jeune femme ne pu s'empêcher de remarquer quelques fêlures en Green. Étais-ce son imagination ? Ou le fait d'avoir lu son dossier ? Anja se demanda l'espace d'une seconde si lui aussi apercevrait des fissures en elle. La trahison de son père, la culpabilité pour sa mère, la mort de son grand-père, sa non-confiance permanente envers les hommes,... elle avait tellement de coin de son coeur qui étaient cassés, qu'au final il ne devait plus en rester grand chose. Mais la respiration suivante elle se rassura ; Anja était la froideur, la neutralité même. Il était impossible de visualiser un seul sentiment sur son visage impénétrable. C'était un peu comme un masque. Son masque à elle. Ce qui l'empêchait de totalement sombrer.

-" Anja Lilli Von Duisbourg... "

Un imperceptible hochement de tête ébranla sa tête à son nom. Son nom complet. Green c'était renseigné sur elle. C'était bien, ça démontrait une certaine part d'intelligence. C'était mal aussi, les gens trop intelligents finissent toujours par se révolter. Et puis il y avait cette façon qu'il avait de prononcer son nom, une façon que la jeune femme n'était que moyennement sûre d'apprécier. Plus tard elle écrirait :

[...]

-" Anja Lilli Von Duisbourg... "

Je ne sais pas trop ce qu'il espérait à travers ces mots. Peut-être y trouver du courage ? Se hisser à mon niveau ? Ça paraissait terriblement stupide. Mais en même temps, tout ce qui sortait des hommes me paraissaient stupide. Restait encore à en déterminer le degré de la stupidité. Tu vois maman, il y a stupide et stupide. Faire brûler des pâtes c'est simplement stupide alors que Jack lui est complètement stupide. Mais pour Green, je ne savais pas. Pas encore. Pas vraiment.
Alors en attendant de pouvoir mieux le cerner, je voulais savoir si je pouvais lui faire confiance. Et quoi de mieux que de poser la question ? Je la lui ai posé. Et il a répondu. Évidemment qu'il a répondu. Il a été formé pour ça. Me répondre. Me respecter. M'aimer ?

-" Je n'ai aucune raison de trahir. Puisqu'elle est morte.

J'ai hésité. J'ai franchement hésité. Je ne pense pas que ça ait pu se lire dans mon regard, mais ça a sans doute pu s'entendre dans le silence creux qui a suivi. Une question me brûlait les lèvres. Une question qui n'était pas moi, qui ne me correspondait pas. C'était comme si... comme si ce jour là j'avais envie d'ouvrir une fenêtre sur le monde pour voir ce que ça faisait que de tomber... amoureux.

- Tu l'aimais ?

Ce n'est pas mon genre. Ce n'est définitivement pas mon genre. Et pourtant, j'étais là, face à Green Soul, à lui demande s'il l'avait aimé.
Remue le couteau dans la plaie, s'il te plaît, pour voir si ça fait mal.
Un homme dans une ruelle m'a dit une fois qu'il était mort. Mort avec elle, mort avec cet être si cher qui représentait tant à ses yeux. Ce n'était pas sa meilleure amie, mais sa soeur. Il m'a dit qu'il n'avait pas peur de la mort parce que de toute façon pour lui c'était déjà trop tard. Mais moi ? Moi je n'ai jamais eu de frère ou de soeur. Pas non plus d'ami particulièrement proche. Pas de véritable amoureux. Parce que j'ai bien trop de problème pour faire confiance à un homme. Au virage de mes vingt ans, je fais le bilan de cette première partie de ma vie pour me rendre compte qu'au fond... je n'ai jamais eu personne. Personne autre que toi maman, mon père et Diego. Les seuls. Les morts. J'ai une vie jalonnée de cadavres.
Ça, ça fait un peu mal.
Mais sur le moment j'y ai pas pensé. Je l'ai juste regardé, essayant de percer des secrets que je devinais pouvoir connaître en fouillant un peu plus loin. Ce nouveau personnage débarquait dans me vie et ne me semblait pas trop compliqué. Mais on ne sait jamais... des fois même le plus simple devient impossible...

[...]


Anja n'avait pas cessé de regarder le nouvel arrivant dans les yeux, attendant avec une impatience presque palpable, sa réponse.
L'avait-il aimé ?

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyLun 19 Mar 2012 - 21:34

J'aimerai bien ne pas m'étendre sur le sujet Anja Lilli Von Duisbourg. Mais je ne peux pas. Je ne sais pas ce qui ce cache derrière ce physique. Ces yeux clairs, ces cheveux blonds. De qui a-t-elle hérité tout ça ? Je suis sûre que si elle avait été moins froide, avec une expression moins dangereuse, elle aurait pu être mannequin. Mais cette jeune femme défilant par pure vanité était la chose la plus inimaginable au monde je crois bien. Je me demande si elle a au moins conscience qu'elle est aussi belle.
Je ne pense pas. Ou alors elle s'en fou. Elle s'en fou des hommes aussi. L'imaginer en train de dire je t'aime à quelqu'un ? Cette époque est révolue depuis longtemps. A-t-elle au moins un jour eu un petit copain ?
Cette question me trotte dans la tête un instant puis s'en va. Cela n'a aucune importance. Qu'elle ait aimé un jour ou pas.. je m'en fiche. Cela ne me regarde pas. La curiosité est un défaut, ici. T'es un bon soldat. Un objet. Une chose qu'on sacrifie sans aucun état d'âme. On en a rien à faire de votre vie. Et si vous crevez, la seule chose qu'on se dira c'est 'merde, il a foiré la mission. ' Ca s'arrête là. On n'aura aucune culpabilité. Je suis un robot. Un robot n'est pas curieux. C'est pour ça qu'on utilise des machines, ils ne peuvent pas se plaindre. Leur problème, c'est qu'ils coûtent chers et qu'eux, on ne peut pas leur apprendre des choses. Nous, on nous apprendre la peur. La violence. La haine.
Je soupire.
Puis me demande si elle m'entend soupirer.
Oh. Je m'en fou.
Un robot ne soupire pas. Ne râle pas.
Et un esclave ? J'ai peut être un rang plus élevé. Mais on ne se soucis pas plus de moi.
C'est comme ça.
C'est comme ça, juste comme ça.
Elle hésite. Je crois. Je ne suis sûre de rien avec elle. Je ne suis sûre de rien avec cette femme trop étrange. Trop froide. Impassible. Alors le fait qu'elle doute ou pas, comment savoir ? Le même masque recouvre son visage. Elle est si belle. Cache trop bien ses émotions. J'aimerai en savoir plus, creuser en elle, savoir pourquoi elle est devenue méchante.
Parce qu'on n'est pas noirs de base.
On le devient.
Le poison coule dans la plaie.
La plaie, la fissure.
Quelque chose qui casse.
Qu'est-ce que qui a cassé chez toi Anja ?
Non. Pas quoi.
Pourquoi ça a cassé Anja ? Qu'est-ce que s'est passé dans ta petite vie pour que tout bascule ? Je ne saurai jamais je crois. Cela n'a aucune importance. Je déglutis. Elle va dire quelque chose. Quelque chose qui aura des conséquences. J'ai peur.
Ses yeux dans les miens. Je déteste ça. J'ai l'impression qu'elle lit en moi.
Je voudrais refermer le livre.

- Tu l'aimais ?

Prenez un couteau aiguisé comme il faut. Ouvrez vous sur environ 35 centimètres, peu importe l'endroit. Bien. Maintenant, salez la plaie.
Le sel, c'est ces paroles.
Est-ce que je l'aimais ? Par amour ? Par amitié ? Chloé, je l'aimais un peu de tout. On s'en fou de comment je l'aimais, il n'y a qu'une seule réponse. C'est évident. Je me mord violemment la joue.
Je déteste cette femme.
Je me raidis complètement. Chacun de mes muscles se tend. Ma mâchoire est crispée. Je serre les accoudoirs de la chaise jusqu'à ce que mes jointures en blanchissent.

-" Oui. "

Je déglutis. Pince les lèvres. Respire profondément. Elle n'avait pas le droit de poser cette question. Elle me représente tout entier. Une plaie béante. Pas encore refermée.
Ah oui, elle n'avait pas le droit ? Et tu vas faire quoi, hein ? Tu vas faire quoi ?
Tu ne peux rien faire. Esclave.
Je plisse le nez à cette pensée.
Esclave.
J'essaie de me calmer. Je m'agite trop, c'est improbable. Je fronce tout légèrement les sourcils. un pli se fait sur mon front, je le sais. On me l'a souvent fait remarqué. Je me fiche de l'air que j'ai. J'ai mal. Je sens mon coeur battre dans mes oreilles et franchement c'est assez détestable.
Tu sais quoi Green ?
T'es peut être pas un esclave pour rien.

-" Pourquoi cette question a-t-elle tant d'importance ? Parce que aucun garçon ne t'as jamais aimé par amour ? "

Je me fou qu'elle me balance à l'autre bout de la pièce. Je me fou qu'elle me brise chacun de mes os.
Je n'ai pas peur de la douleur. Pas peur de la mort. Pas peur d'Anja. Pas peur de mon futur. Qu'elle fasse ce qu'elle veut de moi.
Je veux juste qu'elle souffre. De toute façon, si c'est le cas, c'est finit. J'ai fais des recherches sur Anja, elle n'a pas de copain. J'espère que celui qu'elle a probablement eu auparavant soit mort. Crevé. Loin. Qu'elle ait mal.
J'espère que la plaie est encore béante.
J'espère que ta mal. Comme j'ai eu mal. Je t'en veux Anja Von Duisbourg. Mais la haine, tu dois bien connaître. C'est toute ta vie n'est-ce pas ?
Je n'ai pas envie de lui ressembler finalement. Une femme égoïste et haineuse. C'est tout ce qu'elle est. Et je suis à elle. Frustrant.
Rageant.
Injuste.
Tout est injuste dans cette vie de toute façon.
Au moins, moi, un jour, j'ai été heureux.
Avec une femme.
Peut être pas de l'amour. Mais une amitié profonde.
Mais elle est morte.
Mon bonheur avec.
Ma vie.
Mon coeur.
Je déglutis. Bien. La tempête va se déchaîner sur moi je crois. Là, par contre, je n'avais pas le droit. Et elle, elle peut me taper. Parce que je ne suis rien. Je souffle doucement. Ferme un peu les yeux. Vas-y, tape. Je n'en ai rien à faire de toi.
Elle n'est plus là. Alors que je crève maintenant ou demain, qu'elle importance ? Explique moi, je ne comprend pas.
Esclave?
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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyMar 27 Mar 2012 - 0:01

L'amour. Anja ne comprenait pas vraiment toutes les subtilités de ce mot. Oh, bien sûr qu'elle avait déjà été amoureuse. Il s'appelait Anthony, il avait 6 ans et ils s'étaient connus dans le bac à sable. Ça avait duré deux semaines, un bisou sur la joue et quatre tartines de Nutella. Ils étaient jeunes, innocents et ça n'allait pas plus loin. Ça n'a jamais été plus loin.
La jeune femme avait aussi eu sa période où le moindre compliment du sexe masculin la faisait rougir. Mais trop timide pour s'engager, trop effacée pour être remarquée, l'amour et ses histoires lui passaient toujours à dix kilomètres. Elle avait bien quelques amis, mais ça c'était avant. Avant que Diego se fasse assassiner, que l'avion de sa mère explose, que sa vie parte dans tous les sens. Là, Anja avait compris que l'amour, ça blessait. Parce qu'elle les avait aimé tous ces gens qui étaient morts. Pas comme deux amants s'aiment, certes, c'était un autre amour, mais tout aussi puissant. Et tout avait été si vite démolis... C'est ça le problème. Le problème c'est que l'amour blesse plus qu'il ne fait du bien. Depuis, Anja n'avait plus aimé.

-" Oui. "

[...]

-" Oui. "

Ce n'était pas un oui banal, c'était un oui qui se voulait fort, qui se voulait destructeur, qui n'a fait que s'achever lui-même... Un oui suicidaire. Je n'aurais pas dû poser cette question et pourtant je l'ai fais. Diego m'a pourtant dis une bonne centaine de fois qu'à trop tordre ses jouets, on finis toujours par les casser... Mais qui puis-je si je me plais à faire de mes soldats de plombs des petites marionnettes en papier mâché ?
Il avait mal. Il souffrait et je ne parvenais pas à comprendre sa douleur. Il était là, sur sa chaise, la mâchoire crispée, les poings serrés, la haine au bord des yeux, au bord du gouffre. Je l'avais blessé et je ne parvenais même pas à comprendre pourquoi ni comment. Je n'arrivais pas à me mettre dans sa situation, même si nous avions tous les deux perdu quelqu'un de cher. Ce n'était pas pareil. La mère de Green était vivante, elle. On est obligé d'aimer une mère, c'est inconditionnel ; on tombe d'elle, on naît d'elle, on a vécu neuf mois en elle. Alors qu'un amant... À quoi ça sert ? Honnêtement à quoi ça sert si ce n'est souffrir ? Les parents de Green étaient encore en vie, eux.
L'amour ça fait mal.

-" Pourquoi cette question a-t-elle tant d'importance ? Parce que aucun garçon ne t'as jamais aimé par amour ? "

Après tout, soldat et marionnette ne sont rien d'autre que des synonymes.
Je n'ai pas crié à cette insulte à peine voilée. Je ne l'ai pas menacé, je ne l'ai pas balancé à l'autre bout de la pièce. Je l'ai juste regardé, un petit sourire au coin des lèvres, presque amusée qu'un petit soldat se mette en travers de ma route. C'est drôle comme les chefs sont parfois masochistes. Je ne sais pas si tu as remarqué ça maman, mais généralement les gens avec du caractère sont ceux qui nous plaisent le plus. Même s'ils sont les plus susceptibles de créer des embrouilles, ce sont généralement les plus fidèles. Ceux qui sont près à risquer leur vie et leur mort une fois bien maîtrisé. Mais encore me fallait-il trouver les fils de Green et ne pas m'emprisonner dedans...

[...]


Le sourire brilla un instant dans les yeux froid d'Anja avant de venir s'échouer sur l'horizon. Puis la sorcière se leva, vacillant de sa démarche fragile, presque précieuse, jusqu'au jeune homme. N'importe qui aurait alors pu pensé que la jolie blonde n'avait aucune chance, que son corps frêle serait basculé par la puissance de son interlocuteur. Et pourtant c'était lui qui était assis, presque paralysé sur son siège, comme apeuré par l'aura glacial que dégageait sa cheffe. Mademoiselle von Duisbourg savait très bien qu'avec l'aide de ses pouvoirs elle pouvait l'envoyer valdinguer contre un mur et que Green ne tenterait même pas de se défendre. Soldat de plomb, soldat esclave...
Pourtant, lorsqu'elle arriva à sa hauteur, aucun geste brusque n'émana de la jeune femme. Au contraire, sa main se posa avec douceur le long du menton du sorcier, le caressant presque pour aller à la rencontre de son regard.

- Je n'ai jamais aimé comme tu l'as aimé elle. Par raison personnelle, par choix surtout. L'amour fait mal, l'amour blesse, l'amour tue. N'aurais-tu pas été plus heureux si tu ne l'avais jamais rencontré ? N'aurais-tu pas moins souffert ?

Sa main se détacha enfin du visage du jeune homme alors qu'elle se remis à penser à sa mère. Si elle avait eu le choix... Oh oui, si elle avait eu le choix elle aurait refusé de la connaître. Sa mort aurait alors été comme la mort d'un banal inconnu. Pas plus de vague, pas plus de haine, pas plus de méchante Anja.
Puis, avant même que Green n'ait plus répondre, la sorcière noire plaça un doigt sur sa bouche afin de l'empêcher de parler.

- Non, ne répond pas à cette question. Il ne sert à rien de te mentir, sans Chloé tu ne serais pas là à te poser toutes ces questions. Tu avais un destin tout tracé, un soldat de prince, un soldat d'or et de diamant. Puis l'amour a débarqué, a foutu le bordel dans ta vie et à présent tu doutes. Mais maintenant tu as deux choix. Tu peux abandonner, laisser le soldat fondre au milieux des autres jouets, ou tu peux aussi faire de ta faiblesse une force, te transformer de soldat en prince. À toi de faire ton choix, de savoir si tu veux vivre dans la passé ou le présent.

Elle lâcha enfin son regard pour retourner à son bureau et à sa propre chaise. D'un tiroir en bois clair, elle en tira une cartouche de cigarette et glissa une clope à son bec. La fumée ne mis pas deux minutes à envahir l'espace restreint de la pièce alors qu'Anja restait à son bureau, silencieuse, imperturbable.
Puis, à nouveau ses lèvres se muèrent en un mot, en une suite de phrases et de lettres qui s'entrechoquent. La cheffe de Rosenrot ne parlait jamais pour ne rien dire. Elle prenait toujours son temps avant de parler, en particulier à un soldat de plombs aussi intelligent.

- Tu sais Green, l'amour c'est humain, très humain, trop humain. Ce n'est pas pour nous, abandonne.

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyVen 30 Mar 2012 - 22:42

Tu sais Chloé, c'est dur de n'être qu'un bon soldat. Je crois que ça aurait été plus facile si j'avais été plus persuadé que ce que je faisais allait servir à quelque chose. Le problème, c'est que j'en étais si peu persuadé, qu'il m'était difficile de me rentrer ça dans le crâne. Et ni les belles paroles, ni la ceinture en cuir de mon père ont réussis à changer cela. Ce qui est un peu dommage. Oh, si au moins j'aurai pu être convaincu qu'en crevant je servirai à quelque chose ! Mais à quoi servent les sorciers noirs hum ? Les autres ils disent ' au moins, j'aurai sauvé une vie. ' ou encore ' au moins, j'aurai pu changer le monde, les petites filles iront à l'école. ' Quand je serais mort, je dirai quoi ? C'est bien, j'ai été loyal jusqu'au bout ? J'ai bien obéit comme on me le demandait plutôt que sauver ma peau ? Il paraît que l'être humain à un instinct de survie très développé. Il n'y a qu'a voir les camps nazis ! Les gens, ils essayaient de survivre, alors qu'ils savaient très bien l'issue. Sommes-nous pareil ? Rien qu'un petit peu ? Je ne le pense tellement pas qu'il serait inutile de le prétendre. Mon instinct de survie, comme tous les soldats est très bas. Je soupire.
Ma vie est inutile.
J'ai peur qu'elle me balance contre un mur. Que ma colonne se brise sous l'effet du coup trop violent, et qu'elle me laisse là, pour mort. Ou peut être pas, simplement parce qu'elle s'en fou complètement de moi. Oh franchement, ça ne m'étonnerait pas !
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
Liberté.
J'aimerai tellement être ailleurs, loin...
J'ai envie de fermer les yeux et attendre qu'elle rende son verdict. Non, ça ne m'aurait pas fait peur qu'elle me frappe. J'ai juste peur d'être amoché. La douleur, ça passe. Une jambe en moi, je me demande si ça se greffe. Bon, sûrement, mais tout de même. J'ai 21 ans. Je n'ai pas envie d'avoir une cicatrice déjà.
J'attend donc. Phalanges blanchies par l'attente désormais trop longue et l'appréhension qui doit se lire sur mes traits. Mais je n'ai que faire de ce stress. Je pense qu'elle prend plaisir à la situation.
Enfin, ça arrive. Elle se rapproche. Doucement, trop doucement. Je ne tremble pas, seulement chacun de mes muscles n'est plus que tension, appréhension trop lourde à porter. Ses doigts glissent sur ma peau. Ils sont frais, froids. Le long de mon menton sa peau touche la mienne, et un frisson électrique me parcourt le corps. Et pourtant je reste là, sa merci.
Vous savez quoi ? Ca fait mal, des fois, de n'être que ça.
Mais ce n'est pas sa magie, ou sa main, son pied ou je ne sais quoi qui me percute. C'est sa voix.

- Je n'ai jamais aimé comme tu l'as aimé elle. Par raison personnelle, par choix surtout. L'amour fait mal, l'amour blesse, l'amour tue. N'aurais-tu pas été plus heureux si tu ne l'avais jamais rencontré ? N'aurais-tu pas moins souffert ?

Je déglutis. Cela me surprend qu'elle ait seulement prit la peine de me répondre. Moi, son jouet ! Je trouve ça impossible, improbable même. Devrais-je m'estimer heureux ? C'est ça le bonheur ? Non. Je me fou de l'honneur qu'elle me fait, si seulement s'en est un.
Je réfléchis deux courtes secondes avant d'ouvrir la bouche pour protester, comme un gamin de cinq ans. Puis je la referme, le temps de trouve quelque chose de plus acide, de plus percutant. Oh, oui, j'aimerai voir la souffrance dans ces yeux ! Mais je me demande si ça existe encore un peu. Un tout petit peu, le souffrance, pour Anja. Ou alors ça existe trop, c'est sans relâche, et je ne l'ai jamais vue sereine.
Mais elle enchaîne, trop rapidement.

- Non, ne répond pas à cette question. Il ne sert à rien de te mentir, sans Chloé tu ne serais pas là à te poser toutes ces questions. Tu avais un destin tout tracé, un soldat de prince, un soldat d'or et de diamant. Puis l'amour a débarqué, a foutu le bordel dans ta vie et à présent tu doutes. Mais maintenant tu as deux choix. Tu peux abandonner, laisser le soldat fondre au milieux des autres jouets, ou tu peux aussi faire de ta faiblesse une force, te transformer de soldat en prince. À toi de faire ton choix, de savoir si tu veux vivre dans la passé ou le présent.

Chloé. Chloé. Chloé. Le nom résonne à mes oreilles comme le sang fait battre mes tympans. Un soldat d'or ? De diamant ? L'amour a foutu le bordel dans ma vie ? Abandonner ? Le soldat fondre au milieu des autres jouets ? En prince ?
Y'a plusieurs choses qui tiltent en moi. La première, c'est qu'elle me connait bien mal. Je n'ai jamais rêvé de sauver la princesse. Jamais. Là, déjà, elle se trompe. D'or ? De diamants ? Je ne tiens pas à être celui qu'elle préfère. Or, diamant, je ne suis pas précieux ou je ne sais quoi ! J'espère ne pas être aussi superficiel que ça. Ensuite, elle avoue ouvertement que je ne suis qu'un jouet de plus dans ses mains. Fondre au milieu des autres jouets.. Je secoue la tête, amer d'avoir une simple confirmation de ce que je savais déjà.
Oh, et puis, ça n'a pas foutu le bordel dans ma vie, c'est là que tu te trompes. Tous les idéaux dans lesquels je n'arrivais pas à rentrer, ce moule qu'on m'avait fait mais dans lequel j'étais incapable de me glisser, ces doutes, ces questions, ces pourquoi, ces injustices, ces manques, et bien vois-tu, Chloé Nienta a fait sauter tout cela d'un seul coup, pour me réconforter avec la vie. Pour me dire qu'on pouvait aussi mais des choses bien. Alors non, elle n'a pas foutu le bordel. Elle a juste viré tout ce qui ne m'allais pas, pour le remplacer avec le vrai moi. Et toi, que fais-tu de moi ? Mais après tout, que veux-tu que je te réponde Anja, hein ? Dis moi ? Je souris tristement.

-" Ne t'en fais pas parce que c'est finit, soit heureux parce que c'est arrivé. "

Je la regarde, droit dans les yeux. Un jour, un homme m'a abordé dans la rue. J'aurai pu l'envoyer valser, le renvoyer d'où il venait, mais je ne l'ai pas fait. Il souriait et semblait inquiet à la fois. Je l'avais trouvé étrange. Il m'avait attrapé le bras avant de me dire, d'une voix râpeuse ' Hé, gamin ! Je sais qu'un jour tu sais où tu vas ? " Je l'avais regardé, incrédule. En soit, oui, je savais. Je retournais chez moi. J'avais tendu le bras, indiquant ma maison, quelques pas plus loin quand il avait secoué la tête, d'un air piteux avant de se téléporter. La vraie réponse à cette question ?
Non. Je n'avais aucune idée d'où j'allais. Et ça me rendait franchement mal. Vous savez, vous, où vous allez ?
Elle retourne fumer, et je me détend un peu. Pas qu'elle ne puisse plus me faire quoique ce soit, je le sais bien, mais tout de même.

- Tu sais Green, l'amour c'est humain, très humain, trop humain. Ce n'est pas pour nous, abandonne.

Un léger sourire ironique se peint sur mes lèvres qui pourtant ne devraient pas sourire. J'ai la poitrine qui se lève et s'abaisse à une rythme trop élevé. Mes doigts se crispent et se détendent tandis que j'essaie de rassembler le peu de courage qu'il me reste.
C'est à dire pas beaucoup.
Je déglutis. Cette femme est un peu étrange. Je secoue la tête. Te mens-tu à toi même Anja Lilli Von Duisbourg ?

-"Alors à qui son adressées ces lettres ? "

On n'écrit pas sur des lettres avec autant de soin, si ce n'est que pour soit. Moi en tout cas, je n'y crois pas. Je ne sais pas ce qu'elle marque. Mais pas autant de soin non plus pour un ennemi. Pourquoi passer autant de temps à lui écrire de plus ? C'est pathétique. Elle qui prétend que l'amour n'est pas pour nous ? Je suis sûr qu'elle aime la personne qui lira un jour ces mots. Ou qu'elle l'a aimé. Qu'elle s'excuse peut être ? Non, improbable. Je ne vois pas la jolie blonde s'excuser pour quoi que ce soit. Même d'avoir tué toute la famille de quelqu'un sans raison. Je donnerai cher pour pouvoir lire les mots qu'elle trace avec autant de soin. J'aimerai en savoir un peu plus sur cette femme devant cette apparence lisse et brillante. Trop superficielle. Trop inintéressante. Pourtant, chaque fois qu'elle ouvre la bouche, ce qu'elle dit contraste beaucoup trop avec ce qu'elle semble être.
Elle cache beaucoup trop de choses.
Alors, qui es-tu, Anja ?
Quelles sont tes failles ?
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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyLun 16 Avr 2012 - 18:19

Parfois les mots blessent plus que les poings. Ils ne font jamais plus de bien qu’un baiser ou qu’une entrainte par contre. Même un « je t’aime » ne peut être comparé à l’adrénaline que procure un premier baiser. Alors qu’ils sont capable de blesser, de tordre, de jeter. Les mots sont capables de tuer, les mots sont des armes qu’il faut savoir utiliser avec passion. D’autres fois c’est l’absence qui crée le plus de mal. L’absence de gens, l’absence de mots, l’absence d’amour. L’indifférence est plus douloureux que la haine. Plus pesant aussi. C’est comme une bulle d’oxygène vide dans un cœur. Ou comme une bulle de savon sur le point d’exploser, chaque absence de regard, absence de geste, absence de mot, la rend encore plus fragile. Plus cassable. Jusqu’à ce que la bulle éclate.
Et le cœur avec.
Le cœur d’Anja avait explosé depuis bien longtemps. Elle aurait bien aimé que celui de Green ane à son tour. Elle aurait bien aimé qu’il oublie sa Chloé. Ou tout du moins qu’il fasse de cette absence une force au goût amère. Quelle plus belle force que la vengeance ? Les épinards de Poppey ne sont strictement rien à côté d’elle.

-" Ne t'en fais pas parce que c'est finit, soit heureux parce que c'est arrivé. "

« Sois heureux ». Pourquoi ces deux mots là sonnaient-ils aussi faux ? Comme s’ils étaient étrangers. Ou pronnoncés dans une autre langue. Mais ce qui transperçait de ces mots étaient clair. Green Soul n’oublieraient pas Chloé Nienta. Pas de si tôt. Et il ne semblait par prêt à se battre contre ses démons intérieurs… Mais qu’importe ? S’il était incapable de le faire, Anja avait toutes les armes qu’il fallait pour le pousser à oublier. Quitte à lui faire un lavage de cerveau.
La jeune femme inspira sur sa cigarette avant de recracher doucement la fumée, en pleine réflexion. Elle savait que les moyens de pression qu’elle possédait sur son soldat étaient capables de le rendre incontrôlable. Et un soldat incontrôlable est un soldat inutile. Son hésitation était presque palpable, mais Green dû penser qu’il était bon de choisir le moment pour faire un commentaire car il n’hésita pas :

-"Alors à qui son adressées ces lettres ?

[…]

-"Alors à qui son adressées ces lettres ?

Comment ? Comment osait-il me demander ça ? Mon sang n’a fait qu’un tour dans mon cerveau alors que devant mes yeux défilaient une centaine de façon de tuer le plus douloureusement possibles. Il n’y a pas à dire maman, mais l’enseignement de la Croix représente parfois une mine d’or.
J’ai retenu toute la haine qui suintait à chaque pore de chaque parcelle de ma peau pour déguisé mes lèvres d’un sourire. Il se croyait malin, hein ? Avec ses questions personnelles et ses provocatons. C’était quoi son but ? Mourir de ma main dans son bureau ? C’était ça qu’il voulait ? Parce que s’il désirait se suicider, il lui suffisait de se faire rouler dessus par le premier train qu’il rencontrait. En attendant moi je n’étais pas d’accord de lui servir de meurtrière. Je n’allais tout de même pas lui faire ce plaisir là ? Et puis Rosenrot avait besoin de soldat, Rosenrot ne pouvait se permettre d’en perdre un de manière stupide par simple provocation.
Green Soul allait vivre et non pas mourir.
Ou s’il mourait ça serait pour la bonne cause. Ça tombait bien car la mission que je comptais lui confier était justement de l’ordre du suicide. Et si j’hésitais à la lui offrir, j’étais à présent parfaitement décidée. Dorian Cross se verrait offrir en gage de ma bonne volonté un chien enragé. L’amusement est clairement venu s’accrocher à mes lèvres alors que je pensais à tout cela. Green quand à lui n’avait toujours pas bouger, sans doute toujours aussi fier de sa remarque qu’il avait dû penser particulièrement blessante.

- À une personne que j’ai tué.

Je ne lui ai pas offert ton identité maman, je ne le désirais pas. Je voulais juste qu’il comprenne que moi aussi on avait tuer des gens et que malgré tout j’étais toujours droite. Toujours prête à combattre pour Rosenrot, sans me poser de question. Quand on est prêt à se battre pour une cause, on y va jusqu’au bout. Le problème avec Green, c’est qu’il semblait avoir loupé la ligne de départ. Et que ça, ce n’était pas possible.
Il allait devoir retrouver le droit chemin. Et j’avais la bonne méthode pour cela. La méthode parfaite. Appelle ça chantage si tu le désires maman. Mais ça ne pouvait pas échouer.

[…]


Elle le regarda dans les yeux, une pointe d’amusement mesquin découpant son regard. Ça lui semblait tellement amusant, tellement facile… Anja avait trouvé sur quels fils elle allait devoir trouver pour faire bouger sa toute nouvelle marionnette. Et cette façon de faire lui plaisait énormément.
Déverouillant un tiroir, elle en sortit une petite enveloppe qui lui venait directement d’un de ses meilleurs espion. L’enveloppe était destinée au dossier « Mystery Orphanage », mais pourrait parfaitement servir dans ce cas là. Ses ongles déchirèrent le papier, découvrant une centaine de photos que la sorcière noire observa sans sourciller avant d’en saisir une en particulier. Une bouille adorable d’une enfant de sept ans dans une robe rose. Au dos il y avait deux mots ; Myaw Nienta.

- Mignonne, tu ne trouves pas ? Ça aurait pu être ta fille… Mais c’est celle de Chloé.

Elle balança la photo devant elle, comme si l’enfant ne l’importait pas plus que cela ce qui, au fond, était un peu le cas. Le papier glacé vola un instant, trop léger pour tomber comme une pierre, avant de se poser sagement sur le bureau, à la limite de la chute pour la rencontre avec le sol.

- Une humaine. Douée, certes, mais humaine. Tu devrais faire attention où tu poses ta filleule Green, l’orphelinat de Little Angleton risque de devenir beaucoup moins fréquentable. Il se pourrait même qu’il y ait un ou deux dégâts collatéraux. À moins bien sûr que je ne décide que Myaw Nienta soit mise sous protection. Ad eternum. Aucun risque pour elle d’être tuer par nous ou réduite en esclavage. Mais il me faudrait une excellente raison pour prendre pareille décision…

Si Green Soul ne détestait pas encore sa cheffe, voilà qui allait l’achever. Les mots peuvent blesser, parfois plus que les poings. Ils peuvent dominer aussi. Et régner. Et Anja cherchait à faire comprendre à son disciple qu’il était sous sa coupe. Myaw Nienta était tout ce qui lui restait de Chloé. Et tout ce qui lui restait pouvait être tuer d’un simple coup de couteau en pleine nuit… Ne jamais sous-estimé la cheffe de Rosenrot, Green risquait de l’apprendre bien plus vite que prévu…

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyDim 22 Avr 2012 - 11:24

Il était une fois un petit garçon. Il riait tout le temps, avait des tas de copains. Il ne savait pas ce que deviendrait sa vie mais la question ne se posait même pas quand il avait dans sa main un sac de billes. Il aimait beaucoup ses parents, mais savait que quand le volet gauche de la salle à manger était fermé et qu'un trèfle était accroché dans la persienne de sa chambre, il ne fallait pas déranger. Il n'avait jamais essayé. C'était un petit garçon sage.
Puis il a commencé à l'être un peu moins.
Se faire frapper, sa fait mal. Mais le problème, c'est que ce n'est pas le contact qui est douloureux. C'est la main qui frappe.
Alors voilà où j'en étais. Le petit garçon qui avait appris, et vite, car il n'avait pas le choix. Alors il s'était fait une carapace, carapace qui avait volé en éclat sous le regard de Chloé.
Puis elle était morte.
Puis Anja avait su.
Cette dernière phrase n'avait eu jusque là que le pouvoir de faire remonter à la surface les souvenirs les meilleurs et les pires de mon existence. Je n'en voulais pas à Anja. Elle était incapable d'être.. Gentille. De faire preuve de sympathie.
Alors je ne pensais pas pouvoir lui en vouloir.
On pense toujours des choses débiles.

- À une personne que j’ai tué.

Je sais pas si le don de détection de mensonges existe, mais si oui, alors j'en été doté. Je n'y ai pas cru. Pas une seule seconde. Mais je n'ai pas relevé, parce qu'il y a des fois, où on va trop loin. On le ressent vite. Et là, c'est comme si Anja c'était soudainement rappelé qu'elle pouvait m'écraser. Si elle m'avait répondu, c'est uniquement que si elle ne l'avait pas fait, j'aurai pris ça comme une victoire de ma part.
Cette personne Anja, qui qu'elle soit, tu l'aimes. Tu l'as aimée. Tu l'aimeras. Je me tais donc. Que voulez-vous que je réplique ? ANJA, TU MENS ! Tu mens. Mais qu'est-ce que j'aurai réussi à prouver ? Que je suis plus débile que j'en ai l'air ? Plus suicidaire que je ne le suis déjà ?
Mais mes lèvres forment le mot.
Lies.
Je secoue la tête. Serre les dents.
Jusque là, je me fichais pas mal de ce qu'elle disait. Les sens cachés, les choses du genre, je n'en avais que faire. C'était du vent.
Peut être pas autant que je ne pouvais le penser, mais du vent quand même à mes oreilles. Je n'aurai peut être pas du. Comment avais-je pu imaginer qu'Anja parlerait seulement pour me répondre ? Parce que ça lui faisait plaisir ?
Non.
Anja était Anja. Anja resterait Anja. Comment en aurait-il pu en être autrement, dites-moi ?
Elle sorti un dossier de son bureau. Elle n'aurait pas fait ça si cela ne me concernait pas. Aucun intérêt. Elle l'aurait feuilleté plus tard, et pas sous mes yeux, comme si je n'étais plus là. Comme si je n'avais jamais été là. Non. Elle feuilletait les photos. Et moi, je regardai ailleurs. J'avais envie de prier pour que le dossier s'agisse de mes parents, d'un gamin, d'un cousin, d'un soit disant proche, n'importe qui. Je me serai mis à genoux devant à peu près n'importe qui. Mais même avant qu'elle pose la photo, que je voie le nom du dossier, que je lève les yeux sur la femme froide, j'avais deviné un nom.
Myaw.
Placez vous devant un gouffre d'environ quinze mètres. Placez des clous au fond. Un mur un flammes devant vous. Faites en sorte d'être sûr de ne pas mourir en arrivant au bout. Bien. Vous y êtes ? Maintenant placez une menace de l'autre côté. Et comprenez que je préfère agoniser des semaines entières dans ce trou, des mois même si vous voulez pour ne pas savoir ce qui va suivre. Pour ne jamais avoir su.
Et avant de poser cette photo, elle m'avait dit.

- Mignonne, tu ne trouves pas ? Ça aurait pu être ta fille… Mais c’est celle de Chloé.

Prend mon coeur et découpe le en rondelles, vas-y Anja, te gêne pas ! Ca n'aurait pas pu être la mienne. Jamais. Parce qu'on était trop proches, on savait trop de choses. Oh, et puis surtout, elle avait que j'étais trop détraqué. Pas assez normal dans ma tête, y'avait trop de choses qui clochaient en moi. Alors elle ne pouvait pas m'aimer comme celle avait qui elle aurait voulu passer sa vie. Oh non. Pour ça, il aurait fallu un gars fort, sûr de soit, sans doutes, sans faiblesses. Ou qui ne les montres pas du moi. Je faisais ce que je pouvais, mais tout était contre moi. Les terreurs nocturnes, les cicatrices dans mon dos.
J'ai envie de balancer la chaise. Voir ce si beau visage dénué d'expressions se déchirer. Saigner. Pleurer. Mais voilà. Il y a un problème à tout ça. C'est que je ne suis qu'une araignée embêtante entre ses doigts.
Serre les doigts, Anja.
Et la photo de tomber.

- Une humaine. Douée, certes, mais humaine. Tu devrais faire attention où tu poses ta filleule Green, l’orphelinat de Little Angleton risque de devenir beaucoup moins fréquentable. Il se pourrait même qu’il y ait un ou deux dégâts collatéraux. À moins bien sûr que je ne décide que Myaw Nienta soit mise sous protection. Ad eternum. Aucun risque pour elle d’être tuer par nous ou réduite en esclavage. Mais il me faudrait une excellente raison pour prendre pareille décision…

J'ai un sourire sur les lèvres. Le genre de sourire amer. Acide même. Oh, Anja. Y'a beaucoup de choses que tu n'avais pas le droit de faire, mais que t'as fait quand même. Je pensais que t'étais juste brisée. Que t'avais une faille qui séparait ton coeur en deux parties inégales, et que tu laissais parler la meurtrière, l’insensible. Mais j'avais tord.. Oh, tellement tord. T'es mauvaise jusqu'à la moelle. J'espère que cette faille te détruira un jour, et prochainement. J'espère que plus jamais tu ne connaîtras le sens du mot bonheur, plaisir, joie, sourire, rire. J'veux juste que tu crèves à cet endroit.
Mais y'a un truc que tu ne pouvais pas comprendre. C'est que par respect, par envie on fait à peu près tout. Par crainte, beaucoup moins déjà.
Mais par crainte de perdre l'amour, on devient fou. Et ce n'est pas comme si les soldats de Rosenrot pouvaient être jetés par les fenêtres. Enfin je crois. Mon sourire s'élargit. La petite Myaw. Celle au sourire enfantin. Celle qui avait un rire de princesse. Celle qui était heureuse, mais si Chloé n'était plus là. T'oserais vraiment me l'enlever ? Y'a des choses que t'as pas le droit de faire, selon moi. Puis y'a des choses que tu ne feras pas, à cause de moi.
Faut que j'aille à l'orphelinat. Faut que je les préviennes.
Soumets-toi, Green.
Mes poings sont tellement serrés que mes jointures blanchissent. T'a pas le droit putain ! T'imagine pas le sentiment d'impuissance que tu provoques là. J'ai envie de hurler. De partir en courant. Au pire, de mourir. Je souffle doucement. essaie de respirer mais tu vois, ça fait mal. Mais non, tu ne peux pas voir. Tu es aveugle à la souffrance. J'ai envie de hurler.
Mais c'est une voix calme qui répond à Anja.

-" Une bonne raison. "

Je souffle.

-" De toute façon Anja, ta parole je n'y crois pas. Alors fais ce que tu veux. Je m'en fou. "

Y'a des jours où on ment.
Y'a des jours où on a mal.
Puis y'a des jours comme ça, où plus rien n'a d'importance.
Myaw.
Excuse moi.


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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyJeu 31 Mai 2012 - 10:02

« Des fois j’me dis que j’suis pas née dans le bon sens, genre j’suis sortie d’ma mère à l’envers et les mots qu’j’entends j’les entends à l’envers, les gens que j’devrais aimer j’les hais et les gens qu’je hais... »

Le regard d'Anja resta focalisé sur les lèvres de Green. Un murmure, un murmure qui fait mal, mais rien qu'un murmure. Un tout petit mot.
Lies.
Il l'avait clairement traité de menteuse. Il l'avait offensée. Il l'avait... en était-elle sûre au fond ? Le murmure était trop murmure, les lèvres n'avait fait que se mouvoir, si vite qu'il était impossible de vraiment savoir. L'avait-il injurié ou non ? Avait-il osé... Le coeur de la sorcière noire frémit de rage, augmentant légèrement son débit, comme s'il voulait exploser contre ses tympans. Pourtant la belle blonde ne dit rien, laissant ses sentiment s'enfermer tout au fond et un maigre sourire de supériorité décorer ses lèvres.
Pour qui se prenait-il ?
Ce n'était pas un mensonge ! Et ce n'était pas une menteuse ! Elle était vraiment coupable du meurtre de sa mère. Pas au premier degré, certes, elle n'avait jamais voulu qu'un truc aussi atroce arrive, mais tout de même. Si la Croix avait fait exploser cet avion c'est parce qu'Anja avait fait du chantage affectif à sa mère et que, cette dernière, suivant la dernière fibre de son instinct maternelle, s'était détournée de sa mission pour aller rejoindre sa fille.

Coupable.

Ce mot résonna dans la tête d'Anja alors qu'elle sortait la photo. Coupable, coupable, coupable. Son coeur se tordait alors que sur son visage restait le sourire fier de celle qui va bien. Comme si tout allait bien. Comme si elle croyait encore que tout puisse aller bien.
Mensonges.
Peut-être qu'au fond Green avait raison. Elle avait passé sa vie à mentir. À faire comme si tout allait bien. Comme si elle était heureuse ? Mais ne l'avait-elle jamais été ? Vraiment heureuse ? Depuis toujours elle se protégeait sous les mensonges parce que c'était la seule façon qu'elle avait trouvé pour ne pas sombrer dans la démence. Et la seule et unique fois où elle avait dit la vérité, ou elle avait demandé à sa mère de revenir, ses véritables désirs...
Tout avait explosé.
Le mensonge ne rendait pas heureux, mais la vérité rendait carrément malheureux. Alors autant continuer à calomnier, nier, détourner. C'était la seule façon de ne pas devenir fou...

[...]

Je faisais comme si tout allait bien. Mais ce n'était pas le cas. Même de voir cette flamme de haine et de dégoût dans les yeux de Green en voyant la photo ne m'a pas réjouie. Comme un coeur froid, un coeur sans sentiment et qui s'en fout de tout. Qui s'en fout de tous.
Maman... es-tu sûre de m'avoir construite comme les autres ? Parfois j'ai l'impression d'être différente, et je ne parle pas simplement des deux chromosomes qui différencient les humains des sorciers. Non, je parle de tout ce qui se passe dans ma tête. Comme si j'étais de travers. Comme si j'avais été montée à l'envers. Comme si... j'étais cassée.
Peut-être qu'au fond j'aurais bien besoin de quelqu'un pour me réparer...

NON !

Je me débrouille très bien toute seule ! Je n'ai besoin de personne. Et ce n'est pas ce misérable soldat qui allait m'en faire douter. On dit maman ? Green... Green Soul. Ce n'était personne. Juste personne.
Mais ses mots touchaient si justes...

-" Une bonne raison. "

La voix calme. a voix trop calme. Pourquoi ne criait-il pas ? Il aurait dû... je ne sais pas moi ! Se lever, me frapper, me haïr, m'arracher la tête, me brûler... il aurait dû agir. Faire quelque chose. Crier sa haine. Pas rester calme... pourquoi restait-il calme ?
C'est tellement plus facile de haïr quelqu'un qui crie...

-" De toute façon Anja, ta parole je n'y crois pas. Alors fais ce que tu veux. Je m'en fou. "

Trop calme.
Alors je n'ai plus tenu. Je sais maman, que c'est moi qui aurait dû rester calme. Que j'aurais dû garder la raison, ne pas exploser, me contrôler. Mais c'était impossible. Et la main est partie toute seule.
CLAC.
Il ne faut pas croire que je n'ai pas de force. Le rouge écarlate sur la joue de Green en a été la preuve formelle. Je suis plus forte que ce dont j'ai l'air. Du moins à l'extérieur...
Encore heureuse qu'il me reste la force physique à défaut de la force mentale...

- C'est comme ça que tu aimes ?

J'avais craché ces mots comme si moi je savais aimé. Comme si j'en avais quelque chose à faire de l'amour. Comme si... trop de comme si. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque part, le regard de l'enfant sur la photo, les mots de Green, la façon dont il me regardait... quelque part, quelque chose m'avait blessée. J'avais presque envie d'épargner totalement la petite Myaw, de m'attacher à elle, d'apprendre à la connaître alors qu'au fond, ce n'était qu'un déchet humain de plus.
Pourtant à ce moment, dans ce bureau, je pensais tout autrement.

Alors j'ai regardé mon soldat, presque déçue. Je l'ai regardé, laissant un silence lourd envahir la pièce. Je l'ai regardé et soudain je me suis penchée vers lui pour faire la chose la plus insensée du monde.
Pourquoi ?

[...]


Oui, pourquoi ?
Sans doute dirait-elle plus tard qu'elle n'avait pas réfléchis, que ça avait été une sorte de réflexe, que c'était tombé tout seul. Oui voilà, c'était tombé. Tombé de sa bouche.
Un baiser qui tombe...
Parce que c'était ça qui c'était passé. Elle s'était penchée vers lui, ses lèvres effleurant doucement les siennes, presque avec fragilité, puis s'y accrochant avec un peu plus de force, ne voulant plus les quitter, de peur de tomber plus bas. Sa langue avait glissé, cherchant une alliée, rampant jusque vers celle de Green, jouant avec, presque avec plaisir.
Presque avec plaisir...
Avec plaisir...
Plaisir.

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptySam 2 Juin 2012 - 23:06

" Je crois en la mort, la destruction, le chaos et la cupidité. "

Anja. Lilly. Von. Duisbourg.
Ton nom fait quatre mots Anja, je trouve que c'est trop long. En plus, il veut rien dire. Enfin, là, j'ai un peu tord. Il veut dire messager, dans une langue morte. Elle n'est pas morte pour rien. Il paraît que les prénoms nous représente. Mais t'es loin d'être une messagère n'est-ce pas. T'es une meurtrière. Capricieuse. Égoïste. Froide. Distante.
J'incline un peu la tête sur le côté.
Je ne comprend pas pourquoi sa mère l'a appelé ainsi. Sa maman devait savoir ce genre de chose là ? Elle ne savait donc pas ce que sa fille allait devenir ? Ou alors elle le savait inconsciemment, et elle a un sens de l'humour très développé. Lilly : "Particulièrement secrète et réservée, elle semble très mystérieuse. C'est une introvertie qui tend à se poser beaucoup de questions. Cela ne va pas sans un côté inquiet et angoissé. " Ainsi que " Sentimentalement, elle est tellement bercée de chimères et d'utopie qu'elle a beaucoup de difficultés à concrétiser son rêve d'idéal". Ok, définitivement, ses prénoms sont une grosse blague. J'aurai presque sourit si la situation n'était pas aussi délicate. Si mes envies comptaient toutes sur une morte certaines d'Anja. Je sais que l'indifférence est le contraire de l'amour. C'pas la haine. Mais j'm'en fou, peut être qu'au fond je l'aime quand même un peu. Mais alors ce un peu est caché très loin dans une partie cachée de mon cerveau.
Je soupire. Je pense à Myaw, et à Chloé. Et au visage d'Anja. Un peu moins impassible. Mon sourire s'étire timidement sur mon visage. J'ai un peu gagné, vous savez. le sang palpite au cou d'Anja. Je suis sûre que c'est de la rage. De la haine. Vous savez, le seul sentiment pur que peut ressentir Anja. Je suis sûre qu'elle ne peut pas être amoureuse.
Qu'elle ne peut pas aimer.
Ni être aimer.

- C'est comme ça que tu aimes ?

C'était jeté à mon visage. Sa main à claqué ma joue. Je ne peux pas dire que ça fait franchement mal. Bien sûr que ça fait mal, quand même. Mais elle a tapé du plat de la main. Je sens ma peau qui chauffe et je trouve ça franchement désagréable. Je pose ma main sur ma joue, là ou ça m'a pincé. Ca a claqué. Je me sens comme rabaissé, jeté au sol.
Mais je souris.
J'ai gagné n'est-ce pas ?
Bien sûr. Parce qu'elle a perdu son calme et que je n'ai pas bronché. Pas une seule seconde. Je la fixe simplement avec ce même regard vide. Regard qui pense à Chloé.
De toute façon Anja, tu ne m'as pas laissé le choix. Soit je me mettais à tes pieds, soit je jouais le tout pour le tout. J'te connais pas beaucoup beaucoup. J'me disais que t'avais peu être un peu de compassion qui t'empêcherais de tuer Myaw. De toucher à seul de ses cheveux. A sa peau. Personne ne touche à Myaw dans le but de lui faire du mal. Mais voilà. Cet lueur de compassion, j'suis pas sûre que tu l'es. J'préfère autant que tu m'frappes. J'préfère tout tant que ça ne concerne pas Myaw. Parce que Chloé, c'est trop tard. J'ai rien pu faire. Me dites pas que c'était un accident. Chloé. Voiture accidenté. Anja ? Dites moi que y'a aucun rapport. Dites moi que y'a aucun rapport ! Elle ne pouvait pas savoir à ce moment là. Elle n'était pas cheffe de Rosenrot, elle n'était rien ! Qui que ça soit. Chloé. Rendez la moi..
Je déglutis. Franchement, j'aurai aimé répondre mais elle risque de me balancer à travers la pièce et de me casser les os. Honnêtement je n'ai pas pas teeeellement envie. Alors j'attendais. J'attendais comme le chien battu qui sait qu'il a fait une bêtise et attend le retour de son maître. Sauf que mon maître est en face de moins, et la gifle n'était, me semble-t-il qu'un avant goût. Et le maître en question réfléchit à quoi faire. Je ne comprend pas les vagues de sentiments qui défilent sur le visage d'Anja. Ils ne sont pas assez marqués, j'n'arrive pas à comprendre.
Je me suis toujours demandé si cette fille avait un jour aimé. Qui et comment. Pourquoi même. Y'a des gens, ils te tombent dessus. Comme une évidence. Tu parles avec eux et y'a ce truc.. oui, ce truc dont tu peux plus te passer. T'a envie de les revoir. Non, je blague là. Les gens ça vient, ça part, c'est sans importance. Ils te parlent, te boudent, rien à faire. Mais pour les jeunes adolescentes c'est autre chose, n'est pas ? Est-ce que quand elle avait quatorze, quinze, peut être seize ans a-t-elle attendu devant son portable les messages de quelqu'un ? A-t-elle déjà espéré de toutes ses forces que lui, juste lui, les autres ne comptant pas à ses yeux, la remarque ? Lui sourie ? Qu'il lui parle un peu ou même plus, vienne la voir ? J'aurai aimé savoir. Mais je ne pouvais pas. Ma joue brûlait toujours. Piquait toujours.
Elle s'approche. Je serre les dents. Ce qui suivra sera sans doute douloureux. Anja m'en veut. Je ne sais pas pourquoi. Peut être a-t-elle perdu quelqu'un qu'elle aimait ? Peut être ? J'en suis sûr. Alors je m'attends à la tornade qui va arriver, qui va me percuter. Me renverser ? Reste à savoir comment et pourquoi. J'hésite. Mais elle se penche. J'ai l'impression que ça va doucement mais trop vite à la fois. Ses lèvres effleurent les miennes pour mieux venir s'y poser. C'est insensé. Je suis lecteur de rêve, peut être que je suis simplement endormi ? Non. Trop réel. Je sens le goût de sa langue contre la mienne. Je ne veux pas. Elle a menacé Myaw. Ma Myaw. Je ne peux pas, peut être que ... qu'un membre de sa famille a sur sa conscience la mort de Chloé qui sait ? Puis elle est froide, froide comme la mort. Méchante, sadique, imprévisible.
Je lui trouve tous les défauts du monde comme je pourrai détailler les miens. Instable. Brisé. Rageux et j'en passe beaucoup beaucoup. Alors ma main vient sur la joue d'Anja, mes doigts des ses cheveux. J'oublie ses défauts. J'oublie pourquoi je suis là. Pourquoi j'avais la rage contre elle, pourquoi j'aurai voulu l'écraser à mes pieds. J'oublie Chloé. J'oublie Myaw. J'oublie tout. Je pense bien qu'elle va finir par me repousser. Parce que c'est elle la chef et que c'est comme ça. J'ai envie de lui demander si c'est comme ça que elle, que elle aime. Mais je ne me fais pas d'illusions. Elle ne m'aime pas.
Je ne sais même pas pourquoi elle fait ça mais tant qu'a y être je lâche prise. Complètement. Parce que ça faisait longtemps. Parce que ça fait du bien et qu'Anja est une des plus sexy, des plus jolies. Des plus attirantes. Mon autre main vient du coup l'attirer un peu plus à moi. On peut plus fort. Parce que je le veux un peu plus. Mon désir plus fort contre elle. Plus puissant. Je coupe le baiser et mes lèvres viennent dans son cou avec douceur. Toujours plus.
Lâcher prise.
Parce que depuis que les gens meurent autour de moi j'ai toujours pas recommencer à m'amuser.
Parce que c'est un jeu n'est-ce pas ?
N'est-ce pas ?

"-Kiss my ass ! "


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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyDim 10 Juin 2012 - 17:00

« - On se met d’accord, jure-moi de pas me mettre la tête à l’envers !
- Je ne te mettrais pas le tête à l’envers si tu ne me déchires pas le cœur. »

C'était électrisant, c'était grisant, c'était enivrant, c'était énorme, c'était délirant, c'était foudroyant, c'était...
Ce n'était rien. N'est-ce pas ? Ce n'était rien, ça ne voulait rien dire du tout. Cétait juste des lèvres qui s'effleuraient, des langues qui se titillaient. Au fond, que signife vraiment un baiser ? Qui a décidé que ça scellerait un quelconque amour entre deux âmes ? Personne. Parce que ça ne voulait rien dire. Du tout.
Ce n'était qu'un jeu...
Ah oui, vraiment ? Ce n'était pas ce que semblait penser le coeur d'Anja. Qui battait comme il n'avait jamais battu. Pourquoi ? Elle ne ressentait rien pourtant, rien du tout. Green Soul était un vulgaire soldat, un de plus. Elle en avait cent autres derrière pour le remplacer ! Mais pourtant c'étaient ses lèvres à lui qui étaient collées aux siennes. Pas celles de n'importe qui.

Sex is a game. Love is a joke.

Pourtant l'excitation que la sorcière ressentait est bien réelle. Ce n'était pas de l'amour, non, pas du tout. C'était... autre chose. Comme une envie qui se développait en elle et qui semblait la dévorer. Ce baiser lui paraissait tellement naturel, comme si c'était une évidence. Parce qu'au fond, c'était ce dont elle avait envie. Vraiment envie.
Parce que ça lui plaisait tellement...

[...]

Maintenant que j'y repense, j'ai honte. J'ai honte, mais pourtant je n'arrive pas à regretter. Pourquoi tu ne me l'as jamais dis ? Hein maman, pourquoi tu ne m'as jamais dis à quel point un baiser était bon ?
En même temps, quand aurais-tu eu le temps ? Tu n'étais jamais là...
Et puis avec Green, tout semblait tellement naturel, tellement facile. Il suffisait de suivre mon instinct et de me laisser faire...
Tu te diras peut-être que j'ai laissé toutes mes convictions de côté, mais c'est faux maman. Je pense toujours la même chose des hommes... enfin je crois. C'est simplement se laisser faire, tirer du plaisir d'un acte dont je n'ai aucun besoin de me justifier. Et puis tu sais ce que je crois moi maman ? C'est que tous les hommes ne sont pas comme mon père. Regarde, à Rosenrot on est beaucoup à avoir tout perdu. Une mère, une soeur, une amie... Et pourtant on est là, fidèle, toujours à notre poste. Ce n'est pas parce qu'on est un homme ou une femme. Ce n'est pas pour ça. C'est autre chose maman, autre chose.
Tous les hommes ne sont pas des Erich Schulter.

Tu vois maman, des fois je ne peux pas m'empêcher de penser que tout ça, c'est un peu de ta faute. Longtemps tu n'as pas été là. Moi, bien sûr, j'aurais voulu que tu me prennes dans tes bras, j'aurais aimé au moins entendre ta voix au bout du fil. Mais tu as passé ta vie à être aux abonnés absents. Quand mon père est mort c'était dur, vraiment. Parce que lui prenait soin de moi, parce que lui m'emmenait au parc, parce que lui m'offrait des glaces...
Papa...
Alors oui, le jour où il a disparu, j'aurais voulu que tu reviennes. J'aurais aimé trouvé en face de moi autre chose qu'un Diego froid et distant et qu'une tombe dénuée de sens. J'ai passé mon enfance à parler à une tombe, à me confier à de la pierre. Je ne sais pas si tu te rends compte du vide en moi.
Je ne sais pas, je m'en fous.

Alors oui maman, tu as le droit de penser que je résonne comme une gamine. Je sais que si tu avais encore été là, tu te serais fichue de moi. Tu m'aurais dis "Et bien ma grande ! Comme si tu avais besoin de quelqu'un ! Il faut que tu arrêtes d'être dépendante des gens ma pauvre fille... Regarde où ça a mené ton père tout ça... Pathétique ! Tout comme toi d'ailleurs, j'ai enfanté un être pathétique..." Et bien tu vois maman, ce genre de remarques dans le passé, ça marchait sur moi. Parce que je voulais que tu sois fière. Et maintenant... maintenant certes, je le veux toujours un peu. Mais plus autant vois-tu ? Et si j'ai envie de Green, j'ai envie de Green.
Je sais ce que je fais et je sais ce que j'ai fais. J'ai honte, mais je ne regrette rien.
Tu vois maman, tout ce dont j'avais besoin au fond, c'était les bras de quelqu'un pour me serrer contre lui. Au final qu'est-ce que j'ai ? Les lèvres et le corps d'un homme. D'un de mes soldats. Ce n'est peut-être pas assez pour combler le vide que tu as laissé, mais il faudra que je m'en contente pour le moment.

Parce qu'au fond, je ne vois pas pourquoi je n'aurais pas le droit d'être heureuse. Pourquoi je n'aurais pas le droit à mon tour de connaître l'amour.

Alors oui, Green et moi ce n'était pas de l'amour. Ou en tout cas, pas l'amour comme je l'imaginais. Mais tu vois maman, c'était plus physique. Comme si j'avais besoin de sentir ses lèvres contre les miennes, le contact de son corps contre le mien. Ce n'était pas l'amour, ce n'était pas le bonheur, mais c'était déjà un début.

[...]


Alors elle le laissa faire. Entièrement. Anja lâcha prise, laissant son désir déborder de son corps, laissant la fragilité de ce moment l'emporter avec elle. Pourquoi tenir tête à ce qui est trop fort ? L'envie ne voulait pas attendre, elle se faisait trop pressante, trop dépendante. La demoiselle blonde avait besoin de ça. Atrocement besoin. Ça lui était nécessaire.
La sorcière noire se plaqua contre Green, frissonnant au contact du corps puissant du jeune homme. Qui était la cheffe, qui était le soldat ? Aucune importance, vraiment aucune... Pour le moment c'était juste deux jeunes un peu perdu, ayant besoin l'un de l'autre pour se retrouver. Se découvrir. S'amuser. La suite ? On verra plus tard. On verra...
Leurs lèvres se séparèrent et le sorcier vint embrasser le cou de la jeune femme alors que cette dernière fermait les yeux avec délice. Pourquoi ne lui avait-on jamais dit que la tendresse était si délicieuse ?

Avec une lenteur presque hésitante, elle alla glisser sa main sous le T-shirt du jeune homme, découvrant le torse parfait de Green. Sa main remonta doucement jusqu'à l'endroit où elle pouvait sentir un coeur s'emballer, ses fins doigts posés contre sa peau. Tout semblait tellement... différent. Comme si Anja venait d'ouvrir une fenêtre sur le monde.
Est-ce qu'elle avait peur ? Oui, peut-être. Un peu. Parce que c'était un jeu. Et qu'on ne peut pas jouer sans prendre le risque de perdre.
Mais justement, c'est ça qui est excitant. Notre capacité à perdre.

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyJeu 28 Juin 2012 - 18:39

The king and his men
Stole the queen from her bed
And bound her in her Bones.
The seas be ours
And by the powers
Where we will, we'll roam.



Tu peux croire ce que tu veux Anja. Affirmer que tu n'as pas de coeur, jouer avec celui des autres. Prétendre être insensible à tout, se ficher du monde entier. Rien ne te fait de l'effet, mais c'est faux.
Si tu te fichais de tout, prendrais-tu seulement le temps de coucher ses mots sur du papier ? Je suis sûr que non. Et pourtant tu prends le temps de le faire. Et je n'arrive pas à savoir pour qui. Mais je suis persuadé que tu l'as aimé. Aimé pour de vrai. Et encore plus sûr que ce n'était pas un homme inconnu. Enfin.. je suis sûre que c'est pour ta famille. Une mère sur laquelle tu posais des yeux d'enfants. Un père que tu admirais, ou une soeur avec qui tu étais liée. Mais pas un enfant. Tu n'aurais jamais osé parler de Myaw.
La belle Myaw.
Ma Myaw.
Enfin presque.
Chloé.
Si tu savais à quel point j'aimerai penser un peu moins à toi. Et pourtant, dans ce moment là, alors que je suis avec Anja, alors que les lèvres de celle que je désire plus de minute en minute sont à moi, je pense à toi. Je ne sais pas si un jour tu sortiras de ma tête.
Un jour.
Pas aujourd'hui.
Peut être tu raconteras que tu maîtrisais tout à ce moment là. Tu te persuaderas que tu menais la danse, que jamais tu n'étais dominée. Tu raconteras à celui qui tu as aimé que je n'étais qu'un jouet. Un de plus, un de moins. J'étais là au bon moment et il n'avait suffit d'un rien pour me persuader. Je m'en fou de ce que tu diras de moi. J'oublierai peut être même cette soirée. Vraiment ?
Mais seuls toi et moi sauront à quel point tout ça n'était qu'un jeu. Qu'il n'y avait personne qui était plus que l'autre. On était là.
On vivait.
Et entre mes bras, tout doucement, tu lâchais prise. Je le sentais. Je le savais. Parce qu'autant Anja que je puisse être, tu restais avant tout une femme.
Et tandis que mes lèvres allaient se poser sur la peau claire et douce de son cou, ma main se glissait sous mon T-shirt. Pas d'hésitation. Juste un toucher. Subtil, agréable.
Les mots ne sont que des mots.
Tandis que ses paroles précédentes s’effaçaient, le désir prenait leur place. Vicieux, impétueux et impulsif. On ne peut rien contre ses émotions. On peut les cacher mais difficilement les repousser.
Ma main glissa dans son dos. Touchant son corps chaud. Le désir se faisant plus pressant j'enlève son haut pour mieux la serrer contre moi, lui voler ses lèvres encore et encore. On s'en fou. On est jeune, et on a la vie devant nous. Si ce que je faisais à ce moment là était une erreur, j'aurais bien voulu la refaire encore et encore. Il n'y avait plus d'Anja, plus de Green. Juste nous. Rien n'empêche de s'amuser, de prendre un peu de bon temps.
Un tout petit peu haha.
J'ai envie de parcourir son corps avec mes lèvres, mes mains, rester plus contre elle encore. Je la fais tourner pour qu'elle se retrouve contre le mur, coincée entre moi et la paroi.
Je me demande si un jour tu tomberas amoureuse. Je veux dire vraiment. Suspendue aux lèvres de celui que tu aimes. Attendant un peu plus chaque jour d'être avec lui. Je me demande si un jour tu auras un enfant. Je crois que ça, par contre, c'est possible. Tu le chériras. Il faudrait qu'il ne soit pas à ton image Anja. Apprend lui à aimer. Anja. Anja. Anja.
Un jour, tu seras vieille. Comment parleras-tu de moi à ce moment ? Tu ne raconteras pas ce jour, je pense. Mais tu t'en souviendras. Comme moi. Parce qu'il y a des choses qu'on oublie pas si facilement. Tu vois, je ne t'imagine pas vieille. Anja restera la jeune femme froide, mais sexy, terriblement attirante. Quand tu ne pourras plus ordonner, tu feras quoi ? Quand tu ne pourras plus tuer sur un coup de tête, tu deviendras quoi, Anja ?


[ Excuse moi, c'est vraiment pas top -_-]

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyMar 14 Aoû 2012 - 0:06

« And here's a question that's been tested:
Tell me, if we sleep together
Would it make it any better?
If we sleep together
Would you be my friend forever? »

Au fond, peut-être bien qu'Anja avait honte. Mais elle laissait cette honte là derrière elle, s'enfuyant pour aller se cacher au milieu du jeu pervers qui se déroulait entre Green et elle-même. C'était si facile de se glisser dans la facilité, de laisser exploser ses désirs... Ça faisait tellement d'années qu'elle retenait ça que la sorcière noire avait l'impression que tout allait sortir d'un coup. L'amour, la haine, la colère, l'oppression, le désir,... Son coeur bouillonnait alors que son estomac se tordait dans tous les sens. La sensation de ne pouvoir rien contrôler se faisait de plus en plus pesante, comme si le monde entier était capable de s'écrouler d'un moment à l'autre.
Elle étouffait de désir.
N'était-ce qu'elle ou la chaleur c'était-elle intensifier dans la salle ? Comme si d'un coup tout était en train de flamber. Mais l'immeuble aurait pu être en feu que la cheffe de Rosenrot n'aurait pas bouger d'un pouce. Prête à consumer jusqu'à la moindre plume d'envie, à la dernière goutte de désir.

Take everything. Except my heart.

Le T-shirt d'Anja ne fit pas long feu et alla bien vite s'échouer sur le sol pendant que la jolie blonde faisait subir le même sort au haut de Green. Et la découverte de cette sensation de la peau du jeune homme contre la sienne laissa une pointe de surprise se glisser dans les yeux de la sorcière. Elle, si sûre, si dure, si froide, se laissait surprendre avec une facilité enfantine par les jeux de l'amour et du sexe...

[...]

Qui a tort, qui a raison ? Qu'est-ce que l'amour et ces passions ? Parfois, j'aurais bien besoin de quelqu'un pour m'expliquer tout ça. N'est-ce pas le rôle d'une mère d'ailleurs ? Le problème c'est que toi maman, tu es morte. Est-ce que je t'en veux pour ça ? Et bien... à vrai dire je ne sais pas, je ne sais plus. Je me suis toujours constituée en coupable, je me suis toujours sentie fautive de ta mort. Mais au fond, si toi tu n'avais pas été si absente, si tu avais respecté ton rôle de mère, sans doute n'en serions-nous pas là aujourd'hui ?
La Croix t'a corrompu. Ils ont corrompu l'amour d'une mère pour sa fille. Et moi maintenant je me retrouve toute seule, dans la cours des grands à ne pas savoir jouer à l'adulte. J'aurais besoin de quelqu'un pour m'expliquer, pour m'écouter, pour me raconter. Pour me rassurer... Je n'ai que le vide. Et je suis obligée d'avancer seule, les yeux bandé, sans savoir où je vais...

Je suis fatiguée de marcher dans le noir. Et pour une fois, juste une fois, j'avais envie de me laisser aller, sans que la raison ou la logique ne me guide. Juste mon coeur, mes sentiments, mes désirs. C'est trop dur d'être parfaite, c'est trop dur d'être méchante. Et tu sais quoi maman ?
Peut-être que les hommes ne sont pas si mauvais que ça. Green ne l'est pas en tout cas. Bien sûr il ne pourra jamais trouver de place dans mon coeur ; personne ne le pourra plus. Mais contre mon corps, autour de moi, je crois bien qu'il en a trouvé une. Était-ce juste pour un soir ? Ou pour plus ? Pff... quelle importance ? L'importance c'est que nous l'avons fait. Que nous soyons allés jusqu'au bout. Que, l'espace d'un instant, j'avais l'impression que quelqu'un avait allumé une toute petite lumière dans le noir.
Je savais où j'allais.

[...]


Le dos d'Anja alla s'appuyer contre le mur alors que le corps de Green devant elle empêchait toute retraite. Pour la première fois de sa vie la jeune femme constata à quel point son propre corps paraissait frêle face à la silhouette musclée de son soldat. Cette enveloppe de force et de puissance était à la fois rassurante et grisante parce que pour la première fois de sa vie la sorcière noire avait l'impression de ne pas diriger. Et ça faisait du bien. Même si ça lui faisait un peu peur, c'était une peur presque bénéfique.
La main d'Anja alla parcourir la colonne vertébrale du jeune homme, sentant la tensions exercée dans chacun de ses muscles. Puis arriver là où le dos et les fesses se rejoignent, elle y resta un instant avant que les deux mains ne se décident à s'attaquer à la braguette du pantalon de Green pour pouvoir enfin découvrir se qui se cachait plus bas. L'envie se faisait de plus en plus ardente, dévorante alors qu'Anja avait de la peine à ne pas mordiller les lèvres du sorcier histoire de le presser encore plus, désireuse de savoir à quoi rimait ce jeu.

Saisir les dès. Fermer les yeux. Secouer un peu. Lâcher les dès. Rouvrir les yeux avec espoir. Voir les dès rouler, rouler, rouler...
Double six ou double un ?

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyVen 7 Déc 2012 - 21:43

Gardez vos amis près de vous, mais gardez vos ennemis encore plus près.


Il brûlait. Il ne savait plus exactement d'où ça venait : de son cerveau peut être, ou de son coeur; de son bas-ventre sûrement. Son corps n'était plus que désir face à celui, tout de courbes et de sensualité de la jeune femme. Elle était magnifique; tellement, tellement belle. Il n'était pas en état de penser aux conséquences et puis de toute façon, ce serait Anja la première concernée, bien qu'il en subirait les conséquences, aucun doute là dessus.
Ses mains ne se décollaient pas de la peau soyeuse de la cheffe de Rosenrot. Qu'il était étrange de la sentir se laisser aller ! Mais le moment était là. C'était maintenant, et c'est avec un sourire sur les lèvres qu'il la vit s'attaquer à l'ouverture de son jean, qui mit quelques secondes seulement à céder.
Son envie gonflait dans sa poitrine tout comme elle durcissait son sexe alors qu'il passait une main dans les cheveux blonds de la belle d'un soir.

Elle passait ses mains sur sa peau, le rendait fou. Ce n'était qu'un jeu, mais un jeu auquel elle jouait franchement bien. Il n'avait pas peur de l'issue et de toute façon, hors de question de regretter : alors que son pantalon gisait dans un coin, triste morceau de tissu abandonné, il s'attaqua à son tour au bas de la jeune femme. Le bouton sauta; il avait tiré trop fort. Il s'en fou, c'est son envie, irrépressible, qui le bouscule dans ses manœuvre. Son coeur bat la chamade, la situation est étrange : il n'y pense pas, ses songes auront le temps de revoir cette scène une bonne centaine de fois plus tard. Autant le vivre une fois, pour de bon, pour de vrai.
Et la réalité à un goût excitant.

Il tire avec douceur sur la toile qui glisse le long des jambes musclées de la belle blonde. Les lèvres de Green glisse, sur son cou, sa poitrine, son ventre, puis plus bas, alors que ses doigts caressent les côtes sculptées de sa belle. Il embrasse, son bas-vent, le regard malicieux puis descend jusqu'aux lèvres douces d'Anja.
Il dénude sa poitrine d'un geste rapide, précis, presque habitué pour la couvrir de ses lèvres brûlantes. Ce n'est pas de l'amour, oh non. Tellement loin de là, tellement ailleurs. C'est du désir, du sexe, de la jeunesse. Une envie réciproque, surprenante. Une main sur la nuque de la jeune femme, qui colle son coeur contre le sien, faisant glisser ses doigts dans la culotte de la jeune femme.

Qui a dit que les actes des hommes étaient les meilleurs interprètes de leurs pensées ? Un certain John Locke, qui avait par ailleurs avait sans doute tord. Il paraît que le jeu des deux jeunes gens était un acte d'amour.
Comme si Anja aimait Green.
Comme si Green aimait Anja.


[Temps de réponse trop long; réponse trop courte. ._.]

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyVen 7 Juin 2013 - 15:35

Son cœur battait à la chamade. Elle aurait aimé se contrôler, lui dire d’arrêter, le remettre à l’ordre. Mais elle ne pouvait pas. Pour la première fois depuis bien longtemps la jeune femme était démunie face à la situation.
Et voilà ce qu’elle gagnait à jouer à des jeux de grands dont elle ne connaissait ni les règles, ni le but. La sorcière, la terrible sorcière noire qui faisait trembler une bonne partie du monde magique se retrouvait à présent presque nue, sans défense, prête à capituler. Qui l’eu cru ? Qu’un homme puisse un jour l’avoir comme ça ?

Alors c’était ça le désir ? Cette chose qu’elle lisait dans les livres, cette étincelle qui lui avait sembler avoir parfois brûler dans les yeux de ses parents il y a bien bien longtemps ? C’était donc ça… Ce brasier au fond des tripes et cette nausée incontrôlable. Cette sentation de tout perdre et tout gagner en même temps…
Elle se souvenait de toutes ces prostituées qu’elle avait croisé dans sa vie. Les putes de Croix, les femmes esclavagées dans ce seul but, les simples humaines perdues sur les routes. Toutes ses femmes qu’elle avait toujours méprisé plus que tout puisqu’elle servait des hommes, qu’elle se laissait dominer plus que tout par ses être de sexe masculin qu’Anja ne pouvait supporter.
Mais qui était-elle pour les juger à présent ? Elle aussi se laissait dominer par un homme et presque avec plaisir… Qui es-tu devenu Anja ?

La jeune femme ne pu s’empêcher de frissoner au contact des doigts de Green dans sa culotte. La main appuyée sur le bas ventre du jeune homme, elle sentait une bosse enfler, désirer, grandir dans le caleçon du sorcier. Tout ce désir, toute cette envie… Anja décida d’arrêter de penser et de se laisser entièrement aller, entraîner par son amant.

[…]

Je n’ai pas toujours été comme je suis à présent. J’étais une enfant comme les autres. Jusqu’à la mort de Diego, j’étais exactement comme les humains si l’on excepte le sang de sorcière qui coulait en moi. J’ai rêvé de l’amour, de mon premier baiser et d’un grand mariage. Adolescente, je me suis promis d’attendre le bon pour coucher avec, l’homme de ma vie en quelque sorte. Je n’avais pas envie de me donner à n’importe qui, ce passage là de ma vie me semblait bien trop important.
Et puis tout a changé, tout a basculé. Un peu à cause de toi maman. J’ai tiré un trait que je pensais indélébile sur les hommes et oublier le mot « amour ». J’ai fermé les yeux sur mes désirs, regardé de haut mes prétendant, craché sur ceux qui s’aventuraient un peu trop prêt. J’ai oublié cette « première fois » et toute l’importance qu’elle avait pour moi. Oublier qu’un jour j’avais rêvé de ce moment.

Evidemment, à ce moment tout m’est revenu d’un coup. Mêlé à l’appréhension de cet instant que j’avais plus jeune. Peur d’avoir mal, peur de mal faire, peur de regretter.
J’ai eu mal. J’ai eu terriblement mal en sentant Green s’enfoncer dans mon intimité. Peut-être aurais-je dû lui dire que c’était ma première fois ? Peut-être y aurait-il été moins brusquement ?
Ou pas. Pour la première fois depuis bien longtemps, c’est moi qu’on dominait. Green était le maître du jeu et je n’étais qu’un jouet. Alors j’ai serré les dents et je n’ai rien dit, le laissant faire.
Lorsqu’il s’est retiré et que j’ai vu le sang couler entre mes cuisses, j’ai aussi serré les dents. Serrer les dents pour ne pas pleurer. Serrer les dents pour rester forte. J’ai remis ma culotte avant de regarder mon soldat dans les yeux, tentant de retrouver mon pouvoir sur lui.

- Tu sais Green, au fond on est pareil. Ma mère, c’est à elle que j’écris mes lettres, et bien ma mère aussi est morte parce que je l’aimais trop. Exactement comme Chloé, assassinée par les sorciers noirs.

Je me suis dirigé vers la fenêtre, ignorant la fleur écarlate qui se dessinait au fond de ma culotte et j’ai regardé l’extérieur.

- J’ai besoin d’être seule à présent.

Serrer les dents, toujours serrer les dents. Comme quand j’avais des cauchemars plus jeune et que tu venais dans ma chambre me tenir la main. En me disant de serrer les dents. Jusqu’à en avoir mal. Jusqu’à penser à autre chose qu’à cette douleur morale.
Jusqu’à ce que les douleurs physique remplacent les coups de cutter dans mon cœur.

Ich liebe dich Mutti, envers et contre tous,
Anja


Malgré tout ce qu’elle pourrait dire, Anja avait changé ce jour là. Elle avait perdu sa virginité. Mais plus profond encore, quelque chose s’était implanté en elle. Une toute petite graine, aussi minuscule que son cœur. Mais bien présente, tellement présente…
Anja von Duisbourg ne serait plus jamais la même.

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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ]   Color my life with the chaos of trouble. [ A Wesel ] EmptyVen 7 Juin 2013 - 22:37

[...]

Green ne pouvait pas dire qu'il n'était pas désemparé face à ce qu'il voyait. Face à ce qu'il venait de faire. Il s'était sentit prendre le courage mais les quelques secondes qu'il vivait à présent n'était qu'un léger doute qu'il s'empresse de massacrer. Anja ne changera pas d'un poil. Il se retrouve à nouveau comme un soldat, légèrement en retrait face à sa supérieure qui s'empresse de couvrir sa nudité. Il a envie de sourire, parce qu'il sait grâce au sang sur ses cuisses qu'il a retiré la virginité d'Anja. Qui l'eut cru ?
Pas lui, sûrement. Peut être que d'un côté c'est flatteur, ou alors c'est juste péjoratif. Un truc de plus à se débarrasser.. peut être. Il n'a peut être pas envie de savoir finalement. Non, c'est sûr même. Il préfère l'ignorance teintée d'un savoir plutôt que le savoir éclairé.

- Tu sais Green, au fond on est pareil. Ma mère, c’est à elle que j’écris mes lettres, et bien ma mère aussi est morte parce que je l’aimais trop. Exactement comme Chloé, assassinée par les sorciers noirs.

Il encaisse le coup. Tête basse. Les yeux rivés sur le sol qui semble avoir un attrait tout particulier. Mais c'est faux. Ils savent bien que c'est faux tous les deux. A quel point ça fait mal ? Bien sûr, bien sûr qu'il se doutait que ce n'était pas un accident de voiture. Il le portait déjà dans le coeur, ce n'était qu'une certitude de plus à écraser.
Mais cette fois-ci, c'était vrai. Simplement vrai. Les sorciers noirs avaient bel et bien tué Chloé, mais pire encore, c'était de sa faute. Il a du mal à encaisser et ses semelles de plomb s'alourdissent considérablement. Il a envie d'exploser. De casser quelque chose, tout, de broyer les mots d'Anja avant qu'ils ne soient sortis de sa bouche. Le coeur bousillé du sorcier bat pourtant lentement, comme s'il comptait chaque pulsation depuis qu'il savait. Ses pensées sont claires, posées, toutes dirigées dans l'horreur d'une phrase.

Forcément, c'était .. prévisible. Elle avait perdu son emprise, et il lui fallait la retrouver. Green relève la tête, comme si ça ne lui faisait rien. Comme si il avait toujours cette étincelle de pouvoir qu'il lui avait volé, le temps d'un instant contre un mur. Même s'il sait que ça ne va pas durer. Il aimerait pouvoir en profiter, mais une seule phrase pulse dans sa tête. Il aurait beau se mentir des minutes, des heures, des années entières, il était forcément rabaissé. Alors que la plaie dans son coeur saignait, saignait encore, formant une nouvelle cicatrice qui de rage, saignerait sur le corps de quelqu'un, il gardait les yeux sur Anja.

La jeune femme se dirige lentement vers la fenêtre et Green contemple, pour, il le sait la dernière fois, la chute de reins de la blonde. Ouais, sans cette finalité désastreuse dirons-nous, il aurait plus qu'apprécié cette fin de journée. Un truc divertissant vous voyez ? Puisqu'il n'a pas de sentiments, pas d'émotions, ça n'avait rien de jouable sur la durée. Un acte comme les autres. Comme les autres, mais mieux.

- J’ai besoin d’être seule à présent.

Le rien qu'il croit être pour sa supérieure se détourne finalement. Il ouvre la porte avec son don et passe. Il la ferme calmement, ne sachant pas ce qu'il en pense. Ce qu'il pense de tout ça. Au fond, pour Chloé, il savait non ? Quelque part au fond, mais sans aucune preuve, il s'en doutait tellement. C'est comme avoir une confirmation de ce qu'on sait déjà.. ça.. remue juste le couteau dans la plaie. Mais il n'y a rien de nouveau. Que des vieux souvenir à ressasser, encore et encore. Peut être de nouveaux cauchemards, une nouvelle prise de tête avec Bleuann quand elle mettra un nouveau jour sur le tapis le départ de son grand frère.. mais au final.. Tout lui était encore égal.
Tout resterait égal. C'était comme un cercle vicieux. On lui rappelait sans cesse ce qu'il avait perdu, pourquoi, comment, et il restait là, incapable de s'intéresser à quoi que se soit de sa vie. De son monde. Il .. vivait.

Rien ne changerait jamais, voilà tout. Il fallait se faire une raison qu'Anja se servait des gens, se servait des gens tout le temps, pour les élever, les rabaisser, pour qu'ils soient à son service. Elle prévoyait tout, avec un coup d'avance et c'était sans aucun doute possible ce qui l'avait emmené au sommet de Rosenrot, et la maintenait en place avec un aplomb parfait.

Green se glisse en dehors des bâtiments où la lumière l'aveugle totalement. Il sourit. C'est un jour comme un autre non ? Il soupire, fatigué de devoir toujours se battre contre les même chimères qui n'en finissaient plus de vivre sous sa peau. Un cercle infini de blessures qui tendent vers la cicatrisation pour qu'on puisse mieux les ouvrir à nouveau. Une vie infinie.

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