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 Sommes-nous pareil?

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MessageSujet: Sommes-nous pareil?   Dim 19 Déc 2010 - 13:33

    David devenait carrément fou dans son appartement de L.A. Non pas Los Angeles, se serait si beau mais ce n'était pas le cas. Il ne faisait pas chaud mais un froid à se les geler, et totalement même...Surtout qu'il ne fallait pas compter sur sa petite amie pour envisager de réchauffer son corps. Ce qui rendait David sur les nerfs, il n'aimait pas ne pas avoir sa petite dose de sexe...Namyon devenait pénible aux yeux du sorcier noir qui ne pouvait pourtant cesser de l'aimer. Il avait pensé que cela aurait été facile de cesser de l'aimer mais impossible. Tel un poison l'amour avait envahi son cœur qui s'affolait bêtement quand Namyon était dans la même pièce que lui. Il la désirait ardemment, et il n'était pas rare qu'il envisage de se masturber. Mais il était trop fier, il était plus têtu, convaincu que Namyon ne le pousserait pas à bout...

    Il était follement amoureux d'elle, à tel point qu'il avait vraiment des idées glauques qui poussaient du genre...Et si je la demandais en mariage...? AU SECOURS!! Le sorcier noir s'était réveillé en sursaut en imaginait cela. Le pire c'était qu'il voyait Namyon avec une robe de mariée. Il avait vraiment l'esprit à l'envers, pas d'autre mot pour dire cela. David avait osé se dire cela un matin quand il avait observé Namyon dormir. Il devait vraiment penser à prendre l'air. La lionne ne voulait pas sortir, la neige, elle haïssait cela. Pourtant son sorcier noir s'habillait, et elle viendrait avec lui. La lionne battait furieusement le sol de sa queue.

    *Tu peux cesser ce bruit?!*

    Le familier ne portait aucun nom, car elle était un animal sauvage et non pas domestiqué. La lionne gronda sourdement, elle avait beau être sauvage, elle devait une dette à ce sorcier et rien que pour cela elle restait à ses côtés. David avait mis une veste treillis noire, des mitaines de la même teinte. Son pantalon était noir aussi, et son pull d'un bleu marine très foncé. Le sorcier noir claqua des doigts et la lionne se leva, il ouvrit la fenêtre et le fauve sortit par l'échelle de secours. David se chargea de descendre les étages qui le séparaient du rez et une fois dans la rue, il prit une ruelle où l'attendait la lionne. Il n'avait pas peur de se faire repérer, au pire il abuserait de sa magie noire. Il était un sorcier noir bord**! Même s'il fréquentait Namyon il n'était pas devenu un enfant de cœur.

    On était dimanche, il y avait de la neige, et personne dehors. David portait un sweat entre sa veste et son pull, il remonta sa capuche sur sa veste, et le col de sa veste. Cachant ainsi son visage, il traversa rapidement le village, passant par des raccourcis, ainsi personne ne voyait la lionne. Même si des gens entrevoyaient David, ils n'avaient décemment pas le temps de voir la lionne à ses côtés. Celle-ci trottait rapidement pour avoir chaud, n'ayant pas un pelage d'hiver, elle souffrait énormément. Rapidement le couple se retrouva sur la route qui menait Little Angleton au Mystery Orphanage. David quitta pourtant la route de campagne, autant être prudent, pour s'enfoncer dans les champs, la lionne le suivant.

    *On pourrait se faire repérer.
    - Réfléchis, il neige, personne n'osera se pointer et pis au pire...On les tuera.*

    Le sorcier noir doutait pourtant que les gens soient assez fou pour cela. Quoi que...Il y avait toujours des imbéciles qui aimaient la neige. Ce qui échappait complètement au jeune sorcier aux yeux vert de chat. David fit un sourire mauvais, s'il restait un "ange" en présence de Namyon il ne manquait pas d'idées mauvaises pour foutr* le bord** là où il passait. Le sorcier noir continuait sa marche à travers le champ détruit à cause de la neige. Les épis vides étaient gelés, la neige couvrait le sol, et la lionne laissait forcément des traces. Celle-ci se stoppa, tournant le museau, elle plissa les yeux et releva ses babines sur ses crocs blancs comme neige alors qu'elle gronda sourdement. David se stoppa aussitôt et sa magie noire claqua dans l'air, visiblement contente à l'idée qu'elle allait probablement être utilisée.

    *De la compagnie?
    - Pas des moindres une femme.*

    David se doutait que ce n'était pas Namyon, la lionne connaissait bien cette odeur-ci. Qui plus ait sa petite amie n'était pas assez folle pour le suivre. Le sorcier noir se retourna alors, scrutant l'horizon sans rien trouver. Mais il écarta les mains, les épis s'agitèrent aussitôt, sa télékinésie saturant l'air. Il aimait bien l'utiliser, surtout qu'il n'utilisait pas ses pouvoirs et sa magie très souvent. En présence de Namyon il faisait vraiment le gentil petit garçon alors qu'il était bien tout le contraire quand il s'y mettait sérieusement. Alors, qui c'était qui osait perturber sa petite balade? Cette personne allait vite le regretter. Bien loin de se douter que c'était une sorcière noire, tout comme lui...
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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Mar 21 Déc 2010 - 0:02

La jeune femme sors sa plume et son encrier rouge. Elle écrit encore à la façon des anciens en trempant la pointe de son instrument dans le liquide écarlate avant de tracer de son écriture fine quelque lettre sur du papier albâtre. La date du jour, le lieu et le récit de sa journée... Tout ça adressé à une unique personne, à une morte.

Little Angleton, le 19 Décembre 2010

Chère Maman,
Ici, c'est bientôt l'hiver et ça se ressent. Il fait plus froid et cela m'amuse presque. J'aime sentir la morsure de la glace contre ma peau, c'est comme si on ne m'avait pas voler toute mon âme, comme si je pouvais encore être heureuse... Ca me retient sur Terre de souffrir alors je crois que j'en viens presque à aimer ça.
Même si au fond j'm'en fous.
De toute façon, j'me fous de tout.

Dehors, la neige est tombée. Je ne vais pas perdre mon temps dans des descriptions telle que "un blanc manteau s'est affalé sur le pays, ses larmes d'argents recouvrant les sapins et faisant taire le clapotis des rivières", parce que de toute façon, toi la neige tu connais. C'est froid et c'est blanc. Rien à ajouter.

Mais la neige ne m'a pas empêché de sortir, évidemment. Je suis sortie de ce village que je hais tant, de cet endroit où l'on m'a envoyé... J'ai l'impression que c'est un gouffre dans lequel on jetterait la brebis au loup... Ce qu'ils ne savent pas ici, c'est que la brebis est armée jusqu'au bout. Et prête à tout.
En attendant j'ignore toujours pourquoi ici.

Mais tout cela a-t-il vraiment de l'importance ? Ce n'est pas le sujet de ma lettre. Moi je voulais te parler de quelque chose de bien précis. Mais pour cela, il faut que je remonte à l'endroit où tout à commencer...
Imagine. Un champs d'épis gelé recouvert par la poudreuse blanche. La perfection dans sa plus simple expression. Pas une ride ne vient troubler la beauté de son environnement. Moi-même, j'utilise la lévitation afin d'éviter de laisser des traces derrière moi. Mais quelqu'un n'a pas eu cette délicatesse. Deux êtres en tout cas. Car lors de ma balade, j'ai pu apercevoir les trace de pas d'un homme.
Je crois que je n'aurais sans doute pas tenter de chercher plus loin si ces traces là n'avaient pas été accompagnées des traces d'un félin... un gros félin. Et là, la curiosité a pris le dessus sur le dégoût que j'éprouvais pour ceux qui avaient ruiner ce magnifique décors hivernale. J'ai donc décidé tout naturellement de suivre les traces.

Je... Je crois que c'est le moment d'annoncer mon échec. Enfin ce que j'ai raté. Trop de lenteur, pas assez d'entraînement... Je ne les ai même pas vu que déjà eux m'avaient repéré. Comment je l'ai su ? J'ai sentit un fort pouvoir saturer l'air. Mon pouvoir. Celui de la télékinésie.
Sur le moment j'avoue que cela m'a surpris. J'en ai même arrêté ma lévitation afin de me poser dans la neige... De toute façon les inconnus qui m'agressaient avaient déjà tout ruiné alors... Il valait mieux que je me défende de cette sorte d'attaque...

Oui Maman, tu as bien entendu. Une attaque. C'était ça. Ou en tout cas, c'est comme ça que je l'ai pris. Hors Anja Lili von Duisbourg ne se laisse pas attaquer de la sorte sans se défendre. Mon poignard a vibré dans ma manche, me démangeant pour le sortir. Mais je ne voulais pas, pas tout de suite. Il était beaucoup plus intéressant de s'approcher calmement. Une bonne distraction. Presque amusante. Faire comme si je ne ressentais rien, comme si l'étau de son pouvoir ne se crochait pas autour de moi.

Tu aurais été fière Maman, je suis restée fière et droite.

A l'horizon, j'ai vu des silhouettes se profiler. Mais ce n'était pas facile de se faufiler un chemin dans cette explosion de magie. Si bien que j'en ai déclenché on pouvoir pour avancer sans trop de problème. Il était plus facile de se frayer un chemin ainsi. Mais alors mon pouvoir était révélé et mon identité presque devinée.
Quoique j'aurais pu être une mêlée ou une humaine... Beurk. Rien que d'y penser, j'en ai des frissons... Naître humain. Quelle malédiction ! Ils sont si faibles de corps et d'esprit. N'es-tu pas d'accord ?

Mais à nouveau, je dévie. Le plus intéressant reste à venir. Car à un moment il a bien dû se rendre compte que moi aussi j'utilisais mon pouvoir. Et cela ne m'empêchait pas d'approcher, chaque minute un peu plus.
Bientôt j'aurais été assez près pour distinguer son visage.
C'est un homme. Un homme et un lion. Probablement une lionne vu qu'elle n'a pas de crinière. Et que comptaient-t-ils faire contre moi tout les deux ? Je préfère ne pas le savoir... C'est pour ça que j'ai engagé la conversation.

- Voilà un couple bien originale...

Aucune expression n'est venu traversé mon visage. Je suis restée neutre, comme toujours. On perd trop de temps à manifester ses sentiments à travers des gestes qui nous trahiront. On devrait prendre ce temps pour observer l'autre. Et moi, c'est ce que j'ai fait.

[...]


La plume se suspends un instant dans les airs alors que la jeune femme tente de se rappeler l'expression exacte de son inconnu lorsque que ses yeux verts de chats ont rencontré ceux bleu glace d'Anja...
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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Mar 28 Déc 2010 - 12:33

    David avait face à lui une jeune femme plus jeune, mais belle. Mais qui était-elle, pourquoi ici et pas là? Le jeune sorcier noir ne savait pas que c'était une de ses paires. Le découvrirait-il seulement? Excellente question dont nous aurions la réponse bientôt, tous autant que nous sommes. Elle possédait des yeux clairs, elle était à couper le souffle mais n'aurait jamais la beauté de Namyon, sa chevelure brune et si excitante. Le jeune homme aux yeux de chat fut obligé de comparer, il aimait Namyon, au point de ne jamais vouloir la tromper. Même si cette histoire de bébé le rendait plus morose qu'autre chose. David cligna des yeux, qui était cette femme de glace? Les mains toujours autant écartées, son pouvoir claquait toujours autant de l'air. Menaçante, la télékinésie était prête à frapper et à défendre son porteur. La lionne avait sorti les griffes, pétrissant le sol couvert de neige et montrant les crocs, menaçante et poussant un bas grondement. Elle avait soudainement oublié le froid, magie magie...

    - Voilà un couple bien originale...

    Le sorcier noir fit un sourire mauvais alors que sa télékinésie bondit en avant, prête à blesser l'inconnue mais se stoppa à temps. Premier avertissement, il n'en n'aurait pas de second. Le prochain coup serait une attaque sans aucune pitié. Le sorcier noir avait appris à ne plus avoir pitié de personne, même pas de lui. C'était pour dire quel genre d'adversaire il était, et qu'il serait avec l'entraînement. Il ne ferait pas un bon père, un père sorcier noir, une mère exorciste, quelle vie attendait ce pauvre petit être? Le jeune homme cessa de se poser la question, pas encore né que ce môme occupait ses pensées, saleté...David comptait rester bien ferme sur cette affaire. Son regard vert de chat lançait des éclairs alors que la lionne s'approcha de la sorcière, la contournant, elle la prenait à revers, prête à la tuer à tout moment, à planter ses crocs en elle pour déchirer sa chair et profiter de son goût si enivrant au fond.

    "En voila une bien étrange femme."

    Ironisa David qui s'approcha à son tour, menaçant, prêt à se battre, et il n'allait pas en louper une seule occasion. Il avait parlé sur le même ton qu'elle, pour qui se prenait-elle?! Il avait envie de l'égorger, non! De planter sa lame en elle, écarter les pans de la chair et l'entendre hurler au soleil qui était caché derrière des couches de nuage. Journée glacée, le soleil restait pâle ici bas. Comme s'il refusait ces deux êtres du mal. Mais qu'est-ce qui était mal et bien au fond? Hein, c'était selon les mœurs, le camp et l'époque après tout. Même si David vous avouerait volontiers que c'était un mauvais garçon mais il adorait le genre qu'il se donnait après tout. Il en avait marre de jouer le gentil garçon, il le faisait bien assez avec Namyon, le gentil David était tombé dans le gouffre, aujourd'hui il voulait faire le mauvais garçon et faire couler du sang, qu'importe de qui...Et l'attaque allait commencer à présent! Mais comment faire? Feinter pour mieux attaquer, David n'avait plus combattu depuis bien longtemps, rouillé à un point inimaginable, il allait tester de suite sa théorie.

    "T'as un nom? Avant que je te tue."

    Prétentieux et arrogant, David l'avait toujours été du haut de ses vingt-huit ans. La lionne avait cessé de gronder, et le sorcier mit ses bras le long de son corps. Son regard vert de chat lançait des éclairs, il avait dû être vraiment un chat dans une vie antérieure, et en deviendrait probablement un après sa mort. Après tout, que nous arrive-t-il après notre mort? Personne ne le savait, certains croyaient le savoir, mais était-ce la vérité? Nous devenions fantôme si la vengeance vivait en nous, mais si ce n'était pas le cas, nous allions dans l'autre monde. Comment était l'autre monde, l'au-delà après tout? David jouait celui qui n'attaquerait pas, et c'était faux, complètement faux, jusqu'au bout même.

    *Attaques! Ne l'épargnes pas!*

    La lionne bondit en avant, ses muscles se détendirent comme des ressorts, elle piqua un sprint, sans réfléchir. Les oreilles en arrière, ses pattes se soulevaient avec légèreté, la souplesse incarnée, le félin incarné, une beauté sauvage et indépendante après tout. Et le sang coula, mais le sang de qui, de quoi? Les griffes s'enfoncèrent dans la chair, vraiment? David leva les mains, et la télékinésie fit soulever l'entier de la neige. Les flocons tombèrent alors sur les deux sorciers...Une drôle d'attaque, le premier qui ressortirait de la masse neigeuse gagnerait, forcément, cela semblait si logique...Pas pour tout le monde par contre. Vous parlez d'une évidence. L'ensemble du champ était retourné, de la poussière de neige voletant alors que la neige elle-même était retournée, au sol, sans rien dévoiler, mais que c'était-il passé?
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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Mer 29 Déc 2010 - 18:32

La plume se repose sur le papier, le bec écarlate allant gratter l'albâtre de la feuille. Les mots continuent à s'inscrire, racontant sa journée...

[...]

Un sourire mauvais s'est alors inscris sur les lèvres de l'inconnu et son pouvoir a alors bondit en avant, m'a effleuré, sans pour autant me bousculer. Ce frôlement a défoncé mon coeur, comment quelqu'un peut-il utiliser mon pouvoir contre moi-même ? Personne n'a le droit de m'attaquer par la télékinésie. Personne. La colère a frappé mes veines, cela m'a énervé. Encore plus que ces hommes dans les bistrots qui me regardent. Mon regard s'est plissé sur mes yeux de glace et pourtant, je n'ai rien fait. J'attendais d'en apprendre plus sur cet individu qui, malgré tout, m'intriguait.

La lionne quand à elle, s'approchaient de moi, son oeil mauvais posé sur moi, ses crocs prêts à déchirer mon abdomen, ses griffe prêtes à lacérer ma chair. Je la suivait d'un oeil distrait, ayant bien compris qu'elle n'était pas une menace à oublier. Qui ose se promener avec un animal de cette taille ? Seul ceux qui peuvent leur parler sont respecter par ces bêtes... Les métamorphes évidemment ainsi que les télépathes... Le deuxième cas était bien plus inquiétant, si cet homme pouvait parler au félin, celui-ci pouvait recevoir l'ordre de m'attaquer. Et moi je ne l'entendrais même pas, ne m'en méfierais même pas. Il valait donc mieux prendre mes précautions.

"En voila une bien étrange femme."

En entendant ces paroles, un sourire amère se dessina sur mes lèvres. Ne pouvais-je pas lui retourner le compliment ? Je n'avais pas encore montrer mes pouvoir alors que lui si... Dans un pouvoir ou les stupides humains sont en surnombre, c'est nous les étranges. Ce sont nos pouvoirs les bizarres. L'homme s'est mit à parler à nouveau.


"T'as un nom? Avant que je te tue."

J'en aurais presque rit. Tu te rends compte Maman ? Il voulait me tuer ! N'est-ce pas ridiculement comique ? C'est moi qui tue les autres... Et voilà la situation retournée. Non, en fait, ce n'est pas drôle. Cet homme parle trop, ça me lasse. Je n'ai pas besoin de savoir son nom, ni de lui annoncer sa mort avant de lancer ma lame. Quoique... cette fois-ci tout cela risque d'être plus dur. Je n'ai jamais été confronté à un être ayant les mêmes pouvoir que moi. Cela risque d'être... intéressant. Mais j'avais tout mon temps, alors j'ai pris la peine de lui répondre.

- Anja.

J'ai craché mon nom comme si il s'agissait d'une horreur. Ce nom, je ne l'ai jamais vraiment aimé. C'est toi qui l'a choisis Maman. Ainsi que mon second nom, Lili. Mais au moins, ils ne sont pas pire que mon nom de famille qui me vient directement de mon géniteur... Rien que penser à lui me dégoûte. Comment ai-je pu l'aimer ?
On est si bête quand on est qu'un enfant...

L'animal cessa soudain de gronder et l'homme a laissé retomber ces bras le long de son corps... Tout reprenait peu à peu son calme. Comme si soudainement, après m'avoir avertit, il ne tenait plus à m'attaquer... Ce soudain changement d'idée me surpris le temps d'une seconde... Une seconde de trop. La distraction me fit voir la lionne trop tard, elle était belle, tu sais ? Tout en muscle, qui se tendait, sautant griffes et crocs déployé. Mon don s'est aussitôt activé, m'emportant léviter dans les airs... Trop tard. Les griffes de mon adversaire écorchèrent mes mollets, la douleur cinglant dans tout mon corps. Je n'ai pas crié, je suis trop fière pour m'abaisser à un cri, mais j'ai eu mal. Et la douleur m'a fait sourire. De plaisir. Sourire qui a disparu au moment où j'ai sentit la neige s'entredéchirer autour de moi, se soulever, le sol m'attirant à lui comme un aimant. Ce n'était plus drôle. Plus drôle du tout.

Ma lévitation n'a pas tenue, évidemment. Mais ma télékinésie pris le relais, éclatant dans l'air telle des bulles de savon. En beaucoup plus violent. La neige volait en tout sens, déchirant ce paysage si beau qui m'avait accueilli. Triste, je le conçois. Mais c'est lui qui avait commencé. Et cet homme m'agaçait un peu plus à chaque instant... Le blanc au-dessus de moi s'est alors écarté afin de révéler le gris sale des nuages. Je suis sortie de ce trou telle une toupie...

J'ai regardé le ciel et je t'ai fait cette promesse Maman. Cet homme allait souffrir.


Le mot souffrir semblait plus rouge que les autres... On aurait dit du sang sur cette lettre...
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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Mer 5 Jan 2011 - 20:51

    Elle avait parlé, dit un prénom, Anja. Quel drôle de prénom, une russe? Quelqu'un de l'est vu l'intonation. Mais David s'en foutait au fond. Il se moquait royalement des origines des gens, pour lui seul comptait le camp et si elle était celui des ennemis il ferait en sorte de la tuer. Elle pourrait venir de l'Égypte que cela lui ferait le même effet. Surtout que le cœur de l'européen était pris par Namyon. Alors bon, il était d'une nature assez fidèle, doublé de jalousie tout de même. Il se moquait de tout, exactement tout. Il l'avait provoqué, quand les griffes de la lionne s'enfoncèrent dans la chair le sang couvrit la neige. David fit une sorte de grimace alors qu'il fut frappé d'étonnement au sourire maso de la fille. La douleur...Elle en faisait une force. La lionne gronda sourdement, l'odeur réveillant ses instincts de chasseuse qu'elle était obligée de refréner. Un peu désespéré et colérique sur ce coup-là, le sorcier noir envoya sa magie en pleine poire, télékinésie qui ne fit rien car tout à coup la neige fut bloquée. David fronça les sourcils, sa magie vibrait dans l'air alors que les flocons se faisaient repousser et que le ciel gris se découvrait.

    *RECULES!*

    La lionne obéit en entendant la voix du télépathe. Poussant un bas grondement, elle montra la pointe de ses crocs. Elle était plus que mécontente, menaçante, elle n'avait pas tant froid aux yeux que cela. Patte après patte, elle consentit à reculer même si elle n'aimait pas cela. C'était de la soumission dans le monde animal de se reculer et elle savait que dans le monde humain aussi. La sorcière semblait figé dans le marbre alors que la lionne continua de gronder sourdement, mais le sorcier la fit taire d'une pensée alors qu'il comprenait qu'il avait affaire à quelqu'un vraiment pas comme les autres. La magie noire vibrant dans l'air, il ne s'en cachait même pas car cette magie noire venait de quelqu'un de très précis et ce n'était pas que lui. Cela venait aussi de cette poupée blonde glacée. Elle était littéralement figée dans le temps et ce n'était rien de le dire. Se pinçant les lèvres, David soupira tout en passant une main dans ses cheveux, la situation ne lui plaisait vraiment pas.

    "Tu es une sorcière noire."

    Même pas une question, mais une affirmation pure et dure qu'elle avait intérêt à confirmer. De toute manière elle serait littéralement ridicule si elle mentait. C'était le cas de le dire. Les yeux plissés, il se demandait qui elle pouvait bien être. Il n'avait pas entendu d'elle en tout cas et elle était jeune, plus jeune que lui. David lui donnait à peine la jeune vingtaine. Il avait rencontré que très peu de sorciers noirs dans sa vie. Alors quand il en rencontrait forcément c'était plus qu'intéressant. Si on n'essayait pas de le tuer avant, ça, c'était encore une histoire car bon, leur première rencontre n'avait rien de bien amusant ni d'une soirée de thé après tout. David ne faisait pas un seul pas en avant, la télékinésie sortait de chaque pore de son corps, il était prêt à se battre, la lionne toujours en position de combat, guère attirante dans ce genre de cas. C'était l'arme ultime de David, le sorcier noir ne le savait que trop bien, elle lui avait fait une sorte d'allégeance, ça dépassait bien les gens ce genre d'histoire.

    "Tu comptes me tuer? Entre compatriotes, ce n'est pas très charmant."

    Non décidément David préférait Namyon, surtout si ses homologues étaient du genre à vouloir le découper en rondelle s'il tombait dessus. Franchement faudrait éviter les rencontres entre sorciers noirs. A croire que cette petite minorité, qui en devenait une grande soit-dit en passant, n'était pas faite pour cohabiter. Comme si tuer leurs ennemis ne suffisaient pas au fond. David était un peu mitigé, entre l'envie d'attaquer et la curiosité de qui elle était vraiment. Etait-elle vraiment la femme froide dont elle renvoyait l'image? Difficile à croire, mais tester les limites, c'était la meilleure chose que David pouvait encore faire. Son regard se posa la lionne, celle-ci bougea une oreille en sa direction tandis que l'autre ronde, et avec une tâche noire dessus, se mit en avant, écoutant les bruits que dégageaient la sorcière noire. Il ne possédait aucune limite et adorait ne pas les chambouler. C'était un véritable gosse quoi!

    *Feintes, je veux voir ce qu'elle vaut.*

    Sans chercher à comprendre, mais pas complètement soumise pour autant. La lionne bondit en avant, allant sur la gauche de la sorcière en ayant bien en tête de la découper en rondelle. Le fauve piqua un sprint monstrueux, mais au dernier moment, elle se rétracta, bondissant sur la droite, elle fit un saut en arrière et se réceptionna avec la grâce de sa race. La queue parallèle au sol pour garder une certaine stabilité. Elle ne se coucha pas, elle resta les quatre membres planter dans le plancher des vaches, prête à recommencer dès que l'ordre claquerait dans l'air. David fit un sourire plus que satisfait. Alors, qu'est-ce qu'allait dire la reine des glaces à tout cela, hein?
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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Lun 31 Jan 2011 - 22:52

"Gratt-gratt-gratt". La plume glisse, s'impose. Les mots qu'elle crée, dessine sont comme gravé au fer. C'est une lettre au parfum d'éternité qui se façonne. Une lettre qui, comme tant d'autre avant elle, ira rejoindre le coffret d'Anja. Et tâcher un peu plus son passé.

[...]

Il a semblé surpris. Ca ne se lisait pas sur son visage, mais sa lionne a soudain reculé, comme le reflet de son âme. Sa meilleures alliée était aussi la pire des trahisons. Je pouvais lire à travers les gestes du félins ce que l'inconnu pensait. Tu sais Maman, il ne fait jamais dévoiler ses pensées. Rester de glace, innébranlable, comme une construction massive aux fondations plus fortes que les autres. C'est toi qui a été l'architecte de ma maison, de ma coque de défense. Je sais oublier de pleurer quand j'ai mal, je sais ne pas rire quand quelque chose est drôle, je sais ne pas montrer ma peur quand on m'effraie. Il n'y a que les lecteurs de pensées qui doivent me trouver translucide. Trouver une parade contre eux, c'est difficile. Mais pas improbable. Il faut qu'ils ne comprennent pas... L'allemand n'est pas connu par tous ici. Alors, je pense souvent en allemand. Il serait préférable que j'apprenne le chinois. Un jour. Sûrement.

Mon comportement, mes pouvoirs, tout cela n'avait pas dû plaire à l'homme. Autour de nous, la magie noir saturait le paysage. Sa magie, ma magie, notre magie. J'aimais bien toute cette noirceur. Après tout, même si je l'ignorais, c'est dans cet Univers là que j'ai grandis. Avec mon géniteur, Diego et surtout toi Maman. Je n'aimais pas l'homme, mais j'aimais sa magie. Même si ça m'agaçait d'avoir à m'opposer à un pouvoir aussi ressemblant que le mien, même si ça me faisait grincer des dents de voir cette inconnu en face de moi. Sa magie m'impressionnait. Je n'osais même pas imaginer tout ce que nous aurions pu faire ensemble si on mélangeait nos pouvoirs.

Lui aussi semblait avoir remarqué l'air saturé autour de nous. Les particules oxygène semblaient plus lourde, comme si notre noirceur les faisaient peser, un peu plus chaotique, cherchant désespérement à rejoindre le sol en premier, tel des flocon de cendre qui tombent, tombent, tombent... Sa voix aussi est tombée. Forte, coupante, comme une guillotine. Elle s'est abattut sur moi, révélant une vérité aussi vrai qu'inutile de signaler.

"Tu es une sorcière noire."

Que dire ? Je n'allais pas commencer à nier. Je suis une sorcière noire, comme toi Maman tu l'étais. "Sorcière noire, de mère en fille". Je pourrais presque ouvrir une boutique avec ce slogan. Mais j'ai mieux à faire que d'essayer de gagner la stupide monnaie des mortels par des moyens légaux. Et je crois que tu n'as rien à dire de ce côté là toi. Honnêtement, ne me fais pas croire que la maison de Diego a été achetée sans qu'aucune goutte de sang ne coule ?

Mensonge et damnation.

- Je ne suis pas la seule.

Les cartes étaient à présent posées. Il savait qui j'étais, de même pour moi. Avions nous avancé pour autant ? Nous restions toujours là, l'un face à l'autre, yeux de félin contre yeux de glace. Dans la neige, le froid. Face à face insoutenable. Autour de nous, le temps semblait s'être suspendu. Nous étions une de ces toiles de musée. Immobile et magnifique.

Puis soudain le pinceau du peintre a fait un écart, la peinture à huile a coulé sur la perfection, rapide, tel un éclair. Qui jaillit sous la forme d'une lionne, toujours cette lionne... Décidemment, cet homme se cacherait-il jusqu'à la fin de la vie derrière la crinière de ce puissant animal ? Cela en était agaçant, presque décevant. Ce n'était pas avec l'animal que je voulais me battre, mais avec l'humain. Qu'importe ? Le félin bondissait, se rapprochant inéxorablement de moi. Prête à me tuer sans doute. Allait-elle aller jusqu'au bout ? Il y a des instants où on n'a pas le temps de réfléchir. On agit sur l'instinct. La lame de mon poignard a fusé de sa cachette, dirigé par ma télékinésie.
Moi aussi je peux me cacher derrière des choses.
Puis soudain, aussi brusquement qu'elle était partie, la lionne s'immobilisa. Et je fis de même avec ma lame menaçante, la laissant cependant pendre dans le vide, tout près du museau de l'animal. Le message était clair. Il ne fallait pas jouer avec moi.

Lorsque j'ai repris la parole, ma voix était beaucoup plus froide, moins agréable. Je n'avais pas beaucoup aimé son imprudence.

Dis à ton chat de retourner jouer avec des sourirs de sa taille.

Je n'aimais pas le sourire qui dansait sur ses lèvres. Il avait essayé de me provoquer. Et ça Maman, je n'ai pas apprécié.

[...]


Une cigarette fut allumée, enfumant la petite salle dans laquelle Anja écrivait sa lettre. Quelques cendres tombèrent maladroitement sur le papier blanc, se mêlant à l'encre rouge. Une main dans laquelle une cigarette tremble, énervée par la vie. Il faut se calmer. Le récit reprendra bientôt. En attendant, la lettre est délaissé, le temps que la tension se calme, le temps que les souvenirs reviennent.

_________________



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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Dim 13 Fév 2011 - 11:32

    Ils étaient de la même trempe, du même bois. David aurait voulu lui poser des questions mais il ne le ferait pas, pas du tout même. Se serait montrer sa faiblesse et il ne devait pas le faire. Il n'était pas un sorcier noir de sang, il avait été un apprenti exorciste avant, mais la mort de ses parents avait tout changé. Un sorcier noir en avait alors profité pour le prendre sous sa coupe et lui apprendre les bases. Car on pouvait dire ce qu'on voulait mais les rangs des sorciers noirs étaient vides, ça, c'était une vérité! Même si l'ennemi ne l'avouerait pas, David voulait se battre pour les méchants, car il l'était au fond de lui. Namyon l'avait accepté ainsi, avec son caractère de cochon, avec ses sautes d'humeur et sa dangerosité. Après tout, il avait bien failli la violer. Pourtant à présent ils vivaient ensemble et elle attendait leur enfant. David n'avait que vingt-trois ans mais il allait être père.

    Il était furieux, il voulait se battre, frapper, à l'infini et la mettre à genoux. Mais elle ne tomberait pas à genoux, n'est-ce pas? Il devait être prudent, surtout que même si l'autre jeune femme était de marbre, elle semblait plus que dangereuse. Lui il montrait ses sentiments, d'autres pas, et cette femme ne montrait rien. Elle semblait vide, c'était étrange à voir, perturbant même. Cela pouvait gêner mais ne gênait pas le jeune sorcier noir. David fit un sourire amer, il voulait frapper mais elle était aussi douée que lui. Bon sang, quel âge avait-elle?! Dans un combat de magie, l'aîné avait toujours l'avantage, comme si l'âge donnait plus de puissance, et c'était le cas. Plus on est vieux et plus on avait tué des gens, c'était d'une logique implacable pour David. Il était excité, il venait de trouver un adversaire, qui comme lui maniait la télékinésie. Mais qu'était donc sa magie? Il voulait savoir, mais comment la forcer à utiliser sa magie première, hein? Excellente question!

    - Je ne suis pas la seule.

    David fit un sourire plein de sous-entendu. Ils auraient dû s'aider, se parler, se soutenir, mais à la place ils allaient forcément se taper dessus. C'était les sorciers noirs, ils ne se soutenaient pas entre eux sauf dans les sectes, dans les clans. Là c'était l'exception et David savait qu'Orpheo craignait ce genre de rassemblement. C'était logique, les gens ressemblés sont plus forts que ceux seuls après tout. C'était ça le plus excitant, oublier les limites imposées pour les dépasser royalement. David fit quelques pas de côté et envoya sa lionne au combat. Etait-il un lâche de l'envoyer? Pas du tout! Elle était son arme, elle lui devait cela depuis qu'il l'avait libéré d'une cage, c'était ainsi, point à la ligne. Il n'y avait rien à discuter de cette logique implacable. Pourquoi aurait-il dû discuter ce point qui lui semblait si fondamentale?! La lionne gronda sourdement pourtant, la télékinésie ennemie proche d'elle, prête à la frapper, la détruire. Et la voix ennemie s'éleva, menaçante et pleine de promesse de mort aux yeux de David Lanero.

    Dis à ton chat de retourner jouer avec des sourirs de sa taille.
    - Elle ne reçoit d'ordre de personnes

    David parla, autoritaire, son regard se posa sur son familier qui fouetta l'air de sa queue, montrant les crocs, elle était la Reine de la savane. Hors cette femme était une ennemie à ses yeux. On ne donne pas d'ordre aux chats. Hors il n'y avait pas photo, si la lionne voulait vraiment attaquer, elle le ferait. Le sorcier noir ne faisait qu'être son allié, et non son maître mais ça, la femme de glace ne semblait pas vraiment l'avoir compris. David retint sa lionne pourtant, lui interdisant d'attaquer. Il lui ordonna de ne pas bouger, c'était le mieux à faire vraiment. Il se pinça les lèvres, impatient de bondir, d'attaquer. Son regard félin pétillait de rage, que devait-il faire?

    - Et si on faisait un combat singulier, qu'en penses-tu? Nous sommes du même camps.

    *Que fais-tu?
    - Je propose un marché, n'interviens pas et recules.*

    La lionne gronda une seconde fois, comprenant que son humain faisait une connerie pour changer. Elle recula pourtant, un pas après un autre, elle était plus que furieuse mais obéit. Car elle ne savait faire que cela, obéir, jusqu'au jour où elle se rebellerait, bien évidemment. Son regard ambré brillait de rage, de soif de combat. Les animaux ne tuaient pas par plaisir mais par faim. La lionne voulait se battre pour défendre son territoire et chasser son intruse. S'il devait avoir mort, alors elle n'hésiterait pas, c'était aussi simple que cela. Une simplicité qui pouvait gêner, tout bonnement, tout simplement, et dépasser l'entêtement. La lionne s'assit au sol, sa queue battant le sol gelé, elle était prête à bondir, les muscles bandés, il n'y avait pas photo, c'était elle la grande prédatrice du moment.

    - Que viens-tu faire ici? Nous devons rester discrets.

    Il doutait fortement qu'elle vienne l'aider à foutr* le bord** dans Little Angleton. Surtout que David hésitait fortement à le faire maintenant que Namyon était enceinte et qu'elle attendait leur enfant. Enfant dont il ignorait tout, même pas le sexe, pas encore de prénom. D'un côté, il n'était pas pressé de voir ce parasite naître. Car il se doutait alors qu'il passerait à la trappe pour ce petit insecte. Son regard était sans appel envers l'autre sorcière, c'était son territoire ici, point à la ligne! Elle n'avait aucun droit d'interférer ici, aucun droit. Cela faisait plusieurs mois qu'il était ici, et aucuns sorciers d'Orpheo ne l'avaient découvert, alors il voulait garder son anonymat, logique, n'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Dim 6 Mar 2011 - 15:37

La cigarette alla finir sa vie dans un cendrier déjà rempli de mégot. Avec un soupir, Anja regarda le sol jonché de déchets autour d'elle. Ce n'était pas beau à voir, personne n'aurait voulu vivre dans un foutoir pareil. Un jour, il faudrait qu'elle s'occupe de ranger... Avec sa télékinésie ça ne prendrait pas longtemps. Mais la jeune fille rechignait à utiliser son pouvoir pour des tâches aussi basses, aussi obsolètes. Les utiliser contre un ennemi... oui, voilà qui était plus intéressant. Comme avec cet homme...
Anja baissa le regard vers le bureau afin de reprendre sa plume. Puis elle recommença à écrire, à raconter, à se souvenir...

[...]

Il était là, tout près de moi et pourtant si loin... Car il y avait cette lionne entre nous. J'aurais tant aimé m'en débarasser... mais je sais que si tel avait été le cas, l'homme n'aurait plus hésité. Il se serait battu jusqu'à ma mort. Et sa rage, plus toutes l'experience qu'il avait accumulé alors que je n'étais encore qu'à développer la base de mes pouvoirs, tout ça ferait qu'un cadavre se serait échoué dans la neige. Le mien.
Il est facile de rester droite, hein Maman ? Facile de promettre la mort, de provoquer. Mais étais-je vraiment capable de tuer cet inconnu ? Ca, je commençais à en douter sérieusement, même si pas la moindre ride de doute ne se dessinait sur mon visage. Même si l'homme me faisait presque... peur, je ne devais pas lui montrer mes faiblesses. Et je savais qu'il ne pouvait pas les voir, j'étais trop forte à ce petit jeu. Par contre, je doutais de cette lionne... toujours elle. Elle avait ce sens en plus qui lui permettait de lire en moi, de ressentir mes sentiments... et ma peur.
Foutue lionne.

- Elle ne reçoit d'ordre de personnes

Elle est libre c'est ça ? Dans ce cas là, pourquoi ne m'a-t-elle pas déjà tué ? Pourquoi n'a-t-elle fait que feinter ? Ca ne ressemble pas au comportement des animaux sauvages ça... Cette lionne avait qu'une seule envie, c'était de se débarasser de moi. Alors qu'attendait-elle ? Il n'y avait que son maître qui pouvait la retenir, ou tout du moins la guider. Alors peut-être qu'elle était assez libre pour pouvoir décider du moment de son départ. Mais en attendant, elle était profondémment attachée au sorcier noir. C'était presque de l'amour. Presque.

Mais je réalisais à présent que l'animal n'était plus la seule à vouloir attaquer. L'homme aussi semblait près à bondir, à vouloir m'écorcher. Mais pourtant, il ne bougeait pas, seule une flamme de rage brûlait dans ses yeux. Quelle était cette foutue prudence, cette foutue politesse qui le retenait d'attaquer ? Et enfin la situation a évoluée. Par des mots. J'aurais préféré des gestes.

- Et si on faisait un combat singulier, qu'en penses-tu? Nous sommes du même camps.

Un combat singulier... Voilà qui était bien plus intéressant. Du sang aurait pu ainsi couler... Mon sang... dans la neige... ma douleur qui se serait étalée dans ce paysage d'hiver... et la joie sur mon visage serait née. J'aime souffrir. Tu le sais, non ? Après tout, je souffre pour toi Maman. Pour que mon pêché soit pardonné. Que je sois exempte de toute faute. Tu es morte à cause de moi, je souffrirais pour toi.

- Quelles sont les règles ?

La lionne dans son coin s'est mise à gronder. Elle ne semblait pas contente, pas contente du tout... Au fond, cela devait être bon signe pour moi. Si l'animal ne semblait pas apprécier, ça voulait dire que l'humain n'était pas sûr à 100% de ce qu'il faisait. Cette lionne était le masque de l'homme, mais un masque bien dangereux puisqu'il ne dissimulait pas ses émotions. Eux deux faisaient un binôme bien passionnant. Dangereux évidemment. Puissant c'est sûr. Mais il y avait aussi... une faille dans ce lien qui les unissait. Une faille que je ne savais pas comment interprêtée, ni comment utilisée. Mais si moi je la voyais, nul doute que quelqu'un de plus experimenté pourrait en profiter pour détruire le drôle de couple qui me faisait face. Je pense à toi Maman. Tu aurais sû comment faire...
Mais moi je ne sais pas. Peut-être ne suis-je pas digne d'être ta fille ?

Puis soudain, l'homme a repris la parole. Pour poser une question si simple, que ma réponse a fusée droit après.

- Que viens-tu faire ici? Nous devons rester discrets.
- Tuer.

Je n'avais même pas besoin de réfléchir tellement cela était évident. Je n'avais encore tué personne, mais les ordre de la Croix ne tarderaient pas, j'en étais sûre. Et alors j'agirais comme toujours, m'approchant de ma cible, faisant voltiger mon poignard jusqu'à son coeur et arrachant son âme à tout jamais. Je regarderais alors ce corps sans vie étalée devant moi l'espace de quelques secondes puis, suivant les ordres que j'aurais reçu, je ferais disparaître le cadavre ou alors je le laisserais là, pour effrayer les autres, pourqu'ils sachent qu'il y a un assassin à Little Angleton. J'aime souffrir, mais il y a une chose qui me plaît encore plus. Ressentir la peur des autres et pouvoir en rire. Leur mine effrayée, leur paranoïa... Oh oui, j'aime ça plus que tout le reste. C'est la nourriture de mon âme noire.

[...]


Une ombre de sourire s'était dessiner sur les lèvres de la gratteuse de papier. Une lueur de folie dans les yeux et dans l'âme. Tuer. Effrayer. Souffrir. Voilà tout ce qui l'excitait, voilà ce qu'était sa vie. Trois verbes. Et un poignard.

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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Jeu 17 Mar 2011 - 17:57

    David se souvint des paroles de son mentor, des paroles qui disaient qu'il y avait tueur et tueur. Un tueur intelligent qui savait quoi faire et le tueur bête, cet être qui réagissait comme un pur animal et qu'on pouvait bloquer. Il trouvait qu'Anja était une vulgaire bête sans volonté propre. Il aurait pu lui jeter un filet sur la tête qu'il était sûr et certain qu'elle serait incapable de se défendre. Il le signala à la lionne qui répondit calmement que c'était le cas, que cette sorcière noire ne semblait être qu'une bête. Mais cette sorcière noire n'était pas fauve, et tout ce qui n'était pas un fauve félin - car il y avait les fauves genre ours - était considéré par la lionne comme une race inférieure. Reine de la savane, elle méprisait certaines races, comme les sorciers noirs quoi!

    - Quelles sont les règles ?
    - Le premier qui perd sa lame perd, aucun mort. Tu as une lame, n'est-ce pas?

    Il préférait le combat lame contre lame que magie contre magie ou que corps à corps. C'était un principe qu'il adorait, même si cela étonnaient les gens, et son mentor le premier. Quoi qu'elle soit, qui qu'elle soit, elle n'avait aucune humanité. David la regardait avec force, toisait la créature qu'elle semblait être. On était au mois de décembre, la neige couvrait toute l’Écosse. Il avait froid, terriblement même. Ses mains tremblaient légèrement et sa magie noire menaçait à tout moment de se déverser. Cette même magie noire qui gravitait autour de lui. Il fit une moue étrange, une moue remplie de haine, probablement même. Elle n'était rien qu'un déchet. Il ignorait qu'elle appartenait à Croix, il en avait vaguement entendu parlé, et pas qu'un peu. Mais ce n'était pas marqué sur la tête des gens à qui ils appartenaient, ou plutôt à quel groupe. Il demanda ce qu'elle venait faire ici, et la réponse ne l'étonna qu'à moitié.

    - Tuer.

    *A moitié folle, elle vient tuer ici.
    - Elle ne connait pas la discrétion! Une bête à l'état pur, un manque d'intelligence certain.
    - Je confirme.*

    Il soupira longuement, ne disant rien, juste fatigué. Il fit un premier pas en avant, dégainant sa lame et se demandant si elle allait jouer le jeu ou continuer de faire la bête. La lionne était assise, son pelage s'était terni avec l'hiver. Certes c'était une bête de continent chaud, mais elle s'était plus que rapidement habituée au froid, pas vraiment le chaud ici dirons-nous. David s'arrêta à quelques millimètres de la jeune femme, reine des glaces, elle était si laide à ses yeux et morte de l'intérieur si on pouvait le dire. Il ne voyait aucune humanité en elle, pas du tout même. Tous les sorciers noirs finissaient-ils ainsi? Il n'avait pas vu son maître ainsi alors bon...

    - On n'est pas dans la vie sauvage ici. Il faut de la subtilité, quel âge as-tu?

    Il parla d'une voix ferme et sûr de lui. Il ne devait en aucun perdre la face à elle sinon elle n'en ferait qu'une seule bouchée pour dire vrai. Etait-il plus vieux qu'elle du haut de ses vingt-trois ans? David plissa les yeux, se posant franchement des questions sur tout cela. Il souffla une première fois, la buée s'éleva de sa bouche et vola dans l'air. Son regard vert de chat était brillant et vif. Un chat humain comme beaucoup l'avaient déjà nommé. Par ses conneries il avait perdu ceux qu'il aimait, et il ne pouvait rien faire pour se faire pardonner, enfin presque rien. Il avait Namyon maintenant, mais tout cela resterait-il stable ou pas, hein? N'allait-il pas la perdre, elle aussi ? Il se méfiait du destin, tout simplement.

    - Alors, on commence ce combat?

    Il narguait évidemment Anja, la trouvant un poil bête sur les bords mais peut-être qu'elle cachait son jeu. Beaucoup de gens faisaient cela. Il recula de quelques pas, pour se laisser de la marge de manœuvre et lui laisser le premier coup d’envoi. Il était peut-être tombé bien bas, peut-être que Namyon ne serait pas contente de le voir faire le c** mais c'était ainsi. Il était sorcier noir, il avait choisi sa voie et sa petite amie le savait. Cela ne les empêchait pas de s'aimer, bien entendu. Un amour étrange, un amour terrifiant d'un certain côté...
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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Sam 2 Avr 2011 - 1:40

On aurait pu dire d'elle qu'elle était folle. Dérangée. Retardée. Etrange. Dingue. Malfaisante. Sadique. Masochiste. En fait, on aurait pu dire beaucoup de cette jeune femme à la plume rouge.
Mais on ne pouvait pas dire qu'elle ne savait pas se contrôler.
Un monde de tic et tac au creux d'une horloge. Tout était contrôlé. A la moindre seconde. Au moindre bruissement du grain de sable tombant dans le sablier. Ses réactions, ses gestes, ses paroles... Tout. Il n'y avait qu'un seul détail, une seule chose à laquelle elle ne pouvait pas se préparer.
Le regard des autres.
Toute sa vie, des gens l'avaient haïe. Peu l'avaient aimée. Tous était mort. Ou oublié. Car dans la nouvelle vie que Anja L. von Duisbourg se forgeait, il n'y avait pas de place pour penser. L'écriture lui prenait déjà du temps, presque trop... Mais c'était une promesse à sa mère. Sa mère qu'elle adorait. Sa mère qu'elle haïssait.
Et sur le papier, la plus continue à glisser, millimètre par millimètre, lettre par lettre, tic par tac.

[...]

J'avais l'impression qu'il se croyait supérieur. Qu'il pensait qu'il pourrait me battre comme on écrase une mouche avec un journal. Etais-ce ma jeunesse qui lui faisait penser cela ? Croyait-il que, parce que je n'avais pas encore atteint la vingtaine, il en savait plus sur le Monde.
Peut-être bien, je ne le nie pas. Peut-être qu'il connaît le Monde mieux que moi, ce ne serait même pas vraiment étonnant. Il y a pleins de choses que j'ignore. L'amour. Ou le désir. Parce que je m'empêche de vivre. Pour toi maman. Je sais que je n'aimerais jamais.
Jamais.
Mais je m'en foutais moi de ce qu'il peut savoir, de ce qu'il peut comprendre ou de ce qu'il peut connaître. Nous parlons ici de combat. Seules nos compétances doivent être prises en compte. Le plus parfait des imbécile, pour peu qu'il ait des muscles, n'aurait aucune peine a écraser le petit intello gringalet de 50kg. Bon, évidemment, je ne suis pas une montagne de muscle. Aucun doute que cet inconnu qui me faisait face m'écraserais comme une mouche au bras de fer. Sauf que dans les combats, il n'y a pas que la force qui compte. Mais aussi l'agilité, la souplesse, l'expérience. Et la magie. Mais sur ce dernier point, je doute qu'il soit très malin de notre part de nous opposer sur ce plan là. Nos pouvoir sont trop similaire, je doute qu'on puisse aller bien loin.
Et en fait, je pense qu'il en fusse ressortit gagnant.
Mais il choisis autre chose. Quelque chose qui me convient plus, m'arrange plus. Voici ce qu'il me dit :

- Le premier qui perd sa lame perd, aucun mort. Tu as une lame, n'est-ce pas?

C'est dangereux de s'aventurer sur ce terrain là avec moi. Un sourire aurait presque pu se dessiner sur mes lèvres. Mais je ne voulais pas être trop préomptueuse et penser la victoire gagner d'avance, si ça se trouve il est un maître en l'art de manier une lame...
Cependant, je me débrouille vraiment bien assez. J'ai deux lames qui sont tout le temps avec moi. Même quand je dors, elles risquent glissées sous mon oreiller. La première je ne la manie que avec ma télépathie. Elle est parfaite pour arracher la vie aux gens, pour se planter dans leur coeur.
Quand à la deuxième... Elle est plus longue et le manche est plus maniable. C'est cette lame que j'utilise pour les corps à corps, et je sentais qu'aujourd'hui ça allait me plaire...

Je crois qu'il n'a pas apprécié ma réponse quand je lui ai dit que j'étais là pour tuer. Son soupir en a dit plus long que ses mots. De toute façon, je crois bien qu'il n'a rien apprécié de moi. Tant mieux, c'est réciproque. Déjà parce que cet un homme. Tous les chromosome XY me dégoûtent. Au moins, a-t-il la chance de ne pas être simple humain. Son statut de sorcier noir le fait un tant soit peu remonter dans mon estime.
N'empêche qu'il m'agace. Je ne l'aime pas.
J'ai pas aimé non plus qu'il s'approche de moi. Aussi proche, trop proche. Mais je n'ai pas bougé, pas tressailli, pas cillé. Irreprochable. Contrôle parfait. C'étaient mes seuls mots d'ordre.

- On n'est pas dans la vie sauvage ici. Il faut de la subtilité, quel âge as-tu?

Je n'ai pas aimé ça. Qu'il se permette de juger sans me connaître. Même si moi je fais pareil de mon côté. Mais ce n'est pas parce que je fais quelque chose que j'apprécie que les autres le fassent. Quand à cette question sur mon âge... Il cherchait à me montrer qu'il était l'aîné, celui avec plus d'expérience. Car je n'avais pratiquement aucun doute; je lui donnais plus que 20 ans. Il est vrai que, parfois, les images sont trompeuses, mais son assurance était tellement vraie, tellement droite... Il se pensait supérieur et plus vieux.
Je n'ai eu d'autre choix que de lui répondre toujours d'une voix parfaitement maîtrisée.

- J'ai 19 ans. Si cela te dérange, si tu penses que je suis trop gamine pour savoir cacher un corps et me comporter en personne civilisée, alors dis le moi. Et alors dans ce cas, on ne se battra pas, car à ta place je ne m'abaisserais pas à affronter un être aussi vulgaire et faible que moi.

Tous reposait sur ces épaules à présent. C'était à lui de vouloir ce combat ou de le refuser. Moi je ne faisais que l'observer. Son haleine à quelques centimètre de moi, la rage au fond de ses yeux, la buée au comissures de ses lèvres.

- Alors, on commence ce combat?

J'ai serré ma lame un peu plus fort dans ma paume. Evidemment qu'on allait le commencer ce combat. Je voulais voir ce qu'il valait. Voir ce que moi je valais.
J'étais prête.

[...]


Un peu plus loin sur le bureau, deux poignards sont alignées. L'une semble être parfaite pour se planter dans le coeur des gens. L'autre à une ame plus longue et un manche plus maniable.
Car ces armes sont toujours avec Anja.

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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Mar 12 Avr 2011 - 18:01

    Il pouvait sentir son odeur tellement il était proche alors que la lionne grondait sourdement dans son dos, inquiète, oh que oui ! Elle avait très bien compris que les deux adversaires avaient le même genre de pouvoir et c'était extrêmement dangereux en soit. Même si les années les séparaient, très peu les séparaient et c'était un désavantage pour David. Surtout qu'il était rouillé, quand était-ce la dernière fois qu'il avait combattu sérieusement ? Il ne se souvenait pas, c'était pour dire comment cela datait ! Il regarda Anja, cette beauté glaciale, elle était tout l'opposé de Namyon et cela le rassurait. Il ne pourrait jamais tomber amoureux d'une telle femme, d'une sorcière noire, non, il le savait au fond de son cœur. Au fond, peut-être n'avait-il pas tant changé de camp que cela, hein ?

    - J'ai 19 ans. Si cela te dérange, si tu penses que je suis trop gamine pour savoir cacher un corps et me comporter en personne civilisée, alors dis le moi. Et alors dans ce cas, on ne se battra pas, car à ta place je ne m'abaisserais pas à affronter un être aussi vulgaire et faible que moi.
    - Tu ne m'auras pas ainsi.

    Si elle voulait éviter le combat, elle devrait inventer mieux, vraiment. Il lâcha un sourire mauvais, si elle utilisait une ruse il n'allait pas se faire prendre ! Le sorcier noir recula de quelques pas, poignard en main alors qu'il voyait Anja raffermir sa propre prise, il suivit du regard le mouvement des phalanges. Le froid lui mordait la peau et une once de rage le traversa. Les épis s'agitèrent et les pierres se soulevèrent sous l'effet de son don non maîtrisé. Il avait encore bien du mal à se contrôler, son don et sa magie premiers se manifestaient souvent quand il avait une émotion forte, comme en ce moment-même. Il avait encore des années avant d'affuter ses techniques après tout.

    David leva la main et sa télékinésie lança une pierre sur Anja, la pierre toucherait-elle sa cible ou pas ? La lionne poussa un bas grondement et s'éloigna d'eux deux pour éviter de se prendre de la magie noire en pleine tronche, ou tout simplement une pierre. David prit de l'élan et piqua un sprint, il vissait l'épaule de la sorcière mais il rata son coup. La lame ne se planta jamais dans la chair, le coup venait d'être paré ! Il souffla bruyamment, reculant quelques pas, il se racla la gorge. Il avait intérêt à se concentrer mieux, mais la soudaine apparition de sa télékinésie l'avait déstabilisé, même si cela ne se voyait guère dans le vert clair de ses yeux félins.

    - Tu sais te battre.

    Il en avait un peu douté, fallait bien l'avouer, mais ce n'était pas sa faute quoi ! Il pouvait aussi être très arrogant quand il s'y mettait. David n'avait pas un énorme égo mais avait beaucoup de mal à admettre ses erreurs. Ce qui avait coûté la mort de ses parents. Alors qu'il "dansait" durant le combat pour tenter de déstabiliser son adversaire, il tentait de trouver une ouverture. Les sens de David s'affutèrent, cela faisait des mois qu'il n'avait pas combattu ainsi et cela lui plaisait. L'adrénaline coulait à flot dans ses veines, il haletait bruyamment, il s'épuisait très vite, manque d'entraînement. La lionne était assise, les observant, elle sentait tout ce qu'eux, simples humains, ne sentaient pas. Ses babines se soulevèrent et elle continua de gronder, méfiante, elle était prête à intervenir dès qu'elle sentirait son sorcier en danger. Elle était son familier, elle lui devait une dette !

    - Tu as tué beaucoup de gens ?

    David n'en n'avait pas tué des masses à dire vrai. Il s'approcha d'Anja mais toujours en position de combat, prêt à répliquer si elle montrait un petit signe d'adversité. Il était carrément monté sur ressort. Finalement cela avait du bon de rencontrer quelqu'un du même camp que lui ! Mais il était surtout déçu, même s'il ne le montrait pas, de ne pas avoir encore touché Anja.



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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Dim 10 Juil 2011 - 17:15

L'encrier rouge ne cesse de se vider. La lettre est longue, vraiment longue, comme elles le sont toujours d'ailleurs. Plusieurs pages recouverte du dégoût de la vie que ressent Anja... Plusieurs pages de haine contre l'humanité. Mais aujourd'hui, c'est autre chose, c'est un combat que la jeune femme retranscrit. Dans la neige si blanche et le sang si rouge...

[...]

J'étais prête.
Prête à lui montrer qui j'étais vraiment, prête à lui prouver qu'il n'aurait jamais dû s'approcher de moi, ni me déranger.
Mais lui, était-il prêt ?

- Tu ne m'auras pas ainsi.

J'ai presque sourit en entendant ses mots. Oui maman, tu as bien lu, presque. Comment pouvait-il imaginer une seule seconde que moi, Anja L. von Duisbourg, pourrait refuser un combat ? Au contraire... j'en meurs d'envie. Dans mes veines coule l'appel du sang, l'appel des armes, l'appel de la douleur. J'ai ce goût dans la bouche, ce fameux goût métallique que toi, maman, tu dois si bien connaître.

Je ne sais pas si tu te souviens, mais quand j'étais petite, vraiment très petite et que tu vivais encore à la maison, je m'étais coupé. C'était vraiment bête comme blessure. Il y avait un chat, un petit chat qui venait tout le temps à la maison. On lui donnait nos restes de viandes, parfois on pensait à acheter de la nourriture pour félin et il nous arrivait même de lui ouvrir des boîtes de thon. Et justement, c'est comme ça que je m'étais blessée.
Je venais à peine de comprendre comment marchait un ouvre-boîte. J'avais bien suivi toutes tes indications et tourner la petite mollette. Puis j'avais pris une fourchette pour soulever les couvercle. Mais quand j'avais tenté de prendre la moitié du thon pour la mettre dans un bol, la boîte avait glissé, et le couvercle avait méchamment entaillé ma main entre le pouce et l'index. Toi tu étais tout de suite venue et tu avais mis ma blessure dans ma bouche, pour aider la cicatrisation et désinfecter. Dans tes yeux a brillé une lueur bizarre, un peu comme lorsque je rentrais de l'école l'après-midi en ayant très faim et que je me précipitais sur les biscuits au chocolat que tu me donnais.
Tu te régalais de mon sang.
À l'époque, je n'avais pas très bien compris. Les notions de douleur et de plaisir m'étaient encore étrangères. Quand j'avais mal, je pleurais, quand ça me faisait du bien, je souriais. C'est sans doute pour ça que je n'ai pas su interpréter cette lueur, mais elle est restée gravée en moi et maintenant que j'y repense, je comprends que pour toi le sang était un plat délicieux... Comme la douleur l'est pour moi.

Mais abandonnons le passé et revenons à ce qui c'est passé avec ce sorcier... Soudain j'ai sentit son pouvoir de télékinésie se manifester et une pierre se jeta sur moi. Je n'eu aucun problème à l'éviter et j'ai cru un instant que c'était tout ce dont il était capable. Grave erreur puisque soudain il fut sur moi, visant mon épaule de sa lame. Je n'avais plus le temps de l'éviter alors j'ai dû me résoudre à parer le coup. Il était pas passé loin ce coup... Il fallait vraiment que je me reconcentre si je ne voulais pas terminer dispercée en plusieurs dizaine de morceaux. Heureusement pour moi, le sorcier choisis cet instant pour reculer, me laissant un court repis pour me reconcentrer.
Je ne pouvais pas perdre contre lui.

- Tu sais te battre.

C'est vrai. Le problème c'est que lui aussi sait se battre. Et moi je le laisse attaquer, ne faisant rien d'autre que de me défendre. Oui je sais maman, que ta politique à toi c'est "la meilleure défense est l'attaque". Mais il fallait d'abord que j'apprenne à connaître mon adversaire. Voir ses difficulté, quelles ouvertures il pouvait me laisser. D'abord analyser, ensuite attaquer. Et puis je sais que ma défense est cent fois meilleure si je n'attaque pas à côté. Tant que je ne tentais pas de le toucher, je doutais fortement qu'il puisse trouver une ouverture. Mais tout risquerait de se compliquer quand je tenterais de lui voler sa lame. Car on ne peut pas tenir une défense infiniment... Cependant j'avais tout intérêt à d'abord épuiser mon adversaire avant d'essayer.
Même si, en retour, je m'épuisais aussi.

- Tu as tué beaucoup de gens ?

Il avait fait une pause dans le combat pour me poser cette question. Dans le but de me déstabiliser ? Je ne sais pas... Mais c'était peut-être le moment de passer à l'attaque, même s'il restait toujours sur la défensive, prêt au combat au moindre de mes mouvements.

- J'ai toujours détesté compter.

Et c'est ce moment là que j'ai choisis pour passer à l'attaque. M'aidant un peu de la lévitation, je me propulsais dans les airs avant de retomber droit sur lui, ma lame pointée vers ce que je pensais être une ouverture.
Grave erreur.
Sans doute un piège, toujours est-il que mon arme ne rencontra que le vide. Et la puissance que j'avais mise pour frapper m'emporta dans mon élan, me laissant à la limite de la chute. Aussi vive que possible, je reculais afin de me remettre en position de défense, mais c'était déjà trop tard, je le sentais. Une brûlure me coupait le souffle sur le flanc gauche.
Un coup d'oeil me suffit pour voir le sang couler.
Pour laisser la douleur affluée.
Et je souris.

La douleur... mon plaisir, mon pêché mignon, mon masochisme... Ce qui me rattache à la vie et à l'humanité. Ce qui me rappelle que toi, maman, tu es morte pour moi. À cause de moi. C'est un juste châtiment de souffrir pour me faire pardonner.
J'ai laissé mes doigts courir le long de la blessure avant de remonter vers ma bouche pour goûter mon sang si chaud. Je comprends pourquoi tu aimais tant cela maman... C'est si délectable ce goût qui emplit tout mon être...

- Le combat n'est pas terminé.

Je me suis remise en position de combat avec toujours le même sourire de plaisir sur les lèvres. Comprend moi maman, souffrir me fait tellement de bien...

[...]


Un geste maladroit et quelques gouttes d'encre s'égarèrent sur le bois du bureau. Rouge... tout est rouge... Comme le sang séché sur le Tshirt d'Anja...

_________________



« Oiseau moribond, elle est plus proche de l'envol que je ne l'ai jamais été et j'ai mal.
Déchirure.  »



« Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d’ pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures »


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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Mar 26 Juil 2011 - 17:20

    - J'ai toujours détesté compter.

    David aurait pu en rire si elle ne lui avait pas sauté dessus ensuite. Le sorcier noir l'évita avec souplesse et eut le temps de la blesser. Le souffle rauque, il défiait Anja du regard avec plaisir. Le combat, il adorait cela ! Son regard faisait bien comprendre qu'il prenait son pied, un pied comme jamais. Il était sorcier noir, il était fait pour tuer, une machine à tuer. Il avait changé de camp à cause d'une minuscule erreur, mais l'erreur de trop dirons-nous. La lionne attendait sagement dans un coin, sans intervenir pour un sou. Un frisson de plaisir traversa David, un frisson qu'il ne pouvait pas retenir, quand il la vit tremper les doigts dans le sang. Étrangement, il avait envie de goûter ce sang mais ne pouvait pas le faire. Le sorcier noir recula les épaules, en entendant la suite du dialogue.

    - Le combat n'est pas terminé.
    - J'espère bien !

    Sourire carnassier, ici il n'avait pas besoin de se cacher. Il pouvait être lui-même, être ce monstre qu'il convoitait tant. Le sorcier noir vit la sorcière adopter une position de combat et il fit de même. La lame tenue par la main gauche, son regard brillait de convoitise. Il n'en n'avait pas fini avec cette fille, bien loin de là ! David se mit à tourner autour de son adversaire, la lionne poussa un bas grondement, continuant de les observer telle une mère surveillant ses lionceaux. David se jeta sur Anja avec l'attention de la blesser mais il ne réussit pas son coup. Il manquait de rapidité, il était fatigué et haletait, marquant ainsi avec évidence son essoufflement. La sorcière noire ne se souvenait même pas combien de gens elle avait tué ! Il fallait arriver à un stade catastrophique de folie pour ne même plus s'en souvenir. David se demandait qui il avait réellement face à lui. En tout cas pas une enfant de cœur ! La lionne se leva quand son sorcier lui envoya des signaux d'alarme.

    * Occupe-toi d'elle ! *

    Le fauve poussa un bas grondement et s'interposa entre les deux sorciers. Elle sortit les griffes et releva les babines sur ses crocs blancs pour défier la sorcière de faire un pas de plus. C'était de la menace basique mais qui avait intérêt à marcher un minimum. David rangea lentement sa lame dans sa chute de reins et toisa Anja.

    - Tu combats bien, je ne vais pas dire le contraire mais tu es blessée.

    C'était une demande indirecte pour faire une pause. David était exténué, il avait besoin de repos, et coûte que coûte. Il recula de quelques pas pour mettre plus de distance entre eux deux, sait-on jamais ! Au cas où elle piquerait la mouche et déciderait d'en profiter pour le tuer. Il ne savait pas de quoi elle était capable, mais visiblement elle était capable d’énormément de chose. David posa une main contre ses côtés, il devait en avoir quelque unes fêlées vu la douleur qu'il ressentait. L'apprenti sorcier noir essuya un filet de sang qui coulait de sa bouche.

    - Tu comptes faire quoi à présent, me tuer ?

    Il espérait que cela ne serait pas le cas. Il devait vivre, pour Namyon, il aimait l'exorciste, il s'y était attaché avec le temps sans même s'en rendre compte. Il n'avait pas eu le temps d'en placer une que son cœur avait pris sa décision et il avait pris les devants. Le sorcier noir était tombé amoureux de l'asiatique. Il l'aimait follement, plus que de raison même ! Si dans le passé on lui avait dit qu'il allait trouvé le bonheur chez l'ennemi, il en aurait ri...
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MessageSujet: Re: Sommes-nous pareil?   Sam 6 Aoû 2011 - 18:06

Anja effleure sa blessure du bout des doigts et une douleur délicieuse se propagea dans son corps. Un sourire s'échancra sur son visage.
Puis sa plume continua à gratter le papier. La conclusion était proche.

[...]

- J'espère bien !

Le sourire carnassier qui s'inscris sur ses lèvres me remplit de bonheur. Il n'y a rien de plus jouissif qu'un combat. Et je commençais lentement à prendre plaisir dans celui ci.
J'aurais aimé que tu puisses me voir me battre maman.
Mon adversaire prenait aussi du plaisir dans ce combat, je pouvais le voir à sa façon de me tourner autour, comme un vautour surveillant sa proie. Puis comme tout bon charognard, a surgit le moment où il m'a sauté dessus dans le but d'arracher à mes os un bout de chair.
L'attaque était facilement évitable. Et je l'ai évitée. Il faut dire pour son excuse que mon adversaire commençait à s'essouffler... Cela devait faire longtemps qu'il n'avait pas combattu. Sur ce point, je ne lui en voulait pas, tout le monde peut-être fatigué. Par contre le fait qu'il vienne se réfugier derrière une lionne grognante, toute griffe dehors m'a offusqué.
Un sorcier qui n'osait pas m'affronter de face ? Cela ne pouvait être qu'une preuve de faiblesse.

- Tu combats bien, je ne vais pas dire le contraire mais tu es blessée.

Et voilà qu'après ça il m'a sortit cette offusquante excuse. Comme s'il essayait de faire retomber toute la faute sur elle. Elle était la blessée qui ne pouvait plus combattre, c'était ça ? Quelle minable excuse... Et moi qui commençait à bien l'apprécier.
Il avait rangé sa lame, mais je gardais la mienne en main. Ce n'était pas moi qui souhaitait arrêter ce combat, c'était lui. Sauf qu'il se cachait derrière sa lionne et ses justifications. Pitoyable.

- Ce n'est pas un peu de sang qui m'empêchera de combattre et tu le sais. Comme tu sais que ce n'est pas à ta lionne de m'affronter.

Je commençais à avoir plus de respect pour sa chatte version géante que pour ce sorcier. Elle au moins osait me faire face. Lui se cachait. Tous les hommes sont définitivement pathétiques... Moi qui pensais celui là un poil différent... J'avais tort. Comme tous les autres.
Dommage, j'aurais pu espérer bien m'amuser.

Une filet baveux et rougeâtre est alors sortit de sa bouche et David a été obligé de reculer de quelques pas. Une façon de s'avouer vaincu ? Toujours est-il qu'il semblait très mal en point.
J'ai relevé le menton un peu plus en le voyant poser sa main sur ses côtes, une manière de lui montrer qui dirigeait ici. Pauvre petit David mal en point...
Bien fait.

- Tu comptes faire quoi à présent, me tuer ?

J'avoue que j'ai caressé cette idée un instant avant de la repousser. Jusqu'à preuve du contraire, David était de mon camp et il valait mieux garder le plus de sorcier noir en vie... juste au cas où ces imbéciles d'Orpheo venaient nous titiller. J'ai donc à mon tour ranger ma lame en secouant mes épaules.

- On avait décidé qu'il n'y aurait pas de mort. Pas cette fois. Bon rétablissement.

Puis j'ai tourné les talons sans plus un regard sur la lionne ou son maître. J'étais persuadée que l'animal ne m'attaquerait pas. Pas après ce que je venais de faire pour son sorcier.
Puis à quelques mètres d'eux, j'ai activé ma lévitation afin de rentrer plus vite à la maison. J'avais une lettre à écrire.

Cette lettre est maintenant écrite et elle va rejoindre toutes les autres qui te sont destinées. Comme une immense promesse écrite de ta vengeance.

Ich liebe dich Mutti.
Anja


Anja referme conscieusement la bouteille d'encre avant de la ranger elle et les feuilles de papier restant à leur place. Puis elle saisit sa lettre qu'elle plit avant de mettre dans le petit coffret destiné à sa maman.
Puis elle s'installe à sa fenêtre observant les étoiles dans le ciel. Décidemment, Little Angleton recelait de bien étranges personnages...

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