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 Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change

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MessageSujet: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Mer 3 Aoû 2011 - 0:43

Notre appartement, il commence enfin à ressembler à quelque chose.
Comprendre que maintenant que les pièces sont différenciées, je ne m'y perds plus.
Et donc, ouais. On a fait du boulot. A trois, ça va plus vite qu'à deux c'est sûr. Même avec un chat et un cactus dans les pattes. Du coup on a notre chambre avec Shy, et Rhyan a la sienne. Et le chat a son panier, et le cactus... Son pot. Et le Soleil d'Ecosse. Je sais que c'est bizarre, mais moi, voir un cactus profiter du Soleil en Ecosse, ça me donne froid. Limite si j'ai pas envie de lui mettre une écharpe. Et un jour, ça finira par arriver.
Peut être à Noël, si je lui mets une écharpe et un bonnet, en disant que c'est pour la déco, on me laissera faire sans me prendre pour un fou... Peut être. Et puis sinon, tant pis. Je mets une écharpe à Jack si j'ai envie, d'abord.
Au fait, je lance un avis de recherche. On cherche activement un William. Merci de vous adresser à Rhyan ou moi. Shy, elle aimerait pas du tout. Vous pouvez aussi passer par Albert, mais je ne suis pas sûr qu'il puisse vous répondre. Tentez toujours.
Cela dit, si vous arrivez à lui parler, dites moi comment vous faites. Et pas de triche comme cette télépathie animale. Oui c'est de la triche. Je cherche encore le traducteur caché quelque part.
Je m'étire avant de finir mon thé. Oui bonjour, j'étais assis à un table en train de boire, comment allez vous? Bref. En fait, je m'inquiète. Pour Shy, bien entendu. On a un avion à prendre dans pas longtemps. Pour New York. Je m'inquiète, parce qu'il y a de plus en plus de sorciers noirs. Même des humains qui s'y mettent, d'ailleurs. Pourquoi, j'en sais rien, mais de toute façon leur motif général ne diffère jamais beaucoup: le pouvoir. L'intérêt de ces guerres, je le vois pas. A quoi bon gouverner quand il n'y a plus personne à gouverner et que tout est détruit. C'est d'une logique qui m'échappe.
Et puis, je m'inquiète parce que si on va à New York, ce n'est pas pour faire du tourisme. C'est pour contacter la famille de Shy, et peut être mettre la main sur son père. Père qui l'a obligée a fuir quand elle était plus jeune.
Je vous jure que si il lève la main sur elle... Et en même temps, je ferais mieux de faire profil bas, parce que peut être que Shy m'en voudrait si je m'en prenais à son père.
Mais quand même... Enfin, tant qu'il ne lui fait rien, tout baigne je suppose.
Je soupire en déposant la tasse dans l'évier. Désolé Rhyan, mais la vaisselle va être pour toi ma grande. Et nous, on ne sera pas de retour avant un petit moment quand même.
Y'a pas mal d'heures de vol, et moi je n'aime pas les avions. Oui, j'ai la hargne contre tous les moyens de transport, et alors? Y'a rien de mieux que la téléportation. Vous ne pouvez rien dire tant que vous n'y avez pas goûté. D'abord.
Bon cela dit, la téléportation a aussi l'avantage que je n'ai jamais eu aucun mal des transports -autre que celui de les regarder méchamment quand je les vois-. Nan, pas peur de couler au fond de l'océan après avoir percuté un Iceberg. Me suffirait de cinq secondes pour me mettre en lieu sur. Pareil pour l'avion qui louperait son vol.
Bon j'avoue que l'accident de voiture, ça dépend des réflexes. Mais de toute façon, j'ai pas mon permis. Et toc.
Bref. J'attends Shy et on est partis. Vous m'excuserez, mais je vous passe le vol en classe économique où je ne fais que râler mentalement pendant six heures.


Arrivés! Ça vous a semblé rapide? Quelle chance. C'était long. Long. Long. Long. Et long. Sans oublier long. A quand les avions qui se téléportent? Remarquez, ça s'appellerait des téléporteurs alors.
D'ailleurs... Est-ce qu'il serait vraiment possible de recréer avec des machines ce qu'on fait avec la magie? Méditez là dessus.
Je sais pas pour vous, mais moi quand je descends d'un avion, je suis toujours, mais absolument toujours, complètement largué. Du coup j'attrape la main de Shy l'air de rien. Après tout c'est elle qui connait ici. J'apréhende un peu la suite des évènements, mais sûrement moins qu'elle.

- Tu sais où aller?

Quoi, question stupide? Toute question mérite d'être posée.
Au moins pour qu'après elle puisse se dire que je pose des questions stupides. Ce qui mènera... Aucune idée, mais ça y mènera, ce qu'il y a de sûr. Peut être que j'apprendrai notre destination. Même si ne connaissant pas New York plus que ça, que j'ai un nom de rue ou non ne m'aidera pas.
Je sais à quoi je peux servir!
Appeler un taxi.
C'est un sport, appeler les taxis. Surtout dans une grande ville.
A moins qu'on prenne le métro, auquel cas je servirai à rien... Dis Shy, on monte dans un taxi?

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Jeu 4 Aoû 2011 - 2:52

Aujourd'hui, c'est le départ pour New-York. Super ? Pas vraiment. En fait... j'avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. D'un côté je suis heureuse de revoir ma ville, mais d'un autre... j'y ai quand même vécu des années de galères et j'ai peur que mettre un orteil là-bas me rappelle tout ces souvenirs. Et puis il y a aussi... mon père. Penser à ça fait que j'ai failli ne pas dormir de toute la nuit. Failli. En vrai je me suis endormie après trois secondes, parce que j'étais trop fatiguée.
Mais quand même. Moins fatiguée et ayant bu plus de café, j'aurais pas fermé l'oeil de la nuit.

Mais bon, on en est pas encore là pour l'instant. Pour le moment, je préfère siroter mon jus d'orange et offrir un bol de lait au chat. Avec un peu d'eau, il paraît que c'est meilleur pour lui. Même si au fond, j'en sais rien. Mais mon ami Google a dit alors si Google a dit...
Taki lui, boit du thé. J'aime pas le thé et encore moins le matin. C'est pour ça que je bois du jus d'orange d'ailleurs. Le jus d'orange c'est bien. D'ailleurs ces temps je ne sais pas ce que j'ai, mais je ne fais que boire des jus. Vous me direz, vaut mieux ça que l'alcool. C'est pas tout faux. Vous croyez qu'on peut devenir accro au jus ? Avant je n'aimais pas beaucoup ça, sauf dans des alcools pas franchement conseillé aux personnes mineures. Et donc maintenant... J'en suis fan. Comment et pourquoi ? Ca je ne sais pas !
Mais bon, on va laisser ses questions existencielles à plus tard et revenir à l'instant présent. Taki et moi on dépose toute notre vaisselle dans l'évier. Parce qu'on a pas de lave-vaisselle. Et oui, je sais pertinemment que la vaisselle ne se fera pas toute seule si on laisse tout ça dans l'évier. Heureusement il y a Rhyan.
Qui a dit que je le traitais comme une esclave ?
Mauvaise langue, va ! C'est juste que là... on est trop à la bourre. On a peut-être pas de train à prendre, mais un avion. Pour six longues et terribles heures de voyage.

Mais venons-en plutôt au fait. Taki et moi on a pris l'avion. Il a décollé, volé et atterit. C'est tout. Non, plus sérieusement je n'ai aucune envie de vous raconter ce qu'il c'est passé dans cette boîte de conserve à ailes alors... alors à la place je vais vous parler des papillons de nuit. Oui, ça varie des escargots. Mais ne pleurez pas, ils reviendront bientôt. Plus tôt que ce que vous pensiez.
Donc les papillons de nuit. C'est mortel ces machins là. Enfin peut-être pas mortel-mortel, mais quand même. J'ai entendu une histoire comme quoi une fille sur des montagnes russes s'en serait pris un dans l'oreille. Elle a finit sa journée à l'hôpital. Super, non ? Histoire véridique en plus.
Et puis ces trucs ont toujours l'art d'apparaître près de vous quand vous vous y attendez pas. Et leurs ailes font un bruit... atroce. Comme un vrombrissement d'ailes... de papillon de nuit. Je sais que vous appréciez la description.
Qui plus est, ils sont moches. Vraiment. Autant les autres papillons sont plutôt mignons avec toutes leurs couleurs et tout et tout, mais lui... non. Brun, moche, vieux. Et le plus flippant dans tout cela c'est que le jour, quand vous vous approchez, il ne bouge pas.
Pas du tout.
Vous pouvez même le toucher, il ne bougera pas. Comme s'il était mort. Flippant, très flippant. J'en viendrais presque à préféré les escargots. Non, je rigole c'était une blague. Mais ils doivent être alliés.
Donc comme vous l'aurez compris, je peux facilement parler des ces machins durant six heures. Malheureusement, ni vous ni moi ne le voulons et donc je vais sauter les six heures d'avion. Et après ce petit interlude ludique, on peut reprendre.

Donc nous voilà à New-York et... wahou, ça fait bizarre. Très bizarre. Moi qui m'étais habituée à Little Angleton, toute petite, toute mimi... revoir la belle et gigantesque ville dans laquelle j'ai grandit. Etrange... Mais pas forcément déplaisant. Disons que... je ressens comme une pointe de nostalgie. C'est bête à seulement 23 ans !
Taki me prend la main et je souris. Il y a environ deux ans, j'ai quitté la grande pomme toute seule et à présent je reviens à deux. Pardon bébés, à quatre. De plus en plus étrange quand même. Qui aurait imaginé ça ? Pas moi en tout cas !

- Tu sais où aller?

Oui, direction le métro. J'aurais bien été tentée de prendre un taxi, mais les conducteurs n'aiment généralement pas beaucoup le quartier dans lequel j'ai grandit. Et dans lequel vit toujours mon père. Et puis le métro ça coûte moins cher et on a déjà pas mal dépenser pour l'appartement. En plus avec les jumeaux, il vaut mieux qu'on dépense cet argent pour eux plutôt que pour un taxi. Les métros newyorkais sont très bien de toute façon. Enfin... si on ferme les yeux. Et qu'on se bouche les narines.
Donc bref. Oui, j'ai appelé ma chère vieille tata. Elle était de mauvais poil... atroce. Elle m'a crié dessus sous prétexte que je ne l'appelais pas assez. Ok, c'est vrai. En attendant, ce n'est pas vraiment la femme que j'apprécie le plus au monde. Du coup je lui ai demandé cash l'adresse de mon père. Et elle me l'a filé. Puis je lui ai raccroché au nez.
Enfin j'aurais bien aimé, mais j'ai pas eu le cran. Du coup j'ai dû supporter ses babillages durant encore une demie heure, demie heure qui fera mal au porte-monnaire sur la facture du téléphone. Je vous dis pas le soulagement quand j'ai enfin pu raccrocher. Mais au moins, j'avais mon adresse. La même qu'avant... L'endroit n'a pas changé, j'espère que mon père oui. Je verrais bien assez tôt de toute façon.

- Suis moi.

Comme d'habitude, je vous sauterais le voyage en métro, puis bus, puis pied. Non, on a pas voyagé "en pied", mais sur nos pieds. Et donc bref, à la place nous allons parler...
Des escargots.
Je vous avais dit qu'ils reviendraient très vite. Ils étaient en vacances avant, c'est pour ça que je ne vous en ai plus parlé durant un moment. Mais là c'est bon, ils sont de reotur. Pour vous jouez un mauvais tour.
J'avoue, la référence à Pokémon était pourrie.
Et donc les escargots... l'autre jour j'étais à la librairie et j'ai vu le comble de l'horreur. Un livre sur les escargots. J'ai essayé de prévenir la libraire, elle a dû me prendre pour une tarrée. Du coup j'ai acheté le livre. Bah oui, parce qu'il faut connaître ses ennemis. Et puis mieux vaut qu'il soit dans mes mains que dans des mains males intentionnées. Vous imaginez chez un sorcier noir ? Ou pire, entre les sabots de Blow et BN ? Le monde serait définitivement foutu. Ils s'allieraient pour prendre son contrôle et... ça en aurait été fini de la race humaine.
Heureusement que j'ai acheté le livre.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt, à New-york. Parce qu'il n'y a pas de mouton là-bas. Haha, je suis hilarante. Et donc sinon... on est au pied de mon immeuble. Un grand immeuble genre building. Comme celui dans lesquels se trouvent les banques et les bureaux et qu'on voit dans les films. Mais en plus miteux. Des buildings pour les pauvres en fin de compte. Les boîtes au lettres de l'entrée sont toujours aussi... brûlée. Quand à la porte d'entrée... elle est absente, exactement comme dans mes souvenirs.
Bienvenue à la maison Shybaï.
L'ascenceur est évidemment cassé et l'autre en panne depuis un temps bien avant ma naissance. Du coup on va devoir prendre l'escalier.

- Un peu de sport ça te dit ? On a de la chance, c'est au 19ème.

Ne vous moquez pas, sur un immeuble de soixante étages, c'est vraiment une chance. Je sais pas si c'est bien de faire du sport pour une femme enceintre.
Ce que je suis sûre par contre c'est que 19 étages, ça crève. Tellement que je n'ai même pas le courage de vous parler des mouches-guêpe. Dommage, ça sera pour la prochaine fois.
Et dix-neuf étages plus loin...

La porte d'entrée est toujours la même. J'avance, je veux appuyer sur le bouton et... je recule. Ok. Ca va pas, je suis totalement incapable de faire ça. J'ai peur de ce que je verrais de l'autre côté de la porte. Et si mon père n'avait pas changé, hein ?
Vraiment peur. Du coup je me réfugie dans les bras de Taki sans avoir appuyé sur la sonnette. Ca fait bizarre de venir dans ses bras maintenant, parce qu'il y a comme... un ventre entre nous. Ah oui, j'ai oublié de vous dire. J'en suis à cinq mois de grossesse et pourtant on dirait bien plus. C'est parce que ce sont des jumeaux. Ils sont deux les traîtres. Du coup ils prennent deux fois plus de place. Et maman est deux fois plus grosse.
Ce qui ne l'emêche pas d'avoir peur.

- Je vais pas y arriver Taki.

Ouais je sais, c'est bête de rater maintenant. Si près du but. Mais j'ai pas la force là, ni la foi. Cette sonnette me semble à des kilomètres de moi. Alors qu'elle est si près... Je me demande si on aurait pas dû rester à la maison. Cela ne m'aurait pas dérangé de faire la vaisselle. Je l'aurais même faite jusqu'à la fin de ma vie.
Mais là, je n'ose plus avancer.

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Lun 8 Aoû 2011 - 21:31

- Suis moi.

Bon bah métro on dirait.
Vous savez que le ventre de Shybaï se voit au premier coup d'oeil maintenant? Et bizarrement, ça attire la sympathie de plein de gens. Une véritable attraction. Remarquez, je préfère largement que tout le monde soit gentil avec elle.
C'est pour ça que je grogne à chaque fois qu'elle mentionne le fait de vouloir partir en mission. Oui papa/copain poule, dites ce que vous voulez je m'en fiche. Je ne l'empêche pas de bouger.
Sauf à Londres. C'est absolument hors de question. Je crois même que j'ai déjà dit que j'allais l'attacher si elle essayait d'y aller.

Et je le ferai. Je préfère vraiment qu'elle me boude pendant plusieurs jours, que de la savoir là bas. Non elle n'est pas en sucre mais oui elle est enceinte. Fois deux. Quatre mois presque cinq.
Les femmes enceintes ont vraiment l'air inconscientes du danger des fois.
Métro. Il faut qu'on parle des métros bondés. Pour avoir migré d'une grande ville à une campagne déserte -sans métro-, je pense qu'on devrait interdire le métro à ceux qui ont toujours vécu dans des trous paumés. Très sérieusement, c'est un coup à faire une attaque. Comprenez, en plus, migrer d'un lieu où tout le monde connait tout le monde, à un lieu où personne ne connait personne... En plus, je suis persuadé qu'il y a plus de gens dans ce métro que dans Little Angleton.

Bon... Peut être pas. Mais pas loin! Et ça va plus vite que n'importe quel tracteur de compétition. Oui ça existe les tracteurs de compétitions, j'en suis sûr.
Les tracteurs, ce sont les poids lourds des campagnes. Les bus et camions des routes de terre. Et il faut respecter les tracteurs. Parce qu'un bus, en voiture, personne n'a peur de le dépasser.
Maintenant le tracteur avec son énorme... Excusez moi, je n'ai strictement aucune idée de comment ça s'appelle, le machin là pour récupérer les céréales, ou les trucs pour labourer la terre. Bref, si vous croisez un tracteur qui porte ça derrière lui, vous ne vous risquez pas à le dépasser. Très sérieusement, on dirait même que c'est vivant. Des fois que ça prenne vie et vienne pour taper... Un jour un tracteur démarera une marche sur le Monde, pour le récupérer. Là, il se fera dégommer par un chalien. Le chalien aura sous ses ordres tout un tas d'animaux rebelles. Mais ce que vous ne savez pas encore, c'est que le chalien a un supérieur. Deux exactement. Blow et Blanche Neige. Et leur fils/fille parce que je suis sûr que Blanche Neige attend un poulain.

- Shy, je crois que Blanche Neige attend un poulain.

Oups. Les mots ont dépassé ma pensée. Désolé Shy, ça sort de nulle part. Peut être qu'un jour on s'y fera. Oui, moi aussi ça m'étonne toujours.
A New-York, faut pas être claustrophobe. Quoi, j'ai changé de sujet sans prévenir? Mais non. Le sujet de base est une confrontation campagnes/grandes villes. C'est pourquoi après avoir parlé des passionants trateurs, je vais parler de la claustrophobie due aux building de New York.
Ils sont tellement hauts qu'on pourrait se croire enfermés. C'est vrai quoi, pour voir le ciel, faut se tordre la tête en arrière. Comment on fait dans un immeuble de soixante-dix étages, quand il faut se rendre au dernier, et que l'ascenseur est en panne? On dort sur le porche? Je suis très sérieux. Voilà encore une fois pourquoi il faudrait la téléportation. Quand je vous dis que c'est l'un des pouvoirs des plus utiles.

Bon, quand on voit tout le monde présent juste dans les rues, c'est normal de voir autant de bâtiments aussi haut. Dire qu'ils ne servent pas tous qu'au logement... C'est dur de se rendre compte.
Et quelque part dans cette ville, il y a le père de Shybaï. L'homme qui lui a fait du mal et a failli la tuer, mais aussi celui grâce à qui elle est née. Je ne sais pas trop quoi penser de lui. Mais ce n'est pas à moi de penser quoi que ce soit de lui. Quant à Shy, elle a l'air confuse. Vraiment. Sauf que maintenant qu'on est là, pas question de faire marche arrière.

- Un peu de sport ça te dit ? On a de la chance, c'est au 19ème.

Dix-neuvième hein... On y va pas en téléportation?
On dirait que non. Enfin, Shy est déjà embarquée dans les escaliers. Alors allons-y. C'est jamais que... Attendez je compte.
Vingt-quatre. Vingt-quatre marches par étage. Fois dix-neuf ça fait... Beaucoup. Quatre cent cinquante six. Et si on imagine qu'elles ne font pas toutes la même hauteur, et qu'on fait une moyenne, ça se trouve, sans s'en rendre compte, on se fait une à deux marches de plus. Comment ça c'est de la paranoïa? Mais pas du tout. Imaginez, ils voulaient caser dix marches de plus sur tout l'immeuble, mais il n'y avait aps la place sur les plans. Et bah hop, ni vus ni connus, ils coupent les dix marches et en ajoutent un petit bout par ci par là.
Je suis sûr que c'est tout à fait possible. Pourquoi on pourrait pas, d'abord? Après y'a qu'à peindre... Ou je sais pas trop ce qu'ils ont mis dessus, mais voilà. Et c'est comme ça qu'ils ont ajouté dix marches de plus comme par magie sur l'immeuble.
Arrivés!
Rapide? Ah nan. Vous ne savez pas combien de temps j'ai mis à calculer le produit de vingt quatre par dix-neuf. Cela dit, je ne vous donnerai pas d'indication temporelle. Sachez juste que je ne suis pas prof de maths.
J'observe Shybaï qui hésite, sans rien dire. Je suis presque sûr que...
Gagné. Je la récupère dans mes bras. En même temps, moi non plus j'aurais pas appuyé. Mais Shy est beaucoup plus courageuse que moi, j'en suis convaincu. La preuve: elle est enceinte.

- Je vais pas y arriver Taki.

Que si.

- Tu peux le faire. Et je suis là pour te protéger, il ne te fera pas de mal cette fois.

Je caresse ses cheveux en la serrant dans mes bras. Mince les jumeaux, vous commencez à prendre de la place.
D'ici quatre mois, je serai en manque comme pas permis. Bref.
Je refuse d'appuyer sur cette sonette à la place de Shybaï. C'est à elle d'y parvenir, et je ne la forcerai pas non plus. Parce que je sais qu'elle va le faire, elle a réussi à venir jusqu'ici, elle ira au bout. Rappelez vous, c'est elle la plus courageuse. J'embrasse sa tempe avant d'ajouter:

- Je ne le laisserai pas blesser ma future femme.

J'ai dit un truc bizza...Oups!

- Enfin, si tu veux l'être et euh... Oublie tout ça, on en parlera plus tard, j'essaie de me rattraper.

Oh la catastrophe. C'était vraiment, mais alors vraiment pas le moment. Vous étiez au courant. Mais pas elle. Même si on a vaguement -très vaguement- abordé le sujet, un jour. Lors de la première échographie. Sans jamais en reparler, parce que ni l'un ni l'autre n'est prêt à être marié.
Et très probablement pas fiancé non plus.
Hrm. Et si on oubliait l'incident?
J'approche de la sonnette avec Shy dans mes bras.

- Tu n'as pas fait tout ce chemin pour rien et... Depuis le temps, il a peut être changé.

Je l'espère tout du moins. Mais comment pourrait-il être encore en vie maintenant, alors que Shy l'a laissé dans un état où il était prêt à tuer sa propre fille, sous l'emprise de l'alcool?
Si il est dans cet état, il ne sera même pas capable d'ouvrir la porte alors. Dans ce cas, Shy sera fixée.
Hey mais... Il est chez lui, au moins? Shy, appuie sur cette sonnette mon amour. Qu'on sache une bonne fois pour toute.
Je la resserre un instant contre moi, pour l'encourager, et lui chuchote.

- Hey au pire, il reste toujours la téléportation pour éviter les ennuis.

Puis je lui souris. Alors?

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Mer 10 Aoû 2011 - 0:42

- Shy, je crois que Blanche Neige attend un poulain

Ca m'a quand même fait un petit choc d'apprendre ça. Pas parce que ma défense pour protéger le Monde face au fléau qu'était non pas deux, mais TROIS cheveux - et oui, BN + Blow + Bébé = 3 et en plus c'est tous des B -, mais tout simplement parce que je me rendais compte que... moi j'avais pas vu que BN était enceinte. Ce qui voulait dire que ça faisait bien longtemps que je n'étais plus retournée à l'écurie... Bon, en même temps ma vie était bien remplie. Il y avait eu Londres, sans compter la fin de l'année avec les derniers travaux de mes élèves à corriger, puis l'arrivée des jumeaux et la recherche de l'appartement.
Et puis il y avait Taki, qui était un peu toute ma vie à présent. Evidemment, je ne regrette rien, je l'aime et j'ai jamais été autant heureuse qu'à ses côtés, mais du coup j'avais pas trouvé le temps d'aller voir mes chevaux préférés. Du coup je vous demande à vous tous qui êtes là d'être témoin de ma promesse : dès mon retour à Little Angleton, j'irais voir BN. Entre être vivant enceint, on doit se soutenir !
Là j'aurais pû dire entre "être vivant enceintE", mais non. Parce que je suis aussi prête à soutenir les hippocampes mâle qui font grandir les petits pendants que les mères... tients, elles font quoi durant tout ce temps les mamans hippocampes ? Bonne question... J'ai pas la réponse.
Par contre, s'il y a bien UNE espèce que je refuse de soutenir, enceint/e ou pas, c'est les escargots. Non mais ces gars ils sont louches. Vous saviez qu'il y en a certains qui survécut jusqu'à 30 ans ? Moi qui croyait une année... Et bah non. L'âge moyen en liberté c'est entre 5 et 7 ans et en captivité, entre 10 et 15. Oui messieurs mesdames. En CAPTIVITÉ. Genre il y a des gens qui ont des escargots comme animaux domestiques. Des gens qui les appellent "Félix" ou "Marguerite", comme on nommerait un chat ou une vache.
Donc oubliez. Je ne soutiens pas les escargots.

- Si ça se trouve le poulain naîtra en même temps que les jumeaux...

J'ai dit "les", parce que je ne m'habitue toujours pas à dire "nos". Pourtant ils sont à présent plus que présent dans notre vie. Je vois mon ventre de plus en plus gros chaque jour, on a décoré leur chambre tout bien joli, on doit acheter les biberons, la poussette, les jouets et les couches. Presque à chaque fois que je me balade dans Little Angleton je croise une personne qui vient vers moi avec un grand sourire et me félicite pour ma grossesse en me disant "C'est pour quand ? Un ou deux mois, non ?". Non madame, moi il me reste trois, pratiquement quatre mois. Et oui, c'est aussi ça attendre deux enfants à la place d'un... Ca prend plus de place.
Un truc de plus qui me fait flipper.

Mais bon, on est pas là pour parler des bébés, mais de mon père. Et de la porte et la sonnette qui me séparent actuellement de lui. Heureusement que Taki est là. Je ne sais pas ce que je ferais si je ne pouvais pas me réfugier dans ses bras. En fait, je crois que je ne serais même pas venue jusqu'ici.

- Tu peux le faire. Et je suis là pour te protéger, il ne te fera pas de mal cette fois.

Peut-être que physiquement, il ne me fera pas de mal, mais je n'ose pas imaginer ce qu'il pourrait me dire. Ni ce que ça me fera de le voir à nouveau après... après tout ce temps. Comment sera-t-il ? Est-ce qu'il a changé ? Taki me serre dans ses bras et j'essaie de puiser dans cette étreinte un maximum de force pour appuyer sur la sonnette... Ca ne doit pas être si compliqué, si ? Il suffit de tendre le bras et voilà.

- Je ne le laisserai pas blesser ma future femme.

C'est gentil, il ne laissera pas blesser sa... attendez une minute. Sa futur quoi il a dit ? Est-ce que j'ai entendu le mot "femme" ? Comme dans mari et femme ? Comme quand les gens ils disent quand ils sont mariés ?

- Enfin, si tu veux l'être et euh... Oublie tout ça, on en parlera plus tard.

Oublier ça ? Il en avait de bonne lui. Comment pourrais-je oublier une quasi demande en mariage, hein ?

- Tu t'en tireras pas aussi facilement. On en reparlera...

En attendant j'avais ce truc là à faire. Rien de dur. Juste appuyer sur une sonnette. Et partir en courant. Ah non, c'est pas ça ? Si on ne peut même plus de faire de petite blague... Je suis encore une enfant dans l'âme. D'ailleurs d'enfant, j'en porte deux. Ce qui est une double preuve que j'ai le droit de me comporter comme l'un d'entre eux.
Mais bon, il arrive un moment où tout les enfants du monde doivent affronter leur parent... C'est la vie.
Et je fais quoi s'il est méchant avec moi ? J'ai pas envie d'appuyer sur cette fichue sonnette.

- Tu n'as pas fait tout ce chemin pour rien et... Depuis le temps, il a peut être changé.

Peut-être. Ou peut-être pas. Et c'est justement ce peut-être pas qui me fait peur à moi. Qu'il ouvre la porte et qu'il soit le même que presque dix ans auparavant. Moi entre-temps, j'ai tellement changé. Ma vie au début était plutôt laborieuse dans les rues de New York, mais je m'en suis sortie et je suis arrivée au Mystery. Puis j'ai rencontré Taki, ce qui m'a fait évolué. Maintenant je peux bien le dire, même si vous refusez de le croire.
Je suis en train de devenir adulte.
Tout du moins, je l'étais. Mais j'ai peur que si je me retrouve face au même homme qui a dominé mon adolescence, je me trouve déstabilisée et retourne en enfance. Il y a des choses qu'on oublie pas et ce que m'a fait mon père en fait partit. Je redoute de voir apparaître de l'autre côté de la porte l'homme à la barbe de plusieurs jours, les cheveux gras, le ventre lourd de bière, une haleine fétide d'un mélange d'alcools, une cigarette dans la main et une deuxième derrière l'oreille.

- Hey au pire, il reste toujours la téléportation pour éviter les ennuis.

Mais malgré le sourire de Taki, je ne me sens pas prête à affronter mes démons. Ne pourrions-nous pas nous téléporter tout de suite ? Non. Ca serait idiot, je suis allée trop loin pour reculer. Pas maintenant.
Mon bras se tend vers la sonnette avant de l'effleurer tandis que j'entends de l'autre côté de la mince porte en bois la sonnerie stridente qui résonne.
C'est toujours la même. Elle n'a pas changé.
Et quelque part, ça aussi ça me fait peur.

La porte s'ouvre et soudain mon coeur s'affole. Je vais enfin savoir, enfin le revoir. Un côté de moi redoute cet instant fatidique et l'autre le réclame. L'homme qui va apparaître dans l'encadrement est...
... est grand d'environ 1m20, des cheveux blonds en bataille et ressemble à tout sauf à mon père.

- On accepte pas le colportage, ni les gens qui veulent nous vendre une quelconque religion ou autre.

Je regarde le mioche qui me fait face, l'air atterrée. Peut-être qu'on s'est trompé d'adresse ? Si c'est ça, je ne sais pas si j'aurais le courage de sonner autre part...

- Excuse moi, mais est-ce que James Artissa est quelque part par là ?

Je lui adresse un sourire qui se veut gentil, malgré tout le stress que je renferme en moi. C'est qui ce mioche.

- Papaaaa ! Il y a une jolie dame et un monsieur qui veulent te voir !

... Papa ?!

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Jeu 11 Aoû 2011 - 23:56

Tout le monde a l'air content de la futur venue des jumeaux. J'espère que le père de Shybaï le sera aussi. Il ne pourra peut être jamais se faire pardonner aux yeux de Shy. A dire vrai je ne sais pas vraiment. Mais dans tous les cas, c'est là un geste qu'il peut faire pour elle.

- Si ça se trouve le poulain naîtra en même temps que les jumeaux...

Oh! Vous imaginez? Ça ferait un triple anniversaire à célébrer tous les ans. On aurait l'air fin, la famille de chevaux et la famille d'humains, autour d'une table avec un gâteau, des carottes et des bougies.
Mais ça serait marrant.
Enfin, avant ça il faut que Shy appuie sur cette sonette.

- Tu t'en tireras pas aussi facilement. On en reparlera...

Hmm... J'ai bien l'intention de faire ma demande.
Un jour.
Mais je la ferai. Parce que je ne me vois pas avec quelqu'un d'autre que Shybaï, c'est elle que je veux. A priori elle n'a pas l'air contre.
Ok oui je flippe, ça vous va? On verra ça plus tard. Quand euh... On sera de retour en Ecosse. Par exemple.
J'ai eu chaud, hein? Je trouve aussi.

- Bien sûr. Je t'aime, tu sais ça?

J'ai envie et j'ai peur en même temps, expliquez moi un peu. C'est loin d'être logique. Non mais c'est vrai, pourquoi est-ce qu'on peut ressentir des choses aussi contraires? Ça s'appelle de la prudence vous dites? Ouais bah elle est étrange elle. Si y'a un truc dont il faut se protéger, il n'y a qu'à pas avoir envie de le faire en premier lieu. Comme ça pasa besoin de protection puisqu'on ne le ferait pas. Or, j'ai envie de prendre Shy pour épouse. Pour peu qu'elle le veuille aussi. Dans ce cas, je ne devrais pas avoir peur.
Enfin si. Qu'elle ne soit pas du même avis, ce qu'elle a tous les droits d'être.
Bon ok, j'arrête de remettre en cause les grands principes de la vie pour aujourd'hui, je finis toujours par me prouver à moi même que j'ai tord.
Et puis Shy appuie sur la sonette.
Je dois avouer que son père fait très jeune, et très petit...

- On accepte pas le colportage, ni les gens qui veulent nous vendre une quelconque religion ou autre.

Je veux fair eune parenthèse totalement inutile maintenant. Là tout de suite.
Qui, et donnez moi des noms, qui grimpe dix-neuf étages à pieds pour faire de la publicité ou du porte à porte?
Fin de la parenthèse.

- Excuse moi, mais est-ce que James Artissa est quelque part par là ?

J'ai soudain peur qu'on se soit trompés de porte. C'est pas sûr que Shy accepte d'en tenter une autre.

- Papaaaa ! Il y a une jolie dame et un monsieur qui veulent te voir !

Ah.
Bonne nouvelle: on ne s'est pas trompés de porte. Et... Et je crois que c'est la seule et unique bonne nouvelle. Ah non, son père ne doit pas être dans un sale état, c'est toujours ça.
Pour tout le reste... Je resserre mon bras autour de Shybaï. Sympa, elle a un petit frère tout neuf. Dont le père a l'air de s'occuper. Père qui aurait pu faire de même pour sa fille... Père qui doit être l'homme qui s'approche, je pense.

- Oui, c'est pour?

C'est pour... Je ne sais pas quoi dire. Mais il faudrait répondre un truc pour ne pas se voir refermer la porte à la figure.
Sauf qu'aujourd'hui, M.Cerveau a décidé d'être stupide. Et tout ce que je trouve à dire, c'est:

- Shybaï, dis quelque chose...

On remarquera la finesse et l'aide contenues dans cette simple phrase.
Poussez moi d'un immeuble. Au hasard... Poussez moi du dix-neuvième étage, ça devrait le faire.

- ... Shybaï?

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ça commence à devenir étrange ici.

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Ven 12 Aoû 2011 - 1:19

Quand même. Ca me fait bizarre de penser que Taki puisse me demander en mariage. Bizarre, mais pas forcément désagréable... Et puis c'est une suite logique, non ? Je voulais dire, il y avait bien un jour où ça arriverait... Un jour où ça arrivera. Et oui, j'attends ce jour avec un certain plaisir. Un peu de peur aussi. En même temps c'est normal, c'est mon premier mariage. Au vigt-deuxième, je pense que j'aurai plus peur.
Mais bon. Je ne veux pas arriver au vingt-deuxième. Un seul mariage et zéro divorce, ça ça serait parfait. Parfaitement parfait même.

- Bien sûr. Je t'aime, tu sais ça?

Oui je le sais. Je le sais, mais ça m'empêche pas d'être encore plus heureuse quand il me le dit. Je crois que le jour où il ne me le dira plus et bien... et bien là je pourrais m'inquiéter sur notre relation.
Mais ce jour là n'arrivera jamais.
Enfin j'espère. J'espère très fort parce que ça serait très triste. C'est pour ça que je préfère ne pas y penser. Et puis de toute façon, j'ai aucune raison d'y penser. Taki et moi depuis un an qu'on se fréquente, on s'est jamais bagarré. Il nous arrive de nous taquiner, mais c'est plus pour montrer notre amour qu'autre chose. J'avoue aussi qu'on est pas très d'accord sur le fait que je puisse partir en mission. Moi je pense que oui, parce qu'après tout je suis enceinte et pas en sucre, mais lui n'est pas d'accord. Mais bon, de toute façon, on a une façon bien à nous de régler tous nos conflits et dont le matériel est assez simple. Il suffit d'un lit. Voir juste d'un mur. Même une douche suffit.
Bref. Je vais pas vous laisser imaginer n'importe quoi et je vous propose de changer de sujet. Je vous avais pas promis de vous parler des mouches-guêpes ? Ces machins sont traîtres, très traîtres. Au premier coup d'oeil, on croit que c'est une guêpe, parce que c'est pas dodu comme une abeille et que c'est jaune strié de noir. Alors on s'immobilise, dans l'espoir que la guêpe nous prenne pour une statue et ne nous pique pas. Puis l'insecte se pose sur une table ou n'importe quoi d'autre et là on constate un truc bizarre. Le machin qu'elle fait avec sa bouche. Je ne sais pas si vous avez déjà vu une mouche faire ça, mais c'est... perturbant. On dirait un bisou ventouse. Comme si elle essayait d'aspirer la poussière du meuble ou de la fenêtre sur lequel elle est. Et ça, il y a que les mouches pour faire ça.
Alors on observe un peu mieux et on voit que les ailes sont des ailes de mouches. Et détail qui ne trompe pas et qui soulage grandement : elle n'a pas de dard. Du coup on peu joyeusement l'écraser sans risquer de se faire piquer. Mais attention. Parce que si on peu confondre une mouche avec une guêpe, on peut aussi penser que c'est une mouche alors que c'est une véritable guêpe. Et dans ce cas là on est plus mal si on essaie de la chasser du revers de la main. Car les guêpe, ça pique. Et ça fait mal.

Mais bon, ce n'est pas le sujet du jour. Revenons à nos moutons, loin des guêpes et autres mouches. Donc à moins que mon père ait rétrecis au lavage, ce n'était pas lui en face de moi. Au début j'ai d'abord pensé que c'était une bonne nouvelle. Comme ça Taki et moi on se serait excusé du dérangement et on aurait profité du reste de notre séjour ici pour visiter la ville loin de mon père. Et puis comme ça j'aurais pu dire que j'ai essayé. Le problème c'est quand le petit a montré connaître James Artissa. Et qu'il l'a appelé "papa".
Mon Dieu. J'avais un frère.
Et tout de suite après une autre voix a résonné dans l'appartement. Une voix que je connaissais bien pour l'avoir si souvent entendue crier des inepties et me gueuler après. Une voix qui semblait plus calme et sereine que je ne l'avais jamais entendu.

- Oui, c'est pour?

J'ai vu un monsieur qui s'approchait. Mais ça ne pouvait pas être lui mon père, ce n'était pas possible. Cet homme là était rasé, souriant et semblait dix ans plus jeune que quand j'étais partie. Pourtant j'étais partie il y a presque dix ans, il aurait dû vieillir au lieu de rajeunir. Cet homme là avait aussi perdu sa bidoche, il était plus mince, plus fit. Il avait l'air gentil.
Quelque part je ne sais pas ce qui est le pire. Le voir ainsi, tel que j'ai toujours rêvé de le voir, ou quand c'était un ivrogne. Car tout ces changements, j'aurais aimé qu'il les réalise quand moi j'étais là. Pas dix ans plus tard. Et le petit garçon blond, son fils... Quelque part, je crois que je suis jaloux de cet enfant. Cet enfant qui a eu l'amour d'un père, de notre père, alors que moi j'en ai toujours été privée.
Je ne sais pas quoi dire.

- Shybaï, dis quelque chose...

J'ai envie de dire à Taki de nous téléporter, le plus loin possible. J'ai pas envie d'être ici. J'ai peur. Je veux pas, je veux pas, je veux pas. Je m'étais préparée à tellement de choses... mais pas à ça. Je l'avais imaginé bourré. Mort. Malade. Vieux. Mais pas jeune et resplendissant, serein et sobre avec de surcroît, un enfant.
Fichu gosse. Je suis jalouse de mon propre frère dont je viens à peine d'apprendre l'existence.

- ... Shybaï?

C'est mon nom. Mon nom dans la bouche de mon père et ça c'est étrange. Lui qui m'a si souvent appelée... par d'autres choses que je n'ai aucune envie de mentionner. Des trucs qui blessent. Et là c'est mon nom, juste mon nom. Celui que maman et lui ont choisis à ma naissance. Celui qu'il a semblé oublié à la mort de maman.

- Salut papa... je...

Non, décidemment je suis idiote d'être venue jusqu'ici. Mon père a refait sa vie, moi j'ai construit la mienne. On est heureux loin de l'autre et c'est une preuve qu'il faut qu'on continue à ne pas se voir. La dernière fois que nos vie se sont téléscopées, il y a eu trop de dommages collatéraux. Il vaut mieux qu'on s'éloigne, qu'on s'ignore. Et puis que dira-t-il à son fils, hein ? "Tiens, je te présente Shybaï, ta grande soeur qui est partie car elle ne m'aimait plus".
C'est trop idiot d'être venu. Vraiment.

- Je... non rien. Taki on devrait y aller, c'est pas une bonne idée de revenir ici.

Le bras de Taki est toujours autour de moi. Heureusement, car je crois que sinon je serais tombée. Je suis donc sur le point de me retourner pour repartir d'où on vient, lorsque la voix de mon père me retient.

- Non Shybaï, attend. Ca fait neuf ans que j'attends ce moment. Quand tu es partie, ça a été un déclic, je ne voulais pas perdre ma fille alors que j'avais déjà perdu ma femme. J'ai remué ciel et terre pour te retrouver. Je n'y croyais plus. Alors je t'en pris, reste.

C'est trop d'émotion pour moi et encore une fois je pleure. Taki doit me prendre pour une fontaine, c'est incroyable. Mais mon père a su trouver les mots, les mots que j'attends depuis 20 ans, depuis la mort de maman. C'est eux que j'ai toujours rêvé d'entendre et maintenant... Je pleure comme une madeleine. Doucement, je me détache de Taki et je vais à la rencontre des bras de mon père. Un câlin de papa. Ca faisait tellement longtemps...

- Heu... c'est qui la dame ?

Je me détache du câlin de mon papa pour regarder le petit bonhome... alors ce gamin est mon frère, hein ?

- Je crois qu'on a beaucoup de choses à se dire papa... Au fait, je te présente Takeji.

Je prends la main de Taki et je crois que notre relation est évidente. Comme la bosse à la place de mon ventre.
Mon père... j'ai toujours les larmes aux yeux.

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Sam 13 Aoû 2011 - 3:14

Vous savez quoi? Je me sens proche du petit frère de Shy actuellement. Parce que lui aussi, il est comme moi, il ne comprend pas grand chose. Et fait office de décoration.
Non, c'est pas tout à fait vrai. Moi je soutiens Shy. Et pour tout dire, j'ai presque envie de nous téléporter loin d'ici pour qu'elle n'ait pas à affronter plus de choses que ça. Mais c'est moche de fuir. Et puis moi, je suis sûr qu'après elle le regretterait vraiment. Et finalement, le regret est peut être pire que le reste, parce que lui, il sera toujours là.

- Salut papa... je...

Elle est tendue. Et ne sait pas comment réagir, et je ne peux rien faire. Il faudrait arrêter le temps, pour qu'elle se ressaisisse et fasse face à son père. enfin en fait, quitte à manipuler le temps, autant revenir en arrière pour éviter ce qui a ammené ça.
Mais alors, on ne se serait probablement jamais rencontrés. Et là, je ne saurais pas trop que choisir. Etre égoïste et la garder serait terriblement tentant, et en même temps lui offrir une enfance et une adolescence heureuse n'a pas de prix non plus.
Brr, j'aime pas les dilemnes, pas du tout. C'est comme c'est et puis voilà tout. Le passé ne peut pas ête changé, on peut juste travailler sur le présent pour l'avenir. Qui sera un jour notre passé. Et là, on y travaille.

- Je... non rien. Taki on devrait y aller, c'est pas une bonne idée de revenir ici.

Non!

- Non Shybaï, attend. Ca fait neuf ans que j'attends ce moment. Quand tu es partie, ça a été un déclic, je ne voulais pas perdre ma fille alors que j'avais déjà perdu ma femme. J'ai remué ciel et terre pour te retrouver. Je n'y croyais plus. Alors je t'en pris, reste.

Shybaï craque. Vous savez qu'il est très facile de faire changer d'humeur une femme enceinte? Elles ont une capacité hallucinante à passer du rire aux larmes. Vraiment.
Sauf que là ce n'est pas dû à la grossesse. Ou si peut. Je resserre un instant mes bras autour de Shy. Je n'aime pas la voir pleurer, mais là, juste pour cette fois, je suis content. Son père ne pourra pas réparer ce qu'il a fait, mais de tout ce qu'il pouvait dire, ce sont sûrement les meilleurs mots qu'il puisse choisir. Alors lorsque la fille que j'aime veut aller dans les bras de son père même si c'est lui qui l'a faite pleurer, je la laisse partir.

- Heu... c'est qui la dame ?

Je souris. La dame petit, c'est une fille géniale et c'est ta grande soeur. T'as intérêt à en être fier. Et ma future femme si elle accepte et si j'arrive enfin à formuler la demande. Pas sur le peron d'un appartement au dix-neuvième étage d'un immeuble newyorkais cela dit. Je suis sûr que je peux trouver mieux.

- Je crois qu'on a beaucoup de choses à se dire papa... Au fait, je te présente Takeji.

La main de Shy dans la mienne amène automatiquement un sourire sur mes lèvres.
Euh... Je dois peut être dire quelque chose là, non? Comme je ne sais carrément pas quoi dire -oui, pas de progrès depuis la dernière fois que j'ai ouvert la bouche-, je baffouille un:

- Je euh... Enchanté.

Non mais... Ferme ta bouche Take pour aujourd'hui, ça vaut mieux. Y'a des jours où...
Où je ne sais pas où me mettre parce que je me sens un peu de trop là. Soudain. J'ai envie de me cacher derrière le petit frère de Shybaï, parce que lui aussi il est un peu hors course. Moins que moi cela dit.
Son père nous regarde, me souris, et je crois bien que son regard glisse vers le ventre de Shy. Clairement apparant, écoutez pour tout vous dire on dirait qu'elle est enceinte de huit mois et va bientôt accoucher. Alors qu'en fait non. Elle en a juste deux. J'ai peur de ce que ça va être à huit mois pour de vrai. On dirait que c'est élastique à l'infini. Pourtant je vous assure, je pourrais tirer sur mon ventre, aucune chance qu'il s'étire comme ça.
Et puis maintenant, pour les câlins, c'est fini. Jusqu'à ce que les jumeaux sortent de là. Je ne vous raconte pas ce que ça me manque -allez y, traitez moi-, de ne serait-ce que la sentir contre moi entièrement. Là, c'est assez délicat. En plus ça doit faire mal au dos, un poids pareil devant. Ça par contre, je ne testerai pas.

- Beaucoup de choses en effet. Entrez donc.

Il joint le geste à la parole, suivi de son fils.
J'embrasse Shy sur la joue dès qu'ils ont le dos tourné et lui murmure:

- Bravo.

Le plus dur est fait, il n'y a qu'à les suivre. Ce qu'on fait. Je crois qu'une question brûle les lèvres du papa de Shy.

- Tu es enceinte Shybaï?

Gagné.

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Sam 13 Aoû 2011 - 4:13

- Je euh... Enchanté.

Je souris à Taki. Je suis contente qu'il soit là et qu'il m'ait accompagné jusqu'ici. Et plus loin encore. Car croyez moi, l'histoire n'est pas terminée. Ce n'est pas parce que je suis tombée dans les bras de mon père tout à l'heure que je lui ai pardonné pour autant. Je me souviens parfaitement de tout ce qu'il a fait. Je me souviens et je ne suis pas prête d'oublier.
Mon père nous regarde et, évidemment, il apperçoit mon gros ventre. Il faut dire qu'à présent je ne cherche plus à le cacher et vu sa taille, ça serait plutôt délicat. J'avoue que, rien que pour me débarasser de lui, j'ai hâte d'accoucher. Comme dit le proverbe "c'est mieux dedans que dehors".
Oui bon, j'avoue là c'était mauvais, très mauvais. Je ne devrai pas comparer mes enfants à ce genre de choses. Mais quand même, c'est très emm... embêtant ce gros ventre. Déjà c'est pas super léger, comme vous pouvez l'imaginer. Je n'ose même plus monter sur la balance à la maison, de peur de la casser. Ensuite, c'est pas super pratique et ça m'empêche de faire pleins de trucs. Rien que pour marcher, c'est galère. Et puis les câlins... bah il y a carrément un truc entre nous... Résultat pour les câlins spéciaux comme, par exemple, ceux que Taki n'a pas su expliquer à la petite Myaw, c'est foutu.
C'est quand même un combe pour des câlinistes ça ! J'espère que le Dieu câliniste est fier de lui-même. Car à la base, oui, c'est à cause de lui toute cette histoire. Rappelez-vous, à la base c'est lui qui a payé Blow et BN pour nous rapprocher. Il a même donné un nom de code à BN. Bah oui, parce qu'à la base elle s'appelle Blanche-Neige, comme tout le monde le sait. Et si vous ne le saviez pas... les épisodes des saisons précédentes sont disponibles en VHS et DVD à la boutique souvenir, au fond à droite. Attention à ne pas confondre votre droite ; à gauche ce sont les toilettes.
Et donc BN n'est qu'un nom de code. Sauf que mon Taki, intelligent comme il est, il a deviné. BN vous voyez, c'est un peu comme 007. En moins classe, j'avoue.
Mais quand même, BN est une vicieuse. Vous connaissez les biscuits du même nom ? Bah c'est une de ces techniques d'espionnages. Un micro caché dedans et c'est bon ! "Mini BN, distributeur de sourire !". Distributeur de soupir surtout. Vous voyez dans quel état je suis ? Je ne peux même plus faire de vrai câlin avec Taki.
Tout ça ce la faute de biscuits fourré au chocolat avec une pub où il y a des poissons avec une tête bizarre.
Les poissons aussi ils sont louches dans cette histoire.

Est-ce que je me serais un peu perdue en route ? Bien possible. Comment en sommes-nous arrivé à parler de poisson... mystère et chewing-gum. Mais laissons les chewing-gum de côté, de toute façon c'est mauvais pour vos dents. Et après c'est vos dentistes qui sont fâchés. Même s'ils sont un peu content. Comme ça ils ont des dents à soigner et ça leur fait de l'argent. Donc en gros, même s'ils font semblant d'être fâché, ils aiment ça. Continuez à manger du chewing-gum, ça leur fait plaisir.
Par contre ça fait beaucoup moins plaisir à vos parents qui doivent payer le dentiste.
Et donc. Loin du chewing-gum. Mon père à regarder mon ventre avant de dire :

- Beaucoup de choses en effet. Entrez donc.

Et le fait qu'il dise ça n'a rien à voir avec mon ventre. Evidemment.
Mon père et mon frère - non, je ne m'y habitue pas - rentre dans l'appartement et dès qu'ils ont le dos tourné, j'ai le droit à une bise de Taki. Et là j'ai la soudaine impression de respirer à nouveau.

- Bravo.

Je souris avant de me dépêcher d'effleurer ses lèvres des miennes, puis on entre dans ce qui était mon ancien appartement. J'avoue que... ça fait bizarre. La décoration a changé aussi. Moins glauque. Plus féminine. Sans doute l'oeuvre la mère du fils de mon père. Oui... je préfère dire "fils de mon père" à "petit frère". Pour moi c'est encore trop tôt. Je sais que ce blondinet n'y est pour rien, mais il me faut du temps. Ca viendra.

- Tu es enceinte Shybaï?

Non. C'est une illusion d'optique. Et parce que j'ai mangé un tout petit peu trop de Nutella aussi. Bon, je plaisante, mais ça me fait quand même plaisir que mon père l'ait vu. Je sais, vous allez me dire que c'est aussi gros qu'un éléphant dans un couloir, comparaison qui, par ailleurs, me fait très plaisir. Mais il y a un temps où mon père était tellement bourré à longueur de journée, qu'il ne l'aurait pas vu. Si j'étais tombée enceinte à 13 ans, il l'aurait sans doute appris le jour où il aurait entendu un bébé pleurer et que, agacé par le bruit, il serait venu me crier de me taire. Puis il aurait vu le bébé et lui aurait sans doute arraché la tête.

- Oui. J'attends des jumeaux.

Inutile de préciser que c'est Taki le père, je crois que ça se voit tout seul.

- Papaaaaa. C'est qui ?

Je regarde le petit garçon et je tâche de lui sourire. Non, décidemment ce n'est pas facile. C'est bête, tellement bête d'être jalouse d'un gosse. En plus, si ma mère n'étais pas morte, si mon père n'avait pas été alcoolique, si je n'avais pas fuguée... Je n'aurais jamais rencontré Taki. Mais avec des si on peut mettre Paris en bouteille. Et en attendant, moi je n'ai pas eu une enfance, ni une adolescence aisée. Contrairement au petit qui a l'air d'adorer son papa.
Mon père, son héros.

- Je m'appelle Shybaï et je suis ta grande soeur.

Je le regarde. Quel âge a-t-il ? Sept ans, huit ans ? Je ne lui en donne pas plus. Est-ce que lui aussi a des pouvoirs ? Et est-ce que mon père se souviens de mes pouvoirs. Il était tellement pas lui le jour où je les ai utilisé en sa présence qu'il a sûrement dû croire à une hallucination. Je n'ose pas aborder le sujet. De toute façon, mon père n'a pas besoin de savoir. Moins il en sait, mieux il se porte.

- Je n'ai pas de grande soeur. Mais je m'appelle Dan ! Et je suis aussi fort que spiderman !

Il fait semblant de lancer une toile avant de sauter dans tous les sens. C'est fou ce qu'il en faut peu pour s'amuser quand on est gosse... Pendant ce temps là, mon père nous installe au salon en nous demande ce qu'on veut boire. Je lui demande un jus et laisse parler Taki. Mon père disparaît le temps de quelques instants, quand à son fils - mon frère -, il a disparu dans un couloir, nous laissant seuls, Taki et moi.

- Il a changé.

Quand mon père revient avec les boissons, je ne peux m'empêcher de regarder dans son verre. Ou dans sa tasse exactement. C'estun café qu'il a. Sans la moindre goutte d'alcool.
Oui, mon père a changé. Ca c'est sûr.

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Sam 20 Aoû 2011 - 3:54

- Oui. J'attends des jumeaux.

Bonjour enchanté, je suis le type qui a mis votre fille enceinte.
Non rien à faire, ça ne le fait vraiment pas comme première approche.
Pourquoi je viens à l'instant de me sentir super coupable? J'ai rien fait! Enfin si, mais euh... Comment dire... J'ai rien fait de mal. Je ne sais pas trop comment M.Artissa va le prendre. Il retrouve sa fille qu'il a cherché partout, uniquement pour se la faire prendre par un autre. Ok techniquement je l'ai trouvé le premier, et c'est lui qui l'a faite fuir. Il l'a presque tuée même, et pour ça, sans vraiment le connaïtre je lui en veut.
Mais je ne peux pas m'empêcher de me sentir coupable sur l'instant. Je suppose que ça finira par disparaitre. Etrange sentiment.
Et puis ce sont... Nos jumeaux. Voilà c'est dit. Nos jumeaux. Uniques, bien que jumeaux. Ils seront un peu de nous deux, et beaucoup d'eux même pour le reste. On ne transmet techniquement que le matériel génétique. Mentalement... J'espère qu'on sera toujours là tous les deux pour les élever.
Il faut vraiment que je cesse de penser à ce genre d'éventualité. Même si ça doit sûrement être pour une partie du fait que je peux vivre à fond chaque instant. Ce qui est quelque chose d'assez sympa mine de rien.
Ouais, mais quand je dors je le fais à fond.
Allez-y pendez moi on est au dix-neuvième. Je redescendrai plus vite comme ça. Quoi qu'une téléportation serait probablement plus agréable.

- Papaaaaa. C'est qui ?

Je crois qu'on l'avait presque oublié. Je ne sais pas trop quoi penser de ce gamin à part ce que j'ai déjà pensé. Il est un peu à l'écart de l'histoire pour le moment.
Peut être que c'est... A l'image de ce que doit ressentir Shybaï. Ce petit n'est pas de la même mère. Et il est d'un père qui, bien que le sien, est celui qu'elle a voulu avoir mais n'a pas eu. Je ne serai pas vraiment étonné d'apprendre qu'elle a peur qu'il lève la main sur elle la maintenant. Bien que là par contre, je sortirais les griffes. Et les crocs. Oui, comme un métamorphe. Parce M.Sabre, les gens dans les aéroports ils aiment pas.
Comment j'ai fait mon chemin jusqu'en Ecosse alors?
Bah... Devinez. Oh aller, c'est facile. Rappelez vous? Un truc dont je parle tout le temps. Non pas Shy, et ce n'est pas un truc, non mais. Remarquez le truc en question non plus n'est pas un truc, mais on va dire que si même ce n'est pas le cas. Compris?
Bien.
Bon, vous donnez votre langue aux vaches? Oui j'ai décidé que ça serait aux vaches, les chats ne devraient pas manger les langues. Les vaches si, on s'en fiche des vaches.
Réponse: Télélportation.
Bah oui. Une téléportation dans la soute pour poser le sabre, et les diverses armes pendant qu'on y est et hop ni vu ni connu. Oui je sais que j'aurais pu utiliser des runes. Mais la téléportation c'est plus drôle à utiliser.

- Je m'appelle Shybaï et je suis ta grande soeur.

Dont tu devrait être fier petit, même si je crois que je l'ai déjà pensé. Et comme je ne suis pas télépathe... Oh qu'importe. Il apprendra à être fier d'elle, et toc. Moi, c'est déjà fait. Même si ce n'est que ma copine-possible-future-femme-si-je-ne-fous-pas-tout-en-l'air. Si j'arrive à faire une demande en bonne et due forme donc.
Pas gagné.
J'ai failli me faire griller déjà.
Bon ok je suis grillé.
Au moins c'est plus facile quand on passe devant une boutique de bijoux, pour lui demander ce qu'elle préfère. Sinon ça fait tellement louche... Voilà, j'ai rien à cacher! Et ce n'est certainement pas parce que je ne sais pas cacher.
Non.
Ne me regardez pas comme ça vous me faites peur.

- Je n'ai pas de grande soeur. Mais je m'appelle Dan ! Et je suis aussi fort que spiderman !

Bon... Il s'y fera lui aussi. Et puis il est mignon comme tout.
Nous en attendant, on s'installe au salon. Et je prends un jus de fruit quelconque comme Shy. Vous vous rappelez, faut la soutenir dans ses choix de boisson. Bien qu'ici est le dernier endroit où, enceinte ou non, je pense qu'elle viendrait boire.
Plein de mauvais souvenirs en plus.
Mais regardez, elle est forte. Plus qu'elle n'a même l'air de le croire. Pour preuve, elle est ici.

- Il a changé.

Je passe un bras derrière elle pour la reserrer contre moi.

- C'est pour le mieux, non?

J'espère sincèrement. Ils ont sûrement beaucoup à se dire, non?

- Et puis, c'est toujours ton père, ça n'a pas changé.

Le monsieur revient. J'avoue que je ne sais pas trop quoi dire. Ni quoi faire. Après tout, on est venus ici pour qu'il sache, pour la grossesse de Shybaï. Qu'elle ait l'aprobation de son père.
Bon il n'a pas dit j'approuve mais... C'est tout comme non? Elle a même retrouvé un frère normal. Avec en bonus un petit frère, d'ailleurs je me demande où est sa mère.
Oh, c'est peut être mieux qu'on ne la rencontre pas. Pour Shy. Elle n'a pas besoin de voir qui son père a choisi, après sa mère. Quelle importance, ce n'est pas vraiment une membre de sa famille non? Je veux dire, rien en commun. Pas la peine d'en rajouter, non?

- Alors, vous êtes ensemble depuis combien de temps?

Oh, ça je peux répondre. Mais hmm... Il veut la date officielle, ou la date plus ou moins officieuse?
Nan, la date officielle qui se compte en mois, ça ferait vraiment bande de jeunes adultes irresponsables, parce que Shy est enceinte. Puis de toute façon, en y regardant de plus près, je me considère comme étant avec Shy depuis la balade avec Blow et BN. Celle qui nous a... Définitivement rapprochés.

- Depuis un an.

Je crois que le monsieur allait répliquer un truc quand son fils est arrivé en courant dans la pièce, sorti de nulle part. Et il se jette sur son papa.

- Papaaaaaa, tu joues avec moi après? T'eu plait.

A cet âge, vu la demande trop mignonne, on va fermer les yeux sur le dérangement.
M.Artissa descend l'enfant de ses genoux pour le faire assoir à côté de lui.

- Plus tard Dan, promis. Il se tourne vers nous et poursuit: - Voici Dan, mon fils, il a 8 ans. C'est... Ton demi-frère, Shybaï.

Je crois qu'on avait deviné.

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Lun 26 Sep 2011 - 22:24

Sincèrement, je crois que sans Taki à mes côtés, je serai partie en courant. Trop de bonheur tue le bonheur. Et me tue moi surtout. Je ne sais toujours pas si ça me fait plaisir ou non de voir mon père, si calme, si sobre, si... heureux. Heureux comme je ne l'ai plus jamais vu depuis la mort de maman. Et ça, ça fait mal. Mal de voir que les autres arrivent à le rendre heureux alors que moi... moi j'ai échoué. Lamentablement. Je me sens nulle, comme si tout était de ma faute. Comme si c'était moi qui lui avait fournit sa première bouteille. Comme si c'était moi qui aurait dû le faire arrêter de boire. Comme si je ne m'étais pas assez battue pour l'aider à s'en sortir.
Je sais, je n'étais qu'une enfant.
Tous les psys de la Terre me diront que ce n'est pas ma faute, que je ne pouvais rien y faire de toute façon. Les enfants sont des enfants, ils n'ont pas à être responsables, ça c'est le rôle de leur parents. Mais quand je regarde les enfants de l'orphelinat où je travaille, je me rends compte que c'est un mensonge. Eux sont parfaitement responsables. Ils s'entraident les uns les autres, se créent une véritable nouvelle famille. Et n'hésite pas à demander de l'aide autour d'eux.
Pourquoi moi je n'ai pas pensé demander de l'aide ? Pourquoi je n'ai pas osé ? Je sais que j'aurai dû faire plus pour mon père. Mon papa. Que j'aime.

Non, non, non. Je ne vais pas ENCORE pleurer, je refuse. Mon menton tremble, mais je ne vais pas pleurer. Pas possible. Je me l'interdis. Et soudain je sens le bras de Taki passer derrière moi ce qui achève de me convaincre. Je ne vais pas pleurer pour la simple et bonne raison que je suis heureuse avec l'homme que j'aime. Certes mon père...
Quoi mon père ?
Mon père aussi est heureux. Parfait. Vraiment ? Oui, vraiment. Je n'aurais pas aimé le voir malheureux. Mais le voir heureux sans moi... Pourquoi ce sentiment de culpabilité ?

- C'est pour le mieux, non?

Oui. Enfin j'imagine. C'est mieux pour lui et c'est sans doute mieux pour moi. Même si j'aurais préféré qu'il soit comme ça lorsque j'étais enfant. Mais le passé est ce qu'il est et à présent je ne peux pas remonter le temps pou le changer.
Même si je continue à penser que j'aurais dû faire plus pour rendre mon père heureux.

- Et puis, c'est toujours ton père, ça n'a pas changé.

Techniquement, oui. Je dis techniquement parce que justement, je ne suis plus sûre que ce soit vraiment mon père. C'est le père que j'aurais voulu connaître. Mais que je n'ai pas connu. En fait, c'est un inconnu.
Je regarde l'homme assis en face de nous, un café dans la main et un sourire maladroit. Même son apparence à l'air de celle d'un inconnu. Et ça, ça fait tellement mal.

- Alors, vous êtes ensemble depuis combien de temps?

Je résiste à l'envie de fuir tout en espérant que personne ne remarquera mon malaise. "Vous êtes ensemble depuis combien de temps ?". Ca, il le saurait si on avait continué à se voir durant toutes ses années. Après tout, les parents de Taki le savent. Et ils l'ont su avant que je tombe enceinte. Mais mon père lui ne le sait que maintenant. Ils tombent dans ma vie lors de mes 23 ans après plus de neuf ans d'absence. Neuf ans. Neuf ans où je n'ai pourtant pas cessé de l'aimer. Tout en le haïssant. Mais quand on hait quelqu'un ça veut quand même dire qu'on le connaît. Pareil quand on aime.
Et je ne suis plus si sûre de connaître James Artissa.

- Depuis un an.

J'acquiesce tout en tentant d'ignorer le mal de tête qui bourdonne dans mon crâne. Mon père veut ajouter quelque chose pour continuer cette conversation qui selon moi n'a aucun sens. On dirait des inconnus. Des inconnus alors que c'est mon père.
Mais c'est quoi un père pour de vrai ?
J'observe Taki. Lui il sera un bon père, j'en suis sûre. Il aimera les jumeaux, s'intéressera à eux et à leur vie. Ne lèvera pas la main sur eux.
Puis je regarde mon père. Est-ce qu'il m'aimait ? Est-ce qu'à une seule minute de sa vie il s'est intéressé à la mienne. Et le nombre de coup que j'ai reçu de sa part... Ce n'était pas un bon père. Tout ce qu'il a fait pour moi c'est déterminer la moitié de mes gène. Rien d'autre. Est-ce vraiment mon père ou est-ce juste... mon géniteur ?

- Papaaaaaa, tu joues avec moi après? T'eu plait.

Mon père regarde le petit bonhomme qui s'est jeté à son cou avant de le saisir pour le faire s'asseoir à côté de lui. Il a des gestes pleins de tendresse.
Mon père n'a jamais joué avec moi.
Mon père n'a jamais eu de geste tendre avec moi.
Plus depuis la mort de maman.

- Plus tard Dan, promis. Voici Dan, mon fils, il a 8 ans. C'est... Ton demi-frère, Shybaï.

Dan... mon demi-frère.

- Enchantée Dan...

Mais mes mots sonnent faux. Terriblement faux parce qu'en vrai je ne suis pas enchantée. Je n'aime pas ce môme. Sans raison. Sans même le connaître. Je ne sais même pas pourquoi. La seule chose que je sais, c'est que je le hais. De tout mon coeur.
C'est stupide.
Je crois... je crois que je suis jalouse. Jalouse de mon demi-frère ! Jalouse parce que lui, il a su rendre notre père heureux. Jalouse parce que lui il est aimé par notre père. Jalouse parce que je dois transformer "mon père" en "notre père". Mais j'ai quel âge pour être jalouse, hein ? 10 ans ? Il faut que je sois raisonnable. Une fois dans ma vie. Après tout moi je vais bientôt avoir des enfants, faudrait peut-être que j'apprenne à grandir. Je ne devrais pas être jalouse d'un gosse de huit ans. Et je devrais être heureuse que mon père ait enfin trouver le bonheur. Auprès d'autres gens.
Pourquoi ça fait si mal ?

- Excusez moi... Où sont les toilettes ?

Je suis déjà debout écoutant à peine la direction que l'on m'indique. De toute façon je sais parfaitement où sont les toilettes. J'ai grandit ici. C'était chez moi. Avant que je ne parte. Avant que Dan débarque. Maintenant c'est la maison de papa et Dan. Et la nouvelle femme de papa.
Elle aussi je la hais.
Arrivée dans la salle de bain je ferme la porte à clé et je m'écroule sur le couvercle fermé des toilettes. Les larmes coulent toutes seules et l'espace d'un instant j'ai l'impression d'avoir à nouveau 10 ans. Quand j'étais enfant aussi je venais m'enfermer au toilettes pour pleurer. La porte de ma chambre n'avait pas de serrure et c'était donc le seul endroit où je pouvais être tranquille.

J'ai 23 ans et j'ai 10 ans. Je suis adulte puis enfant. Future maman puis enfant. Fille unique puis grande soeur. Je ne sais plus vraiment qui je suis ni à quelle époque je vis.
Mais j'ai mal.

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Mer 2 Nov 2011 - 1:26

Ça fait bizarre. On dirait que ce sont des personnes presque étrangères l'une à l'autre. Ne le comprenez pas de travers. C'est normal après tout, ils ont été séparés... Huit ou neuf ans je crois. En tout cas, beaucoup de temps. Beaucoup trop, mais ce n'est pas irratrapable. J'espère tellement pour Shybaï.
Je resserre doucement ma prise sur elle. Peut être qu'on devrait en rester là pour aujourd'hui? Ou alors, il devraient se revoir sans le jeune dans les parages. J'ai absolument rien contre cet enfant, mais c'est peut être un peu trop en une fois, non? J'en sais rien, j'essaie de deviner au comportement de Shybaï, mais je ne saurai vraiment qu'une fois qu'on sera tous les deux.
Bref. En attendant, c'est tellement étrange qu'on peut presque le sentir.

- Enchantée Dan...

Bon, partons. Vraiment. On va prendre le numéro du père, et uniquement du père, et puis... Non faut pas? C'est pas fuir. Elle a appuyé sur cette fichue sonnette tout à l'heure. C'est juste... Une retraite anticipée. On dit qu'il faut faire face aux problèmes, mais il faut aussi savoir reconnaitre une impasse quand on en voit une, avant de percuter le mur au fond, non? Des fois, c'est une maison au fond, et rentrer dedans, ça peut causer plein d'ennuis aussi. Imaginez qu'il y ai plein de... De sorcier noirs dedans! Catastrophe hein? Hey, même pour vous êtres sans pouvoirs, ça peut être une vraie plaie, et peut être même la dernière. Bref, tout ça pour dire que des fois, faut pas forcer. Echouer une fois ne veut pas dire échouer toujours, non?

- Excusez moi... Où sont les toilettes ?

Elle s'échappe de mes bras avant même de recevoir une réponse. J'ose à peine regarder le père. Parce que je n'ai rien à lui dire, en fait. C'est fou, cet espèce de mur au milieu. Tellement... Dérangeant.

- Je hmm... Je vais voir si elle a trouvé.

Ooooh bravo Takeji. Plus nul tu meurs. Ça doit faire une minute qu'elle est partie, et en plus elle connait l'endroit. Mais je n'attends pas que la stupidité de la remarque fasse son chemin dans le cerveau du père de Shybaï, je suis déjà parti dans la direction indiquée il y a une minute. En plus, c'est moi qui risque de me perdre. Bref.
L'un des portes n'est pas fermée, on l'élimine. Oui, vous pouvez admirer le superbe esprit de déduction.
Je toque à la porte fermée. Qui reste sans réponse. Sûrement parce que je n'ai pas attendu, en fait. J'ai vite fait jeté un regard derrière moi, et je me suis téléporté de l'autre côté. Impoli? Impoli.
En attendant que vous vous en remettiez, je m'approche doucement de Shybaï pour la prendre dans mes bras sans un mot. Que dire de toute façon? Rien, voilà. Juste lui offrir un soutient moral. Et dehors, ils attendront.
Je caresse doucement ses cheveux et patiente jusqu'à ce qu'elle semble aller un peu mieux. Tout du moins, un peu plus calme. Je recule alors légèrement pour pouvoir sécher ses larmes gentiment.

- Tu veux en parler ?

Bon c'est peut être ni le lieu ni le moment... Quoi que la porte est verrouillée, après tout. Oh ça va, au pire ils peuvent croire que... Qu'on prend leurs toilettes en otages. Oui voilà, quand on s'ennuie avec Shy, on fait ça. On prend les toilettes des gens en otages. Et on demande de sacrées rançons, certains sont prêts à tout pour revoir leurs toilettes saines et sauves, avec une chasse d'eau qui marche.
Ce qu'il faut pas raconter, franchement.
N'empêche, elle pourrait tenir debout cette histoire. Et puis... Oui stop c'est pas le moment.
Je suis sûr que ça aurait fait sourire Shybaï.

- Peut être que tu préfères partir maintenant... Vous pouvez toujours vous revoir plus tard.

En plus elle est enceinte. Pardonnez, mais c'est un détail à prendre en compte. Toujours prendre en compte, car des fois, ça explique bien des choses.
Même si là, l'explication est tout autre.
Quelqu'un toque à la porte.

- Tout va bien ?

Non, ceci est un hold-up. On kidnappe vos toilettes.
Je sais, je sais.

- Oui, oui, très. On arrive dans une minute.

Et ça Kido, ça faisait carrément pas bizarre hein, que ce soit toi qui réponde depuis les toilettes. Pas. Du. Tout.
J'ai pas marqué de points auprès de M.Artissa là, non? On verra ça plus tard. je ne peux pas m'empêcher de marmonner un:

- Ma réponse était un peu étrange...

Qu'importe. Shy, est-ce que ça va aller?

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Dim 13 Nov 2011 - 14:45

Enchantée, enchantée... J'ai 10 ans et je m'appelle Shybaï Artissa. Ma vie n'est pas toujours rose, en fait depuis quelques années elle a pris un ticket pour une destination bien noire. Depuis la mort de maman en fait.
C'était bien avec maman, on buvait du thé, on jouait, on dansait comme des fous dans le salon. Papa, maman et moi. On avait pas beaucoup d'argent, mais de toute façon l'argent ne fait pas le bonheur et nous on était suffisamment heureux comme ça.
Sauf que maman elle est morte.
J'ai pas tout compris, mais un jour je me suis retrouvée devant une boîte entourée de pleins de gens qui pleuraient. Mon papa souffrait, mais je ne savais pas vraiment quoi faire. Et depuis il souffre encore et moi je ne sais toujours pas quoi faire. Il a commencé à boire aussi. Paraît que c'est pour mieux oublier. Le problème c'est que quand il oublie, il oublie aussi son amour pour sa fille.
Et il boit souvent. Très souvent. Trop souvent.
Je m'appelle Shybaï et actuellement, je suis à la bibliothèque. J'aime beaucoup la bibliothèque, c'est un peu comme ma seconde maison. Le problème c'est qu'on ne peut pas dormir ici. Peut-être que si je disais à la dame de l'accueil que j'avais peur de rentrer à la maison à cause de mon papa, elle me laisserait dormir ici. Mais non ce n'est pas possible, je n'ai pas le droit de dire ce que me fait mon papa... ou il pourrait aller en prison ! J'ai déjà perdu ma maman et ça fait assez mal comme ça. Je ne veux pas qu'on m'enlève aussi mon papa, même s'il n'est pas très gentil avec moi.
Je suis sûre qu'un jour il arrêtera d'oublier.
Alors quand la bibliothécaire qui m'aime bien me demande d'où viennent mes blessures sur mes bras ou au visage, je dis que je suis tombée ou que je me suis bagarrée avec les gens de ma cité. C'est une excuse très potable parce qu'ici où je vis on se bat souvent entre enfants. Alors la dame me fait la morale puis m'ébouriffe les cheveux en souriant. Elle est très gentille la bibliothécaire.
Mais c'est 18h et elle me fait signe que c'est l'heure de rentrer. Je repose le livre que j'étais en train de lire en notant dans ma tête le numéro de ma page. Je pourrais le ramener à la maison, mais j'aurais trop peur que mon papa le déchire comme il a une fois déchirer mes cahier d'école.
De toute façon ce n'est pas grave, j'aime pas beaucoup l'école.
Puis ensuite, je rentre à la maison. Elle est tout près, mais je traîne un peu les pieds car je n'ai pas envie de voir mon papa. Dans mon vieux sac à dos rouge traîne quelques cahier avec des exercices à faire pour le lendemain. Je sais cependant que je ne les ferai pas. De toute façon je ne les fais jamais. Je ne sais pas comment c'est possible que je n'aie encore jamais redoublé... Ce qui est sûr, c'est que les maîtres et les maîtresses ne m'apprécient pas beaucoup.
Et me voilà arrivée à la maison. L'ascenseur est en panne, comme d'habitude alors je prends les escaliers. J'ai de la chance de ne pas habiter tout en haut. Puis je glisse la clé dans la serrure en essayant de faire le moins de bruit possible. Dans ses meilleurs jours, mon papa n'oublie pas seulement qu'il m'aime, mais il oublie alors toute mon existence. Et il ne me fait rien. Ou parfois encore il dort quand je rentre. C'est pour ça que je me fais toute petite. Comme une souris.
Mais mon papa n'est pas dans un bon jour et c'est un chat qui me saute dessus dès que je mets un pied dans l'appartement. "Où étais-tu, tu devais rentrer tout de suite après l'école". Il crie fort. Je ne réponds rien ça ne ferait qu'envenimer la situation. Je sais aussi que si j'étais rentrée tout de suite après l'école, il aurait trouvé un autre reproche à me faire. Il en trouve toujours.
Les coups tombent, je crie, j'ai mal. Les voisins m'entendent, j'en suis sûre, mais ils ne feront rien. Les enfants battus sont si classiques dans le coin... Puis après un dernier coup qui m'ouvre la lèvre, mon papa me laisse pour retourner à ses bouteilles de bières et de whisky.
J'en profite pour courir à la salle de bain et fermer la porte à clé. C'est un peu mon lieu préféré ici. Je sors de mon sac mon walkman et enfonce les écouteurs dans mes oreilles. Le son éclate partout dans ma tête alors que le sang tâche mon Tshirt. Mais qui s'en préoccuperait. Je ferme les yeux.
Je m'appelle Shybaï Artissa, j'ai 10 ans et je suis enfermée dans la salle de bain sur le couvercle des toilettes.


Je m'appelle Shybaï Artissa, j'ai 23 ans et je suis enfermée dans la salle de bain sur le couvercle des toilettes.
Sauf que cette fois je ne peux même plus m'enfermer dans la musique pour essayer d'oublier. Mon walkman a disparu depuis bien longtemps, en même temps que ma vie d'avant. Ma vie d'avant que je viens aujourd'hui percuter de pleins fouet... j'aurais sûrement mieux fait de la laisser de côté et de ne plus y toucher. Pour l'éternité.
Soudain j'entends toquer et je lève la tête surprise. Mon père ?

Soudain j'entends toquer et je lève la tête surprise. Mon père. Il a frappé à la porte avec force, comme s'il voulait la défoncer. Le bruit a traversé ma musique et va directement à mon cerveau, là où est régis le centre de la peur. Je recule, m'adosse au mur. Que me veut-il ?
Il n'est jamais venu me chercher dans les toilettes. Jamais. C'est mon lieu, mon refuge. Alors je jette un oeil par la serrure et je vois mon père en train de baisser son pantalon. Que fait-il ? Puis soudain j'entends et je comprends enfin. Il avait juste un besoin naturel pressant. Je soupire de soulagement, même si je sais qu'après ça sera à moi de nettoyer le couloir de sa pisse.
La salle de bain est toujours mon refuge secret.


La salle de bain n'est plus mon refuge secret. Cette fois-ci je sais que ce n'est pas avec une serpillière que va se terminer l'histoire. Si c'est mon père de l'autre côté, il insistera. Heureusement, ce n'est pas lui, mais seulement Taki qui se téléporte de l'autre côté. Je le regarde de mes yeux bouffés par les larmes pendant que lui s'approche de moi pour me prendre dans ses bras sans un mot. Alors je m'accroche à lui, je m'accroche à cette réalité du futur qui est la mienne à présent. Nous ne somme plus en 1998 quand mon père buvait. Je suis une femme aimée d'un homme qui n'est pas près à l'oublier. Une femme enceinte aussi. Et je dois être forte pour mes enfants.
Mais pas maintenant. Là c'est trop dur.

- Tu veux en parler ?

Je hausse les épaules, je ne sais pas, pas vraiment... J'ai surtout envie de partir pour être honnête. De retourner en Ecosse. Et de n'être jamais venue ici. Mais c'est trop tard... Au moins ça m'aura ôté tout doute sur mon père. Il est toujours en vie. Et il va bien.
Je devrais être heureuse, non ?

- Peut être que tu préfères partir maintenant... Vous pouvez toujours vous revoir plus tard.

Je ferme les yeux un instant. Oui, je sais, c'était exactement ce que je voulais il y a cinq minutes. Mais en fait maintenant je ne sais plus trop. D'un côté je me dis que comme ça, ça sera fait. Fini. Et puis d'un autre, je n'ai vraiment pas envie de voir l'amour que mon père porte à mon demi frère.
Et je n'ai pas non plus envie de devoir aimer Dan.
Mais je n'ai pas le temps de répondre que déjà quelqu'un d'autre toque à la porte. Mon père.

- Tout va bien ?

Trois mots. Trois mots que j'aurais tellement voulu entendre 13 ans en arrière, derrière cette même porte.

L'appartement est calme, mon père doit sûrement dormir. Mais je n'ai pas envie de sortir des toilettes, pas encore. Alors je me couche sur le tapis de la salle de bain et ferme les yeux.

Trois petits coup à la porte et une voix masculine et parfaitement sobre m'offre trois mots. Un "tout va bien" qui fait chaud au coeur et au entrailles. Je souris et ouvre la porte. Mon père se tient là devant moi, rasé, sentant bon le café. Il ouvre grand les yeux et je me jette dans ses bras.
Ensuite il m'amène à la fête foraine. On mange une barbe à papa et une gaufre au sucre avant d'aller faire un tour sur la grande roue. Sur le chemin du retour, papa m'offre un livre dans une librairie. Puis à la maison il m'aide à faire mes devoirs, si bien que je comprends tout même les maths ! C'est pourtant bien difficile les maths.
Il me prends alors dans ses bras et me pose sur ses genoux. Je m blottis contre lui, respirant ses odeurs, m'imprégnant de tout son amour. Il approche sa bouche de son oreille et...
Ploc.
Ploc ? C'est le robinet de la salle de bain qui goutte, ça lui arrive souvent. Je suis toujours sur le tapis, tout cela n'était qu'un rêve, un sale rêve. Un coup d'oeil à ma montre m'apprend que je vais sans doute être ne retard à l'école. Pas grave, mes professeurs ont l'habitude.
Je regarde une dernière fois le tapis, malgré sa vieillesse et la grisaille que le temps et la salissure ont déposé sur lui, il reste tout doux. C'est toujours mieux que les coups.


Je regarde pour la première fois le tapis. Il est rouge, tout neuf, tout rêche. Et, bizarrement, quelque chose se brise en moi.

- Oui, oui, très. On arrive dans une minute.

Il va bien falloir affronter mon père à un moment ou un autre. Je me relève et passe au robinet pour me rincer le visage. Je crois que je suis prête. Enfin pas psychologiquement. Mais physiquement c'est déjà pas mal.

- Ma réponse était un peu étrange...

Je souris puis dépose un baiser sur les lèvres de Taki.

- Pas grave. Je pense pas que mon père va nous faire la remarque.

Bah oui après tout, c'est pas comme si il m'avait vraiment élevé. Donc maintenant il n'a rien à dire. C'est un peu le seul avantage d'ailleurs.
Puis je glisse ma main dans celle de Taki et déverrouille la porte de la salle de bain. Shy VS son père, round 2, en avant !

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Dim 22 Jan 2012 - 14:19

J'ai mal de la voir dans cet état sans rien pouvoir y faire. Alors je la prends juste dans mes bras. Même si ça ne remplacera jamais l'amour que son père n'a pas pu lui donner, parce que cette époque là est perdue, et qu'il faut maintenant travailler à en créer une nouvelle qui un jour dépassera les souvenirs de l'ancienne. Mais ça, c'est long, et difficile. Et ça repose beaucoup sur Shy. Je sais qu'elle peut le faire.
Elle ne veut pas en parler. En même temps, y'a peut être rien à dire. Ça fait longtemps. Trop ? Ça reste à déterminer.
J'embrasse son front.
Peut être... Peut être qu'un jour, ça ira mieux. Pour le moment, ça semble juste indémêlable, il n'y a qu'à voir l'état de Shy. Peut être qu'elle devrait revoir son père sans son demi-frère. Peut être qu'ils devraient prendre tous les deux une après-midi juste l'un et l'autre pour s'expliquer, et pour laisser à Shy le temps de redevenir la petite fille qui s'était enfuie, pour la consoler, et pouvoir enfin boucler cette partie de sa vie. Pour prendre la suite sans avoir à regarder derrière à chaque fois.

- Je ne pense pas qu'il t'en voudra si tu ne reste pas plus longtemps. Vous pouvez réapprendre à vous connaître petit à petit.

C'est triste, ce "réapprendre à vous connaître" alors qu'ils sont père et fille. Mais c'est la vérité. Malheureusement.
Je me recule pour la laisser se lever. Elle sourit maintenant, c'est déjà ça. J'aime beaucoup son sourire, je vous l'ai déjà dit ? Pas grave, ça mérite d'être dit à nouveau. Shy elle a un joli sourire. Un de ceux qui donne forcément envie de sourire en retour. Moi ça me donne en plus envie de l'embrasser, mais ça c'est sûrement parce qu'elle est encore plus belle quand elle sourit. Je vous interdis d'avoir les mêmes envies, sinon ça va mal se passer. Vraiment. Je vous téléporterai dans un enclot avec des oies, et vous deviendrez oies phobique comme moi. Sachant que comme ej susi oiephobique, je ne pourrai pas revenir vous chercher. Donc faudra vous débrouiller. Et vous ferez des cauchemars pendant des jours. Du coup vous serez fatigués, et vous risquerez de vous prendre des poteaux dans la rue. Et après vous finirez à l'hôpital pour évanouissement sur la voie publique. Et là ils vous feront des piqûres. Ce qui est le but de la manoeuvre depuis le début, qu'on vous fasse des piqûres, parce que personne n'aime les piqûres. Conclusion, vous touchez pas à Shy sinon vous aurez droit à des piqûres.
Nah.

- Pas grave. Je pense pas que mon père va nous faire la remarque.

De toute façon au point où on en est... Aller, courage Shy ! Je serre gentiment sa main, et elle ouvre la porte. Derrière se tient bien évidemment son père. L'air un peu... Un perdu ? Peiné peut être ? C'est une situation tellement étrange, et complètement paradoxale.
Et moi, je ne sais pas quoi dire.
Du coup je fais passer Shy devant moi et la pousse doucement vers son père, avec un regard d'encouragement. Aller Shy, fais le. Et si t veux partir, tu le lui dis aussi. Rien que ça devrait déjà la soulager. J'espère.
De toute façon Shy elle est super courageuse, parce que tout à l'heure elle a appuyé sur cette sonnette, et y'en a pas beaucoup qui auraient fait ça, après autant d'années. Donc si elle a pu appuyer sur la sonnette, elle peut tout faire, même réussir à être heureuse avec son père, même réussir à élever un enfant à son âge, tout.

- Dis ce que tu penses Shy, c'est ton papa.

J'ai chuchoté cette phrase même si je sais très bien que le père en question m'a forcément entendu. Mais c'est pas grave.
Moi, j'crois au Dieu du Câlinisme, aux étoiles filantes qui exaucent les voeux, au Père Noël et aux aliens, mais aussi en Shy. Et c'est même ce en quoi je crois le plus fort.

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MessageSujet: Re: Nous sommes tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change   Mer 6 Juin 2012 - 23:06

Enchantée, désenchantée. Je m'appelle Shybaï Artissa et j'ai 14 ans. Papa va mal, papa me fait mal. J'ai peur, j'ai vraiment très peur.
Il y a deux minutes, il a levé un couteau et a voulu me le planter. Dans la poitrine, dans le bide, dans la tête. Je ne sais pas où et je m'en fiche. Il ne m'a pas touché, du moins physiquement, parce que j'ai l'art et la manière de disparaître. Mais mon coeur lui a bien été poignardé. Il a mal, il saigne, je suis perdue.
Je crois que...
Ces derniers temps il m'arrive des choses étranges. Je ne sais pas si je suis la seule ou s'il y en a d'autre, mais ça ne me dérange pas, j'aime bien. Je peux faire des trucs que le commun du mortel ne peux pas faire et ça... c'est magique. Oui, magique c'est bien ça le mot. Si je le veux, je peux faire apparaître des fleurs ou d'autres choses autour de moi. Ce n'est que des couleurs, ça n'a pas de son, pas d'odeur, pas de consistance, mais c'est mieux que rien, n'est-ce pas ? Et puis surtout... je peux disparaître. Devenir transparente. Ça m'a été bien utile aujourd'hui quand papa a levé son couteau. Je sais bien qu'à cause de ses gestes, il n'est pas conscient de ses actes. Et alors ? Est-ce une raison pour m'enfoncer un couteau dans la chair ? Pour me... tuer ?
Oui, je crois vraiment que...
J'ai foncé dans ma chambre pour réunir le peu d'affaire que je possédais. Mon blouson en cuir, le vieux nounours que m'avait offert ma mère quand elle était encore en vie, les 15 dollars et 75 cents qui traînaient au fond de ma tirelire et mon carnet de croquis. Je n'ai pas vraiment réfléchis, j'ai juste foncé tout droit vers la sortie. Au revoir papa. Au revoir tes coups.
Voilà. Je crois que je peux le dire à présent. Je n'éprouve plus aucun amour pour mon père.


C'est dur. C'est très dur d'être ici, dans cet endroit que j'ai fuis des années auparavant. Je ne sais plus bien si j'ai 10, 14 ou 22 ans. Je ne sais plus vraiment qui je suis ni exactement ce pour quoi je suis là. Pour mon père ? Ou pour mon passé ? Pour des chimères ? Ou pour un véritable espoir ?

- Je ne pense pas qu'il t'en voudra si tu ne reste pas plus longtemps. Vous pouvez réapprendre à vous connaître petit à petit.

Je hoche doucement la tête avant de me relever. Puis je souris parce qu'il vaut mieux sourire que de tirer la gueule. Ça pourrait être pire, n'est-ce pas ? Il n'y a qu'à voir tous ces jeunes à l'orphelinat. Leur parents sont morts, parfois devant leurs yeux. D'autres les ont abandonné devant les portes d'un orphelinat ou même dans un carton sur un parking. Moi au moins j'ai pu connaître mes deux parents durant quelques années. Et puis je suis grande maintenant, j'ai dépassé tout ça... enfin je crois.

Au début, tout à un goût de liberté. De merveilleuse liberté. Courir dans la rue, prendre le métro en resquillant, se cacher des flics, fumer entre les passants... Sauf que la nuit tombe, m'enveloppe de son voile glacé et m'oblige à réaliser la réalité. La vie est une cage, je ne suis pas libre.
Il faisait froid. Et inutile de dire que mes maigres réserves monétaires ne m'emmèneraient pas très loin. Heureusement, j'avais de quoi... les remplumer. C'était tellement facile de devenir transparent, de pénétrer dans un magasin et de voler quelque chose. Tellement grisant. Pourquoi s'en priver ? Alors que c'est tellement plus simple de mentir et de tricher.
Je ne m'en suis pas privée.


Je ne pensais pas me retrouver un jour ici, face à mon père, sans savoir quoi dire. Je pensais que ces retrouvailles seraient différentes. Que je me jetterai dans ses bras ou que je le giflerai. Qu'il se passerait quelque chose. Quelque chose de simple. Mais rien n'était simple. Entre amour, haine ou indifférence, je ne savais que choisir. Un mélange des trois ?
Je ne sais pas exactement ce que je m'attendais à retrouver. Mais je pensais qu'il y aurait quelque chose. Alors que là il n'y avait rien. Juste rien.
Je sens la main de Taki me pousser et j'avance d'un pas. Ça fait mal d'être ici. Ça fait mal et en même temps c'est bizarre. Peut-être que j'aurais mieux fait de choisir un endroit neutre ?

Désenchantement enchantée. Je m'appelle Shybaï Artissa et j'ai 16 ans. Je fais conneries sur conneries et je m'en porte pas plus mal. Dans le quartier je sais où se procurer de la drogue, comment obtenir un bon prix sur l'alcool et qui aller voir pour gagner de l'argent. Les gens ont confiance en moi, si tant soit peu que quelqu'un puisse avoir confiance en quelqu'un dans la rue.
C'est ma vie, c'est ma liberté et je ne m'en porte pas plus mal.
Tout aurait pu continuer comme ça. Simplement. Je n'avais pas encore touché de drogue dure, mais ça n'aurait sans doute pas tarder. J'aurais fini enceinte à 17 ans ou morte d'overdose. Ma vie aurait été lamentable mais je n'en aurait rien eu à faire car je me serais sentie libre. Evidemment, j'aurais eu tort. Mais je m'en serais aperçue trop tard.
Sauf que voilà, ça ne c'est pas passé comme ça. À cause de Connie, grâce à Connie. Son nom exacte ? Je n'en ai aucune idée. Mais elle est à mes yeux ce que les gens appellent communément "une amie". Je sais exactement comment elle gagne sa vie, même si nous n'en parlons jamais. Prostitution...
Alors évidemment, quand je l'ai vue se pointer avec une bouteille de whisky de grande marque, j'ai tout de suite trouvé sa louche. Et j'ai demandé des explications.

- C'est Chad. Il a enfin réussis son premier coup.

Ah Chad. Son grand copain du moment. Et grand con à mes yeux.

- Ah. Ça c'est bien passé ?
- C'était énorme, t'aurais dû être là. Il y a eu une fusillade et un vieux est mort. t'aurais dû voir sa fille en train de pleurer sur son corps. Pa-thé-tique !

J'ai failli recraché l'alcool que j'avais dans la bouche, choquée de ce que j'entendais. La façon dont Connie traitait les gens me révulsait. N'avait-elle aucun respect pour la vie des gens ? Puis, j'ai soudain pensé à mon père. Papa...
Qui pleurerait si tu mourrais ?

Ce jour là j'ai fais semblant de rire avec Connie. Puis le soir je me suis barrée de cette rue pour ne plus jamais en revenir. Une promesse dans la tête ; ne plus jamais avoir affaire à ce genre de personne. Je préférais trimer comme une malade pour gagner ma vie. Plus question de voler.
Et une promesse dans mon coeur ; un jour je reviendrais vers mon père.


- Dis ce que tu penses Shy, c'est ton papa.

Dire ce que je pense. Bien. Très bien. C'est visiblement ce que tout le monde attend de moi. Mon père qui me regarde maladroitement et Taki, juste derrière moi. Je n'aime pas cette tension, mais je suis la seule capable de la briser.
Il faut que je parle.

- Papa, un jour je me suis fais la promesse de te pardonner. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui c'est trop tôt, je suis désolée.

Je pose ma main sur son épaule, restant un instant à le regarder, dans les yeux, comme si je cherchais à retrouver tout l'amour perdu. Puis je serre la main de Taki un peu plus fort avant de le tirer jusqu'à la porte d'entrée. C'en est assez pour aujourd'hui, j'ai envie de rentrer, de retourner à Little Angleton. Là où est ma vie, ma véritable vie.

- Au revoir papa. On se reverra...

Le sourire sur mes lèvres est peut-être faux, mais la promesse dont mon coeur est tout ce qu'il y a de plus honnête.

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