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 Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]

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MessageSujet: Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]   Mar 11 Juil 2017 - 1:25



I didn't erase you

    Je ne connais pas la vraie raison qui m’a poussé à me retrouver en Islande. Tout est parti d’une rumeur, un chuchotement, puis une rumeur qui grandit, qui prend de l’importance. La rumeur qu’on se met à croire pour aller mieux, puis elle fait partie petit à petit de notre vie pour devenir la vérité. Cette rumeur. Les orphelins du Mystery sont vivants et sont bien cachés. Cette merveilleuse rumeur. Qu’il a fallu vérifier. Voilà pourquoi je me retrouve en Islande en cherchant des traces et des preuves que ce que j’ai entendu n’est pas un mythe, un stupide espoir.

    Comment la rumeur est-elle arrivée jusqu’à moi, moi qui ne suis rien, qui ne savait pas où aller, que faire dans un moment de crise pareil. J’ai eu du mal à remettre mon cerveau en marche. Et ensuite ? Je suis allée là où je pensais être en sécurité, des lieux que je connaissais grâce aux cours du Mystery. Je ne savais pas quoi faire d’autre, je ne suis, encore, qu’une apprentie, j’ai perdu Kurt et il avait tant à m’apprendre. J’ai fait le tour des mémoriaux magiques, pour trouver de l’espoir et du courage, et j’ai réussi à échapper aux sorciers noirs. Ne me demandez pas comment, je ne sais pas, la chance, la foi. Je ne sais pas.

    J’ai aussi trouvé refuge dans des églises et dans des sites archéologiques ancestraux, en Irlande principalement, même si je suis protestante, je suis aussi mêlée et les anciens sites celtes sont emplis de magie. J’ai aussi beaucoup prié, comme je le disais. J’ai prié pour le salut des autres, même si je ne sais pas s’ils sont morts. J’ai prié pour retrouver Zac aussi, et Josh, et Luka, et Ange.
    Je ne sais pas ce qu’il est advenu d’eux. Je suis seule. Et je m’accroche sans cesse à l’espoir. Parce que mon cœur ne cesse de battre et qu’il doit bien y avoir une raison pour que Dieu m’épargne.

    Pendant tout ce temps, j’ai aussi vécu dans des endroits plus que déconseillés. Une caverne, au cœur d’une forêt, j’ai failli mourir d’hypothermie en Sibérie avec mes conneries. Puis dans ces moments où je côtoyais la civilisation j’ai pu écouter des conversations et apprendre davantage de choses sur l’attaque terrible du Mystery, apprendre le nom des acteurs de ce moment ultime. Mais que peu de choses sur les victimes, et les miettes que j’ai récoltées m’ont conduite ici, en Islande, au milieu de nulle part.

    Des jours que je marche, que je cherche et que je ne trouve pas d’indices. Je commence seulement à croire que la rumeur n’est finalement qu’une rumeur. Et comment ai-je pu être aussi bête pour croire ça. J’ai laissé trainer mes oreilles partout où je le pouvais et j’ai sûrement dû tomber sur des informations erronées. Je m’en veux. Hayley la conne. Relax, à force de marcher je vais avoir fait le tour de l’île. Île dont la superficie est de 103 000 km². Pas étonnant qu’on ne trouve personne ici, la densité de population de l’Islande est la plus faible d’Europe avec seulement 3,2 hab./km². Enfin, si je fais le tour de ces 103 000 km² je pourrais regagner le continent.

    Je suis sale, pleine de boue et de poussières diverses, j’ai des trous dans mon pantalon et j’ai trouvé le moyen de me couper les cheveux avec une sorte de dague que j’ai trouvé et que je garde maintenant sur moi. Elle m’a bien aidé quand il a fallu tuer des animaux pour me nourrir. Je n’avais jamais fait ça avant, j’avais juste lu beaucoup de livres sur le sujet. Et je dois dire que je m’en sors pas mal. Mais ne me demandez pas de tuer quelqu’un ou de me battre avec un couteau, je ne sais pas le faire.
    J’ai pu utiliser ma capacité d’élémentariste feu pour cuisiner et me réchauffer. Les animaux que je peux former avec les flammes arrivent à m’apaiser, même s’ils ne sortent que de mon imagination, qu’ils ne parlent pas.

    Il m’est déjà arrivé de faire dévier mes pensées vers Zacharia Creed, et les flammes prenant son apparence quelques secondes à peine avant de changer de forme. Est-ce que la dernière fois que j’ai vu son visage est si lointaine pour que mon cerveau n’arrive pas à formuler une image claire de cet homme ? Et cet homme. Je ne l’ai pas vu depuis… Je n’en sais rien en fait. J’ai oublié. J’ai oublié son visage, sa chaleur, son sourire, ses yeux. C’est très grave d’oublier. C’est très grave. Je te demande pardon. Zacharia Creed. Pardon pour l’abandon. Je suis nulle et je me déteste. Et je pense comme une gamine. Et je me déteste. Parce que je t’aime toujours même si j’ai oublié le son de ta voix. Et peut-être que tu es mort, ou que tu me croies morte. Peu importe, je suis nulle.

    Je suis tellement fatiguée, je ne fais pas attention, je trébuche et je tombe. Et encore du sang, qui coule cette fois de mes mains égratignées que je viens d’utiliser pour me rattraper. Encore du sang qui va tacher mes vêtements. Il y a quelques jours je me suis cognée la tête en tombant d’une côte escarpée. Mon crâne a saigné toute la nuit, j’ai attiré un putain d’ours blanc que j’ai dû faire fuir en allumant un feu. Et j’ai réussi, le lendemain, à trouver de l’eau pour nettoyer la plaie. Et cette aventure m’a épuisé. M’éloignant de la population locale, j’ai dû me débrouiller pour manger et pour me soigner, sans moyens magiques parce que je suis nulle et fatiguée, et le feu m’épuise.
    Malgré tout, je suis vivante, bien qu’au milieu de nulle part, et accrochée à un espoir. C’est peu de choses et pourtant c’est déjà quelque chose. Amen.

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MessageSujet: Re: Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]   Mer 12 Juil 2017 - 20:27

Hard times, gonna make you wonder why you even tried

Vous savez ce qui est assez fou tout de même ? Que même après deux ans dans un genre de camp de réfugiés en Islande, j'arrive toujours à avoir une genre de bouillie remplie de tentacules de poulpe à la place du cerveau et donc à penser et à proférer des débilités à longueur de journée.
C'est ainsi qu'en cette fraîche matinée de printemps, Ambre se retrouve traînée de force par ma main reliée à mon corps sautillant d'homme qui a encore cinq ans dans sa tête, pour aller faire la cueillette. Ouais ouais je sais dit comme ça ça fait un peu tarlouze peinard dans les champs et les myrtilles. MAIS NON. C'est samère dur, wesh. Je ne sais pas pourquoi je pense comme ça.
Non mais tout de même sachez que c'est pas toujours hyper verdoyant. C'est surtout volcanique, il y a pas mal de paysages lunaires. Ce qui veut dire qu'il faut s'éloigner un peu de la grotte pour trouver 1) Du gibier à tuer -spoiler alert, c'est Ambre qui chasse si chasse il y a hein, pas moi, ça vous surprend, hein ?- 2) Des trucs comestibles à ramasser. Genre, des champignons, des champignons (à dire avec une voix très nasale et d'un ton très chelou, vous verrez, c'est marrant).

Enfin voilà, jusqu'ici vous avez pu constater que je vais "bien", puisque je fais toujours le con, malgré le fait que les temps soient durs. Et je suis un peu amoureux. Ca aide. Un peu beaucoup. 'Fin amoureux quoi. D'Ambre. On se fait des bisous et on dort côte à côte. Sa présence m'apaise. Je cauchemarde moins à propos d'Hayley. Je me réveille moins en larmes.
Sinon on ne fait pas de sexe, déjà parce que notre intimité est proche de zéro, et moi j'ai -1000 et plus envie de me faire surprendre par Maysar tout nu avec Ambre. La seconde raison c'est que Dieu, voilà, il me regarde, et déjà que je me sent un peu coupable d'être plus ou moins en couple avec une autre fille qu'Hayley -alors que voilà, Hayley est probablement morte, hein, m-o-r-t-e, rentre toi bien ça dans le crâne, Creed, décédée. Oui j'aime bien essayer de me faire pleurer tout seul, c'est un passe-temps assez répandu par chez moi. C'ta dire dans ma tête. Non mais chut en fait, j'arrive pas à arrêter de penser à Hay de toute façon. J'arrive même pas à enlever le "probablement" avant le "morte", quand j'arrive à prononcer cette phrase. Oui parce que là, c'est dans ma tête hein, allez pas croire que pour rendre ça concret y a du monde. Pas du tout. En général, si on aborde le sujet "Hayley" je regarde ailleurs et je chante "MON PETIT OISEAU A PRIS SA VOLÉE, A PRIS SA, A LA VOLETTE, A PRIS SA VOLÉE". Avec mon accent j'vous jure c'est ouf.

Bref. Et sinon une autre raison pour laquelle Ambre et moi on ne consomme pas -je parle pas de drogues, faut suivre un peu-, c'est qu'avec son pouvoir chelou bah... On a peur de tout en fait. Enfin surtout moi. Son pouvoir c'est la roulette russe. Son pouvoir c'est mon cerveau sans aucun contrôle en fait. Et déjà que je contrôle assez peu mon cerveau...

Comme je m'en veux un peu de penser autant à Hayley et de ruminer mon chagrin -même si j'ajoute des lamantins, des diplodocus, des petits oiseaux et des laitues dedans-, je souris à Ambre comme le petit garçon que je suis -NON JE N'AI PAS VINGT-QUATRE ANS, JE REFUSE-, et je continue à sautiller.

Le paysage est joli. On est un peu dans les collines, il y a des montagnes au loin. Mais pas beaucoup de buissons. Surtout de l'herbe. Ouais, globalement de l'herbe, majoritairement ça. Le ciel est nuageux. L'air est frais. Mais j'aime bien ça. C'est un genre de temps qui m'apaise. Quand il y a du vent, j'ai l'impression que des esprits me parle, j'ai l'impression qu'il va se passer des choses, qu'il va m'apporter une aventure. Ou que je vais courir vers elle. Je l'entends bruisser dans l'herbe, et tout à coup, sans lâcher la main d'Ambre, je m'accroupis dans les herbes. La raison profonde, c'est que je viens de penser "au cas où il y aurait des fleurs". Ouais. Jugez moi. Mais taisez vous. C'est bien les fleurs. Ca irait bien dans les cheveux d'Ambre. Bon après si je lui en mets dedans elle va peut-être râler ou se foutre de ma gueule.

Et donc, alors que ma vue est striée de grandes lignes vertes les unes sur les autres, je vois du rouge-orange. Du rouge-orange dont la texture me parait être chevelue. Ma main se risque, sans réfléchir -oui je sais c'est une main ça ne réfléchit pas mais disons que mon cerveau fait ça machinalement maintenant arrêtez de m'interrompre- et là la circulation se bloque. Elle refuse. Probablement pas vraiment, mais c'est ce que je ressens. Je suis figé, paralysée. Ma mâchoire se serre. Ce que je vois là, par terre, j'y touche pas. J'y. Touche. Pas. Ce visage, je le connais trop bien. Même si ses traits commençaient à se faire flous. Cette beau pâle, ce menton, je les ais embrassés. Et ceux yeux. Verts. Envoûtants. Les miens se remplissent de larmes. Je suis une fontaine, tout à coup. J'ai que du sang de pierre dans les veines, mais mes larmes sont bien réelles. Et elles me semblent instopables. Je broie la main de ma copine, serrant toujours les dents. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je croyais que j'étais en train de faire mon deuil, que j'étais sur la voie de la guérison... J'ose pas bouger, j'ose plus rien faire, j'ai envie de me rouler en boule par terre, et de ne plus voir, plus rien. Mais comme je suis un grand garçon courageux, j'articule en sanglotant :

-Ambre, me lâche surtout pas. Je crois que je suis en train d'avoir une hallucination.

Il y a un gros point rouge, une plaie sur la face sud de mon cœur qui commence à saigner, à gros bouillons, parce que c'est le point de moi-même qui se répète envers et contre tout "c'est vrai, c'est bien réel, Hayley, Hayley York n'est pas morte, et elle est devant toi". Et tu l'aimes, encore, tu la chéris, même si tu as la main d'une femme que tu aimes également énormément dans ta main. Je me hais. Je hais mon inconscient. Je veux me réveiller. Je veux qu'on arrête de me torturer. Je préférerais qu'on me livre à Dorian Cross. Vraiment.

De toute façon je ne vois que du flou tant mes yeux sont remplis de larmes. Comme un gosse, je pleure. En faisait du bruit, en criant un peu.

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MessageSujet: Re: Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]   Dim 16 Juil 2017 - 0:37

Faudrait-il toujours se méfier des fleurs rouges ?

Ambre posa sa besace et son manteau sur le sol à l'entrée de la caverne, malgré les nombreuses réflexions qu'elle s'était prises sur le fait de laisser traîner ses affaires n'importe où. Après une longue matinée de marche à vérifier les protections magiques autour du volcan, elle n'allait pas perdre son énergie à se plier aux exigences pénibles de la vie en collectivité. D'autant plus qu'elle avait un cours à préparer. Elle se dirigea vers la fontaine naturelle qui sortait de la paroi à gauche de la cuisine, et aspergea son visage d'eau fraîche. En allant vers sa loge, elle s'arrêta pour échanger quelques paroles complices avec deux adolescents.

Depuis l'attaque de Little Angleton, sa vie avait complètement changé. Arrivée avec Zach dans cette caverne en Islande, elle s'était peu à peu intégrée à la vie de l'orphelinat réfugié. Maysar, dont elle était vite devenue très proche, l'avait aidé à ne plus craindre de blesser les autres à cause de son pouvoir. Ensemble, ils avaient mené des expériences pour mieux comprendre sa nature, et grâce aux exercices de méditation qu'il lui imposait, elle parvenait à sentir le moment où sa magie allait se manifester, et à la retenir quelques temps si besoin. Ces entraînements lui avaient suffisamment donné confiance pour qu'elle accepte de participer à la vie collective. Elle avait peu à peu découvert toute la richesse du groupe ; les amis, les rires, la solidarité et l'empathie quant aux épreuves traversées, les échanges de savoirs, la confiance réciproque, les responsabilités.

On lui avait vite confié la charge de la surveillance extérieure. Elle organisait les tours de garde, vérifiait les défenses, nouait des liens avec les locaux de la ville voisine pour surveiller le passage des étrangers dans les environs. Après un mois, Maysar lui avait également demandé de donner des cours de survie et de langue russe, et de participer aux cours d'arts martiaux. Au début, cette décision n'avait pas plu à certains professeurs, qui la trouvaient trop jeune pour enseigner, mais elle avait vite fait ses preuves. Enfin, elle contribuait à l'alimentation de tous en allant chasser et surtout cueillir des plantes sauvages dans les forêts environnantes.

C'est justement ce que lui dit Zach lorsqu'il vint lui attraper la main pour la tirer hors de la caverne, alors qu'elle soulevait la tenture à l'entrée de leur loge, dans la caverne auxiliaire qui servait de dortoir à une partie des adultes. Il n'employa pas le terme "plantes sauvages", à vrai dire, mais plutôt celui "cueillir des fleurs". Ambre sourit, protestant pour la forme qu'elle avait ce cours à préparer. Mais comment lui résister ? Elle était amoureuse.

Car Zacharia Creed était la dernière chose - et non la moindre - qui achevait de la rendre pleinement heureuse, et si elle avait parfois l'impression de se trouver dans un rêve, dont elle savait pertinemment que la chute serait brutale, elle était prête à prendre mille fois ce risque pour ces instants passés avec lui. Sa manière de voir le monde - comme un gros méli-mélo de choses étranges et décousues - lui faisait du bien, et grâce à son insouciance parfois contagieuse, elle apprenait peu à peu à être plus détendue. Elle riait beaucoup à son contact, et retrouvait cette joie de vivre qu'elle avait un peu oubliée jusque là.

Ils descendirent le sentier caché qui serpentait entre les formations rocheuses jusqu'aux collines herbeuses en contrebas. La végétation était rare dans cette partie de l'île, et se composait principalement d'herbes hautes et d'arbustes épineux. Ambre tourna la tête à la recherche de plantes médicinales pour Josh, pendant que Zach s'accroupissait en quête d'elle ne savait quoi. "Des jolies fleurs, probablement", se dit-elle en pensant qu'il n'avait surtout pas intérêt à essayer de lui en mettre une dans les cheveux.

Elle venait de repérer une plante intéressante, lorsqu'il lui serra brusquement la main en parlant d'une voie tremblante.

"Ambre, surtout ne lâche pas ma main. Je crois que je suis en train d'avoir une hallucination."

Elle retourna la tête vers lui, pour le découvrir sanglotant, agenouillé au-dessus d'une fille aux cheveux rouges qui le dévisageait d'un air étrange. Quelque chose n'allait pas. Pas du tout. Ambre sentit tout son corps se tendre, en état d'alerte, tandis qu'elle se mettait à réfléchir à toute vitesse.
Cette région était complètement déserte, seuls certains membres de l'orphelinat et quelques locaux pouvaient être amenés à passer par ici. La fille n'était assurément pas une locale, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Et le fait que ses contacts ne l'aient pas averti qu'une étrangère aux cheveux rouges passait par ici rendait la chose encore plus mystérieuse. Enfin, Ambre était bien obligée de noter une ressemblance certaine avec la description que Zacharia lui avait fait de son ancienne copine, disparue depuis des années. Si c'était bien elle, il y avait peut-être une grosse faille dans la sécurité de leur sanctuaire.

Ambre tira fermement son petit ami par le bras.

"Viens, Zach. Laissons l'hallucination se relever et nous expliquer comment elle est arrivée jusque là."

Il était bouleversé, elle le sentait bien. Elle aurait voulu l'enlacer, lui dire que tout allait bien. Mais elle resta concentrée, la main près de son poignard, tous ses sens en alerte. Qui que soit cette fille, il y avait quelque chose de louche, et potentiellement menaçant.

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MessageSujet: Re: Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]   Dim 16 Juil 2017 - 4:08

Deum animam meam salvum facere

    Je ne sais pas où je me trouve, le nez dans l’herbe, ou ce qui ressemble à de l’herbe. Je suis très fatiguée, j’ai froid, j’ai faim, je suis pleine de terre, et de sang séché sur le col de mon t-shirt et celui de ma veste. Je me frotte les mains pour retirer la terre qui s’est posé sur mes plaies toutes neuves au moment où elles ont heurté le sol.

    J’ai envie de pleurer comme un bébé. La pression est trop forte, toutes ces blessures accumulées, cette fatigue physique et mentale, à force de réfléchir, ce que je n’arrive plus à faire depuis quelques temps déjà, tout ce qui peut être logique en moi a presque disparu, j’essaye de m’accrocher à ce qu’il peut rester, mais le reste se fait à l’instinct. Je pourrais le faire, pleurer, personne ne me regarde. Je suis perdue dans un putain de pays inconnu dont je ne connais pas la langue. Tout ça pour une histoire à dormir debout. Tout ça à cause d’un espoir qui est probablement vaint. J’ai envie de disparaître, d’enfoncer ma tête dans le sol, de fusionner avec lui. Je suis proche de ma fin, je le sens. Hayley York n’est bientôt plus, et le pire dans tout ça c’est que tout le monde s’en fou. Ou alors non. Mais ils ne sauront jamais ce qui m’est arrivé, comme j’ignore ce qui leur est arrivé, à Ange, Luka, Josh, Louis, Kurt, Pandora, Nérys, Jonathan, Ren, Takeji et ses vaches, Myaw, Zac, … et tous les autres. Tous. Je n’ai aucune nouvelle. C’est pas comme si c’était simple comme bonjour de savoir si les gens qu’on aime vont bien en période de crise comme celle-ci. Tous mes moyens de communication sont coupés. Et je suis seule.

    Enfin, pas si seule que je le pensais. Toujours à genoux à contrôler l’état de mes mains, des pieds humains entrent dans mon champ de vision et je lève la tête aussitôt pour voir à qui j’ai l’honneur.
    Tout à coup, tout ce qui semblait sûr devient incorrect, artificiel, factice, mensonger, incertain. Et tout ce qui était incertain le devient encore plus. Ce visage je le connais. Il a l’air terrorisé. Et triste. Surtout triste. Est-ce que je vais mettre un nom sur ce visage ou est-ce que je vais feindre qu’il n’existe pas ?


    - Ambre, surtout ne lâche pas ma main. Je crois que je suis en train d'avoir une hallucination.
    Sa voix est la même. Et il s’adresse à une autre personne que je n’avais pas remarquée, une femme.
    Les fantômes j’accepte, je les vois, ils me voient, ils existent et c’est comme ça. Mais ce fantôme là je refuse d’y croire, de le voir. Ça m’est impossible, même si il était mort, je voudrais ne pas le voir du tout. Parfois l’ignorance est mieux que le savoir. Et là je ne veux pas savoir. Est-ce que tu es mort Zac ? Et tu m’apparais ?
    Ou alors je rêve. Dans ce cas, pourquoi est-ce que je rêve d’une personne que je n’ai à ce jour jamais rencontré. Son visage ne me dit rien.
    Ou bien je suis morte. Et ceci est ma dernière épreuve pour passer les portes du Paradis. Les questions se bousculent dans ma tête. Est-ce que tu veux juste m’emmerder Seigneur ? Tu trouves que je n’ai pas assez prié ces derniers temps ? Tu veux me punir pour quelque chose ?
    Réponds, tarlouze. J’ai peur. J’ai peur.
    Je joints alors mes mains en signe de prière et je ferme les yeux :
    - Notre Père, qui es aux cieux,
    Que ton nom soit sanctifié ;
    Que ton règne vienne ;
    Que ta volonté soit faite
    Sur la terre, comme au ciel :
    Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
    Et pardonne-nous nos offenses,
    Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé ;
    Et ne nous conduis pas à la tentation,
    Mais délivre-nous du mal
    Amen.


    J’hésite à ouvrir à nouveaux mes yeux. J’hésite.
    Il va bien falloir que je le fasse.
    Mais je ne veux pas.
    Et pourtant j’ai envie de voir si ils sont toujours là.
    Qu’à cela ne tienne. J’ouvre mes yeux et..
    Ils sont là. Zac, ou la personne que mon cerveau désigne comme tel, a des larmes plein les yeux. L’autre personne est en train de me fixer, cette femme a à peu près mon âge. Je crois. Qui est-elle ? J’ignore tout. Comme un enfant qui doit découvrir le monde qui m’entoure. Ces deux personnes me regardent. Zac et l’inconnue me regardent et je me sens comme nue, sans défense, hormis mes pensées. A moins qu’elle ne lise dedans.

    Je sens un liquide chaud couler sur ma bouche. Je l’essuie d’un revers de manche et en jetant un œil sur celle-ci je remarque que je saigne du nez.
    C’est à cause du choc. Pas d’autre explication possible, et je réfléchis de nouveau. On dirait que l’adrénaline suite au choc ressuscite mes facultés cognitives.
    J’ai donc dû étaler tout le sang qui coule de ma narine sur mon visage. Super, affreuse aux portes du Paradis. Ou des Enfers.

    La jeune femme me sort de mes pensées.

    - Viens, Zach. Laissons l'hallucination se relever et nous expliquer comment elle est arrivée jusque là.
    En disant cela, je la vois tirer Zacharia Creed vers elle – ça y est mon cerveau fait appel à mes souvenirs – et je ne remarque que maintenant qu’ils se tiennent par la main.
    A cet instant mon corps décide de ne plus me répondre totalement. En un bond je me retrouve sur mes jambes.
    Elle a dit que j’étais une hallucination. Mon hallucination me traite d’hallucination. On ne peut pas faire plus con comme situation. Je fronce les sourcils. C’est assez soudain. Tout mon organisme s’est senti insulté. C’est bizarre comme sensation.
    J’ouvre la bouche. Je ne sais pas pourquoi. Il semble que je veuille parler. Mais alors, aucun son ne sort de ma bouche. Même mes cordes vocales n’en font qu’à leur tête. Et pendant que j’essaye de dire quelque chose, je me rends compte que je pleure.
    Je pleure, je sens mon visage s’humidifier, et les larmes continuer leur chemin sur mon menton, je les sens glisser dans mon cou et s’infiltrer sous mon t-shirt pour certaines. Au moins ça nettoiera le sang.
    Je mets mon visage dans mes mains. J’ai honte. Je ne sais toujours pas si ce que je suis en train de vivre est réel ou non. J’ai vécu trop de choses pour en supporter davantage.

    Je n’ai qu’une seule envie : faire volte-face et courir aussi vite que je peux. Mais mon corps ne me porterai même pas sur deux mètres.
    J’essaye d’essuyer mes larmes avec mes manches et je regarde les deux individus face à moi.
    Je veux savoir si ils sont réels. Je suis très confuse. Alors je tends une main, pour les toucher. Je tends une main. Zacharia Creed je t’aime mais toi Dieu, arrête de me faire chier. Et je me tourne et commence à courir pour retourner d’où je viens. Je ne veux pas savoir. Je veux. Je ne veux pas.


Couleur:
 

_________________

Beware


On the road

~~
I LoveYou Mr Creed

Qui a dit que Zach n'était pas sexy ?:
 


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MessageSujet: Re: Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]   Dim 16 Juil 2017 - 15:32

Words get broken, cut me open

Je suis comme dans un autre endroit, une prison de larmes, je ne vois que des couleurs, je suis un nuage qui n'arrête pas de pleuvoir, tout est flou dans mes yeux.
Et pourtant, je sens qu'Ambre ne me lâche pas. Elle me tire même par le bras, m'ancre dans la réalité, elle me sauve, elle est calme, ferme, elle ordonne. Elle m'ordonne de laisser l'hallucination se relever. Il me faut quelques secondes pour réaliser qu'elle m'ordonne de réaliser quelque chose. De réaliser que cette femme, ce corps ensanglanté, épuisé sur le sol, ce n'était justement pas une hallucination. Cette femme, que je n'ose pas nommer, ni dans ma tête, ni dans mes mots, elle est bien réelle. Parce qu'Ambre la voit aussi. Et les hallucinations collectives, c'est assez rare.

Je cligne des yeux, plusieurs fois d'affilée, si fort que j'en ai mal. Ma main droite agrippe le bras d'Ambre, tandis que la gauche tâtonne la terre, la griffe, se cherche un but, une occupation, quelque chose. Elle tombe sur quelque chose, de la chair, un bout du corps qui est allongé devant moi, je ne sais pas, je ne vois que des tâches. Je la retire instantanément en poussant un petit cri.
J'ai mal partout dans mon cœur, et dans mon âme. Mais ce qui fait le plus mal, c'est de savoir que je ne vais pas en mourir. Je ne vais pas mourir de cette douleur, et je vais devoir continuer à vivre, encore. Pas que, globalement, j'aie envie de mourir, mais ce que je vis en cet instant, c'est quelque chose qui m'enserre, qui m'engourdit, qui me mène à penser que quitte à traverser tout ça, autant que ce soit pour finir, partir, au paradis. Honnêtement, je pense que je le mérite, le paradis. Peut-être un peu de purgatoire, pour expier le fait d'avoir abandonné la famille pour à peu près aucune raison valable. Mais voilà. Sinon j'ai toujours été gentil, drôle, un peu, j'ai sauvé des vies, j'ai aidé à en sauver. J'ai toujours voulu être utile, mais surtout, rendre les gens heureux.

Rendre les gens heureux, c'est utile.

Mais la personne en face de moi n'est pas heureuse. Le désespoir que j'entends sans sa voix lorsqu'elle se met à réciter un "Notre Père" fend mon cœur en deux parties, nettes, plus quelques miettes, qui s'insinuent en moi, et me blessent, partout. Le désespoir s'ajoute aux souvenirs que fait remonter cette fois. Claire, puissante, qui a parfois été douce avec moi. Ou donneuse de leçons. Amoureuse. J'agrippe une poignée de cheveux de ma main gauche, jusqu'à m'en faire mal. Si ce n'est pas une hallucination, alors ça veut dire qu'Hayley est vivante. Ou qu'un métamorphe humain a pris son apparence, mais pourquoi ? Et surtout, pourquoi j'entends tant de douleur dans cette voix ? Je n'ai pas la sensation qu'on est en train de se jouer de moi, j'ai l'impression que quelque chose de très important et de terrible est en train de se jouer ici. Et je ne suis pas prêt. Je suis trop petit. Moi je suis un gamin qui cueille des fleurs. Et qui fait des bisous à Ambre. Qui faisait des bisous à Hayley. Si Hayley est vivante, je ne sais pas ce qu'il advient de mon cœur. Je ne sais plus de qui je suis amoureux. Je m'accroche encore plus fermement à la main d'Ambre, car je sais qu'elle est là, qu'elle est vivante, pour sûr, et qu'elle reste calme. Mon cerveau est un flou artistique. Très sombre. Mes yeux ont un peu séché. La pensée qu'Hayley puisse être vivante m'a arraché un hoquet. L'arrière pensée, lointaine, qu'éventuellement je doive choisir entre les deux femmes dont je suis tombé amoureux me brûle à l'intérieur.

Moi, je suis toujours à genoux, et, essuyant mes yeux, quand je la vois se relever. Les vêtements pleins de terre, le visage plein de sang. Je la vois. Dans toute sa réalité. Mais je ne suis pas encore sûr. Je ne veux pas être sûr. Elle me domine maintenant de sa taille, et je vois qu'elle a maigri. Je vois qu'elle est épuisée.
Les jambes tremblantes, je me relève à mon tour. Elle ouvre la bouche, je crois, je me sens tellement faible et épuisé, tout à coup, que j'ai l'impression que je vais défaillir d'un instant à l'autre. Je vois son visage, si beau, encore, même morte, même morte revenue parmi les vivants, je ne sais pas. Mais son visage pleure, et elle le cache. Alors j'oublie ma peur, juste un instant, et je tends une main vers elle. Elle me voit donc plus. Moi je vois ces mains, ces longs doigts fins que j'ai tenus, comme je tiens aujourd'hui ceux d'Ambre. L'étau sur mon cœur se resserre un petit peu plus, j'ai vaguement envie de vomir. Je reste comme ça, la main tendue, comme un con, dans le vide, pendant une longue minute, au moins. Et soudain, alors que je ne m'y attendais pas, elle tend aussi la main, et nos mains se frôle, un cri s'échappe de mes lèvres, encore, de surprise, et quand je veux dire quelque chose, elle est déjà partie, en courant.

Alors je me retourne vers Ambre, je plante mes yeux dans les siens, je lui parle avec le regard, je lui dis que c'est important, je pense qu'elle le sait déjà, qu'elle comprends. Alors sans lui demander son avis verbalement, je me mets à courir à la poursuite de l'apparition, tenant toujours ma petite amie par le bras, car je sais qu'elle va suivre, elle court plus vite que moi de toute façon.

Et pendant que je cours, j'ai l'impression que la terre tremble, que la terre gronde, ou peut-être que c'est un orage. En fait je crois que mon don soulève tous les cailloux et toutes les pierres à côté desquels je passe, et même les bouts de bois. Peut-être que je me soulève moi-même, peut-être que je soulève Ambre, je ne sais pas.

Hayley, ou qui que ce soit, n'est pas rapide. Elle est faible, affaiblie par des épreuves dont je n'ai aucune idée. Alors je me rapproche d'elle, et j'effleure le tissu de son t-shirt, et là, un caillou décide de trainer dans mes pieds, et je tombe. Je tombe en agrippant son t-shirt, et je me mange le sol, la terre, en pleine figure. Et ça me calme. Je ne bouge plus. Je relâche le t-shirt, qui est tombé avec moi, sans que je sache si sa propriétaire est tombée aussi, ou si j'ai arraché le vêtement. Ma respiration se calme, les larmes coulent toujours, mais plus doucement, moins abondamment. Je veux m'endormir ici, et maintenant. Le chagrin, les émotions, et avoir utilisé mon don sans vraiment le vouloir m'ont cassé, alors je reste immobile, j'écoute le murmure de la terre et de l'herbe, j'attends que quelqu'un d'autre fasse quelque chose.

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MessageSujet: Re: Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]   Dim 6 Aoû 2017 - 22:44

Elle sentit rapidement qu'elle serait la seule à pouvoir garder les pieds sur terre. Zach avait l'air encore plus perdu que d'ordinaire, et pleurait en coeur avec cette étrange fille, qui venait elle-même de réciter une prière.

Ambre était partagée entre deux sentiments contradictoires. Elle sentait bien que la fille était faible, désorientée et désespérée. Elle sentait bien que Zach était dans tous ses états, qu'il se perdait dans ses doutes, sa douleur. Elle aurait voulu s'attendrir, l'aider lui bien sûr, et puis elle aussi, qui semblait si fragile...

Mais il y avait tellement plus en jeu. Tellement plus urgent.

Alors, lorsque la jeune fille partit en courant et que Zach la suivit en la tirant elle-même par la main, Ambre courut avec eux. Et lorsque, attrappant son t-shirt, il trébucha en emportant l'inconnue dans sa chute, elle sut ce qu'elle devait faire.

Elle lâcha avec regret la main de Zach et le laissa à terre pour se diriger plutôt vers la fille aux cheveux rouges. Avec douceur mais aussi fermeté, elle l'aida à se remettre en position assise. Gardant une main derrière sa nuque pour la soutenir et garder son attention fixée sur elle, elle lui parla d'une voix calme.

"Hayley, c'est bien ça ? Je m'appelle Ambre. Nous pouvons t'emmener dans un lieu où tu seras soignée, nourrie, où tu pourras te reposer et trouver des réponses. Mais avant, c'est très important, je dois savoir comment tu nous as trouvés. Si tu as pu le faire, d'autres le peuvent aussi, et c'est la vie de dizaines d'enfants qui est peut-être en danger."

Ambre sentait déjà que c'était la fin de quelque chose. Le cercle vertueux du bonheur qui l'avait suivie depuis un an venait de se fissurer.

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MessageSujet: Re: Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]   Ven 11 Aoû 2017 - 1:52

To be or not to be...

    Je ne peux pas courir bien longtemps. Faire ça c’était stupide. Alors que la fatigue me rattrape je me sens tirée en arrière. C’est lui, il a attrapé mon t-shirt, et il ne l’a pas lâché. S’il l’a attrapé alors c’est que je ne rêve pas, je ne suis pas morte. Je crois, je ne sais pas. Mais lâche moi, s’il te plaît, lâche moi..
    - LÂCHE MOI !
    Pourquoi est-ce que je cris ? Si tout ceci n’est pas réel je n’ai aucune raison de m’inquiéter, n’est-ce pas ? Ce n’est que mon esprit qui me torture ?
    Des pierres se sont mises à voler autour de moi, c’est lui qui fait ça. Je sais qu’il est télékinésiste. Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi ? Ça me fait peur.

    Pendant que Zac continue d’être en prise sur mon t-shirt, je le sens tomber, et je tombe à mon tour et mon menton heurte le sol, je sens ma mâchoire craquer en produisant un son écœurant. J’ignore la douleur et le sang qui empli ma bouche, j’essaye de m’échapper. Je ne veux pas me retourner et le regarder, ça me ferait trop mal.
    - LÂCHE MOI, répétais-je. S’il te plaît…

    Je ne contrôle plus rien. Je veux qu’il lâche mon t-shirt, je veux que ce garçon me lâche. Je l’aime et il est vivant, je ne peux pas nier plus longtemps que ce que je vis est réel même si je souhaite encore que ça ne le soit pas. Mes pensées sont floues, confuses, je suis dans le déni et dans l’acceptation en même temps. Je suis sûre et incertaine. Je suis morte et vivante. Je suis heureuse et malheureuse. Je veux le chérir, l’embrasser, me blottir contre lui, et je veux fuir, loin, très loin de lui, je ne veux plus jamais le revoir. Je suis dans un ultime paradoxe, choquée par l’apparition de l’être aimé revenu d’entre les morts. Ou bien est-ce moi qui suis revenue d’entre les morts ?

    J’entends ses pleurs, ses gémissements. Il a crié, deux fois, deux petits cris stridents, courts, de surprise. Il est dans le même état que moi, je le sens, et surtout j’espère que ce n’est pas mon influence qui le rend si malheureux. Pardonne-moi.

    Le t-shirt sale et abîmé se tend, résiste un peu et se déchire. Je ne sais pas si c’est indépendant de ma volonté, s’il était trop abîmé ou si inconsciemment j’ai utilisé la magie.
    Paniquée, je rampe un peu plus loin, je ne peux pas faire autrement, je suis trop épuisée, mes jambes ne me porteront plus pour aujourd’hui. La tête sur le sol, les mains attrapant machinalement l’herbe, la serrant fort et l’arrachant presque, ma respiration est haletante, mon cœur bat très vite, je suis essoufflée, je crache une partie du sang que j’ai dans la bouche. Et j’ai mal, j’ai mal partout, aux genoux qui ont heurté le sol violement, aux pieds après des jours de marche non-stop, mon dos après être restée debout beaucoup trop longtemps, aussi à force de mal dormir, dans des endroits tous aussi inconfortables les uns-que les autres, les paumes de mes mains qui viennent encore de rapper le sol, mon menton qui s’est enfoncé dans le sol lors de cette chute, et mon cœur brisé par Zacharia Creed, ou son fantôme. Oui j’ai mal au cœur. J’aurais préféré que tu sois mort Zac, et si c’est moi qui suis morte alors pourquoi tant de haine, Seigneur ?

    Mais soudain, sans vraiment avoir le temps de comprendre, l’autre personne, la fille, elle m’attrape, elle m’assied et elle me maintient. Elle est douce et en même temps elle est ferme.

    - Hayley, c'est bien ça ? Je m'appelle Ambre. Nous pouvons t'emmener dans un lieu où tu seras soignée, nourrie, où tu pourras te reposer et trouver des réponses. Mais avant, c'est très important, je dois savoir comment tu nous as trouvés. Si tu as pu le faire, d'autres le peuvent aussi, et c'est la vie de dizaines d'enfants qui est peut-être en danger.
    Elle a l’air si forte. Et je me sens si faible. Maintenant que je la vois de plus près, mon esprit fatigué s’égare et je la trouve magnifique. Cette fille, on dirait un ange, je divague probablement. J’aurais aimé être belle et forte comme elle.

    Mais Ambre, dont le nom ne m’a pas échappé, a raison. Malgré mon était pitoyable, il m’est encore possible de discerner des mots, et de les comprendre. Mais après ces cris et ces pleurs je ne sais pas si il me sera encore capable d’en dire, ou de faire des phrases cohérentes. Ma mâchoire me brûle. Des pensées se bousculent dans ma tête. Elle a raison, je mets tout le monde en danger là. Et je m’en veux. Je ne veux pas causer de soucis aux gens.
    Est-ce que je devrais les suivre ? Ou retourner d’où je viens ? Quoi ? Quand ? Enfin, comment ? Si les orphelins sont bien en Islande, vous êtes forcément avec eux. Et si je retournais d’où je viens, en Ecosse. Si j’y arrive vivante. Et ensuite ? Je ne sais pas. Peut-être que je pourrais squatter chez les McFerguson, cachés dans les Hébrides, et abandonner la magie pour de bon. Ou bien j’irais à la recherche de Joshua Pride, mon Josh, mon meilleur ami, qui est peut-être mort aussi… Pourquoi ne peut-on pas être sûrs ? J’aurais aimé être localisatrice.
    Mais elle a raison, j’ai besoin de soin. Ou alors mieux vaut me laisser et faire comme si on ne m’avait jamais vu. Un ours finira bien par me manger.

    Je pleure, je renifle bruyamment, mais je gémi à peine. J’essaye de cracher encore un peu de sang, il a un gout affreux, j’en vomirais presque. J’ai mal. Peut-être que ma mâchoire est cassée, peut-être que je vais perdre une ou deux dents.
    L’absence de t-shirt révèle encore plus mes faiblesses. Maintenant ils peuvent voir que mon état est pire que ce qu’il semblait être. Même si ma veste est toujours entière, elle ne cache pas tout mon corps. Mon soutien-gorge est sale, je me demande aussi comment il a pu tenir jusque-là. J’ai de nombreux hématomes sur le corps, stigmates des nombreuses chutes que j’ai faites. Je suis tombée d’une falaise, dans plusieurs fossés, même sur le sol plat, d’un ou deux arbres. Ils sont bruns, verts, bleus, violets. Il y en a pour tous les goûts.

    Et je ne veux pas qu’ils me voient comme ça, pauvre, sale, vulnérable. Le sang ne suffisait pas, apparemment, Dieu a décidé que je devais me mettre à nu, dans tous les sens du terme.
    Mais il n’y a pas de retour en arrière possible, maintenant que nous sommes tous les trois dans cette nature impassible. Je ne peux plus fuir, mais je ne veux pas parler, ni regarder non plus. Tu es toujours autant toi Zacharia Creed ?

    Je ne peux plus bouger, je suis terrifiée et épuisée. Je n’ose pas les regarder. Le regarder. Voir ses yeux tristes. Auparavant c’était une tristesse feinte, comme un chiot qu’on gronde un peu. C’étaient des yeux de cocker. Des yeux remplis de joie, qui feignaient la tristesse pour obtenir un geste, une parole, un baiser. Bien qu’il n’en ait jamais eu réellement besoin car je lui aurais accordé n’importe quoi.

    Mais mon attention revient rapidement sur Ambre. Elle ne m’a pas lâché et je pense qu’elle ne le fera que quand je lui aurais dit ce que je sais. Est-ce qu’elle me croira quand je lui dirais la vérité : il s’agissait d’une rumeur. Dans ce cas je ne suis même pas une aide, mais plus un handicap. Un handicap vraiment chiant et complètement déboussolé.
    - J’étais au mémorial…
    J’essaye d’articuler, mais le regard perçant d’Ambre m’intimide. Elle a l’air forte. Et moi je suis si faible.
    - … Cornelius Agrippa en Allemagne.. et j’ai entendu une rumeur..
    Mes oreilles ont simplement traîné. Je devrais être morte d’ailleurs. Tout ceci est bizarre et surréaliste. Je ne peux pas vivre cette situation et être en vie. C'est impossible.

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MessageSujet: Re: Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]   Ven 25 Aoû 2017 - 0:36

Love confound me, kill me, quickly.

Je suis par terre, et je réalise qu'elle crie. Qu'elle hurle. Et ce son me vrille les oreilles, brise ma santé mentale, déjà un peu fragile, un peu bancale, mes dents se serrent, j'ai l'impression de saigner de tous les orifices de mon visage. Mais je ne fais que pleurer. Je ne peux plus m'arrêter, de nouveau, alors je la lâche, et je plaque mes mains mes oreilles, et je me roule sur le côté. En PLS.

Vous savez comme les gens disent souvent ça, qu'ils sont en PLS, quand ils vont mal, ou qu'ils sont fatigués. Eh bien, c'est littéralement le cas pour moi, en cet instant, je suis pratiquement en PLS, à deux bras près, parce qu'on ne met pas ses mains sur ses oreilles quand on est réellement en PLS. Même cette pensée stupide -oui car j'arrive à penser de façon absurde et décousue même dans les situations les plus dramatiques, Dorian Cross serait en train de me torturer que je penserais à un cassoulet ou à des champignons frits- n'arrive pas à m'arracher un sourire, pas même un rire nerveux, cathartique. Non, cette pensée sans aucun sens ne fait que passer, elle est là, elle flotte, et de toute façon, avec qui je pourrais bien la partager ? Ambre me prend probablement comme un demeuré, et Hay...ley ? Oui, Hayley, peut-être Hayley, peut-être elle, j'en sais rien, et peut-être que je préfère ne pas savoir, peut-être pas. J'en sais rien. Mes yeux sont des larmes et je suis une boule de fatigue et de douleur sentimentale.

A tel point que si on me demandais si je voulais mourir maintenant, je dirais oui.

J'entends un s'il te plait, perdu, quelque part, et ça m'apaise un peu. Ma respiration se régule légèrement, mais je pleure toujours, j'ai cinq ans et demi, je me suis écorché le genou, et mon oiseau vient de mourir. C'était un petit rouge-gorge, je l'avais recueilli pendant l'hiver, mais il n'a pas tenu plus d'un mois au printemps. Je pense que le chat des voisins l'a tué. C'est stupide les chats. En tous cas, c'est ce que je pense à cette époque là de ma vie.
Comme je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer, mes parents invitent mon cousin Octavius à venir jouer avec moi à la maison. Il m’ébouriffe les cheveux, il me tapote l'épaule en me disant "blblbl" et il rit. Ca m'énerve. Alors je le frappe, et on se bagarre. Même que je lui fend la lèvre et que je choppe un œil au beurre noir. Après je me fais punir. Ma mère me menace de m'envoyer en pension chez les vieux du Nunavut. Alors je lui donne un coup de pied parce que je trouve ça injuste. Parce que c'est pas ma faute. C'est juste mon oiseau qui est mort. Tous mes jouets se soulèvent dans ma chambre. Je voudrais être un petit nuage pour pleurer si fort que j’inonderais tout Vancouver, non, même toute la province, même tout le Canada, juste pour qu'on arrête de m'embêter.

Une petite part de moi me rappelle qu'en fait j'ai de nouveau vingt-quatre ans, et de gros problèmes sur le dos. C'est calme autour de moi.
Comme par miracle, je discerne les yeux bleus, tout bleus d'Ambre relativement près de moi. Elle est accroupie près de l'autre jeune femme. Elles se parlent, je crois, elles se racontent peut-être des choses, elles se touchent. On pourrait presque dire que c'est serein.

Les larmes coulent doucement, je hoquette un peu, comme un bébé, oui, je suis ridicule, je suis un bébé, je suis un enfant. Presque un nouveau né, tant ce jour est douloureux, de la faible lumière du soleil, aux mots brouillés que j'entends à peine s'échapper des lèvres des deux femmes. Je m'accroche surtout au visage d'Ambre. Ambre est réelle. Ambre va m'aider. Je n'ose pas regarder l'autre. Je n'ose pas penser à son nom, pas encore.

Son cri résonne encore dans ma tête, alors je ferme les yeux, et j'attends. Je ne dis rien. Je suis faible, j'aimerais que ce moment passe. Et s'efface.

Je veux juste être sûr qu'elle ne va plus jamais crier ainsi, à cause de moi.

Sinon la vie ne vaut plus trop la peine d'être vécue.


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Est-ce que vous pensez que les Nornes s'amusent de notre destin ? [PV Ambre et Zacharia]

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